Pessoa, intranquille comme personne
Une règle d’or : ne jamais se laisser influencer par l’épaisseur d’une biographie, qu’elle vous décourage ou qu’elle vous impressionne par son poids. Une telle mise en garde est indispensable en s’emparant (des deux mains sinon c’est une foulure du poignet assurée) de Pessoa. L’œuvre-vie (Pessoa. A Biography, traduit de l’anglais par Nicolas Richard, 1280 pages, 39,90 euros, éditions du Seuil) de l’américain Richard Zenith qui semble avoir voué sa vie à cette œuvre. Monumental, sans aucun doute. Un évènement, soit. Et alors ? Cela ne suffit pas. A l’examen, c’est époustouflant de finesse critique dans l’analyse des textes, de prudence éclairée dans la critique des sources, de parfaite connaissance des contextes politique, social, littéraire, artistique. Et c’est l’exploit du traducteur d’avoir rendu fluide et enthousiasmante la lecture de ce pavé. Il est vrai que le biographe a été animé du souci de tout rendre visualisable par le lecteur ; une prouesse s’agissant d’un poète et écrivain chez qui tout passait par le ressenti, qui n’aura cessé depuis son plus jeune âge d’inventer, d’expérimenter, d’imaginer, de rêver surtout en faisant tout passer par les mots.
Œuvre-vie, comme l’indique le sous-titre en couverture, c’est le cas de leur dire non seulement parce qu’elles font vraiment qu’une mais encore parce que l’auteur les traite ainsi, ne songeant jamais tout au long de ce bon millier de pages à les dissocier. Fernando Pessoa (1888-1935) a tout écrit, touché à tous les genres littéraires, des plus attendus (poésie, traductions…) aux plus surprenants (autoanalyses, thèmes astraux…). Un archipel que cette œuvre. Il est dominé par Le Livre de l’intranquillité (traduit du portugais par Françoise Laye, 624 pages, 30 euros, Christian Bourgois éditeur, 1988) autobiographie sans évènement, quelques cinq cents passages rédigés sur des registres, des tons, des styles, des sujets variés, qui a assuré sa gloire posthume (la première édition en portugais ne remonte qu’à 1982), échappe aux catégories littéraires classiques. Son biographe s’est résolu à le présenter comme « son Journal intime semi-fictif ».
Le néologisme de l’« intranquillité » a été inventé (bien qu’une occurrence de ce terme inconnu ait été retrouvée dans un vieux poème d’Henri Michaux), en tout cas popularisé par la traductrice Françoise Laye en 1988 pour rendre en français desassossego (le mot était venu sous la plume du poète le 20 janvier 1913) exprimant à la fois le désarroi, l’angoisse et l’inquiétude. Quelque soixante-dix hétéronymes recensés dont quatre (Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos, Bernardo Soares) sont les principaux, les piliers du système de ce livre, de véritables alter ego, tous trois nés en 1914 à la veille de la guerre. A ceux qui découvriraient cette œuvre, il convient de préciser qu’il s’agit bien d’hétéronymes (situés hors de sa personne) totalement créés par lui et non de pseudonymes (l’auteur en propre personne).
Leur invention de même que leur réunion sous sa plume avaient pour but de lui conférer un moi unifié et cohérent dont l’absence le faisait souffrir. Ces personnages composaient son orchestre intime pas toujours très harmonieux car chacun à sa manière avait des prétentions de soliste. Contrairement à Joao Gaspar Simoes, premier biographe de Pessoa en 1950, Zenith ne croit pas que les hétéronymes relevaient d’une fabrication artificielle et insincère, un exotisme créé pour appâter le chaland, une manigance mystificatrice mais qui ont toutes périclité au bout de quelques mois. Il leur rend justice notamment à la fin du livre en les incluant dans la chronologie de leur créateur à leur date de naissance mais en se gardant bien de signaler celle de leur mort puisqu’ils vivront tant qu’il y aura des livres et des yeux pour les lire.
« J’ai mal à la tête et à l’univers entier »
De son vivant un certain nombre de poèmes de sa main parurent dans des revues et des journaux, mais l’essentiel de ses textes ne fut révélé qu’à titre posthume. Il ne ressentait aucune urgence à publier. Seule lui importait l’écriture en elle-même, acte unique qui assurait sa survie à ses yeux dès lors qu’il s’organisait autour de sa « poétique du moi fragmenté », un moi éparpillé et flou mais un moi constamment irrigué par sa relation à autrui en vertu de l’entretien que nous sommes.
Tout ce qu’il écrivait portait la marque de l’hésitation et de l’inachèvement, les deux fléaux majeurs contre lesquels il luttait avec son irrésolution. Autant dire que la notion même d’« édition définitive » de son œuvre est vouée à l’échec le concernant tant « le principe d’incertitude » gouvernait tout ce qu’il a écrit. De toute façon, « il n’existe pas de livre-matrice auquel se référer ». Tout au plus peut-on esquisser des analogies avec un autre grand livre. Richard Zenith s’y emploie en le rapprochant de L’Homme sans qualités de Robert Musil au motif que les deux sont mus par des idées tout en étant dépourvus d’intrigue (mais est-ce si original) et que leurs narrateurs observent le monde sans pouvoir agir sur lui tant la volonté leur fait défaut (et Bartleby ? et Oblomov ?). Sur le plan philosophique, il le rapproche plutôt de Kierkegaard. Mais c’est à Shakespeare qu’il a recours pour lui trouver un glorieux prédécesseur dans sa manière de transformer sa vie en allégorie. Autant de parallèles éclairant mais de biais car cette œuvre à l’écoute de la chute du temps est sans pareille.
Rassurez-vous : malgré le nombre d’années consacrées à cette enquête et la quantité d’écrits que cela a suscité sous sa signature, Richard Zenith juge lui-même que le mystère Pessoa demeure inentamé. Cela a suffi à ses admirateurs pour lui accorder le statut intouchable de poète maudit. Quelque chose d’essentiel résiste encore, mais quoi ? Sa pudeur, sa réserve, sa timidité, son sens maniaque du rangement et de l’organisation, son misérable tas de secrets sur sa vie privée, sa relation avec Ophelia Queiroz la seule amoureuse qu’on lui connut (célibataire convaincu, il est mort puceau à 47 ans de son propre aveu). En présence d’une femme qui l’attirait, son premier réflexe était de s’enfuir. Chez lui, tout passait par les mots, rien que les mots. Il ne lui suffisait pas rêver sa vie, de l’imaginer ; encore lui fallait-il la visualiser jusqu’à la cartographier.
« Pessoa, par-dessus tout, ressentait »
Quoi ? Tout. A commencer par ce sentiment étouffant, asphyxiant même, selon lequel la vie ne suffit pas. Or l’humanité ordinaire le dégoûtait, c’était épidermique, seulement voilà : il n’y en avait pas d’autres. Rien ne vaut de passer son temps aux terrasses de cafés à Lisbonne à refaire le monde en compagnie de quelques amis choisis, poètes, philosophes, écrivains. Il avait bien participé à la création de quelques petites sociétés à l’objet divers et varié ainsi que de modestes revues où il publiait ses poèmes mais leurs existences furent éphémères. Mais de quoi vivait-il alors ? question majeure s’agissant de tout artiste qu’Henri Cartier-Bresson m’enjoignait de me poser systématiquement en toutes circonstances. (« D’où vient l’argent ? »). Richard Zenith nous l’apprend : en 1907, il a bénéficié d’un héritage « considérable » à la mort de sa grand-mère et quand celui-ci menaçait de se réduire en peau de chagrin, ses riches tantes le renflouaient.
Le monde de Pessoa est si insaisissable stricto sensu qu’il devrait décourager les metteurs en scène de s’y frotter. A l’écran, cela n’a rien donné de convaincant fut-ce à travers le filtre Tabucchi. Au théâtre, où Pessoa s’était essayé, le pire et le meilleur. Le pire, c’est en ce moment. Pessoa Since I’ve been me, le spectacle de Bob Wilson repris au Théâtre de la Ville à Paris jusqu’au 21 juin, échoue à refléter ce grand manège de la sensation pure que son œuvre exprime. C’est juste une succession de tableaux certes saisissants de beauté formelle. Tout pour l’esthétique contrairement au Regard du sourd ou à Einstein on the Beach. On est émerveillé mais l’émotion s’arrête là. Les fragments de textes lus en plusieurs langues ne suscitent pas la moindre émotion ni le moindre intérêt. Ca veut mimer mais ça ne fait que grimacer ; au lieu de danser, ça gesticule. Où sont le théâtre et l’opéra ? Dommage que l’esprit et l’âme de l’écrivain soient absents de ce simulacre de pièce qui hésite entre le cabaret et le music-hall malgré l’énergie déployée par Maria de Medeiros dans le rôle-titre. On n’entend pas sa musique intérieure dont la lecture en solitaire d’une seule page du Livre de l’intranquillitéou de certains de ses poèmes nous suffirait à en percevoir les échos. Ce n’est pas dans ce spectacle que l’on découvrira tout simplement un autre monde, une prose poétique qui a trouvé une manière unique de dire l’écoulement du temps, le secret que nous sommes pour nous-mêmes, la quête d’identité comme une obsession, l’art de la fuite. Ses derniers mots :
« Je ne sais pas de quoi demain sera fait »
Reste le meilleur. C’était pour la création d’Ode maritime adapté par Claude Régy de l’œuvre de Pessoa en 2009 au Théâtre de Vidy sur les rives du Léman à Lausanne avant d’être donné à Avignon puis de partir en tournée. Quel paradoxe de quitter un tel lieu le coeur léger après avoir assisté à un spectacle d’une grande violence ! Non que l’on se réjouisse d’en avoir terminé, au contraire. Alors ? Le bonheur de se sentir reconnaissant. Il n’y a pas d’autre explication que cette gratitude en remerciement de ces deux heures d’intelligence et de sensibilité. Leur alchimie dépendait du comédien, Jean-Quentin Châtelain. Le résultat fut un vrai choc. Pessoa avait publié Ode maritime (traduit du portugais par Dominique Touati, Éditions de la Différence, 1990) en 1915 dans la revue Orpheu sous la signature d’Alvaro de Campos, l’un de ses chers hétéronymes. Claude Régy s’en était emparé et avait revu et adapté les exigences de la traduction littéraire à celles de la scène avec l’aide d’un expert de la langue d’origine, lui qui ne connaissait que le français ; cette fois donc avec Parcidio Gonçalves. Outre la violente beauté du texte, et sa radicalité absolue qui correspond si bien à sa conception du théâtre, il voulait faire passer ce qui l’avait particulièrement touché : la nostalgie de l’enfance qui s’en dégage dans la dernière partie, lorsque Pessoa introduit Jim Barns, personnage que l’on croirait surgi de L’Ile au trésor, et sa chanson de pirates si typique de la manière de Stevenson, avec ses histoires de coffres à merveilles analogues à la malle en bois dans laquelle Pessoa avait lui-même entassé quelques 25 000 feuillets que l’on retrouvera après sa mort. Relique laïque du culte de Pessoa, elle fut rachetée (vide, bien sûr) par un collectionneur portugais qui conserve farouchement l’hétéro… pardon, l’anonymat.
« Et m’enveloppe comme le souvenir d’une autre personne
Qui mystérieusement serait moi »
Inoubliable Jean-Quentin Châtelain, seul sur scène, debout face à nous, au bord d’un quai qui n’est plus que mélancolie de pierre, narrateur et unique personnage de ce spectacle. Le proférateur devrait-on dire car lorsqu’il ne mâchait pas son texte avec une diction qui lui est propre, le saccadant, le ruminant, le découpant, le crachant, il criait.
« Aho-ô-ô-ô-ô-ô-ô-yyyyyyy Goëlette aho-ô-ô-ô-ô…. »
Cette litanie qui joue sur tous les registres d’une voix, du murmure effondré à l’appel au grand large, s’inscrit dans une longue coulée de poème en vers rythmée par des jeux de lumière et un tapis sonore. Jamais une silhouette immobile ne nous aura fait autant voyager dans le grand dehors. Toutes les mers, tous les océans, tous les ports, tous les matelots, mousses, navigateurs, hommes d’équipage et gabiers s’exprimaient par la voix d’un seul. Une orgie océanique parmi des vapeurs aux allures de prolétaires des mers.
« Et vous ô choses navales, vieux jouets de mes songes !
Composez hors de moi ma vie intérieure ! ».
(…) Tout navire au loin est un bateau à voile proche,
Tout navire distant vu maintenant est un navire dans le passé vu de près.
Tous les marins invisibles à bord des navires à l’horizon
Sont les marins visibles du temps des vieux navires,
De l’époque lente et voilière des navigations périlleuses,
De l’époque de vois et de toile des voyages qui duraient des mois ».
Des femmes y sont violées, des blessés balancés aux requins, des enfants enterrés vivants dans des îles désertes dans l’évocation du mystère joyeux et triste des arrivées et des départs. A la fin seulement, après cet appel à notre imagination, interpellation personnelle qui nous cloue durant une centaine de minutes, on se rend compte que ce n’étaient pas des paroles mais une musique que lançait cette voix sans bouche surgie du néant.
« Faites des gréements de mes veines ! »
Il faut être habité, hanté, halluciné pour incarner un tel texte comme Jean-Quentin Châtelain y parvient. Il implore qu’on le piétine, qu’on l’attache au mât, qu’on le flagelle, qu’on le torture, qu’on lui casse les os, qu’on lui arrache les yeux. Il implore à mort. Ainsi se laisse-t-on envoûter par l’émotion qui sourd du moindre de ses sons. On sent une telle fragilité en lui qu’on voudrait l’aider avant que ses hurlements au loin nous en retiennent. On assiste alors à ce phénomène rare sur une scène : un homme déchiré par ce qu’il s’extorque, le corps et l’âme ne faisant plus qu’un dans un moment d’une intensité qui ne se laisse pas oublier. « Les vents de Patagonie ont tatoué mon imagination » scande-t-il.
Fernando Pessoa craignait la folie car il savait que cette crainte relevait déjà de la folie. Son porte-parole nous insuffle cette angoisse, délire des choses maritimes, jusqu’au vertige. On en ressort intranquille mais heureux, comme si le clapotis du Tage venait de submerger nos sens. L’art, probablement. C’était il y a une quinzaine d’années. Le temps a passé mais Pessoa transcendé par le génie de Régy et celui de Chatelain me hante encore alors que ce que j’ai vu et entendu sur la scène il y a quelques soirs à Paris est déjà oublié. Restera aussi l’étourdissante biographie de Richard Zenith, longtemps sans aucun doute. Il n’est pas né celui qui la rendra obsolète.
(« Fernando Pessoa fotografado na Baixa de Lisboa nos anos 20 do século XX – esta é uma das imagens mais marcantes do seu quotidiano. Pessoa a caminhar no Chiado. »Au musée Fernando Pessoa et dans son quartier à Lisbonne ; Une scène du Pessoa de Bob Wilson » photos Passou)
1 631 Réponses pour Pessoa, intranquille comme personne
Bonne nouvelle pour qui ?
Pour le Grand Charles ?!
Par ces temps de canicule, beaucoup de gens vont aux salles (climatisées) de cinéma pour… fuir la chaleur !
Ceci explique cela.
Deux cadeaux, le texte de Christiane et ceci :
https://pauledelblog.fr/2026/06/07/faulkner-la-vie-dans-une-seule-et-unique-phrase/
Un génie ce Paul Edel
@ ps : je ne me trompe jamais dans mes prédictions, c’est même comme ça que j’ai gagné du pognon (8.35)
Donald vient encore d’engranger 2 miards $ en argent de poche avec ses bitcoins et les sauts boursiers spectaculaires induits à mesure qu’il annonça l’imminence d’un accord avec l’Iran…
Qui dit mieux, pukt ?… Encore un coup de la désinformation soviétique ?
@ 9.34 / Bonne nouvelle, pour qui : les Gaullistes ?
Il vient de faire changer les deux pneus avant de la Mégane pour des neufs, avec équilibrage gratuit avant de récupérer la nouvelle R4 en septembre.
@ le règlement climatique ?…
On peut se le procurer dans le dernier Télé Z, au tabac du coin de Chaville, je pense qu’il est encore ouvert à cette heure-ci,
Bàv
Dans la salle du Palace bondée (aus 3/4 vide habituellement aux autre avant-premières), il n’y avait quasi que des couples de personnes âgées, comme lors de la version De Gaulle I.
Rien à voir avec une recherche de fraicheur éventuelle. Les gens de la France profonde qui doutent de l’actuelle capacité du Front National à relever le pays, aspirent à entendre raconter la « Résistance » qui vit apparaitre le triomphe de De Gaulle, puis l’instauration du gaullisme à plus long terme… Ils éprouvent un besoin nostalgique vital de retrouver l’espoir qu’ils connurent à cette époque de leur adolescence, sous le joug mortifère du pétainisme. Voilà ce qu’ils pensaient et disaient tous, au sortir du film : la LIBERTE que j’écris ton nom, c’est pas le retour du néo-fascisme !
9.52 @ Un génie ce Paul Edel
Oui, merci pour lui, il mérite amplement ce cadeau, anéfé.
Christiane ? je sais pas trop… Disons plutôt d’accord pour le titre, mais alors « sans bouillir », hein ?
Bàv,
aujourd’hui à 6 h dans Le Monde.fr
https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/07/02/pierre-assouline-la-litterature-nous-enseigne-que-la-vie-ne-suffit-pas_6717788_3260.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default
TENEEZ BON, les amis, avec Pessoa pendant que j’assure ma promo…
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Si « notre hôte » dédicace son dernier opus à un.e erdélien.ne, icelui ou icelle pourrait-il me le prêter après usage au titre d’une solidarité minimale du fan club ?… J’avoue avoir quelque scrupule à aller le commander chez Leclerc, en même temps que mes bonbons Haribo.
Cela dit, rien n’urge, il y a déjà la biographie de Madame Sans Gêne qui attend sur ma pile.
Merci pour votre compréhension, Bàv-couic
Vanité, vanité, tout est si dérisoire en ce bas-monde de l’Herdélie, purkh
(p/° Etalii – wiki) Vanitas vanitatum et omnia vanitas (traduction dans la Vulgate de הבל־הבלים־הכל־הבל — Havel havalim, hakhol havel — dans la Bible hébraïque) est une locution latine qui se traduit en français par « Vanité des vanités et tout est vanité ». Tout comme le « Rien de nouveau sous le soleil », la phrase est tirée du Livre de l’Ecclésiaste, un des livres sapientiaux de l’Ancien Testament, où elle apparaît en deux occurrences (Ecc. 1:2 et Ecc. 12:8).
La formule « vanité des vanités », calque de l’hébreu הבל־הבלים (havel havalim), a une valeur superlative comme souvent les répétitions dans l’hébreu biblique. Une traduction plus juste serait sans doute « vanité entre toutes les vanités » ou « la plus grande des vanités » (de même, le Cantique des Cantiques devrait se comprendre comme « le Cantique entre tous ou le plus grand de tous les Cantiques », le Saint des Saints serait « le (lieu) saint entre les (lieux) saints) ».
C’est par cette formule que s’ouvre et se clôt le long discours de l’Ecclésiaste (aussi appelé Qohélèt d’après son nom hébraïque), lequel discours constitue les douze chapitres du livre homonyme. L’Ecclésiaste, un homme sage, après avoir exploré chaque aspect de la vie terrestre, y expose la conclusion à laquelle il est arrivé que tout est vanité et poursuite de vent, laquelle est annoncée dès le début du livre. Selon Procope de Césarée, quand le roi des Vandales Gélimer, vaincu et capturé en 534 par les Byzantins, fit son entrée dans l’hippodrome de Constantinople pendant le triomphe de l’empereur Justinien, et qu’il le vit assis sur un trône élevé, il sentit plus encore qu’auparavant la grandeur de son infortune et aurait prononcé ce verset de l’Ecclésiaste.
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*** Je suis très inquiet du nouveau schisme qui risque d’affaiblir notre Ste Eglise. Quel est votre point de vue, D. ? Que faut-il penser de l’offenseive des lebebvriste ? Y a-t-il vraiment motif à s’inquiéter face à l’emprise progressive du Coran en nos contrées et de la division de notre Chrétienté ?… Et ce, d’autant plus depuis l’avant-dernière encyclique qui prit congé des climato-sceptiques arc-boutés sur leurs certitudes depuis l’an mil ?
PS’ (cum grano salis) – c’est comme le retour en force de l’idéologie masculiniste, ça fout la trouille, CT, non ?… Vous en pensez quoi de ce mec de 22 ans qu’aurait dézingué une dizaine de jeunes filles de son âge prises au hasard, pour se venger de ce qu’aucune d’entre elles n’aurait voulu coucher avec lui, de sorte qu’il se retrouverait encore en état de pucelage avancé, quelle honte !
(Il paraitrait que ce serait, au mieux, un fait divers pas révélateur de quoi que ce soit, au pire, d’une nouvelle fake parcourant les RS pour faire peur aux meufs trop résistantes à la nécessaire pérennité de la domination masculine sur la soumission féminine ancestrales).
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*pour etalii :
L’asexualité concernerait 1 à 2% des hommes et des femmes. Pessoa, Ravel, Kafka, cités plus haut, pouvaient très bien faire partie de ce groupe.
C’est probablement socialement embarrassant parfois, mais quelle paix!
#Claudel/Honegger « La danse des morts »
dans le Journal de la « petite Hélène » (Hoppenot)
2 février 1939
Chez les Claudel, première audition de « La Danse des morts », musique d’Arthur Honegger. Consciencieux, appliqué, puissant, il ressemble encore plus fidèlement qu’il se peut aux portraits de Beethoven. Il a tenu, me dit-il, à se faire lire le texte par le poète, à le lui faire commenter phrase par phrase pour mieux se pénétrer de ses intentions. Claudel lui a déclaré tout de suite : « Il n’y a pas une ligne de moi : j’ai tout pris dans la Bible !. »
Je pensais que quelqu’un (MC peut-être ?) mentionnerait « Jeanne au bûcher », première collaboration Claudel/Honegger
Mon point de vue est que ceux qui désobéissent au berger de l’Eglise sans motif impérieux doivent être excommuniés.
Je souhaiterais que les motifs de ces ordinations illicites soient expliquées.
és.
François Louange
Soleil vert.
Merci mais inutile de faire rager l’homme en question qui commente votre commentaire.
Pour moi, tout ça c’est du passé donc révolu.
Je maintiens mes jugements sur ces vaniteux.
à la nécessaire pérennité de la domination masculine sur la soumission féminine ancestrale.
wouarf.
Rose…. Impayable!!!
SV, une dernier point : « génie » me paraît excessif, talentueux me paraît plus juste.
1 – Chantons ses Louanges…, à la DGA, il nous faisait beaucoup rire.
2 – « Socialement embarrassant ? » pour eux ou pour leurs lecteurs et auditeurs ?… Vous plaisantez, monsieur Clotaire ! – Ce « mystère » a produit depuis des plombes des tonnes de commentaires spéculatifs chez des gens absolument sans aucune curiosité au sujet de leur vie « privée » !
3 – C comme pour l’autre Ste-Beuve et ses mauvais tuyaux urinaires échancrés, expliquant d’après les spécialistes de l’RDL, l’essentiel de son « œuvre » atrabilaire.
4 – Des « ordinations illicites » ?
Vraiment pas une petite idée au sujet de ces 4 évêques « forcés », D. prime ? A mon avis, étaient asexuellement dangereux auprès des agneaux et agnelles, mais tellement pieux, avant le Watican II !
5 – @ etalii => Hospodar ou Gospodar est un terme d’origine slave signifiant «chef, seigneur, souverain» (Gospod = seigneur ; dar = celui auquel on rend hommage). – Sens 1 : L’hospodar est un mot d’origine slave utilisé pour désigner les souverains de Valachie et de Moldavie. – Sens 2 : en Ukraine, le terme désigne le chef de famille. Sens 3 : en Roumanie, un bon gestionnaire.
(cf. Mony Vibescu @ Culculine d’Ancône).
Bàv,
@ 14.30 Mais il n’enrage point du tout, bien au contraire, voyons… Il s’amuse, à l’abri de la canicule qui s’en revient au triple galop avec elle.
Il le trouve coquin, ce Soleil vert, quand il s’y met aussi, à la ziza ! 🙂
15.02) « Pervers » me parait excessif, « Impayable !!! » est en revanche beaucoup plus juste. *** Il est anéfé totalement gratuit, c’est là tout son « talent ».
cf. cette parabole totalement immorale de la bible, et alli
https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents
Enfin, JJJ, vous ne mesurez vraiment pas le ridicule d’avoir ameuter la rdl pour que tous voient que le vermisseau JJJ était cité par Paul Edel comme l’ayant compris. Le reste de l’échange vous échappant complètement et vous vous en moquez. Ce qui est important pour vous gonfler d’orgueil c’est qu’il vous ait cité, votre légion d’honneur. Vous paradez alors que vous ne vous êtes jamais intéressé à son blog avant. Et maintenant, vous recevez le compliment de S.V adressé à Paul Edel à sa place! Mais vous êtes d’un ridicule achevé mon petit. Calmez-vous voyons, vous allez exploser comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Un peu de décence!
14.40 / ancestraleS (sic)
l’adjectif se rapportait à domination + soumission.
Cela dit, merci pour le Wouarf, vous au moins… hein !? on peut plaisanter, sans devoir mettre les émoticônes nécessaires.
ameuté -?)
M’enfin, cricri, calmez-vous, mon boeuf, ma fille, ma bataille, fallait pas qu’elle s’en aille !
Il m’avait semblé que vous ne vouliez plus m’adresser la parole. Et vous n’arrêtez pas de me courser quand je m’adresse à vos ex amis.
Que vous arrive-t-il ?…
Je vous avais pourtant conseillé de ne pas bouillir votre propre génie, qu’il allait finir par exploser un jour ou l’autre.
Comme vous le dites justement : « Pour moi, tout ça c’est du passé donc révolu »…, sauf votre colère si irrationnelle et mal si maîtrisée, comme lorsque vous enseignâtes jadis aux enfants récalcitrants. Qu’ils durent en baver, les pauvres mômes (je pense) et qu’ils n’en ont pas subi trop de traces. Hein ?
https://www.youtube.com/watch?v=f_xRcipwgAM
Pauvre JJJ. Vous voilà sordide. Ah bon vous M’avez vu enseigner. Menteur, calomniateur, étouffant de colère, vexé.
Comme Chaloux vous connaît bien ! Il vous a bien situé dans votre médiocrité. Allez vite chez Paul Edel. Il va vous faire un gros câlin pour vous consoler, Caliméro. Sur ce allez, hop, à la poubelle ! Vous ne meritez pas mieux.
« Mais comment en sommes-nous arrivés là ?
Je viens d’une époque où les mots avaient un sens. Avant de parler, on écoutait ; avant de juger, on cherchait à comprendre. Ces dernières décennies, j’ai pourtant assisté à une barbarie progressive, non pas de la culture, mais de l’humanité tout entière. Les réseaux sociaux en sont le parfait exemple. Ils n’informent pas : ils excitent.
Ils n’expliquent pas : ils SIMPLIFIENT.
Ils ne favorisent pas le dialogue : ils dressent les gens les uns contre les autres. Ils sont le reflet d’une société qui a rendu la critique ridicule, le doute suspect et la compétence ennuyeuse. Il faut une résistance quasi héroïque pour échapper à tout cela. Dans un monde qui veut vous rendre stupide, penser est déjà une forme de désobéissance. Car, tandis que tout tend vers la bêtise, penser demeure la forme ultime de résistance.
L’ignorance n’a jamais été une opinion. Pourtant, aujourd’hui, on l’applaudit souvent comme une forme d’authenticité. La pensée critique est agaçante car elle oblige à étudier, à douter et à assumer la responsabilité de ses propres idées. Il est bien plus confortable de colporter des slogans que de chercher la vérité. »
Umberto Eco
Rose, « impayable » vous était adressé, dans le sens « irrésistible » pour votre commentaire. L’autre est toujours dans le contre-sens et l’aboiement.
Bonne soirée.
Renato,
Ce monde idéal n’existe pas ici. Vous le savez bien…
Rien qu’en répondant à Gigi (je ne sais pas quoi m’a pris), j’ai le smartphone tous gras-poisseux. Et ça sent pas très bon. Beurk. Ça m’apprendra.
À quoi est réduite cette vieille et sale pute de la gigi ?
À vomir des ignominies sur Christiane qui la tenait en considération pourtant.
Une perfide créature sans âme ni esprit, immonde, répugnante et dépourvue de toute dignité.
christiane
je l’avais compris ainsi, et avais trouvé votre réponse très cocasse.
Une loi pour l’aide à mourir !!!
Merci bien mesdames et messieurs les députés !!!
Pas de peine capitale pour les violeurs-tueurs d’enfants ni pour les terroristes et assassins islamistes !!!
Pauvre France…
L’AIDE À MOURIR = MEURTRE PAR ORDONNANCE.



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