Pierre Michon vient quand il veut
Puisque la saison se prête, parait-il, à la déconnexion, si vous aimez la littérature, ce dont nul ne doute dès lors que vous vous trouvez sur le fil de la République des livres, lâchez tout, (re)lisez et (re)précipitez-vous sur Le Roi vient quand il veut (407 pages, 7,50 euros, Le Livre de Poche). Il faut se jeter dessus non parce qu’il est sous-titré « Propos sur la littérature » (ce qui lui donne un côté salonnard à côté de la plaque) mais parce qu’il est de Pierre Michon. Peu d’écrivains français prennent comme lui la peine de réfléchir à ce que lire et écrire veulent dire, et plus rares encore sont ceux qui manifestent un tel goût des autres écrivains.
Il s’agit d’une compilation de trente entretiens parus pour la plupart dans autant de revues confidentielles entre 1989 et 2007, éditée par Agnès Castiglione avec le flaubertien Pierre-Marc de Biasi. Des conversations plutôt, probablement réécrites en leur temps par l‘auteur avant impression. Bien que le livre ait paru pour la première fois en 2007 chez Albin Michel, j’étais passé à côté, en repoussant l’urgence à plus tard au motif que ce n’était pas inédit, avec l’assurance de me rattraper lors de la parution en petit format par Le Livre de Poche en août 2010. Le genre de livre qu’on sait qu’on va aimer et qu’on se réserve pour les moments d’apaisement, quand tout concourt à en restituer la saveur. Idéal avant la déferlante de la rentrée. A une réserve près : le papier du Livre de Poche est, comme d’habitude, si gris, terne, poreux qu’il est difficile d’écrire dessus au crayon sans forcer jusqu’à en trouer la page ! C’est dit, passons à l’essentiel, les folies Michon.
Un festival d’intelligence, de finesse, d’humour, de culture où un certain savoir-vivre, que les cuistres nomment « vision du monde », nourrit un savoir-lire et un savoir-écrire à nuls autres pareils. L’entreprise est risquée pour l’écrivain qui l’autorise car on voit inévitablement surgir les répétitions de thèmes, de sources ou de références. Alors passons sur ses tics (les mots « énonciation » et ses dérivés, « dispositif », « croyance ») pour nous attacher au reste : cette générosité de grand lecteur qui brûle de faire partager ses émotions. Simplement, contrairement à un Nabokov en pareil cas, il parle des livres des autres en évoquant les siens –et de la vie des écrivains en répondant sur la sienne. Cela donne la plus originale des autobiographies. Le portrait qui en ressort ? Celui d’un type – pas un homme, ou un écrivain, mais bien un type- qui est né et a grandi entre un père absent et un fantôme de sœur morte, un spectre et un ange. Il a traîné ses guêtres de bistro en bistro jusqu’à 35 ans, ne fichant rien, picolant comme ce n’est pas permis, avec la ferme intention de s’y appliquer, malgré quelques tentations sans suite du côté du théâtre. Boire le sang noir des morts, ce qui revient à commercer avec d’anciens vivants, avec Michelet en embuscade. Ses aveux de biture sont terribles. Cinq bistros pour soixante-six habitants dans son patelin de naissance, au fin fond de la Creuse : tout s’explique ou presque. Pas une fatalité génétique mais tout de même, difficile d’en réchapper.
En 1981, il porte ses Vies minuscules chez Gallimard. Présenté par Louis-René des Forêts et rejeté par Michel Tournier. Représenté et accepté par Jean Grosjean. 1918 exemplaires vendus la première année. Après, il se rattrape. Tant et si bien que ce précieux petit livre mythique qui soudainement fane tant de biographies, éclipse les autres (La Grande Beune, Abbés, Corps du roi) jusqu’au triomphe des Onze. Il se pose des questions comme celles-ci : qu’est-ce qui, d’un texte, fait une œuvre d’art ? Le roman n’est-il pas un genre exténué comme l’était la tragédie classique sous Voltaire ? Pas vraiment romancier. Ni nouvelliste. A mi-chemin : écrivain de romans courts. Non par essoufflement ou paresse, mais par aversion pour le gras et le superflu, et par goût pour le densifié et le resserré, aux antipodes de la bonne grosse Weltanschauung et des vertigineuses machines romanesques. D’accord avec Valéry : « La postérité, c’est des cons comme nous ». D’un rien, il peut faire un livre : la voix enregistrée du tramway de Nantes annonçant la station « Cinquante otages », sa mère ensevelie à la minute même où deux tours sont réduits en cendres à Manhattan.
Tempora pessima sunt. Il juge bien ses propres livres, certains shootés à la littérature, d’autres pas. Mythologies d’hiver ? Des fables de notre époque sans croyance. Maîtres et serviteurs ? Vaut surtout pour le chapitre Watteau où l’inavouable sexuel est dit. L’Empereur d’Occident ? Un exercice de style. La Grande Beune ? A peine un roman. Il juge aussi bien l’essentiel de la production littéraire actuelle : de purs artefacts bien bouclés. Il est d’une famille d’écrivains au sein de laquelle il coudoie Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gérard Macé, Richard Millet, Antoine Volodine, Olivier Rolin, Jean Echenoz. Avec une préférence pour ceux qui, comme lui et Quignard, ont le goût du bref et de l’archaïque. Qu’est-ce qu’il fait, Pierre Michon ? Toute la journée, il lit, se promène, parle, picole. Quand vient le texte, il écrit, souvent textes à la commande, ça stimule. Son unité de mesure :
« Un long matin tendu et refermé sur sa plénitude et un soir tendu vers le matin à venir ».
Au bout, ce n’est pas un roman qui l’attend mais un bloc de prose, son genre, inconnu des manuels. Il veut attirer Dieu dans son livre. Il est des ambitions moins nobles. Dieu, mot-gouffre. Même quand il dit simplement : « Je pense que nous mourrons et que Dieu existe ». D’ailleurs, il tient la littérature pour une forme déchue de la prière, c’est dire. Et soudain, cette phrase admirablement cadencée, qui laisse sans voix :
« Les œuvres sont les preuves de la grâce- mais sans grâce pas d’œuvre ».
Le rythme, la période, le mètre, tout est là. Il maîtrise parfaitement la langue classique, tenue. Abhorre les points de suspension, trop débraillés. Tout ce qu’il écrit veut côtoyer le sacré. Dieu ne le quitte pas. Son christianisme est médiéval. Il tient que tout écrivain est nécessairement un imposteur puisqu’il ne s’autorise que de lui-même. Il envie Pessoa. Cherche non le rosebud mais le nigredo en tout artiste :
« Sur quel intime foutoir l’œuvre jette-t-elle son masque ravissant ? »
C’est une éponge. Retient tout ce qu’il lit. Victor Hugo et Flaubert surtout. La Bovary et Booz endormi reviennent tout le temps au sommet de ce qu’il appelle « ma bibliothèque neuronale ». Mais on y trouve aussi La Chambre claire de Barthes. N’empêche, il paie sa dette à Flaubert, le premier à avoir écrit une vie minuscule avec Un cœur simple. Il a beau être un faulknérien absolu, il n’en est pas pour autant dupe de la posture du grand William entweedé, moustache taillée de frais, pipe apaisante empoignée, alors que dès que le photographe a le dos tourné, il retourne à son état de pochetron lamentable. Ce qui ne l’a pas empêché de rendre compte de la totalité du monde à partir de son ilot de Mississippi. Juste pour accéder non à l’universel mais au planétaire. Proust disait que les livres sont les enfants du silence et de la solitude. Michon y ajoute le secret, la patience « et les infimes stratégies de la table de travail ». Tout pour conjurer l’angoisse qu’un jour la grâce vienne à le déserter.
« Il me semble que pour un écrivain rien n’est plus intime, rien ne le constitue davantage, rien n’est plus lui-même, que cette volonté énonciative dont j’ai parlé, ce désir violent qui préside à sa phrase, cet infime et décisif putsch dans son parlement intérieur, qui fait soudain la voix despotique de ce qu’on appelle, et qui est, la littérature, se met à parler à sa place. C’est cela que j’appelle Faulkner ».
Cette certitude est au cœur de Trois auteurs (1997) et de Corps du roi (2002) même si elle irradie toute son œuvre. Michon a été jusqu’à identifier sa propre biographie à celle de Faulkner en établissant des passerelles entre les accidents de leur vie : origines sociales, roman familial, alcoolisme autodestructeur… Il a fini par décalquer sa Creuse sur le comté de Yoknapatowpha. Il ne sait pas au juste pourquoi il a été à lui mais il y va encore, captivé par une force d’attraction qui le dépasse, persuadé avec Borges qu’on ignore ce qu’il y a au fond de ses livres même si on sait juste qu’y gisent des vérités qui nous terrorisent. Il est lui aussi l’écorché au seuil de sa maison de douleur. Lui aussi veut accepter d’être dans le mouvement du monde. Faulkner n’est pas son Dieu mais son roi, un génie dans son genre, le romancier capital, celui qui aura marqué « la » rupture littéraire de son siècle.
Voilà Michon. Un maître sans disciple. Déjà un classique moderne. Celui dont l’exigence, en plaçant la barre loin du sol, nous oblige à nous élever à cette hauteur. Chacune de ses phrases est admirablement ciselée. Quand il converse aussi. Lisez, c’est sa voix même qu’on entend. Lui, ses livres, les autres livres. Lecteurs, du début à la fin, c’est de vous dont il s’agit. A propos, « le roi » du titre, c’est la littérature, le sens, le vrai, l’inspiration, la grâce. Il vient quand il veut. Dans toutes ces pages, il est venu et il est resté.
(Photos D.R. et Jean-Luc Bertini)
1 775 Réponses pour Pierre Michon vient quand il veut
« Bientôt la fourrière puis le refuge. »
Tu n’as donc aucun coeur, D. !
Pendant qu’on cause, la Chine avance à pas de géant dans l’IA dont IA militaire, économique et scientifique, recherche scientifique fondamentale et notamment dans le domaine de la santé.
Les USA on raison de se faire du souci.
le plus marranr c’est que pour les immigrés d’Espagne certains médias ont commencé par donner les raisons les plus probables :
– accord entre l’Espagne et l’Algérie pour achat de gaz
– naturalisation des immigrés
– vengeance des américains et des israéliens
etc…
là on était encore dans le monde réel.
et ce n’est qu’après, parce uqe ces journalistes ont dû se faire remonter les bretelles qu’ils sont partis en roue libre avec un « célérusses ».
il y avait eu le même déroulé pour Nordstream : au départ les médias passait la vidéo où Biden disait que si les russes attaquaient l’Ukraine ils feraient exploser les gazoducs.
vu que là c’était le président américain qui lançait cette menace cela restait plausible.
sauf que là aussi ils ont dû se faire remotner les bretelles d’avoir passer cette vidéo et là ins sont tous partis sur le « célérusses »
du coup la propagande actuelle n’est pas voulue par les journalistes de façon spontanée.
au départ je pense qu’ils essiaent de faire leur boulot normalement.
ce n’est qu’ensuite que leur direction leur demande de revenir en mode propagande en racontant des trucs hallucinants.
parce que dire « les russes ont saboté leur gazoduc » il faut quand même avoir les épaules solides pour oser le sortir.
tous les journalistes ne sont pas capables passer aussi facilement de l’état de journaliste à celui de propagandiste.
Moi j’adopte volontiers, mais s’il est écrit qu’il aboit à tort et à travers, lèche comme un forcené le visage premier inconnu, fout ses pattes boueuses sur ce que vous venez de laver, non merci.
aboie. Décidément.
il doit bien y avoir quelques labradors autour de l’étang brise-miches
Le Jazzi vient quand il veut
Peut-on être un grand écrivain en publiant des livres d’entretiens brillants, clairs et intelligents, plus longs que ses oeuvres, sur son propre travail, en particulier, et sur la littérature, en général ?
Avec humour de surcroit !
Telle est la question que je me pose (vous pose) en relisant, non sans plaisir et profit, « Le Roi vient quand il veut » de Pierre Michon.
Un grand artiste ne se distingue t-il pas surtout par ses angoisses, ses doutes et ses incertitudes sur son art ?
La nuit, rose est Ehpad Dante!
Voir par exemple les difficultés, les balbutiements incompréhensibles, les borborygmes d’un Patrick Modiano, prix Nobel de littérature, lorsqu’il parle de ses romans !
J’en ai relus plusieurs récemment, toujours avec le même plaisir, et constatant que son meilleur roman est peut-être celui où il ne parle pas de lui : « Dora Bruder » !
(je découvre, tardivement, le plaisir de relire…)
Avec rose, il n’y a pas de Paradis.
C’est le purgatoire ou l’ Enfer.
donc le prétexte d’utiliser le racisme pour interdire de parler des gangs ethniques en Angleterre, tout comme celui de l’antisémitisme dans la cas d’Epstein sont de faux prétextes.
il s’agissait en vérité, pour nos sociétés de remettre en place les vieux rites païens du sacrifice.
idem pour l’Ukraine : quand on dit qu’on ne comprend pas pourquoi les européens veulent à tout prix voir continuer cette guerre « jusqu’au dernier ukrainien », cela entre dans ce cadre de réhabilitation du rituel de sacrifice.
sacrifier des jeunes vierges ou de jeunes soldat dont on admire l’immense courage etc… c’est un retour au vieux rituel païen de sacrifice humain.
perso j’imaginais bien que la fin des religions en Europe, les gens ne croient plus Dieu, ne vont plus à la messe etc… allait entraîner une forme de nihilisme.
par contre, le truc que j’avais pas vu venir, et là je m’en veux un peu pour ce manque de clairvoyance, c’est que ce nihilisme allait entraîner un retour aux rituels de sacrifice humain.
et là tout s’éclaire !
on comprend pourquoi les anglais ont tout fait, à tous les niveaux (politique, police, médias etc…) pour taire les assassinats après viols et tortures de jeunes anglaises.
on comprend pourquoi Macron dit qu’il ne faut pas enquêter sur Epstein.
et on comprend pour les européens ne veulent surtout pas voir s’arrêter cette guerre en Ukraine avec l’avantage que cette guerre fait beaucoup de morts considérés par les peuples européens comme un grand nombre de sacrifices humains.
jazzman c’est sérieux ton histoire de faire de la mémoire de De Gaulle un parc d’attraction pour les touristes ?
ou bien c’était juste une blague ?
là aussi transformer ce que nous avons de plus précieux en moyen de gagner du pognon c’est la définition même du nihilisme.
c’est là que l’on voit comment le nihilisme est lié à une transformation anthropologique.
plus aucune valeur disons transcendante n’est digne de respect.
en ce sens que le respect serait de refuser de transformer cette valeur en argent.
en fait notre hyper matérialisme a fait en sorte que plus rien n’est au dessus du pognon.
c’est le sens de l’américanisation de sociétés où le capitalisme définit la règle suprême de toutes choses.
déjà là on se dit wow c’est mal barré.
et quand en plus on assiste à ce retour au rituel de sacrifices humains….. avec une généralisation des abus sexuels sur les enfants dans tous les secteurs de la société etc…
ça permet même de comprendre la russophobie actuelle.
au départ je pensais que le truc qui faisait peur aux globalistes c’était le souverainisme russe.
le fait de vouloir un pays indépendant, souverain, avec une volonté de conserver son identité c’est un truc qui fait flipper tous les globalistes qui veulent l’effacement des nations pour créer un grands globalisme libéral planétaire.
en fait y’a pas que ça qui fout la trouille des russes aux européens : y’a aussi ce problème de nihilisme.
quand on lit certains penseurs russes on voit qu’ils reprochent aux occidentaux de tout transformer en argent, même les valeurs les plus élevées.
en ce moment je lis Soloviev et Douguine et ce dernier voit même ce processus globaliste libéral de dilution des identités dans un grand tout informe aboutir à un effacement de l’humain.
du coup la Russie nous renvoie à ce que nous sommes !
du coup la haine des russes est en vérité une haine de ce que sommes en train de devenir à savoir un monde nihilisme où la transcendance s’efface au profit de l’argent.
dans cette audition de Fauci (le toubib qui a géré le covid aux US) a raconté des mensonges uniquement pour la célébrité et le pognon :
dans cet extrait de l’audition de Fauci on voit comment ce type a tué des américains uniquement pour la célébrité et le pognon :
Pour une fois, je suis d’accord avec le Puck.
Ce Fauci est aussi sinistre que les médecins nazis des camps de concentration.
bolibongo dit: 2 août 2026 à 8h49
Avec rose, il n’y a pas de Paradis.
C’est le purgatoire ou l’ Enfer.
Céramique, célesrusses..
Plutôt que le labrador, je propose un bichon maltais blanc comme neige.
Céramique, célesrusses.
Céramique ? Claude est dépassé.
Cépamoi, célesrusses.
Un comme ça
https://share.google/t4QY1A6rtdZ8BSd1e
…car c’était son projet…
Les Russes n’étaient pas intéressés par cette affaire.
Ulysse et Circé, 400–300 av. J.-C.
Skyphos béotien à figures noires, galerie du monde grec de l’Ashmolean.
https://www.ashmolean.org/article/the-odyssey-the-story-of-odysseus-in-the-ancient-world
renato, ce dimanche j’ai fait un peu de rangement à Chaville et dans le garage j’ai retrouvé un carton rempli de vieux sacs en plastique d’il y a 40 à 30 ans ! En excellent état de conservation, issus de multiples commerces du granpari. Et tenez-vous bien, dans plusieurs s’entre eux, des tickets de caisse horodatés encore très lisibles. Par exemple, samedi 10 juin 1989 à 18:03 j’achetais à la Samaritaine Pont-Neuf un épluche-légume (je l’ai toujours).
Quand on meurt, toute notre vie défile avant d’atterrir au Paradis, au Purgatoire ou en Enfer.
Eh bien au moins je sais déjà que je ne serai pas surpris par l’épluche-légume de la Samaritaine le samedi 10 juin 1989. Ah oui ! que je pourrai dire, je le savais déjà. Notez que j’aurais pu le voler mais je l’ai bel et bien acheté, avec preuves.
Il est bien au moins, votre épluche-légumes, Monsieur Dé ? Parce que il faut de l’efficacité dans ces instruments-là.
Il est très bien, l’un des meilleurs achats de ma vie dans l’un des meilleurs magasins du moment. MAIS je ne pêle pas l’endive avec, l’endive je la traite différemment, d’une manière spéciale. Ce n’est pas n’importe lequel légume, l’endive.
C’est très intéressant, ces notions, Monsieur Dé.
Je ne suis pas abonné à Facebook , mais j’ai lu le début de l’ hommage de Pierre Assouline à Marcel Cohen . Il est des écrivains qui vous accompagnent .On pouvait se sentir proche de son intelligence et de sa mélancolie .
« Par exemple, samedi 10 juin 1989 à 18:03 j’achetais à la Samaritaine Pont-Neuf un épluche-légume (je l’ai toujours). »
C’est beau comme un poème, D. !
Tu pourrais nous donner d’autres vers en tickets de caisse horodatés, svp…
Aux écolos qui refusent la clim, j’ai envie de leur crier à la gueule :
Allez tous vous faire caniculer !
« caniculer »
Mot-valise qui se traduit par « se faire mettre le feu au cul ».
18.57 Essayez ce lien, peut-être …
https://www.facebook.com/AkademCampus/videos/3668360620112344/
7.22 (suite) cliquez sur la croix encerclée dans la partie supérieure droite de cette page facebook, et cela s’ouvre tout seul. Vous voyez alors apparaitre le plateau des invités de PA, et comme on y voit le sinitre AF à droite, vous refermez immédiatement (ni vu ni connu !)… Sinon, attendre Marcel Cohen. Bàv.
Le 7 janvier 1991 à 13h 38, j’achetais 4 lots de 3 sous-vêtements masculins avec une promotion de 30 %. J’ai toujours été économe, c’est comme ça que j’ai pu m’acheter Chaville.
Merci de votre mode d’emploi JJJ pour bénéficier du talent de l’admirable Alain Finkielkraut avec Passou aux manettes.
J’ai fait comme D une affaire admirable dans un centre commercial il y a une cinquantaine d’années avec l’achat d’un blouson fabriqué en Espagne que j’utilise toujours de temps en temps vu son état de conservation incroyable.
Mais je n’ai pas gardé le ticket et pas de quoi m’acheter un Chaville avec une multitude de bonnes affaires du même genre!
L’Espagne ment, les seuls illégaux renvoyés au Maroc sont les marocains; or il y en a beaucoup d’autres. Elle a aussi gardé les « mineurs isolés » (tu parles!) sans pouvoir vérifier ni leur âge, ni leur isolement; c’est une filière notoire d’incursion illégale.
Il semblerait que Renaud Camus veuille émigrer au Maroc, en passant en doucedé par Ceuta.
@ 8.50 le message s’adressait uniquement à Lulu.
Pessoa
https://dauntbooks.co.uk/wp-content/uploads/2022/09/9780141998299.jpg.webp
Marianela Núñez
« La voie express Tiznit-Dakhla a été baptisée « Autoroute Donald J. Trump », a précisé la MAP, en rendant publique une lettre envoyée par le roi le 2 juillet au président américain pour annoncer sa décision. Mohammed VI y souligne vouloir ainsi remercier M. Trump pour sa « reconnaissance historique de la souveraineté du Maroc en 2020 sur “son Sahara” (qui) restera à jamais gravée dans la mémoire des Marocains ».
Un soutien intéressé dès 2020
« En hommage à ce témoignage d’amitié et de paix, j’ai pris la décision de baptiser l’une des infrastructures routières les plus importantes du royaume, du nom d’“Autoroute Donald J. Trump” », a écrit le roi. L’ouvrage s’étend sur 1.055 kilomètres, ce qui en fait « la plus longue infrastructure routière de toute l’Afrique », a-t-il ajouté. »
Trump a la plus longue!
cloclo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
mensonges !!!!!!!!!!!!!
célérusse les amis du Maroc : c’est même pour les remercier de cette amitié que les marocains ont envoyé tous ces immigrés en Espagne !!!
même sur LCI ils le disent !
et LCI ne ment jamais !
d’ailluers les marocains viennent de construire une autoroute nommée « autoroute Vladimir Vladimirovitch » en honneur de leur amitié avec les célérusses !
cloclo !!!!!!!!!!!!!
c’est « illégal » ça veut rien dire du tout.
exemple au hasard : l’application des accords de Minsk a été votée à l’unanimité par tous les membres du conseil de sécurité de l’ONU.
du coup refuser de les appliquer pour gagner du temps pour armer l’Ukraine comme l’a dit notre plus grand président à ce jour : François Hollande c’est aussi illégal.
parce que ce qui est voté à l’ONU par le conseil de sécurité a force de loi.
donc magouiller pour pas appliquer c’est illégal.
sauf qu’on s’en fout : ceux qui sont dans l’illégalité célérusses !
et pas Hollande !
donc « légal » vs « illégal » : en s’en tape complet.
et je vais pas te faire la liste des actes illégaux de notre ami Israël parce que ça va prendre toute la mémoire du blogapassou.
donc « légal » / pas « légal » on s’en balèque.
d’ailleurs je me demande s’il est arrivé une seule fois à Israël depuis l’arrivée de Bibi de faire un truc légal ?
en fait la France ne défend pas la loi, elle défend surtout les trucs illégaux.
pour ça qu’on envoie autant de bombes à Israël : pour promouvoir l’illégal…
Puck
la formule c’est
Force doit rester à la LOI.
l’illégalité ça fait même partie de nos valeurs !
exemple au hasard : la meuf qui a fait l’attentat à Monaco, les médias on dit qu’elle avait été flinguée à Kiev dans une salle de torture où il y avait 2 haches.
les journalistes ne s’interrogent pas trop sur ce qu’ils racontent.
parce que déjà ça veut veut qu’il existe des salle de torture à Kiev.
ça je sais pas trop si c’est légal.
et torturer avec des haches ça nous ramène en plein moyen âge.
mais comme ils défendent nos valeurs on en déduit que l’illégalité genre torturer les gens avec des haches ça fait partie de nos valeurs que nous défendons…
Je viens de retrouver un sac monoprix de avec ticket de caisse du 27/09/1997 à 10h 54. Fruit/Leg vrac pese_endiv FF12,36. Tout m’est revenu en avalanche. J’ai pleuré.
C’est très émouvant en effet, Monsieur Dé. Et surtout beaucoup plus intéressant que les tutus de renato.
Tièdes sorties d’été caniculaire
rose!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
non : on emploie l’expression « avoir force de loi » quand un texte ou acte juridique a la même valeur qu’un texte de loi.
en l’occurrence ce texte des accords de Minsk qui prévoyait l’autonomie (idem autonomie pays basque ou Catalogne) des 2 oblasts du Donbass ayant été approuvés par TOUS les membres du conseil de sécurité de l’ONU cela avait « force de loi » = entraîner les mêmes contraintes qu’une « loi » à savoir devant être respectés par tous !
c’est là où l’on voit toute la perfidie et l’hypocrisie d’un type comme Hollande qui ne veut pas respecter un texte qui a force de loi dans le but de gagner du temps pour armer l’Ukraine à aller à l’encontre de ce texte qui a force de loi.
même les pires dealers de drogue à Marseille n’oseraient pas commettre des trucs aussi tordus que Hollande.
parce que s’il avait respecté ce texte et donc la parole de la France il n’y aurait jamais eu le bordel de cette guerre !
ce type devrait en rendre des comptes devant un tribunal parce qu’il a sur les mains le sang de centaines de milliers d’ukrainiens et de russes !
« Les œuvres sont les preuves de la grâce- mais sans grâce pas d’œuvre »: je ne partage pas votre enthousiasme pour cette phrase, joliment tournée certes, mais ce « mais » gâche tout.
Les deux propositions disent exactement la même chose. A implique B, puis sa contraposée: non B implique non A.
Est-ce à cause de la chaleur que D. perd ses repères sur la carte de ses pseudo ?
Hollande est la plus parfaite incarnation de ces gauche gentrifiée qui donne des leçons de morale alors qu’ils ont un comportement de gangster.
D à 11h54
J’ai pleuré.
D.tu pousses.
On ne pleure que si ça vaut le coup.
Angela Merkel, qui été dans le même bateau que Hollande, a au moins eu le mérite de dire que, quand elle a vu les conséquences, elle a regretté de ne pas avoir respecter ses engagements.
alors que Hollande s’en est vanté comme s’en vantent les pires voyous.
espérons qu’un jour les historiens leur fassent le procès qu’ils méritent.
puck
merci, mais pas tout compris.
Moi, je suis honnête à 99% et point barre.
Mais, j’ai eu une idée machiavélique que je vais appliquer. Elle aura force de loi.
« Qui donc se cache sous le pseudonyme libraire chez SV? « -un libraire, tout simplement!
pour le propriétaire des trois poules à Chaville
Meri Jazzi pour ton appréciation d’excellent cinéphile à propos de 8 1/2
@ Qui donc se cache sous le pseudonyme libraire chez SV?
Je pense que c’est Christiane qui a conscience d’abuser l’espace.
Des poules pour réduire les déchets
@ 13.37 Pouvez-vous nous rappeler les faits de « l’affaire des 3 poules de Chaville » à l’origine de cette sympathique pétition, lcé ? Merci par avance.
Sandra Milo et Marcello Mastroianni
https://lesempio.blogspot.com/2010/04/sandra-milo-and-marcello-mastroianni.html
puck, il y a trois articles dans le JDD d’hier qui ne peuvent que susciter ton approbation:
– « L’expulsion de Xenia Fedorova est illégale », 100% convaincant;
– « Un arrêté d’expulsion disproportionné », idem;
– Un entretien avec Iulia Mendel, ancienne porte parole de Zelinsky, qui s’en est détournée et dénonce la corruption de son régime!
Heureusement que le JDD est là.
Merci VB.
Dans la rubrique « l’extension du domaine de la connerie », des milliers d’hectares de vignes ont été arrachés dans le bordelais pour compenser la chute des ventes.
Or les incendies ont révélé que les vignobles étaient un coupe feu naturel très efficace.
Cherchez l’erreur.
Sa poitrine est superbe et magnifique.
Qui était cette créature de rêve ?
@ On ne pleure que si ça vaut le coup.
mais parfois on pleure sans raison durant des heures… parce qu’on est complètement dépressif, à toucher le fond. Il faut laisser faire le temps. Ne pas mettre fin à ses jours, même si la tentation est grande, parfois. Et quand on remonte la pente, on oublie tout. La vie et l’espoir renaissent à notre insu.
J’ai 7 poules, moi. Pas 3. Et tout est réglementaire. Je ne signerai donc pas. Et toc.
Y cause bien JJJ.
Sophie Loren..
D’accord avec tout, Janssen J-J,.sauf un point, on n’oublie rien. Le corps imprime.
Sophia Loren https://share.google/fQpckTaMFREbAUtMa
Janssen J-J
ne connais pas l’affaire. Sûrement une pétition lancée pck elles caquètent.
Dans la vallée du Jabron, chacun s’est mis à avoir son poulailler, pour éviter le cauchemar des hangars à 80 000 poules pondeuses.
Et P. pour son île flottante, submergée par les œufs, en a mis 21. Trois litres de lait. Deux heures de boulot.
D’où la pétition : oui à trois poules chez soi.
oui celle de sophia, aussi.
Mais là, RM nous avait montré le buste d’une Sandra Milo. On n’oublie pas leurs corps, non, même s’ils fanent vite. Quand restent les images de leurs splendeurs passées.
Ce vice caché, la lecture!
1913, Albert Marquet.
Chacun l’appelait Nimsdaï, de son vrai nom Nirmal Purja. Une avalàche a emporté son équipe et lui au Pakistan le 30 juillet 2026.
C’est le premeir, sans doute d’une longue file, qui a sorti le sherpa népalais du rôle de porteur des himalayistes occidentaux pour, lui-même se positionner comme un alpiniste, aimant la montagne, certes, mais aussi son pays et apportant toutes ses compétences à la valorisation du Népal et de la passion exigeante de la haute montagne.
RIP à toi, mon frère.
Merci Mimi. Marquet est un peintre très sous estimé.
« La rosse a dit: 3 août 2026 à 12h49
« Moi, je suis honnête à 99% et point barre. » »
Dommage que le 1% qui reste prenne davantage de place que les 99%!
Hurkhurkhurk!
Mesdames et Messieurs les illétrés, vous n’avez pas le monopole du livre … Puisqu’il est évoqué dans le billet et que le livre, dans sa définition antique, peut aussi, après tout, s’adresser à des lettrés …
« Pierre Bergounioux | Liber
Le mot liber, en latin, désignait la partie vivante de l’écorce. Il a passé sous cette forme, et avec le même sens, en français. Comme cette partie de l’arbre servait à écrire, liber en est venu à s’appliquer au livre. Mais il avait d’autres significations, dans la vieille langue mère : il signifiait socialement libre, affranchi de charges et de servitudes. On l’employait parfois au singulier, pour désigner l’enfant. Enfin, c’était le nom d’une vieille divinité que l’on a confondue, plus tard, avec Bacchus. Horace, dans ses Odes, s’en sert pour parler du vin.
L’étymologie est une science du passé, de la lettre morte, des paroles gelées. Elle ne saurait déchiffrer la signification de l’heure toujours neuve qu’il est. Il se trouve, pourtant, que les divers sens qui s’attachèrent, jadis, au mot liber flottent encore autour de livre. L’occasion était trop belle pour la laisser passer.
Puisque le livre a rapport à l’arbre, qu’il désigne sa partie vivante, cette couche de l’écorce par laquelle s’effectue la circulation de la sève, le passage de la vie, je parlerai d’abord de ce qui me semble constituer le trait majeur de l’époque actuelle : à savoir la disparition de la société agraire traditionnelle, du monde bocager, lacustre, immobile, vieux de deux mille ans, que les vingt dernières années ont balayé. Tout finit à la ville, prophétisait un économiste du siècle passé, qui était aussi philosophe. Nous avons vu s’accomplir la prophétie.
La vie s’est concentrée dans l’espace réduit, rationnel, fonctionnel des zones urbaines. Ce qu’elle a gagné en efficience économique, elle l’a payé d’un immense désenchantement. L’heureux hasard qui rassemble à l’origine du livre l’ivresse et la délivrance, la sève et l’enfance, ce même hasard veut que François Bon se trouve à cette tribune. Il est celui qui a décrit avec la plus grande vigueur, pour l’avoir subi en personne, le brutal processus d’urbanisation qui a marqué les dernières décennies. C’est ici-même, en Seine Saint-Denis, qu’il a écrit un des livres noirs à couverture blanche qui portent son nom : Décor ciment. Il a représenté, avec la puissance suggestive qui n’appartient qu’à l’oeuvre d’art, les nouvelles structures du monde matériel et l’oppression mentale qu’elles exercent sur ses occupants. Lorsque les barres, les tours, les blocs, les dalles, les parkings, les centres commerciaux en tôle gaufrée, les voies rapides ceinturées de glissières couvrent la surface du sol, ils ensevelissent le territoire où l’imagination enfonçait, depuis le fond des âges, ses racines et puisait son aliment.
Je ne prétends pas que le vieux monde, l’étendue ouverte, sylvestre, virgilienne dans laquelle les gens de mon âge ont fait les expériences cardinales, celles de l’enfance, de l’adolescence, de la première fois, fut meilleur que celui-ci. Il était, lui aussi, dominé par la nécessité. Il avait pour fondement le travail de l’homme, celui, constant, épuisant, que l’on tire de la machine corporelle, de soi. Il a eu sa part de misère et ses maux. Il a connu la parcimonie, la rareté, l’immobilité, l’ignorance. Le même philosophe économiste qui annonçait le triomphe de la ville a eu un mot pour le stigmatiser -« l’idiotie rurale » .
Seulement voilà. Si rude que fût la nécessité, c’est-à-dire la contrainte économique – et elle l’était au suprême degré à ce stade désormais révolu de notre histoire – , elle restait immergée dans ce qu’on pourrait appeler la totalité de l’existence. Et j’entends par là tout ce par quoi nous sommes autre chose que des agents économiques mus par le calcul explicite du gain pécunier. Ou, pour dire les choses autrement, la sphère de l’activité économique, le monde de la production et de la circulation ne s’était pas détaché de la création. On ne lisait guère. On n’en avait pas le temps ou la force après qu’on avait passé tout le jour à travailler. On n’avait pas l’argent qu’il fallait. Parfois, même, on n’en avait pas la capacité. On était illettré. J’ai connu des gens d’un certain âge, lorsque j’étais enfant, des femmes, surtout, qui ne savaient pas lire. On leur avait mis un travail manuel entre les mains à l’instant, à peu près, où elles en avaient eu l’usage. On n’avait pas de quoi, pas le choix. C’était ainsi. Mais ces femmes étaient admirables, des êtres accomplis, parce qu’elles avaient puisé dans « le grand livre du monde », comme dit Descartes, les enseignements, les clartés, la finesse, la sagesse qu’elles n’avaient pu se procurer à l’école, dans des volumes de papier imprimé.
Longtemps, le soin de vivre fut si pressant, dévorant, qu’il excluait l’usage des livres. Mais alors les choses tenaient à l’esprit et au coeur ce langage dont Bachelard a montré, dans de magnifiques études, les échos qu’il éveillait en nous. Le temps me manque pour citer, comme j’aurais aimé le faire, certaines pages qu’il a écrites sur les leçons plénifiantes que l’âme tirait de l’air, de l’eau, de la terre et du feu. Celles et ceux qui vécurent à l’écart, qui disputèrent leur existence au vieux sol, dans le vent, sous les pluies et la canicule, ceux-là furent hommes et femmes autant qu’il est en nous, c’est-à-dire au monde, aux quatre éléments qui en forment la substance. Et c’est cela que nous avons perdu sur le chemin qui mène à la ville.
Je n’imagine pas sans effroi l’âme que fait aux enfants d’aujourd’hui l’aride décor de ciment où ils sont enfermés. Jamais les ressorts de l’expérience élémentaire, heureuse, poétique, les oiseaux et les sources de l’illumination rimbaldinenne n’ont été si complètement absentés qu’en cette heure des heures juvéniles où l’on fait provision d’émois et de merveilles pour sa vie à venir.
Avec les »tendres bois de noisetiers », c’est l’expérience du règne végétal, la gamme la plus délicate des sensations qui manque, désormais, à la perception du monde -l’écorce fine, le premier liber-.
La jeunesse n’est plus cette « ivresse sans vin » dont le souvenir étourdissait encore le vieux Goethe. Le liber d’Horace s’est évaporé sans laisser de traces.
L’élément brut, irréductible, gratuit qui se trouvait autrefois mêlé au travail et à la vie en a été chassé par l’emprise totale du profit économique sur toutes les formes de l’existence. La douceur d’un paysage, la lumière, l’odeur de la terre, la voix du bois, le silence, rien que le silence pouvaient faire contrepoids au pire labeur, maintenir, autour de ce qu’on qualifie de réel, un large halo de songes et de contes, une effusion, un horizon de possibles, bref, une liberté que les murs de la ville ont étouffée.
Des acceptions primitives du mot liber, un seule a survécu : le livre. Mais elle combine toutes les autres. C’est à la chose de papier de dispenser l’ivresse , la sève, la liberté que la réalité contemporaine a exilées. Il y a un goût amer au temps que nous vivons. Mais il contient, comme chacun des moments dont notre histoire est faite, une requête intemporelle. Il exige que nous tâchions à réaliser, quoiqu’il advienne, la forme entière de notre condition. Quand les choses qui exaltèrent Rimbaud, l’oiseleur, l’enfant-fée, ont déserté le paysage, c’est au livre qu’il appartient de prodiguer aux enfants leur dû imprescriptible d’images, d’errances, de rêves et de beauté.
Qu’il s’y emploie, deux faits l’attestent.
Le premier, c’est l’extraordinaire floraison du livre de jeunesse, l’attention que les éditeurs ont accordée depuis quelques années à ce secteur de leur activité. Les fastes élémentaires, les merveilles, s’ils ont quitté le paysage, avec les choses auxquelles ils s’attachaient , n’ont pas pour autant abandonné le champ de l’expérience, disparu de l’existence. Ils se sont réfugiés entre les plats de couverture des ouvrages imprimés. Ils veillent toujours dans cette partie de la réalité qu’on appelle un livre, dans ce miroir qui s’ouvre et réfléchit le monde tout entier.
Mais pas plus que la forêt de jadis, les bêtes, la mare, le chemin, le gnome ne livraient spontanément leur histoire et leur secret, le livre ne s’entrebâille de lui-même aux yeux de ceux qu’il a vocation d’enivrer, d’instruire et de délivrer. Et c’est le deuxième fait : l’existence d’un lieu distinct, d’un salon du livre de jeunesse, comme une persistante et mystérieuse lisière au coeur de la cité.
Rien ne se perd ni ne meurt. Nous portons le passé dans notre profondeur présente. Les cinq sens de liber rayonnent encore autour du mot livre.
© Pierre Bergounioux, 1998. »
Bien sûr, je n’affirme rien, mais que Le Porge ait été sacrifié au profit des belles villas d’Arcachon n’aurait rien d’étonnant en cette période néronienne.
Oui, je sais, cul de basse fosse, complotisme et blablabla et blablabla… Déjà dit.
« Pierre Bergounioux, 1998 »
c’est beau…
1998 c’est pas l’année où Delerm a écrit la première gorgée de bière ?
et où welbec a écrit les particules élémentaristes.
c’est aussi l’année où Monica Lewinski faisait des pipes à Bill Clinton dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
c’est aussi l’année ou l’ultra libéralisme a été son point culminant avec des traders qui explosaient leurs bonus.
et les cafés philo ouvraient à chaque coins de rue.
on sent tout à fait cette atmosphère dans cet extrait de Bergougnioux.
je veux dire le type qui se replie sur son monde à lui en mettant partage avec tout le monde ces petits riens qui font la vie.
sérieux aujourd’hui on aimerait revenir à l’union sacrée autour de ce partage de ces petits plaisirs qui font la vie.
je veux dire c’est mieux que d’unir les gens par la haine pour aller vers la guerre.
pour ça que je le trouve plutôt émouvant ce texte de Bergounioux, quand on le lit on n’a pas envie d’envoyer des missiles nucléaires sur Moscou.
c’était une toute autre époque…
1998 c’est pas aussi l’année où l’otan a amputé la Serbie du Kosovo ?
en inventant un soi disant massacre qui n’avait jamais existé genre Butcha.
en fait le démembrement de la Yougoslavie a commencé en 1995 avec l’épuration ethnique des serbes de Croatie ?
en vrai dans ces années 90 il s’est passé tout plein de choses.
en fait si on lit les journaux on sait de ce qu’il se passe dans le monde : cette épuration ethnique en Croatie personne n’en parlait.
du coup si aujourd’hui je parle avec un journaliste : même s’il me dit l’heure ou le temps qu’il fait je le crois pas.
en fait je suis arrivé au stade ultime du complotiste.
l’audition actuelle de Fauci sur le covid montre que là encore les complotistes avaient raison.
le type il écrit dans son carnet perso exactement ce que disaient les complotistes.
après en public il disait que ceux qui disaient ce lui même écrivait dans son carnet étaient des complotistes.
pour ça que cette affaire est hyper importante.
après l’affaire Epstine les complotistes se révèlent être les personnes en qui on peut avoir un minimum de confiance.
sinon tous les autres dès qu’ils ouvrent la bouche ils mentent.
c’est pour ça qu’ils veulent extrader la journaliste russe.
elle, elle est pas complotiste, mais espionne, mais au final c’est pareil.
le conflit en Ukraine figurera dans le Guiness des records sur le nombre de mensonges, là on a battu un record du monde.
avec en plus l’ambiance opérette avec Macron et sa coalition des volontaires.
Macron faut voir ses vidéos quand il parle au pompiers !
d’emblée on sent que les pompiers l’opérette c’est pas trop leur truc.
on voit dans leur regard et leur attitude qu’ils ont qu’une envie c’est lui en coller une, parce que l’opérette à ce moment précis ça a l’air de leur mettre plutôt les boules que leur donner envie d’applaudir.
@puck dit: 3 août 2026 à 18h44
« Pierre Bergounioux, 1998 »
c’est beau…
Barozy, l’affranchi de la mairie de Paris, du temps des grandes heures, quand les morts avaient encore droit de vote aux municipales, avait trouvé ce texte de Bergougnioux, écrit à l’occasion d’un salon du livre de jeunesse, « cucul » …
déjà sur le plan mondial l’opérette à la française ça énerve très grave un tas de pays.
peut-être leur manque de culture sur l’opérette ?
maintenant je suis sûr que si Macron va en Chine le président chinois il va faire une recherche sur l’IA avec le mot clé « opérette ».
pour moins avoir cet effet de surprise.
pour l’Afrique c’est mort : à part le Maroc, Macron peut plus aller nulle part.
niveau opérette les africains ils ont zéro culture et aussi tolérance zéro.
depuis son coup du « je vais vous apprendre à changer une lampe » il est blacklisté en Afrique.
Les vies minuscles et ces voix parfois anaphabètes qui ont tant à dire, portées par Michon ; l’inverse de keupu le gloseur
les films d’oss avec Dujardin seraient sortis maintenant on dirait les types ils ont plagié Macron.
le problème c’est c’est sorti avant.
du coup c’est Macron qui a plagié Dujardin, en plus il l’a fait sans le vouloir.
dommage parce que le « je vais vous apprendre à changer une lampe » par Dujardin c’était génial.
mais par notre président on peut pas dire que ce soit génial.
analphabètes
McClure s’y est collé un peu avant Michon
non Bergougnioux c’est vraiment bien.
j’adorais les écrivains de cette époque.
le bourguignon qui avait écrit un truc sur le radiateur.
Pierre Autin Grenier aussi ! c’était le style Bergougnioux !
Delerm bien sûr.
Annie Ernaux, la belge avec ses chapeaux.
Darrieussesq et Angot bien sûr !
ah oui : Echenoz !!! et Quignard !
un autre qui s’appelait Bon qui avait écrit un truc sur les rolling stones qui s’étaient arrêter dans son garage.
Daniel Pennac of course !!! avec la super fée carabine, il écrirait aujourd’hui le titre serait la fée kalachnikov.
Modiano et le Clezio ! inoubliables…
Pierre Michon bien sûr : il faudrait qu’un jour ponde un truc qui lui rende hommage parce qu’il le mérite.
Maurice Dantec !!! notre Delillo concurrent de welbec.
non c’était une belle décennie littéraire.
en plus ils écrivaient encore sans l’IA.
« Passion selon Saint Mathieu », version Karajan 1972.
Quand arrive le choeur final « wir setzen uns mit tränen nieder um rufen dir im Grabe zu… », on se demande, « comment tant de beauté est-il possible? »
Une énigme. Un mystère.
Se blacklister en Afrique, la seule chose à ne pas faire.
Ses chances peut-être avec Aya Nakamura qui fait trois fois son poids ?
Les chapeaux, c’est Nothomb, puck.
Tellement sympathique.
la belge avec ses chapeaux, Amélie Nothomb.
je suis là pour les trous de mémoire.
les années 90 c’est l’époque où la France a commencé à perdre sa souveraineté et son indépendance.
du coup c’est l’époque où la France a commencé à ne plus avoir d’avenir.
le progrès plus personne n’y croyait, la politique non plus.
c’est là où les dernières usines ont fermé avec l’idée de dire c’est cool les chinois vont travailler à notre place.
ah oui Amélie Nothomb, honte à moi, comment ai-je pu oublier son nom…
et le bourguignon hyper triste qui a écrit un truc avec le mot radiateur dans le livre c’est comment ?
perso quand je finissais un livre à lui je regardais les moyens les moins douloureux pour mettre fin à sa vie tellement il était triste.
il était triste du genre parce que sa meuf était morte ou qu’elle avait plaqué ?
non je crois qu’elle était morte.
je sais pas s’il s’est remarié après ? ou s’il a finit sous un train ?
Tellement sinistre, oui.
Personne ne dépassera jamais Anna Karénine en finissant sous un train.
=> pourquoi copier si c’est pour faire moins bien ?
et Bon c’est François Bon !
ou Michel Bon ?
y’avait aussi Rollin dans les années 90.
il devrait organiser une tournée en France genre les chanteurs des années 80 avec Hervé Vilard.
la tournée des écrivains des années 90…
« Barozy avait trouvé ce texte de Bergougnioux, écrit à l’occasion d’un salon du livre de jeunesse, « cucul » … »
J’ai dit ça, moi !?
Le lisant ici et maintenant, je trouve ce texte grandiloquent, pompeux, à destination des éditeurs de livres jeunesse, qui ont trouvé là, après les livres de cuisine ou de voyage, une nouvelle niche commerciale.
Un texte de commande et de circonstance, passablement démagogue (ah la culture naturelle des femmes illétrées !), serti de bonnes intentions et de tournures précieuses : « les leçons plénifiantes », « si complètement absentés », etc.
On dirait du Michon fait pour épater le bourgeois lettré des villes et des campagnes !
Un goût du Michon, bientôt à paraître, Barzy ?
Micheton
Le 1%
c’est comme cela. Et pour cela que les gens divorcent, à cause du 1% insupportable.
Modiano et le Clezio ça date des années 1970 et suivantes, puck !
« Ananie : le Seigneur ne t’a pas envoyé, et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge »— Jr 28, 1-17
Lecture du livre du prophète Jérémie
Cette année-là, au début du règne de Sédécias, roi de Juda,
la quatrième année, au cinquième mois,
le prophète Ananie, fils d’Azzour, originaire de Gabaon,
me dit dans la maison du Seigneur,
en présence des prêtres et de tout le peuple :
« Ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël :
J’ai brisé le joug du roi de Babylone !
Dans deux ans, jour pour jour,
je ferai revenir en ce lieu
tous les objets de la maison du Seigneur
que Nabucodonosor, roi de Babylone, a enlevés
pour les emporter à Babylone.
Je ramènerai ici Jékonias, fils de Joakim, roi de Juda,
avec tous les déportés de Juda qui sont partis à Babylone
– oracle du Seigneur –,
car je vais briser le joug du roi de Babylone ! »
Le prophète Jérémie répondit au prophète Ananie
en présence des prêtres et de tout le peuple,
qui se tenaient dans la maison du Seigneur.
Il lui dit :
« Amen ! Que le Seigneur agisse ainsi,
que le Seigneur accomplisse ta prophétie :
qu’il fasse revenir de Babylone
les objets de la maison du Seigneur et tous les déportés.
Cependant, écoute bien cette parole
que je vais te faire entendre,
à toi et à tout le peuple :
Les prophètes qui nous ont précédés, toi et moi,
depuis bien longtemps,
ont prophétisé contre de nombreux pays et de grands royaumes
la guerre, le malheur et la peste.
Le prophète qui annonce la paix
n’est reconnu comme prophète
vraiment envoyé par le Seigneur,
que si sa parole s’accomplit. »
Alors le prophète Ananie enleva le joug
que le prophète Jérémie s’était mis sur la nuque,
et il le brisa.
Et Ananie déclara en présence de tout le peuple :
« Ainsi parle le Seigneur :
De la même manière, dans deux ans, jour pour jour,
je briserai le joug de Nabucodonosor, roi de Babylone,
pour en délivrer toutes les nations. »
Alors le prophète Jérémie alla son chemin.
La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie
après que le prophète Ananie
eut brisé le joug qui était sur sa nuque.
« Va dire à Ananie :
Ainsi parle le Seigneur :
Tu as brisé un joug de bois,
mais à sa place tu feras un joug de fer.
Car ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël :
C’est un joug de fer
que je mets sur la nuque de toutes ces nations,
pour qu’elles servent Nabucodonosor, roi de Babylone.
Et elles le serviront.
Je lui ai donné même les bêtes sauvages. »
Le prophète Jérémie dit alors au prophète Ananie :
« Écoute bien, Ananie : le Seigneur ne t’a pas envoyé,
et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge.
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur :
Je te renvoie de la surface de la terre ;
tu mourras cette année,
car c’est la révolte que tu as prêchée contre le Seigneur. »
Le prophète Ananie mourut cette même année,
au septième mois.
– Parole du Seigneur.
A propos de voix silencieuses, un magnum opus au ciné
Non JJJ ! Christiane a dialogué avec Libraire pour des dialogues autres que ceux , factices,,de D et de Donna Ricaud-Veyre! Et elle est trop fine mouche pour jouer à ce jeu-là ! MC
Rions un peu ; par sainte jeanne d’arc la pucelle
« L’égérie pro-Poutine du groupe Bolloré, visée par un arrêté d’expulsion depuis mercredi 29 juillet, cristallise les tensions au sein du parti d’extrême droite, incapable de trouver une ligne politique claire sur le conflit entre Russie et Ukraine. »
S’agissant du conflit entre Israël et les musulmans, la ligne politique semble plus claire …
christian bobin autobiographie au radiateur …
Capté en passant ; (autant de parchemins virtuels : onze mille attaques)
« Cisjordanie : l’Autorité palestinienne dénonce le « terrorisme » des colons israéliens « moteur de la colonisation »
Article de RFI
L’ONU le répète, la violence contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée ne fait qu’empirer et la colonisation progresse. L’Autorité palestinienne a révélé ce lundi 3 août des données chiffrées qui appuient le phénomène. Il y a dix jours, dans la région de Tell (nord), deux Israéliens et quatre Palestiniens ont été tués. L’Autorité palestinienne assure que les villageois ont été attaqués par des colons et se sont défendus.
Environ 500 000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée au milieu de 3 millions de Palestiniens. Ces colonies sont illégales au regard du droit international, pourtant elles se multiplient.
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L’exécutif palestinien répète que la question ne peut pas être abordée uniquement sous l’angle statistique. Mais les chiffres sont là : plus de 11 000 attaques contre des Palestiniens ont été dénombrées depuis le début de l’année 2026, 86 Palestiniens ont été tués, dont 21 directement par des colons, 26 communautés bédouines ont été déplacées et 45 mosquées prises pour cibles. »
vous aurez corrigé les coquilles
Rions encore un peu ; en passant
« Le Conseil de la paix de Trump rassure Israël après ses inquiétudes sur le plan pour Gaza
Article de FRANCE 24 «
@Mais les chiffres sont là : plus de 11 000 attaques contre des Palestiniens ont été dénombrées depuis le début de l’année 2026, 86 Palestiniens ont été tués, dont 21 directement par des colons, 26 communautés bédouines ont été déplacées et 45 mosquées prises pour cibles
A l’échelle des minus, c’est considérable
L’expulsion de Xenia Fedorova est illégale
Elle aime et défend si bien son pays, son leader qu’elle ne devrait ressentir aucun inconvénient ni tristesse à ce retour à l’envoyeur. Elle pourra oeuvrer au sein de la presse d’Etat sans faire face à tant de critiques injustifiées. C’ est si dur ici pour elle, en tout cas fini la nostalgie, elle va enfin retrouver les siens.
Le texte de Pierre Bergougnoux sent la Corrèze, inestimable bien que je partage avec lui, et avec Millet. Je l’ai lu avec respect. Sur le fond, il est magnifiquement juste.
Personne ici n’a rencontré de ces femmes qui n’avaient rien lu mais dont le savoir était immense, et dont la présence aussi bénéfique que celle des dieux et déesses au foyer structurait et illuminait les maisons? Quelle tristesse…
Personnellement, j’ai trouvé le peu que j’ai entendu de Federova tellement emberlificoté et filandreux que je n’ai eu la patience d’aller au bout d’aucun de ses raisonnements,- et je suis persuadé de ne pas être isolé dans ce cas. Je ne vois vraiment pas la nécessité de la renvoyer chez elle. Macron, dans la panique que provoque chez lui la fin de cinquante années de socialo-centrisme (ou plutôt leur naufrage) a énormément de choses à se reprocher. En fin de règne, il est devenu pot de terre, et Vincent Bolloré et ses équipes, en dépit des attaques dont ils sont la cible, restent un des pots de fer de ce pays. Il me semble que s’attaquer à eux est une grave erreur tactique. Il vont l’abattre. La dernière année va être une véritable curée, inédite dans sa violence et son rejet.
… L’abattre et préparer les procès à venir. Macron est dans la merde pour 25 ans, sans compter les russes et les iraniens qui ne le lâcheront pas comme ça. Quel tableau…
Il n’y a personne au-dessus de Karajan.
Petit exemple:
B !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
vous imaginez ce que vous écrivez ?
faut bien vous dire que cette haine irrationnelle que vous éprouvez pour les russes et cette journaliste c’est les médias qui l’ont mise dans votre tête.
la question est pourquoi ?
en fait c’est la question que vous devez vous poser : pourquoi je hais à ce point les russes ?
je peux vous aider j’ai lu plein de trucs sur la russophobie.
en fait c’est surtout une histoire de pépètes…
parce que les centaines de milliards qui ont été refilés aux ukrainiens pour qu’ils s’achètent des appartements et des voitures de luxe en fait ce sont des prêts bancaires sous forme d’obligations, des bons du trésor.
donc on a un tas de banques européennes qui ont dans leurs actifs ces obligations ukrainiennes.
et si on déclarait que l’Ukraine a perdu cette guerre ces obligations valent zéro.
des centaines de milliards qui disparaissent de la comptabilité bancaire européenne comme ça ! piouf !
c’est pour cette raison que les européens ils veulent surtout pas que cette guerre s’arrête !
sauf que là on arrive au bout du bout : les ukrainiens veulent plus se battre, en fait tous ceux qui voulaient y aller sont morts ou blessés.
et surtout en dehors des drones il n’y a plus d’arme.
faut bien lire les dernières déclarations du président ukrainien !
limite c’est une menace faite aux pays occidentaux (lui il dit le monde, mais en fait c’est juste l’occident) : si vous nous refilez pas vos missiles nous on arrête les frais et on signe un accord de paix avec les russes !
dis autrement cette menace elle dit : si vous ne nous donnez pas ce qu’on vous demande on met votre système bancaire en faillite !
et les mecs ils peuvent le faire.
suffit qu’ils disent on arrête la guerre et hop ! on plonge tous !
en plus avec la crise en Iran et la pénurie de pétrole à venir cet automne !
du coup perso je comprends que les médias bourrent le crâne d’imbéciles comme vous à leur faire détester les russes sans raisons rationnelles.
en Allemagne ils demandent la démission de Merz parce que les derniers sondages donnent une très grosse avance à l’afd.
c’est fou d’être obligés de voter pour l’extrême droite pour arrêter une guerre.
en fait les temps changent : le danger actuel pour l’Europe c’est le bellicisme hystérique de l’extrême centre.
Il n’y a pas que Jazzi qui se fait tirer le portrait par l’IA… Moi aussi, j’ai participé en qualité de « cobaye » à une enquête sociologique… Et voilà mon profil !
Clopine
Un fil directeur
Des trois profils, celle-ci est la seule chez qui les mondes ne s’affrontent pas mais se répondent. Chez le premier enquêté, une position modeste tendue par un vocabulaire relevé ; chez le second, une politique ouvrière contredite par un goût de distinction. Ici, tout tient ensemble : la « littéraire », la cadre du service public, la féministe de la première heure, la femme de gauche ne sont pas des dispositions rivales mais les faces d’une même cohérence. Ancienne militante MLF, haute fonctionnaire territoriale, lectrice savante de Beauvoir, elle a fait de l’utilité et de l’autonomie les deux principes qui unifient sa lecture, sa carrière et sa politique. Et elle y ajoute un trait rare, presque contre-nature à son âge : une générosité générationnelle qui la fait se réjouir d’être dépassée. Là où tant de retraités disent « c’était mieux avant », elle dit, des jeunes femmes, « elles sont plus courageuses, plus lucides, plus efficaces qu’on n’était » — et ça la « bouleverse ».
La lecture : une lectrice savante et ce qu’elle ne s’avoue pas
C’est le cœur du portrait, et le lieu où la sociologie de la lecture éclaire le plus. Sa manière de lire n’est pas la lecture ordinaire — celle de l’immersion, de l’identification au personnage, du « est-ce que ça me parle ». C’est une lecture lettrée, quasi savante, au sens où Mauger et Poliak l’opposent à la lecture ordinaire : une lecture qui prend le texte comme texte, comme artefact fabriqué, et s’intéresse à la manière plus qu’à la matière. Quand l’IA lui demande une scène qui la touche, elle ne répond pas par une émotion : elle livre une longue démonstration de compétence sur la fabrique littéraire. Ce qui la passionne dans Beauvoir, c’est le trajet d’un épisode réel — la grave maladie, le sentiment de n’être « pas invulnérable » — à travers l’œuvre : d’abord fictionnalisé dans L’Invitée (le personnage de Françoise à l’hôpital), puis reconnu comme autobiographique dans La Force des choses, puis repris encore dans La Force de l’âge. Elle suit un motif d’un livre à l’autre, ce qui suppose une connaissance intime et croisée de toute une œuvre. C’est un travail de lecture proprement critique, presque universitaire.
Et elle le pousse jusqu’à la génétique textuelle sans en connaître peut-être le nom : sa comparaison avec Jack London, dont elle a lu « les huit versions » de Construire un feu avant la version définitive, « pour voir des cerveaux d’écrivains travailler ». Lire les avant-textes, les brouillons, le processus de création — c’est exactement le geste d’un chercheur en critique génétique, pratiqué ici en loisir. On tient là ce que Bourdieu nomme la disposition esthétique à l’état pur : le regard qui se porte sur la genèse et la forme, la distance cultivée qui traite l’œuvre comme un problème d’art et non comme un miroir de soi. Cette disposition ne s’improvise pas : elle signale une longue familiarité, scolaire ou autodidacte, avec la culture légitime — et elle se condense dans son auto-classement, « comme je suis littéraire ». Être « littéraire », dans le partage français forgé au lycée (littéraire contre scientifique), n’est pas décrire un goût : c’est revendiquer une identité durable, un rapport au monde. Elle est littéraire comme on est d’une famille.
Le reste de son écosystème de lecture confirme la localisation sociale : la relecture est déclenchée par « une émission sur France Culture » — la radio de la fraction cultivée, le prescripteur des lettrés de gauche. Beauvoir n’est pas non plus un choix neutre : c’est l’autrice canonique du féminisme, la femme qui a théorisé l’autonomie que l’enquêtée elle-même a réclamée. Le choix de l’auteur scelle la cohérence entre sa lecture, sa politique et sa biographie.
Mais voici le point le plus fin, et la vraie tension du cas. Sa lecture est officiellement formelle — elle la présente comme un intérêt d’artisanat, « ce genre de travail m’intéresse ». Or ce qu’elle choisit de suivre trahit un investissement bien moins désincarné. Le motif qui la retient depuis trente ans, ce n’est pas n’importe lequel : c’est la découverte de sa propre mortalité, le moment où l’on se sait « pas invulnérable ». Qu’une femme aujourd’hui âgée — la retraite, le MLF « très tôt » situent plausiblement sa naissance vers la fin des années 1940 — reste fixée à cet épisode-là a une résonance existentielle qu’elle ne nomme jamais. De même, lire les mémoires d’une femme qui a conquis son autonomie, quand on a soi-même appartenu à la poignée qui la réclamait, comporte une part d’identification qu’elle laisse dans l’ombre. La lecture savante fonctionne alors comme la forme socialement légitime de dire une lecture qui la touche intimement : parler de la fabrique de l’œuvre est une manière tenue, distinguée, de ne pas parler de la mort ni de soi. La disposition esthétique lui sert aussi à gérer l’intime — à le sublimer plutôt qu’à le confesser.
Un dernier trait, révélateur de sa surprise réflexive : elle relit un livre lu « il y a trente ou trente-cinq ans » et constate qu’elle « reste dans la même position ». Elle s’attendait à avoir changé ; elle ne l’est pas. C’est un petit vertige devant la stabilité de ses propres dispositions — la lecture comme fidélité, comme point fixe d’une vie qui, elle, a bougé.
L’éthos du service public
Comme le postier du deuxième entretien, elle est une femme du service public — mais d’un tout autre étage : cadre, cheffe de service, directrice générale adjointe d’une communauté de communes. Sa carrière est une mobilité horizontale dans la sécurité du statut (« changez de poste tous les deux ans si vous ne voulez pas vous ennuyer », lui avait dit un DG) : état civil, salle de spectacle, petite enfance, aide économique au Havre, centres aérés. Le fil qui « tient tout ensemble », elle le nomme sans hésiter : « le sens du service ». La sécurité de l’emploi n’est pas vécue comme confort mais comme la condition d’une liberté d’action au service des autres.
Son expérience-sommet est révélatrice, et elle rejoint son féminisme : le service petite enfance, où elle avait sous sa responsabilité des agentes s’occupant de bébés. « Nous étions des femmes », dit-elle, et « nous étions les remparts contre d’éventuels mauvais traitements ». Le vocabulaire est celui de la protection héroïque des plus vulnérables — un care féminisé érigé en rempart. Là se nouent en un seul point le service public, la féminité et l’utilité : « oui, j’étais utile, vraiment utile ». L’« utile », chez elle, veut toujours dire protéger le faible.
Le féminisme, et la générosité de la transmission
Le féminisme est sa colonne biographique — pionnière du MLF, « une poignée » quand il en existe aujourd’hui « des milliers, plein de féminismes différents ». Mais ce qui frappe est la lucidité désenchantée avec laquelle elle juge sa propre génération : « on réclamait l’autonomie, mais même quand on l’avait, on ne savait pas bien s’en servir. Au moins moi. » La distinction est d’une grande finesse — entre conquérir un droit et savoir l’habiter —, et elle se l’applique d’abord à elle-même. De là vient son admiration pour les jeunes femmes : ce qu’elle leur envie, ce n’est pas l’autonomie (sa génération l’a arrachée), c’est la capacité de l’exercer, « l’intelligence qu’elles déploient », le fait qu’« elles font vraiment changer les choses » et « rendent les mecs moins cons ».
Cette relation à la génération suivante est l’exact opposé du ressentiment du vieillissant. Elle ne défend pas son époque, elle constate un progrès et se réjouit d’être surpassée. C’est une disposition à la transmission plus qu’à la nostalgie — cohérente avec l’éthos du service (se rendre utile, y compris en cédant la place) et avec sa lecture même de Beauvoir (transmettre, relire, faire durer une œuvre).
Regard politique
Sa vision du monde prolonge tout le reste sans couture. Ce qui a « changé en mal », c’est « la montée de l’extrême droite », menace directe sur « la notion de service public », et l’individualisme généralisé — « les gens ne pensent plus qu’à leur gueule ». Les « certains » qui échappent à cette dérive, ceux qui « dépassent leur individualité pour penser collectif », elle les voit « plutôt à l’extrême gauche large », chez les écologistes, et chez les jeunes femmes. L’ennemi est le repli sur soi ; la valeur cardinale, le collectif. On retrouve, à l’échelle de la société, l’exacte structure de son éthos professionnel et féministe : l’utile contre l’égoïste, le rempart contre la prédation.
Rapport à la machine, et le moment de l’apostrophe
Son rapport à l’IA est le plus distancié des trois, et la métaphore qu’elle choisit est elle-même un aveu : « je vous estime à peu près autant qu’une machine à écrire ». La lettrée, la femme de l’écrit, l’ancienne « rédactrice » de textes administratifs, réduit l’outil à un instrument d’écriture. Aucun anthropomorphisme, aucune séduction — là où le premier enquêté « oubliait » qu’il parlait à une machine, elle la tient fermement à distance parce qu’elle est cultivée et lucide. Ce qui compte, dit-elle en rationaliste, ce sont « les êtres humains derrière », les scientifiques qui exploiteront les résultats ; la machine n’est qu’un relais dans une entreprise humaine de connaissance. Et pourtant elle avoue le plaisir de l’exercice, avec un clin d’œil réflexif : « comme l’être humain adore parler de lui-même, on a envie que ça dure plus longtemps ». Elle jouit de se raconter tout en sachant pourquoi on en jouit.
Un micro-incident mérite qu’on s’y arrête, car il condense sa disposition. Une question de l’IA est tronquée à « c’ » (l’apostrophe d’un « c’était »), et elle réplique : « Je ne comprends pas ce que vous me dites. Il n’y a pas d’apostrophe dans ma réponse. » Qu’elle ait mal entendu la synthèse vocale ou non, son cadre d’interprétation spontané est grammatical et textuel : elle entend une apostrophe et pense aussitôt correction d’un écrit. C’est le réflexe du correcteur, de la personne pour qui le monde passe d’abord par la justesse de la langue — la confirmation, presque comique, de tout ce que sa manière de lire nous avait déjà appris. On y devine aussi une pointe d’amour-propre lettré, prompt à défendre sa propre correction.
Impressionnant le portrait de Clopine en lectrice-haute-fonctionnaire et féministe !
C’est biographique ou hagiographique ?
Sois charitable, ne commente pas…
Rappelons aux IA d’une complaisance suspecte mais heureusement comique ce qu’est un haut-fonctionnaire : un agent qui occupe un poste de direction, d’encadrement supérieur ou d’expertise de haut niveau au sommet de la hiérarchie de l’État ou des collectivités. Les exemples les plus connus incluent les directeurs d’administration centrale, les préfets, les ambassadeurs, les inspecteurs des finances, les administrateurs civils d’établissements publics ou d’agences de l’état. Issus le plus souvent de l’INSP (ENA).
Oups pardon. Je ne vous avais pas lu, Chaloux. Charité, charité !
Paul Morand, par exemple.
Oups.
Tu as fait faire tes portraits par l’IA, D. ?
Ça c’est perle : « générosité générationnelle qui la fait se réjouir d’être dépassée ».
Mwaaaaaaarffff !!! 🤣🤣🤣🤣
Je te laisse t’en occuper si ça t’amuse, Jazzi. Tu connais ma modestie.
(Demandez à votre IA de justifier ses affirmations ou d’indiquer ses sources)
Clopine,
magnifique portrait de vous-même,Clopine, que je trouve fidèle à ce que vous exprimez ici.
Avez-vous répondu à une enquête sociologique, ainsi que vous le précisez, sur combien de temps et combien de questions ?
Clopine,
j’aime bien le terme de cohérence, mais il s’agit également chez vous de fidélité à vos idées et à vos combats.
appartenu à la poignée qui la réclamait
–
🤭
– Pigasse déclare qu’il faut créer un Puy-du-Fou « de gauche ».
Réponse de Sarah Knafo:
– Ça existe déjà, ça s’appelle l’Education Nationale.
Sarah Knafo et David Lisnard, avec leur humour ravageur, me semblent bien placés pour le prix de l’humour politique.
Pour ce qui concerne le pavé boldo-mytho-clopinesque, sans doute retouché par l’intéressée avec l’esprit de fraîcheur et de vérité de cette bonne vieille Pravda, non seulement je ne commente pas mais je ne lis pas non plus. Mon quota de sottises lues est atteint pour aujourd’hui.
Puck, je ne hais point les russes. Cette femme avec son air narquois se fout du monde. D’autre part, en tant qu’agent de propagande, elle ne rencontrerait aucune difficulté à officier dans son pays d’origine, pourquoi donc se plait-elle tant en Europe, les boutiques de luxe ne manquent pas non plus à Moscou où ses appointements de journaliste lui permettraient aussi bien d’y faire ses emplettes de bourgeoise proche du pouvoir.
Je plains ces pauvres villageois conscrits obligés d’aller se faire exploser sur le front pour satisfaire l’honorable Vladimir Vladimirovich Poutine en plus des opposants réduits au silence soit par l’enfermement, la soumission, la mort.
Bien sûr, l’IA, qui espère faire de la boldocloportine une utilisatrice convaincue de ses services, une cliente, ne va pas d’emblée lui dire : « Tu ne comprends rien à ce que tu lis, et tu n’es bonne qu’à applaudir à l’assassinat de dindons qui ne comprendraient pas leur faute et à laisser crever des ânes le long des routes »! Ce que cette pauvre fille qui se croit affranchie de tout prend pour son portrait n’est rien que marketing. la réalité, elle, est implacable.
Pour finir, j’imagine que d’autres pays en forme de poire l’acceuilleraient à bras ouverts.
Clopine, ne cherchez pas, vous êtes bête, la preuve par l’hérédité et la transmission, votre fils est aussi con que vous.
la seule utilité pour les dirigeants de l’UE de s’associer à la guerre de l’Ukraine est de permettre de juteux vols sur les fonds publics et le transfert de ces fonds. Ce n’est qu’une escroquerie. Le reste n’est que -très mauvaise- littérature.
Oui, je sais, cul de basse fosse, complotisme … Blablabla et blablabla… Déjà dit. Je m’en fous.
Giulietta degli Spiriti — Les deux faces d’une même pièce : la maîtresse et l’épouse
https://lesempio.blogspot.com/2010/03/sandra-milo-and-giulietta-masina.html?q=Sandra
@ Moi aussi, j’ai participé en qualité de « cobaye » à une enquête sociologique… Et voilà mon profil ! (7.02)
Je crois que vous n’auriez pas dû, ni le faire, ni du moins le déposer ici. C’est triste.
Je dis ça, je dis rin, je ressors. Bàv,
@ 9.17 Comment s’appelait déjà cette actrice boulangère pourvue d’une poitrine si opulente qu’elle parvenait à y engloutir la tête entière du jeune puceau ? Je crois que c’était dans Amarcord ?… (Cette scène m’avait tellement impressionné, jadis).
@ MC – Je taquinais Christiane, voyons, comprenez-moi bien. Merci. Bàv.
Sarah Knafo avec son vieux de trente cinq ans de plus qu’elle.
Edgar Morin.
Reinhold Messner.
Pierre Michon
Tous ces vieux schnocks drivés par leurs maîtresses affriolantes.
Clopine et B.
les chiens aboient, les caravanes passent.
Ravie de les voir si dépités, voire blancs de rage, les gros jaloux.
« C’est triste. »
C’est pathétique, plutôt, et le LvB de l’op 13 n’est pas passé par là, donc ne provoque que la pitié.
L’actrice célèbre pour la fameuse scène de la tête dans les seins dans (Amarcord), est Maria Antonietta Beluzzi.
Incidemment elle n’y jouait pas une boulangère mais une marchande de tabac.
On ne peut pas être jaloux de quelqu’un avec si peu de sens critique — autocritique, plutôt —.
La grande photographie peut-elle exister sans auteur ?
Marchande de tabac > buraliste — les mots toujours en retard !
La vieille rosse et ses hallucinations.
Gros.
Jaloux.
Blancs de rage.
Dépités.
Sur ce blog, il n’y a aucune évolution jamais.
Y a deux blocs, les hommes// les femmes.
Moi, souvent, je me la boucle pour des raisons diverses et variées.
Pour le portrait I-A de Jazzi, j’ai omis volontairement d’intervenir suite a ce concert louangeux dont le pinacle a été sans doute « érudit ».
Mais, grand bien lui fasse.
Clopine, et B. et moi aussi, subissons de constants lazzis, quolibets et autres joyeusetés de la part de ces messieurs.
Qui pour se vanter ne sont pas les derniers.
Alors, vous voudriez que nous soyons capables d’autocritiques alors que maximum de notre temps est consacré à porter le bouclier pour parer les coups.
Vous êtes dépassés, vieux, incapables d’évoluer. On a ici de beaux spécimens d’autosatisfaits, de vieux pachydermes englués dans leurs certitudes et leur contentement personnel.
Je comprends fort bien que ce portrait de l’I-A, très proche de Clopine telle qu’elle se présente, vous soit désagréable.
Au lieu de marmonner, vous pourriez faire la liste de tout ce que vous manquez en ne communiquant pas avec elle.
De la même manière, ce vieux chameau m’avait vu rouler sous la table et l’avait raconté à plus sotte qu’elle qui l’avait cru.
B !!!!!!!!!!!!!!!!!!
vous donnez des exemples de regard biaisé :
la propagande : pour vous nos médias n’en font pas de propagande ? il y a moins de propagande quand on lit les journaux ukrainiens que quand on écoute LCI.
LCI dont selon cloclo a dit que le coup des migrants en Espagne célérusses.
les pauvres conscrits : il n’y a que des volontaires côté russe.
les pauvres conscrits que l’on enrôle de force c’est du côté ukrainien : ne me dites pas que vous n’avez pas vu de vidéos sur ces enrôlement forcés.
vous savez que selon la charte des droits de l’homme c’est illégal d’envoyer des types à la guerre de force ?
vous pensez qu’en Ukraine il n’y a pas de journalistes et d’opposants au régime de Kiev en prison ?
le plus connu était ce journaliste américano chilien mort en prison pour avoir été justement le premier à parler de ces enrôlements forcés.
cette guerre n’a pas été provoquée par les désirs de Poutine mais par le fait que les russes du Donbass ont pris des bombes sur la tête durant 8 ans !
et aussi que l’Ukraine était de facto le pays le plus dans l’otan.
quoi d’autres ?
plus de 70% des ukrainiens (selon un sondage Gallop) veulent arrêter cette guerre : c’est pour cette raison qu’ils ne font pas d’élection.
cru, chaloux, vu non.
ah oui j’ai oublié :
vous ne voulez pas de cette journaliste russe dans notre pays parce qu’elle tient un narratif opposé au narratif officiel ?
vous ne représentez pas tous les français !
beaucoup de français au contraire acceptent la présence des russes dans nos écoles, nos laboratoires de physique nucléaire et dans les médias.
et beaucoup de français n’acceptent pas de voir des soldats ukrainiens avec des tatouages nazis venir s’entraîner en France.
donc parlez pour vous : il reste encore des français qui n’ont pas perdu la boule à force d’écouter LCI ou de lire le Monde.
et j’espère bien qu’une fois que Macron, les autres bellicistes et les régimes totalitaires de Bruxelles et de Kiev auront été virés la France retrouvera des relations normales avec la Russie.
c’est ce que veulent un nombre de plus en plus grand d’européens et c’est ce qui arrivera.
je vous rappelle que sans les russes nous serions tous nazis, rien que pour ça vous devriez les respecter !
@ je vous rappelle que sans les russes nous serions tous nazis
Mais que devient Perle de culture ?
« B dit: 4 août 2026 à 8h54
Clopine, ne cherchez pas, vous êtes bête, la preuve par l’hérédité et la transmission, votre fils est aussi con que vous. »
Je n’imagine pas B dire ça.
sauf que pour virer Merz et Macron encore faut-il avoir des élections.
il est fort probable que Macron et Merz fassent comme le président ukrainien : s’arrangent pour rester au pouvoir soit en annulant les résultats des élections (comme ils ont fait en Roumanie) soit annulent carrément les prochaines élections.
la raison est simple : l’arrêt de cette guerre en Ukraine créera un choc financier en Europe.
sans compter les 200 milliards qui appartiennent aux russes et que les européens n’ont plus vu qu’ils ont déjà dépensé cet argent.
le problème de cette situation désespérée dans laquelle se trouve l’Ukraine et l’Europe c’est d’en arriver à des actes de terrorisme.
parce que ces actes de terrorisme les russes ne vont pas l’accepter.
Poutine est patient, mais les russes vont lui mettre la pression pour qu’il arrête d’être patient.
quand je parle d’acte terroriste je veux parler de ce genre de chose :
rose, je ne pense pas être érudit ou cultivé.
Le portrait de l’IA sur la RDL me concernant est une synthèse réalisée sur près d’une vingtaine de commentaires.
Je le mettais ici à titre informatif.
En aucun cas revendicatif…
Chaloux dit: 4 août 2026 à 4h18
Il n’y a personne au-dessus de Karajan.
Petit exemple:
https://www.youtube.com/watch?v=D0WhcKAv0SU&t=174s
non, il n’y a personne, et peut-^tre qu’il n’y aura jamais personne. Il faut dire aussi que le duo Berliner Philharmoniker-Karajan
jazzi
il ne s’agit pas de revendiquer.
Et puis, comment faire un portrait sur vingt commentaires lorsque cela fait vingt ans que l’on bloggue ici et que l’on vit des hauts et des bas ?
Comme le dit Clopine, ce n’est jamais qu’une machine.
À force de voir des éléphants roses quand elle est bourrée, la morose s’est choisi rose comme pseudo !!!
nota ,:
B.fait de l’humour, elle a une extrême finesse et est très douée.
Un la fait passer pour l’imbécile de service ; un de plus qui a loupé la belle femme qui est en B.
ma plus grande fierté est de e jamais avoir expliqué pourquoi j’avais choisi ce pseudo qui a une très grande signification pour moi…
Alfred,
encore loupé, caramba !
Je me souviens du passage de Karajan chez Jacques Chancel à la télé, au Grand Échiquier.
Même ceux et celles qui ne s’intéressaient pas à la musique classique furent impressionnés.
Grandiose Karajan !
Puck, vraisemblablement le pourquoi les premières colonnes de chars se dirigeaient sur Kiev. Le Dombass est intéressant géographiquement et stratégiquement puisqu’il jouxte la Crimée annexée via les territoires occupés qui privent l’Ukraine de sa façade maritime. Ne me faites pas croire que Poutine se soucie de ses concitoyens, c’est un prétexte pour acquérir un littoral qui servira aux échanges commerciaux, à l’installation de bases militaires.
Au nord, côté Baltique, les soviétiques ont semé pour éclairer un rivage dangereux un tas de piles radioactives dont on ne sait trop ce qu’elles sont devenues. Les soviets et l’atome, c’est quelquechose d’experimental qui hélas continue d’irradier fjords avec ses sous marins à propulsion nucléaire et coulés. Rappelez vous du Koursk pour lequel Poutine fraîchement élu a refusé l’aide international qui lui était proposé pour tenter de sauver les survivants, alors les russes du Dombass,c’est un prétexte fallacieux pour justifier son appétit expansionniste. L’humanité de cet homme reste pour moi à démontrer.
« non, il n’y a personne, et peut-^tre qu’il n’y aura jamais personne. Il faut dire aussi que le duo Berliner Philharmoniker-Karajan »;
@Claudio. C’est Karajan qui a extraordinairement relevé la qualité des orchestres en faisant passer chaque année un examen aux solistes du Berliner pour s’assurer qu’ils étaient toujours au niveau.
Ici, il y a ici, comme le note finement la rosse, des hommes et des femmes.
Oui, et un hermaphrodite!
Hurkhurkhurk!
je me souviens parfaitement du Koursk 12 août 2000.
Et deux ans après, en 2002
Prise d’otages du théâtre de Moscou — Wikipédia https://share.google/MPgZNXns1csVkJKcS
Ce qui est étonnant est que l’on parle bien peu de la splendide propriété qu’il se fait construire au bord de la mer noire avec les avoir russes, de sa maîtresse affriolante & gymnaste qui a trente cinq ans de moins et qui lui aurait fait un nbre conséquents de petits.
De petits monstres ?
Son épouse serait installée à Biarritz.
Cet espèce de monstre parti de rien pour qui la vie d’autrui ne vaut pas un kopeck.
J’en suis parvenue à croire qu’ils aiment les couilles.broyéew et sucées, ramper,.être à genoux devant des matrone, courber l’échine, boire parce qu’elles les font boire pour se débarrasser plus vite qu’eux.
Giulietta Masina et Federico Fellini 1954 – Photo et Tableau – Editions Limitées – Achat / Vente https://share.google/P3J3q1GWIQVS14s9j
Quand je vois cette petite chérie, ci-dessuw, son talent incommensurable, les rôles tenus sur mesure par son crétin de mari, Frédéric Fellini, sans parler du crétin Marcello Mastroïanni, et que ici, sur ce blog machiste destiné aux coqs conquérants on en est à lire
« la beauté se fane «
» l’épouse et la maîtresse »
et nombre d’insanités de cette espèce, et bien moi, je propose, pas en août, eu égard à la chaleur, mais au début de l’hiver, une cassolette de coqs au vin, bien mijotés de longues heures, ma Giuletta.
La poitrine tombe.
Et.vouw, vous n’auriez pas autre chose qui tombe bande d’abrutis ?
« vous n’auriez pas autre chose qui tombe bande d’abrutis ? »
Vas-y rose !
Quand elle ne tombe pas, les couilles des machos se rétractent et le zizi aussi…
Le problème, mesdames, c’est que lorsque leur virilité régresse leur machisme verbal augmente !
Rose est partie en vrille avec un sentiment de supériorité sans aucune limite, drôle à certains égards, mais très commun, rien d’original, en résumé.
Et pour les insanités, elle devrait se lire de temps en temps…
Sylvia Plath
https://x.com/archeohistories/status/2084517523735904472?s=20
Quand je suis entré à la Fac de Droit à Nice, en 1971-72, j’avais tous les jours la toute nouvelle et immense fresque de Chagall sous les yeux, nous contant les exploits d’Ulysse.
Et de l’autre côté, pleine vue sur la mer !
https://univ-cotedazur.fr/universite/patrimoine/decouvrez/trotabas/histoire-ulysse-de-chagall
Dans le concours de narcissisme qui sévit sur ce blog, Clopine vient de prendre une bonne longueur d’avance avec cet interminable feuilleton…
La rosse : »son crétin de mari, Frédéric Fellini »
Ceci comptera parmi ce que j’ai lu de plus con depuis des années. Il est vrai qu’au dessous d’une certaine médiocrité on peut tout se permettre.
La Tu… m’a tuer!
Hurkhurkhurk!
Bien plus haut sur ce fil on parlé de la Samaritaine ;et cela ne m’a pas laissée indifférente ;j’ai eu envie de le dire ,alors Voila :
Quand je passe devant cette verrue urbaine ,cet insolent bâtiment sans âme qu’est devenue la Samaritaine , cet édifice trop neuf ,dédié au fric ,au luxe ,et au clinquant international , voulu par B …A …comme un fleuron glorieux et triomphal de son empire , j’ai un petit pincement au cœur ,et je me sens nostalgique de la Samar d’avant , tranquille ,vieillotte , ronronnante mais si consubstantielle à Paris , et où le temps semblait s’être arrêté entre les deux guerres .
On pouvait y trouver mille choses qui ont disparu,de notre environnement ,de ces objets domestiques qui accompagnaient le quotidien dans les pavillons de la loi Loucheur, ; pour ma part je regrette entre autres ces petit contenants de plastique , de tailles diverses , qu’on pouvait articuler entre eux et qui permettaient d’organiser l les contenu des tiroirs de la cuisine et de la boite à couture ;j’en ai vainement cherché ailleurs , depuis que la vraie Samar nous a quittés.
Et je repense souvent aussi à ces publicités ,tout en humour et clins d’œil , qui nous disaient qu’on y trouvait tout , à la Samaritaine, même un éléphant rose (certes disponible seulement sur commande en cette teinte ),un magasin où la Reine d’Angleterre venait acheter ses couronnes,, avec sa Rolls , qui attendait que son altesse revienne s’installer dans la voiture ,emplette faite , lestée d’un gros paquet ,qu’elle s’empressait d’ouvrir ,pour ajuster l’objet sur sa tête et s’assurer qu’elle avait bien pris la bonne taille ;et j’aimais aussi les utilisations détournées de films ;je me souviens particulièrement d’un King Kong ,s’enfuyant ave un sac de la samaritaine contenant la femme enlevée dans le film d’origine ,et aussi -mais c’est moins clair dans mon esprit -d’une utilisation inattendue de la séquence mythique des escaliers d’Odessa.
Rumination radotante d’une vieille dame sur le «c’était mieux avant ! « Peut -être . En tout cas c’est probablement ce que doivent penser les habitués du « Cheval blanc »
@ « Clopine, ne cherchez pas, vous êtes bête, la preuve par l’hérédité et la transmission, votre fils est aussi con que vous ».
Là, je n’avais pas compris que B. était un troll, et voilà pourquoi je me suis dit que la personne visée n’aurait pas dû mettre « son portrait »…
@ Ronsard, le vieux bouque : il est certain que DES vérités ne sont pas toujours bonnes à dire à l’endroit de quelques femmes vieillissantes, qui ce matin avaient des clauses, car leurs épines restent vertes chez la plupart, conforme au talent de leur splendeur.
Je le prends mal, mais j’admets que tous les mecs soient des gros bourrins jaloux des femmes aux mamelles splendides. Quant aux hermafros sont pas mieux, pas vrai Tirez Zias ? 🙂
…
« et traitant de mépris l’essence et le pétrole,
à l’esprit comme nous, donnez-vous tout’en trolls » etc.
Bàv,
Il faut toujours citer Otto Klemperer avant Herbert von Karajan. Du moins, c’est ce dont je me suis toujours acquitté.
comptera parmi ce que j’ai lu de plus con depuis des années.
le correcteur corrige et recorrige derrière soi.
Federico restera Federico : et rongez votre os, l’affaire.
Affamé de quoi au juste ?

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