Pessoa, intranquille comme personne
Une règle d’or : ne jamais se laisser influencer par l’épaisseur d’une biographie, qu’elle vous décourage ou qu’elle vous impressionne par son poids. Une telle mise en garde est indispensable en s’emparant (des deux mains sinon c’est une foulure du poignet assurée) de Pessoa. L’œuvre-vie (Pessoa. A Biography, traduit de l’anglais par Nicolas Richard, 1280 pages, 39,90 euros, éditions du Seuil) de l’américain Richard Zenith qui semble avoir voué sa vie à cette œuvre. Monumental, sans aucun doute. Un évènement, soit. Et alors ? Cela ne suffit pas. A l’examen, c’est époustouflant de finesse critique dans l’analyse des textes, de prudence éclairée dans la critique des sources, de parfaite connaissance des contextes politique, social, littéraire, artistique. Et c’est l’exploit du traducteur d’avoir rendu fluide et enthousiasmante la lecture de ce pavé. Il est vrai que le biographe a été animé du souci de tout rendre visualisable par le lecteur ; une prouesse s’agissant d’un poète et écrivain chez qui tout passait par le ressenti, qui n’aura cessé depuis son plus jeune âge d’inventer, d’expérimenter, d’imaginer, de rêver surtout en faisant tout passer par les mots.
Œuvre-vie, comme l’indique le sous-titre en couverture, c’est le cas de leur dire non seulement parce qu’elles font vraiment qu’une mais encore parce que l’auteur les traite ainsi, ne songeant jamais tout au long de ce bon millier de pages à les dissocier. Fernando Pessoa (1888-1935) a tout écrit, touché à tous les genres littéraires, des plus attendus (poésie, traductions…) aux plus surprenants (autoanalyses, thèmes astraux…). Un archipel que cette œuvre. Il est dominé par Le Livre de l’intranquillité (traduit du portugais par Françoise Laye, 624 pages, 30 euros, Christian Bourgois éditeur, 1988) autobiographie sans évènement, quelques cinq cents passages rédigés sur des registres, des tons, des styles, des sujets variés, qui a assuré sa gloire posthume (la première édition en portugais ne remonte qu’à 1982), échappe aux catégories littéraires classiques. Son biographe s’est résolu à le présenter comme « son Journal intime semi-fictif ».
Le néologisme de l’« intranquillité » a été inventé (bien qu’une occurrence de ce terme inconnu ait été retrouvée dans un vieux poème d’Henri Michaux), en tout cas popularisé par la traductrice Françoise Laye en 1988 pour rendre en français desassossego (le mot était venu sous la plume du poète le 20 janvier 1913) exprimant à la fois le désarroi, l’angoisse et l’inquiétude. Quelque soixante-dix hétéronymes recensés dont quatre (Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos, Bernardo Soares) sont les principaux, les piliers du système de ce livre, de véritables alter ego, tous trois nés en 1914 à la veille de la guerre. A ceux qui découvriraient cette œuvre, il convient de préciser qu’il s’agit bien d’hétéronymes (situés hors de sa personne) totalement créés par lui et non de pseudonymes (l’auteur en propre personne).
Leur invention de même que leur réunion sous sa plume avaient pour but de lui conférer un moi unifié et cohérent dont l’absence le faisait souffrir. Ces personnages composaient son orchestre intime pas toujours très harmonieux car chacun à sa manière avait des prétentions de soliste. Contrairement à Joao Gaspar Simoes, premier biographe de Pessoa en 1950, Zenith ne croit pas que les hétéronymes relevaient d’une fabrication artificielle et insincère, un exotisme créé pour appâter le chaland, une manigance mystificatrice mais qui ont toutes périclité au bout de quelques mois. Il leur rend justice notamment à la fin du livre en les incluant dans la chronologie de leur créateur à leur date de naissance mais en se gardant bien de signaler celle de leur mort puisqu’ils vivront tant qu’il y aura des livres et des yeux pour les lire.
« J’ai mal à la tête et à l’univers entier »
De son vivant un certain nombre de poèmes de sa main parurent dans des revues et des journaux, mais l’essentiel de ses textes ne fut révélé qu’à titre posthume. Il ne ressentait aucune urgence à publier. Seule lui importait l’écriture en elle-même, acte unique qui assurait sa survie à ses yeux dès lors qu’il s’organisait autour de sa « poétique du moi fragmenté », un moi éparpillé et flou mais un moi constamment irrigué par sa relation à autrui en vertu de l’entretien que nous sommes.
Tout ce qu’il écrivait portait la marque de l’hésitation et de l’inachèvement, les deux fléaux majeurs contre lesquels il luttait avec son irrésolution. Autant dire que la notion même d’« édition définitive » de son œuvre est vouée à l’échec le concernant tant « le principe d’incertitude » gouvernait tout ce qu’il a écrit. De toute façon, « il n’existe pas de livre-matrice auquel se référer ». Tout au plus peut-on esquisser des analogies avec un autre grand livre. Richard Zenith s’y emploie en le rapprochant de L’Homme sans qualités de Robert Musil au motif que les deux sont mus par des idées tout en étant dépourvus d’intrigue (mais est-ce si original) et que leurs narrateurs observent le monde sans pouvoir agir sur lui tant la volonté leur fait défaut (et Bartleby ? et Oblomov ?). Sur le plan philosophique, il le rapproche plutôt de Kierkegaard. Mais c’est à Shakespeare qu’il a recours pour lui trouver un glorieux prédécesseur dans sa manière de transformer sa vie en allégorie. Autant de parallèles éclairant mais de biais car cette œuvre à l’écoute de la chute du temps est sans pareille.
Rassurez-vous : malgré le nombre d’années consacrées à cette enquête et la quantité d’écrits que cela a suscité sous sa signature, Richard Zenith juge lui-même que le mystère Pessoa demeure inentamé. Cela a suffi à ses admirateurs pour lui accorder le statut intouchable de poète maudit. Quelque chose d’essentiel résiste encore, mais quoi ? Sa pudeur, sa réserve, sa timidité, son sens maniaque du rangement et de l’organisation, son misérable tas de secrets sur sa vie privée, sa relation avec Ophelia Queiroz la seule amoureuse qu’on lui connut (célibataire convaincu, il est mort puceau à 47 ans de son propre aveu). En présence d’une femme qui l’attirait, son premier réflexe était de s’enfuir. Chez lui, tout passait par les mots, rien que les mots. Il ne lui suffisait pas rêver sa vie, de l’imaginer ; encore lui fallait-il la visualiser jusqu’à la cartographier.
« Pessoa, par-dessus tout, ressentait »
Quoi ? Tout. A commencer par ce sentiment étouffant, asphyxiant même, selon lequel la vie ne suffit pas. Or l’humanité ordinaire le dégoûtait, c’était épidermique, seulement voilà : il n’y en avait pas d’autres. Rien ne vaut de passer son temps aux terrasses de cafés à Lisbonne à refaire le monde en compagnie de quelques amis choisis, poètes, philosophes, écrivains. Il avait bien participé à la création de quelques petites sociétés à l’objet divers et varié ainsi que de modestes revues où il publiait ses poèmes mais leurs existences furent éphémères. Mais de quoi vivait-il alors ? question majeure s’agissant de tout artiste qu’Henri Cartier-Bresson m’enjoignait de me poser systématiquement en toutes circonstances. (« D’où vient l’argent ? »). Richard Zenith nous l’apprend : en 1907, il a bénéficié d’un héritage « considérable » à la mort de sa grand-mère et quand celui-ci menaçait de se réduire en peau de chagrin, ses riches tantes le renflouaient.
Le monde de Pessoa est si insaisissable stricto sensu qu’il devrait décourager les metteurs en scène de s’y frotter. A l’écran, cela n’a rien donné de convaincant fut-ce à travers le filtre Tabucchi. Au théâtre, où Pessoa s’était essayé, le pire et le meilleur. Le pire, c’est en ce moment. Pessoa Since I’ve been me, le spectacle de Bob Wilson repris au Théâtre de la Ville à Paris jusqu’au 21 juin, échoue à refléter ce grand manège de la sensation pure que son œuvre exprime. C’est juste une succession de tableaux certes saisissants de beauté formelle. Tout pour l’esthétique contrairement au Regard du sourd ou à Einstein on the Beach. On est émerveillé mais l’émotion s’arrête là. Les fragments de textes lus en plusieurs langues ne suscitent pas la moindre émotion ni le moindre intérêt. Ca veut mimer mais ça ne fait que grimacer ; au lieu de danser, ça gesticule. Où sont le théâtre et l’opéra ? Dommage que l’esprit et l’âme de l’écrivain soient absents de ce simulacre de pièce qui hésite entre le cabaret et le music-hall malgré l’énergie déployée par Maria de Medeiros dans le rôle-titre. On n’entend pas sa musique intérieure dont la lecture en solitaire d’une seule page du Livre de l’intranquillitéou de certains de ses poèmes nous suffirait à en percevoir les échos. Ce n’est pas dans ce spectacle que l’on découvrira tout simplement un autre monde, une prose poétique qui a trouvé une manière unique de dire l’écoulement du temps, le secret que nous sommes pour nous-mêmes, la quête d’identité comme une obsession, l’art de la fuite. Ses derniers mots :
« Je ne sais pas de quoi demain sera fait »
Reste le meilleur. C’était pour la création d’Ode maritime adapté par Claude Régy de l’œuvre de Pessoa en 2009 au Théâtre de Vidy sur les rives du Léman à Lausanne avant d’être donné à Avignon puis de partir en tournée. Quel paradoxe de quitter un tel lieu le coeur léger après avoir assisté à un spectacle d’une grande violence ! Non que l’on se réjouisse d’en avoir terminé, au contraire. Alors ? Le bonheur de se sentir reconnaissant. Il n’y a pas d’autre explication que cette gratitude en remerciement de ces deux heures d’intelligence et de sensibilité. Leur alchimie dépendait du comédien, Jean-Quentin Châtelain. Le résultat fut un vrai choc. Pessoa avait publié Ode maritime (traduit du portugais par Dominique Touati, Éditions de la Différence, 1990) en 1915 dans la revue Orpheu sous la signature d’Alvaro de Campos, l’un de ses chers hétéronymes. Claude Régy s’en était emparé et avait revu et adapté les exigences de la traduction littéraire à celles de la scène avec l’aide d’un expert de la langue d’origine, lui qui ne connaissait que le français ; cette fois donc avec Parcidio Gonçalves. Outre la violente beauté du texte, et sa radicalité absolue qui correspond si bien à sa conception du théâtre, il voulait faire passer ce qui l’avait particulièrement touché : la nostalgie de l’enfance qui s’en dégage dans la dernière partie, lorsque Pessoa introduit Jim Barns, personnage que l’on croirait surgi de L’Ile au trésor, et sa chanson de pirates si typique de la manière de Stevenson, avec ses histoires de coffres à merveilles analogues à la malle en bois dans laquelle Pessoa avait lui-même entassé quelques 25 000 feuillets que l’on retrouvera après sa mort. Relique laïque du culte de Pessoa, elle fut rachetée (vide, bien sûr) par un collectionneur portugais qui conserve farouchement l’hétéro… pardon, l’anonymat.
« Et m’enveloppe comme le souvenir d’une autre personne
Qui mystérieusement serait moi »
Inoubliable Jean-Quentin Châtelain, seul sur scène, debout face à nous, au bord d’un quai qui n’est plus que mélancolie de pierre, narrateur et unique personnage de ce spectacle. Le proférateur devrait-on dire car lorsqu’il ne mâchait pas son texte avec une diction qui lui est propre, le saccadant, le ruminant, le découpant, le crachant, il criait.
« Aho-ô-ô-ô-ô-ô-ô-yyyyyyy Goëlette aho-ô-ô-ô-ô…. »
Cette litanie qui joue sur tous les registres d’une voix, du murmure effondré à l’appel au grand large, s’inscrit dans une longue coulée de poème en vers rythmée par des jeux de lumière et un tapis sonore. Jamais une silhouette immobile ne nous aura fait autant voyager dans le grand dehors. Toutes les mers, tous les océans, tous les ports, tous les matelots, mousses, navigateurs, hommes d’équipage et gabiers s’exprimaient par la voix d’un seul. Une orgie océanique parmi des vapeurs aux allures de prolétaires des mers.
« Et vous ô choses navales, vieux jouets de mes songes !
Composez hors de moi ma vie intérieure ! ».
(…) Tout navire au loin est un bateau à voile proche,
Tout navire distant vu maintenant est un navire dans le passé vu de près.
Tous les marins invisibles à bord des navires à l’horizon
Sont les marins visibles du temps des vieux navires,
De l’époque lente et voilière des navigations périlleuses,
De l’époque de vois et de toile des voyages qui duraient des mois ».
Des femmes y sont violées, des blessés balancés aux requins, des enfants enterrés vivants dans des îles désertes dans l’évocation du mystère joyeux et triste des arrivées et des départs. A la fin seulement, après cet appel à notre imagination, interpellation personnelle qui nous cloue durant une centaine de minutes, on se rend compte que ce n’étaient pas des paroles mais une musique que lançait cette voix sans bouche surgie du néant.
« Faites des gréements de mes veines ! »
Il faut être habité, hanté, halluciné pour incarner un tel texte comme Jean-Quentin Châtelain y parvient. Il implore qu’on le piétine, qu’on l’attache au mât, qu’on le flagelle, qu’on le torture, qu’on lui casse les os, qu’on lui arrache les yeux. Il implore à mort. Ainsi se laisse-t-on envoûter par l’émotion qui sourd du moindre de ses sons. On sent une telle fragilité en lui qu’on voudrait l’aider avant que ses hurlements au loin nous en retiennent. On assiste alors à ce phénomène rare sur une scène : un homme déchiré par ce qu’il s’extorque, le corps et l’âme ne faisant plus qu’un dans un moment d’une intensité qui ne se laisse pas oublier. « Les vents de Patagonie ont tatoué mon imagination » scande-t-il.
Fernando Pessoa craignait la folie car il savait que cette crainte relevait déjà de la folie. Son porte-parole nous insuffle cette angoisse, délire des choses maritimes, jusqu’au vertige. On en ressort intranquille mais heureux, comme si le clapotis du Tage venait de submerger nos sens. L’art, probablement. C’était il y a une quinzaine d’années. Le temps a passé mais Pessoa transcendé par le génie de Régy et celui de Chatelain me hante encore alors que ce que j’ai vu et entendu sur la scène il y a quelques soirs à Paris est déjà oublié. Restera aussi l’étourdissante biographie de Richard Zenith, longtemps sans aucun doute. Il n’est pas né celui qui la rendra obsolète.
(« Fernando Pessoa fotografado na Baixa de Lisboa nos anos 20 do século XX – esta é uma das imagens mais marcantes do seu quotidiano. Pessoa a caminhar no Chiado. »Au musée Fernando Pessoa et dans son quartier à Lisbonne ; Une scène du Pessoa de Bob Wilson » photos Passou)
1 631 Réponses pour Pessoa, intranquille comme personne
D. dit: 30 juin 2026 à 18h09
Ce qu’a écrit Paul Edel sur les pieds, c’est très juste. Les pieds sont l’exact reflet de la personne.
Écrire cela c’est le Jugement dernier.
J’ai deux amis, un ecrivain, une militante ecologiste activiste qui ont des pieds atroces.
Leurs âmes leurs idées sont d’exception.
Un homme que j’ai aimé avait des pieds magnifiques : c’etait un sale type, un escroc, un homme qui pratiquait la cavalerie. Il est mort gâteux.
Ma mère a des pieds magnifiques.
Moi, j’ai des pieds affreux.
Or, ma mère est magnifique, je le confirme, mais, moi, je ne suis pas si affreuse que ça.
@Jean Langoncet dit: 29 juin 2026 à 19h01
@Le rapprochement entre Héraclite et Pessoa n’est pas un jeu d’érudition : il touche le cœur même de l’expérience pessoenne du moi.
Héraclite pense le réel comme flux, devenir, tension, discordance. Pessoa vit le moi comme flux, devenir, tension, discordance.
Le premier le dit en métaphysicien, le second en poète phénoménologue.
Dans cette perspective, les trois hétéronymes majeurs de Pessoa incarnent trois ontologies du devenir :
Caeiro : le devenir sans sujet
Reis : le devenir contre le sujet
Campos : le devenir à travers le sujet
Pessoa n’est pas seulement un écrivain du multiple,
il est le dramaturge du devenir, au sens héraclitéen le plus profond :
Caeiro
→ Le monde est un fleuve.
→ Le moi est une illusion.
→ Le devenir est la seule réalité.
Reis
→ Le monde est tension.
→ Le moi est discipline.
→ Le devenir est une guerre intérieure.
Campos
→ Le monde est jeu.
→ Le moi est vertige.
→ Le devenir est une explosion continue.
Mais qu’en dire du point de vue des tenants du Livre ?
Jean Langoncet dit: 29 juin 2026 à 19h23
Peut-être que Pessoa est mort puceau ; le reste à l’avenant
C’est dessaler Pessoa comme certains prétendent dessaler les mers et les océans qu’il aurait fallu
Fabien est à la Rochelle, du 26 juin au 4 juillet 2026.
54ème edition du FEMA.
Alain Cavalier, à près de 95 ans, tirera sa révérence en présentant son dernier film « Merci d’être venu »
Fema La Rochelle | Agenda Mardi 30.06.2026 https://share.google/hSxHLoK9sUQB3zvfv
@ Falbala (18.09) /Les pieds sont l’exact reflet de la personne/ (sic).
…
Surtout chez les ingambes ou les hommes-tronc.
@18.22 (RM) -< Pourquoi "malheureusement" ?… On est mieux sans "notr'hôte" dans le BàS. Pas vrai, CT ?
Bon je re-sors, il est l'heure d'arroser le parc, grâce à l'eau de notre forage percé depuis 50 ans dans la nappe phréatique rengorgée des pluies de cet hiver. Il va reverdir.
Ses filles ne sont pas venues depuis bien plus longtemps que leur papa.
le parc reverdira bien mieux que nous.
Oui mais son texte n’est pas le sien, c’est celui d’Edel à Passoul, un sympathique C-C de Cricri pour se faire pardonner d’avoir été un brin méchante avec lui… Mais voui, vous pouvez revenir chez lui, CP, il vous attend et ne vous « ôtera » pas… Personne n’a jamais voulu vous (h)ôter, d’ailleurs. Hein, S V ?
Qui est ce Fabien, r^^z ? Un chanteur des Francofofo ?…
le gérant de notre cinéma qui vit pour lui.
Du coup, notre cinoche a fermé deux jours, ce qui arrive rarement.
@Je n’ai évidemment pas lu tout Pessoa mais c’est forcément intrigant car il a sans doute renoncé à publier taraudé par des doutes douloureux et je pense que c’est le cas de beaucoup d’écrivains
Commentaire a priori sensible ; mais dans une perspective héraclitéenne que peut signifier de « renoncer à publier taraudé par des doutes douloureux » ? (Sauf à faire d’Héraclite un père de l’église et de Pessoa un enfant de coeur)
Janssen J-J
je ne sais pas qui est l’auteur du 17h44 mis en ligne par christiane.
Moi, je dirai de nous que nous sommes ûe côterie.
un enfant de chœur.
Cela dit, dans une perspective passoulinienne, on a ce cul de basse fosse et ses addicts en voie de disparition ; mode de fonctionnement et sort similaire aux plateformes qui diffusent du porno
@dans une perspective héraclitéenne que peut signifier de « renoncer à publier taraudé par des doutes douloureux » ?
Heu ! Tout est dit …
Je suis désolé de vous le dire, Rose, mais vous êtes à l’image de vos pieds. Comme tout le monde.
Par exemple, les pieds de Langoncet sont très vilains, comme lui.
De Cannes, il m’a dit que c’etait obscène. Cet étalage de fric.
Un pote à moi m’a dit que Fabien avait vu 62 films en dix jours. Je le crois.
À la Rochelle, il est heureux, il me l’a dit.
Je confirme, calimero ; c’est pourquoi je porte des tennis, comme tout le monde
https://www.artsy.net/artwork/r-crumb-the-nightmare-and-le-front-de-sauve-two-works
Bon, vous donnez votre langue au chat ?
Il s’agit d’un roman canular, édité par un éditeur qui n’existe pas, dont l’auteur est totalement inconnu et c’est irrésistible !
« Antimatière » Roman
de Maurice Desborels
Illustration de couverture : Maurice Desborels
Publie6 en octobre 2015 par Atramenta
Riihitie 13 D 14, 33800
« Tempere, Finlande.
Mes poules ont des pieds superbes.
Chaloux est de nature pudique, il ne dira pas de lui-même que ses pieds sont magnifiques. Je ne les ai jamais vus mais c’est pour moi une évidence. Même pas la peine de vérifier.
Vous devriez aller vous coucher, Christiane. La journée a été particulièrement dure pour vous. Par votre faute.
CP est l’un des rares à parler de Lolita sans tomber dans les poncifs idiots qui accompagnent normalement ce livre et son auteur ; autrement dit, il sait ce que Nabokov a écrit. Donc, oui, malheureusement.
https://lesempio.blogspot.com/2019/03/vladimir-nabokovs-notecards-for-lolita_65.html
Incidemment, Pynchon ait étudié à Cornell sous la direction de Nabokov. Mais Nabokov ne se souvenait pas de l’élève, tandis que Vera se souvenait de sa belle écriture.
@Moins de dépenses publiques ! Moins d’impôts ! Plus de clims et de frigos !! Maintenant ! C’est que du bon sens ! Et Israêl ne fait que se défendre !!!
C’est un peu lapidaire, mais pas dénué de fondement
Moi j’ai connu des mecs magnifiques avec de vilaines bites et des hommes vilains avec de belles bites.
Que faut-il en conclure, D. ?
Normal, renato.
CP enseignait la littérature à la Columbia University de New York.
@Moi j’ai connu des mecs magnifiques avec de vilaines bites et des hommes vilains avec de belles bites.
Que faut-il en conclure, D. ?
Que vous êtes trop fidèle en amour et, partant, trop peu expérimenté pour l’ouvrir sur ce sujet ?
les jardins de l’avenir #2
Du 4 au 5 juillet 2026 au Parc Calouste Gulbenkian
Le programme associe des pièces chorégraphiques, expositions, installations sonores et vidéos, ateliers de danse et de jardinage, complété de visites ornithologiques et du patrimoine arboré du parc, ainsi que des activités pour le jeune public.
Depuis 2022, Lenio Kaklea a amorcé un tournant écologique en réfléchissant à la manière dont nous pouvons nous relier au vivant au prisme de la danse. Après s’être intéressée dans « Agrimi Fauve » aux configurations multiples que prennent la relation du prédateur et de la proie, elle aborde dans « Les oiseaux » des animaux qui ont structuré leurs comportements à travers un répertoire spectaculaire associant danse et chant. La parade ou la défense d’un territoire chez les oiseaux permettent à la chorégraphe de réfléchir à cette volonté d’être vu et entendu, constituant l’un des ressorts de nos identités individuelles et collectives. Elle les explore à travers une chorégraphie où un groupe d’êtres hybrides se trouvent lancés dans une danse qui des unissons fait surgir des individualités vibrantes.
video j’osse dire pour renbato:
https://www.indeauville.fr/agenda/les-jardins-de-lavenir-2-performance-dansee-les-oiseaux-de-lenio-kaklea/
christiane,
c’est un d’ici non ?
1429 eme commentaire. On commémorera ou non la Prise d’ Orléans par Jeanne d’ Arc et son armée…
C’est curieux , mais il me semble Christiane vous a entendu citer du Desborels…
Je sais que CP a enseigné la littérature et où, Jazzi. Il n’en reste pas moins que sur ce forum (RdL), j’ai lu des posts de prétendus grands lecteurs qui n’y comprenaient rien de Lolita — avec les préjugés d’usage à l’appui. Alors, lire quelqu’un avec autant de connaissances était un vrai plaisir.
Hachette, Grasset, JC Lattès, Fayard, Larousse… Visualisez la galaxie Bolloré dans le monde de l’édition
En détenant le mastodonte Hachette, numéro un français des livres, le milliardaire pèse pour près de la moitié du chiffre d’affaires annuel du secteur. Décryptage de l’empire Bolloré, alors que le Festival du livre de Paris a ouvert ses portes.
https://www.franceinfo.fr/culture/livres/infographies-hachette-grasset-jc-lattes-fayard-larousse-visualisez-la-galaxie-bollore-dans-le-monde-de-l-edition_7943414.html
@ r^z 19.20 merci pour le Fabien, je l’avais oublié, comme votre projectionniste inspiré –
– Je croyais que le texte mis en ligne par Christiane était d’Edel. Apparemment, me suisj trompé, car elle évoque @ 19.51 un Maurice Desbordels. Or, je pensais que ce Desbordels était le Puck ou le JC de sinistres mémoires actuelles… Impossible qu’ils aient dressé une peinture aussi « juste » de la coterie de l’Herdélie, me suis-je dit. Et pour @ JL ceci : quels addicts regrettables auraient disparu des radars ?… Mis à part bouguereau, Alba, Masseur, Olivier et Alexia, et quelques défunts (Màc, Sergio), non…, je ne vois pas trop lesquels. Cela dit, ils ont été hélas très mal remplacés par de sombres crétins qui ont sans doute voulu combler leur désertion progressive.
(Diego & Frida… un roman « de commande » à Le Clézio J-M-G, pas trop fameux si j’en juge par mes notes infra paginales L’histoire tragique de Frida, ce fut qq chose quand même, oui !). Bon,
Ma « fine plume « devrait être chez Soleil Vert, Christiane!
Oui, mais pas seulement sur Lolita, renato.
Sur Nabokov en général et aussi sur Paul Auster, entre autres.
Mais sa grande passion, c’est le théâtre.
À propos des étudiants et des professeurs, MacKenzie Tuttle, la première épouse de Bezos, a étudié à Princeton, et l’une de ses professeures était Toni Morrison, qui l’a décrite comme l’une de ses meilleures étudiantes.
Adaptons le passage pour Jazzi. Voici :
Revenons au présent.Il est cinq heures et quart . Je bois un whisky dans mon coin. La plage est encore noire de monde. Catherine me demande si elle peut tapoter sur mon Olivetti rouge à touches noires. Julien a ôté son slip et pétrit son pénis. Il a dessus des grosses peaux cornées et jaunes. Pour lui, le désordre du monde vient de la bite. On n’y prête pas assez attention. D’après lui, Hitler était un fou furieux parce qu’il avait la bite déformée. Un homme reprend goût à la vie quand sa bite va bien.
De la Bibite génération au génocide, en pouffant
Pas mal l’extrait de Maurice Desborels.
Pablo75, qui était toujours passionnant sur la littérature espagnole, en était l’un de ses plus grands supporters !
Maurice Desborels, c’est un hétéronyme de D. dont on trouvera peut-être la masse des manuscrits dans une malle à sa mort ?
@ jzmn, MDR à l’histoire de vos bites multiformes. J’en conclus que vous avez enfin trouvé les deux qualités réunies en une seule. Donc, pourquoi changer d’une équipe qui gagne avec humour et amour ? Heureux hommes, c bin rare. Bàv,
Évidemment, puisqu’il enseignait la littérature. Le cas particulier de Lolita est intéressant car la majorité des cons croient que Humbert Humbert n’est qu’un portrait de l’auteur en pédophile… même après explication!
« Hitler était un fou furieux parce qu’il avait la bite déformée. »
Il serait intéressant de savoir comment sont les bites de Poutine, Trump ou Nétanyahou, D.
Tu le sais, toi ?
Un sujet important pour l’avenir de la planète !
Des chercheurs utilisent l’IA pour traduire des rouleaux carbonisés vieux de 2 000 ans provenant d’Herculanum artnews
Sur Lolita on sait tout ça, renato.
Il suffit de lire le roman de Nabokov.
Je croyais avoir lu que Desborels était Puck, ça selon Pablo75.
Apparemment pas.
« Un homme reprend goût à la vie quand sa bite va bien. »
C’est du Deborels ou du Houellebecq, D. ?
Puck et D. et quelques autres, c’est du pareil au même, renato.
Un rumeur insistante dit que celle de Netanyahou ne serait point circoncise. Et que cela expliquerait pas mal de choses de la géopolitique mondiale actuelle, jzmn ! urq.
plusieurs oublis :
@Christiane (29 juin 2026 à 20h32)
Merci pour le lien (analyse stylistique, C. Boré),
mais il y a un malentendu : ne m’attribuez surtout pas un tel jugement (« échec complet de l’écriture autobiographique » chez Leiris) !
@Ozy/Alfred 20 juin 2026 à 9h23
la supposée « ressemblance » entre Sadegh Hedayat et Pessoa disparaît dès qu’on ôte ou change les vêtements et les accessoires : S.H. avait un visage quasi triangulaire
https://artebox.org/hedayat-02/
Dans la série « Mais pourquoi ne parle-t-on jamais de … » : Henri Thomas.
@dearPhil (lecteur d’Herbart, si je me souviens bien) : connaissez-vous ce roman d’Henri Thomas, Le goût de l’éternel ? ça se passe à Cabris, et ils sont tous là.
La majorité des cons en sait plus que la minorité des érudits, d’où l’espèce de melting pot qui règne ici et qui fonctionne très bien.
Bien au-delà d’un projectionniste inspiré, Fabien est un travailleur, un passionné et fou de cinéma. Le programme qu’il construit est à son image, magnifique.
Il y a trente huit ans, lorsque je quittais Paris définitivement avec armes et bagages, pour venir vivre à Forcalquier, j’ai eu un coup de cœur pour ce village.
Stupéfaite cependant, par le mode de vie, et ses aléas, je vis ce cinéma sis dans un ancien couvent qui jouxtait la mairie sur la place du Bourguet, classé Art et Essai.
Je ne sais pas, à ce jour, l’historique. Ni le pourquoi et encore moins le.comment.
N’empêche que, dans cette grosse période d’adaptation, j’ai su que, avec ce ciné., je serai capable de vivre ici.
Il était couplé avec un autre ciné.absolument génial, dans lequel j’ai assumé avec brio un ciné-club de collégiens, de longues années durant.
Et nous étions devenu le parent pauvre. Là-bas, il y avait trois salles, on recevait Agnès Varda etc.
Fabien a repris la gérance. Homme intelligent, il a compris son public, ici. A tressé, lié, un lien indéfectible avec icelui.
Et, il nous fait une programmation extraordinaire qui le définit lui.
Pendant au moins deux ans, peut-être trois, je ne suis plus allée au cinéma, tellement j’appréhendais l’homme, puisque j’étais chez moi.
J’y suis retournée, et je suis toujours chez moi.
C’est lui qui m’a tutoyée, prénommée Michèle et sait qui je suis, mais pas tout. Il a l’intelligence de partager son profondément chez lui avec les spectateurs des films qu’il choisit.
Il est un homme de très grande dimension.
Rare, intelligent, ouvert, cultivé.
Moi, c’est vrai, j’ai vu Kill Bill à sa sortie, à New York, avec un grand pot de pop corn et une petite fille de douze ans.
Là, vers mi juillet, il nous reprogramme Kill Bill. Une seule fois. Je ne serai pas à Marseille.
Cet homme d’exception, jamais, ne dirai à quelqu’un « ne posez pas de question » ou encore, « votre question est conne », style chaloux hier soir.
On a une chance infinie d’avoir un type pareil qui est venu poser ses valises ici.
Pensée de 5H00.
En fait, tous ces écrivains nous emmerdent. Ils auraient mieux fait de se taire.
Pauvre rosse, hier soir, nous dinions au jardin avec quelques amis. De plat de fèves (de l’année dernière!) en vue? Aucun! Mais de délicieuses queues de lotte à la crème et au vin blanc, accompagnées d’excellentes tagliatelles et d’une cassolette de petits légumes (tout frais!), recette Vagenende, restaurant que j’ai souvent fréquenté à une certaine époque. Une frisée, un morceau de Brillat-Savarin du meilleur fournisseur, et une tarte aux fraises du jardin maison (pâte aux amandes) à se damner. Bref, le Paradis sur la table. Pensez si j’avais autre chose à penser qu’à vous poser des questions …
mais, ducon, c’était à renato de régler ses affaires. À moins que vous ne soyiez renato ?
Et puis, manger des queues lorsque la sienne est déficiente, quoi de plus délicieux ?
J’ai aussi mangé une queue, hier midi. Dieu merci pas trop grosse, ce sui m’a permis de manger sans culpabiliser !
Ma pauvre vieille rosse, vous êtes de plus en plus vulgaire. Occupez-vous plutôt de celle de votre ami Gigi, qui doit en être, la pauvrette, aux ballons d’oxygène. Votre question était d’une parfaite cruche, comme souvent vos propos. Je n’ai pas pu m’empêcher de le souligner!
Hurkhurkhurk !
Il y a deux façons de répondre à une question erronée :
— réponse incorrecte ;
— pas de réponse.
Et oui, l’absence de réponse est une réponse.
christiane,
ce qui est hyper intéressant ici, au sens de passionnant, c’est que, comme dans la vie, les hommes nous utilisent.
Or, comme nous ne sommes pas leurs bonnes, nous les envoyons paître. Bonne journée à vous, j’ai mis le deux pièces neuf, et je vais nager. Lundi, j’ai failli crier « c’est ma plage », mais je le suis retenue.
« je n’ai pas pu m’empêcher » :
une lavette.
allez, hop, la serpillère.
Bonjour Rose,
Hommes, femmes… ce partage ne me suffit pas. L’humain est au-delà, déambulant sur une Terre bien mal en point.
Il manque un chapitre qui les précède, peut-être à trouver au fond de l’eau, un monde poétique dans les profondeurs. D’où viennent-ils ces hommes, ces femmes, les vivants et les morts ?
Qu’importe qui se cache derrière Desborels ?
« Que de distance entre les étoiles ! Mais de combien plus grande encore la distance
qu’on apprend ici-bas ! » écrit Rainer Maria Rilke dans ses « Sonnets à Orphée ». ( ici, traduits de l’allemand par Lorand Gaspar et Armel Guerne).
Bonne baignade.
La marche, Christiane :
j’ai saisi le comité d’éthique de Radio France, chargé,entre autres, de garantir l’honnêteté des informations transmises sur les ondes des radios publiques. Comment accepter que Guillaume Meurice ait été licencié de France Inter pour une blague, une simple blague, sur le génocidaire Netanyahou, et Qu’Erner qui a diffusé un montage audio falsifié pour discréditer Mélenchon en le faisant passer pour un antisémite, soit encore à l’antenne ? J’attends avec impatience la réponse du comité !
Irmgard Seefried, chanteuse d’opéra, interprétant un air de Madame Butterfly, Opéra de Vienne, Autriche, 1945. Photo © Lee Miller.
dear « à vue de pays », plaisant pseudonyme gracquien, vu souvent les romans de Henri Thomas, (destin à la Drouin, à l’ombre de Gide) mais pas lu..honteux. je note cet Eternel de Cabris. thank you.
Beaucoup d’agitations nocturnes sur le prestigieux blog à passou, changement de climats dirait Maurois (pas le gros premier ministre), dubaille le jour. la tarte aux fraises de Chaloux, pâte aux amandes, fait envie.
Dame clopine part en croisade, scalper l’Erner, pas de la tarte
Message de Passou aux commentateurs erdéliens par temps de (pré) canicule :
« Veillez à modérer vos réactions : exploser à la moindre opposition ne vous aidera pas. Même si vous avez le droit d’exprimer un avis ferme, souvenez-vous que les autres possèdent aussi le leur. Accueillir la contradiction avec calme et ouverture renforcera vos échanges et préservera l’harmonie. »
baroz au balcon fume son joint
Tiens ! j’ai raté ce message de Passou.
Renato, quelle trouvaille! Bravo. Elle dit :
– N’avancez pas d’abord le corps sinon vous aurez l’impression de basculer en avant. Ce qu’a exprimé Giacometti dans son « homme qui marche » . Celui de Rodin a le corps plus droit.
Si nous marchions comme elle, si une foule marchait comme elle nous aurions l’impression de glisser dans les rues comme des extra-terrestres. Tout ceci me fait rêver. Les danseuses que vous regardez et dont nous regardons, ébahis, les photos font partie d’un monde en apesanteur comme dans une chanson de Jacques Higelin. Merci pour vos recherches. Il reste les marcheurs immobiles… vous savez, les grands rêveurs comme le sommeil du faune avant son réveil où il s’étire lentement. Une chorégraphie inoubliable de…
Découvrez cette vidéo : « Grand danseur russe / rôle du faune » https://share.google/8TCPB28bwVlFUsr6V
Nijinski et les Ballets russes.
« Dans les premières années du XXe siècle, les Ballets russes de Serge de Diaghilev, réunissant des artistes majeurs (Bakst, Fokine, Nijinski, Benois, Stravinski…), rénovent en profondeur l’art de la danse. Chaque saison, le public parisien s’enthousiasme pour le luxe des costumes, la splendeur des décors, la beauté des chorégraphies, la richesse de la musique. Depuis la première soirée organisée par Diaghilev en mai 1909, les amateurs vouent notamment un vrai culte à Vaslav Nijinski (1889-1950), danseur exceptionnel qui, défiant les lois de la pesanteur, s’est fait remarquer par ses bonds extraordinaires. Mais Nijinski a aussi l’intention de réinventer la danse. Le 29 mai 1912, il présente donc au public du Théâtre du Châtelet sa première chorégraphie, L’Après-midi d’un faune, inspiré par le Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy (1894), lui-même composé à partir du poème de Stéphane Mallarmé « L’après-midi d’un faune » (1876).
La saison 1912 des Ballets russes a été marquée par des échecs et des scandales retentissants : Thamar, Le Dieu bleu et Daphnis et Chloé ont été froidement accueillis, mais c’est surtout la chorégraphie de Nijinski qui a suscité l’hostilité d’une partie des spectateurs. En cause, un geste jugé trop érotique lors de la première. L’intrigue, très simple, était suggestive : « Un Faune sommeille. / Des Nymphes le dupent. / Une écharpe oubliée satisfait son rêve. » Nijinski mime alors un orgasme, d’où les réactions indignées du directeur du Figaro, qui sont contrebalancées par l’enthousiasme de Rodin. »
Voilà, cher Renato, où vous m’entrainez dès le matin. Quelle splendeur.
La notice est du Centre Pompidou.
Christiane, j’ai mis du temps à trouver cette vidéo, car j’avais besoin d’explications détaillées. Finalement, j’ai appelé une amie qui m’a envoyé le lien.
Phil, la violence, physique ou verbale, n’est pas mon truc : je n’insulte les gens que fort rarement, et je n’insulterai pas Zrner. Mais j’ai également contacté Mediapart car je souhaite vraiment comprendre ce qui se passe à Radio France. J’ai peur que le délitement de toutes les valeurs morales ne soit la préface à la victoire des néo fascistes l’année prochaine. Combien, ici, des macroniens parisiens cultureux, tremblant de peur qu’on tente de sortir d’un capitalisme qui sert leurs intérêts, vont voter Bardella plutôt que Mélenchon ? Où mettre un bulletin blanc dans l’urne ? Alors qu’à mes yeux, nous n’avons d’autre choix que de tenter… l’utopie, à moins d’accepter d’ores et déjà la mort. Or, j’ai eu un enfant, qui aura à son tour des enfants, c’est pour eux qu’il faut se battre pied à pied. Et LFI n’est pas antisémite, ou alors Montrez moi ses condamnations par le tribunal.
Ce n’est pas une vieille wassingue ignare me mettra dans le seau!
Hurk ?
Pauvre cloportine qui défend l’antisémitisme sans le savoir…
HONORE DE BALZAC
Physiologie du marcheur
« N’est-il pas réellement bien extraordinaire de voir, que, depuis le temps où l’homme marche, personne ne se soit demandé pourquoi il marche, comment il marche, s’il marche, s’il peut mieux marcher, ce qu’il fait en marchant, s’il n’y aurait pas moyen d’imposer, de changer, d’analyser sa marche : questions qui tiennent à tous les systèmes philosophiques, psychologiques et politiques dont s’est occupé le monde. » C’est pour répondre à ces palpitantes questions, posées d’entrée dans sa Théorie de la démarche, qu’Honoré de Balzac, en sociologue consciencieux, alla s’asseoir sur un banc du boulevard de Gand (l’actuel boulevard des Italiens), la promenade alors en vogue des Parisiens, afin de se documenter sur place. Résultat de ses observations…
« … De là vient la prodigieuse éloquence de la démarche, prise comme ensemble des mouvements humains.
Voyez ?
Il y a des hommes qui vont la tête baissée, comme celle des chevaux de fiacre. Jamais un riche ne marche ainsi, à moins qu’il ne soit misérable ; alors, il a de l’or, mais il a perdu ses fortunes de cœur.
Quelques hommes marchent en donnant à leur tête une pose académique. Ils se mettent toujours de trois quarts, comme M. le comte Molé, l’ancien ministre des Affaires étrangères ; ils tiennent leur buste immobile et leur col tendu. On croirait voir des plâtres de Cicéron, de Démosthène, de Cujas, allant par les rues. Or, si le fameux Marcel [le maître de danse de Louis XIV] prétendait justement que la mauvaise grâce consiste à mettre de l’effort dans les mouvements, que pensez-vous de ceux qui prennent l’effort comme type de leur attitude ?
D’autres paraissent n’avancer qu’à force de bras ; leurs mains sont des rames dont ils s’aident pour naviguer ; ce sont les galériens de la démarche.
Il y a des niais qui écartent trop leurs jambes, et sont tout surpris de voir passer sous eux les chiens courant après leurs maîtres. Selon Pluvinel [le maître d’équitation de Louis XIII], les gens ainsi conformés font d’excellents cavaliers.
Quelques personnes marchent en faisant rouler, à la manière d’Arlequin, leur tête, comme si elle ne tenait pas. Puis il y a des hommes qui fondent comme des tourbillons ; ils font du vent, ils paraphrasent la Bible, il semble que l’esprit du Seigneur vous ait passé devant la face, si vous rencontrez ces sortes de gens. Ils vont comme tombe le couteau de l’exécuteur. Certains marcheurs lèvent une jambe précipitamment et l’autre avec calme ; rien n’est plus original. D’élégants promeneurs font une parenthèse en appuyant le poing sur la hanche, et accrochent tout avec leur coude. Enfin, les uns sont courbés, les autres déjetés ; ceux-ci donnent de la tête de côté et d’autre, comme des cerfs-volants indécis, ceux-là portent le corps en arrière ou en avant. Presque tous se retournent gauchement.
Arrêtons-nous.
Autant d’hommes, autant de démarches ! tenter de les décrire complètement, ce serait vouloir rechercher toutes les désinences du vice, tous les ridicules de la société ; parcourir le monde dans des sphères basses, moyennes, élevées. J’y renonce.
Sur deux cent cinquante-quatre personnes et demie (car je compte un monsieur sans jambes pour une fraction) dont j’analysais la démarche, je ne trouvai pas une personne qui eût des mouvements gracieux et naturels. Je revins chez moi désespéré.
« La civilisation corrompt tout ! elle adultère tout, même le mouvement ! Irai-je faire un voyage autour du monde pour examiner la démarche des sauvages ? » »
(« Théorie de la démarche »)
Balzac n’ira pas jusque-là, mais il poursuivra son inénarrable étude, qui, n’en doutez pas, n’est pas totalement dénuée de sérieux. Durant cette journée d’observation, qu’il compléta par de savantes lectures faites dans son cabinet particulier, les femmes ne furent pas épargnées. Ce qui nous vaudra quelques pages, tout aussi désopilantes, sur l’art et la manière de retrousser sa jupe en marchant : «Combien de pauvres filles marchent innocemment en tenant leurs robes transversalement relevées, de manière à tracer un angle dont le sommet est au pied droit, dont l’ouverture arrive au-dessus du mollet gauche, et qui laissent voir ainsi leurs bas bien blancs, bien tendus, le système de leurs cothurnes, et quelques autres choses. […] Il demeure prouvé que les femmes ne doivent lever leur robe que très secrètement. Ce principe passera pour incontestable en France. »
magnifique cadeau à l’RDL, RM & Ch. que cette vidéo sur « l’aprèm d’un faune »… Merci. Bàv –
Je vous partage, CT, quoique le robot m’ait une fois de plus rappelé à l’ordre en me shintant une adresse qui parlait de votre « génocidaire », BN. « Nous n’avons d’autre choix que de tenter… l’utopie, à moins d’accepter d’ores et déjà la mort », dites-vous, p lus loin. Dans mes moments de déprime, toujours tapis aux aguêts, je crois que pour la plupart des rats morts, leur « utopie radieuse » se nomme jordan plutôt que jean-luc…
Je dis ça mais je dis rin, comme d’hab…
(On m’appelle aussi « rabat-joie et tête à claques »… J’essaie de rester à la hauteur de ce genre d’étiquettes peut-être fondées. Pas grave, vu que je n’ai jamais changé le moindre cours d’eau de vie dans un sens ou un autre. Bon courage à vous, et restez optimiste, la canicule ne va pas revenir de sitôt. Hein ?
Doriotchon à L’Élysée ne tiendrait pas quinze jours.
En ce concerne la probabilité d’un certain antisémitisme chez Ellelefit, le silence des parquets est en effet étonnant. Voir les récents propos de Doriotchon sur les terroristes du 7 septembre … qui ne seraient peut-être pas des terroristes.
@ La petite fasciste sans le savoir… Pas inédit…
Où l’on voit que Bartleby est un excellent test. Quand on n’y a rien compris, on ne comprendra rien à rien.
Pas de Hurk.
ILLUSTRATION
Cela saute aux yeux ! Les deux photos de ce billet en témoignent.
Le clown littéraire impuissant de Lisbonne, Pessoa, jouit en ville de la même démarche surfaite que le clown de Moscou, mondialement estimé, le fantastique Oleg Popov…
Une démarche dit toujours la vérité.
Thamar… si c’est celui d’ Antoine Dupont, alors on a pu dire à sa reprise 30 ans apres qu’ un « navet français restait un navet « , ce qui est dommage pour Nijinski.’A ce sujet, je me suis laissé dire que son Joural était entre Paris et New York . Pour ceux que l’inconnu n’effraie pas…
Merci, Jazzi. Superbe ton texte de Balzac.
Renato, merci donc à votre amie. Votre danseuse, marchant avec tant de grâce aura permis cet échange, et de revoir Nijinski dans « L’après-midi d’un faune » .
Oui, JJJ, c’est magnifique de revoir ce danseur exceptionnel s’étirer avec tant de beauté et de sensualité.
Bonne journée à tous.
PS : je suis contente qu’il y a eu tant de visites sur le blog Paul Edel (Carnets) . Comme quoi, d’une dispute peut naître de bonnes choses !
L’anticapitalisme est une farce. Des expériences en ce sens ont déjà été menées, mais en plus d’être antidémocratiques, elles se sont toutes soldées par des échecs, et ce ne sera certainement pas un tribun qui réussira dans cette entreprise. Ce n’est pas une raison pour basculer de l’autre côté, mais les électeurs devraient se demander pourquoi ils sont reduits de choisir entre Charybde en Scylla !
(Tribun au sens péjoratif, un homme politique qui se comporte et parle de manière démagogique.)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tamara_Karsavina
Merci, MC, pour elle.
Le journal de Nijinski est une plongée dans l’irrationnel. Une errance psychique à la fin de sa vie. Splendide.
Jjj, j’ai entendu parler d’un nouvel épisode caniculaire dès le 8 juillet prochain. Le Pen, qui a été climatosceptique , a dénigré le GiEc tant et plus, et qui donc devrait avoir la décence de s’estimer incompétente, et ne plus rien dire du tout, n’en a évidemment que pour la clim’ à outrance. On peut compter sur elle pour préconiser le pire.
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Apr%C3%A8s-midi_d%27un_faune_(ballet)
C’est bien cette reprise avec les mêmes décors et costumes et la chorégraphie de Nijinski. Contrairement à vous, MC, si je vous ai bien compris – mais vous savez comme je suis à l’aise dans le contre-sens…- je trouve cette chorégraphie splendide. C’est vraiment une nouvelle façon de danser qu’il avait trouvé en 1912.
trouvée
Avant de délirer sur le climat, il parait qu’il faut lire L’histoire du climat depuis l’an mille de Leroy-Ladurie. Ce que je vais faire. On sait par exemple que le XVIIIe siècle est dit « siècle de glace ».
Cette pauvre cloportine n’est qu’un haut-parleur prêt à brailler tout ce qu’on lui dicte, sans la moindre réflexion, ‘essentiel étant de brailler.
Le rôle du faune était interprété par Vaslav Nijinski qui avait également mis au point la chorégraphie .
«Vous diriez de Nijinski une statue, lorsqu’au lever de rideau il est allongé de tout son long sur le sol, une jambe repliée, un pipeau aux lèvres », aurait dit Rodin. Ce qui ne m’étonne pas. Oui, il y a quelque chose de magique à voir s’animer cette « statue ».
Il n’y a quelques vues filmées en noir et blanc du ballet, en 1912 mais pas la musique jouée par l’orchestre. Cette reprise est stupéfiante. On croit voir Nijinski.
Dear Phil, dans la pâte pas de pâte d’amandes, juste des amandes…
Oui, MC, c’est bien Patrick Dupont qui est l’interprète.
@ CT, pour approbation…
40 milliards et qq de « programmés » par le néo Front national pour lutter contre le « réchauffement », alors qu’il n’y aurait jamais eu de crise climatique jusqu’à présent dans ce « parti de gouvernement »… C’est qu’il faut ratisser large, maintenant que Jordane est en piste, ah ah ah…
D’autres n’avaient jamais lu ce vieux bouquin (quoiqu’ « intéressant » en son temps -an sens d’inédit-) de Manu Leroy-Ladurie, trop longtemps branchés sur la correspon Sand/Flaubert, sans doute…
Hélas, on ne peut pas en faire grand chose aujourd’hui, de son histoire du climat, pas plus que des billevesées d’un Claude Allègre.
Il est vrai que pour tous ces gens là, CT, les conclusions du GIEC depuis 40 ans ne ressortiraient que d’un aimable et sombre complot vert-rouge.
Enfin Brefl, message suivant pour DHH. Bàv,
Qui connait Jean-Philippe Dadas, grand marcheur devant l’Éternel et bématiste de père en fils ?
Marcher, c’est augmenter sa présence physique dans le monde, dixit Walter Benyamin.
« …. n’est qu’un haut-parleur prêt à brailler tout ce qu’on lui dicte, sans la moindre réflexion, l‘essentiel étant de brailler. » (Chaloux)
Cher Chaloux, la Taverne des Livres est destinée à fournir un accueil tolérant aux braillards de naissance !!! Le papillon de Beaubec est né pour pratiquer cet acte noble à la beauté mélenchonique, malgré la petitesse de ses ailes.
Nous tentons de la battre dans ce domaine. Beaucoup réussissent !
Aujourd’hui, on bascule dans le 2e semestre, ce qui est toujours un brin angoissant.
@ DHH. Je me souviens fort bien du décès de Michel Rocard (le 2.07.2016) il y a tout juste dix ans. Quelques mois auparavant (en nov. 2015, juste après les deuxièmes attentats terroristes à Paris), je l’avais croisé et salué à l’occasion d’une expo sur l’histoire du renseignement, organisée par YSL, aux Archives Nationales. https://www.lexpress.fr/culture/tout-sur-les-agents-secrets-au-fil-du-temps-une-exposition-des-archives_1732507.html
Rocard avait eu le cran de s’attaquer à la nécessaire réforme de nos services, en dépit de la haine que lui vouait Mitterrand à l’époque de leur coexistence forcée. – « Si ça vous amuse »…, monsieur le 1er ministre », lui avait-il balancé. Et Rocard en avait fait plus tard le litre de ses mémoires, « chronique de mes faits et méfaits ». Certes Rocard avait l’arrogance du grand serviteur de l’Etat sûr de son l’intégrité morale de ses engagements politiques sans faille…, en cela bien différente de celle du président. Rocard avait fini par dresser sa (modeste, hum) statue en « optimiste de la volonté politique et pessimiste de l’intelligence »… C’est quand même le genre de type qui manque depuis longtemps à ce pays… je ne sais pas, vous, mais je me souviens avoir lu sous votre plume votre profond respect.
BJàv,
Encore la visqueuse : »ce vieux bouquin Hélas, on ne peut pas en faire grand chose aujourd’hui, de son histoire du climatemps -an sens d’inédit-) de Manu Leroy-Ladurie,… ».
Pauvre pou…
Plutôt subtile, l’observation qui vous est adressée, CT… à 9.18. J’y perçois comme un brin d’empathie masquée à votre égard, une rareté sur cette chaine. Bàv,
– il parait qu’il faut lire L’histoire du climat
– Ce que je vais faire.
– On sait par exemple que le XVIIIe siècle est dit « siècle de glace ».
– un haut-parleur prêt à brailler tout ce qu’on lui dicte,
… anéfé !…
*** Hurk-Doriotchon n’a pas froid aux yeux, hein ? 🙂
Que pensez-vous de cette « autrice suisse » que je ne connaissais point, dir*maestri ?
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/06/30/alice-rivaz-un-temps-davance/
Gigi la visqueuse, reste dans ton domaine de compétences : le portage des poubelles à ton portail et la mise en conserves de tes (sic) fèves!
Pour le reste, ferme un peu ton clapet, tu déranges et tu fais tache. Et n’oublie pas de faire ta demande.
Notre collègue Philippe Artières, toujours vigilant et fidèle aux travaux historiques dédiés à la lutte contre le sida, ici ou ailleurs.
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/06/30/un-si-necessaire-vacarme/
Avec un tel « collègue », il ferait mieux travailler sur la sonnerie humaine. Il aurait un sujet de choix.
Les auteurs suisses
Ramuz, prononcer Ramu, a écrit « La séparation des races », brute de fondue, fort bien adapté au cinéma dans les années 30 par un russo-ukrainien naturalisé Français, passé aux oubliettes injustement. Un film que les Suisses d’adoption, Morand Chardonne auront apprécié en son temps.
Oui dear Chaloux, la pâte d’amandes sur ou sous les fraises fait un peu sévère comme dessert.
@ l’Herdélie,
Une tactique éprouvée pour faire ressortir la rage spumescente de ces intrenatues demi-habiles qui voudraient se faire passer pour délicats, raffinés et intelligents : écorcher les noms des gens qu’ils citent avec respect.
Essayez cette tactique, vous verrez, elle marche à tous les coups parmi les furieux refoulés.
@ MC, A ce sujet, auries-vous vu ou lu ce bouquin de notre ami (et non collègue), Pierre Lepère, un sympathique et savant essai dédié à « L’âge du furieux », 1532-1859″, sous titré : une légende dorée de l’excès en littérature » ?
Je vous le recommande au passage, lcé, car après tout, on est là pour partager des choses et d’autres, sans obliger quiconque à quoi que ce soit, bien évidemment. Hein ? Bàv & prenez bien soin,
Les fraises à la crème, con nata, dessert favori du Duc d’Albe dans ses plantations d’Aranjuez, entre deux massacres de Bataves dans les Provinces Unies.
@ RM, Phil ou RAMU,
___
« Ceux qui sont de l’autre côté du col s’étaient emparés d’un beau morceau de pâturage. Pour se venger, Firmin, un berger romand, enlève Frieda, une jeune alémanique. Mathias le colporteur fait, en secret, la liaison entre la prisonnière et Hans son fiancé. Durant l’hiver, Frieda manipule aussi bien Firmin que Mânu, l’idiot du village et à la fonte des neiges, les Alémaniques entrent dans le village incendié par Manu, pendent le berger et repartent avec Frieda ».
Ce résumé n’a pas l’air d’être bin séduisant, en dehors du titre, brut de décoffrage (sic), un leurre, semble-t-il, pour ce que vous escomptez sans doute produire comme effet « gobe-mouches » parmi la fachosphère habituelle de vos collègues.
Bàv,
Que les pieds de Clopine doivent être laids…
toujours se rabattre sur une recette de cuisine, pour évacuer le trop plein, ce qui fait l’unanimité en général. Les intellectuels auront toujours besoin de se mettre quelque chose dans la panse, (même s’il est un peu vulgaire de le reconnaître), puis d’aller faire un tour aux toilettes en observant la couleur de leurs fèves (sic).
urq
« écorcher les noms des gens ».
Jean-Jacques Janssen, Jean-Jacques Sansjen:
Madame sans Gêne…
Cher JC, il faut avouer que cet étrange papillon prend laborieusement son envol…
@D Pieds de Clopine.
Je me souviens dans La Chatte de Colette, de cette remarque à propos de la jeune femme:
« Elle a le dos peuple ».
« Plusieurs victimes franco-israéliennes des attaques terroristes du Hamas contre des civils et des soldats israéliens, le 7 octobre 2023, en bordure de la bande de Gaza et dans le sud d’Israël, ont déposé plainte, lundi 29 juin, contre le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc-Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2027, ainsi que contre son parti, pour apologie du terrorisme, par l’entremise de Mᵉ Nathanaël Majster, un avocat parisien. » Le Monde
JLM a déclaré que la qualification de « terrorisme » se discute. En effet, égorger, éventrer, couper en morceaux des civils, on se demande bien comment qualifier ces actes…
JLM n’a jamais été condamné pour anti sémitisme; c’est l’argument obsessionnel de Clopine. Pour qu’il y ait condamnation, il faut déposer une plainte; qui va s’embarquer dans une telle procédure qui va durer des années, quel intérêt? Le CRIF? La Grande Synagogue?
La plaidoirie de Richard Malka considéré comme convaincante par le tribunal qui a débouté LFI de sa plainte contre Enthoven me paraît suffisante. Je signale aussi que Caroline Fourest (pas de droite que je sache) sur LCI ne perd pas une occasion d’évoquer l’anti sémitisme de LFI.
Musique par Honegger, dear jjj, et Dita Parlo, ça vous parle pas ? Êtes-vous du genre à lâcher le crouton dans la fondue
Honegger est l’un des pires compositeurs qui soient.
Très savant en musique mais pour moi incapable d’avoir produit beauté et émotion musicale. Il redoutait le formalisme musical ; résultat : il n’a produit qu’ennui et emphase humaniste boursoufflée.
Au passage : il était Suisse.
Mozart était pas dispo, dear Dédé. Pour ce film, excellente composition moderne qui rappelle Dainah la metisse de Grémillon. C’est du cinéma de qualité, dear dédé, faut pas sortir le laser à france musique.
Dita Parlo me parle, c’est bin suffisant.
La fondue à la barbue, connais pas…
Pour le ‘lâcher de nains’, voy. Pierral et surtout, la jurisprudence subséquente, dirfil.
Sans gêne, la Madame,… ô ! comme il est tout petit-petit, avec ses contrepets à 100 balles, lui, le grand raffiné si bien éduqué !…
Pire qu’un petit nain lâché dans la nature avec son grand teckel. « Couché, Alfred ! ta gueule, tu gênes ! »…
« Honegger est l’un des pires compositeurs qui soient. »
Est-ce en raison de l’heureuse influence française ?
Je sais bien à quel fameux groupe il appartenait, renato. Mais excusez-moi, si vous comparez son oeuvre pénible à celle, délectable, de Poulenc…
Y’a pas photo, comme dirait l’autre.
« Sur le bord du tombeau,
On y danse, on y danse… »
Lorsqu’on est dans la salle, ça a tout de même un certain impact.
Honegger, la danse des morts…
Nous lui devons quelques exemples notables de contrepoint moderne, mais peu importe.
De Gaulle, suite et fin
« Je signale aussi que Caroline Fourest (pas de droite que je sache) sur LCI ne perd pas une occasion d’évoquer l’anti sémitisme de LFI. »
ne perd pas une occasion de mentir sur LCI tu veux dire ?
Texte français de Claudel.
Sans oublier la géniale version de Liszt. Par Bertrand Chamayou, excellent pianiste.
Suis-je le dernier commentateur dont le nom s’affiche parfois en rouge ?
A coté du Liszt, curieusement, il y avait cela. La charge affective qu’il peut y avoir dans un orchestre ou un chœur est quelque chose d’inimaginable. Heureux l’auditeur qui la perçoit.
Cavalliera Rusticana, intermède, Georges Prêtre.
Je viens de le voir à l’instant, jzmn, et suis en tous points d’accord avec la sobriété de votre chronique. Aucune objection, tout est juste de ce que vous en dites.
J’avoue même avoir eu du mal à retenir des larmes par moments, tant l’émotion est intense, je sais pas vous. Comment résister à tous ces personnages, y compris à Lhermitte que j’eus du mal à reconnaître sous Giraud. Peut-être que cela ne doit pas se dire ici, mais bof les quolibets, on y est habitué.
Je vous préfère en « invitant » cinéphile de l’RDL plutôt qu’en « invité », croyez-le bien 🙂 Bàv,
Un nouveau roman de Patrick Modiano est annoncé pour le 1er octobre 2026.
Entre temps le titre initialement prévu, « Derrière les vitres », a été remplacé sur les sites des libraires, courant juin, par « L’Eléphant ».
Comment est-on passé de l’un à l’autre ?
Mystère !
carlito !!!!!!!!!!
c’est juste pas une question de quolibet !
c’est une question que t’as la larme à l’oeil quand tu vois un type qui a représenté le summum de la souveraineté et de l’indépendance de notre pays.
et en même temps tu nous fait l’éloge des libéraux globalistes mondialistes qui font de notre nation une chose informe servile et soumise à l’oligarchie internationale et aux banques américano sionistes !
c’est pas un quolibet de te demander c’est quoi ton problème ?
en plus tu es prêt à suivre cette élite oligarchique mondialiste jusqu’à vouloir faire la guerre à la Russie sans même savoir pourquoi tu l’as fait !
en fait t’es juste un taré mon pauvre.
à force de regarder LCI ça t’a bouffé le peu de cervelle que tu avais.
Le renforcement de l’orgue dans le quatuor à cordes et harpe.
Verdi et Gounod avaient déjà employé ce procédé, mais dans cette pièce, il est particulièrement expressif.
Salle pleine et pleine d’émotion, hier à l’UGC-Bercy, JJJ.
Comment ne pas être ému !
Avez-vous reconnue la voix de Paul Eluard disant son propre poème, qui a donné son titre au second volet du film ?
https://www.google.fr/books/edition/La_Libération_de_Paris/o-3_EAAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=inauthor:%22Jacques+Barozzi%22&printsec=frontcover
@ en fait t’es juste un taré mon pauvre (16.27)
oui c vrai, un taré pauvre… pourqoui pas ? nul n’est parfait. Mais qu’il est où ton pb avec lui, mon bon, tamaloù, au juste ?
RESISTE !… comme de Gaulle ou Zelinsky, PROUVE que tu EXISTES !… sans Roosevelt, Staline ou Poutine.
Foin de l’esprit de chicane un instatnt, revenons à Pessoa et au statut particulier et central de Bernardo Soares dans l’oeuvre
🜁 I. Le statut exact de Bernardo Soares : ni hétéronyme, ni Pessoa, mais un « demi hétéronyme »
Fernando Pessoa lui même définit Soares dans une note célèbre :
« Bernardo Soares est moi, moins le raisonnement et l’affectivité. » (Éd. Christian Bourgois, trad. Laye, p. 35)
Cette phrase est capitale. Elle signifie :
1. Soares n’est pas un hétéronyme complet
Contrairement à Caeiro, Reis ou Campos, Soares :
• n’a pas de biographie autonome,
• n’a pas de style totalement distinct,
• n’a pas de vision du monde radicalement séparée.
2. Soares n’est pas Pessoa
Il n’est pas un simple pseudonyme. Il est une variation du moi, une modalité du sujet, une persona au sens strict.
3. Soares est un « demi hétéronyme »
Ce terme signifie :
• un dédoublement interne,
• une altération du moi,
• une version amputée de Pessoa.
Soares est Pessoa en tant qu’il se fragmente.
Il est le lieu où Pessoa se regarde devenir autre, sans devenir totalement autre.
🜂 II. Les trois hétéronymes majeurs incarnent trois principes héraclitéens
Nous avons déjà vu :
• Caeiro → le devenir pur (B12 : le fleuve)
• Reis → la tension des contraires (B53 : la guerre)
• Campos → le devenir comme excès (B84a : le temps enfant)
Il manque un quatrième principe héraclitéen, plus discret mais essentiel :le devenir comme intranquillité
C’est celui que Bernardo Soares incarne.
🜃 III. Le quatrième principe héraclitéen : le devenir comme intranquillité
Héraclite ne dit pas seulement que tout change. Il dit que le changement est une tension interne, une discordance, une inquiétude de l’être.
Fragment B51 :
« Ils ne comprennent pas comment ce qui s’oppose s’accorde avec soi-même. »
C’est exactement ce que vit Soares.
🜄 IV. Comment Soares incarne ce principe : le moi comme devenir inquiet
1. Le moi n’est jamais identique à lui-même
Soares écrit :
« Je ne sais pas qui je suis, quel moi je suis. » (Bourgois, p. 147)
C’est la formulation la plus pure du devenir héraclitéen appliqué au sujet :
• le moi n’est pas un centre,
• il n’est pas une substance,
• il est un flux inquiet,
• une discordance interne.
2. Le moi est une scène de forces contradictoires
Soares écrit :
« Je me sens multiple. Je suis comme une pièce dont les personnages surgissent et disparaissent. » (Bourgois, p. 89)
C’est la version subjective du fragment héraclitéen B53 :
« La guerre est le père de toutes choses. »
Le moi est une guerre douce, une tension interne, une discordance constitutive.
3. Le moi est un masque qui ne coïncide jamais
Soares écrit :
« Je me déguise en moi-même. » (Bourgois, p. 203)
C’est le devenir comme non coïncidence, comme désajustement, comme intranquillité.
4. Le moi est une voix qui résonne à travers un vide
Soares écrit :
« Je ne suis qu’une sensation de moi-même. » (Bourgois, p. 112)
C’est le devenir comme résonance, comme vibration, comme absence de fond.
🜅 V. Synthèse : les quatre principes héraclitéens incarnés par les quatre figures
• Caeiro : le monde est un fleuve.
• Reis : le monde est une tension.
• Campos : le monde est une explosion.
• Soares : le monde est une intranquillité.
Et Pessoa est celui qui met en scène ces quatre ontologies du devenir.
Conclusion : Soares, le Héraclite intérieur de Pessoa
Bernardo Soares est :
• le lieu où Pessoa se regarde devenir,
• le lieu où le moi se défait,
• le lieu où l’identité se fissure,
• le lieu où le devenir devient intranquillité.
Il n’est pas un hétéronyme : il est le devenir du moi pessoen, sa discordance interne, son fleuve inquiet.
Soares est le quatrième Héraclite : celui qui pense le devenir du sujet, non du monde.
@ 16.31,… bien sûr que je criais « liberté » avec elle et eux courant à la porte d’Orléans, et avec tous les spectateurs, unis en silence dans leur tête, Mais non…, pas « reconnu » la voix d’Eluard que je ne connaissais pas. Merci pour cette info, jzmn. Bàv,
Merci JL pour cette analyse cursive établie autour de l’oeuvre de Pessoa. Je n’aurais jamais imaginé que vous fussiez un tel spécialiste. Toutes mes félicitations…, après le droit international et le rock des années 70′, la poésie portugaise et les présocratiques !…
Quel homme…, ce Mario Soares, présent sur le pont Salazar durant la magnifique révolution des Oeillets !
Bàv
« sans Roosevelt, Staline ou Poutine. »
Roosevelt, avec sa nouvelle carte de l’Europe et sa nouvelle monnaie française, ferait passer Trump pour un enfant de choeur !
Pourriez-vous nous mettre le lien exact d’où serait extraite la citation supra ? Merci par avance, jzmn
—————–
« Veillez à modérer vos réactions : exploser à la moindre opposition ne vous aidera pas. Même si vous avez le droit d’exprimer un avis ferme, souvenez-vous que les autres possèdent aussi le leur. Accueillir la contradiction avec calme et ouverture renforcera vos échanges et préservera l’harmonie. »
Madame Sans gêne (Janssen) chougne à de gaulle mais va voter Philippe!
Hurkhurkhurk!
et non… elle vote « blanc » depuis longtemps… Bàv,
de Gaulle.
Un virtuose du lècheculat comme toi ne vote jamais blanc.
C’était dans l’horoscope du Parisien de ce matin, en tête du signe de la Balance (celui de Chedly)…
Sinon, JJJ, vous pouvez toujours réentendre Eluard dire son poème !
https://www.youtube.com/watch?v=8Eg5ROstcb8
« RESISTE !… comme de Gaulle ou Zelinsky, PROUVE que tu EXISTES !… sans Roosevelt, Staline ou Poutine. »
ceux qui résistent à nos provocations depuis 1991 ce sont les russes.
si De Gaulle avait été là c’est sûr que les choses ne serait pas passées de la même façon.
je te donne juste un exemple : les russes ont accepté la réunification de l’Allemagne et en échange les américains ont promis aux russes que l’otan ne s’étendrait pas vers l’est !
on sait ce que vaut la parole des américains, on en a un nouvel exemple avec Trump, sauf que De Gaulle aurait eu le courage de s’opposer à cette entourloupe !
des exemples où nous nous sommes allongés comme des carpettes face à la duplicité des américains par rapport aux russes je peux t’en citer des dizaines du même genre !
et De Gaulle n’aurait jamais accepté cette adhésion de la France à la duplicité des US !
le fait même que tu associés le président ukrainien et De Gaulle montre que t’as rien compris au film !
je vais te donner un exemple qui va te montrer l’aspect répugnant que cette association :
en 2019, juste après son élection le président ukrainien a été mettre des fleurs sur la tombe de son grand-père qui est mort en combattant le nazisme dans l’armée rouge !
à cette occasion il a fait un discours (en russe bien sûr) pour faire l’éloge de son grand-père comme quoi il était mort en combattant du bon côté.
et il y a 2 mois ce même type a fait des funérailles nationales pour le type qui commandait la division nazie contre laquelle son grand père s’est battu et a donné sa vie !
c’est là où je dis que ta cervelle elle part en bouillie à force d’écouter LCI mon pauvre !
Sous la main l’opus paru aux PUF et en lecture la quatrième de couverture de l’édition Conche des Fragments d’Héraclite . Elle suffit à donner la clé pour comprendre comment la structure fragmentaire d’Héraclite éclaire celle du Livre de l’intranquillité.
Procédons en trois temps :
1. Rappeler la situation de Bernardo Soares parmi les hétéronymes (cf. supra)
2. Dégager la conception héraclitéenne du fragment selon Conche
3. Montrer comment cette conception éclaire la structure du Livre de l’intranquillité
I. Bernardo Soares : un « demi hétéronyme »
Soares n’est ni un pseudonyme, ni un hétéronyme complet.
Pessoa le définit ainsi :
« Bernardo Soares est moi, moins le raisonnement et l’affectivité. » (Éd. Bourgois, p. 35)
Ce statut signifie :
• Il n’a pas de biographie autonome (contrairement à Caeiro, Reis, Campos).
• Il n’a pas de style totalement distinct (il écrit “comme Pessoa”, mais en mode diminué).
• Il est une modalité du moi, une persona au sens strict : un masque qui n’est pas un autre, mais un moi altéré.
• Il est le lieu de l’intranquillité, c’est à dire du moi qui se défait en écrivant.
Soares est Pessoa en tant qu’il se fragmente. Il est le sujet qui écrit depuis la fissure, non depuis une identité constituée.
II. Ce que dit Marcel Conche : la structure fragmentaire d’Héraclite comme cosmos
« Ce qui surgit ainsi des ruines du texte est une structure belle, un cosmos, une sorte de temple grec déployant son harmonie dans la durée. Chaque fragment apporte sa précision nécessaire ; chacun est complémentaire de tous les autres ; même si quelques-uns, plus décisifs, jouent le rôle de pierres d’angle. »
Conche affirme donc :
1. Les fragments ne sont pas des débris :
Ils sont les pierres d’un temple, c’est à dire les éléments d’une structure cohérente.
2. Chaque fragment est nécessaire :
Il n’est pas un aphorisme isolé, mais une pièce d’un cosmos.
3. Quelques fragments sont des pierres d’angle :
Ils donnent l’orientation du tout (B12, B53, B50, B84a).
4. L’ensemble forme une unité :
Une harmonie, une cohérence, une architecture.
5. Le fragment est la forme adéquate d’une pensée du devenir :
Car le devenir ne peut être dit que par touches, éclats, coups de lumière.
Héraclite n’est pas fragmentaire par accident : il est fragmentaire par essence.
III. Comment Héraclite éclaire la structure fragmentaire du Livre de l’intranquillité
1. Le fragment comme forme du devenir
Chez Héraclite, le fragment est la seule forme capable de dire :
• le flux,
• la tension,
• la discordance,
• l’unité mouvante.
Chez Soares, le fragment est la seule forme capable de dire :
• l’intranquillité,
• la fissure du moi,
• la non coïncidence,
• la pluralité interne.
Le fragment est la forme phénoménologique du devenir.
2. Le Livre n’est pas un journal : c’est un cosmos fragmentaire
Conche dit d’Héraclite :
« Une structure belle, un cosmos, un temple grec. »
Le Livre de l’intranquillité fonctionne exactement ainsi :
• chaque fragment est autonome,
• mais chacun est nécessaire,
• et tous composent une architecture du moi,
• où certains fragments sont des pierres d’angle (sur le rêve, la multiplicité, l’intranquillité).
Le Livre n’est pas un chaos : c’est un cosmos de la conscience fissurée.
3. Le fragment comme lutte contre la continuité
Héraclite refuse le discours continu : le devenir ne peut être dit que par éclats.
Soares refuse le récit continu : le moi ne peut être dit que par instantanés.
Héraclite : le monde est un fleuve. Soares : le moi est un fleuve.
Le fragment est la forme du fleuve.
4. Le fragment comme tension interne
Conche insiste :
« Chaque fragment est complémentaire des autres. »
Chez Soares :
« Je me sens multiple. Je suis comme une pièce dont les personnages surgissent et disparaissent. » (Bourgois, p. 89)
Chaque fragment du Livre est une voix, une tension, une discordance. Comme chez Héraclite, le fragment n’est pas un morceau : il est une force.
5. Le fragment comme proximité avec la vérité
Conche écrit :
« De l’éternelle vérité, aucun philosophe fut-il jamais dans une proximité plus grande. »
Chez Soares, la vérité n’est jamais un système : elle est une sensation, une intuition, une éclaircie.
Le fragment est la forme de cette vérité :
• brève,
• intense,
• instable,
• fulgurante.
Héraclite : la vérité est un éclair. Soares : la vérité est une intranquillité.
IV. Synthèse : Soares incarne un quatrième principe héraclitéen
Nous avons déjà les trois principes incarnés par Caeiro, Reis, Campos :
• Caeiro : le devenir pur (B12)
• Reis : la tension (B53)
• Campos : le jeu du devenir (B84a)
Soares incarne :
Le devenir comme intranquillité
C’est le fragment B51 :
« Ils ne comprennent pas comment ce qui s’oppose s’accorde avec soi-même. »
Soares est :
• le moi qui ne coïncide jamais,
• le moi qui se contredit,
• le moi qui se dédouble,
• le moi qui se fragmente.
Il est le Héraclite intérieur de Pessoa.
Conclusion
Grâce à la lecture de Conche, on comprend que :
• la structure fragmentaire d’Héraclite n’est pas un accident, mais une architecture du devenir ;
• la structure fragmentaire du Livre de l’intranquillité n’est pas un désordre, mais une architecture de l’intranquillité ;
• Soares est le lieu où Pessoa réalise le quatrième principe héraclitéen : le devenir comme fissure du moi, comme discordance, comme intranquillité.
Héraclite construit un temple du devenir. Pessoa construit un temple de l’intranquillité. Les deux sont des cosmos fragmentaires.
NOTA : on peut s’en tenir à l’hypothèse d’un puceau nanti
« Jean Langoncet dit: 1 juillet 2026 à 17h46h »
« Procédons en trois temps »
Et même en un seul: STOP!
Hurkhurkhurk!
Demain j’introduirai Heidegger dans la discussion
closer dit: 1 juillet 2026 à 10h55
JLM n’a jamais été condamné pour anti sémitisme; c’est l’argument obsessionnel de Clopine.
pas du tout : ce n’est pas ce qui s’est passé, c’est vous* ( un vous général) qui nous avez fait chier plusieurs années durant lesquelles nous nous la sommes bouclé.
Un, deux, trois, plus quinze fois le même. C’était du name dropping. Nous nous en sommes pris plein la gueule avec ce JLM antisémite, jusqu’à ce que, et cela a été mortellement long, un autre discours surgisse.
Cela a été atroce.
C’est derrière nous. C’est fini.
Et non à ce qui a été écrit ce matin : Israël se défend.
Demandez cela aux habitants de Tyr.
Un jour, on le hurlera.
Clopine ne fait rien d’autre que d’être juste.
Cela dans la suite de cette interrogation fondamentale de Conche : « Quel est le véritable Héraclite ? Celui de Hegel ? Celui de Nietzsche ? Celui de Heidegger ? Un autre ? »
« Jean Langoncet dit: 1 juillet 2026 à 17h53
NOTA : on peut s’en tenir à l’hypothèse d’un puceau nanti »
Ce qui est certain c’est que Pessoa ne posséda jamais la fameuse collection d’objets oblongs
dont dispose l’élégant Langoncet-Bouguereau, qui nous en a causé pendant des années en essayant de nous faire croire qu’elle était pour les autres. Muni cette précision capitale, on comprend mieux que, selon Langoncet secondé par l’IA, le poète portugais soit resté, quoique « nanti », « puceau ». Lui, selon ses propres critères, bien entendu, ne l’est plus depuis environ un demi-siècle (le temps que les bourgeoises de Pont-L’évêque envièrent à Madame Aubain sa servante Félicité). Mais nous ne savons toujours pas ce qu’en pense le PC.
Héraclite. Celui de Marcel Conche, évidemment.
NOTA : on peu s’en tenir à l’hypothèse d’un puceau nanti et aux lecteurs par bribes de Pessoa, ces nombrilistes pour qui : « c’est forcément intrigant car il a sans doute renoncé à publier taraudé par des doutes douloureux et je pense que c’est le cas de beaucoup d’écrivains »
peut
(Quuelque chose des « nombreux » évoqués par Héraclite …)
quelque (4 temps, donc)
« Jean Langoncet dit: 1 juillet 2026 à 18h04 »
« Demain j’introduirai Heidegger dans la discussion »
Chacun a son sobriquet. « Heidegger » est le petit dernier de la collection. Quant à « la discussion », je vous laisse deviner de quoi… il retourne.
NB Méfiez-vous toujours de ceux qui ne terminent par leurs phrase par une ponctuation, point ou autre. C’est un signe de dangerosité. C’était aussi le cas de bouguereau, preuve supplémentaire que l’un est bien l’autre.
si tous les médias répètent Mélanchon = antisémite c’est juste le narratif officiel.
la président de l’assemblée le dit : la France assure un soutien inconditionnel à Israël.
autrement dit Israël peut faire tout ce qu’il veut il a notre soutien inconditionnel.
Gaza ? soutien inconditionnel même quand ils balancent des bombes sur des femmes et des gamins.
Liban ? soutien inconditionnel ! idem…
Iran ? soutien inconventionnel. Israël détruit une usine où ils fabriquent des médicaments pour soigner le cancer ? soutien !
donc là il faut déjà regarder la définition du mot inconditionnel.
du coup pour éviter de discuter avec des gens qui auraient l’idée malvenue de dire qu’il ne faut pas assassiner des enfants ou détruire les médicaments pour soigner le cancer le plus simple c’est de les traiter de quoi ?
d’antisémite !
antisémite en fait c’est le mot magique qui fait taire les gens !
comme poutinolatre ou mollahnolatre etc…
des mots magiques pour faire taire les gens.
perso je trouve ça plutôt génial comme astuce et je ne vois pas ce qu’il y aurait à reprocher.
je veux dire quand la France invente des trucs géniaux pour faire taire ceux qui sont contre le génocides il faut plutôt en être fier !
empêcher des gens de dénoncer un génocide c’est un des signes de l’effondrement moral d’une société.
pour Epstine c’est pareil : la France est le seul pays au monde avec les US où aucune enquête n’a été ouverte sur ce type.
notre président a même dit qu’Esptine c’est une affaire américaine.
et là c’est pareil ceux qui le dénoncent sont quoi ????
des antisémites !
sauf pour Caroline Fourée de mensonges vu que pour elle Epstine avait des liens étroits avec….. la Russie !
Incidemment, n’importe quelle IA hi han est plus stimulante, sur tous les plans, que l’andouille mâtinée de crème de golem qui se répand jour et nuit dans ce cul de basse fosse, baptisé ainsi en son honneur ; il reste le billet et … Pessoa, autrement dit l’infini à la portée des caniches (ou presque)
Si Doriotchon n’est pas antisémite, il fournit l’itinéraire pour y parvenir sans la moindre hésitation et le moindre remords. Un degré de perversité supplémentaire. La pauvre Cloportine a choisi la vengeance par la crédulité, pas le meilleur chemin…
Langoncet, assois-toi tout doucement, n’oublie pas « Heidegger »…
On ne sait toujours pas ce qu’en pense le PC.
@NB Méfiez-vous toujours de ceux qui ne terminent par leurs phrase par une ponctuation, point ou autre. C’est un signe de dangerosité. C’était aussi le cas de bouguereau, preuve supplémentaire que l’un est bien l’autre.
Après Pessoa réduit à une affaire de prétendue pédérastie refoulée et de viginité de gosse de riche, Bukowski réduit à un profil dangeureux pour une affaire de ponctuation qui ferait défaut ?
S’agissant de l’Héraclite de Marcel Conche, il y a des mois que je me demande où est passé mon exemplaire. Mais d’après deux sites commerciaux, il semble toujours disponible. Demain, dès l’aube etc.
Puck, pourrais-tu m’envoyer une photo de tes pieds ? Ensuite je te dirais qui tu es.
Oui Langongon, c’est un fait très connu des psychiatres, – tu sais tes petits amis qui te donnent plein de bonbons de toutes les couleurs…
Une photo (statut : en attente d’authentification)
https://imgv2-2-f.scribdassets.com/img/document/706575757/original/3f77ac1bc3/1?v=1
Vous êtes comme moi, Chaloux. Je me réveille souvent à 05h 40 pour commander des tonnes de choses. Du grain, notamment.
Et maintenant Bukovsky… les garants du Langongon…Pas eux qui vont payer le loyer…
Hurkhurkhurk!
D, je me réveille souvent vers 4H30-5H00 (sauf exception, je me couche assez tôt 22H30-23H00) ensuite, je me rendors.
(Où sont les années où je déchiffrais de la musique jusqu’à 4H00 du matin,-sur piano numérique et au casque, bien entendu).
Paul Edel a quitté la Rdl.
La Gigi est toujours là.
J’entends le loup, le renard et la belette Amette !
« Jean Langoncet dit: 1 juillet 2026 à 18h59
« Après Pessoa réduit à une affaire de prétendue pédérastie refoulée et de viginité de gosse de riche »
Langongon, je crois n’avoir pas évoqué une fois la sexualité de Pessoa qui m’indiffère absolument. Ce sont tes conclusions. Je crois que tu as le cerveau encore plus percé et dégonflé que la Gigi.
Je ne m’intéresse pas non plus à celles, également énigmatiques, de Kafka ou de Ravel (en dépit des propos de Sauguet ou du récit de l’adorable Léon-Paul Fargue: « Bon bah, j’m’en vais au bordel »).
Celle de Flaubert est plus intéressante car elle est génialement racontée et très amusantes ce qu’on peut lire des confidences (à Flaubert) de Maxime du Camp. Reste celle de Hugo racontée par Henri Guillemin, ouvrage qui ne m’a pas laissé grand souvenir. Et les si merveilleuses lettres, parmi les plus magnifiques de toute la littérature, de Madame Sabatier à Baudelaire. Le petit livre d’André BiLLy sur Madame Sabatier est d’ailleurs à lire absolument, un diamant. C’est Gracq il me semble qui a évoqué le cas de l’amateur de littérature qui s’aperçoit que la femme qu’il aime écrit comme une concierge. De ce point de vue, Baudelaire n’aura pas été déçu. Madame Sabatier savait tenir une plume.
Mais on lit tout cela par raccroc, on ne va rien chercher.
Il y a concierge et concierge, Chaloux.
Le plus grand écrivain français du XXe siècle fut le premier d’entre eux !
Mes commentaires ne sont pas alignés sur les votres, quand bien même vous incarniez naguère ce cul de basse fosse pour en avoir été éjecté ; ainsi que d’autres avant vous
Pour quelqu’un qui ne s’intéresse pas à la sexualité des grands artistes, ta superbe bibliographie ne nous permettrait plus, à la lecture de tous les livres privés cités, de ne plus rien en ignorer, Chaloux !
à propos de polo l’asticot, de son blog et des bordels de la nouvelle orléans, au bout du trip, cette conclusion sans appel du capitaine américa, cet easy rider marquant de l’an 69 : on s’est planté, billy
https://youtu.be/hjYAEtO-Ohk?si=nCtAqqCtxO-_GxWs
tranquille le chat
Jazzi, on lit tout ça par hasard, dans la Correspondance Flaubert (les extraits de du Camp sont dans les notes ou appendices de la deuxième Pléiade) ou dans ses récits de voyage. Il se trouve que j’ai lu les souvenirs de Sauguet, Léon Paul Fargue, presque tout Guillemin, et que j’ai lu le Madame Sabatier d’André Billy par passion pour Baudelaire, et parce que j’aime particulièrement les livres formidablement érudits de Billy.(Il y a aussi un petit Gallimard de François Porché sur le même sujet que j’avais acheté, mais que je n’ai pas encore lu).
Non, Langoncet, tu as raison, tes commentaires ne sont pas alignés sur les miens, pour la bonne raison qu’ils sont comme toi, à moitié morts. Mais on ne sait toujours pas ce qu’en pense le PC.
(J’ai vérifié, je n’ai pas évoqué une seule fois la sexualité de Pessoa).
« Le second mandat d’Emmanuel Macron prenant fin le 14 mai 2027 à minuit, deux options étaient ainsi sur la table : un scrutin organisé les 11 et 25 avril ou, alors, les 18 avril et 2 mai. C’est finalement la seconde, plus tardive, qui a été retenue. Elle avait la faveur de la gauche et du Rassemblement national, »
La faveur de la gauche et du RN!!!
La gauche espère une belle manifestation populaire en sa faveur le 1er mai et le RN espère des émeutes et des désordres qui lui apporteront des voix…
Elles sont belles la gauche et la droite RN!
Jazzi, Proust n’a rien d’un concierge. La concierge répète, et envenime, Proust veut comprendre. Les Goncourt du Journal, en un sens sont des concierges mais pour notre plus grand plaisir (surtout quand on connait certains descendants). Et cet autre type du second empire à qui PA avait consacré un article…
Bardella attaqué pour un emploi fictif. Ils vont faire élire Sarah Knafo!
Chouette, non?
il ne parlait pas de proust, mais plutôt de céline qui faillit être interné à la loge de la conciergerie
Cela se produit le premier jour de juillet.
https://www.instagram.com/reel/DaQOyjksxkg/?igsh=OGdseW44emJtYm5m
langoncet p/ jm bouguereau aux célèbres god’michées ?!!! drôle de fantasme… d’un malade mental et de son âme damnée (mon gracieux), assurément. Nico Demorand a raconté des choses très « intéressantes » à ce sujet, bien que fort douloureuses aussi. On peut aisément en transposer la mécanique dans le cas du dédoublement de personnalité de l’erdélien du célèbre CDBF
@ Cela se produit le premier jour de juillet (MR sur Instag #)
… et donc, Le Roy Ladurie veillant aux grains, faudra nous expliquer pourquoi on a si froid en ce moment. On se croirait de retour au XVIIIe.. Bàv,
« (J’ai vérifié, je n’ai pas évoqué une seule fois la sexualité de Pessoa). »
Normal, Chaloux.
Il n’en avait pas !
Mais non, pauvre loque de Gigi la sur-visqueuse, Jazzi parlait de Proust et de son amour des potins.
bouguereau n’a pas cessé pendant des années de nous emmerder avec ses histoires de GM, un objet manifestement très important pour lui, une véritable obsession. Je pense qu’en fait de GM, on devrait aisément « pouvoir en transposer la mécanique » dans ton Q.
Hurkhurkhurk!
La prudence consiste à soupeser chaque mot…
« … et donc, Le Roy Ladurie veillant aux grains… »
La question des mots justes se pose. On nous parle de réchauffement climatique de manière émotionnelle ; rationnellement, il faudrait parler de déréglementation climatique, mais c’est peut-être un mot trop difficile à retenir.
Déréglement.
Les mots justement sous-pesés,
Dérégulation.
L’un parlait de proust, & l’autre de bouguereau.
Suivez Jzmn & langoncet dans les tourments de chacalfred, l’obsédé du Q… de basse-fosse, depuis des Plombes, à Venise
Prudence ! & laissez pisser vos gondoles, urqh.
DENIS REVELATEURS AUX AMATEURS DE CITATIONS ASEXUEES
———-
la sexualité de Pessoa qui m’indiffère absolument.
on devrait aisément « pouvoir en transposer la mécanique » dans ton Q.
Celle de Flaubert est plus intéressante
on comprend mieux que, selon Langoncet secondé par l’IA, le poète portugais soit resté, quoique « nanti », « puceau ».
J’ai vérifié, je n’ai pas évoqué une seule fois la sexualité de Pessoa
Je ne m’intéresse pas non plus à celles, également énigmatiques, de Kafka ou de Ravel
ce qu’on peut lire des confidences (à Flaubert) de Maxime du Camp. Reste celle de Hugo racontée par Henri Guillemin,
__________
… et toussa, en moins d’une journée ! No comment
Je souhaiterais consulter le réglement climatique. Où puis-je me le procurer ?
cloclo !!!!!!!!!!!
il n’y aura pas d’élections présidentielles en 2027 !
ou s’il y en a le résultat sera annulé pour ingérences russes.
et avant la France il se passera la même chose en Allemagne début 2027 soit en interdisant l’afd soit en annulant sa victoire pour ingérences russes.
le truc que les médias ne nous montrent pas c’est que la guerre entre l’otan et la Russie a déjà commencé : l’otan bombarde la Russie en profondeur (comme les journalistes ils disent) en ce moment tous les jours.
l’otan va aussi interdire l’accès à la mer Baltique.
le but est de multiplier les provocations pour avoir une réaction des russes et pouvoir ainsi annuler les élections.
donc quelqu que soit le scénario soit les élections seront annulées soit elles seront daubées.
ps : je ne me trompe jamais dans mes prédictions, c’est même comme ça que j’ai gagné du pognon.
là encore on retrouve toute la duplicité de nos journalistes et de leur narratif fabriqué à Bruxelles.
quand ils disent les ukrainiens bombardent Moscou il faut comprendre l’otan bombarde Moscou.
il y a avait un article de 3 pages dans le NY Times qui montrait la façon dont tout ce que font les ukrainiens est décidé et mis en action par l’otan.
donc ça c’est le 1er gros mensonge.
le 2è gros mensonge ça a été de faire croire que les russes voulaient envahir l’Europe.
les 3è gros mensonge sera quand les russes finiront par réagir aux provocations de l’otan on dira « on vous l’avez bien dit : vous voyez les russes nous attaquent ».
avec l’arrivée des élections en Allemagne les choses font forcément s’accélérer pour éviter que l’afd arrive au pouvoir.
le truc marrant c’est que les véritables héritiers du nazisme en Allemagne qui veulent une nouvelle guerre en Europe ce n’est pas l’afd c’est les élites globalistes.
sauf que si on regarde la 2è guerre mondiale ceux qui ont permis le nazisme c’était aussi les élites mondialistes et les banques.
le journaliste franco iranien Siavosh Ghazi est invité dans les médias français pour faire la promo de son livre sur son vécu de la guerre.
j’ai écouté les interviews sur plusieurs médias, les journalistes finissent par admettre que la société iranienne est en train de changer, par contre ils lui coupent tous les paroles aux mêmes moments, ex : quand il aborde les personnes infiltrées dans les manifs ou d’autres trucs qu’il ne faut pas dire dans nos médias.
ex : dans c à vous :
dans cet autre interview il faut voir son émotion quand il parle du bombardement de l’école primaire de Minab (à 9mn)
cette façon de lui donner la parole en l’empêchant d’aborder certaines choses montrent surtout l’importance de ces choses que l’on ne veut pas faire entendre.
il y a eu la même chose quand il y avait eu au parlement canadien cette standing ovation pour cet ancien officier da la division waffen ss galicie.
les médias ont montré la boulette, mais dès que quelqu’un voulait expliquer la présence de type dans ce pays les journalistes l’empêchaient de parler.
et effectivement on ne peut pas laisser un type expliquer la présence de ce type au Canada parce que cela fout en l’air tout ce qui est écrit dans nos livres d’Histoire.
parce que si ce type était là c’était grâce à Churchill et au Vatican.
alors que cet officier SS aurait dû être jugé et finir en prison ou pendu pour les crimes qu’il a commis (massacre des juifs etc…).
donc si les anglais et le Vatican ont fait en sorte que ce type ne soit pas jugé cela démontre que le procès de Nuremberg c’était juste du foutage de gueule !
et là on voit comment en partant d’un petit incident on fait exploser tout le système narratif que a permis de contruire notre Histoire.
et pour ce journaliste iranien c’est parezil : si on commence à le laisser parler de ces gens infiltrés dans les manifs tout le système sur lequel est basé le narratif des journalistes explose.
le seul truc qui pourrait nous inquiéter c’est que la quantité de choses que les journalistes veulent dissimuler grossit de façon exponentielle en même temps que grossit la peur que cela soit révélé.
sauf qu’on ne peut pas faire barrage à la vérité quand il y a trop de choses à dissimuler.
il arrive un moment où le système sur lequel est construit l’omerta explose et c’est toujours la vérité qui finit par l’emporter.
sauf que quand on en arrive à ces situations extrêmes la vérité l’emporte en détruisant tout le système.
exactement ce qui s’est passé en Russie soviétique où les mecs ils n’arrivaient plus à colmater tous les trous par lesquelles la vérité passaient : ils étaient trop nombreux.
d’où cette course contre la montre aujourd’hui entre la vérité et la guerre.
si la vérité l’emporte il n’y aura pas de guerre.
et si la guerre l’emporte il n’y aura pas de vérité.
vu de l’extérieur ce serait passionnant, mais vu de l’intérieur c’est flippant.
Bonne nouvelle.
« La Bataille de Gaulle fait une remontée spectaculaire au box-office France ! »
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La bataille de Gaulle – partie 1 : l’âge de fer : 464 184 entrées (Cumul : 1 354 770)
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Merci pour les corrections.



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