de Pierre Assouline

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La République des livres
Pierre Michon vient quand il veut

Pierre Michon vient quand il veut

Puisque la saison se prête, parait-il, à la déconnexion, si vous aimez la littérature, ce dont nul ne doute dès lors que vous vous trouvez sur le fil de la République des livres, lâchez tout, (re)lisez et (re)précipitez-vous sur Le Roi vient quand il veut (407 pages, 7,50 euros, Le Livre de Poche). Il faut se jeter dessus non parce qu’il est sous-titré « Propos sur la littérature » (ce qui lui donne un côté salonnard à côté de la plaque) mais parce qu’il est de Pierre Michon. Peu d’écrivains français prennent comme lui la peine de réfléchir à ce que lire et écrire veulent dire, et plus rares encore sont ceux qui manifestent un tel goût des autres écrivains.

Il s’agit d’une compilation de trente entretiens parus pour la plupart dans autant de revues confidentielles entre 1989 et 2007, éditée par Agnès Castiglione avec le flaubertien Pierre-Marc de Biasi. Des conversations plutôt, probablement réécrites en leur temps par l‘auteur avant impression. Bien que le livre ait paru pour la première fois en 2007 chez Albin Michel, j’étais passé à côté, en repoussant l’urgence à plus tard au motif que ce n’était pas inédit, avec l’assurance de me rattraper lors de la parution en petit format par Le Livre de Poche en août 2010. Le genre de livre qu’on sait qu’on va aimer et qu’on se réserve pour les moments d’apaisement, quand tout concourt à en restituer la saveur. Idéal avant la déferlante de la rentrée. A une réserve près : le papier du Livre de Poche est, comme d’habitude, si gris, terne, poreux qu’il est difficile d’écrire dessus au crayon sans forcer jusqu’à en trouer la page ! C’est dit, passons à l’essentiel, les folies Michon.

Un festival d’intelligence, de finesse, d’humour, de culture où un certain savoir-vivre, que les cuistres nomment « vision du monde », nourrit un savoir-lire et un savoir-écrire à nuls autres pareils. L’entreprise est risquée pour l’écrivain qui l’autorise car on voit inévitablement surgir les répétitions de thèmes, de sources ou de références. Alors passons sur ses tics (les mots « énonciation » et ses dérivés, « dispositif », « croyance ») pour nous attacher au reste : cette générosité de grand lecteur qui brûle de faire partager ses émotions. Simplement, contrairement à un Nabokov en pareil cas, il parle des livres des autres en évoquant les siens –et de la vie des écrivains en répondant sur la sienne. Cela donne la plus originale des autobiographies. Le portrait qui en ressort ? Celui d’un type – pas un homme, ou un écrivain, mais bien un type- qui est né et a grandi entre un père absent et un fantôme de sœur morte, un spectre et un ange. Il a traîné ses guêtres de bistro en bistro jusqu’à 35 ans, ne fichant rien, picolant comme ce n’est pas permis, avec la ferme intention de s’y appliquer, malgré quelques tentations sans suite du côté du théâtre. Boire le sang noir des morts, ce qui revient à commercer avec d’anciens vivants, avec Michelet en embuscade. Ses aveux de biture sont terribles. Cinq bistros pour soixante-six habitants dans son patelin de naissance, au fin fond de la Creuse : tout s’explique ou presque. Pas une fatalité génétique mais tout de même, difficile d’en réchapper.

En 1981, il porte ses Vies minuscules chez Gallimard. Présenté par Louis-René des Forêts et rejeté par Michel Tournier. Représenté et accepté par Jean Grosjean. 1918 exemplaires vendus la première année. Après, il se rattrape. Tant et si bien que ce précieux petit livre mythique qui soudainement fane tant de biographies, éclipse les autres (La Grande Beune, Abbés, Corps du roi) jusqu’au triomphe des Onze. Il se pose des questions comme celles-ci : qu’est-ce qui, d’un texte, fait une œuvre d’art ? Le roman n’est-il pas un genre exténué comme l’était la tragédie classique sous Voltaire ? Pas vraiment romancier. Ni nouvelliste. A mi-chemin : écrivain de romans courts. Non par essoufflement ou paresse, mais par aversion pour le gras et le superflu, et par goût pour le densifié et le resserré, aux antipodes de la bonne grosse Weltanschauung et des vertigineuses machines romanesques. D’accord avec Valéry : « La postérité, c’est des cons comme nous ». D’un rien, il peut faire un livre : la voix enregistrée du tramway de Nantes annonçant la station « Cinquante otages », sa mère ensevelie à la minute même où deux tours sont réduits en cendres à Manhattan.

Tempora pessima sunt. Il juge bien ses propres livres, certains shootés à la littérature, d’autres pas. Mythologies d’hiver ? Des fables de notre époque sans croyance. Maîtres et serviteurs ? Vaut surtout pour le chapitre Watteau où l’inavouable sexuel est dit.  L’Empereur d’Occident ? Un exercice de style. La Grande Beune ? A peine un roman. Il juge aussi bien l’essentiel de la production littéraire actuelle : de purs artefacts bien bouclés. Il est d’une famille d’écrivains au sein de laquelle il coudoie Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gérard Macé, Richard Millet, Antoine Volodine, Olivier Rolin, Jean Echenoz. Avec une préférence pour ceux qui, comme lui et Quignard, ont le goût du bref et de l’archaïque. Qu’est-ce qu’il fait, Pierre Michon ? Toute la journée, il lit, se promène, parle, picole. Quand vient le texte, il écrit, souvent textes à la commande, ça stimule. Son unité de mesure :

« Un long matin tendu et refermé sur sa plénitude et un soir tendu vers le matin à venir ».

 Au bout, ce n’est pas un roman qui l’attend mais un bloc de prose, son genre, inconnu des manuels. Il veut attirer Dieu dans son livre. Il est des ambitions moins nobles. Dieu, mot-gouffre. Même quand il dit simplement : « Je pense que nous mourrons et que Dieu existe ». D’ailleurs, il tient la littérature pour une forme déchue de la prière, c’est dire. Et soudain, cette phrase admirablement cadencée, qui laisse sans voix :

« Les œuvres sont les preuves de la grâce- mais sans grâce pas d’œuvre ».

Le rythme, la période, le mètre, tout est là. Il maîtrise parfaitement la langue classique, tenue. Abhorre les points de suspension, trop débraillés. Tout ce qu’il écrit veut côtoyer le sacré. Dieu ne le quitte pas. Son christianisme est médiéval. Il tient que tout écrivain est nécessairement un imposteur puisqu’il ne s’autorise que de lui-même. Il envie Pessoa. Cherche non le rosebud mais le nigredo en tout artiste :

« Sur quel intime foutoir l’œuvre jette-t-elle son masque ravissant ? »

C’est une éponge. Retient tout ce qu’il lit. Victor Hugo et Flaubert surtout. La Bovary et Booz endormi reviennent tout le temps au sommet de ce qu’il appelle « ma bibliothèque neuronale ». Mais on y trouve aussi La Chambre claire de Barthes. N’empêche, il paie sa dette à Flaubert, le premier à avoir écrit une vie minuscule avec Un cœur simple. Il a beau être un faulknérien absolu, il n’en est pas pour autant dupe de la posture du grand William entweedé, moustache taillée de frais, pipe apaisante empoignée, alors que dès que le photographe a le dos tourné, il retourne à son état de pochetron lamentable. Ce qui ne l’a pas empêché de rendre compte de la totalité du monde à partir de son ilot de Mississippi. Juste pour accéder non à l’universel mais au planétaire. Proust disait que les livres sont les enfants du silence et de la solitude. Michon y ajoute le secret, la patience « et les infimes stratégies de la table de travail ». Tout pour conjurer l’angoisse qu’un jour la grâce vienne à le déserter.

     « Il me semble que pour un écrivain rien n’est plus intime, rien ne le constitue davantage, rien n’est plus lui-même, que cette volonté énonciative dont j’ai parlé, ce désir violent qui préside à sa phrase, cet infime et décisif putsch dans son parlement intérieur, qui fait soudain la voix despotique de ce qu’on appelle, et qui est, la littérature, se met à parler à sa place. C’est cela que j’appelle Faulkner ».

Cette certitude est au cœur de Trois auteurs (1997) et de Corps du roi (2002) même si elle irradie toute son œuvre. Michon a été jusqu’à identifier sa propre biographie à celle de Faulkner en établissant des passerelles entre les accidents de leur vie : origines sociales, roman familial, alcoolisme autodestructeur… Il a fini par décalquer sa Creuse sur le comté de Yoknapatowpha. Il ne sait pas au juste pourquoi il a été à lui mais il y va encore, captivé par une force d’attraction qui le dépasse, persuadé avec Borges qu’on ignore ce qu’il y a au fond de ses livres même si on sait juste qu’y gisent des vérités qui nous terrorisent. Il est lui aussi l’écorché au seuil de sa maison de douleur. Lui aussi veut accepter d’être dans le mouvement du monde. Faulkner n’est pas son Dieu mais son roi, un génie dans son genre, le romancier capital, celui qui aura marqué « la » rupture littéraire de son siècle.

Voilà Michon. Un maître sans disciple. Déjà un classique moderne. Celui dont l’exigence, en plaçant la barre loin du sol, nous oblige à nous élever à cette hauteur. Chacune de ses phrases est admirablement ciselée. Quand il converse aussi. Lisez, c’est sa voix même qu’on entend. Lui, ses livres, les autres livres. Lecteurs, du début à la fin, c’est de vous dont il s’agit. A propos, « le roi » du titre, c’est la littérature, le sens, le vrai, l’inspiration, la grâce. Il vient quand il veut. Dans toutes ces pages, il est venu et il est resté.

(Photos D.R. et Jean-Luc Bertini)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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1 775 Réponses pour Pierre Michon vient quand il veut

D. D. dit: 5 août 2026 à 21h32

Attention à l’éclipse, les lunettes de protection s’arrachent à 3,50 euros. J’en suis très éco-anxieux, on me conseille de demander une prise en charge par la Sécurité Sociale, faute de n’avoir pas su assez nous protéger contre ce nouveau risque. Didier D.
nb/ Les éboueurs des Pouilles ont retrouvé le billet de tombola. Donc, quand on veut chercher, on peut trouver, et sans recourir aux immigrés maghrébins.

Jazzi dit: 5 août 2026 à 21h50

À propos des liens entre le cinéma et la littérature, Didier Decoin avait déclaré il y a quelques semaines à peine, au quotidien libanais L’Orient-Le Jour : « Je considère que la marge entre la littérature et le cinéma (entre les mots et les images) est de plus en plus étroite, et je m’en réjouis. Écrire, c’est sans doute tenter de délivrer un “message”, mais ce message est plus facilement déchiffrable s’il peut s’appuyer sur des images. Personnellement, mon écriture a l’ambition de faire éclore des images dans la tête du lecteur. C’est pourquoi j’attache une telle importance aux descriptions, à tout ce qui peut provoquer une réaction sensorielle chez le lecteur. Je ne peux pas rédiger une scène si je ne la visualise pas dans ses moindres détails – et “visualiser” est à prendre ici au sens propre du verbe. »

renato dit: 5 août 2026 à 21h51

À noter que la critique cinglante de l’adaptation cinématographique, signée par la traductrice des poèmes homériques, a fait planter le site web du magazine et a alimenté un débat sur l’équilibre entre succès commercial et authenticité littéraire.

New York Times

rose dit: 6 août 2026 à 3h51

Bloom dit: 8 avril 2013 à 8h26
Chaloux, je fais seulement part de mes enthousiasmes, libre à chacun d’aller y voir ou pas, comme vous l’avez compris.
Les plaisirs du (s)/(t)ex(t)e sont la seule vérité.

« Ce que nous cachons pudiquement dans nos bars, ce que nous couvrons par des tapis, des fleurs, mille ruses, ce que nous truquons par des pans coupés, ils s’y abandonnent. Ils s’abandonnent à l’espace. L’espace est roi à New York. Il cerne et isole les pâtés de maisons, les rues, les avenues, les hommes, il souffle avec le vent dans les canyons de Broadway, de la 5e avenue, il pénètre partout. Un bar américain, c’est d’abord une portion de l’immense espace américain, enclose entre quatre murs. (…) »
Le Pink Elephant Bar à NY, reportage aux EU de Sartre pour Combat, 1945.
Situation 2, édition augmentée

————-
New York, New York.

rose dit: 6 août 2026 à 3h56

À savoir si les éboueurs des Pouilles ne seraient pas des immigrés maghrébins ou soudanais.
Le nombre de jeunes femmes en couple et mères de famille avec des africains est stupéfiant.

rose dit: 6 août 2026 à 4h02

Magnifique Jean Pierre Daroussin dans sa performance du « ch ».
Qu’il était beau !

rose dit: 6 août 2026 à 4h05

je n’ai jamais dit cela sur les baleines.
Un palestinien n’est pas une baleine, même si les bateaux remplissent la même fonction de sauvetage.

rose dit: 6 août 2026 à 4h10

Je l’ai déjà raconté. Tant pis.
C’est ancien.
Son mari la trompe.
Elle part en catimini se cacher sur la côte ouest, balnéaire, de l’Angleterre. La police londonienne soupçonne son mari infidèle d’assassinat, jusqu’à ce que, un jour, un serveur de l’hôtel où elle résidait, la reconnaisse.
Plus tard, elle se remaria, avec un archéologue, qu’elle suivit dans ses missions en Égypte, tout en n’oubliant pas sa plume.
La grande Agatha Christie.

rose dit: 6 août 2026 à 4h24

« Or, je ne suis pas suicidaire du tout. »
Pierre Michon

Ben si, puisque picoler, c’est se suicider.
Je pense à la prof.de français langue étrangère qu’il a épousé ; vivre avec une ruine, renoncer à la sexualité.

rose dit: 6 août 2026 à 4h42

Carême 2026, cela m’a passé, définitivement. L’année des dix ans du décès de Dominique. Alors qu’un jour, durant les cinq ans où je suis allée le visiter, à l’autre bout du monde, dans le grand nord, je lui faisais manger un gâteau délicieux, poire/chocolat, et brutalement, ai réalisé combien j’aimais le nourrir à la cuillère. De lui, outre mille choses importantes, il me reste cet autre souvenir prégnant de notre première partie de scrabble, durant laquelle il écrivit COQ. Symbole parfait de sa masculinité et rien de toxique.

renato dit: 6 août 2026 à 4h52

Je connais des nonagénaires qui boivent, qui sont encore de ce monde et plutôt gaillards.

Si vivre vivre avec une ruine et renoncer aux relations sexuelles lui posait problème, elle pourrait toujours divorcer.

Cela dit, Michon est née en 1945 ; les personnes qui n’ont pas atteint la sérénité des sens à cet âge sont plutôt rares.

Chaloux dit: 6 août 2026 à 5h03

Gigi la visqueuse, la pauvrette, combat avec les petits moyens qu’elle a. Ses lobes effondrés ont toujours eu une prédisposition au néant.
Cela dit, il est bien possible au demeurant que le misérable langongon-bouguereau, rémunéré par un parti « lf-fist » ait fini par souffrir de certains maux liés à sa collection (avec un peu de coke?) et aux pratiques qui en découlent. Il est un peu notre Jean Lorrain, talent en moins, comme la Gigi est notre vieux paillasson avec l’ensemble des grâces que cela suppose.

Hurkhurkhurk

Chaloux dit: 6 août 2026 à 5h08

A part le vieux cireur de bottines du Journal d’une femme de chambre. (Les personnages de Garcia Marquez et le vieux Pindare…).

Phil dit: 6 août 2026 à 5h14

Yourcenar

Merci dear Chaloux pour les informations notariales. Ce Mtre Brossolet apparait souvent dans la correspondance. Délais d’attente de publication bien inutiles au vu du « lectorat » bréhaigne d’aujourd’hui.
Yes dear Renato, l’Odyssée, vu en plein air avec un son atomique, est une daube. pour public dix quinze ans ipodés aux monstres en plastoc, Circée fait pub jambon Justin bridou.
On dit  » Eulaïsseusse » en nouillorquais d’ollihood. Le seul qui cause grec ressemble à un Albanais, hirsute of course, il est traduit par un black, of course, qui lui répond en angliche. La production est restée à Mykonos.
Tout ça très loin, un autre univers, des excellents films de Decoin, père.

Chaloux dit: 6 août 2026 à 5h25

Les anglais ont produit une série sur un Dickens dont le rôle principal est tenu par un indien. Quel intérêt?

rose dit: 6 août 2026 à 5h27

je vous donnerai mes notes ce soir.
Interview tout a fait passionnante de Pierre Michon, lien mis par Chzntal, rappelé par Jean Langoncet. Ai réécouté dix fois les dix dernières minutes.
Bonne journée.

rose dit: 6 août 2026 à 5h30

Exactement le titre.
On se colle aux basques, parfois.
Fini définitivement d’être une femme de chambre.
À carême 2026.

Bisque bisque rage.

Passou dit: 6 août 2026 à 5h57

« JJJ : on ne peut plus rien mettre chez Paul Edel sans devoir accepter une identification préalable très intrusive pour l’internaute moyen. Tandis qu’ici, on peut toujours décogner. Ramarque, ça va pas durer longtemps, hein ? Bàv, »

En ce qui vous concerne, ça dure depuis 9 422 commentaires…

J J-J dit: 6 août 2026 à 6h44

Waouw !…
Aujourd’hui, 6 aout 2026 -soit 81 ans après la première conflagration atomique- et 22 ans apèrs la première apparition de Diagonal dans les Brèves de blog, ce nouveau message d’icelui sera donc le 9423ème.
Promis-juré, au 10000 e, il stoppe ! Mais, pour l’instant, qui dit mieux*** ?

(*** merci à votre IA, cher Passou, de bien vouloir établir un palmarès des contributions des intervenautes par ordre décroissant d’apparitions, au vu d’une même adresse ip).

J J-J dit: 6 août 2026 à 6h57

Cher monsieur le critique littéraire, Voici le résumé de votre charabia en exactement 5 lignes claires :
1 – L’auteur explore les vides du langage pour faire émerger une mémoire du réel.
2 – Son écriture naît d’une danse des mots qui lie le physique au conceptuel.
3 – La structure du livre, linéaire et chaotique, cache les signaux d’une révélation.
4 – Le style lyrique joue sur l’allusion, suggérant des vérités au-delà des mots.
5 – Cet ouvrage transcende les frontières pour porter un rêve d’humanité sans uniforme.
Bàv

J J-J dit: 6 août 2026 à 7h32

Il est un peu à Jean Lorrain ce que la Rachilde fut à la littérature de bidet.
(voy. Alejo Carpentier que Jûnger détestait).

renato dit: 6 août 2026 à 7h35

« Les hommes paient le prix de leur pouvoir croissant par l’aliénation de ce sur quoi ils l’exercent. »

En mémoire de Theodor W. Adorno, † le 6 août 1969.

J J-J dit: 6 août 2026 à 7h37

@ 5.45 merci pour la merveilleuse image de cette nouvelle danseuse.
Elle ressemble à la 42e symphonie de Haydn et à la 12e sonate de Beethoven, en la majeur, op. 126. Buvons un gin tonic à sa santé… Il fait soif.

renato dit: 6 août 2026 à 7h37

Maintenant on demande « un palmarès », c’est le comble du kitsch !

J J-J dit: 6 août 2026 à 7h39

… un genre de punition pour « désublimation répressive », en somme. J’adore No.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 7h46

L’IA est-il devenu fou ?

A ma question à Chatgpt (google) : « qui est Clopine dans la République des Livres de Pierre Assouline ? »

Il m’a été répondu : « D’après les résultats de recherche, Clopine Trouillefou est l’un des pseudonymes utilisés par Pierre Assouline lui-même sur son blog La République des livres.
Un article universitaire sur le sujet mentionne explicitement ce pseudonyme aux côtés d’un autre — « Montaigneàcheval » — et soulève la question de « l’avatar et des dimensions imaginaires qu’il active : la métamorphose ».

Sur un billet du blog consacré à Simenon, on trouve également cette formule : « clopine, P. Assouline fait des billets sur des livres à propos desquels il pense avoir un avis éclairé par ses propres investigations ».

Il s’agit donc d’un pseudonyme littéraire de Pierre Assouline, qu’il utilise pour publier certains billets sur son propre blog, créant ainsi une distance ironique ou fictionnelle avec sa propre voix de critique. »

renato dit: 6 août 2026 à 7h49

J’ai renoncé au gin tonic, trop d’eau. Je m’en tiens au style Hemingway : Martini very very dry. Si l’on a envie de boire, alors buvons pour une bonne raison.

J J-J dit: 6 août 2026 à 7h50

l’IA, c’est plutôt une « folle » du logis (euh, du logos), non ?

J J-J dit: 6 août 2026 à 7h52

D’accord, Hemingway, pour le Martini very dry de bon matin. Djin tonique, alors !… à nos âges, y’a pas de mal, hein ?

J J-J dit: 6 août 2026 à 8h08

Mais pourquoi ne pas boire sans « bonne raison », que l’on ait soif ou pas ?
(Momo : « la parfaite raison fuit toute extrémité
et veut que l’on soit sage avec sobriété »)

Jazzi dit: 6 août 2026 à 8h14

Dialogue avec chatbot

Qui est Clopine sur le blog de Pierre Assouline ?

« Sur le blog de Pierre Assouline, « Clopine » semble être un pseudonyme de commentatrice / commentateur régulier, pas une identité publique clairement établie dans les sources que j’ai pu consulter. Une mention académique la cite simplement comme « commentaire Clopine » sous un billet de La République des livres, ce qui va dans le sens d’un nom d’écran plutôt que d’une personne identifiée publiquement.
Je ne peux donc pas vous dire avec certitude qui se cache derrière ce pseudonyme à partir des sources disponibles. Si vous voulez, je peux aussi vous aider à retrouver les billets où Clopine intervient ou à voir comment ce nom est utilisé dans les commentaires du blog. »

Commentaires de Clopine sur la République des livres

« Sur La République des livres, « Clopine » apparaît comme un pseudonyme de commentatrice récurrente dans les fils de commentaires, où elle intervient de façon identifiable et souvent directement interpellée par d’autres lecteurs. On la voit par exemple signer des commentaires sur des billets comme Bonne année 2016 !, Cet été, préférez ne pas !, 2020 : Voeux à volonté !, Voeux à volonté pour 2023 ! ou Quel tohu-bohu métaphorique ! (larepubliquedeslivres.com)
D’après ces fils, son nom est utilisé comme celui d’un participant habituel aux discussions, avec un ton souvent argumentatif, parfois polémique, et les autres commentateurs s’adressent fréquemment à elle directement (“Clopine”, “Mère Clopine”, etc.).
On trouve aussi une étude qui mentionne des commentateurs réguliers du blog, dont Clopine Trouillefou, ce qui confirme que « Clopine » fait partie des signatures connues et repérables dans l’écosystème de commentaires du site. »

Portrait du style de Clopine

« Le style de Clopine sur La République des livres apparaît comme un mélange de : intervention très personnelle et assumée, avec un ton qui prend facilement la première personne ; écriture vive, longue et argumentative, souvent en réaction directe aux autres commentateurs ; ironie mordante, parfois franchement polémique ; culture littéraire affichée, avec des références à des auteurs, des notions de lecture et des débats intellectuels ; autodérision et mise en scène de soi, puisque Clopine parle aussi de sa propre “présomption” ou de sa souffrance avec une certaine théâtralité ; et, selon les fils, un style jugé par certains lecteurs comme très centré sur le point de vue de Clopine, au point d’être raillé comme “nombrilique” ou “acide”.
En bref : Clopine écrit comme une commentatrice brillante mais combative, à la fois littéraire, volontiers polémique, et très présente dans l’échange.
Si vous voulez, je peux aussi vous faire un portrait plus précis en 3 axes : ton, vocabulaire, rapport aux autres commentateurs. »

Oui, quel est le portrait en 3 axes de Clopine ?

« 1) Ton
Le ton de Clopine peut être décrit comme direct, parfois incisif, avec une forte présence subjective.
Il donne souvent l’impression d’une parole affranchie, qui ne cherche pas forcément le consensus. Selon les passages, le ton peut aussi être ironique, acerbe ou distancié, ce qui lui permet de marquer sa singularité.

2) Vocabulaire
Son vocabulaire semble relever d’une écriture très personnelle et expressive.
On peut y relever : un lexique souvent concret et évocateur ; des formulations qui cherchent moins la neutralité que l’effet de relief ; parfois des mots qui traduisent une jugement clair, voire une prise de position nette.
Autrement dit, son vocabulaire sert à affirmer une voix, pas seulement à informer.

3) Rapport aux autres commentateurs
Par rapport aux autres commentateurs, Clopine paraît souvent dans une position de décalage ou de singularité.
Elle ne semble pas seulement commenter : elle réagit, s’oppose parfois, ou reformule les choses depuis un point de vue très personnel.
Son rapport aux autres peut donc être vu comme : dialogique : elle répond aux autres ; mais aussi critique : elle se distingue d’eux ; parfois même concurrentiel, si elle cherche à imposer sa lecture. »

puck dit: 6 août 2026 à 8h39

coooool !!!!!!!!!!!!!!!

j’ai demandé à chatGPT pour puck, je reste assez mitigé sur sa réponse, notamment sur la soit disant « orthographe approximative »… :

Le personnage de Puck se distingue par :

un style volontairement relâché (orthographe approximative, ton oral, humour absurde) ;
des interventions très fréquentes, parfois plusieurs dizaines de commentaires sur un même billet ;
une culture littéraire et artistique qui transparaît malgré l’apparente désinvolture ;
des jeux de rôle et des plaisanteries récurrentes avec les autres habitués du blog (Jazzi, MC, DHH, Clopine, etc.).

Beaucoup de lecteurs ont supposé, au fil des années, qu’il s’agissait d’un écrivain, d’un universitaire ou d’un journaliste écrivant sous masque, en raison de l’étendue de ses références. Mais il n’existe aucune confirmation publique, et toutes les hypothèses restent spéculatives.

Le choix du pseudonyme renvoie très probablement à Puck, le lutin malicieux de Le Songe d’une nuit d’été, connu pour son esprit facétieux et ses tours, ce qui correspond bien au ton adopté par ce commentateur.

puck dit: 6 août 2026 à 8h41

là où l’on voit que l’IA a des ressources limitées c’est que pour puck il parle

« des interventions très fréquentes, parfois plusieurs dizaines de commentaires sur un même billet »

alors que si je me permets d’envoyer parfois un ou 2 commentaires par semaine c’est le grand max…

puck dit: 6 août 2026 à 8h43

j’ai aussi demandé pour Dexter :

« Comme pour Puck, Dexter est un pseudonyme d’un intervenant régulier de La République des livres, le blog de Pierre Assouline. En revanche, il existe encore moins d’informations publiques à son sujet.

À ma connaissance :

Dexter n’a jamais été identifié publiquement par Pierre Assouline.
Aucun élément fiable ne permet de relier ce pseudonyme à une personnalité connue (écrivain, journaliste, universitaire, etc.).
Ses interventions étaient généralement plus discrètes et moins envahissantes que celles de Puck, mais elles étaient souvent argumentées et nourries de références littéraires, historiques ou politiques.
Comme beaucoup d’anciens habitués du blog, il faisait partie de cette communauté de commentateurs fidèles qui a contribué à la réputation de La République des livres comme lieu de débats intellectuels très animés.

Au fil des années, de nombreux lecteurs ont tenté d’identifier certains pseudonymes du blog (Puck, Diagonale, DHH, MC, Jazzi, Dexter, etc.), mais il s’agissait le plus souvent de conjectures. Pierre Assouline n’a jamais publié de liste d’identités ni confirmé ces spéculations.

Si vous vous demandez si Dexter correspond à une personne précise (par exemple un universitaire, un critique littéraire ou un écrivain), il n’existe pas, à ce jour, de source publique permettant de l’affirmer. Si vous avez un commentaire particulier de Dexter en tête, je peux en analyser le style ou les indices qu’il contient. »

puck dit: 6 août 2026 à 8h50

ma foi, tout ça c’était avant que le conflit en Ukraine m’ouvre les yeux sur la russophobie et le bellicisme hystérique des tarés qui fréquentent ce blog.

comme quoi c’est en temps de guerre que les gens révèlent leur vrai visage…

du genre passou qui veut étendre l’otan jusqu’en Mongolie pour encercler la Sainte Russie…

D. dit: 6 août 2026 à 8h50

En tout cas, moi excepté, chacun ici est très peu de choses. Ne le perdez pas de vue. Il est même préférable de partir du fait que vous n’êtes rien du tout, cela vous évitera beaucoup de désillusions.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 8h51

L’Odyssée : enfin un bon drame de chambre
Par Slavoj Žižek

4 août

Comme à son habitude, le philosophe Slavoj Žižek mêle critique de cinéma, philosophie et réflexion politique. Le film n’est pour lui qu’un point de départ pour parler de notre époque. Son raisonnement peut être résumé en plusieurs idées.

Nolan ne célèbre pas l’héroïsme : il le démonte

L’idée centrale est que le film montrerait la guerre de Troie de façon volontairement anti-spectaculaire. Là où beaucoup de péplums glorifient les héros, Nolan ferait apparaître la guerre comme une succession de tromperies, de saletés, de souffrance et de violence ordinaire. Pour Žižek, ce choix est important : il retire au mythe son aura romantique et montre ce qui se cache derrière les récits héroïques.

Ulysse n’est pas un héros, c’est le fondateur d’un nouvel ordre

Traditionnellement, Ulysse est admiré pour son intelligence. Žižek reprend ici une idée ancienne : l’intelligence d’Ulysse est inséparable du mensonge, de la manipulation et du calcul. Selon lui, Ulysse inaugure une nouvelle manière de gouverner le monde : la ruse remplace l’honneur ; l’efficacité remplace la vertu ; le calcul politique remplace le courage héroïque. Autrement dit, il serait déjà une figure de la modernité.

Toute civilisation naît d’une violence fondatrice

C’est probablement la thèse la plus importante. Žižek soutient que les grandes civilisations aiment raconter leurs origines comme des histoires glorieuses. Mais derrière ces récits existent toujours des massacres, des mensonges, des trahisons, des exclusions.
Le film montrerait précisément cette face cachée.

Walter Benjamin
Žižek reprend ici une idée célèbre de Walter Benjamin. Benjamin écrivait qu’il n’existe aucun grand monument de civilisation qui ne soit en même temps un monument de barbarie. Autrement dit, les cathédrales, les empires, les chefs-d’œuvre, les États… sont magnifiques mais ils ont souvent été rendus possibles grâce aux guerres, à l’exploitation, aux vaincus oubliés. Žižek voit le film comme une illustration parfaite de cette idée.

Adorno
Il discute ensuite une interprétation de Theodor W. Adorno, développée avec Max Horkheimer dans Dialectique de la raison. Pour Adorno, Ulysse représente déjà l’homme moderne : rationnel, calculateur, capable de sacrifier ses désirs pour atteindre son objectif. Žižek estime cependant qu’Adorno ne va pas assez loin.

Selon lui, Ulysse ne se contente pas d’être rationnel, il éprouve aussi une certaine jouissance à manipuler les autres et à imposer des sacrifices. Cette dimension psychologique est typiquement « zizekienne », influencée par la psychanalyse lacanienne.

Fredric Jameson
Žižek s’appuie ensuite sur Fredric Jameson. Jameson proposait de lire les tragédies grecques non comme le récit de la fin d’un monde, mais comme celui de la naissance d’un monde nouveau. Žižek applique cette méthode à l’Odyssée. Le poème ne raconterait donc pas seulement la disparition des héros. Il raconterait surtout la naissance de la civilisation grecque classique, avec ses institutions, sa philosophie et sa culture. Mais cette civilisation reposerait dès l’origine sur une faute fondatrice.

Brecht
Žižek évoque aussi Bertolt Brecht et son concept de Verfremdung (« effet de distanciation »). Le principe est de montrer une situation connue sous un angle inhabituel afin d’empêcher le spectateur de se laisser simplement emporter par l’émotion. En montrant le cheval de Troie comme un lieu étouffant, sale et presque grotesque plutôt que comme un objet héroïque, Nolan produirait cet effet de distanciation.

Notre époque

Le dernier mouvement de l’article quitte complètement la Grèce antique. Žižek établit un parallèle entre la fin de l’âge du Bronze et notre propre époque. Selon lui, nous vivons nous aussi une transition historique majeure. Les deux phénomènes qu’il met en avant sont l’essor de l’intelligence artificielle et la culture dite de la « post-vérité », où les récits et les manipulations pèsent davantage que les faits. Nous serions donc, comme les personnages de l’Odyssée, incapables de savoir si nous allons vers une civilisation supérieure ou vers une nouvelle forme de barbarie.
Žižek rejette toute nostalgie d’un âge d’or. Selon lui, lorsqu’un ordre historique disparaît, il est impossible de revenir en arrière. Les tentatives de restaurer une grandeur passée produisent généralement une barbarie nouvelle plutôt qu’un véritable retour au passé. C’est une critique des idéologies réactionnaires qui promettent de « retrouver » une grandeur perdue.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 8h54

« Le choix du pseudonyme renvoie très probablement à Puck, le lutin malicieux de Le Songe d’une nuit d’été »

De Shakespeare, comme pour Hamlet.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 8h56

« chacun ici est très peu de choses »

Comme notre amie la rose, qui est morte ce matin !

D. dit: 6 août 2026 à 9h04

Vous êtes très peu de choses dans l’absolu mais aussi relativement au cosmos. Le monde s’est fait sans vous et bien avant vous. Dans un temps ridiculement faible à l’échelle cosmologique, votre matière physique sera complètement éparpillée et tout le monde s’en foutra jusqu’aux confins des galaxies les plus distantes dans l’immensité spatiotemporelle.
Seule vos âmes subsisteront pour toujours mais la moitié des âmes humaines vont en Enfer et ici vu le niveau de mécréance et d’ingratitude c’est 85 % et 15 % au Purgatoire.
Faites ce que vous voulez de ces informations ; je reconnais qu’elles sont un peu brutales ; ça n’enlève rien à leur exactitude.

D. dit: 6 août 2026 à 9h09

Et j’en entends déjà qui se disent que c’et grave. Oui, c’est grave. TRES GRAVE. C’est même le summum de la GRAVITE.

renato dit: 6 août 2026 à 9h14

On ne peut pas croire l’IA. Quand j’ai reçu une proposition commerciale d’une IA – je ne me souviens plus laquelle – j’ai posé une question simple : « Quel marché pour mon travail ? »

Il est important de savoir que je n’ai pas de marché, car je rejette ces modes de vie, et que les œuvres que j’ai vendue en étant jeune et con se comptent sur les doigts d’une main et demie. Pourtant, d’après cette IA, mon travail se vend bien dans un circuit élitiste… depuis longtemps déjà, j’ai choisi de ne pas vendre, mes héritiers ne vendent non plus. Il y a quelques années, j’ai essayé de racheter l’une de mes œuvres, mais le collectionneur m’a répondu : « Hors de question. Viens me voir, regarde-la autant que tu veux, mais elle reste ici. » Eh bien, je comprends, car il est vrai que la dernière chose qui m’a été momentanément rendue a été rendue au collectionneur complètement transformé. Enfin bref, ma manière de voir ne correspond pas aux principes du marché…

Alors, comment cet imbécile de chat a-t-il pu déduire l’existence d’un mien marché élitiste ?

D. dit: 6 août 2026 à 9h16

Votre âme a cédé aux séductions du Démon d’innombrables façons et d’innombrables fois. Au lieu de prendre la main mille fois tendue du Seigneur, vous vous en êtes détournés, Par orgueil convaincus que le salut n’était qu’en vous-même pourtant rendu esclave du monde. C’est bien VOTRE FAUTE.

renato dit: 6 août 2026 à 9h20

@ 6 août 2026 à 8h51

Rien de nouveau Jazzi, il a pris un lot de banalité et il le propose à l’achat… picoler il vaudrait mieux pour lui…

D. dit: 6 août 2026 à 9h22

Malheur à la ville sanguinaire »— Na 2, 1.3 ; 3, 1-3.6-7

Dulivre du prophète Nahoum

Voici sur les montagnes
les pas du messager qui annonce la paix.
Célèbre tes fêtes, ô Juda,
accomplis tes vœux,
car le Mauvais ne recommencera plus à passer sur toi :
il a été entièrement anéanti.
Le Seigneur revient.
Avec lui, la splendeur de Jacob
comme celle d’Israël,
alors que les pillards les avaient pillés
et avaient ravagé leurs vignobles.

Malheur à la ville sanguinaire
toute de mensonge, pleine de rapines,
et qui ne lâche jamais sa proie.
Écoutez ! Claquements des fouets,
fracas des roues,
galop des chevaux,
roulement des chars !
Cavaliers qui chargent,
épées qui flamboient,
lances qui étincellent !
Innombrables blessés,
accumulation de morts,
cadavres à perte de vue !
On bute sur les cadavres !
Je vais jeter sur toi des choses horribles,
te déshonorer, te donner en spectacle.
Tous ceux qui te verront s’enfuiront en disant :
« Ninive est dévastée ! Qui la plaindra ? »
Où donc te trouver des consolateurs ?

D. dit: 6 août 2026 à 9h24

Cantique— Dt 32, 35cd-36ab, 39abcd, 41
R/ C’est moi qui fais mourir et vivre.

« Oui, proche est le jour de leur ruine,
imminent, le sort qui les attend. »
Car le Seigneur fera justice à son peuple,
il prendra en pitié ses serviteurs.

« Voyez-le, maintenant, c’est moi, et moi seul ;
pas d’autre dieu que moi ;
c’est moi qui fais mourir et vivre,
si j’ai frappé, c’est moi qui guéris.

« Si j’aiguise l’éclair de mon épée,
si ma main brandit le jugement,
je tournerai la vengeance contre mes rivaux,
je réglerai leur compte à mes adversaires. »

D. dit: 6 août 2026 à 9h26

« Que pourra donner l’homme en échange de sa vie ? »— Mt 16, 24-28

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Acclamation :
Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.— Mt 5, 10

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix
et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra,
mais qui perd sa vie à cause de moi
la trouvera.
Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
si c’est au prix de sa vie ?
Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges
dans la gloire de son Père ;
alors il rendra à chacun selon sa conduite.

Amen, je vous le dis :
parmi ceux qui sont ici,
certains ne connaîtront pas la mort
avant d’avoir vu le Fils de l’homme
venir dans son Règne. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

renato dit: 6 août 2026 à 9h33

Et voila l’autre con avec sa parole de dieu transmise par un pauvre type perdu dans le désert qui mangeait des aliments avariés et ne buvait pas assez.

D. dit: 6 août 2026 à 9h34

Méditation suivie d’une Prière sur l’Éternité de l’Enfer « Ô Éternité de l’Enfer, que tu inspires de crainte et d’horreur ! » données par le Frère Philippe Bransiet (1792-1874), Supérieur Général pendant 36 ans de la Congrégation des Frères des Écoles Chrétiennes fondée par Saint Jean-Baptiste de la Salle qui fonda à son tour le Pensionnat de Passy à Paris et qui développa l’Institut dans de telles proportions, que de 313 Maisons en 1838, il passa à 1 149 en 1874, et de 2 317 Frères à 10 235, et ces Religieux se répandirent en Belgique, aux Indes, en Amérique et dans le Levant.

La Prière sur l’Éternité de l’Enfer « Ô Éternité de l’Enfer, que tu inspires de crainte et d’horreur ! » du Frère Philippe Bransiet :

« Allez, maudits, au Feu éternel » (S. Matth. XXV, 41)

CONSIDÉRATION : Les plus grands maux, quand ils sont courts, sont considérés souvent comme petits ; mais les moindres le sont comme grands et très-grands quand ils ont quelque durée, en sorte que, s’ils n’avaient pas de terme, on les envisagerait comme infinis.
Ah ! Comment donc concevoir ce que sont des maux universels, continuels et extrêmes qui, avec cela, sont éternels ?
Or, tels seront ceux des Damnés. Oui, leurs maux n’auront pas de fin, parce que la miséricorde divine s’exerce dans le temps, et que pour eux « il n’y a plus de temps » (Арос. X, 6) ; parce que « après la mort des méchants, il ne leur reste plus mème l’espoir du pardon » (Prov. XI, 7) ; parce que « dans l’Enfer il n’y a plus de Rédemption » (Office des Morts) ; plus de Grâce ; parce que les Damnés étant fixés dans le mal ne peuvent revenir à Dieu, se repentir de leurs fautes, et qu’ainsi toujours subsistera en eux le péché qui est la véritable cause de ce qu’ils endurent.
Leurs peines ne finiront jamais : oh ! Que cette pensée est effrayante ! Aussi longtemps que Dieu sera Dieu, les damnés seront damnés : l’abîme où ils sont est un abime éternel, le feu qui les consume est un feu éternel, leur âme est un esprit immortel, leur corps sera rendu immortel, les démons qui les tourmentent sont des esprits immortels : tout ce qui contribue à leurs maux ne devant pas finir, leurs maux sont donc pour jamais.
Augmentez, s’il est possible, les supplices des damnés, autant que vous voudrez, poussez le terme de leur durée aussi loin que votre pensée pourra aller : si vous en ôtez l’Éternité, l’Enfer n’est plus l’Enfer ; ces malheureux ne sont plus damnés, parce qu’ils ne sont plus désespérés.
Ôtez, au contraire, une grande partie des peines des damnés : si vous y laissez l’Éternité, l’Enfer subsiste toujours, et, malgré cette diminution de leurs peines, ils sont toujours damnés, toujours souverainement malheureux, parce qu’ils savent qu’ils le seront éternellement.
L’Éternité entre dans toutes les peines des Damnés. S’ils pouvaient penser que leur mal ne sera point éternel, ou au moins s’ils pouvaient, un instant, oublier qu’il l’est, ils cesseraient, dans ce moment, d’être damnés.
L’Éternité, à l’égard d’un réprouvé, est comme un globe immense, sous la pesanteur duquel ce malheureux gémit : il ne le touche que par un point, et cependant il est accablé de toute la pesanteur de sa masse.
« Les Damnés, dit Tertullien, soutiennent à chaque moment le poids de l’Éternité tout entière » ; leur esprit semble conspirer avec la Justice de Dieu pour les tourmenter. En leur représentant à chaque instant tous les maux futurs, il les leur rend en quelque façon toujours présents, et ainsi il les réunit tous dans un point pour les en accabler.
Ils souffrent à chaque moment tout ce qu’ils craignent ; ils craignent tout ce qu’ils prévoient, et ils prévoient tous les maux qu’ils doivent endurer pendant toute l’Éternité.
Oui, à chaque moment, ils souffrent la peine éternelle du feu, la privation éternelle de Dieu, toutes les horreurs du remords qui les rongera éternellement. Toujours ! Jamais ! Quels horribles termes quand il s’agit d’un Enfer !
N’avoir jamais aucun des biens qu’on souhaite ; éprouver toujours, et tous ensemble, chacun des maux qu’on redoute ; toujours souffrir, toujours se désespérer : c’est à quoi un Damné se trouve réduit, c’est là l’Éternité d’un Enfer.
Après autant de millions de siècles qu’il y a de grains de sable sur les bords de la mer, de gouttes d’eau dans l’océan, d’atomes dans l’air, un réprouvé ne se trouvera pas plus avancé qu’au premier jour ; il aura à peine commencé son Éternité.
Un Damné, ne versant qu’une larme tous les mille ans, verrait-il la fin de l’Éternité lorsqu’il aurait rempli de ses larmes un vase aussi grand, aussi étendu, aussi profond que la mer ?
Non ! Établissez une ligne qui enveloppe la terre et couvrez-la de chiffres, puis comptez, énumérez, en prenant un siècle pour unité, aurez-vous l’Éternité ?
Non ! Qu’un Ange réduise la terre en grains de poussière aussi fins, aussi ténus que ceux qui voltigent aux rayons du soleil, et que chaque mille ans il vienne en prendre un, aurons-nous l’Éternité lorsqu’il aura transporté tout l’univers ?
Non ! Hélas ! Tous ces siècles passeront, et cependant l’Enfer ne passera point ; tous ces siècles se multiplieront autant de fois qu’il y a de feuilles dans les forêts, autant qu’il y a de gouttes d’eau dans la mer et de grains de poussière sur la terre, et l’Enfer ne sera pas plus avancé.
Tous les Réprouvés diraient volontiers à Dieu : Seigneur, augmentez encore nos supplices, faites-les durer autant que Vous le voudrez, nous y consentons pourvu que Vous y mettiez une fin.
Mais non, ce terme ne viendra jamais ! Si, du moins, les Damnés pouvaient se faire illusion en se disant qu’un jour peut-être Dieu aura compassion d’eux et les laissera expirer dans ces flammes, ou qu’il les en retirera ; mais non : ils sont convaincus du contraire, et ayant sans cesse sous les yeux la sentence de leur condamnation, ils sont forcés de dire : Toutes les peines que je souffre, ce feu qui me dévore, ces douleurs qui me saisissent et m’étreignent ne finiront jamais, jamais, non jamais ! Je le sais, je le comprends, oui, c’en est fait, c’est pour toujours.
Ô toujours ! Ô Éternité de l’Enfer, que tu inspires de crainte et d’horreur ! Et cependant il y a des hommes qui croient ces vérités et qui se perdent.
Ô folie, ô démence, ô fureur contre eux-mêmes !

APPLICATION : « Ô vous, qui que vous soyez, dit saint Jean Chrysostome, pensez, oui pensez tous à ce ver qui ne meurt point, à ce feu qui ne s’éteint point, et vous ne trouverez plus ni vos tentations insurmontables, ni les Commandements de Dieu si difficiles à accomplir ».
Vaincre une tentation, accomplir un Commandement, c’est se faire une violence qui, en réalité, n’est rien si on la compare avec les souffrances que nous mériterions si nous ne nous la faisions pas.
Ainsi que le pratiquait saint Louis de Gonzague, demandons-nous souvent à nous-mêmes, surtout dans les occasions difficiles : « Qu’est-ce cela en comparaison de l’Éternité ? »
Que vaut cette satisfaction en regard de l’Éternité de bonheur qu’elle me ferait perdre, et de l’Éternité de malheur qu’elle me mériterait ?
La moindre peine, lorsqu’elle est continue, nous impatiente, nous désespère ; la piqûre d’un insecte, une position gênée, une douleur presque insensible mais permanente, suffit pour nous irriter ; que sera-ce donc du feu de l’Enfer, du désespoir de l’Enfer, de tous les tourments de l’Enfer, réunis sur un malheureux, pesant sur lui de tout leur poids, et cela toujours ?
Qui consentirait, pour devenir roi, à brûler pendant un jour, ou à souffrir même assez légèrement, jour et nuit, pendant vingt ans, la piqûre d’une épingle ?
Eh ! Insensés que nous sommes ! Nous consentons à souffrir éternellement, et infiniment plus, pour le plaisir d’un moment, pour une légère et quelquefois une honteuse satisfaction.
Devenons donc sages ; sachons apprécier les choses à leur juste valeur : le temps pour le temps, l’Éternité pour l’Éternité !

PRIÈRE : Permettez, Seigneur, que, dans la crainte des supplices éternels dont votre juste indignation punit les pécheurs, je Vous conjure d’avoir pitié de moi et de me pardonner. Oh ! Faites-moi payer à présent toutes les dettes que, par le passé, j’ai contractées envers votre divine Justice ; mais préservez-moi de ces feux dévorants qui ne peuvent point Vous apaiser. Je l’avoue, j’ai mérité cent et cent fois d’y être plongé. Mais, puisque Vous m’avez épargné jusqu’ici, achevez votre ouvrage ; continuez d’exercer envers moi cette ineffable Miséricorde dont j’ai ressenti si souvent les salutaires effets.
De mon côté, je vais réformer tout ce qui Vous déplaît en ma conduite, et me livrer à une pénitence proportionnée au nombre et à la grandeur de mes fautes. Je descendrai souvent en esprit dans l’Enfer pendant ma vie, afin de n’y pas descendre en réalité après ma mort. Faites, ô mon Dieu, que cette vue contribue à entretenir en mon cœur le feu sacré de votre saint Amour, dont je veux brûler dans le temps et dans l’Éternité. Ainsi soit-il.

Frère Philippe Bransiet (1792-1874) – « Méditations sur les Fins Dernières », Méditation sur l’Éternité de l’Enfer, pages 223-228, chez Poussielgue et fils, 1866

MC dit: 6 août 2026 à 9h36

Renato, ne va pas oublier que l’IA flatte celui auquel elle s’adresse. Et dans cette dimension de flatterie, vous avez peut-être la réponse à votre question..

Jazzi dit: 6 août 2026 à 9h42

« il a pris un lot de banalité et il le propose à l’achat… »

Il est vrai que trop de références tuent la reflexion, renato !

« depuis longtemps déjà, j’ai choisi de ne pas vendre, mes héritiers ne vendent non plus. »

A quoi donc et à qui est destiné le fruit de votre travail, renato ?

renato dit: 6 août 2026 à 9h45

La question était bouffonne, Marc Court, j’ai beaucoup ri en lisant le « portrait » dressé par l’IA.

renato dit: 6 août 2026 à 9h53

Je compte beaucoup sur quelques faithful followers, Jazzi. C’est plus gratifiant et moins fatigant, car il n’est pas nécessaire de s’adresser à un public soi-disant amateur.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 9h54

Capté sur le net

Prendre le train avec Marcel

« Le chemin de fer occupe une place significative dans l’œuvre de Proust, qui fut un usager régulier des trains de son époque, un lecteur passionné des indicateurs des chemins de fer, « le plus enivrant des romans d’amour », regrettant auprès de Gaston Gallimard que son roman ne soit pas disponible dans les kiosques de gares : « J’ai un frère, chirurgien qui m’aime bien. Il est venu à son retour me voir et m’a dit partout j’ai vu le livre de Morand (ce qui lui a fait plaisir comme à moi). Dans toutes les gares, et j’ai fais un chemin énorme, j’ai demandé Sodome. Dans aucune on n’a pu me le donner. Tu peux te vanter d’avoir un éditeur qui ne fait pas un sou de publicité pour tes livres. »
Il fut contemporain de leur âge d’or, témoin de leur apogée qui prendra fin en août 1914, au moment ou il accompagne son frère gare de l’Est pour son départ au front avant de partir lui-même se réfugier à Cabourg une toute dernière fois.
Et dès la première page de Du côté de chez Swann, la gare est la porte d’entrée de Combray ; le train, une unité de mesure relevant les distances ; le voyage, une excitation gravant le souvenir dans la mémoire« j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d’un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine », jusqu’au son d’une fourchette frappée contre une assiette à la toute fin du Temps retrouvé « Le même genre de félicité que m’avaient donné les dalles inégales m’envahit ; les sensations étaient de grande chaleur encore mais toutes différentes : mêlée d’une odeur de fumée, apaisée par la fraîche odeur d’un cadre forestier ; et je reconnus que ce qui me paraissait si agréable était la même rangée d’arbres que j’avais trouvée ennuyeuse à observer et à décrire, et devant laquelle, débouchant la canette de bière que j’avais dans le wagon, je venais de croire un instant, dans une sorte d’étourdissement, que je me trouvais, tant le bruit identique de la cuiller contre l’assiette m’avait donné, avant que j’eusse eu le temps de me ressaisir, l’illusion du bruit du marteau d’un employé qui avait arrangé quelque chose à une roue du train pendant que nous étions arrêtés devant ce petit bois. »
Ce tintement léger et cristallin qui ne sera finalement que la transcription d’un son ferroviaire, celui du marteau du visiteur des chemins de fer, son qui constitue la dernière clé qui ouvrira les portes de la création à un narrateur qui dit «je». »

Jazzi dit: 6 août 2026 à 9h58

L’avion sera fatal à Marcel.
Pour son amour mais pas pour son oeuvre !

D. dit: 6 août 2026 à 10h05

« …qui développa l’Institut dans de telles proportions, que de 313 Maisons en 1838, il passa à 1 149 en 1874, et de 2 317 Frères à 10 235, et ces Religieux se répandirent en Belgique, aux Indes, en Amérique et dans le Levant… »

renato réalise qu’il existe des gens bien plus utiles que lui. Donc il s’énerve et insulte. Forcément.

D. dit: 6 août 2026 à 10h14

La Prière sur les Deux Sentences du Jugement Dernier « La Sentence de Bénédiction introduira au Ciel les Élus ; Celle de Malédiction précipitera les Damnés dans les feux dévorants de l’Enfer » du Frère Philippe Bransiet :

« Venez, ô bénis de mon Père, possédez le Royaume qui vous a été préparé… Allez, maudits, au Feu éternel » (S. Matth. XXV, 34 et 41)

CONSIDÉRATION : Transportons-nous en esprit dans un de ces sanctuaires où la justice humaine prononce ses arrêts. Voyons les juges et les jurés, après avoir entendu les dépositions des témoins, sortir de la salle d’audience pour délibérer sur le sort du coupable resté sur la sellette.
Voyons-les revenir ensuite avec toute la solennité que demandent les augustes fonctions qu’ils remplissent. Un silence profond se produit à leur entrée dans la salle, chacun prête une oreille attentive pour entendre la sentence, chacun tremble comme si elle devait lui être appliquée.
Mais, si telle est l’anxiété générale de ceux même qui n’ont rien à craindre, quel ne doit pas être l’effroi du malheureux accusé ! Encore un moment, et d’un seul mot son sort va être décidé ; il va être rendu à la liberté s’il est reconnu innocent ; mais s’il est déclaré coupable, la honte et l’ignominie, la peine et les souffrances deviendront son partage, peut-être même la vie lui sera-t-elle ôtée.
Quel est donc l’état de son âme !
Et cependant, de quoi s’agit-il ?
De quelques années de détention, d’une réclusion perpétuelle, ou tout au plus de la mort, dont le terme après tout n’est qu’un peu devancé, d’une mort qu’il peut même rendre utile à son Éternité.
Ah ! Qui donc pourrait concevoir l’anxiété des hommes attendant la Sentence du souverain Juge !
Il ne s’agit pas seulement pour les Justes d’être rendus à la liberté, ou réhabilités devant les autres hommes, mais d’être mis en possession d’un Bonheur infini, que rien ne pourra troubler ni diminuer.
Il ne s’agit pas non plus pour les méchants d’une peine passagère, ou de la mort, que tous nous devons subir tôt ou tard ; mais d’une réunion de tourments qui n’auront ni bornes dans leur rigueur, ni terme dans leur durée ; mais d’une mort éternelle, ou plutôt, d’une vie mille fois pire que la mort la plus cruelle : d’une vie éternellement passée dans les douleurs les plus aiguës, dans le désespoir le plus accablant.
Les sentences prononcées par les hommes ne sont pas toujours irrévocables : il y a des moments de grâce et de faveur. La Sentence prononcée par Jésus-Christ sera pour jamais et s’exécutera dans toute son étendue.
Le ciel et la terre passeront, mais les Paroles de Dieu ne passeront pas : les bénis du Père seront placés dans le Paradis, et ils y seront pendant toute l’Éternité ; les méchants, maudits de Dieu et de toutes les créatures, seront précipités en Enfer, et ils y demeureront pendant toute l’Éternité.
L’arrêt porté contre eux sera sans appel, sans modification ; c’est pour toujours qu’il faudra en subir les conséquences, c’est pour toujours que le ver de la conscience les rongera, que le feu les dévorera, que tout bien s’éloignera d’eux et qu’ils n’auront en partage que la douleur, les larmes et le désespoir.
Les peines auxquelles les hommes condamnent des coupables ne sont pas sans quelque adoucissement. On peut adresser à ceux qui doivent les subir quelques paroles de consolation et d’encouragement, on peut au moins leur témoigner de la pitié, de la compassion.
Or rien de semblable pour les malheureux condamnés par le souverain Juge ! Il n’y aura pour eux que douleurs, tourments, désolation sans adoucissement possible. Souffrir des maux inconcevables, souffrir de tous et d’eux-mêmes : tel sera leur sort pour les siècles des siècles.
Les sentences portées par les hommes ne sont pas toujours immédiatement exécutées : Celles de Jésus-Christ au Dernier Jour le seront à l’instant même.
La Sentence de Bénédiction introduira au Ciel les Élus ; Celle de Malédiction précipitera les Damnés dans les feux dévorants de l’Enfer.
Et maintenant que nous avons considéré les principales différences entre les sentences des hommes et les Sentences de Jésus-Christ, méditons les termes de celles-ci.
Jésus-Christ dira aux bons : « Venez, ô bénis de mon Père, possédez le Royaume qui vous a été préparé dès l’origine du monde » (S. Matth. XXV, 34).
Venez, unissez-vous à moi, entrez en possession du souverain Bien. Vous êtes les bénis de mon Père : sur la terre, Il vous a comblés de ses Grâces, auxquelles vous avez été fidèles, et maintenant Il vous donne sans mesure les Biens de l’ordre de la gloire, ou plutôt Il se donne Lui-même à vous et Il vous rend participants de sa Souveraineté.
Venez régner avec moi, possédez le Royaume que je vous ai préparé, que j’ai conquis pour vous ; venez jouir de la Félicité sans fin qui est le partage de mes Élus.
Mais autant est consolante la Sentence de Bénédiction, autant est terrible et foudroyante Celle de réprobation.
« Allez, maudits » (S. Matth. XXV, 41), séparez-vous de moi, qui suis seul tout Bien pour la créature. Éloignez-vous de votre Dieu et par cela même éloignez-vous de la Lumière du repos, de la paix, de toute félicité.
Vous avez appelé la malédiction, et elle est tombée sur vous, et elle vous pénètre comme l’huile pénètre un vêtement.
« Allez donc au Séjour du mal, au Feu éternel préparé pour le Démon » que vous avez choisi pour votre maître ; allez subir les supplices que vous avez mérités.
Telles sont les Sentences qui seront prononcées au Jugement.
Laquelle des deux fixera notre sort ?
Jésus-Christ nous dira-t-Il : « Venez, ô bénis de mon Père » ou bien « Allez, maudits, au Feu éternel » ?
Interrogeons nos œuvres, et elles nous l’apprendront.

APPLICATION : Saint Jean Climaque rapporte qu’un Religieux peu fervent, étant tombé dangereusement malade, crut être cité au Tribunal de Dieu et y vit des choses si terribles que, revenu à lui, il ne faisait que pleurer et sangloter.
Ayant recouvré la santé, il se fit enfermer dans une espèce de grotte, où il demeurait jour et nuit les yeux fixés sur le même objet, priant, pleurant et demandant miséricorde.
Après plusieurs années passées dans la plus austère pénitence, les Religieux le voyant sur le point d’expirer, le prièrent de leur dire quelques paroles d’édification.
Recueillant alors le peu de forces qui lui restaient, il s’écria : « Jamais homme ne pécherait s’il savait ce qui l’attend au Jugement ! »
En prononçant ces paroles il expira, laissant tous ses Frères dans l’effroi et l’épouvante !
Pensons-y nous-mêmes ; un jour viendra que le Jugement sera pour nous, non un songe, mais un fait, une réalité : ainsi, Bonheur éternel si nous sommes du nombre des Élus ; Peines éternelles, sans mélange d’aucun bien, sans aucune consolation, sans aucun espoir si nous avons le malheur de mourir dans le péché.
Ne forçons pas Jésus-Christ de prononcer sur nous la Sentence de Malédiction ; mais plutôt procurons à son tendre Cœur le plaisir de nous traiter en amis.
Gardons fidèlement la Loi sur laquelle nous serons jugés, c’est-à-dire conformons-nous aux Préceptes de l’Évangile et observons exactement nos Règles ; expions nos péchés par la Pénitence, et n’en commettons jamais plus ; attachons-nous à Jésus-Christ de toute l’affection de notre cœur, de toute la force de notre volonté ; ne cherchons qu’à Lui plaire, qu’à seconder ses désirs ; soyons zélés pour Le faire connaître, aimer et servir ; dévouons-nous pour Lui en nous dévouant pour le prochain qui Le représente à notre égard.
C’est par cette conduite que nous mériterons qu’Il prononce sur nous la Sentence qui nous donnera droit d’aller régner avec Lui dans la Gloire.

PRIÈRE : Ô Jésus, qui êtes toute mon espérance, je Vous conjure d’avoir pitié de moi ; mon âme est pénétrée de la crainte de vos Jugements, et elle ne trouve d’assurance que dans la pensée que Vous Vous êtes fait homme et que Vous êtes mort sur une Croix pour me procurer une Sentence favorable.
J’espère de votre bonté, ô mon divin Rédempteur, qu’après m’avoir fait passer par le feu de la tribulation, qu’après avoir purifié mon âme par l’amertume des douleurs de la maladie, Vous m’appellerez avec les bénis de votre Père, dans ce lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix où se portent tous mes vœux.
Je Vous le demande par l’intercession de la Très-Sainte Vierge, des Anges et des Saints, dont je désire si ardemment partager la Félicité. Ainsi soit-il.

Frère Philippe Bransiet (1792-1874) – « Méditations sur les Fins Dernières », Méditation sur les Deux Sentences du Jugement Dernier, pages 187-192, chez Poussielgue et fils, 1866

Alfred dit: 6 août 2026 à 10h25

J’ai demandé à ma femme la différence entre l’heure d’été et celle d’hiver.
Voici sa réponse :
– L’heure d’été, c’est tard plus tôt, et l’heure d’hiver, c’est tôt plus tard.
Et…
– Et quoi ?
– Et inversement !

puck dit: 6 août 2026 à 10h42

content de voir que l’ami slavo zizec pense du Nolan à peu près la même chose que moi…

en dehors de quelques oublis du genre que la cible de Nolan c’est le lien avec les US.

parce que s’il parle du lien entre guerres et massacres d’un côté et mensonges et hypocrisies de l’autre forcément le premier pays qui vient à l’esprit c’est les US.

autre oubli : Troie était réputée comme la plus belle et la plus civilisée des cités de l’époque : là encore lien avec les US.

c’est quand même Trump qui a dit qu’il voulait détruire la civilisation perse : en dehors d’un américain personne peut sortir de genre de connerie.

ça m’étonne de Zizec je le trouve moins bon sur ce coup.

bolibongo dit: 6 août 2026 à 10h46

ça m’étonne de Zizec

La pop philosophie, c’est de l’esbroufe! 🙂

puck dit: 6 août 2026 à 10h47

un journaliste américain vient de montrer le lien de banques comme la Deutsche Bank, JP Morgan et des banques suisses dans le financement du trafique humain d’Epstine.

en principe les banques doivent signaler ce genre de trucs, en dehors des suisses bien sûr qui vivent sur leur planète « Gangster & Hypocrisie ».

J J-J dit: 6 août 2026 à 10h49

@ la vieille méthode d’oraison post-ignacienne…. MC

Ah oui, Marc Oraison !…
un spécialiste funèbre du « drame de l’homosexualité », si je me souviens bien, avant les scandales au Watican,

puck dit: 6 août 2026 à 10h56

un rapport viennent encore d’être remis à l’onu sur les effets génocidaires du blocus américains de Cubain.

je veux dire c’est un truc horrible du niveau d’horreur de l’Allemagne nazie ou des Khmers rouges !

encore des gamins souffrant d’un cancer ou de diabète qui meurent par manque de médicaments là c’est même pas le tribunal de la Haye qu’ils méritent : c’est carrément une bombe qui rayerait ce pays de merde de la planète !

comment le monde peut-il supporter ça ??????

et là on pourra pas dire « on savait pas… » « on était pas au courant…. »

actuellement des milleirs d’enfants cubains viennent se rajouter à la liste des 19 millions d’enfants assassinés par ce pays de merde !

et là c’est le silence compelt.

pour nos journalistes tant que le pays qui massacre les gamins est une démocratie ça peut passer comme une lettre à la poste !

le label « démocratie » c’est juste le droit de massacrer des millions d’enfants sans être inquiété par les putains d’hypocrites de médias.

puck dit: 6 août 2026 à 11h01

le truc sympa c’est qu’avec l’Espagne, les européens viennent de découvrir le mode opératoire du « regime change » des américano-sionistes…

là c’est plus le Venezuela, l’Iran, l’Irak, la Liby, l’Ukraine etc….

c’est l’Espagne : bienvenue au club !

tu t’es pas bien comporté ? you’re fired !!!

Jazzi dit: 6 août 2026 à 12h30

Eric Ciotti l’ami des bêtes

« J’ai signé un arrêté interdisant de laisser un animal seul dans un véhicule à Nice, en vigueur jusqu’au 15 octobre, dès 20 degrés extérieurs ou en cas de vigilance canicule ou sécheresse. Lorsqu’il fait 40 degrés dehors, la température dans l’habitacle peut atteindre 100 degrés en moins d’une heure ! Désormais, la police municipale ou tout autre service compétent pourra intervenir pour sauver l’animal, y compris en ouvrant le véhicule de façon forcée. Merci à Henry Jean Servat, à l’origine de cette initiative. Aucun animal ne doit mourir de la négligence des hommes. »

renato dit: 6 août 2026 à 12h33

En réalité, D’l’endive, je n’ai jamais prétendu être utile. Cela dit, je ne viole pas les enfants et je ne parasite pas les crédules en leur vendant la parole d’une fiction appelée Dieu.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 12h51

« J’éprouve une immense tristesse, mêlée de tendresse, en apprenant que notre ami Didier Decoin est parti. Pour lui, c’est un voyage qu’il attendait dans toute la lumière de sa foi ; pour nous, c’est une absence qui nous prive de l’une des plus belles personnes qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Didier Decoin, que j’ai d’abord connu comme écrivain — ce jeune romancier qui venait de décrocher le prix Goncourt avec John l’Enfer —, puis comme directeur de la fiction à France Télévisions, et enfin comme collègue à l’Académie Goncourt, demeure pour moi un modèle de comportement. Il n’était jamais maussade, jamais usé, jamais abattu. Non par courage, mais par appétit. Il avait la gourmandise des êtres, des livres, du monde. Il ne se lassait pas de s’émerveiller. Il aimait aimer. Lors de nos réunions, je ne crois pas l’avoir entendu dire du mal d’un roman : il s’abstenait d’en parler. Et si l’on insistait pour lui soutirer une critique négative, il préférait évoquer les meilleurs livres qu’avait pu écrire l’auteur en question. Sur son œuvre même, il portait un regard humble, où se mêlaient la modestie du créateur et l’orgueil de l’artisan.
Quant à sa foi, il n’en parlait guère, tant elle était évidente, puisque son autre nom était ce qui brillait à chaque instant en lui : la joie. « Il fait Dieu », disait-il, comme on dit : « Il fait beau. » Et le Jésus dont il parlait était celui qui consolait, bien sûr, mais surtout celui qui souriait, riait et plaisantait.
Je crois qu’on comprend bien Didier Decoin lorsqu’on songe à son amour des chats. Il y avait là tout à la fois son goût de la beauté et de la sensualité, son émerveillement devant la grâce, et sa patience devant les caprices. Il a fait ses livres comme un félin fait sa toilette : avec soin, avec élégance, avec une attention infinie. En y ajoutant, bien sûr, beaucoup d’inspiration.
Si je devais n’en indiquer qu’un, je choisirais Les Trois Vies de Babe Ozouf, où se disent si bien son amour du féminin, des tempêtes et de la Normandie.
Repose en paix, cher Didier. »

Eric-Emmanuel Schmitt

J J-J dit: 6 août 2026 à 13h13

Decoin et Schmitt, je sais pas pkoi je les ai toujours assimilés à une forme et un genre de littérature spécifiques. J’aurais sans doute dû les lire, à la lumière des nombreuses notices qui leur furent consacrées par la RDL.
Bàv,

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 13h13

Capté en passant

« ❓Où en sont les dynamiques de transition, 10 ans après le début de l’Accord de Paris sur le climat❓

📢 C’est l’objet du premier chapitre du rapport 2026 du Haut conseil pour le climat, disponible ici : Rapport annuel 2026 – Dangers climatiques : la France face à ses responsabilités — Haut Conseil pour le Climat

https://www.hautconseilclimat.fr/publications/dangers-climatiques-la-france-face-a-ses-responsabilites/

➡️ les impacts du changement climatique (dû aux 3/4 aux énergies fossiles) deviennent de + en + dangereux 🌐 🇪🇺 🇫🇷 (santé, activités agricoles, écosystèmes, infrastructures, éducation, activités économiques), nous entrons dans une plage de réchauffement où les risques climatiques s’amplifient vite
➡️ le coût de l’inaction climatique (coût des efforts colossaux d’adaptation, coût des pertes et dommages) est bien + élevé que celui de la décarbonation
➡️ les conflits géopolitiques liés aux énergies fossiles prennent de l’ampleur, renforçant la volatilité des prix du pétrole et du gaz, menaces pour la souveraineté et la sécurité ; forte hausse des budgets militaires
➡️ sortir des énergies fossiles par la transition vers la neutralité carbone, en visant une autonomie stratégique pour les minéraux et métaux critiques, est essentiel pour la souveraineté et la sécurité 🇫🇷

➡️ les dynamiques mondiales de transition énergétique accélèrent : 43% de l’électricité mondiale de sources décarbonées, 26% de véhicules neufs électrifiés en 2025
➡️ les émissions mondiales de CO2 décélèrent mais l’infléchissement reste insuffisant pour limiter le réchauffement à un niveau bas
➡️ la transition du système alimentaire est un angle mort des politiques publiques mondiales (émissions en hausse, vulnérabilité croissante)
➡️ IA, data centers : concurrence inédite pour les ressources électriques et les financements de la transition

➡️ Avec le Pacte Vert européen, montée en puissance du cadre juridique climatique français, mais une effectivité incomplète
➡️ Nombreuses dérogations, tendance récurrente à réduire la contrainte juridique dès qu’elle devient politiquement ou économiquement sensible
➡️ Les émissions brutes (sans tenir compte des puits de carbone des sols et forêts) territoriales de la 🇫🇷 ont baissé de 34% depuis 1990 (37% en 🇪🇺) et de 22% entre 2015 et 2025
➡️ Baisse portée par les leviers technologiques (efficacité, substitution, décarbonation de vecteurs), la réduction de la demande a peu été mobilisée
➡️ Principal obstacle au soutien des politiques publiques : l’incapacité à accéder aux offres de transition (rénovation, mobilité, alimentation durable), dans un contexte d’augmentation des précarités (énergie, mobilité, alimentation »

D. dit: 6 août 2026 à 13h15

Voici une Méditation suivie d’une Prière sur l’Enfer du corps séparé de Dieu et plongé pour l’éternité dans l’étang de feu ardent et de soufre où chacun des sens du réprouvé y sera puni suivant sa nature et la part qu’il aura prise au péché « Le feu sortira des yeux du damné, de ses oreilles, de ses narines, et sa bouche n’exhalera que des flammes » données par le Frère Philippe Bransiet.

CONSIDÉRATION : Le pécheur se sert de son corps et de son âme pour offenser Dieu ; aussi Dieu le punit-il dans son corps et dans son âme.
Sans doute, l’âme est plus criminelle que le corps, puisque c’est elle qui consent au péché et qui le commande ; mais le corps y participe aussi en se prêtant aux pensées de l’esprit et aux désirs du cœur, et par le plaisir qu’il cherche et qu’il trouve dans le péché : il est donc juste qu’il participe à la peine ; et c’est, en effet, ce qui, après le Jugement universel, lui arrivera en chacun de ses sens.
Ses yeux, qui ont si souvent porté le coup de la mort à l’âme, verront continuellement, à travers la sombre lueur des flammes, tout ce que les gouffres de l’Enfer ont de plus épouvantable pour l’imagination. Ils verront, sur la figure des démons et des réprouvés, tout ce que les spectres les plus hideux peuvent présenter d’horrible et de repoussant. Pour avoir été souillés par des regards illicites, il en coulera sans cesse des larmes brûlantes et enflammées, semblables à la fonte qui sort liquide de la fournaise.
L’ouïe aura son tourment particulier ; chacun des damnés entendra, pendant toute l’Éternité, des cris déchirants, des hurlements affreux, des blasphèmes horribles sortant de la bouche de ces millions de malheureux qui seront les compagnons de son supplice, et dont plusieurs vomiront contre lui des malédictions exécrables.
Malheureux enfants, diront ce père et cette mère, c’est à cause de vous que nous sommes dans ces feux dévorants ; maudits soyez-vous !
Malheur et mille fois malheur, leur répondront ceux-ci ; oui, mille fois malheur, ô parents dénaturés qui nous avez précipités dans ces noirs abîmes. C’est la mauvaise éducation que vous nous avez donnée, ce sont vos funestes exemples qui sont cause de notre perte.
Maudit ami, dira cet autre, c’est toi qui m’as perdu ; c’est toi qui m’as conduit dans la voie du mal, dont le terme était l’abîme où je me suis précipité.
Ainsi en sera-t-il de tous ; et, se jetant les uns sur les autres, ils se déchireront réciproquement, comme des bêtes féroces.
Qui pourrait exprimer ce qu’auront de terrible et d’effrayant les lamentations de tous ces malheureux ? Qui pourrait dire ce qu’auront de pénible ces désolantes paroles que, pendant toute l’Éternité, le damné s’imaginera entendre : « Toujours ! Jamais ! »
Toujours vivre et toujours souffrir ; jamais de consolation, jamais d’espérance ! La première heure de l’Éternité frappera seule à son oreille, sans qu’il puisse même espérer d’entendre la seconde.
L’odorat des réprouvés aura aussi son tourment spécial ; sans cesse il sera affecté de tout ce qu’on peut imaginer de plus infect, de plus fétide, de plus insupportable.
Saint Bonaventure dit que le corps d’un damné, placé sur la terre, y répandrait une contagion générale. Que sera-ce donc de l’infection que produiront tous les damnés ensemble ? Et quel supplice que celui de la respirer pendant toute l’Éternité !
La langue des réprouvés sera comme une lame de fer rougie au feu, en punition de toutes les paroles impures ou impies qu’ils auront prononcées, de tous les blasphèmes qu’ils auront proférés contre Dieu et contre la Religion, de toutes les calomnies et de toutes les médisances dont ils se seront rendus coupables envers le prochain.
Le palais des réprouvés sera dévoré par une soif brûlante et insupportable ; sans cesse ils soupireront après une goutte d’eau, et jamais cet insignifiant soulagement ne leur sera donné.
Leurs mains, cherchant un appui pour s’élever au-dessus de ces flammes de soufre, ne saisiront que du feu. Leurs pieds ne fouleront que du feu, ne marcheront que sur des brasiers.
Le corps qui a servi d’instrument au péché, sera non-seulement enveloppé du feu de l’Enfer, mais il sera lui-même, pour ainsi dire, changé en feu, et semblable à une masse de fer jetée dans une fournaise ardente, masse qui ne se distingue plus du feu lui-même.
De plus, le feu, qui naturellement dévore et détruit tout, aura l’épouvantable vertu de brûler et de conserver en même temps. D’où il résulte que le corps brûlera toujours avec la même ardeur, éprouvera toujours la même douleur, sans en être ni détruit ni mème altéré dans son existence : ce sera un tison toujours enflammé, toujours brûlé et toujours conservé.
Oh ! Supplice affreux, supplice inimaginable ! Et cependant supplice dont les méchants subiront toutes les rigueurs pendant l’Éternité entière !
Le sang des réprouvés, semblable à de l’airain fondu, circulera dans leurs veines, et la moelle de leurs os bouillonnera comme le plomb dans un creuset. Tout sera feu pour le damné : le feu sortira de ses yeux, de ses oreilles, de ses narines, et sa bouche n’exhalera que des flammes.
Non, rien ne saurait égaler les tortures dont tout son corps sera la victime : les maux de dents les plus terribles, les coliques les plus aiguës, les tiraillements de nerfs les plus violents, le brisement des os, le déchirement des chairs, ne sont rien en comparaison de ce qu’endurent les réprouvés.
Un seul souffre plus en une heure que tout ce que les Martyrs ensemble ont enduré pendant les trois siècles de persécutions ; et cependant les uns ont été brisés sur les chevalets, d’autres ont été sciés, d’autres écrasés sous d’énormes poutres, ceux-ci ont été écorchés tout vifs, ceux-là ont été brûlés à petit feu.
Oui, le tableau de tout ce qu’ils ont souffert fait frémir, et néanmoins tous ces tourments réunis sur un seul réprouvé ne seraient pas un Enfer.
Qu’est-ce donc, ô mon Dieu, que ce gouffre affreux, que ce lieu de supplices, que cette prison de flammes où Vous enfermez pour toujours les ennemis de votre saint Nom ?

APPLICATION : Pénétrés de la pensée de l’Enfer, adorons la Justice divine, et craignons d’en éprouver les rigueurs. Prévenons-les en nous livrant à la pénitence ; car plus l’homme flattera sa chair et s’épargnera en ce monde, plus il amassera d’aliment pour le feu éternel. L’homme sera châtié plus rigoureusement dans les choses où il aura le plus péché ; chaque vice trouvera en Enfer son tourment particulier ; chacun des sens du réprouvé y sera puni suivant sa nature et la part qu’il aura prise au péché. Voilà ce qu’il ne faut jamais perdre de vue.
Si donc nous voulons réellement éviter cet affreux malheur, mortifions nos yeux, retenons notre langue, veillons sur nos sens, n’en faisons pas des instruments de péché : ce serait les disposer à devenir autant de tisons pour l’Enfer.
C’est surtout lorsque la tentation se présente, lorsqu’on est porté au péché, qu’il faut se rappeler la pensée de l’Enfer, et se demander s’il est raisonnable d’offenser Dieu et de s’exposer ainsi, pour un moment de plaisir, à une éternité de supplices. C’est alors qu’il faut se dire : Pourrais-je habiter dans ce lieu de tourments, dans ce feu de la vengeance divine ?
Il y a dans l’Enfer des âmes qui s’étaient consacrées à Dieu dans l’état où je suis, et peut-être dans la maison que j’ai choisie pour ma retraite, et dont la cause de la damnation est ce même péché que le Démon me sollicite de commettre : voudrais-je donc devenir le compagnon de leurs tourments, après avoir été l’imitateur de leurs infidélités ?

PRIÈRE : Ô mon Dieu, que je serais insensé si je me préparais une éternité de supplices, pour n’avoir pas voulu accepter quelques moments de mortification, endurer quelques peines pour votre amour, faire quelques efforts afin d’accomplir fidèlement ma règle et de mener une vie véritablement religieuse !
Désormais, ô mon Dieu, je descendrai souvent, par la pensée, dans cet étang de feu et de soufre, afin d’y voir la place que j’ai méritée ; et, en la considérant, je gémirai sur les fautes qui m’en ont rendu digne. Mais je ne me contenterai pas de les reconnaître, ces fautes si nombreuses et si graves, je tâcherai de les pleurer, de les expier par une pénitence pleine d’espérance et d’amour. Donnez-moi donc votre sainte Grâce, ô mon Dieu, afin que par elle je m’établisse et je persévère dans la justice, et que j’évite ainsi les supplices que Vous réservez aux pécheurs. Ainsi soit-il.

Frère Philippe Bransiet (1792-1874) – « Méditations sur les Fins Dernières », Méditation sur l’Enfer du corps séparé de Dieu, pages 217-222, chez Poussielgue et fils, 1866

Jazzi dit: 6 août 2026 à 13h59

LFI lave plus blanc

Le Canard enchaîné révèle qu’avant de devenir maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko cumulait un poste de cadre à la RATP avec plusieurs mandats d’élu local à la mairie de Saint-Denis et au Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.
L’hebdomadaire évoque une rémunération d’environ 6 000 € mensuels à la RATP, en plus de ses indemnités d’élu, et rapporte que ce cumul interrogeait déjà en interne.
Voici les points clés des révélations du Canard enchaîné sur Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, confirmés par plusieurs sources médiatiques (5-6 août 2026) :
Ce que révèle l’enquête
• Cumul emploi-mandats : Bagayoko a longtemps cumulé un poste de cadre à temps plein à la RATP (rémunération : ~6 000 €/mois avec primes) avec plusieurs mandats politiques :
Conseiller municipal à Saint-Denis (depuis 2001)
Vice-président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis (2008-2015)
Adjoint au maire de Saint-Denis (jusqu’en 2020)
• Recrutement controversé :
Embauché à la RATP en 2000, sans concours ni entretien, sur proposition de Jacques Marsaud (alors cadre à la RATP et secrétaire général du PCF à Saint-Denis).
Contexte invoqué : politique de recrutement pour la « diversité et les quartiers » (selon Patrick Braouezec, ex-maire communiste).
• Indemnités d’élu :
En 2015, après avoir perdu son mandat départemental, ses indemnités d’adjoint à la mairie de Saint-Denis ont augmenté de 102 % (source : Le Canard enchaîné).
• Alertes internes :
Des SMS de janvier 2025 (entre le directeur de cabinet de Bagayoko et celui de Jean Castex à la RATP) montrent que la direction de la RATP était consciente des risques d’accusations de cumul abusif, craignant que cela « éclabousse plus l’employeur que l’employé ».
Contexte politique
• Élection : Bagayoko est devenu maire de Saint-Denis le 21 mars 2026 (victoire au 1er tour avec 50,77 % des voix), première grande ville (>100 000 hab.) dirigée par LFI.
• Réactions :
L’avocat Gilles-William Goldnadel a dénoncé sur X un « emploi largement fictif » avec la « complaisance de la CGT, du PC et de la RATP ».
Ni la RATP ni la justice n’ont encore annoncé d’enquête officielle (au 6 août 2026).
Questions en suspens
• Légalité du cumul : En France, le cumul d’un emploi public à temps plein avec des mandats locaux est autorisé sous conditions (plafonds horaires et rémunérations). Mais l’absence de concours et le niveau de rémunération interrogent.
• Fictivité du poste : Le Canard enchaîné évoque un poste « largement fictif » , mais aucune preuve formelle n’a été publiée à ce stade.

Clopine dit: 6 août 2026 à 14h48

Wouarf. Mettons tout ceci en face de, je ne sais pas moi, Sarkozy-Khadafi, LePen-bracelet électronique, Epstein-viols, Bolloré-main mise sur les médias. Et respirons profondément. Et pensons aux accusations d’antisémitisme JAMAIS retenues contre LFI, alors qu’abouties et condamnées pour le RN. Et arrêtons le psittacisme entretenu par l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite, pour enfin mettre une échelle de raison, une relativité, dans les accusations. Entre l’accusation de volonté génocidaire de l’état d’Israël sur le peuple palestinien (je dis bien le peuple, non une guerre a priori légitime contre les fanatiques islamisés du Hamas, non à cause de leur tout aussi légitime volonté d’exister comme nation, mais à cause de leur fanatisme religieux, mais qui est la Cnesset pour accuser autrui de fanatisme religieux ???), et l’accusation d’antisémitisme de LFi jamais prouvée, jamais aboutie et pour cause, le relais complaisamment tendu ici par Jazzi est tout simplement insultant. Mais il est trop con pour s’en rendre compte.

J J-J dit: 6 août 2026 à 15h00

@ Wouarf… sur jzmn
• Fictivité du poste : Le Canard enchaîné évoque un poste « largement fictif » , mais aucune preuve formelle n’a été publiée à ce stade.
En revanche, il conviendrai d’évoquer le canard enchainé*Nobili*emploi fictif
https://www.la-croix.com/societe/emploi-fictif-au-canard-enchaine-relaxe-d-un-ancien-dessinateur-et-de-sa-compagne-20251017
Non, jzmn n’est pas trop con « pour s’en rendre compte », il n’a tout simplement aucune distance vis à vis des événements politiques qui l’arrangent. Mais en a-t-il conscience au moins, et tout le monde n’en est-il pas + ou – là sur ce RS de littératures ?

Clopine dit: 6 août 2026 à 15h03

Bagayoko touche 6000 euros par mois ? Alors, c’est microscopique. Et deux, l’important c’est ce qu’il en fait, gros connard. Jazzi n’est plus dans la réalité, il est dans l’idéologie façon CNews.

En vrai,ne serait-ce pas parce qu’un noir, un black, ou un niakoué, touche la même rémunération que n’importe quel élu républicain, voire carrément beaucoup moins que ce qu’ont pu toucher des Sarkozy, des maires de Levallois Perret, des Macron, que Jazzi s’insurge aujourd’hui et tente de discréditer à toute force ce qui a fait, pour. moi, le pauvre honneur qui reste, pantelant, agrippé à notre démocratie, à savoir que les urnes ont consacré une victoire qui chie à la gueule de tous ceux qui sont, comme Jazzi, accrochés comme des morpions aux poils pubiens de l’ordre capitaliste et mortifère ? Comment pose-t-il décortiquer ainsi un budget en sous-entendant qu’il serait « scandaleux » (alors qu’encore une fois, on devine que l’argent peut être distribué), quand tant et tant de milliards, pas 6000 euros hein mais des milliards, nous sont journellement préjudiciables dans tous les sens du terme, et versés à une poignée de multimilliardaires ? Jazzi est-il à ce point demeuré, ou influencé par son milieu,qu’il est sourd de l’entendement ou muet de l’indignation, et uniquement, in fine, préoccupé de sa quéquette ?

puck dit: 6 août 2026 à 15h21

Clopine !!!!!!!!!!!!!!!

t’as mille fois raison !

sauf que l’accusation d’antisémite n’est pas passé « juridiquement » sinon le Mélanchon il serait derrière les barreaux….

mais elle est bien passée médiatiquement !

parce que les médias c’est l’autre tribunal qui fleure bon le IIIè Reich et le stalinisme !

si tous les journalistes de tous les médias de l’extrême centre européiste, globaliste, mondialiste et atlantiste accusent d’une seule voix une seule Mélanchon d’antisémitisme alors y’a pas plus besoin du vrai tribunal !

plus besoin d’avocats, de magistrats, de procureurs, de juges : les journalistes endossent toutes ces casquettes !

ils te montent leur tribunal et ils condamnent à tour de bras !

leur grille de lecture est hyper simpliste !

celui qui critique le génocide à Gaza ?
pas de problème on a la grille adaptée à ce cas :

pro-palestinien = pro-Hamas = terroriste = antisémite = nazi

t’es pacifiste et tu ne penses pas que l’otan et les néoconservateurs représente le Bien et que la Russie c’est Diable Absolu ?

fastoche : on a la grille de lecture simpliste pour ce cas :

anti-guerre = pro-russe = poutinolâtre = traitre à la patrie = esprit munichois = pétainiste

et voilà ! plus besoin de tribunal !

et vive le débat contradictoire et l’article 11 des droits de l’Homme !

parce que nos journalistes sont de grands défenseurs de la libre opinion et du débat contradictoire même que c’estr pour ça qu’ils répètent le même discours que quand se pointe une personne qui pense différemment ils gèlent ses avoirs sans passer, bien sûr par un tribunal avec un avocat.

parce que les tribunaux c’était avant.

maintenant c’est les lettres de cachet.

puck dit: 6 août 2026 à 15h27

je veux dire c’est étonnant ce retour des lettres de cachet.

qui aurait prédit y’a 10 ans qu’on reviendrait au bon vieux temps des lettres de cachet ?

et le truc le plus génial c’est que ce retour en fanfare aux lettres de cachet ça n’étonne personne !

en fait les mecs ils doivent tester le niveau de résistance.

du genre là va passer au mode « lettre de cachet »…

ça passe ? ouai ?

bon ben on va passer à l’étape suivante…

et c’est comme le tour de France : d’étape en étape on arrivera tous avec un beau maillot jaune qui est la couleur, je le rappelle des cocus !

puck dit: 6 août 2026 à 15h36

les jeunes n’ont pas connu le temps de Georges Marchais et de l’Humanité qui était le relais national de la pensée soviétique.

Marchais il passait à la télé et il défendait le soviétisme.

l’Humanité écrivait ce que Moscou lui disait d’écrire.

et à l’époque personne n’a imaginé une seconde qu’il fallait interdire l’Huma ou blacklister Marchais !

parce qu’à l’époque tout le monde respectait l’article 11 des Droits de l’Homme et du Citoyen !

et tout le monde trouvait ça normal.

du coup quand change d’époque et qu’on revient au temps des lettres de cachet pour interdire le débat contradictoire ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu’on est en train de basculer dans le totalitarisme !

puck dit: 6 août 2026 à 15h39

il a dit quoi chatGPT / big brother sur mon nombre de commentaires ?

tu sais quoi chatGPT : je sais qu’à l’heure qu’il est tu m’observes et tu comptes mes commentaires !

mais tu peux les compter sale IA de merde je m’en fous et je t’emmerde !

closer dit: 6 août 2026 à 15h39

Bravo JB pour ces révélations. Ne lisant pas le Canard je n’en aurais rien su.

puck dit: 6 août 2026 à 15h40

le combat du siècle : à ma droite j’ai nommé ChatGPT !!!!!

à ma gauche, non à mon extrême gauche j’ai nommé puck : ouaiiiiiiiiiiiiiiii !

puck dit: 6 août 2026 à 15h43

cloclo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

c’est quoi ton truc intéressant du canard enchainé ?
ça me gonfle de lire vos commentaires…
tu peux me résumer en qq mots ?

puck dit: 6 août 2026 à 15h49

article 11 des Droits de l’Homme et du Citoyen (écrit à… Paris… en France… en 1789…)

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

les auteurs de ça c’est nous !

je veux dire on pourrait en être fiers…

closer dit: 6 août 2026 à 15h49

Nous avons eu au gouvernement des ministres communistes qui étaient la voix de l’URSS depuis des années.
Et on vire Xenia Fedorova, une journaliste, de France parce qu’elle aurait des opinions trop proches de celles de la Russie!
Incroyable…

puck dit: 6 août 2026 à 15h51

c’est tellement beau que les US l’ont mis en numéro 1 de leur Constitution.

closer dit: 6 août 2026 à 15h53

Lis le post de JB, puck.
Clopine, avec une rare malhonnêteté, se focalise sur les 6000 euros par mois. Pour un poste obtenu sans concours ni entretien d’embauche sur demande d’un élu communiste et cumulé avec plusieurs mandats locaux alors qu’il est censé être à temps complet, ce n’est pas trop mal!

puck dit: 6 août 2026 à 15h55

dirfilou t’en penses quoi toi de cet article 11 des droits de l’homme ?

c’est beau non ?

je te demande ça parce qu’à l’époque les mecs (les Lumières comme on dit) ils nous ont pondu ça parce que le roi il envoyait des lettres de cachet.

les lettres de cachet c’était un truc qui permettait de condamner les gens pour ce qu’ils disaient sans passer par un tribunal.

et maintenant on revient au point de départ.

c’est ce qu’on appelle un cycle.

Phil dit: 6 août 2026 à 15h59

Je suis plutôt d’accord avec vous, dear Puck, concernant l’article 11, sérieusement covidé aujourd’hui.
Reste que votre climatisation booste bien.

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 16h01

Capté en passant

«  »Israël est le pays le moins juif du monde ».

« Il y a une dimension antisémite dans le sionisme lui-même ». Pour le philosophe Michel Feher, lui-même issu de la diaspora juive, revendiquer cette identité diasporique est un moyen de protester contre la politique israélienne.
L’extrême droite occidentale est devenue sioniste. Ceux-là même dont les ancêtres ont perpétré l’un des plus grands crimes de l’histoire de l’humanité.

Voilà l’apparent paradoxe que le dernier livre du philosophe Michel Feher permet d’éclaircir. Il trace la voie d’une contre-offensive, simple autant que radical : redevenir juif. Retrouver la « condition diasporique » qui structure l’histoire de ce peuple, sortir de l’injonction à l’appartenance nationaliste posée par Israël, pays que le philosophe désigne, avec un brin de malice, comme « le moins juif du monde ». »

puck dit: 6 août 2026 à 16h02

cloclo !!!!!!!!!!

tel que tu me le résumes ça sent l’entourloupe ton histoire.

c’est encore une lettre de cachet ?

un type condamné par l’opinion publique sans passer par un tribunal ?

sérieux tu peux pas savoir combien ça me gonfle toutes ces condamnations hors tribunal !

ces journalistes qui condamnent… ça me gonfle à un point.

cloclo la démocratie c’est siiiiiiiimple :

si ce type a fait un truc illégal il faut l’envoyer devant un juge !

et il sera condamné comme il se doit en fonction de la loi qu’il a enfreint !

putain vous me faites tous hyper peur !!!!!

ou alors il faut que Macron il change de nom et qu’il se fasse appeler Staline !

en fait vous êtes tous des putains de tarés de staliniens à faire des procès à tout va sans passer par les tibunaux !

bolibongo dit: 6 août 2026 à 16h31

Qui pourrait nous indiquer la prochaine date du repas mensuel des jurés Goncourt?

J J-J dit: 6 août 2026 à 16h42

@ les urnes ont consacré une victoire qui chie à la gueule de tous ceux qui sont, comme Jazzi, accrochés comme des morpions aux poils pubiens de l’ordre capitaliste et mortifère
@ sourd de l’entendement ou muet de l’indignation, et uniquement, in fine, préoccupé de sa quéquette

Du talent dans la fureur idéologique de la riposte de CT, certes, m’enfin, pourquoi s’en prendre à l’hérédité de la personne visée ?

Voici le papier du C.E… un brin extrapolé par jzmn,

https://lire.lecanardenchaine.fr/detail/publication/detail-left/auto/le-canard-enchaine-5517?issue_id=245719&switch_toc=archives&addon=false&modal=open&entity=1666875

J J-J dit: 6 août 2026 à 16h45

@ 16.31 : le premier lundi du mois de novembre 2026, càd le 2, chez Drouant. Le menu n’est pas encore disponible.

rose dit: 6 août 2026 à 16h45

renato à 9h14

Alors, comment cet imbécile de chat a-t-il pu déduire l’existence d’un mien marché élitiste ?

Renato,

ce chat ne cesse de vous dire /signifier « occupe-toi de moi. »

J J-J dit: 6 août 2026 à 16h59

il n’est pas antisémite, il souhaiterait juste aider à « désassimilationner » les citoyens israéliens de leur équipe dirigeante actuelle…. Avec la voix de celzéceux qui protestent de leur vraie judéité, restant une identité fondamentalement non nationaliste. C’est pourtant simple, je crois. Mais il faudra encore un peu de temps pour y arriver.

rose dit: 6 août 2026 à 17h02

Jazzi dit: 6 août 2026 à 8h54
« Le choix du pseudonyme renvoie très probablement à Puck, le lutin malicieux de Le Songe d’une nuit d’été »

De Shakespeare, comme pour Hamlet.

Bien vu. Hamlet est puck et lycée de Versailles.

Jazzi dit: 6 août 2026 à 8h56
« chacun ici est très peu de choses »

Comme notre/ « mon amie la rose, est morte ce matin. »

https://youtu.be/2ICFtXx546A?is=N6E9FzwXNIRq_JGR

Pas encore.
Merci de vous préoccuper de ma santé.

renato dit: 6 août 2026 à 17h02

L’expression « marché élitiste » est étrange, rose, parce que j’ai décidé d’arrêter de vendre en août 1983. Je peux supposer que l’IA ait analysé les données disponibles, mais pour qu’il y ait un marché (même élitiste), il faut un mouvement « œuvres contre argent », et dans ce sens il n’y a pas de données disponibles. Voilà pourquoi je ne consulte aucune IA ; si je dois apprécier la stupidité, la mienne me suffit amplement.

J J-J dit: 6 août 2026 à 17h03

l’IA @ commentarium de l’RDL :
« L’écrivain Pierre Michon n’a pas fait de déclaration publique ni pris de position officielle concernant la guerre d’Israël contre la bande de Gaza. Discret sur l’actualité géopolitique immédiate, il concentre pour l’essentiel ses prises de parole et ses écrits sur la littérature, les mythes ou la Grèce ancienne »

MC dit: 6 août 2026 à 17h08

Ah Gachassin! Auquel on a fait dire à l’issue de je ne dans quelle défaite: «  j’ai beaucoup pleuré! ». Et peut-être l’a-t-il dit lui-même, d’ailleurs! Un joueur des années 196O pouvait avoir un vocabulaire décent…

rose dit: 6 août 2026 à 17h10

elle pourrait toujours divorcer.
renato à 4h52

L’adulation paye.
Maria Kodama a -t’elle divorcé ?

Elles héritent, toutes, ces veuves joyeuses.
Je n’en connais qu’une (et deux avec marjane ) qui, de chagrin d’amour, ai suivi son mari dans la tombe.

MC dit: 6 août 2026 à 17h10

Mauvais jeu de mots sur Marc Oraison, alors que je pointe l’Ignacerie du dix neuvième siècle. On s’en remettra, même si en face on fait semblant de ne pas comprendre!

J J-J dit: 6 août 2026 à 17h16

@ MC, vous êtes trop vert subtil pour mes pauvres blagounettes, et cependant, toujours courtois. Una attitude rare sur cette chaine naufragée,
Bàv,

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 17h24

@ Passou dit: 6 août 2026 à 5h57
« JJJ : on ne peut plus rien mettre chez Paul Edel sans devoir accepter une identification préalable très intrusive pour l’internaute moyen. Tandis qu’ici, on peut toujours décogner. Ramarque, ça va pas durer longtemps, hein ? Bàv, »
En ce qui vous concerne, ça dure depuis 9 422 commentaires…

Pan sur le bec !

rose dit: 6 août 2026 à 17h26

interview Berbeider/Michon

qq remarques :

▪︎ il l’appelle Maître, quel crétin. (avoir un statut et s’y conformer )
▪︎ il l’interrompt tout le temps. Or, Michon est lent, c’est dû à son âge, et Beigbeder rapide, c’est dû au sien. Manque de respect.
▪︎ 1/ Achille
2/ Diomède
les deux hommes les plus forts.
Tydée est le père de Diomède
les sept contre Thèbes
Eschylle.
Sophocle la Trilogie

▪︎ cadeau donné Paris par Paris éditions Assouline ( ? )

▪︎c’est le sujet de la pièce : la charité d’une vieille esclave de Thèbes.
▪︎ à 31’30 Michon dit
je suis féroce quand j’écris.
Auparavant, il a parlé de sa violence lorsqu’il était jeune.
▪︎ il traite bcp des sujets de l’antiquité ( pck lui-même en est une : rosse ). Plus tard, ils diront, tous deux combien il est important que les jeunes s’intéressent à l’antiquité pck elle raconte tout. Et que eux sont jeunes ( quelque chose comme ça. )
▪︎ que l’homme puisse produire des artefacts qui soient comme des objets de nature, des arbres ou des rochers : c’est ça une grande œuvre.

Je me répète : interview passionnante.
Beigbeder peut se passer de flagornerie.
Michon est un homme dont je vais lire Les vies minuscules : j’aime ce qu’il dit Écrire, sinon mourir.

rose dit: 6 août 2026 à 17h31

renato dit: 6 août 2026 à 12h33
[…] Cela dit, je ne viole pas les enfants et je ne parasite pas les crédules en leur vendant la parole d’une fiction appelée Dieu.

Ne pas violer les enfants, c’est la base.

Michon dit, dans l’interview supra, qu’il n’y a que deux livres qui comptent : Homère et la Bible.
Il explique aussi que, lorsqu’il a relu l’Iliade, il a été stupéfait ( pas sûre que ce soit le mot employé. )

bolibongo dit: 6 août 2026 à 18h01

le premier lundi du mois de novembre 2026, càd le 2, chez Drouant

Et en septembre, pas de repas?

Jazzi dit: 6 août 2026 à 18h36

« Jazzi n’est plus dans la réalité, il est dans l’idéologie façon CNews. »

Merde, je n’étais pas au courant, le Canard Enchainé a été racheté par Bolloré !

Phil dit: 6 août 2026 à 18h53

Homère et la Bible

L’Ulysse du film est un affreux sanguinaire, vendeteur comme un Corse, aussi biblique que les barbus égorgeurs prieurs de l’ancien testament. Le public avait l’air satisfait, voir crever Ulysse qui le méritait amplement eût coûté trop cher au box office de Matt Damon.

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 18h55

Cette affaire est en l’état totalement anecdotique et vous avez repris des propos largement extrapolés de l’article du Canard, Barzy

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h16

Capté en passant ; concevoir un pont esthétique entre l’art antique et tom of finland ?

« Les Grecs et les Romains en avaient-ils une petite ? Loin d’être une représentation réaliste, les statues grecques montraient une vision idéalisée associant le corps à la moralité du modèle. »

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h25

Oui ; quand vous aurez eu la courtoisie d’indiquer la source de votre copié-collé

Jazzi dit: 6 août 2026 à 19h31

« gros connard. Jazzi » « et uniquement, in fine, préoccupé de sa quéquette »

Bravo, ça vole haut !

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h31

Incidemment, il suffit de s’en tenir à la teneur de votre copié-collé pour le qualifier, en l’état, de totalement anecdotique (cloclo se fout de votre gueule)

Phil dit: 6 août 2026 à 19h33

la moralité du modèle

And you, quelles sont vos sources, dear Mr Langoncet ? Remplacez moralité par tempérance.

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h41

@La page Facebook du parti de Gabriel Attal

merci pour la précision

Je confirme : il suffit de s’en tenir à la teneur de votre copié-collé pour le qualifier, en l’état, de totalement anecdotique

renato dit: 6 août 2026 à 19h45

« Loin d’être une représentation réaliste… »

Les écrivains ont attendu plus de deux millénaires pour arriver à dire ce qu’une statue montrait ; et encore, « Un homme, ça s’empêche » n’est pas si clair car on peut se demander « ça s’empêche quoi ? »

Phil dit: 6 août 2026 à 19h46

France culture n’est plus ce qu’elle était, dear Mr Langoncet. Sans doute était-ce une émission grécisante de M. Mauduit ? En résumé, Tom of Finland chez les Grecs eût fini fers aux pieds et à la bite.

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h52

In summa : pas de quoi fouetter un chat

Barzy, j’ai « jugé » votre envoi sur pièce, quoi de plus opportun ? Voudriez-vous maintenat l’amender, afin de poursuivre la discussion ?

Jazzi dit: 6 août 2026 à 20h03

« Jazzi dit: 6 août 2026 à 19h22
Pouvez-vous mettre l’article du Canard, JL ou JJJ ?

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h25
Oui ; quand vous aurez eu la courtoisie d’indiquer la source de votre copié-collé »

On est un homme de parole ou pas ?

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 20h05

@Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 19h31
Incidemment, il suffit de s’en tenir à la teneur de votre copié-collé pour le qualifier, en l’état, de totalement anecdotique (cloclo se fout de votre gueule)

Il me semble

Jazzi dit: 6 août 2026 à 20h10

Une de mes promenades préférées du Grand Paris

SAINT-DENIS

DE LA NECROPOLE DES ROIS
A L’ARENE DE FRANCE

Départ : place du Caquet,
métro, Saint-Denis Basilique
Arrivée : passerelle de l’Ecluse,
métro, Porte de Paris Stade de France

A la station de métro Saint-Denis Basilique, prenons la sortie « 2, place du Caquet ». Ainsi, nous nous retrouvons au cœur de l’îlot commercial et résidentiel du centre ville, d’où émergent les logements à terrasses en « étoiles », édifiés en 1985 par l’architecte Renée Gailhouret. Ces immeubles en béton brut rappellent ceux construits précédemment à Ivry par Jean Renaudie (1925-1981), dont elle fut l’associée.
Dirigeons-nous vers le fond de la place. Là se dresse le nouveau Centre administratif, annexe de la mairie de Saint-Denis, à laquelle il est relié par une passerelle en verre et acier. Ce bâtiment futuriste, qui jouxte la basilique, a été réalisé en 1993 par l’architecte Henri Gaudin.
Tournons, à gauche, sous le porche d’entrée du Centre administratif, en direction de l’allée des 6 chapelles. Tout de suite à droite, nous découvrons les vestiges de l’église des Trois-Patrons, désormais intégrée à l’édifice municipal moderne. C’est la dernière des églises funéraires, reliées entre elles par des galeries, qui avaient été élevées à la périphérie de la nécropole où, du 6e au 8e siècles, étaient ensevelis les chrétiens. Cette nécropole avait été établie au proche voisinage de la sépulture de Denis, premier évêque de Paris, persécuté par les Romains au 3e siècle alors qu’il évangélisait la Gaule, et dont la légende nous rapporte que, décapité sur la butte Montmartre, il serait parvenu, tenant sa tête sous son bras, à l’emplacement où fut édifiée par sainte Geneviève une première basilique. Haut lieu de pèlerinage depuis l’époque mérovingienne, ce sanctuaire constitue l’embryon de la future ville.
Longeons le jardin Pierre-de-Montreuil, qui flanque tout un côté de l’incontournable basilique, dont nous allons bientôt conter l’histoire. Contentons-nous ici d’en admirer les délicates dentelles de pierre et poursuivons notre cheminement par la rue de Strasbourg. Puis tournons, à gauche, dans la rue Jean-Jaurès. Le bel immeuble qui occupe tout l’angle gauche, en béton et verre bleuté, a été dessiné en 1989 par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer pour abriter le siège du quotidien communiste l’Humanité. Le passage Pierre-Abélard offre un saisissant contraste entre la façade ondulatoire et miroitante du bâtiment contemporain et le porche nord de la basilique, au fond de la perspective !
Revenus sur la place du Caquet, traversons en diagonale, à gauche, le centre commercial Basilique-Bienvenue, pour ressortir de l’autre côté, sur la place du Marché. Ici, le contraste est également patent entre la galerie moderne que nous venons de parcourir et l’élégant marché couvert, en fer, brique et pierre, aménagé à la fin du 19e siècle au centre de l’espace public. Juste après sur la droite, au 9, rue Auguste-Blanqui, la Maison des Arbalétriers prolonge l’effet de surprise. Cette haute construction en bois servait à l’étendage et au séchage de longues pièces de tissu. Elle fut édifiée au début du 19e siècle pour la manufacture des toiles imprimées Ebingre, spécialisée dans les indiennes. Les arbalétriers dont il est question ici désignent les éléments de la charpente qui soutiennent la toiture. De forme oblique et tournés vers l’extérieur, ils permettaient l’évacuation au large des eaux de pluie.
Contournons la Halle par la rue Auguste-Blanqui, à gauche, afin d’aller contempler sa façade principale, en pierre, située du côté de la rue Gabriel-Péri. Puis de là, rejoignons la rue de la République et tournons à gauche. Nous sommes toujours dans le secteur commercial de la ville, particulièrement animé, depuis qu’il a été récemment réaménagé afin que les piétons y soient prioritaires. Sur la droite, se succèdent une série d’immeubles en brique des années 30, tous différents les uns des autres. Peu après, formant un vaste L, les places Jean-Jaurès et Victor-Hugo, agora centrale par excellence, nous permettent d’admirer dans toute leur minéralité quelques joyaux du patrimoine dionysien. Tout d’abord, l’hôtel de ville, construit par l’architecte municipal Laynaud et inauguré en 1883. D’inspiration Renaissance, et surmonté d’un imposant beffroi, ce monumental bâtiment en pierre de taille et haute toiture d’ardoise évoque les maisons médiévales du Nord. Il est désormais relié au nouveau bâtiment imaginé par Henri Gaudin où, depuis 1993, ont été rassemblés la plupart des services administratifs, et dont nous pouvons voir ici la large façade de verre. La grille d’entrée du jardin Pierre-de-Montreuil, situé à l’emplacement de l’ancienne nécropole mérovingienne, le sépare de la majestueuse cathédrale basilique de Saint-Denis, devant laquelle il convient de nous recueillir un instant.
A cet emplacement légendaire, où saint Denis fut enseveli avec saint Rustique et saint Eleuthère au 3e siècle, et où vers 475 sainte Geneviève fit édifier une chapelle sur la tombe des martyrs (les Trois Patrons), le roi Dagobert chargea saint Eloi de procéder à de premiers embellissements. En 639, Dagobert y fut enterré, ouvrant ainsi la voie à une longue série d’inhumations royales. Par la suite, l’abbé Suger entreprit d’importants travaux d’agrandissement, qui s’achevèrent sous le règne de Saint-Louis. C’est cette construction, datant de la première moitié du 12e siècle, quoique largement restaurée au 19e, que nous pouvons encore contempler aujourd’hui. Malgré une influence romane sensible, l’église abbatiale de Saint-Denis, où la rose apparaît pour la première fois en façade, est le premier témoignage monumental de l’art gothique en Île-de-France, où ce style architectural est né. Sous les capétiens, l’édifice devint officiellement le lieu de sépulture des rois de France et s’enrichit au fil des siècles de plus de 70 gisants et tombeaux. Vidés de leurs corps à la Révolution, nous pouvons toujours cependant en admirer les richesses ornementales à l’intérieur de l’église abbatiale, qui a été rebaptisée dernièrement : « cathédrale basilique de Saint-Denis ». Ici, aux pèlerins d’antan ont succédé les touristes, qui contribuent à la notoriété internationale de cette singulière cité, d’origine sacrée et royale, et qui s’est métamorphosée, au début du 20e siècle, en « capitale de la ceinture rouge », ainsi que l’écrivit Blaise Cendrars.
A droite, la Maison d’éducation de la Légion d’honneur, au n°5 de la rue du même nom, occupe le site de l’ancienne abbaye royale de Saint-Denis, fondée sous la reine Bathilde au milieu du 7e siècle. Les bâtiments de ce monastère, l’un des plus influent du Moyen-Âge, furent reconstruits par Robert de Cotte, l’architecte de la chapelle Saint-Louis de Versailles, au tout début du 18e siècle. La belle entrée en hémicycle, plus tardive, visible de la rue, fut réalisée en 1781 par Charles de Wailly. Dans les locaux désaffectés après la Révolution, Napoléon décida, en 1810, d’installer l’institution réservée aux filles orphelines des premiers bénéficiaires de l’ordre de la Légion d’honneur, la principale distinction militaire qu’il créa en 1791, lorsqu’il n’était alors que Premier Consul. C’est sur une partie des vastes jardins du domaine, à l’arrière, qu’a été ouvert au public l’actuel parc de la Légion d’honneur (mérite le détour).
Signalons, dans la partie jardinée de la place Victor-Hugo, face à la Maison de la Légion d’honneur, le petit monument sculpté dans la pierre. Il est donné pour être le dernier des sept « monts-joie » répartis au 13e siècle le long de la route conduisant de Notre-Dame de Paris à la basilique de Saint-Denis. Ils furent élevés aux emplacements où Philippe le Hardi, portant la dépouille de son père saint Louis, fit halte pour se reposer et où, par la suite, tous les cortèges funèbres royaux s’arrêtaient par tradition.
Dirigeons-nous, à droite, vers la rue de la Boulangerie, la plus vieille rue du bourg primitif fortifié, qui se développa jadis sous la protection de l’abbaye de Saint-Denis. A gauche, le bâtiment en brique de la médiathèque, occupe le site de l’Hôtel-Dieu, l’ancien Hospitale Pauperum, dont il est fait mention pour la première fois dans une charte de 898. C’est dans les caves voûtées de cette antique construction qu’a été installée la discothèque municipale !
Engageons-nous maintenant à gauche, dans la rue de la Boulangerie. Ici, deux maisons du début du 18e siècle, sur la droite, requièrent toute notre attention. Tout d’abord, la maison aux masques, au n°46. Bâtie vers 1720, elle doit son nom aux mascarons des Quatre Saisons qui ornent le premier étage. Ensuite, celle du n°48, dont le joli pignon en anse de panier est visible à l’angle de la rue Gabriel-Péri. C’est un ancien pavillon de chasse datant de 1725. La légende locale prétend que précédemment s’élevait à cet emplacement une maison qui servait de lieu de rencontre à Henri IV et Gabrielle d’Estrée ?
Poursuivons notre cheminement dans la rue Gabriel-Péri. Après la place de la Résistance, nous découvrons, en face, sur le trottoir de gauche, l’ancien couvent des Carmélites, qui abrite désormais le musée d’art et d’histoire de la ville. Mentionnons, juste avant, la rue Franciade, à gauche, qui perpétue le nom temporaire que prit Saint-Denis, de 1793 à 1800. Tandis que dans la perspective de la rue Gabriel-Péri, nous apercevons déjà la masse imposante du Stade de France, où nous aborderons en fin de parcours.
Entrons dans la cour du musée, où nous accueille, la majestueuse chapelle des Carmélites, construite dans le style néo-classique par Richard Mique, l’architecte du Hameau de la reine Marie-Antoinette à Versailles. Inaugurée en 1785, elle fut transformée en tribunal à la fin du 19e siècle, ainsi qu’en témoigne encore l’inscription « Justice de Paix » au fronton. Les bâtiments conventuels, eux, sont plus anciens. Ils datent pour la plupart de la première moitié du 17e siècle, époque à laquelle les carmélites, sous la houlette du cardinal de Bérulle, vinrent s’établir à Saint-Denis. Parmi les moniales qui se succédèrent en ces lieux, citons Louise de France, fille de Louis XV, qui y vécut de 1770 jusqu’à sa mort en 1787, et à laquelle son père rendit de nombreuses visites. L’ancien cloître, qui s’ordonne autour de carrés de verdure et de son puits, a été racheté par la ville en 1972. Outre les nombreuses pièces découvertes lors des diverses fouilles archéologiques entreprises sur son territoire et les principaux vestiges du patrimoine historique de la commune, le musée expose également une grande partie du fonds Paul Eluard (manuscrits, correspondance, collection de dessins, peintures et photos), que le poète a légué à sa ville natale. Conservatoire de la mémoire de Saint-Denis, c’est sûrement ici que le visiteur peut retrouver les fragments intemporels du génie des lieux ?
Revenons sur nos pas dans la rue Gabriel-Péri. Puis prenons, à gauche, la rue des Ursulines. D’une cellule l’autre ! Sur la droite, au n°16 de cette charmante rue sinueuse, nous pouvons encore admirer le portail monumental de l’ancien couvent des Ursulines, dont la construction est attribuée à François Mansart. Le tympan, représentant la Vierge entourée des Ursulines fondatrices, a été sculpté au 19e siècle. C’est en 1640, que cet ordre vint s’établir à Saint-Denis. Outre le portail, des bâtiments d’origine subsistent le pensionnat et le côté ouest du couvent. Mais ici, les anciennes cellules des religieuses ont laissé la place à des habitations privées.
Tournons, à droite, dans la rue Catulienne. A droite, aux numéros 2-4, nous distinguons le bel hôtel particulier, de style néo-Louis XVI, de la Banque de France, construit vers 1910. En face, au n°7, un hameau résidentiel, propriété de l’évêché, occupe en partie les locaux de l’ancien cours Fénelon. Après avoir passé le conservatoire de musique et de danse de Saint-Denis, à droite, au n°15, traversons la rue de la République. Puis poursuivons, tout droit, par la rue de la Charronnerie. Au bout, sur le boulevard Carnot, nous croisons la voie du tramway T1, qui relie la gare de Saint-Denis à Noisy-le-Sec, via La Courneuve et Bobigny, permettant ainsi aux usagers de passer de la ligne du RER D à celle du RER E.
Enjambons les rails du tramway et observons, à droite, le square Robespierre, au fond duquel trône la tête géante en pierre de « l’Incorruptible », qui roula sous la guillotine à la Révolution. Puis, à gauche, le théâtre Gérard Philipe, qui perpétue, depuis 1960, la mémoire de l’inoubliable interprète du « Prince de Hombourg ». Cet établissement culturel de notoriété nationale occupe, depuis le tout début des années 50, les locaux de l’ancienne salle des fêtes de la commune, édifiée en 1902. D’où l’allure quelque peu bourgeoise du bâtiment.
Prenons le boulevard Jules-Guesde, à gauche. C’est dans la modeste maison familiale, sise au n°46, sur la gauche, que le poète Paul Eluard (1895-1952), de son vrai nom Eugène Emile Paul Grindel, passa son enfance. Sur le trottoir d’en face, au n°1 du boulevard, nous pouvons admirer l’église Saint-Denis de l’Estrée, édifiée en 1864-1867 par Viollet-le-Duc. Elle fut érigée en vis-à-vis de la basilique, à l’autre extrémité de la rue de la République, à l’époque où le célèbre architecte dirigeait les travaux de restauration de la nécropole royale. Elle occupe l’emplacement d’une église mérovingienne, déjà dédiée à saint Denis, qui avait été bâtie hors les murs (le boulevard Jules-Guesde suit le tracé des anciens remparts de la ville), sur l’antique voie gallo-romaine, la Via Strata, francisée en « l’Estrée ».
Tournons, à droite, dans la rue Auguste-Delaune, qui nous conduit directement au canal Saint-Denis. Face à nous, la vieille gare de Saint-Denis, construite au milieu du 19e siècle, à la grande période industrielle de la Plaine, et qui accueille désormais les passagers du RER.
Restons de ce côté de la rive et prenons, à gauche, le quai du Port, aménagé récemment en promenade publique. Montons ensuite sur la passerelle Thiers, d’où nous pouvons contempler deux spécimens d’anciens bateaux-lavoir. Puis enjambons le canal. Sur l’autre rive, nous découvrons un remarquable vestige des nombreuses usines métallurgiques qui s’étendaient jadis à cet emplacement. Sous nos yeux se déploie en effet le gigantesque mur pignon en brique de 90 mètres de longueur du hall des laminoirs de la société Tréfimétaux, qui a cessé ses activités en 1971. Ce bâtiment d’origine, de 35 mètres de largeurs, date de 1867.
Poursuivons notre cheminement, à gauche, sur la rue Ambroise-Croizat. Au n°112, nous pouvons apprécier, cette fois-ci dans sa totalité, le site des ateliers d’orfèvrerie Christofle, transférés à Saint-Denis en 1874. Ce bel ensemble homogène de bâtiments en brique, dont certaines façades pignons témoignent d’une inspiration de style néo-gothique, n’abrite plus les activités de cette célèbre maison, qui a délocalisé en province ses ateliers de fabrication. Mais depuis 2002, nous pouvons y visiter le musée Bouilhet-Christofle, où sont exposés plus de 2 000 pièces d’orfèvrerie, réunissant les créations les plus représentatives réalisées par les six générations de la même famille depuis 1830 à nos jours !
Attention ! Il nous faut maintenant affronter une zone chaotique où, au-dessus du canal, s’enchevêtrent un dense réseau de routes et d’autoroutes peu propices au piéton. Tout en gardant le Stade de France en ligne de mire, il convient d’être vigilant. Restons sur le trottoir de droite. Puis passons sous le pont du boulevard Anatole-France, afin de poursuivre notre cheminement sur la partie de la rue Ambroise-Croizat, située de l’autre côté. Au carrefour, un passage protégé, nous permet de traverser l’avenue du Président-Wilson, tandis que sur nos têtes se fait entendre le vrombissement des voitures circulant sur l’autoroute A1. A droite de l’avenue, engageons-nous dans la rue Henri Delaunay. Puis tournons, à gauche, dans la rue de la Couture Saint-Quentin. Là, juste à droite, un escalier nous conduit à la passerelle de l’Ecluse, qui relie le stade à la station de la ligne 13 du métro. Pour cela, il n’y a qu’à suivre l’un des couloirs de la piste d’athlétisme marquée au sol. Edifié à l’occasion de l’organisation par la France de la Coupe du monde de football 1998, le Stade de France, a été construit sur le site de l’usine à gaz du Cornillon par les architectes Michel Macary, Aymeric Zubléma, Michel Regembal et Claude Costantini. Pouvant accueillir 80 000 personnes, il a été conçu pour abriter les grandes manifestations sportives internationales et les spectacles en tous genres. Marqué à sa naissance par la victoire de la France, il symbolise, à sa manière, l’ultime métamorphose de la commune dont le vaste territoire du quartier de la Plaine s’est recouvert dernièrement d’une multitude d’immeubles de bureaux et de logements.

D. dit: 6 août 2026 à 20h12

Voici la Prière éternelle du Damné en Enfer et les sentiments qui occuperont, qui tourmenteront, qui déchireront à jamais son cœur, sans qu’il puisse s’en éloigner un instant « Oui, mon Dieu, je le reconnais, j’ai mérité mille fois l’Enfer » donnée par le Révérend Père Barthélemy Baudrand (1701-1787), Prêtre Jésuite, Recteur du Collège Royal de Bourbon d’Aix-en-Provence qui se retira en 1762 à Vienne dans le Dauphiné, avant l’expulsion des Jésuites en 1764 du Royaume de France, pour écrire de nombreux ouvrages spirituels de piété.

La Prière éternelle du Damné en Enfer « Oui, mon Dieu, je le reconnais, j’ai mérité mille fois l’Enfer » du R. P. Barthélemy Baudrand :

Oui, mon Dieu, je le reconnais, j’ai mérité l’Enfer, je l’ai mérité mille fois ; Vous avez pu m’y précipiter avec justice ; j’aurais été moi seul l’auteur de ma perte et de mon malheur. Je l’ai mérité plus qu’une infinité d’autres qui y sont condamnés. C’est à votre seule miséricorde que je le dois, si je ne suis pas actuellement au nombre des réprouvés, j’en bénis cette miséricorde infinie ; je la conjure d’achever son ouvrage, de me préserver du péché, de me soutenir dans la résolution de le détester et de l’éviter à jamais. Ne permettez pas que cette âme qui Vous a coûté si cher, que Vous avez comblée de tant de Grâces, que Vous avez créée pour Vous louer à jamais, soit un jour réduite à Vous haïr, à Vous détester. Vous l’avez déjà comme arrachée à l’Enfer ; ne permettez pas qu’elle s’expose à y tomber ; et retirez-moi de ce monde, avant que ce malheur ne m’arrive jamais. Ainsi soit-il.

Révérend Père Barthélemy Baudrand (1701-1787) – « Œuvres complètes du R. P. Baudrand » : Prière éternelle du Damné en Enfer, pages 753-754, chez J.-P. Migne éditeur, 1855

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 20h13

… copié-collé initialement dissimulé, sans indication de source et sans guillemets dont vous faites maintenant l’aveu d’ignorer l’article et les prétendues « révélations » sur lesquels il se fonde

rose dit: 6 août 2026 à 20h15

Nulle part je ne me sens chez moi, sauf peut-être dans le souvenir.
Truman Capote

Alfred dit: 6 août 2026 à 20h17

France-Couture, ça brode et ça tricote, ça maille et ça reprise…
Loin de toute culture.

closer dit: 6 août 2026 à 20h21

Voici le début de l’article du Canard. Comme je ne suis pas abonné, je n’ai pas la suite, mais c’est parfaitement clair:

« Avant de conquérir la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko a longtemps cumulé mandat local et poste de cadre à la RATP. Recrutement sans concours, horaires « élastiques », généreuses indemnités : retour sur un parcours jalonné de curieux coups de pouce.
Le ticket gagnant de Bally Bagayoko

Avant de devenir le maire de Saint-Denis, la « ville des rois morts et du peuple vivant », l’Insoumis Bally Bagayoko cumulait ses fonctions d’élu local avec un emploi de cadre à temps plein : du lundi au vendredi, il était à la fois à l’hôtel de ville et à la RATP.

Rembobinons. Ses anciens mentors communistes assument auprès du « Canard » avoir autrefois donné un substantiel coup de pouce au nouvel édile LFI. « Il a été recruté en 2000 sur ma proposition », sans concours ni entretien, confirme Jacques Marsaud, qui, à l’époque, était directeur général de la Régie chargé du développement. L’ancien maire (PC) Patrick Braouezec complète : « C’était un moment où la RATP recrutait beaucoup dans la diversité et dans les quartiers. »

D. dit: 6 août 2026 à 20h26

Voici une Prière sur le Jugement Dernier « Seigneur Jésus, inspirez-moi la terreur de vos Jugements » dans l’Évangile (Matthieu 24, 15-35) du XXIVe Dimanche après la Pentecôte d’Adolphe Baudon de Mony (1819-1888), troisième Président général de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de 1848 à 1886 qui donna une ligne plus conservatrice à la Société et auteur des « Pensées pieuses après la Sainte Communion pour les Dimanches et les principales Fêtes de l’année ».

La Prière sur le Jugement Dernier (Matthieu 24, 15-35) d’Adolphe Baudon de Mony « Seigneur Jésus, inspirez-moi la terreur de vos Jugements » :

« Seigneur Jésus, brisez mon cœur par votre Crainte et inspirez-moi la terreur de vos Jugements. Pénétrez-moi tellement du respect de votre Loi et de la douleur de Vous avoir offensé, que jamais je ne retombe dans mes fautes. Oh ! Si j’avais sans cesse présente à ma pensée cette sentence redoutable, qui doit appeler tous les peuples au Jugement Dernier, si je faisais entrer dans ma vie, dans mes actions ce souvenir si terrible et si inévitable, comme je me purifierais, comme j’éviterais le péché ! Seigneur Jésus, je tremble lorsque je me rappelle que Vous êtes mon Juge ; mais ayez pitié de Votre serviteur et agissez avec lui selon votre Miséricorde. Vous venez de le couvrir de votre Sang adorable, dont une seule Goutte pourrait sauver l’univers. Pardonnez-moi donc mes péchés passés, daignez me faire éviter ceux dans lesquels je pourrais tomber, et acceptez mes humbles adorations. Recevez mes hommages, si faibles et si indignes qu’ils soient, et daignez les présenter à votre Père Céleste. Car Seul Vous êtes Grand, Seul Vous êtes Puissant, Seul Vous êtes Saint avec Dieu votre Père et avec le Saint-Esprit. Gloire, Honneur et Louange à votre Majesté, à votre Justice, à votre Grandeur. Ô mon âme, quelles Vérités terribles te révèle aujourd’hui la sainte Église ! Oui, il faudra que tu sois jugée un jour, et que tu rendes compte de toute ta vie. Ces fautes, que tu considères peut-être comme légères et que tu ne songes pas à expier, tu en rendras compte. Ces Grâces que tu as reçues, ces Sacrements auxquels tu as participé, cette Communion que tu viens de faire, tu en rendras compte, et malheur à toi si tu n’en tires pas profit pour ton Salut. Le juste Juge ne laissera rien de côté, n’oubliera rien, ne pardonnera rien de ce qui n’aura pas déjà été pardonné avant la mort. Tu sais toutes ces Vérités terribles. On te Les a enseignées depuis que tu as pu commencer à comprendre. Parfois elles t’ont émue, elles t’ont ramenée à la vie Chrétienne et t’ont tirée du péché. Mais aussi que de fois tu Les as négligées ? Combien d’années peut-être as-tu vécu sans plus y penser que si elles n’existaient pas ? Mon Dieu, Vous voulez me faire Miséricorde, puisque Vous me permettez de m’approcher de Vous ; mais ne me jugez pas sur cette opposition entre ma croyance et ma conduite. Songez que je suis faible et acceptez mon repentir. Désormais, ô mon Dieu, je penserai sans cesse à ces Vérités Salutaires, j’en ferai la règle de ma vie, et lorsque le démon me tentera, lorsque le monde voudra me séduire, lorsque j’aurai à prendre une résolution importante, je me représenterai la mort, le Jugement Dernier, la Sentence éternelle de vie ou de mort ; de la sorte, je l’espère, ma fragilité sera moins grande et ma conduite plus Chrétienne. Ayez donc pitié de moi, ô Seigneur, en considération de mon repentir ; prenez aussi compassion de tous les chrétiens infidèles, de tous les hérétiques, de tous les pécheurs qui ne songent pas à ces Vérités. C’est pour eux que Vous Vous êtes immolé ! Que votre Passion et votre Mort ne leur soient pas inutiles ! C’est la prière que j’ose Vous adresser par l’Intercession de Votre Bienheureuse Mère et de tous vos Saints. Je ne veux pas quitter, Seigneur, Votre sainte Table sur ces pensées si salutaires, sans Vous remercier des Grâces que Vous m’avez faites en me les suggérant. Que de Chrétiens ignorent ou n’entendent jamais ces menaces si terribles de votre Évangile, et vivent par conséquent comme s’ils ne devaient jamais être jugés ! Pour moi, Vous m’avez éclairé, en me recommandant de veiller, de prier, parce que le temps de votre Venue m’est inconnu ; Vous m’avez fortifié par la lecture de votre saint Évangile, et par-dessus tout, Vous m’avez apporté le gage de votre Réconciliation dans le Sacrement de votre Amour. Soyez-en donc mille fois Béni ! Juge redoutable devant qui je dois un jour comparaître, Vous adoucissez pour moi la terreur du Jugement, en m’apportant Vous-même la sentence. Il me semble en effet que Vous me dites dans la Communion : « Mon enfant, voici la Vie ou la mort, choisis ; mais au Nom de mon Amour, prends la « route qui mène à la Vie pendant qu’il en est temps encore ». Merci, merci pour tant de Compassion et de Bonté ; merci pour la Confiance que Vous faites renaître dans mon cœur. Comment pourrai-je jamais l’oublier ? Je méditerai avant la fin du jour sur le Jugement Dernier ».

Ainsi soit-il.

Adolphe Baudon de Mony (1819-1888) – « Pensées pieuses après la Sainte Communion pour les Dimanches et les principales Fêtes de l’année », XXIVe et Dernier Dimanche après la Pentecôte sur le Jugement Dernier (Matthieu 24, 15-35), pages 238-241, chez Charles Douniol (1859)

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 20h27

(La RATP devrait recruter dans ce cul de basse fosse pour redresser ses finances ; concours superflus et plus amples entretiens superfus, nécessité oblige – modèle transposable au prochain candidat à la présidentielles : pas de primaires chez les droitards)

Alfred dit: 6 août 2026 à 20h31

Sal Paradise, narrateur errant de « Sur la route » de Kerouac, sans foi ni boussole, sans but ni loi, fauché comme un diable vagabond, qui s’arrête parfois, on the road, juste le temps de « peloter une fille ».

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 20h32

@Oui, JL, aucune parole et aucun honneur, comme chacun peut en juger.

Disons que je respecte le droit d’auteur et que la faiblesse et la couardise de votre envoi dans cette affaire anecdotique ne mérite quère plus qu’une vingtaine de commentaire ici ; remerciez moi pour les dix derniers, Barzy

Jazzi dit: 6 août 2026 à 20h58

Je retourne souvent à Saint-Denis.
C’est désormais la cour des miracles, version islamiste.
Premières mesures du maire LFI, mise au pas des fonctionnaires et désarmement de la police municipale.
Cela laisse augurer de la suite à venir…
Pour mémoire : « Une élue PS de Saint-Denis démissionne dénonçant des liens entre le maire et le commanditaire de son agression »
https://www.bfmtv.com/paris/seine-saint-denis/une-elue-ps-de-saint-denis-demissionne-denoncant-des-liens-entre-le-maire-et-le-commanditaire-de-son-agression_AD-202603250612.html

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 21h02

Tiens, tiens

« PolitiquePrésidentielle 2027-
Gabriel Attal, du « je veux » au goût de déjà-vu
Publié le 4 août 2026

Par Agnès Laurent

L’ancien Premier ministre a eu droit à trois pages dans le « JDD » du 2 août pour tenter de rattraper son grand rival Edouard Philippe, prendre un peu plus ses distances avec Emmanuel Macron et aligner les banalités. Il assure également que sa campagne va bien. La preuve par le vide. »

https://www.lecanardenchaine.fr/politique/54590-attal-du-je-veux-au-gout-de-deja-vu

Jazzi dit: 6 août 2026 à 21h15

Clémentine Autain pour mémoire

« La députée de Seine-Saint-Denis est revenue en longueur au micro de BFMTV-RMC sur son départ de La France insoumise (LFI) à l’issue des élections législatives de 2024, alors qu’un livre épinglant la violence du fonctionnement interne du mouvement vient de paraître. »
https://www.bfmtv.com/politique/la-france-insoumise/les-desaccords-sont-impossibles-a-lfi-clementine-autain-explique-sa-rupture-avec-le-parti-dirige-par-jean-luc-melenchon_AV-202505080251.html

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 21h16

Tiens, tiens

« Médias Expulsion de Xenia Fedorova-
Les Moscou bas de la protégée de Vincent Bolloré
Publié le 4 août 2026

Par Camille Eider

L’arrêté d’expulsion pris contre l’ancienne patronne de RT Today a laissé sans voix Gabriel Attal qui tient à soigner ses relations avec les médias Bolloré. En attendant, à CNews, comme à Europe1, la propagandiste du Kremlin continue à faire régner, à distance, la terreur dans les rédactions… »

https://www.lecanardenchaine.fr/medias/54589-les-moscou-bas-de-la-protegee-de-vincent-bollore

Jazzi dit: 6 août 2026 à 21h20

Ne le dites pas à Clopine, à LFI ils n’ont pas de petites quéquettes mais que des grosses bites, dixit Clémentine Autain : « Faire l’impasse sur la démocratie et développer une culture qui est viriliste, une culture de l’intimidation, eh bien peut-être dans un premier temps c’est efficace mais dans la durée c’est délétère », déplore l’intérésée ce jeudi sur BFMTV-RMC. »

Chaloux dit: 6 août 2026 à 23h57

Aller à Saint-Denis peut se révéler utile, surtout si on a besoin de bassines en plastique.

Un emploi fictif est un emploi fictif, celui-ci doit être instruit comme les autres, ni plus ni moins. L’occasion pour des médias qui travaillent de mettre l’accent sur la mainmise intolérable de la CGT et du PCF sur la RATP qui fonctionne extrêmement mal de ce fait, un vrai bordel. Une bonne privatisation serait bien évidemment la solution idéale, avec mise au pas immédiate de tous les privilégiés inutiles. Déjà, tous les employés cesseraient de se barrer en vacances en même temps. Et je ne vois pas pourquoi nous continuerions avec ce système pourri. M. Bagayoko est un justiciable comme les autres, non?

(Le langongon ne cite jamais ses sources douteuses, que se mêle-t-il de courtoisie?).

rose dit: 7 août 2026 à 2h32

Regard curieux : les éditions Assouline.

Créé pour la convoitise. Découvrez la maison qui révolutionne le monde du beau livre. Nos titres mettent en avant les marques […]

Qu’y a-t’il de pire que la convoitise ?
Sur la femme du voisin,
le bien d’autrui,
Dans une autre mise en page, noté le luxe.

Qu’y-a-t’il de pire que le luxe ?
——-

Beigbeder n’écoute pas ses réponses.
Alors que Michon lui dit écrire sinon mourir, lui explique que, tout en y ayant très peu vécu, deux à trois ans, il connaît très bien Paris, pck il y avait des clés, des chambres dans différents appartements confiées par des gens, Beigbeder, qui signale l’interview comme un moment historique ( la mort de Sardanapale* ? ) attend, guette, quémande la clé de l’inspiration.
Qui est un flot de vie. Le total contraire de son état de santé.
Branlante.
rosse, mais lucide.

* un homme intelligent : il met à l’abri son épouse et ses enfants, et sur le bûcher, il emmène Myrrha, sa courtisane préférée, héhé.

rose dit: 7 août 2026 à 2h40

Dans un premier temps, c’est vraiment génial, mais dans la durée, cela ne dure pas.

C’est pas partout pareil que tout le monde part en vacances en même temps ?

Michon qui s’exclame sacré Beigbeder puis dans un second temps le regarde d’un air égrillard qui fait pitié. Crénom, Michon, change de braquet, même si au cours de l’interview, tu reconnais que les femmes, dans ta vie, ont tout le temps eu un rôle important pour que tu démarres à écrire et souvent pour les soins qu’elles t’ont apporté.

rose dit: 7 août 2026 à 2h54

Jean Langoncet dit: 6 août 2026 à 20h59
A la une du Canard d’hier

https://www.lecanardenchaine.fr/
À la Une, des routes interdites aux Palestiniens.

Netanyahou, c’est pas une grosse ou une petite qu’il a, c’est un baobab.
Où c’est que tu as vu, quelque part, une route interdite à quelqu’un ?

rose dit: 7 août 2026 à 3h56

entre 2h40 et 2h54, j’ai fait un long commentaire, très intelligent, sur la coke, l’alcool, le tabac qui a foutu le camp dans les cintres.
Heureusement pour moi, page 111, Truman Capote, par la voix de Oncle B. écrit « car il était fermement opposé à tous les stimulants, qu’il condamnait au double titre de la morale et de la médecine.»
Ce qui est dit plus brièvement et très clairement.

Chez Truman Capote, je suis chez moi. En Alabama aussi.

rose dit: 7 août 2026 à 4h00

Le puissant PCF

Le fier guerrier.
Achille.
Diomède

Tydée, le père de Diomède.

On n’a pas Pierre Michon, avec son respirateur qui commence à nous parler de la bagarre entre les hommes du temps où c’était du corps à corps et où y avait pas la distance, pas même des lances. Il n’a pas parlé des drones.
Nanmého, Pierre Michon.

Jean Langoncet dit: 7 août 2026 à 4h04

@M. Bagayoko est un justiciable comme les autres

Précisément

Jean Langoncet dit: 7 août 2026 à 4h06

@ «  »Israël est le pays le moins juif du monde ».
« Il y a une dimension antisémite dans le sionisme lui-même ». Pour le philosophe Michel Feher, lui-même issu de la diaspora juive, revendiquer cette identité diasporique est un moyen de protester contre la politique israélienne.
L’extrême droite occidentale est devenue sioniste. Ceux-là même dont les ancêtres ont perpétré l’un des plus grands crimes de l’histoire de l’humanité.
Voilà l’apparent paradoxe que le dernier livre du philosophe Michel Feher permet d’éclaircir. Il trace la voie d’une contre-offensive, simple autant que radical : redevenir juif. Retrouver la « condition diasporique » qui structure l’histoire de ce peuple, sortir de l’injonction à l’appartenance nationaliste posée par Israël, pays que le philosophe désigne, avec un brin de malice, comme « le moins juif du monde ». »

https://www.editionsladecouverte.fr/auteur/michel_feher-133855.html

rose dit: 7 août 2026 à 4h11

Maintenant, j’attaque pourquoi son père l’a abandonné.
Je connais de mon côté quatre fifi d’un sou.
A. 44 kilos..moins un.
C 48 kg.
E 51 kg .moins 3
I ǰ’ai bien peur 38 kg je dois vérifier.

Et Anne-Lise R. moins de 50. Qui a compris, il y a plus de dix ans, non, pas femme de chambrette. Pas soubrette* non plus.

Que des sacs d’os.
Un coup de vent. Elles s’envolent.
Je suis là, au sol. Je tiens les fils.Comme ce vieillard au zoo de Pékin, assis au sol sur un rebord en béton, avec son cerf-volant.

* Et qui pratiquent les cinq, pas de pipe au propriétaire pour gratter 50 euros de loyer.

rose dit: 7 août 2026 à 4h16

« le moins juif du monde ».

Pourtant, Eliott m’a dit que l’on n’était nulle part en sécurité comme en Israël en tant que juif.

À quel prix* ? ne lui ai-je pas répondu, n’ayant aucune répartie.

* la priorité ne serait elle pas d’être pauvre ?

rose dit: 7 août 2026 à 4h30

Quand on se marie, c’est pas pour divorcer.
Sinon, autant ne pas se marier.
C’est gens savants qui ne savent rien.
Comme et alii.

rose dit: 7 août 2026 à 4h31

rose dit: 7 août 2026 à 4h30
Quand on se marie, c’est pas pour divorcer.
Sinon, autant ne pas se marier.
Ces gens savants qui ne savent rien.
Comme et alii.

Bordel de correcteur automatique qui n’en fait qu’à sa tête.

Passou dit: 7 août 2026 à 6h01

Bolibongo: « Qui pourrait nous indiquer la prochaine date du repas mensuel des jurés Goncourt? »

mercredi 2 septembre

rose dit: 7 août 2026 à 6h19

En passant, et rapidement :

▪︎ donc, tous les 2 de chaque mois.

▪︎ je préfèrerzi ne pas savoir le menu. Quand je vois le toir de taille de Gérard Larcher, j’attrape peur.

▪︎ Finis L’invité du jour et Noël. de Minsieur Truman Capote, du patronyme de son beau-père. Rangés dans l’autre ordre, lus dans cet ordre là.
J’ai pleuré ( oui) et j’ai ri, mais j’ai ri au final de Noël, tellement c’est beau. En deux nouvelles, j’ai eu quinze réponses, si ce n’est plus.
Pallala la la.
Tu peux passer quinze nuits a te demander comment est-ce possible ? Alors que cela l’est.
Et en deux nouvelles, tu as quinze réponses à des questions que tu ne te posais pas.
Puisque je suis ta miss Sook, je voudrai bien t’appeler Buddy, plutôt que Bilou. Bee loup. Be loup. Sois un loup, féroce, féroce.
Souque ferme, moussaillon.

renato dit: 7 août 2026 à 6h40

« Heureusement pour moi, page 111, Truman Capote, par la voix de Oncle B. écrit « car il était fermement opposé à tous les stimulants, qu’il condamnait au double titre de la morale et de la médecine. » »

N’oubliez jamais que les personnages d’un écrivain jouissent aussi d’une vie autonome et doivent parfois dire des choses qui correspondent à son image.

Cela bien à part, la relation de Truman Capote avec la drogue fut destructrice et étroitement liée au déclin de sa carrière littéraire et personnelle, car il passa des gloires du succès international à une spirale de toxicomanie et d’alcoolisme qui l’a conduit à une mort prématurée en 1984. Dans une célèbre autodéfinition publiée dans « Music for Chameleons », il a résumé sa propre existence avec une extrême lucidité et une extrême cruauté : « Je suis un alcoolique. Je suis toxicomane. Je suis homosexuel. Je suis un génie. »

C’est vrai qu’il avait déclaré qu’il n’avait aucune affinité personnelle avec les drogues et a affirmé que les substances nuisaient à la discipline mentale nécessaire à une véritable création artistique. Toutefois, vers 1950, lors d’un séjour à Tanger, il commence à consommer de la marijuana et du haschich, et en 1961, il consomma de LSD sous la supervision d’un psychiatre. Depuis la publication de « De sang-froid », il est tombé dans un cycle d’alcool, de tranquillisants et de somnifères (il ne doit pas être facile de savoir que l’on a une dette énorme envers Harper Lee). Puis la cocaïne et le scandale « Esquire » et l’ostracisme social qui s’ensuivit, le laissant complètement isolé. Plusieurs tentatives de désintoxication, puis une cirrhose du foie et la mort.

J J-J dit: 7 août 2026 à 7h05

@ il ne doit pas être facile de savoir que l’on a une dette énorme envers Harper Lee (6.40)
… ce dont elle a énormément souffert, elle-même bien qu’elle mourût en 2016. Elle ne vit pas la publication de VA ET POSTE UNE SENTINELLE, posthume. Mes hommages, Madame.
…..
« Pan sur le bec »… Il fallait bien s’y attendre 🙂

J J-J dit: 7 août 2026 à 7h09

SAIT TOUT 2026
Hier, Mon frère Yves (PL)…
Aujourd’hui, Jean le Bleu (JG)… en attendant le débandage de la patte de Mimi-Souris chez le véto.
Bàv,

Chaloux dit: 7 août 2026 à 7h18

« Je crois qu’on comprend bien Didier Decoin lorsqu’on songe à son amour des chats. Il y avait là tout à la fois son goût de la beauté et de la sensualité, son émerveillement devant la grâce, et sa patience devant les caprices. »

J’ignorais cet aspect de la personnalité de Didier Decoin, cette patience. C’est bouleversant, et magnifiquement dit.

Caprices…Qui, venant de dire à un chat « non, ne fais pas cela » ne s’est jamais entendu répondre, avec une douceur obstinée, « si, je veux le faire »; ne sait rien de la douceur de vivre.

Que la terre lui soit légère.

Phil dit: 7 août 2026 à 7h41

Sujet littéraire stimulant proposé par les matins de France culture ce jour, Balzac, malheureusement réduit à l’antisémitisme et fascisme des exégètes. Pourtant M. Erner est en vacances.

Chaloux dit: 7 août 2026 à 8h08

5 août
Si j’écris que Bagayoko , le grand défenseur des pauvres, a profité d’un emploi largement fictif à la RATP en se goinfrant de 6000 euros/ mois tout en percevant ses émoluments d’élu , avec la complaisance de la CGT , du PC et de la RATP, ils vont me poursuivre en diffamation? »

G-William Goldnadel

Hurkhurhurk!

bolibongo dit: 7 août 2026 à 9h39

Passou dit: 7 août 2026 à 6h01

Bolibongo: « Qui pourrait nous indiquer la prochaine date du repas mensuel des jurés Goncourt? »

mercredi 2 septembre

Merci bien, Passou!

puck dit: 7 août 2026 à 9h47

sérieux j’y crois que chatGPT a dit que j’avais une « orthographe approximative »…

à mon âge, se faire insulter par un putain de robot…

puck dit: 7 août 2026 à 9h51

en plus « orthogrpahle approximative » c’est une manière polie pour dire « ce type c’est un anal fabète » !

parce que comme les concepteurs de ces robots de merde ils leur ont appris à ne pas froisser, du coup ils insultent les gens tout en restant polis !

les mecs ils ont conçu des robots hypocrytes !

au lie de dire « ce type est inculte » il dit il a une « orthographe approximative » !

puck dit: 7 août 2026 à 9h55

« orthographe approximative… »

le problème d’une personne c’est qu’on peut lui répondre, genre l’envoyer ièch !

alors que le robot on peut même pas l’insulter !

perso j’ai dit à chatGPT : si je te dis que t’es un sale connard qu’est tu me réponds ?

sa réponse :

Je te répondrais probablement : « Ça se peut 😄. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? »

du coup non seulement ces robots ils t’insultent, mais en plus ils pratiquent l’humour méprisant !

puck dit: 7 août 2026 à 10h04

« La sauvegarde de Saint-Denis passera par celle de son patrimoine. »

perso je connais pas ce Saint-Denis, mais s’il veut faire une sauvegarde je lui conseillerais plutôt un disque dur externe, vu que le cloud c’est juste un truc pour te faire voler tes données personnelles.

après, avec un nom pareil j’imagine que ce type est de la « haute ».

du genre Jean Edouard de Saint Denis de mes Deux.

je croyais qu’on les avait tous guillotinés ces bâtards d’aristos…

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