de Pierre Assouline

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De Gaulle, le retour

De Gaulle, le retour

C’est cruel mais c’est ainsi : quel que soit son sujet, son ambition, son budget, le sort d’un film se joue un mercredi, au premier jour de sa sortie. L’angoisse de son réalisateur et de son producteur se situent alors à leur acmé. Le lendemain, les chiffres des entrées parlent d’eux-mêmes et annoncent un succès ou un échec à venir. Rarissimes sont les exceptions à cette règle d’airain. En ce sens, le diptyque d’Antonin Baudry La bataille De Gaulle est déjà un cas d’école. A l’aube du 4 juin dernier, son lent démarrage portant au pessimisme, on avançait déjà les raisons « évidentes » de sa défaite : sa scission en deux épisodes L’Age de fer (1940-1942) et J’écris ton nom (1942-1944), leur durée respective (deux heures et quarante minutes chacun), son académisme de biopic, son lyrisme d’un autre âge, sa distribution (a-t-on idée de confier le rôle du Général à Simon Abkarian !), le dépassement de son budget déjà considérable qui avait culminé autour de 80 millions d’euros, le désintérêt des jeunes pour les sujets historiques…

Mais progressivement, on assista à un étrange retournement de situation : tout ce qui plaidait contre le film se révéla être un atout. L’interminable canicule poussa le public à se réfugier le plus longtemps possible dans les salles obscures climatisées ; le grand spectacle des batailles des sables filmé à la Mad Max, le soutien du youtubeur Inoxtag qui organisa des projections privées, une campagne auprès des réseaux sociaux très ciblés sur le thème un-homme-seul-contre-tous, firent la conquête des jeunes ; l’arrogance brutale de De Gaulle fut mise sur son sens du comique, du picaresque ; le souffle de l’épopée balaya les dernières réticences les réticences tandis que la fête du cinéma remplissait opportunément les salles en abaissant le prix du ticket.

Le bouche à oreille renvoyait des échos de plus en plus favorables, La bataille De Gaulle était souvent applaudi à l’issue des séances par des spectateurs debout et les échanges qu’il entrainait aussitôt entre eux, il devenait « le » film dont on parle. Tant et si bien que la sortie du second épisode fut avancée au 26 juin afin de parier sur l’amorce d’une dynamique inespérée. La remontada du dyptique s’imposa dès la quatrième semaine d’exploitation. Les débats se multipliaient dans les medias. En quittant la rubrique cinématographique pour s’installer durablement dans la rubrique société, le film accédait à un autre statut.

Suite aux conséquences du Covid sur la crise du cinéma, le producteur Jérôme Seydoux, co-président de Pathé, avait initié une série de grandes fresques historiques (Les Trois mousquetaires, Le Comte de Monte Cristo …) couronnées de succès. De quoi réactiver le projet que ce fils d’un prisonnier de guerre mûrissait depuis une vingtaine d’années : un grand film sur la geste gaullienne des années 40, quand Charles De Gaulle est devenu De Gaulle. Ce film a d’inévitables résonances dans notre actualité pré-électorale. Ce ne sont pas tant les idées, les valeurs, les principes de De Gaulle, Leclerc, Koenig, Pleven, Geoffroy de Courcel, Jean Moulin, Catroux, Passy, Dronne, Bidault, Schumann qui nous parlent que leur capacité à les défendre, leur puissance de conviction, leur obstination exemplaire, leur résistance inébranlable. Et s’agissant de De Gaulle, outre tout ce qu’il pouvait avoir de borné, un orgueil à déplacer les montagnes moins shakespearien qu’inspiré de Don Quichotte parfois jusqu’au ridicule dans le comportement.

Rien ni personne ne les a fait renoncer quand bien peu y croyaient en métropole comme dans les colonies, à Londres comme à Washington. Ils ont tenu bon contre l’idée que l’histoire était écrite. Bien sûr, tout n’y est pas le cinéma étant l’art de l’ellipse. Ce qui se remarque davantage lorsque le fond est historique et qu’il est largement connu des historiens sinon du public. Mais il est vain de dresser l’inventaire de ce que l’on n’y trouve pas (Laval, les prisonniers français en Allemagne etc). Tant pis si cela s’est fait aux dépens de l’Histoire dès lors que le rythme de l’histoire y gagne. Les « omissions » de l’hyper doué réalisateur Antonin Baudry (son Chant du loup était un tour de force) et de sa co-scénariste Bérénice Vila sont des sacrifices et des impasses volontaires, de même que les libertés prises avec l’exactitude (le port de l’étoile jaune n’était pas obligatoire en zone sud, l’arrestation de Jean Moulin située à Paris plutôt que dans la banlieue de Lyon…). Leur film aurait duré quelques dizaines d’heures s’ils avaient dû adapter fidèlement la somme qui leur tint lieu de guide l’impeccable biographie de De Gaulle une certaine idée de la France‘, publiée en 2019 par l’historien britannique Julian T. Jackson, conseiller historique du réalisateur (même si l’on peut se sentir plus proche de la très complète et bien plus française version de la vie de De Gaulle signée de Jean-Luc Barré) ainsi que Géraud Létang, auteur d’une thèse sur les Forces Françaises Libres dans l’Empire colonial ; le rôle de celui-ci dans la libération de la France sera une révélation pour nombre de spectateurs (et plus encore à ceux pour qui Bir-Hakeim n’était qu’une station de métro) de même que celui de Leclerc de Hautecloque, l’autre grande homme de la France libre.

Il a souvent été suggéré de diffuser ce diptyque dans les lycées. Mais outre les quelque quatre millions de spectateurs qui l’ont déjà vu, le fait qu’il soit prévu de le diffuser en une minisérie de six épisodes sur Canal+ puis en streaming sur la plateforme Disney+ et enfin sur TF1 devrait compléter la réussite de ce pari d’une ampleur à couper le souffle. Il dépasse la seule dimension cinématographique. L’élan patriotique et le sentiment de fierté nationale qu’il déclenche prennent déjà une tonalité politique dans la perspective des élections de 2027.

(Photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Histoire.

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commentaires

1 496 Réponses pour De Gaulle, le retour

D. dit: 16 septembre 2026 à 20h51

Je rappelle également qu’il reste peu de temps avant que Paris ne soit en grande partie submergé par les eaux du fleuve en crue. La ville doit en effet encore davantage sombrer par l’expiation de 25 ans de gouvernance socialiste et de l’odieux défilé d’inauguration des Jeux olympiques de 2024, sur la Seine et sous la pluie.
L’expiation sera donc par la Seine et par la pluie.

D. dit: 16 septembre 2026 à 20h54

Paris renaîtra après cette épreuve, sera restaurée et redressée, sortie de l’abime par un maire non gauchiste et ce pour de nombreuses décennies heureuses.

J J-J dit: 16 septembre 2026 à 21h16

ROBE GRILLEE
Me souviens de l’entretien d’Anicée Alvina avec Jacques Chancel… C’était l’actrice des « Glissements progressifs… ». On avait remarqué qu’à l’instar de Sylvia Christel, elle n’avait pas inventé la poudre « et dieu dans toussa ? »? Me demande bien ce qu’elle est devenue.
Viens-j de voir le thriller tiré du gros roman de Mauvignier (Histoires de la nuit). Pas mal du tout… Un film linéaire qui fait certes monter le suspense et la peur, avec pas mal d’hémoglobines à la fin. Laissé froid. Je me souviens pourtant d’avoir bien plus frissonné au roman dont le montage était structuré par des « flashbaks » en incise entre les chapitres, à la différences des procédés habituels. Sur ce coup-là, Mauvignier avait démontré une autre facette de son talent littéraire qui m’avait pas mal agréablement surpris. Bon…, attendons le verdict de l’RDL.
BN,

Jean Langoncet dit: 16 septembre 2026 à 21h19

@@ Jean Langoncet je suis incapable de faire le parallèle je m’y connais trop peu en groupes et chanteuses /chanteurs j’achète peu de disques /CD/ blue rays j’ai des intégrales de grands compositeurs classiques genre Mozart ( 100 cd !)
Wagner , Chopin ,Mahler.. etc mais peu de chanteurs saufE Presley , Bashung , Barbara pareil pour les concerts que du classique ; un jour une copine m’a entrainée pour voir Kid créole et les coconuts à l’Olympia (je crois) mais je vais peu aux concerts de chanteurs ah si Alain Chamfort
je pense à Klaus Nomi de la même époque non ?

Je suis dans la même situation que vous ; je pense aussi à Kajagoogoo, qu’en dites vous ?

J J-J dit: 16 septembre 2026 à 21h20

20.57 – aij toujours trouvé cette photo montage de JP Goude moins raciste qu’obscène. Et pourtant, suis-j pas bégueule par nature, me disait wanita banana, une joséphine new look, en passant. BN,

Clopine dit: 16 septembre 2026 à 21h50

Demain, je sors. Avec trois anges gardiens, certes, mais trois anges tout de même.Un fils, un tres vieil ami, un peu méprisé (non par moi) pendant tout ce temps de la vie, et une jeune vieille retraitée SNCF. Pourquoi préciser « SNCF » ? C’est qu’elle possède sa carte magique de gratuité SNCF. Je ne crois pas être envieuse, mais ça, c’est… Un tel cadeau que franchement, les transports en commun devraient être gratuits, sauf l’avion, mais c’est un cas à part.

Bref demain je sors. J’ai à la fois très peur et en même temps un espoir fou : pourrai-je flatter, de la paume de ma main, la tête plate du seul être qui m’aime inconditionnellement, à savoir ma bête, mon chien ? Sans fondre en larmes, veux-je dire ?

Jean Langoncet dit: 16 septembre 2026 à 21h50

L’instant IA hi han (c’est toujours à vous de jouer)

Voilà l’histoire de Grace et Jean-Paul, en plan

Leur histoire commune — un laboratoire esthétique et affectif, des années 1970 à aujourd’hui
Jean Paul Goude et Grace Jones ont formé, entre 1977 et la fin des années 1980, l’un des couples les plus singuliers de l’histoire de la culture visuelle. Leur relation fut à la fois amoureuse, professionnelle, et profondément expérimentale : un espace où se sont inventés des langages nouveaux mêlant photographie, performance, mode, musique et identité. Les sources contemporaines soulignent que leur rencontre à New York, à la fin des années 1970, a été le point de départ d’une transformation radicale de l’image publique de Jones, façonnée par l’esthétique de Goude.

1. La rencontre (1977–1979) : New York, Studio 54, et la naissance d’une muse

• Goude, alors directeur artistique pour Esquire, découvre Jones lors d’un concert en 1977. Il est immédiatement frappé par son style et sa présence scénique, avant même de tomber amoureux de la personne .
• Jones, déjà figure du disco et de la scène Warholienne, possède une identité visuelle forte mais encore fluctuante.
• Leur relation débute dans un contexte où New York est un creuset d’expérimentations artistiques : performance, pop art, photographie conceptuelle.
Dès le départ, Goude voit en Jones une “matière première” artistique, une figure capable d’incarner ses obsessions graphiques : géométrie, androgynie, corps sculptural, hybridation culturelle.

2. Les années 1980 : l’invention d’une icône visuelle

C’est la période la plus féconde, où leur couple devient un atelier permanent.
2.1. La fabrication d’une esthétique “Grace Jones”
Les sources contemporaines insistent sur le rôle déterminant de Goude dans la construction de l’image de Jones :
• Il la stylise comme une figure cubiste, androgyne, hyper athlétique, souvent déformée ou recomposée par collage, retouche, ou mise en scène extrême.
• Jones elle-même reconnaîtra que son identité publique est une création : « One creates oneself » .
2.2. Les œuvres majeures
• Les photographies conceptuelles (poses impossibles, corps étirés, silhouettes géométriques).
• Les pochettes d’albums :
o My Jamaican Guy (1982) — synthèse de l’esthétique “Goude”.
o Island Life (1985) — la célèbre pose acrobatique, recyclée d’une image de 1977, devenue l’une des pochettes les plus iconiques de l’histoire de la pop .
• A One Man Show (1981–1982) : spectacle total mêlant danse, vidéo, costumes constructivistes, scénographie futuriste.
• Les clips (notamment Slave to the Rhythm) où Goude impose un montage visuel quasi architectural.
2.3. Une relation affective complexe
Les témoignages soulignent une relation passionnée mais asymétrique :
• Goude exerce un contrôle esthétique très fort, parfois vécu comme une forme de “modelage” de la personne Jones.
• Leur couple est marqué par une tension entre admiration, domination artistique, et désir.
• Leur fils, Paulo, naît en 1979.
• Leur séparation sentimentale n’interrompt pas immédiatement leur collaboration artistique.

3. La rupture et l’héritage (fin des années 1980–1990)

• Leur relation amoureuse s’achève, mais l’impact esthétique demeure.
• Goude publie Jungle Fever (1983), ouvrage autobiographique controversé où il expose son obsession pour les corps noirs et immortalise Jones comme figure centrale de son imaginaire .
• Jones poursuit sa carrière musicale et cinématographique (notamment A View to a Kill en 1985), mais son image reste indissociable des années Goude.

4. De 2000 à aujourd’hui : une mythologie rétrospective

Les expositions, rééditions et analyses contemporaines réévaluent leur collaboration :
• Elle est célébrée comme l’une des plus puissantes fusions entre pop culture, art contemporain et mode.
• Mais elle est aussi interrogée pour ses dynamiques de pouvoir, ses enjeux raciaux, et la manière dont Goude a “sculpté” une femme noire selon ses fantasmes — un débat récurrent dans les études culturelles.
• Les rétrospectives (Milan, 2016) mettent en lumière la complexité de leur relation, à la fois créatrice et problématique .
• Jones, devenue icône queer et figure de l’empowerment, revendique aujourd’hui la part active qu’elle a jouée dans la construction de son image, nuançant l’idée d’une simple “créature de Goude”.

5. Synthèse : une relation matricielle pour la culture visuelle

Sur le plan relationnel :
• Passion, fascination, tension, collaboration.
• Une dynamique parfois inégale, mais fondatrice pour les deux artistes.
• Une séparation qui n’a jamais effacé le lien créatif.
Sur le plan artistique :
• Une révolution esthétique : androgynie, géométrie, hybridation culturelle.
• Une influence durable sur la mode, la pop, la photographie, la performance.
• La création d’une icône visuelle dont les codes sont encore repris aujourd’hui.
Dans l’histoire culturelle (1977–2026) :
• Leur œuvre commune est un jalon majeur de la transition entre disco, new wave, postmodernisme et culture visuelle contemporaine.
• Elle préfigure les esthétiques de Beyoncé, Rihanna, Lady Gaga, ou FKA Twigs.
• Elle demeure un cas d’école sur la fabrication des identités publiques et la collaboration artiste muse.

Chaloux dit: 16 septembre 2026 à 21h54

De Catherine Ringer, la mort aidant, ce qui est bien terrible, je découvre beaucoup d’interprétations que je ne connaissais pas, et je suis très impressionné. Certitude d’avoir manqué quelque chose. Regret.

Millefeuilles dit: 16 septembre 2026 à 22h37

@ Jean Langoncet je ne connais absolument pas Kajagoogoo ! Goude a un sens de l’image qu’il faut pour telle marque ou telle couverture très aigu

Il avait fait un clip avec Vanessa Paradis pour un parfum Chanel absolument délicieux ainsi que pour un parfum pour homme Egoïste on ne pouvait pas ne pas regarder donc but atteint !

Je viens de regarder un concert de Catherine Ringer au Parc floral en plein air c’était filmé sans public pour la télé et quand elle arrêtait de chanter on entendait les oiseaux et elle même s’est mise à siffler pour leur répondre

IL est arrivé un truc similaire à la Fondation Cartier Bd Raspail lors d’une  » soirée nomade » avec un orchestre irlandais avec harpe violon instruments à vents musique classique et des oiseaux sont venus et pendant les silences on reconnaissait des reprises de l’orchestre nous étions stupéfiés quelqu’un sait si les oiseaux veulent faire de la musique avec des humains ? il y a des exemples ?

Millefeuilles dit: 16 septembre 2026 à 22h39

@ rose je vous répondrai un de ces jours au sujet de ces relations qui ruinent …et vous vouliez sans doute parler de Catherine Breillat et non Millet

Millefeuilles dit: 16 septembre 2026 à 23h01

sinon une petite leçon de guitare

https:wwww.youtube.com/watch?v=KpcE15tM2Eo&list=RDKpcE15tM2Eo&start_radio=1

rose dit: 17 septembre 2026 à 2h18

Sûrement.
Ah les Catherines êtes.

« Ces relations qui ruinent » : j’ai été pillée, ma vie durant. Les derniers en date étant ma fratrie, pillée à ras la touffe. Cela a été au propre, et jamais au figuré.
Chaque pillage m’a rendue plus riche.

Je les remercie tous, avec abondance : je sais voyager trois mois avec un sac à dos de 7 kilos.
Etc.

Pas encore réussi ce succès là, de dépossession matérielle, dans mon grangeon, mais je ne renonce pas.

Tout cela m’a constituée sur qui je suis aujourd’hui.
Il y a moins d’une semaine une enquête sur la vie des retraités m’a été proposée : à la question quelle espérance de vie vous accordez vous ?, j’ai répondu 125 ans.

rose dit: 17 septembre 2026 à 2h49

quelqu’un sait si les oiseaux veulent faire de la musique avec des humains ? il y a des exemples .
Écouté l’interview de Amélie Nothomb dans Brut mise en lien chez Soleil Vert par Christiane.
Elle dit son amour pour les oiseaux, dont les perroquets, particulièrement le gris du Gabon.
Pierre Assouline a recensé un livre Les forêts ( La forêt ?) dans lequels les oiseaux ont appris les chants mîitaires.

rose dit: 17 septembre 2026 à 2h59

Clopine

je vous souhaite une excellente journée, et que le bonheur heur soit immense à retrouver votre chien ❤️🐕

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 4h14

@ rose et renato ces oiseaux en plein Paris peuvent être le merle noir , la grive musicienne , la pie bavarde et ils peuvent en effet s’approcher et répéter des passages de musique joués par des humains ou chantés il y a l’exemple de David Rothenberg philosophe et musicien qui jouait de la clarinette et du violon et dialoguait avec des oiseaux en forêt

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 4h19

@ rose et renato j’oubliais le rossignol

David Rothenberg a publié un livre Un rossignol dans la ville en 2024

renato dit: 17 septembre 2026 à 5h29

@ Millefeuilles

Mauricio Kagel, Ornitologica Multiplicata, Pour oiseaux exotiques et indigènes, 1969.

Un bel exemple de théâtre instrumental et d’expérimentation sonore : intégration des sons produits par les oiseaux et leur présence sur scène comme éléments de la structure musicale, dépassant ainsi les frontières entre nature, performance et musique occidentale.

Qui est pour moi un souvenir de mes années de conservatoire :
https://memoriavelata.blogspot.com/2024/11/ornithologica-multiplicata.html?q=Kagel

En mémoire de Mauricio Kagel, en 2004 j’ai écrit le chant des oiseaux
4 lignes mélodiques basés sur la transcription phonétique de courts segments de chants d’oiseaux migrateurs interprétés par quatre voix mixtes : l’une après l’autre, dans l’ordre d’arrivée sur le territoire donné. Puis les unes sur l’autres.

kilékon dit: 17 septembre 2026 à 5h48

« pillée à ras la touffe. Cela a été au propre, et jamais au figuré. »

Cela sonne comme un adieu aux morpions dans le fameux grangeon! 🙂

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 5h52

@ renato je viens d’envoyer un commentaire où je disais que j’avais vécu l’expérience lors d’un concert en plein air à la Fondation Cartier ce devaient être des merles ou grives musiciennes ou pies bavardes ou corneilles noires

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 5h54

et David Rothenberg philosophe et musicien pratique avec sa clarinette ou son violon en pleine nature

rose dit: 17 septembre 2026 à 5h55

Dernièrement, ai vu des oiseaux blancs qui ont niché et se sont reproduits en Vendée et qui ont pour particularité d’avoir pour bec une longue et large spatule. Cela m’a permis de me questionner sur, dans l’œuf, le bec. Et celui de la cigogne, donc ?
Je pense que, comme la capace de l’escargot et celle de la tortue durcissent, hors de l’œuf, les becs doivent s’allonger et grandir hors de leurs œufs, qu’ils brisent tout de même, avec un petit coup de bec.
Après, il y a le sujet de l’affection. Puisque la petite jeune fille qui est venu chez moi cet été une semaine avec sa maman embrassait son perroquet sur le bec.
Et que ce grand jeune homme qui élève son perroquet gris du Gabon, en cage, lui parle chaque jour lorsqu’il rentre du travail. Perroquet qui, lors de changement de saison peut s’affoler de quelques plumes saumon par ci, ou par là. Serait-ce pour manifester sa joie de la chaleur retrouvée.
J’ai une fort belle cage, d’une grande beauté. Et ai acheté en Chine de la petite porcelaine fine, à eux dédiée, pour leur donner à boire et à manger. Mais l’expérience du couple de colombes diamantées, blanches couvertes de petits points noirs, s’étant terminée de manière dramatique, j’ai décidé de renoncer aux oiseaux en cage.

renato dit: 17 septembre 2026 à 5h58

Quoi qu’il en soit, Millefeuilles, même si je les aide lorsqu’ils sont en difficulté, je préfère ne pas communiquer avec les animaux « sauvages », car cela m’implique émotionnellement avec des êtres qui deviennent rapidement dépendants affectifs. Ce fut le cas avec un petit singe amazonien – un ouistiti pygmée – sauvé d’une animalerie en faillite ; avec le perroquet gris du Gabon d’un ami qui n’avait pas idée du temps nécessaire pour s’occuper d’un animal intelligent ; et jusqu’à 2018, pendant la période de nidification.

https://memoriavelata.blogspot.com/2024/11/uccelletti.html?q=uccelletti

Maintenant, je nourris les oiseaux pendant la mauvaise saison et je leur donne à boire toute l’année. Il y a les vieux fous qui prennent soin des chats errants et les vieux fous qui nourrissent les oiseaux, j’en fais partie.

rose dit: 17 septembre 2026 à 5h59

la carapace de l’escargot.
sus aux morpions.

à ras la touffe : l’expression est venue telle quelle. Je pense que c’est parce que c’est souvent -toujours- par le sexe que l’on est pillée par les hommes. Ruinée. Laissée à blanc. Desséchée sur le sol tels, sur la plage, les os de seiche après dévoration.

renato dit: 17 septembre 2026 à 6h02

Le pauvre idiot, perturbé par la nudité, ne peut s’empêcher d’être grossier, aussi.

rose dit: 17 septembre 2026 à 6h03

Moi, j’ai une double chance, je ne suis ni vieille, ni folle*.
Mais j’aime les oiseaux et les chats ce qui est en totale contradiction.

* mais ruinée. Ça oui.

kilékon dit: 17 septembre 2026 à 6h03

c’est souvent -toujours- par le sexe que l’on est pillée par les hommes.

L’épilation, la solution pour échapper au pillage!
Et jamais plus épilée par les hommes! 🙂

renato dit: 17 septembre 2026 à 6h08

Comme le dit l’une de mes amies : « L’herbe pousse sur les chemins peu fréquentés ».

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 6h10

moui les perturbations c’est compliqué selon le parcours de chacun ! hier soir en cherchant ce qu’avait écrit Virginie Despentes j’ai trouvé tout son parcours dans sa fiche wikipedia quelle histoire ! elle a vécu 10 avec Paul Preciado philosophe et ex femme ayant opéré sa « transition » qui écrivait dans Liberation c’est un spécialiste des LGBT tout ça c’est compliqué dans sa tête mais ça devient un sujet « d’étude » de plus en plus exploré avec Judith Butler qui oeuvre depuis longtemps là dessus

Dans le même Libé il y avait Marcella Iacub très copine avec Paul Preciado leurs articles commençaient à m’énerver tellement ils étaient déjantés

Bill Evola dit: 17 septembre 2026 à 6h13

La grossièreté c’est de faire étalage de manière impudique de ses « relations », tel un têtu tutu au cul nu!
En 1970, montrer son cul et sa b.te sous un faux prétexte d’avant-gardisme est, rétrospectivement et en grande part, d’un ridicule consommé!
C’était la surenchère de la sûre en chair ( et en chaire, Martini)!

morales sed laisse dit: 17 septembre 2026 à 6h28

« Le décès de Catherine Ringer me remet en tête l’interview dans telerama (!) de son compagnon Fred Chichin, qui réglait ses affaires courantes avant de disparaitre quelques semaines plus tard, lui aussi, d’un cancer foudroyant…

« Le discours d’un Doc Gynéco peut se résumer ainsi : « Si j’étais riche, je m’achèterais une Porsche et je t’emmerderais, bâtard. » Je les connais bien ces types, j’ai travaillé avec eux. Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C’est édifiant sur le niveau et la mentalité… Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C’est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-blancs, anti-occidental, anti-femmes… C’est affreux. »
Interrogé sur son enfance avec un père artiste-peintre et militant communiste, le guitariste résume alors la situation à la maison :
« J’ai appris le nihilisme et cette culture de se construire dans la haine de ce que l’on est. Tout ce qui n’était pas blanc était formidable, tout ce qui était blanc était mal. J’ai été élevé là-dedans. Il fallait admirer les Black Panthers. Toute la musique que j’aimais était honnie, jugée décadente, impérialiste. La seule musique admise, c’était Le Chant des partisans. » »

renato dit: 17 septembre 2026 à 8h34

La preuve qu’il existe des idiots qui croient n’importe quoi, c’est le chef néonazi allemand.

Alice Weidel
Anti-LGBTQ+ mais lesbienne
Opposée à l’immigration mais mariée à un immigré
Opposée à l’adoption par des personnes LGBTQ+ mais a adopté deux mineurs
Nationaliste allemande mais vit en Suisse

Et maintenant, l’AfD s’en prend au Bauhaus, le qualifiant d’erreur de la moderneité, et propose de lui couper les subventions publiques. L’histoire se répète, et ce n’est pas drôle du tout : il y a 93 ans, Hitler fermait le Bauhaus.

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 8h56

Os de seiches échouées…
———–
1 – ouvrage autobiographique controversé où il expose son obsession pour les corps noirs (sic)

2 – Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C’est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-blancs, anti-occidental, anti-femmes… C’est affreux (sic)

3 – La petite a demandé à tonton : « qu’est-ce que tu lis, toute la journée ? » – « Ben ça s’appelle ‘le bonheur fou. – Oui, mais ça raconte quoi ?… Ben c’est un peu long à raconter… Ca fait rien, raconte moi quand même… – Bon, eh bien ça raconte les aventures d’Angélo Pardi, qui est un colonel des Hussards. Il a 25 ans, il est très beau, très riche et très intelligent. Il est très courageux, c’est même un champion à l’épée, mais moins au pistolet, il n’aime pas trop les armes à feu, mais il est obligé d’en avoir pour se défendre. Tous les hommes qui le côtoient l’admirent et désirent lui ressembler, surtout son frère de lait, Guiseppe, qui éprouve comme un fort désir d’être son jumeau. Dans ce roman, Angelo est pris dans les tourments et les intrigues de l’époque de la révolution de 1848 en France. Elle a a des répercussions importantes dans le Piémont, où les Charbonniers, des rebelles à l’emprise du pouvoir austro-hongrois sur leurs provinces rêvent de créer une « unité italienne » et d’y fonder une vraie république, car elle n’existe pas encore. Mais c’est une longue histoire avec plein de péripéties dans les armées régulières ou de bric et de broc, et le roman raconte comment Angélo parcourt à cheval le pays, seul ou à la tête troupes de partisans qui le rejoignent au fur et à mesure de ses déambulations. Ce sont des paysans ou des gens du petit peuple, mais aussi des aristocrates libéraux en rupture de ban, des curés ou des militaires cherchant à émanciper leur propre condition de l’emprise du tyran et des troupes de Radzetski. Angélo déjoue la plupart de leurs ruses, car ils sont tous à l’affût du charisme de sa détermination de révolté, d’auant qu’il est souvent le seul à pouvoir jouer les diplomates ou les espions, même s’ils l’approchent de manière très intéressée pour satisfaire avant tout leurs intérêts personnels. Comme il est très rusé et très psychologue, Angelo voit souvent clair dans leur jeu et il sait les retourner comme des crêpes. Il médite sur les ruses et la corruption (car tout renseignement s’échange en monnaie ou en nourriture, vu la rareté des biens à l’époque), et détourne les pièges de chacun à son propre profit, par la négociation ou la force quand il est menacé, mais sans jamais trop « moraliser », car il n’a aucun optimisme sur la nature des hommes, qui pour lui sont foncièrement égoïstes. Il sait aussi qu’on ne fait pas de révolution sans se salir les mains, y compris de tuer sans scrupules ses adversaires, flatteurs, ennemis ou traîtres qui, à la première occasion, ne lui feront pas de cadeaux. Quant iil se retrouve seul, il est souvent triste et mélancolique car il ne sati pas vraiment ce qu’il recherche dans la vie… Son « bonheur fou », c’est de vivre un peu d’amour de d’eau fraîche, de descendre de son cheval pour cueillir des fleurs, écouter les oiseaux, dormir à la belle étoile et regarder les nuages. Il n’y a pas de femmes dans sa vie, en dehors de sa mère, la duchesse, une intrigante à distance, pas vraiment inquiète du sort de son fils, car elle sait qu’il s’en sortira toujours même, s’il est blessé. Leur combat pour l’unité italienne sera long et toujours semé d’embûches, mais ils savent qu’ils y arriveront un jour, bien que le roman ne nous raconte pas la fin de l’histoire.
Voilà ce que je peux te dire, ma chérie, en gros…
– Ô merci, tonton…, j’ai pas tout compris, mais ça m’a fait penser aux histoires d’Alexandre Dumas. Ton écrivain, tu crois qu’il l’a connu ?… Non, non, mais dans ce livre qui est très long, et finalement un peu ennuyeux vu qu’il est assez répétitif, avec des passages parfois très rigolo, oui, il y a des ressemblances. Mais j’en ai préféré d’autres que je te raconterai, si tu es sage et quand tu reviendras… Je vais te dire que j’ai les yeux tellement saturés des lignes de Giono qu’elles se brouillent avec pleins de O dans les phrases à toutes les pages, dans mon rêve de cette nuit, où je me demandais pourquoi ce Giono déraillait complètement. C’est comme s’il me lançait un message qui voulait dire : « bon, il est temps que tu change du cycle » avec ‘Angélo’, ‘Le Hussard’, ‘Noé’, ‘le bonheur fou’, ça suffit !… Tu as passé un bon été, d’accord. Mais il est l’heure de rentrer le grand troupeau au bercail, maintenant, hein !!
—
Bàv

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 9h23

@ morales sed laisse Paul Preciado a un doctorat en « théorie de l’architecture » mais se dit continuateur du philosophe Michel Foucault et a eu Jacques Derrida comme professeur après sa fiche wikipedia vous dira tout le parcours il a vécu 10 ans avec Virginie Despentes

https://www.mouvement.net/paul-b-preciado

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 9h43

Capté en passant ; ingérences

« Pour la présidentielle, la France face au « bulldozer » de l’influence américaine MAGA
Article de AFP

Lors de la campagne présidentielle, la France va être confrontée au « bulldozer » idéologique de la sphère MAGA, qui mène depuis plusieurs années un travail d’influence décomplexé en Europe pour « faire glisser les lignes du débat » en faveur de la droite dure, souligne la journaliste Melissa Bell.

La correspondante de CNN en France détaille dans son livre « Sous influence américaine » (First éditions), publié jeudi, cette entreprise menée par l’administration Trump – dont le slogan est « Make America Great Again (MAGA) – qui se révèle « plus difficile à contrer » pour les démocraties européennes que les ingérences russes.

Dans le cadre de l’élection des 18 avril et 2 mai, les ingérences peuvent prendre « plusieurs formes », détaille-t-elle dans un entretien à l’AFP.

L’une est « affichée, assumée par l’administration américaine », comme lors des législatives d’avril en Hongrie où le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président J.D. Vance avaient fait le déplacement à quelques semaines du vote pour proposer des investissements américains ou se tenir aux côtés du Premier ministre sortant Viktor Orban, qui a instauré un Etat revendiqué « illibéral » durant 16 ans.

« On risque de voir ce type d’ingérences en France, c’est une évidence », estime Melissa Bell.

La France est « essentielle » à leurs yeux à cause de sa position centrale en Europe, Washington s’opposant à une « Union européenne forte », tout comme les grandes entreprises américaines de la tech et des réseaux sociaux opposées aux réglementations européennes.

« Même si le Rassemblement national a voulu prendre ses distances, Marine Le Pen sera sans doute la candidate préférée de MAGA », estime la journaliste, rappelant le soutien de Donald Trump à cette figure du parti français d’extrême droite après sa condamnation en première instance en avril pour détournement de fonds publics du parlement européen.

Sa peine, modifiée en appel en juillet, lui a permis de se présenter à la présidentielle, et elle est largement en tête des sondages pour le premier tour.

– « Déni collectif » –

La France est déjà confrontée à des opérations d’ingérences pilotées par Moscou, via des attaques dites « hybrides », des cyberattaques et des opérations de désinformation en ligne qui sont traquées par les renseignements et des services spécialisés (Viginum).

« L’ingérence russe est plus sournoise, plus cachée mais ça fait un moment qu’on en parle et on commence à avoir les moyens de la contrer ou en tout cas d’en avoir conscience, d’éduquer les électeurs sur ce qu’ils peuvent lire en ligne, sur la façon dont les bots russes essaient d’influer le débat », ajoute Melissa Bell.

Le travail d’influence américain est, lui, plus « difficile à contrer, parce qu’on a du mal à la voir », souligne-t-elle.

« Washington n’est plus un allié de l’Europe. Ils ont beau le répéter, le hurler, c’est très difficile pour les Européens de l’entendre. Il y a un certain déni collectif. Pourtant, c’est un bulldozer qui s’avance vers (la France et l’Europe) avec toute la puissance de l’administration américaine et des algorithmes », comme celui du réseau X détenu par Elon Musk, soutien de Donald Trump.

– « Changer les idées » –

Une influence, moins frontale, se mène aussi à travers des centre de recherche et groupes de réflexion.

« Une des grandes idées de la droite américaine, et de MAGA particulièrement, est que le débat se gagne d’abord culturellement », détaille Melissa Bell: « Avant de gagner dans les urnes, il faut changer les idées ».

« Depuis de nombreuses années, et surtout à partir des années 2010 », la « droite dure américaine a commencé à faire glisser les lignes du débat en Europe, en normalisant des idées auparavant considérées comme radicales », ajoute-t-elle, citant l’exemple de l’avortement, qui « n’était pas tellement un thème de débat avant les années 2010 en Europe, il l’est devenu ».

En revendiquant une « scientificité qui leur confère prestige et crédibilité », « ces +think tanks+ vont prendre une idée (…) en faire un rapport et vont le présenter dans un paysage médiatique qui a aussi pas mal changé en France, où l’on fait beaucoup d’opinion, et beaucoup d’opinion de droite ».

Mais au « final, nos votes nous appartiennent », conclut la journaliste, citant à nouveau l’exemple hongrois où Viktor Orban a été battu malgré le soutien américain. »

rose dit: 17 septembre 2026 à 9h58

Janssen Jean Jacques,

magnifique !
Moi, je l’ai laissé tomber, je le reprendrai ultérieurement parce que trop de bonheur, fou.
Êtes-vous tombé sur le passage chez l’herboriste ?

Les charbonniers, ce sont des vrais, des espèces de nomades, aux visages noircis par la suie, qui travaillaient en montagne de Lure ; comme les colporteurs qui descendaient de la vallee du Jabron jusqu’à Marseille, avec leur charrette remplie de colifichets et autres accessoires, pour ces dames.

Chaloux dit: 17 septembre 2026 à 10h14

Je trouve qu’Alice Weidel est un personnage attachant.

(Le second Giono, celui de l’après-guerre, est un auteur difficile qui s’adresse aux vrais lecteurs, pas au vulgum pecus qui ne s’attend à trouver dans ses lectures que ce qu’il souhaite y trouver. Le vrai lecteur de Giono sait qu’il trouvera dans ses livres des émotions inattendues, parfois à la limite du supportable. L’oeuvre de Giono est bien entendu une méditation sur la vie mais peut-être plus encore sur le fait de lire. Néanmoins, il est si étrange, si puissant (parfois après coup comme certains japonais), que même les comptes-rendus de lecture d’un imbécile peuvent provoquer l’envie de le relire.

D. dit: 17 septembre 2026 à 10h15

renato dit: 17 septembre 2026 à 9h56
Le devoir passe avant la passion, c’est ce que les gens ont du mal à comprendre.

–

Bravo ! 100 % d’accord. La vertu s’obtient par l’accomplissement du devoir, pas en se rendant esclave des passions.

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 10h28

Il reste Bernard Lavilliers qui a chanté avec Catherine Ringer  » Idées noires  » et Marc Lavoine  » Qu’est ce que t’es belle »

D. dit: 17 septembre 2026 à 10h34

Chaloux dit: 16 septembre 2026 à 21h54
De Catherine Ringer, la mort aidant, ce qui est bien terrible, je décou
vre beaucoup d’interprétations

–

…pour ce qui concerne Marcia Baïla de l’INA, j’ai rarement entendu une fin aussi réussie. Ne surtout pas rater la dernière seconde !

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 10h34

morales sed laisse Paul B Preciado a un doctorat en « théorie de l’architecture » et se dit continuateur de la pensée de Michel Foucault

https://www.mouvement.net/paul-b-preciado

Il a publié un livre  » Je suis un monstre qui vous parle » c’est un discours qu’il a prononcé devant 3500 psychanalystes , c’est un discours de colère car il avait été diagnostiqué malade mental

je lisais ses billets dans Libé où Marcela Iacub avait aussi sa chronique mais à un moment ça m’a un peu énervée tout ce qu’ils y développaient c’était de la provocation

Jazzi dit: 17 septembre 2026 à 10h50

« Mais il est l’heure de rentrer le grand troupeau au bercail, maintenant, hein !! »

Pas sans avoir lu « Les grands chemins », JJJ !

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 11h06

Ecoute moi, rosemonde, ma chérie, je vais te dire ce qu’un lecteur imbécile doit te faire comprendre pour que tu deviennes beaucoup plus intelligente que lui. C’est pour quand tu enseigneras toi-même à tes petits élèves de le république des livres qui auront déjà tout lu et tout oublié, car, jean-jacques, lui, on ne lui a pas appris à savoir lire comme il faut. Il lit beaucoup mais il n’est pas un « vrai lecteur », tu comprends ? – « C’est quoi un vrai lecteur, tonton ? » – « Je crois que c’est quelqu’un qui n’aime pas vraiment les livres qu’il n’a pas lus, et qui préfère les conchier (pardon, c’est un gros mot) plutôt que d’en dire le plaisir qu’ils lui procurent. Le vrai lecteur, il est le seul à savoir, bien mieux que tous les autres imbéciles, ce que les romans recèlent de profond, et notamment l’ironie qui parcourt certains d’entre eux ». – « Ah, mais ils doivent être un peu « malheureux » dans la vie, ces vrais lecteurs, non ? Crois-tu qu’ils aient réussi à écrire et publier quelque chose de profond par eux-mêmes ? » – « Je ne sais pas, mais rassure-toi, à la vérité, ce n’est pas très important…, sauf si tu devais devenir un jour une spécialiste de Giono. Ce qui voudra dire que tu l’auras lu plusieurs fois à fond. Et alors, à ton tour, tu pourras me raconter l’histoire du Bonheur fou que tu m’as demandé de te raconter… T’es d’accord ? on fait comme ça, ma bichette ? ». « Oui, d’accord, tonton ».

https://books.openedition.org/pup/865?lang=fr

morales sed laisse dit: 17 septembre 2026 à 11h07

 » tout ce qu’ils y développaient c’était de la provocation

Un sous Michel Foucault,
Un doctorat
3500 psychanalystes, »

Un Mussolini haranguant le peuple?

Patrice Charoulet dit: 17 septembre 2026 à 11h10

Le mot juste .

Pour ne pas écrire n’importe quoi, certains dictionnaires peuvent être utiles. Le Grand Robert, le TLF (en ligne) et l’arbitre de la langue, le dictionnaire de l’Académie française, dernière édition, en quatre tomes.
Un mot a suscité des réactions variées  ces jours-ci en divers endroits: le mot « racisme ». Qu’en dit l’oracle suprême, qui n’est pas composé de dangereux islamo-gauchistes? « Ensemble de doctrines selon lesquelles les variétés de l’espèce humaine appelées races, principalement distinguées les unes des autres par leur apparence physique, seraient dotées de facultés intellectuelles et morale inégales, directement liées à leur patrimoine génétique. »Qui croit à ces doctrines  est raciste. Point barre. Pas de place, dans cette définition académique, au gauchisme, dont on taxe indûment parfois les anti-racistes
Une précision est nécessaire : les circonstances du différend entre une ministre et une ancienne ministre. La ministre n’avait pas craint, semble-t-il, d’aller dans la bollosphère. L’un des salariés de CNews avait tenté de pousser à la faute la jeune Aurore, en lui demandant si la théorie du grand remplacement était raciste. Hésitant à dire « Oui » , elle a dit « Non ». Joie de tout CNews et de ses partisans. Et surprise (justifiée) de Prisca Thévenot. La ministre a répondu à l’étourdie et a été piégée par un renard madré . Faut-il vraiment aller devant la bande à Bollo ?

morales sed laisse dit: 17 septembre 2026 à 11h11

« tout ce qu’ils y développaient (sic) c’était de la provocation

L’inconsistance intellectuelle à satiété, non?

à millefeuilles.

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 11h53

@ morales sed laisse j’ai arrêté d’acheter Libé , je l’ai toujours acheté au numéro comme Le Monde et Le Figaro et depuis que les journaux ont une version numérique je suis très très énervée alors que je les achète au plus haut prix de ne pas pouvoir laisser des commentaires sur leurs sites , mais beaucoup de gens ont arrêté de les acheter on voit où ils en sont .

Le pire à ce sujet d’ailleurs , est que certains articles qui sont sur leur site n’est accessible qu’en payant l’article !( il n’est ni sur la version numérique ni dans la version papier ) c’est une façon de faire un test de « désirabilité » de l’article et de l’attractivité du journaliste

donc j’ai arrêté je n’achète plus que Libé de temps en temps selon un article qui m’intéresse le week end à cause de l’encart livres ; pareil pour Le Monde et Le Figaro .

Maintenant Paul B Preciado c’est un cas à part et hélas il existe des troubles hormonaux certains et des gens qui souffrent qui finissaient à l’asile !
donc qu’on les soigne et qu’on les aide ok mais pendant ce temps là on trouve difficilement un cardiologue ( parfois 6 mois d’attente , un rhumatologue , etc ) donc il s’agit de cas rares or on a l’impression que pour certains c’est un caprice tiens je veux devenir une femme ou un
homme et je peux faire la transition et on me permet même de faire une détransition si finalement ça ne me convient pas .

Mais physiquement quand on le voit il est évident qu’il est mieux comme ça et les cas très anciens offrent des exemples qui sont restés dans les archives ( « Coccinelle » , « Bambi » Marie Pierre Prouvot ) plus récemment Rahim Redcar ex Christine and the queens .

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 12h17

et Clemenceau n’a-t-il pas dit à propos du Maréchal Lyautey  » il a des coui….au C..dommage que ce ne soit pas toujours les siennes » la sexualité des gens même dans l’armée ! surtout chez les grecs d’ailleurs et les romains …

Jazzi dit: 17 septembre 2026 à 12h41

Il n’a jamais dit que c’était dommage, Millefeuilles !

« Il a des couilles au cul, mais ce ne sont pas toujours les siennes. »

morales sed laisse dit: 17 septembre 2026 à 12h43

@ morales sed laisse j’ai arrêté d’acheter Libé

Oui, il est bien finit le temps des articles sur Annette Messager peignant des intestins sur une photo d’ elle nue, de l’artiste déguisée en soubrette et officiant en femme de chambre et prenant des photos ou bien faisant occuper son lit toutes les quatre heures ( Lucchini y participa en son temps…) par des personnes différentes et puis tourner son film :  » no sex last night »!

morales sed laisse dit: 17 septembre 2026 à 12h45

de l’artiste déguisée en soubrette ( en femme de chambre plutôt).

Vous la connaissez, j’en suis sûr! 🙂

closer dit: 17 septembre 2026 à 13h28

La théorie du « grand remplacement » n’a rien à voir avec le racisme. Elle décrit un fait démographique et culturel. Exemple de « grand remplacement »: l’Amérique du nord et du sud; les cultures et langues indiennes ont été « grand remplacées » par le christianisme, l’anglais, l’espagnol et le portugais, même si le quechua par exemple reste parlé par des millions d’indiens, tous convertis cependant, au moins en surface, au christianisme. Autre exemple: Byzance, conservatoire de la culture grecque jusqu’en 1453; sa langue, sa culture et sa religion chrétienne ont été « grand remplacées » par l’islam et le turc.

Des gens comme Renaud Camus ne veulent pas que la culture européenne fondée sur l’héritage gréco romain et judéo chrétien soit « grand remplacée » par la culture islamique comme cela a déjà été le cas sur la moitié du bassin méditerranéen. C’est déjà en « bonne voie » dans certains quartiers où il est impossible de se promener en jupe courte ou de trouver un sandwich jambon beurre dans une boulangerie. Des « influenceuses » voilées de plus en plus présentes sur internet prêchent le rejet de la littérature mécréante, autrement dit d’une bonne partie du Lagarde et Michard…

Il faut être le dernier des crétins pour ne pas comprendre cela.

pourmapar dit: 17 septembre 2026 à 13h32

Charles de Gaulle et l’art contemporain

Voici la dernière lettre que Stanislas Fumet a reçue du général de Gaulle juste avant sa mort en mars 1970, et ou il est question de cet « modernité » de l’ art, qui a précédé sa « contemporanéité »

Mon cher Maître et ami,
Que de ferments et de consolation dans votre livre Véronique ! Vous ne renoncez à rien, quand il semblerait qu’en Art, même les Vertus des cieux sont ébranlées par tant d’appels du Néant.
Car sont-ils autre chose, tous les aphorismes contemporains de l’impuissance, cachée sous l’outrecuidance de la mode et de la négation?
Merci de tout cœur, mon cher Maître.
Veuillez croire, autant que jamais, à ma fidèle amitié. »
Charles de Gaulle

Un texte de Stanislas Fumet sur l’art « avant-gardiste » officiel, qui sera bientôt dit « contemporain »
« Ce déterminisme n’en continue pas moins à régner, notamment dans les arts, grâce à l’alibi si pratique de la théorie du « reflet » qui a jeté un immense désarroi chez tous les créateurs ne se recommandant pas d’une théorie avant-gardiste particulière. L’art officiel tend de plus en plus à vouloir incarner le reflet évolutif du progrès scientifique, bien que se réclamant d’autres valeurs beaucoup plus subjectives. Il devient une sorte d’exercice de foi en l’homme nouveau, d’autant plus arbitraire que ses propositions sont de plus en plus négatives, et n’ont pas d’autres lois que la prohibition systématique des règles anciennes. Pourtant, ces règles anciennes, si elles n’étaient pas une panacée infaillible à la création d’un chef-d’œuvre avaient cependant le mérite fondamental d’éloigner du jardin enchanté les incapables présomptueux, et parfois même, il faut bien le dire aussi, les voyous intellectuels.
(…) Cet “historicisme” maniaque et omnipotent dont souffre l’art actuel qui exclut tout ce qui ne procède pas directement de son postulat, a des effets ravageurs sur beaucoup d’éventuels créateurs qui, ne s’y reconnaissant plus, préfèrent renoncer, faute d’un minimum d’encouragement. »
Stanislas Fumet

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 15h08

@ pourmapar beaucoup de gens ne prennent pas le temps de lire un traité d’histoire de l’art surtout concernant l’époque moderne et contemporaine , à cet égard je conseille de Denys Riout Qu’est ce que l’art moderne ?

 » La loi en vigueur aux Etats-Unis prévoyait de taxer l’importation des objets manufacturés mais de permettre la libre circulation des oeuvres d’art , quand une vingtaine de sculptures conçues et réalisées par. Constantin Brancusi débarquèrent dans le port de New York. Elles furent examinées par les douaniers le 21 octobre 1926. Déroutés , ils ne reconnurent pas dans ces « objets » les caractéristiques habituellement admises pour qu’ils puissent être considérés comme des oeuvres d’art: les agents de l’Etat appliquèrent donc le règlement qui prévoyait une taxation s’élevant à 40% de la valeur déclarée. Un arrangement provisoire fut néanmoins trouvé. Les objets au statut litigieux entrèrent librement sur le sol américain pour être exposés à la Brummer Gallery. En cas de vente, la taxe devrait être réglée; sinon , ils retourneraient dans l’atelier parisien de Brancusi. Un collectionneur , le peintre et photographe Edward Steichen , acquit l’Oiseau dans l’espace( 1925). Aussi aurait-il dû payer les droits de douane. Dans son esprit , il s’agissait évidemment d’une oeuvre d’art à laquelle devait s’appliquer le régime de la libre circulation. L’affaire fut portée devant les tribunaux.

Le procès qui s’ouvrit le 21 octobre 1927 reste à plus d’un titre exemplaire de la situation des arts devant l’opinion. La législation américaine donnait alors une définition restrictive des oeuvres sculptées: taillées ou modelées » à l’imitation de modèles naturels », elles devaient en outre être « originales » _ c’est à dire ne pas avoir été produites en série_avoir été réalisées par un « artiste professionnel » et, enfin, rester dépourvues de fonctions utilitaires. L’audition des témoins permit d’établir que Brancusi pouvait être considéré comme un sculpteur professionnel et que L’Oiseau dans l’espace n’était pas un objet utilitaire. En revanche, il fut plus difficile, en raison de la technique employée , de prouver que le tirage en bronze poli était bien « original »; Mais reconnaitre dans la forme épurée un oiseau, dela n’allait pas de soi. A l’issue de débats contradictoires parfois cocasses, le juge Waite rendit son jugement ( 26 novembre 1928). Pour l’essentiel , il considéra que la définition de l’oeuvre d’art , soumise à la mimésis, définition, datant d’une jurisprudence de 1916, ne pouvait plus être retenue en l’état. Son arrêt stipule :

Nous pensons que les décisions de justice les plus anciennes auraient excl l’objet importé de la catégorie des oeuvres d’art ( ….) Entre temps, une école d’art dite moderne s’est développée dont les tenants tentent de représenter des idées abstraites plutôt que d’imiter des objets naturels. Que nous soyons ou non en sympathie avec ces idées d’avant garde et les écoles qui les incarnent, nous estimons que leur existence comme leur influence sur le monde de l’art sont des faits que les tribunaux reconnaissent et doivent prendre en compte ( ce jugement ainsi que les minutes du procès figurent dans Brancusi contre les Etats-Unis un procès historique 1995 Adam Biro

En effet , que cela plaise ou non , l’école « moderne » ne s’est pas contentée de bouleverser les critères esthétiques . Il ne s’agit plus seulement des qualités d’une oeuvre , réussie ou ratée , mais de savoir si tel objet , agencement ou proposition est ou n’est pas une oeuvre d’art . Devant l’Olympia de Manet ( 1863) exposée au Salon de 1865 , bien des observateurs navrés regimbaient , mais aucun ne prétendait qu’il ne s’agissait pas d’un tableau. A l’époque de Brancusi la situation avait considérablement évolué. Quand l’artiste et ses admirateurs incluaient L’Oiseau dans l’espace dans la catégorie des sculptures, les douaniers ne pouvaient s’y résoudre.

D. dit: 17 septembre 2026 à 15h11

Je vais me faite un gros maquereau entier à l’échalotte et au vin blanc en déglaçage. Ça n’a rien de passionnel, je tiens à vous rassurer.

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 15h11

et ensuite cela s’est mis à évoluer de plus en plus vite avec des articulations entre « écoles » « groupes » et nouvelles techniques chaque artiste voulant faire table rase de ce qu’il y avait avant lui avec plus ou moins de succès

Sophie Calle exemple type de l’artiste d’une époque extrêmement portée à la facilité ( en plus son père collectionneur de Pop art a donne sa collection au Centre Pompidou…)

Donna Ricaud-Veyre dit: 17 septembre 2026 à 15h18

C’est vertueux, comme poisson, le maquereau, Monsieur Dé. Vous avez entièrement raison de préférer une marée vertueuse à une autre, dangeureusement passionnelle.

D. dit: 17 septembre 2026 à 15h22

L’anchois est bien aussi, mais difficile à trouver. Tomber sur un choix d’anchois, c’est comme gagner le tiercé dans l’ordre, bien que je ne joue à rien.

renato dit: 17 septembre 2026 à 15h29

Millefeuilles, une galeriste renommée, dont je tairai le nom pour ne pas m’attirer les foudres du perturbé, m’a dit : « Même une simple brique, si l’artiste la définit comme une « œuvre », doit être traitée comme telle, donc assurance, emballage ad hoc pour l’expédition et gants pour la manipuler. »

pourmapar dit: 17 septembre 2026 à 15h33

Quand l’artiste et ses admirateurs incluaient L’Oiseau dans l’espace dans la catégorie des sculptures, les douaniers ne pouvaient s’y résoudre.

Oui, millefeuilles, le cas Brancusi fut étudié par Nathalie Einich en compagnie d’un avocat célèbre collectionneur dont je ne me souviens plus du nom. Je n’arrive pas à retrouver cet essai dans ma bibliothèque…
https://www.persee.fr/doc/dreso_0769-3362_1996_num_34_1_1390

Ah, le bouquin est, de manière séparée, L’Adieu aux arts . 1926 – L’affaire Brancusi de
Bernard Edelman ( Aubier 2001).

pourmapar dit: 17 septembre 2026 à 15h37

Sophie Calle exemple type de l’artiste d’une époque extrêmement portée à la facilité

Le cercle endogamique de  » l’art contemporain ».

Millefeuilles dit: 17 septembre 2026 à 15h47

D. chez carouf il y en a souvent le vendredi et ils sont ultra frais et à un prix ! 5€

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 16h23

@dans certains quartiers où il est impossible de se promener en jupe courte ou de trouver un sandwich jambon beurre dans une boulangerie

C’est là que la suprématie de « la culture européenne fondée sur l’héritage gréco romain et judéo chrétien » trouve ses limites, qu’il dirait dirphilou

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 16h28

Incidemment, la majeure partie de l’héritage grec nous est parvenu par l’islam

Déjà signalé : Ce que l’occident doit à l’islam

« Quel est l’apport des Arabes dans la transmission de la pensée grecque à l’Occident ? Au-delà des polémiques, Gabriel Martinez-Gros nous délivre une belle leçon d’histoire culturelle. En 2008, le livre Aristote au Mont-Saint-Michel de Sylvain Gouguenheim, professeur à l’École normale supérieure de Lyon, créait la polémique. Il remettait en cause une idée admise par les historiens selon laquelle la science grecque avait été transmise au Moyen Age à l’Occident grâce aux Arabes, eux-mêmes grands traducteurs du grec. Rappelant que l’Occident n’a jamais perdu le contact avec ses racines antiques grâce à des foyers intellectuels comme le Mont-Saint-Michel, actif centre de traduction du grec, l’auteur réduit à presque rien l’apport des Arabes. Il conclut même que les Arabes n’auraient rien fait eux-mêmes de cet héritage tant il leur était inassimilable. Cette thèse a été combattue avec force. Un an plus tard, un grand colloque à l’ENS-Lyon a fait le point sur la transmission des savoirs entre philosophie antique, Islam et Occident. (…) »

https://www.lhistoire.fr/ce-que-loccident-doit-%C3%A0-lislam

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 16h40

@dans certains quartiers où il est impossible de se promener en jupe courte ou de trouver un sandwich jambon beurre dans une boulangerie

Des quartiers juifs orthodoxes ?

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 16h40

@ jzmn, il y a deux bichettes, l’une a 68 ans et l’autre, 8 ans (rosemonde).
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@ pour les « restes »… voy. l’obsédé des TDQ et de l’hirondelle. De l’argumentation gionesque poussiéreuse, assurément ! (R. L.)
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@ Pour votre roman préféré de JG, que j’ai lu aussi sur votre insistance avant le Cycle du 2e Giono, je vous conseille cette exploration du roman par J-F. Durand. Vous n’y avez trouvé que la dimension qui vous a plu, la relation « homosensuelle » qui lie du narrateur et de l’Artiste. Certes, m’enfin, ce n’est pas une dimension capitale du roman. Je vous en rappelle un souvenir et argument un brin plus étayé.
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(hi-han) Dans Les Grands Chemins, la relation entre le narrateur anonyme et « l’Artiste » (de son vrai nom Samuel) dépasse la simple camaraderie de route. C’est un lien complexe, à la fois toxique, fraternel et fascinant.
– Une fascination magnétique. Le narrateur est un homme pragmatique, autonome, qui sait travailler de ses mains et vit en harmonie avec la nature. Pourtant, il tombe immédiatement sous le charme de l’Artiste. Ce dernier est son parfait opposé – Physiquement fragile : il a de petites mains blanches, des gestes précieux, et semble inapte aux travaux rudes. – Inadapté social : il ne vit que pour le jeu, la nuit et l’illusion. – Le magnétisme du talent : le narrateur est subjugué par l’habileté diabolique de Samuel avec les cartes. Il admire le créateur d’illusions, l’homme capable de suspendre le temps par la beauté d’un geste.
– Une posture de protecteur et de double – Le narrateur se comporte rapidement comme un grand frère, voire un tuteur. Il nourrit l’Artiste, le loge, veille sur lui et tente de le sauver de ses propres démons. Cette attitude cache une dimension plus profonde : l’Artiste est le double inversé du narrateur. En protégeant Samuel, le narrateur protège sa propre part de rêve, d’irresponsabilité et de liberté absolue. C’est une relation de dépendance mutuelle : l’Artiste a besoin du narrateur pour survivre dans le monde réel ; le narrateur a besoin de l’Artiste pour échapper à la monotonie de l’existence. La critique littéraire (sic), notamment Jean-François Durand, souligne souvent la tonalité presque amoureuse de cet attachement. Giono décrit les attentions du narrateur envers Samuel avec une sensibilité intense. Le narrateur observe le corps, les mains, les expressions de l’Artiste avec un regard d’une grande sensualité. Il accepte tout de lui : ses mensonges, ses trahisons et sa lâcheté, dans une forme de dévouement total et inconditionnel.
– L’issue tragique. Cette ambiguïté trouve son paroxysme dans la fin du roman. Lorsque l’Artiste commet l’irréparable (le meurtre d’un vieil homme pour lui voler son argent), le narrateur se lance à sa recherche. Ce n’est pas pour le livrer aux gendarmes, ni pour le sauver, mais pour accomplir un geste sacrificiel. En tuant lui-même l’Artiste, le narrateur met fin à la déchéance de son double et fige à jamais la pureté de leur lien impossible.
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Bon. Voilà… Et maintenant, allons nous attaquer aux « Récits de la demi-brigade »… faute de disposer de « Mort d’un personnage », pour l’instant. A bientôt,
Bàv,

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 16h44

@ Des quartiers juifs orthodoxes ?
Très drôle, Jean L…, J’adore ce genre de saillies 🙂

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 16h54

@Des quartiers juifs orthodoxes ?

Où une Catherine Ringer serait qualifiée de « pute »

D. dit: 17 septembre 2026 à 17h12

Est-ce que je peux vous demander de m’en prendre demain, Millefeuilles ?
Je vous donnerai douze veaux oeufs pour votre peine.

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 17h16

9.58 / Êtes-vous tombé sur le passage chez l’herboriste ?

Pour sûr, c’est quand l’Angelo visite le cordonnier toscan (à Manosque-les-PLateaux, dit Giono) qui se prend pour un herboriste de métier… Il est tellement imprudent qu’il a fini par intoxiquer toute sa famille avec de la rue. Heureusement que l’Angelo s’est bien gardé d’avaler sa potion, hein ?. – bàv.

(nb / J’ai planté six petits cyprès stériles apèrs ma lecture… Ils poussent bien ici, dans notre contrée qui se méditerrannéise progressivement. J’espère les voir grandir rapidement).

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 18h19

Incidemment, la majeure partie de l’héritage grec nous est parvenu par l’islam > Incidemment, la majeure partie de l’héritage grec nous est parvenue par l’islam

renato dit: 17 septembre 2026 à 18h41

« Où une Catherine Ringer serait qualifiée de « pute » »

Socrate se contentait de prostituées, tandis que les petits bourgeois philistins exigent des dames. Et pas besoin d’être juif orthodoxe…

Si nécessaire, demandez une explication à votre amie IA.

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 18h45

@Et pas besoin d’être juif orthodoxe…

La cas Gainsbourg télévisé, largement évoqué, en témoigne

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 18h49

Péries, Pas Tes Titiennes (PPTT),
depuis avant hier 15/09 à 14.43, plus de Puck… Se réserve pour demain, ça va gicler un flot dur de Race Poutineries. Entre temps, on souffle un brin avec JL, RM et surtout notre nouvelle amie, dir-milfeuillues, une sophie qui calle 🙂 Bàv,

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 18h50

… tout ça alimenté par une philosophie hégelienne jambon-beurre, sinon de comptoir ; renversant

J J-J dit: 17 septembre 2026 à 18h56

eh ben voui, j’ai dormi avec Sophie Calle durant un quart d’heure. Je n’en menais pas large à l’époque de ce happening public. Mais où était-ce donc ? Beaubourg ? Palais de Tokyo ? Grande Arche ? Tour Montparnasse ?.. J’arrive plus à m’en souvenir.
Jzmn, aidez-moi, lcé. Merci !

Chaloux dit: 17 septembre 2026 à 18h58

Je croyais que la question du grand remplacement était réglée et qu’on l’appelait maintenant «nouvelle France», trouvaille du Doriotcochon. Ne comprends pas la polémique…

Chaloux dit: 17 septembre 2026 à 19h04

Je ne suis pas fan du député Brun mais ce qui se passe au parti socialiste est vraiment sinistre.
Comment peut-on voter pour ces gens-là?

Mademoiselle Rosemonde, rue de la paix, près Royan, va vous le dire…

Avec ses 53 millions jetés par les fenêtres et son discours la Braun-Pivert nous prend pour des c…

renato dit: 17 septembre 2026 à 19h10

«… soyons partageux comme tous les communistes »

Désolé !
1— j’ai désactivé la fonction ;
2 — je ne suis pas communiste.

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 19h33

Incidemment, c’était hier les 90 ans de la Cinémathèque française ou comment, dès l’origine, conserver l’héritage du cinéma muet -:)

Jazzi dit: 17 septembre 2026 à 19h36

Oui, JJJ, « Les Grands Chemins » est un roman fascinant, sur l’ambiguïté des sentiments !
Chacun peut le lire de différente manière.
Chez moi la résonance homosexuelle, voire homosexuelle est très forte.
Giono à été l’ami intime du couple Bernard Buffet-Pierre Bergé.
Très forte homosensualité dans la série des Angelo aussi…

closer dit: 17 septembre 2026 à 19h47

Pauvre Langoncet…Il croit que l’héritage grec n’aurait pas pu nous être transmis par les grecs (byzantins) s’ils avaient gardé le contrôle du moyen orient…
Et je ne parle pas des érudits byzantins qui sont partis vers l’Italie avec leurs manuscrits quand ils ont compris que Byzance allait tomber.

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 19h51

@@ Des quartiers juifs orthodoxes ?
Très drôle, Jean L…, J’adore ce genre de saillies 🙂

C’est que l’orthodoxie n’est pas ici nécessairement exclusive du petit théâtre de guignols

closer dit: 17 septembre 2026 à 19h54

En effet Langoncet, nous risquons d’être submergés par des millions de juifs orthodoxes qui vont bouleverser notre mode de vie!

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 20h09

Fort heureusement, la France et plus généralement l’occident dispose là-bas de quelques bastions historiques qui permettent de perpetuer une certaine idée de la culture et de la démocratie ; c’est du reste la raison pour laquelle ils sont la cible du régime israélien actuel

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 20h14

Incidemment, à propos de « grand remplacement », connaissez vous un autre cas dans l’histoire récente que celui de l’éviction des palestiniens pour la création de l’Etat d’Israël en Palestine ?

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 20h17

(A propos du statut de réfugiés des palestiniens, se référer aux fondements mêmes du droit international, issu des barbaries de la seconde guerre mondiale)

Chaloux dit: 17 septembre 2026 à 20h22

– Excellent reportage sur l’immigration, ses rouages et son coût, ce soir sur CNEWS. A voir.

– Excellente Sarah Knafo face à von der Leyen qui finit par s’en étouffer.

Bref, la justice est en marche…

Quelqu’un sait-il pourquoi le Thermidor de Gérard Walter (1974, trente journées etc.) est si cher à l’achat? 90-120 euros.

MC dit: 17 septembre 2026 à 20h41

Je me rappelle des Cours de Fumaroli en un temps où Hpuggéheim n’avait pas publié son bouquin , il disait la meme chose: transmission de l’essentiel de l’héritage gréco-latin par l’Italie via Byzance, et les Professeurs de grec qui partaient avec leur bibliothèque.., après après, on peut faire de l’islamolatrie, pleurer sur Gaza ( très à la mode depuis Samson et Dalila) , ne seront convaincus que les Nervis qui veulent l’être..,,

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 20h52

… et Hidalgo héritière de la Commune, incendiaire des archives de la ville de Paris ; on ne rit pas de Mr. Short l’arcebouté millénariste, malandrin d’extrême droite à l’insu de son plein gré, mûr pour un pastiche historique au Puy du Fou …

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 20h56

@Le droit international, ça se change. Ce n’est pas parole d’Évangile.

Le droit international a, en effet, considérablement évolué depuis la fin de la seconde guerre mondiale ; ceux qui tentent de s’y soustraire encore aujoured’hui, peu

renato dit: 17 septembre 2026 à 20h58

Cœur de verre #1 et #2
Les différences émotionnelles entre raconter une peine de cœur en 1978 et la raconter en 2020 ; entre la mélancolie et le détachement vaguement robotique de Debbie et l’agressivité et la colère viscérale de Miley.

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 21h06

ceux qui tentent de s’y soustraire encore aujoured’hui, peu > ceux qui tentent de s’y soustraire encore aujourd’hui, peu

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 21h31

@le grand spectacle des batailles des sables filmé à la Mad Max, le soutien du youtubeur Inoxtag qui organisa des projections privées, une campagne auprès des réseaux sociaux très ciblés sur le thème un-homme-seul-contre-tous, firent la conquête des jeunes ; l’arrogance brutale de De Gaulle fut mise sur son sens du comique, du picaresque ; le souffle de l’épopée balaya les dernières réticences les réticences tandis que la fête du cinéma remplissait opportunément les salles en abaissant le prix du ticket.

Là où on ne peut filmer, les baveux prospèrent

Jean Langoncet dit: 17 septembre 2026 à 21h54

Incidemment, à propos de « grand remplacement », connaissez vous un autre cas dans l’histoire récente que celui de l’éviction des palestiniens pour la création de l’Etat d’Israël en Palestine ?

> Incidemment, à propos de « grand remplacement », connaissez vous un autre cas dans l’histoire récente que celui de l’éviction des palestiniens DE CHEZ EUX pour la création de l’Etat d’Israël en Palestine ?

Chaloux dit: 18 septembre 2026 à 3h36

Le droit international de 2030 ne peut pas être celui de 1945. Le monde a évolué. Il doit évoluer.

Chaloux dit: 18 septembre 2026 à 6h04

Le grand remplacement des ignobles par de plus ignobles est toujours assuré. Voyez le lanconcon, qui passe son temps à se grand-remplacer lui-même, cet archaïque crétin.

renato dit: 18 septembre 2026 à 6h48

Comment fonctionne l’UE

Le Parlement européen représente les intérêts des citoyens de l’UE. Avec le Conseil de l’Union européenne, il constitue le principal organe décisionnel de l’UE.

Le Conseil de l’Union européenne, ou Conseil, est composé des ministres des gouvernements de tous les États membres de l’UE. Avec le Parlement européen, il constitue le principal organe décisionnel de l’UE. Tous les six mois, un État membre de l’UE assure la présidence du Conseil. Afin de garantir la continuité, les présidences travaillent en étroite collaboration par groupes de trois sur un programme commun pendant une période de 18 mois. Il ne faut pas confondre le Conseil européen avec le Conseil européen, qui est composé des chefs d’État et de gouvernement de tous les États membres de l’UE et qui définit les priorités et l’orientation politique de l’UE.

La Commission européenne est la fonction publique de l’UE et a le droit de proposer de nouvelles actions et lois sur lesquelles le Parlement et le Conseil adopteront ensuite une décision. Il est également chargé de veiller à la correcte application des règles de l’UE. La direction de la Commission est exercée par un président nommé et par un collège de commissaires (un pour chaque pays de l’UE).

J J-J dit: 18 septembre 2026 à 7h47

Non ce n’est pas moi, j’ai dit que j’avais dormi avec elle, pas fait pipi sur le lit. Et puis, la mîenne, quoique circoncise, est un poil plus… au repos mixtionnel. Alors, faites erreur, et une fois de plus, dirjzman, vous répondez à côté de la plaque de choco à la question posée. Cela dit, la Sophie a toujours bien sur caller son humour potache. Elle a su rester moderne, comme Rita. Merci pour cette drôle de photo, je la connaissais pas. BJàv,

renato dit: 18 septembre 2026 à 8h06

Chacun ses goûts… et certes, sexy, sinon rien.

Cela dit, Heart of Glass est une histoire d’amour fragile et imparfaite qui semblait réelle au premier abord, mais qui s’est révélée fausse et facilement brisable — il suffit de suivre les paroles.

Incidemment à 20h58 : « Les différences émotionnelles entre raconter une peine de cœur en 1978 et la raconter en 2020 ; entre la mélancolie et le détachement vaguement robotique de Debbie et l’agressivité et la colère viscérale de Miley. »

closer dit: 18 septembre 2026 à 8h19

Si je connais un autre cas de grand remplacement récent que celui des palestiniens après la création de l’Etat d’Israel???

Mais bien sûr, cher Langoncet!

Les Ouigours en voie de devenir minoritaires et acculturés aux Hans dans leur propre pays;
Les Tibétains, même punition, même motif (La grande Chine);
Les Arméniens du Haut Karabagh chassée par les Azéris, leurs églises, millénaires pour certaines, détruites;
Les Serbes du Kosovo chassés de la quasi totalité de leur terre historique; il reste quelques moines protégés par des soldats européens;
Les Rohingas de Birmanie, etc,

Vous voyez il suffit de demander…Et ce, sans l’aide de l’IA.
Le point commun à tous ces grands remplacements? Ils n’ont pas été perpétrés par des blancs de culture européenne ou des juifs (qui sont devenus des blancs au carré).
Personne ne s’y intéresse donc vraiment, personne ne signe de pétitions, personne ne manifeste devant des ambassades…

Pour la gauche, seule méritent l’indignation les crimes commis par des blanc, juifs de préférence. Les autres doivent rester le plus possible ignorés.
« No jews, no news ». « No white european male, no crime »…

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 9h00

Des minorités persécutées ne représentent pas un grand remplacement au sens des fantasmes de la vieille burne droitarde et idiot utile de Ubu & Cie dont vous évoquiez les « pensées », cloclo

renato dit: 18 septembre 2026 à 9h15

Je ne crois pas qu’il y ait relation entre l’action de Sophie Calle est le sort de Gisèle Pélicot. Ente Calle et Ringer, oui, déjà seulement pour l’esprit de l’action.

Claudio Bahia dit: 18 septembre 2026 à 9h19

de retour du Brésil, je lis le nouveau billet de Passou, et quelques posts en dessous.
je trouve ceci:

« …a envoyé « à l’Ukraine » des dizaines de milliards dont personne ne sait dans quelles poches ils sont tombés,… »
par contre on sait dans quelles poches ces milliards ont été puisés, les votres à vous tous .
J’ai entendu parler du message sur l’état de l’Union de UVDL (je fais du Janssens). Elle se prend pour une sorte de Trump, et son message semble menaçant; en fait Chaloux a raison, son language est une trique, et les pays européens sont un club de masos. Triste fin. J’espère pour eux que les suisses n’entreront jamais dans ce clube échangiste

Phil dit: 18 septembre 2026 à 9h49

Bienvenue dans la vieille iourope, dear Mr Bahia, schön, dass Sie zurück sind. Avez-vous déjà lu le jeune écrivain suisse d’ascendance austro-hongroise Nelio Biedermann ? Mandez-nous vos impressions vo, bitte sehr

renato dit: 18 septembre 2026 à 9h58

Claudio Bahia, la Suisse est un « club échangiste » qui a réussi :
phase 1 confédération
phase 2 fédération
Naturellement, pour réussir, une intelligence politique est nécessaire, ce que la simple lecture de certains post de la RdL ne révèle pas et nous laisse entrevoir un échec cuisant : tous convaincus de leur position privilégiée sans tenir compte des autres : une population d’imbéciles qui, pour la plupart, ne savent pas de quoi ils parlent, même en tant qu’élus. En bref, s’informer avant de parler est toujours tabou.

renato dit: 18 septembre 2026 à 10h09

Pour connaître la différence entre confédération et fédération, demandez à votre IA… Bon, puisque je suis sympa : dans une confédération, les États membres restent souverains et indépendants, tandis que dans une fédération, la souveraineté est transférée à un seul nouvel État central.

renato dit: 18 septembre 2026 à 10h13

En bref, ce n’est pas la faute de l’Idée si vous êtes des idiots politiquement incultes et que vous avez élu des gens qui vous ressemblent.

closer dit: 18 septembre 2026 à 10h34

9h: idiot! Tous mes exemples de grands remplacements ressemblent, parfois en pire, au sort des palestiniens…
L’ignorance de Langoncet est abyssale.

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 10h41

Je vous renvoie à l’entretien avec Charles Enderlin mis en ligne plus haut, cloclo ; s’agissant d’exemples historiques de « grand remplacement », il n’en existe pas et pour cause : c’est une fumisterie jambon-beurre

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 10h44

… jambon-beurre et jupes courtes (non mini vous aurez noté ; on passe du mi-cuisse au mi-mollet avec ce court là)

closer dit: 18 septembre 2026 à 10h50

En raison des risques d’inondation, le projet d’aménagement du sous sol du parvis de Notre Dame est abandonné.
J’y vois une intervention de D.
Il a le bras long, D!

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 10h52

Enfin, voilà selon certains une illustration de l’aboutissement de « la culture européenne fondée sur l’héritage gréco romain et judéo chrétien » … sacré cloclo

Jazzi dit: 18 septembre 2026 à 11h29

C’est officiel et la cérémonie aura lieu demain

Cimetière de Montmartre
12e Division
– Fred Chichin (1954-2007) et Catherine Ringer (1957-2026)
Musicien, compositeur, Fred Chichin créa, avec sa compagne la chanteuse Catherine Ringer, le groupe rock des Rita Mitsouko, qui atteint à la notoriété en 1985 avec le tube Marcia Baila.
https://www.lelezarddeparis.fr/le-cimetiere-de-montmartre

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 12h03

Je ne peux m’empêcher de revenir sur cette sinistre histoire de double crime sinistre de français résidant au Portugal.
D’ailleurs mon fb ne me raconte que ça ce matin par de multiples réseaux interposés.
Cela m’est terrible à lire car j’ai très bien connu Jean-Marie G. à un moment précis de ma vie.

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 12h09

Lorsque J.M. envisagea d’acheter un terrain et de se faire construire une propriété au Portaugal, il en parla longuement lors d’une soirée à mon domicile avec d’autres amis, nous étions au moins six personnes. Il nous déplia les plans de sa future propriété et devait parcourir le terrain et son environnement en hélicoptère avec un ami aviateur et ancien pilote de rallye automobile comme lui l’avait été. On le prenait pour mégalomane, mais il le fit ce voyage en hélicoptère!

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 12h23

il le fit ce voyage en hélicoptère!

C’était du temps de sa seconde compagne, la mère de D. qui témoigne dans tous les journaux écrits et de radios.
C’était l’époque durant laquelle on sortait beaucoup les uns chez les autres. Nous étions jeunes (années 80) et J.M. collectionnait les voitures rare. Notamment il possédait la voiture super protégée du Schah d’ Iran avec son petit escalier métallique pour descendre de la voiture. Des Lancia ancien modèle, et on s’étonnait toujours lorsqu’il nous annonçait le prix des jantes de ses automobiles de rallye. Il stockait tout cela dans un hangar aménagé à la campagne et déjà, il s’était entouré d’ un mécanicien ami qui lui était pas un tueur!
Fait drôle, il n’avait jamais déclaré au fisc l’ensemble de son parc auto – dont l’ensemble était considéré comme voitures de collection – ni ses revenus professionnels de masseur-kiné pendant trente deux ans. Je le dis car ces affaires sont publiques et fiscalement réglées. Il dispatcha, par peur, les cartes grises de ses voitures de collections à des copines pour que le fisc ne l’ embêta point. C’était aussi ça, J.M. 🙂
Bref, il en avait assez de la France qui ponctionne à tout va.

Phil dit: 18 septembre 2026 à 12h28

Votre connaissance quittait-il la France comme tous ces grands remplacés, dear Racontpatavi ? Il faut bien faire le lien avec le prestigieux blog à passou. L’Algarve, nom d’origne arabe, est une belle région devenue un peu trop chaude ces dernières années, scénario de film bis avec le jardinier brésilien bolsonarisé.

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 12h34

et J.M. collectionnait les voitures rare

Il se déplaçait à l’époque avec un modèle mercedes (année 60 ) décapotable noir avec les sièges en cuir rouge du plus bel effet.
Nous étions à une soirée chez A. et D., J.M. pensait déjà au Portugal et il nous apporta de délicieux poulets à la portugaise à cuire sur le gril, c’était l’été et on était une bonne douzaine avec une invitée très spéciale, une avocate roumaine ( juste avant la chute de Ceacescu) dont le mari était sénateur et à laquelle nous avions offert des valises de produits occidentaux, tant ils manquaient de tout à cette époque. Je me souviens des préservatifs et d’un C.D de J.J. Goldman.
Bref, on a un peu bu et le lendemain, je partais avec un autre ami pour Paris où entre autre nous avons visité l’exposition Seurat et que mon ami chauffeur se prit un PV carabiné place St. Germain.

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 12h49

L’Algarve, nom d’origine arabe, est une belle région devenue un peu trop chaude ces dernières années

Elle l’était déjà à cette époque. On y parlait des actions de blanchiment de malfrats petits et grands venant de partout.
J.M. aimait le pays sincèrement et avaient de bons amis là-bas. ( l’ hélicoptère et tout ça…) Bon, après ses déboires fiscaux, voulait-il exercer plus « efficacement » ses compétences! :)Il débaucha d’ailleurs quelques français, chefs de service dans le médical aussi à l’époque.
La RDL, c’est mieux que le Parisien ou Ici Paris! 🙂

Phil dit: 18 septembre 2026 à 12h52

des préservatifs et d’un C.D de J.J. Goldman.

Les rita mitsouko en miniature. Fortiche, racontpatavi.

Claudio Bahia dit: 18 septembre 2026 à 12h57

Phil dit: 18 septembre 2026 à 9h49
Bienvenue dans la vieille iourope, dear Mr Bahia, schön, dass Sie zurück sind. Avez-vous déjà lu le jeune écrivain suisse d’ascendance austro-hongroise Nelio Biedermann ? Mandez-nous vos impressions vo, bitte sehr

c’est ici que j’ai entendu parler de cet écrivain suisse, par un message enthousiaste de closer, je crois. Je vais essayer de trouver un moyen de me l’acheter, non parce que cet écrivain est suisse, (et je ne suis suisse que pour un quart) mais parce que j’ai une affinité inexplicable pour la Hongrie, et l’Europe Centrale en général, et ses habitants.

Renato, vous avez raison de faire la nuance nécessaire de mon propos concernant la Suisse, merci.
Langoncet, vos propos sont souvent factuellement vrai, mais je aime moins qu’ils soient à ce point « unidirectionnels ». Comme Puck vous tapez toujours sur le même clou, et cela donne des contre-vérités.
Mais bon, comme dit Clopine, « je dit ca, je dit rien »

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 12h58

Jean-Mmarie, c’était un homme généreux, fidèle en amitié mais un peu mégalo!
Bien sûr que la nouvelle de son horrible assassinat à fait le tour des amis et de quelques membres de sa famille et de sa belle famille.
Je garde en souvenir une grande frayeur et une assurance tout à la fois en étant à côté de ce fameux pilote de rallye sur des chemins tortueux de campagne!

MC dit: 18 septembre 2026 à 13h01

Le Malki. Non , pas que le Journal. Les Lettress aussi , enfin celles qu’elle a écrites , et un document important côté anglais . La Licence De Mariage signée par les deux à Londres en 1866. Maintenant quel statut donné à cette signature, d’autant qu’une Lettre d’ Adele fait état en 1863 d’un silence ( gène?) de Pinson? ( trois lettres sans réponse ? Et Adèle d’inventer un petit chantage sentimental du genre « si vous vous taisez, ma mère (?) risque de me donner au Marquis (??) . Ce Marquis semble imaginaire , de même que les intentions de Madame Hugo…

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 13h05

des préservatifs et d’un C.D de J.J. Goldman.

Cette avocate avait été invitée par la chambre des avocats de notre département dans un échange interprofessionnel. Elle nous décrivit l’état lamentable de la Roumanie du temps de Ceaucescu. Salaire de misère, même pour une avocate mariée à un sénateur, pas ou peu de médicaments, pas de moyens contraceptifs ( tradition catholique plus régime autoritaire stalinien) et très peu voire quasiment pas d’objets de loisir privé. On a oublié bien vite tout cela!

Phil dit: 18 septembre 2026 à 13h28

Et Ceaucescu vendait ses citoyens juifs à Israël, sauf malheureusement Pauker, ça aussi oublié vite.

rose dit: 18 septembre 2026 à 13h54

racontpatavi

le décès de quelqu’un est une tranche importante de sa vie.
Puisqu’il était de vos amis, je vous présente mes sincères condoléances.

J J-J dit: 18 septembre 2026 à 14h13

_Mais Jean-Marie Gustave n’est pas encore mort,
_une tranche importante de sa mort « Avenir », j’te raconte pas
_UVDL, ils ne connaissent pas très bien ce sigle en Algarve ou au Brazil,
_Annette Messager-Sophie Calle, rien à voir
_OK, la petite fille est la plus formidable du film. Des réserves sur les autres, et surtout sur Monica. Franchement,!
_RPTV, vous la racontez pas mal quand même § On pense à Baldavoine et Florence A.
_Pas convaincu par les sonates de Bétove jouées par Lang-Lang.
Je sors.

J J-J dit: 18 septembre 2026 à 14h24

@ 11.08 / JJJ. Sylvain Guggenheim (sic) .
————

… Apparemment, « il n’existerait aucun lien public, professionnel ou historique documenté entre l’historien médiéviste Sylvain Gouguenheim et une personne nommée Marc Court. La présence simultanée de ces patronymes dans certaines recherches provient généralement de deux facteurs distincts
1 – Un homonyme ou commentateur en ligne : Un universitaire nommé Marc Court (docteur en littérature française) intervient régulièrement dans l’espace public et les commentaires de blogs littéraires ou d’histoire, mais sans collaboration avérée avec Sylvain Gouguenheim.
– Une confusion textuelle (médiévale) : Dans les études portant sur la littérature médiévale, l’expression anglaise « Marc’s court » (qui se traduit par « la cour du roi Marc », personnage central de la légende de Tristan et Iseut) apparaît fréquemment aux côtés de mentions de médiévistes, ce qui peut générer de fausses associations dans les moteurs de recherche » (hi-han)

Tu m’étonnes…, surtout quand les orthographes sont à moitié écorchées !
Bàv,

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 15h26

_RPTV, vous la racontez pas mal quand même

Mais je n’ai pas tout dit.
C’est vrai que sur le coup cela vous donne un sacré choc.

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 15h32

@Langoncet, vos propos sont souvent factuellement vrai, mais je aime moins qu’ils soient à ce point « unidirectionnels ». Comme Puck vous tapez toujours sur le même clou, et cela donne des contre-vérités.

Eh bien, passer du factuellement vrai à des contre-vérités doit tenir à la magie interprétative des affirmations de Monsieur Bahia des tropiques

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 15h43

le décès de quelqu’un est une tranche importante de sa vie.

Et dire que lundi nous visitions une personne en ehpad, rose!
Très seule, n’ayant qu’un fils qui passe une fois ou deux par an.
Je l’ai prise en photo et je lui ai parlé ( elle ne parle pratiquement plus ) et elle m’a répondu.
Dois-je vous avouer que l’on chialait discrètement pendant le retour dans la voiture?
Je me suis promis de lui écrire au moins deux fois par semaine.
De lui rendre visite au moins une fois par mois.
Deux courriers déjà envoyés depuis lundi.
Et je vais m’y tenir.
Bon, c’est une sale semaine!

racontpatavi dit: 18 septembre 2026 à 15h46

Bon, des articles encore sur le crime avec des portraits non ressemblant fabriqués par IA.
Je ferme les réseaux sociaux!

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 16h10

@Claudio Bahia dit: 18 septembre 2026 à 9h19
de retour du Brésil, je lis le nouveau billet de Passou, et quelques posts en dessous.
je trouve ceci:

« …a envoyé « à l’Ukraine » des dizaines de milliards dont personne ne sait dans quelles poches ils sont tombés,… »
par contre on sait dans quelles poches ces milliards ont été puisés, les votres à vous tous .
J’ai entendu parler du message sur l’état de l’Union de UVDL (je fais du Janssens). Elle se prend pour une sorte de Trump, et son message semble menaçant; en fait Chaloux a raison, son language est une trique, et les pays européens sont un club de masos. Triste fin. J’espère pour eux que les suisses n’entreront jamais dans ce clube échangiste

Capté en passant rien que pour vous

Le « Casse du siècle » ? Vraiment ?

Il faut reconnaître une qualité au Casse du siècle de Sarah Knafo : le livre sait parfaitement ce qu’il veut provoquer. De la colère. Beaucoup de colère. Des milliards qui disparaissent, des fonctionnaires inutiles, des étrangers qui coûtent une fortune, des agences publiques qui engloutissent l’argent, une retraite qui serait un gigantesque vol organisé… À la fin, le lecteur doit avoir une seule envie : retourner la table, écoeuré…

Le problème, c’est qu’avant de retourner la table, il aurait peut-être fallu vérifier les additions posées dessus. Car dès qu’on commence à contrôler les chiffres, le grand réquisitoire se transforme parfois en festival de raccourcis, d’erreurs et de comparaisons absurdes.

Prenons un exemple presque comique. Le livre invente un Français type qui toucherait 2 079 euros nets par mois, présenté comme « le salaire médian ». Sauf que la médiane du salaire net dans le privé était de 2 190 euros en 2024. Le chiffre de 2 079 euros correspond, lui, à la médiane des femmes. Pas grave ? Peut-être. Mais pour un livre d’une femme qui se dit experte des finances et qui prétend donner une leçon de comptabilité à l’État français, commencer par rater le premier chiffre du livre fait désordre.

Heureusement qu’elle nous dit que tout est « vérifié » et « sourcé » !

Plus amusant encore : Knafo calcule environ 1 842 euros d’écart mensuel entre coût employeur et salaire net et affirme qu’au bout d’une carrière il manquerait « plus d’un million d’euros ». Prenons sa propre durée de carrière : 42 ans et 9 mois. 1 842 × 513 mois = environ 945 000 euros.

Même sa calculatrice semble avoir été victime de la bureaucratie…

Bon là je suis dans l’ironie, le plus grave arrive après.

Les erreurs les plus intéressantes sont celles où un chiffre réel est utilisé pour fabriquer une conclusion qui ne l’est plus. L’hôpital, par exemple. Le livre explique qu’environ 29 % des personnels hospitaliers sont « non soignants », puis utilise ce chiffre pour suggérer qu’une énorme partie de l’argent de la santé disparaît avant d’arriver aux soins. Sauf que « non-soignant » ne signifie pas « bureaucrate inutile ». Dans cette catégorie, la Cour des comptes inclut notamment les secrétaires médicales, les agents chargés du nettoyage, les cuisiniers, les informaticiens, les électriciens, les techniciens et la logistique. Essayez donc de faire fonctionner un bloc opératoire sans nettoyage, sans informatique, sans maintenance et sans stérilisation. Ce serait une expérience intéressante. Probablement assez courte. Nulle Sarah aussi sur ces chiffres ?

Non c’est un mensonge volontaire pour vous tromper et vous amener vers SES conclusion et SA feuille de route. Car le livre marche entièrement sur ce principe

Dans les affirmations fausses, on continue avec l’école. Le livre affirme que la France serait sous la moyenne de l’OCDE en mathématiques dans PISA 2022. Or les chiffres officiels disent l’inverse : France : 474 points ; moyenne OCDE : 472 points. La France n’était donc pas sous la moyenne, mais très légèrement au-dessus et, plus rigoureusement, l’OCDE considère ses résultats comme proches de la moyenne. Il suffisait de consulter le tableau officiel.

Se tromper de chiffre et en déduire l’inverse de la réalité : Elle l’a fait !

Sur la création d’Internet, on atteint carrément la réécriture historique a moins que ce soit un inculture crasse. Knafo minimise le rôle de l’armée américaine dans la naissance du réseau, comme si son financement avait été marginal. ARPANET est pourtant un programme de l’ARPA, devenue DARPA. L’agence américaine finance le réseau initial et joue un rôle central dans le développement des protocoles qui conduiront à Internet.

Qualifier cela de participation « à la marge », c’est un peu expliquer que la NASA a vaguement aidé à aller sur la Lune.

Autre magnifique tour de passe-passe : l’AFD (pas le parti cher a Knafo, l’agence française). Des financements internationaux sont présentés comme si des milliards d’euros français partaient dans des valises offertes gratuitement à l’étranger. Seulement voilà : environ 90 % de l’activité de l’Agence française de développement est constituée de prêts, et pas gratuit, ce ne sont donc pas des cadeaux. La il s’agit bien d’un mensonge volontaire, car elle n’a cessé de répéter cette erreur durant des mois sur tous la plateaux TV et des journaliste n’ont cessé de la corriger… Un prêt de 500 millions d’euros n’est pas un cadeau de 500 millions. C’est précisément pour cette raison qu’une banque possédant 100 milliards de prêts à son bilan n’annonce pas chaque matin qu’elle vient de perdre 100 milliards.

Et puis arrive le chef-d’œuvre : Gaia-X serait un échec parce qu’il n’aurait pas trouvé de « clients ». Gaia-X n’est pas un fournisseur de cloud. C’est un cadre d’interopérabilité, de règles et de standards. Reprocher à Gaia-X de ne pas vendre de cloud revient à annoncer l’échec du Wi-Fi parce que la norme 802.11 n’a jamais vendu un seul abonnement Internet.

Mensonge éhonté ou inculture crasse, je vous laisse juger, j’ai mon opinion…

Le livre réussit même l’exploit d’inscrire dans son tableau final la suppression du CESE et des CESER pour… « 66 milliards d’euros ». Milliards. Le CESE dispose d’un budget d’environ 34 millions d’euros. En ajoutant les CESER, on comprend immédiatement qu’il s’agit vraisemblablement d’une coquille : 66 millions, pas 66 milliards. Une petite erreur d’un facteur mille dans un livre consacré au gaspillage de l’argent public. Savoureux. Personne n’a relu sont livre avant publication ? Pourtant Knafo a bien publié une photo de Zemmour le lisant, il devait ne pas avoir mis ses lunettes lui aussi. Reste que ce n’est pas une erreur de frappe : Tout cela débouche sur la grande promesse : plus de 130 milliards d’euros « d’économies chiffrées et sourcées ».

C’est là que se trouve le véritable problème du livre. On additionne des suppressions de dépenses, des recettes supplémentaires, des aides qui ne sont pas des frais administratifs, des gains hypothétiques de productivité grâce à l’intelligence artificielle, des estimations très contestables sur l’immigration et des budgets que l’on suppose pouvoir faire disparaître intégralement sans transférer les missions ailleurs. Et hop : 130 milliards. Ce n’est plus de la comptabilité publique.

C’est une addition de comptoir.

On peut parfaitement défendre moins de dépenses publiques, moins d’agences, davantage de contrôle des aides ou une réforme profonde de l’État. Ce sont des choix politiques légitimes. Mais encore faut-il présenter les bons chiffres.

Le plus inquiétant n’est donc peut-être même pas que ce livre contienne autant de raccourcis et d’erreur plus ou moins volontaires. C’est de voir des lecteurs reprendre ses chiffres comme des révélations incontestables simplement parce qu’ils confortent ce qu’ils avaient déjà envie de croire.

Un chiffre imprimé dans un livre ne devient pas vrai par magie.

Avant de crier au « casse du siècle », il suffit parfois d’une chose terriblement subversive : ouvrir l’Insee, la DREES, la Cour des comptes ou l’OCDE. Ne pas se tromper de colonne. Et sortir une calculatrice ! Finalement le casse du siècle est celui de votre porte monnaie puisque vous allez engraisser un parti raciste : le chef du parti (et son copain) est multi condamné pour racisme et incitation à la haine… (…) »

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 16h44

@la magie interprétative des affirmations de Monsieur Bahia des tropiques

Là il « (je fais du Janssens) » 🙂

Chaloux dit: 18 septembre 2026 à 17h00

Le glanconcon n’a connaissance que de ce que contient la fiche que lui envoie chaque matin son employeur, accompagnée d’un ticket-restaurant.

Jean Langoncet dit: 18 septembre 2026 à 17h02

Capté en passant ; nouvel épisode de l’ardoise des rneux au plan européen

« L’ardoise à plus de 160 000 euros laissée par Marine Le Pen au Parlement européen

Le Rassemblement national a décidément un problème avec l’argent public. Après les multiples affaires qui ont émaillé l’histoire du parti d’extrême droite, dont la condamnation récente de Marine Le Pen et de vingt-trois ex-membres du FN pour détournement de fonds publics, on apprend ce vendredi 18 septembre que le Parlement européen réclame une sacrée somme à la candidate à la présidentielle. (…) »

Le HuffPost

D. dit: 18 septembre 2026 à 17h10

À l’aide de tableaux Excel très élaborés, j’ai calculé que les Français sont 27,89 fois plus forts que les Suisses, tous critères confondus. Dès lors, le remplacement ou la métamorphose d’au moins 1/3 des Suisses en Français n’apparaît plus comme une simple idée mais comme une évidence immanente et en quelque sorte inéluctable. Il m’étonnerait que quelqu’un soit capable de me contredire à ce sujet.

rose dit: 18 septembre 2026 à 17h26

racontpatavi à 15h43

c’est extrêmement difficile. Il s’agit d’écouter et d’être hyper attentif. Qu’elle ait parlé chapeau ! Et même chapeau bas. Un ne parle plus à Marseille, sourit, très peu de borborygmes.
Je reparlerai de ce sujet seulement lundi 21 septembre. Je suis en break.
Juste, sachez que des fils assassinent leur mère. Pas souvent réellement, quoique cela arrive, mais l’assassinent en manque d’affection, de présence et d’intérêt.
Aujourd’hui, j’ai eu une répartie extraordinaire de quelqu’un de formidable : alors que je disais « j’arrive lundi avec armes et bagages», du tac au tac, elle m’a répondu « Contentez-vous des bagages ! »
J’en fais mon miel.
Bravo à vous ; être conscient des choses, c’est le premier pas.

rose dit: 18 septembre 2026 à 17h28

Moi, j’aime la Suisse, +++, d’ailleurs, la prochaine date anniversaire que j’ai à fêter, bientôt, j’irai la fêter en Suisse.

rose dit: 18 septembre 2026 à 17h33

Janssens Jean Jacques,

j’ai une nouvelle extraordinaire à vous annoncer, et vous n’allez pas me croire ; pourtant, c’est la vie avec ses cadeaux inouïs !
Notre projectionniste préféré m’a donné hier en mains propres le prochain programme « tu es la première à l’avoir, m’a-t’ il dit » ( voyez-vous le jabot gonflé ?), et il a mis au programme, tout début octobre, je serai là, chez moi, Le Hussard sur le toit de Jean Paul Rappeneau, d’après le roman éponyme de Jean Giono.
Qui biche ?
C’est moi.

D. dit: 18 septembre 2026 à 17h50

Rendre la Suisse non Suisse n’enlèvera rien au fait que vous aimiez la Suisse, Rose. Je vous le certifie sur l’honneur.

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