Pierre Michon vient quand il veut
Puisque la saison se prête, parait-il, à la déconnexion, si vous aimez la littérature, ce dont nul ne doute dès lors que vous vous trouvez sur le fil de la République des livres, lâchez tout, (re)lisez et (re)précipitez-vous sur Le Roi vient quand il veut (407 pages, 7,50 euros, Le Livre de Poche). Il faut se jeter dessus non parce qu’il est sous-titré « Propos sur la littérature » (ce qui lui donne un côté salonnard à côté de la plaque) mais parce qu’il est de Pierre Michon. Peu d’écrivains français prennent comme lui la peine de réfléchir à ce que lire et écrire veulent dire, et plus rares encore sont ceux qui manifestent un tel goût des autres écrivains.
Il s’agit d’une compilation de trente entretiens parus pour la plupart dans autant de revues confidentielles entre 1989 et 2007, éditée par Agnès Castiglione avec le flaubertien Pierre-Marc de Biasi. Des conversations plutôt, probablement réécrites en leur temps par l‘auteur avant impression. Bien que le livre ait paru pour la première fois en 2007 chez Albin Michel, j’étais passé à côté, en repoussant l’urgence à plus tard au motif que ce n’était pas inédit, avec l’assurance de me rattraper lors de la parution en petit format par Le Livre de Poche en août 2010. Le genre de livre qu’on sait qu’on va aimer et qu’on se réserve pour les moments d’apaisement, quand tout concourt à en restituer la saveur. Idéal avant la déferlante de la rentrée. A une réserve près : le papier du Livre de Poche est, comme d’habitude, si gris, terne, poreux qu’il est difficile d’écrire dessus au crayon sans forcer jusqu’à en trouer la page ! C’est dit, passons à l’essentiel, les folies Michon.
Un festival d’intelligence, de finesse, d’humour, de culture où un certain savoir-vivre, que les cuistres nomment « vision du monde », nourrit un savoir-lire et un savoir-écrire à nuls autres pareils. L’entreprise est risquée pour l’écrivain qui l’autorise car on voit inévitablement surgir les répétitions de thèmes, de sources ou de références. Alors passons sur ses tics (les mots « énonciation » et ses dérivés, « dispositif », « croyance ») pour nous attacher au reste : cette générosité de grand lecteur qui brûle de faire partager ses émotions. Simplement, contrairement à un Nabokov en pareil cas, il parle des livres des autres en évoquant les siens –et de la vie des écrivains en répondant sur la sienne. Cela donne la plus originale des autobiographies. Le portrait qui en ressort ? Celui d’un type – pas un homme, ou un écrivain, mais bien un type- qui est né et a grandi entre un père absent et un fantôme de sœur morte, un spectre et un ange. Il a traîné ses guêtres de bistro en bistro jusqu’à 35 ans, ne fichant rien, picolant comme ce n’est pas permis, avec la ferme intention de s’y appliquer, malgré quelques tentations sans suite du côté du théâtre. Boire le sang noir des morts, ce qui revient à commercer avec d’anciens vivants, avec Michelet en embuscade. Ses aveux de biture sont terribles. Cinq bistros pour soixante-six habitants dans son patelin de naissance, au fin fond de la Creuse : tout s’explique ou presque. Pas une fatalité génétique mais tout de même, difficile d’en réchapper.
En 1981, il porte ses Vies minuscules chez Gallimard. Présenté par Louis-René des Forêts et rejeté par Michel Tournier. Représenté et accepté par Jean Grosjean. 1918 exemplaires vendus la première année. Après, il se rattrape. Tant et si bien que ce précieux petit livre mythique qui soudainement fane tant de biographies, éclipse les autres (La Grande Beune, Abbés, Corps du roi) jusqu’au triomphe des Onze. Il se pose des questions comme celles-ci : qu’est-ce qui, d’un texte, fait une œuvre d’art ? Le roman n’est-il pas un genre exténué comme l’était la tragédie classique sous Voltaire ? Pas vraiment romancier. Ni nouvelliste. A mi-chemin : écrivain de romans courts. Non par essoufflement ou paresse, mais par aversion pour le gras et le superflu, et par goût pour le densifié et le resserré, aux antipodes de la bonne grosse Weltanschauung et des vertigineuses machines romanesques. D’accord avec Valéry : « La postérité, c’est des cons comme nous ». D’un rien, il peut faire un livre : la voix enregistrée du tramway de Nantes annonçant la station « Cinquante otages », sa mère ensevelie à la minute même où deux tours sont réduits en cendres à Manhattan.
Tempora pessima sunt. Il juge bien ses propres livres, certains shootés à la littérature, d’autres pas. Mythologies d’hiver ? Des fables de notre époque sans croyance. Maîtres et serviteurs ? Vaut surtout pour le chapitre Watteau où l’inavouable sexuel est dit. L’Empereur d’Occident ? Un exercice de style. La Grande Beune ? A peine un roman. Il juge aussi bien l’essentiel de la production littéraire actuelle : de purs artefacts bien bouclés. Il est d’une famille d’écrivains au sein de laquelle il coudoie Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gérard Macé, Richard Millet, Antoine Volodine, Olivier Rolin, Jean Echenoz. Avec une préférence pour ceux qui, comme lui et Quignard, ont le goût du bref et de l’archaïque. Qu’est-ce qu’il fait, Pierre Michon ? Toute la journée, il lit, se promène, parle, picole. Quand vient le texte, il écrit, souvent textes à la commande, ça stimule. Son unité de mesure :
« Un long matin tendu et refermé sur sa plénitude et un soir tendu vers le matin à venir ».
Au bout, ce n’est pas un roman qui l’attend mais un bloc de prose, son genre, inconnu des manuels. Il veut attirer Dieu dans son livre. Il est des ambitions moins nobles. Dieu, mot-gouffre. Même quand il dit simplement : « Je pense que nous mourrons et que Dieu existe ». D’ailleurs, il tient la littérature pour une forme déchue de la prière, c’est dire. Et soudain, cette phrase admirablement cadencée, qui laisse sans voix :
« Les œuvres sont les preuves de la grâce- mais sans grâce pas d’œuvre ».
Le rythme, la période, le mètre, tout est là. Il maîtrise parfaitement la langue classique, tenue. Abhorre les points de suspension, trop débraillés. Tout ce qu’il écrit veut côtoyer le sacré. Dieu ne le quitte pas. Son christianisme est médiéval. Il tient que tout écrivain est nécessairement un imposteur puisqu’il ne s’autorise que de lui-même. Il envie Pessoa. Cherche non le rosebud mais le nigredo en tout artiste :
« Sur quel intime foutoir l’œuvre jette-t-elle son masque ravissant ? »
C’est une éponge. Retient tout ce qu’il lit. Victor Hugo et Flaubert surtout. La Bovary et Booz endormi reviennent tout le temps au sommet de ce qu’il appelle « ma bibliothèque neuronale ». Mais on y trouve aussi La Chambre claire de Barthes. N’empêche, il paie sa dette à Flaubert, le premier à avoir écrit une vie minuscule avec Un cœur simple. Il a beau être un faulknérien absolu, il n’en est pas pour autant dupe de la posture du grand William entweedé, moustache taillée de frais, pipe apaisante empoignée, alors que dès que le photographe a le dos tourné, il retourne à son état de pochetron lamentable. Ce qui ne l’a pas empêché de rendre compte de la totalité du monde à partir de son ilot de Mississippi. Juste pour accéder non à l’universel mais au planétaire. Proust disait que les livres sont les enfants du silence et de la solitude. Michon y ajoute le secret, la patience « et les infimes stratégies de la table de travail ». Tout pour conjurer l’angoisse qu’un jour la grâce vienne à le déserter.
« Il me semble que pour un écrivain rien n’est plus intime, rien ne le constitue davantage, rien n’est plus lui-même, que cette volonté énonciative dont j’ai parlé, ce désir violent qui préside à sa phrase, cet infime et décisif putsch dans son parlement intérieur, qui fait soudain la voix despotique de ce qu’on appelle, et qui est, la littérature, se met à parler à sa place. C’est cela que j’appelle Faulkner ».
Cette certitude est au cœur de Trois auteurs (1997) et de Corps du roi (2002) même si elle irradie toute son œuvre. Michon a été jusqu’à identifier sa propre biographie à celle de Faulkner en établissant des passerelles entre les accidents de leur vie : origines sociales, roman familial, alcoolisme autodestructeur… Il a fini par décalquer sa Creuse sur le comté de Yoknapatowpha. Il ne sait pas au juste pourquoi il a été à lui mais il y va encore, captivé par une force d’attraction qui le dépasse, persuadé avec Borges qu’on ignore ce qu’il y a au fond de ses livres même si on sait juste qu’y gisent des vérités qui nous terrorisent. Il est lui aussi l’écorché au seuil de sa maison de douleur. Lui aussi veut accepter d’être dans le mouvement du monde. Faulkner n’est pas son Dieu mais son roi, un génie dans son genre, le romancier capital, celui qui aura marqué « la » rupture littéraire de son siècle.
Voilà Michon. Un maître sans disciple. Déjà un classique moderne. Celui dont l’exigence, en plaçant la barre loin du sol, nous oblige à nous élever à cette hauteur. Chacune de ses phrases est admirablement ciselée. Quand il converse aussi. Lisez, c’est sa voix même qu’on entend. Lui, ses livres, les autres livres. Lecteurs, du début à la fin, c’est de vous dont il s’agit. A propos, « le roi » du titre, c’est la littérature, le sens, le vrai, l’inspiration, la grâce. Il vient quand il veut. Dans toutes ces pages, il est venu et il est resté.
(Photos D.R. et Jean-Luc Bertini)
1 775 Réponses pour Pierre Michon vient quand il veut
le travail des éditeurs consiste surtout à créer une opinion unique en évitant les sujets qui fâchent.
du genre « pourquoi l’idéalisme est-il toujours meurtrier ? »
en fait c’est une question trop complexe pour les auditeurs de France Culture.
faut parle de types comme Maeterlinck que plus personne connaît à force de faire des émissions somplificatrices à la con.
pour ça que Guillaume Erner est la parfaite incarnation de France Culture.
Dear Chaloux, découvert Diadorim grâce à Fernandez dans son récit d’un voyage au Brésil, où il manqua de se faire étrangler en admirant le paysage, par derrière un matin sur la plage, à…Bahia. « Brésil, enfant monstrueux du Portugal » (Morand. hurk !). Pas rancunier, le fils de Ramon tourne le récit du Céline brésilien à sa faveur sans déflorer le principal…il me semble ! mais je comprends l’exigence du lecteur sans incipit. En cinéma, impossible d’introduire le film sans fâcher le premier rang, un critique peiné d’avoir été sifflé confiait ne pas pouvoir parler après la séance parce que les spectateurs sectateurs se lèvent désormais avant le générique de fin.
Excellent, closer…! J’apprécie ce que vous dites, en général, surtout quand vous ne causez pas de « politique intérieure ». Bàv,
en fait France Culture évite les sujets qui nous mettraient du mauvais côté du manche.
ou alors ils le font pour parler de Vichy en disant que c’est une parenthèse dans notre histoire.
il faut surtout éviter les auto critiques.
sauf pour l’écologie et la climatisation où là on peut dire du mal de nous.
c’est à cause de lui que ta facture de gaz a triplée (sic).
On se demande qui est bourré, ce matin, comme tous les matins et toute la journée, d’ailleurs…
La Gigi, quand on vient de se faire remettre en place comme c’est ton cas, on en rabat un peu et même beaucoup.
J’ajoute que tout ce qui remet en cause l’existence de l’état d’Israël comme tu le fais sans arrêt, est évidemment antisémite.
Avec des ordures de ton calibre et de celui du langongon, on n’a pas besoin d’extrême droite.
🔔
d’où provient cette mort de l’autocritique.
en fait l’effet Xenia qui consiste à la considérer comme une menace extérieure hé ben cette menace on la faite disparaître de l’intérieur.
la pensée unique c’est un truc qu’on pressentait depuis longtemps en observant la littérature.
l’humanisme et donc l’idéalisme moral a été le fil directeur de toute l’édition de ces 30 dernières années.
quand les auteurs devaient tous être estampillés « humaniste » donc tous défenseurs de l’idéalisme moral.
à tel point que par moment ça en devenait hyper drôle.
faudrait faire la longue liste de tous ces putains d’auteurs humanistes qui nous ont pourri la vie depuis des décennies.
donc à partir de là c’était hyper facile de voir venir le merdier actuel.
Sur Mon Frere Yves, je ne vais pas dire que Loti se ment… Bon Je sors!
carlito !!!!!!!!!!!!!
désolé ta raison !
ta facture de gaz n’a pas triplé.
en fait le prix du gaz a été multiplié par 30.
sérieux je m’excuse.
regarde le graphique en bas de cette page :
À elle seule, la Gigi accumule toutes les tares d’une créature qui, à force d’être bête, devient carrément inhumaine.
Sur les Livres dont ne rendra pas compte Pierre Assouline : « Les Hommes de la Rue du Bac, « de Willy Le Devin , journaliste à Libe. Sur l’inceste dans la bonne société parisienne, avec le témoignage d’ Inès Chatwin…
mais pour eux pour en particulier elle a triplé en 5 ans :
carlito !!!!!!!!!!!
tu peux me dire pourquoi dire un fait avéré et bien réel pour toi c’est être bourré ?
tu considères la réalité comme une alcoolique ?
le réel est soul… et la réalité est ivre…
Et Le Dernier Homme, de Grandville, aux éditions L et R.
JJJ, il faut lire les synthèses de l’IA avec circonspection et conserver son sens critique.
Mais c’est toujours plus fiable que le « ressenti » d’une Clopine affirmant que le rapport entre mes rares commentaires politiques sont : « à mettre en rapport avec le nombre de commentaires anti-LFI que vous postez. Ça doit être de l’ordre de 1 contre 100… »
Une Clopine qui, plus forte que les procès de Moscou, me ferait juger coupable à cause de mes silences !
D’ailleurs, je viens d’avoir l’excellente idée d’aller voir ce que disent les british du livre de Guimaraes Rosa…
Le nom de Diadorim n’est même pas cité, ni dans le titre anglais « The Devil to pay in the Backlands », ni dans le petit résumé que j’ai trouvé sur le site Goodreads!
Voici ce résumé, en français:
« Le titre original fait référence aux « veredas » — de petits sentiers traversant des zones humides, généralement situés en altitude et caractérisés par la présence d’herbes et de « buritizais », des groupes de palmiers buriti (Mauritia flexuosa), qui sillonnent la région du Sertão, au nord de l’État de Minas Gerais, au sud-est du Brésil — formant un réseau labyrinthique où un étranger peut facilement se perdre, et où il n’existe pas de chemin unique menant à un lieu précis, puisque tous les sentiers s’entrecroisent de telle sorte que n’importe quel chemin peut mener n’importe où. Le titre anglais fait référence à un épisode ultérieur du livre, dans lequel il est question d’une tentative de pactiser avec le Diable… l’original portugais est rédigé dans un registre à la fois archaïque et familier, ce qui en fait un livre très difficile à traduire. La combinaison de son volume, de ses particularités linguistiques et de ses thèmes polémiques a provoqué un véritable choc lors de sa publication, mais il est aujourd’hui considéré comme l’un des romans les plus importants de la littérature sud-américaine.
Dans un sondage réalisé en 2002 auprès de 100 écrivains de renom par les clubs de lecture norvégiens, l’ouvrage a été classé parmi les 100 meilleurs livres de tous les temps. »
Rien à voir avec ce que l’on peut lire en français sous l’influence de l’obsédé DF…
Du coup, je me demande si je ne vais pas lire la traduction anglaise pour avoir une vue plus proche de la réalité et me rafraîchir la mémoire.
Si Clopine était au pouvoir, JB, il y a longtemps que nous serions tous au goulag, toi le premier bien sûr!
Gigi, je vais filer tes coordonnées à Stalker.
Hurkhurkhurk !
l’obsédé DF…
ne pas enfoncer trop vite DF, dear Closer, le fils de Ramon n’est pas fait pour impressionner la Duras comme son père mais il a du ressort. Son analyse du roman mérite d’être lue, il ne passe pas à côté du Brésil profond de Guimaraes, qui du reste a donné peu d’interviews ni laissé d’écrits intimes.
La Russie n’a pas d’abord répondu aux persécutions dont Zelenski accablait les russophones d’Ukraine? C’était normal ces persécutions?
Les sexagénaires qui agonisent lentement ici ne semblent pas tous avoir conservé toutes leurs facultés… La boldoclopine, la Gigi, la vieille rosse etc. Fort heureusement, les octogénaires type maîtresse d’école ont tendance à se retirer. Ça me ferait trop de travail…
Hurkhurkhurk !
Baroz a bien aimé Diadorim, n’est-il-pas ? vague souvenir de discussions sur ce prestigieux blog. Sortez de la nécropole (négropole, a dit Camus, en procès) de Saint-Denis déjà pillée, dear Baroz, et mandez-nous votre avis.
Un autre instant hi han, pas IA, Monsieur Longousset.
www.http://youtu.be/2gHNebImeB4?is=4Hj2PYUiPoy5HCNa
Nous correspondons très souvent à titre privé, Asensio Juan et moij, via Greg Mion. Je lui ai souvent reproché ses papiers trop longs et laborieux. M’a dit ne pas savoir faire autrement et réaffirmé sa « haine de la daube » d’Assouline (sic), attitude que je regrette. Je reconnais en lui un « découvreur »… pas facile, mais souvent talentueux
2 – Erreur de ma part à l’égard de DF : son Porporino m’avait marqué, avant l’invasion des castrats baroques et le fameux film. Et son intéressant périple avec son compagnon photographe dans les églises baroques européennes, m’avait été une bonne occasion de quelques arrêts touristiques à Naples et Venise, plus tard. C’est dans la collection de Malaurie que j’avais trouvé des Perles et des Croissants 🙂 Donc, je ne vais pas totalement cracher le bassinet. Bàv,
Cher Alain, cher Punck, sur l’affaire Elstine,
voici le pitch écrit par AB lui-même du bouquin mentionné dont ne parlera jamais le prudent PA. Faut dire que la RDL n’évoque jamais la haute littérature du moment.
—-
(sic) « Jeffrey Epstein n’était pas seulement un prédateur sexuel, mais l’organisateur d’un réseau mondial affairiste et pédocriminel. Décryptage par le criminologue Alain Bauer d’un scandale aux dimensions inédites. S’appuyant sur l’EXAMEN DE MILLIONS DE DOCUMENTS, TEMOIGNAGES, ENQUETES SUR PRES DE VINGT ANNEES (nous soulignons-j), Alain Bauer livre une analyse criminologique rigoureuse d’un scandale qui dépasse largement l’individu Jeffrey Epstein. En recomposant patiemment les pièces du puzzle, il montre comment un prédateur récidiviste a pu exploiter des centaines de mineures, protégé par la richesse, le prestige social et de graves manipulations institutionnelles. Mais aussi comment Jeffrey Epstein a pu créer un formidable outil de renseignement et de trafic d’initiés, entre affairisme, espionnage, chantage. Banquiers, procureurs, avocats, scientifiques, médecins, artistes, politiciens, (en dehors de célèbres criminologues francs-maçons), toutes et tous ont, à des degrés divers, contribué à l’impunité du système criminel international qu’il avait inventé. Ce livre en explore aussi le volet français, révélant des mécanismes comparables de protection des élites) [fin de citation].
—-
La méthode habituelle à Charlie B. et à ses frères trois points. Aiain, un lecteur surhumain sans aucune aide de l’hi-han super*générative !
Qui veut gagner des mions ?…
Chaloux dit: 8 août 2026 à 9h09
C’est tout de même intéressant de remonter plus haut. Par exemple, je connaissais l’existence de Diadorim mais n’avais jamais eu l’idée de le lire. Je le mets sur ma liste.
Bonjour, je ne peux que vous recommander de lire ce livre. Avec 20 ans d’écart, je l’ai lu dans les deux versions, la française est très bonne.
Avec cet ouvrage vous penetrez dans un monde qui vous est totalement inconnu. cet un livre à lire lentement, en plusieurs jours ou même semaines.
C’est presque une epopeia, cela se passe dans les terres de confins, à la limite des actuels états de Minas Gerais et Bahia.
Je donne raison à Closer et JJJ, c’est une oeuvre magistrale de la littérature brésilienne.
Avant de débuter un tel livre, je suggère, si vous permettez, de faire quelques pesquisas sur les mots, sertão, sertanejo et jagunço.
Sur Diadorim
oui, Closer dit juste: « Veredas » peut vouloir dire traversée, ou chemin de traverse, mais dans le roman de Guimarães, il s’agit du chemin de traverse de la vie, du vécu d’une vie, celle de Riobaldo et de son compagnon Diadorim.
Une autre épopée brésilienne, c’est « Os Sertões » de Euclides da Cunha, traduit en français comme « Hautes Terres – la guerre de Canudos »
Dans les deux cas le français n’a pas traduit le mot Sertão, intraduisible, idem pour les allemands, mais eux ont introduit le mot tel quel dans leur dictionnaire.
Au sujet de la traduction, Guimarães mélange le portugais et le régionalisme dans ce livre, c’est pourquoi il est très difficile à traduire.
le sertão c’est une immense terre qui couvre presque tout le Nordeste, et même jusque dans le Minas Gerais; c’est la terre dure à cultiver, c’est la terre du « harassement », parfois de la désolation, de l’agriculture sans eau (souvent).
Une partie de ma famille vit dans le sertão, pas loin 200 km de Salvador. là, un « beau ciel » est un ciel lourd, nuageux. là les vaches sont maigres, elles donnes 4 litres de lait par jour; j’ai vu mes petites-cousines aller en bandes, avec des gros gants aux mains, chercher des branches de mandacaru (c’est plein d’eau), enlever les épines au facão, couper en morceaux et donner aux vaches. Pour une image du sertão, voic un des plus beau tableau de Potinari « os retirantes »
https://masp.org.br/acervo/obra/retirantes
carlito !!!!!!!
t’as lu le bouquin à Bauer ?
en plus de verser des bouteilles vin de Loire dans ton vers à partir de 16h, voilà maintenant que tu verses aussi dans le complotisme ?
Bauer je lui reproche son manque de hauteur…
Epstine c’est bien plus que ça si on le prend sur un plan civilisationnel.
je t’explique petit padawan :
en fait au départ faut partir du principe que ce type montre que l’occident est gouvernée par une caste qui prend son pied en violant, en torturant et en tuant des enfants.
ce sadisme est inscrit dans l’esprit de notre civilisation.
par exemple il y a un tas d’anglais qui sont partis en Amérique juste parce qu’on leur a dit qu’il pourrait tuer des enfants indiens et violer des femmes indiennes impunément.
le colonialisme s’est nourri de cette jouissance sadique.
ce qu’on appelle aussi l’ethno racisme, le suprémacisme etc…
Epstine en parle très souvent dans ses mails.
d’où l’importance d’avoir des être en état de faiblesse, parce qu’on tire une plus grande jouissance sadique de violer et torturer des être faibles et apeurés.
du coup cela montre que nous sommes gouvernés par des sadiques qui aiment violer et torturer des être faibles parce que ce sont des ethno racistes suprémacistes.
d’où l’effondrement moral et le nihilisme de l’occident.
ce nihilisme étant l’aboutissement logique de l’idéalisme morale.
comme le dit un grand penseur russe : l’idéalisme est le seul refuge de ceux qui ont perdu tout espoir de sauver les hommes.
du coup je reproche à Bauer de rester un peu à ras les paquerettes et ne pas tirer les conclusions éthiques de ses observations.
je me suis égaré, c’est promis, je me tais pour quelques semaines.
j’oubliais: dans ce livre de Guimarães, il est aussi question du diable « l’homme-ruine », « la chose mauvaise »,
Epstine permet aussi de mieux comprendre pourquoi les auteurs édités en France ces dernières années devaient absolument être estampillés « humanistes ».
je veux dire face à un réel qui prouve un effondrement moral et un nihilisme il faut trouver un clergé qui transmet un discours contraire à ce dit le réel.
une société solide, sûre d’elle, en pleine santé mentale et morale etc.. n’a pas besoin de faire une telle fixette sur l’humanisme de ses auteurs.
parce que si le réel te montre une société décadente et tes écrivains te le redisent là c’est sûr que tu vas tout droit vers un burn out collectif.
ce qui ne signifie pas que ce burn out collectif n’aura pas lieu.
mais l’important était de retarder sa venue et priant pour qu’il n’arrive jamais, ce qui est un leurre.
Capté en passant
« Politiques de Pierre Michon
Je n’entreprendrai pas ici une analyse des options idéologiques de Pierre Michon : ni
celles de son auteur (dont la pensée en entretiens me semble osciller entre une nostalgie
de l’universalisme républicain et un agacement quant au nivellement des valeurs en ré
gime démocratique libéral) ni celles implicites à son œuvre, érigée, quoi qu’on ait pu en
dire, contre tout conservatisme et toute « restauration » esthétique1. Je défendrai en re
vanche la thèse du caractère central de la question politique dans l’œuvre de Pierre Mi
chon, qui en dénude la violence, en pense la radicalité première et le travail dans la
sphère des représentations – en se faisant une fois de plus l’héritière, si ce n’est l’exécuteur
testamentaire, de la philosophie de Michel Foucault, qu’il suit dans son objet (le dévoile
ment de la dimension secrètement oppressive d’une modernité faussement émancipa
trice), dans son éthos (une profonde inquiétude quant à la souveraineté de l’homme),
comme dans sa méthode (la recherche des logiques sourdes cachées par les rationalisa
tions factices).
Emblématique d’un certain nombre d’inflexions idéologiques et esthétiques majeures
de la littérature des années 1980, l’œuvre de Pierre Michon me semble en effet relancer
l’ambition politique primaire de la littérature, au sens que lui donne Jacques Rancière,
comme partage du sensible2, travail sur nos croyances et analyse par la fiction des méca
nismes de la représentation, de ces contextes et de ses formulations, des fondements sym
boliques de notre identité nationale. Alors que cette question politique a souvent été igno
rée au nom de notre fascination formelle pour l’œuvre de l’auteur des Vies minuscules et
plus généralement en raison d’un climat critique peu favorable aux réflexions axiolo
giques, elle me semble imposée par Les Onze, livre que Pierre Michon définit lui même
comme « une réflexion sur le pouvoir », une œuvre « essentiellement politique »3. On no
tera d’emblée que la question de la « grandeur » – notamment, mais pas exclusivement la
grandeur littéraire – constituait un problème matriciel dès les Vies minuscules, théorie
d’existences confrontées à l’adversité sociale, dans un conflit originel des désirs de recon
naissance disposant comme dans la philosophie politique contemporaine, de Paul Ricoeur
à Axel Honeth, d’un ordre de réalité et d’un mode de rationalité archaïque et antérieur
1RVQV, p. 95.
2Voir Jacques Rancière, Le Partage du sensible, La Fabrique, 2000.
3RVQV, p. 308
aux superstructures historiques et économiques. « Essentiellement politique », disait
l’auteur des Onze : la pensée du politique accessible à l’œuvre littéraire n’est en effet pas
nécessairement idéologique, mais interroge la psychologie sociale et l’anthropologie poli
tique autant que les options idéologiques, comme nous en avait averti Pierre Michon en
dénonçant les dangers de l’engagement « casse-gueule et pas très efficace »4 pour propo
ser au contraire que la littérature opère une défense de la « liberté » de pensée contre les
idéologies, qu’elles soient dangereuses ou vertueuses, agressives ou pusillanimes. Cette
politique de la littérature, c’est donc d’abord une philosophie politique littéraire, une ma
nière de réfléchir les rapports de pouvoir enfouis dans les relations sociales et la psyché
des êtres. Cette exploration, seule la littérature la rend possible, puisqu’elle produit un
dispositif cognitif original, qui transpose certes des procédures et importe des objets de la
nouvelle histoire et de la sociologie bourdieusienne, mais qui permet d’accéder par la fic
tion à la compréhension de logiques émotives et symboliques profondes peut-être autre
ment inaccessibles.
Une œuvre « essentiellement politique »
La première ambition, peut-être la plus traditionnelle, de cette politique, c’est celle
d’un dévoilement au sens sartrien : Les Onze nous proposent une pédagogie – souvent dé
libérément didactique – de l’histoire française, pédagogie passant par la citation des
comptes rendus indirects des séances de débat du Comité de salut public au couvent des
Jacobins, la production documentaire des verdicts hystériques des tribunaux révolution
naires, la peinture de l’atmosphère de délation de l’époque – qui n’est pas sans se souve
nir de Soljenitsyne –, l’orchestration du grondement de la guerre aux frontières et des
bruits de la rue, etc., toutes descriptions mêlant réflexion et allusion, suggestion et explica
tion, hypothèses et soupçons, récit, discours et métadiscours dans la grande tradition du
XIXe. Dans d’autres œuvres de Michon, la littérature avait fait, on s’en souvient, le tableau
de la violence des luttes sociales, elle avait su montré la foule des « damnés » que sont les
paysans et les journaliers face à leurs machines effrayantes comme le fit Zola5, elle avait
chroniqué dans La Grande Beune la vie des instituteurs de Dordogne, dans la tradition de
Péguy ou de Bergounioux à travers une autoanalyse proche ce que les nouveaux histo
riens nommeraient de l’ego-histoire6 : bref, Michon ne rechigne pas à déployer tous les
prestiges et les aménités de la grande prose pour réintégrer à l’analyse des forces histo
riques triomphantes, les espaces occultés, les forces opprimées, les phénomènes discrets,
4O, p. 286.
5CDR, p. 84.
6« Les rares fois où j’ai travaillé. Je donnais des cours de français sommaire pour je ne sais quel
stage d’insertion et de charité truquée, dans la main doucereuse du capital », CDR, p. 39.
les acteurs oubliés, les options ayant échoué. La puissance des Onze est de produire pa
rallèlement une peinture et une pensée : la parole qui mime et éprouve dans l’énonciation
même les souffrances qu’elle décrit en s’accompagnant qu’un discours théorique d’ordre
essayistique où l’écrivain réfléchit ce qui lui est justement le plus intime : l’exercice de la
parole comme confrontation à un système symbolique – pensons par exemple aux mul
tiples réflexions sur la domination par la langue (dans la vie de Dufourneau, dans les
étapes de l’ascension sociale de Corentin) ou encore l’analyse fine du mécanisme de re
conduction comportemental (très précisément les habitus bourdieusiens) qui circonvien
nent la liberté des acteurs7.
Par delà cette pensée, qui a ceci de littéraire d’être la fois description et performation
des rapports de force sociaux fondamentaux, par delà cet usage foucaldien de la littérature
comme remédiation cognitive et réparation symbolique du destin des minuscules, comme
redistribution a posteriori des rôles dans le théâtre de l’histoire, on ne saurait que trop sou
ligner l’ambition politique du déballage historique des Onze, qui nous met face à ce point
aveugle de notre histoire – pourtant institutionnellement et idéologiquement fondateur
pour notre pays – la Terreur. L’analyse historique de cette période par la fiction dans les
Onze relève moins d’un révisionnisme politique de droite que d’une réflexion sur la réver
sibilité des idéaux, la fragilité des équilibres démocratiques, la coprésence au sein de
l’histoire française de la barbarie et de la civilisation. Certes, le portrait de Jean-Marie Col
lot d’Herbois qui « venait de rentrer de sa longue mission à Lyon, du vertige proconsu
laire, du carnage »8, personnage emblématique des terribles « comité de démolition » et
de la « commission révolutionnaire » de justice qui multiplièrent fin 1793 les exécutions,
n’est pas comparable à celui de Maximilian Aue dans les Bienveillantes de Littell, mais
Michon produit néanmoins une histoire de la violence « de la guerre, de la force, des
forces affrontées »9. Ici, le récit met en scène les acquis de l’historiographie contempo
raine de la Révolution et en particulier des travaux de François Furet ; il les prolonge par
une analyse de l’ambivalence de la clémence, mélange de sang et d’espérance et le pou
voir destructeur de toute fondation, des « holocaustes à la déesse raison », sacrifice du
présent à sur l’autel du futur, l’animalité de toute parturition, la violence de toute arra
chement, en réfléchissant les nouveaux dispositifs de contrôle et de coercition des liens
sociaux et des corps qui accompagnent le projet politique révolutionnaire : on se sou-
7« Même après avoir changé de nom, «François Corentin de la Marche était trop près d’un vieux
maçon illettré : la chaîne des générations était trop serrée et l’étrangla », O., p. 51.
8O, p. 85.
9O, p. 86.
viendra de Corentin réveillé et convoqué de nuit, Corentin « affublé » du « masque » de
citoyen10.
Le génie de Michon n’est pas seulement de faire de la littérature le comblement d’un
vide historique, d’une ombre portée par les grands récits, mais de nous faire entendre le
bruit de voix de la Terreur, nous mettre face à face à nos meurtres fondateurs, de restituer
les multiples niveaux de jeu « politique » de la psychologie du chef aux enjeux sociolo
giques de la terreur, de la chronique immédiate des émotions à la longue durée de
l’histoire nationale11. Car la fiction devient dans sa matérialité même, dans sa polyphonie
fuyante et déchirée, un dispositif herméneutique original et idoine à cette période
d’extrême versatilité, un tissu composite et rapiécé permettant de restituer ce que Pierre
Michon nomme « un théâtre d’ombres », de déployer une pensée du politique capable d’y
penser l’intrication du vrai et du faux en nous plaçant au cœur de la machine à fabriquer
les représentations, sans supposer l’existence d’un point de vue princeps. Ici, à l’arbitraire
de la démocratie, dont Jacques Rançière a si bien souligné qu’elle constituait un conte
nant sans contenu a priori12, renvoie l’arbitraire des représentations, qui peinent à se fixer
en dehors d’une légitimité royale et sacrée, en sorte que le tableau des onze restera à ja
mais absent. (…) »
Epstine montre autre chose sur le système sociau économique des pays occidentaux.
pas seulement que les riches trouvent des astuces pour pas payer d’impôts parce qu’ils n’ont aucun soucis du bien commun.
ça limite on s’en fout.
sauf que si on n’a pas d’impôt il faut de la dette.
comment est advenu ce système oligarchique en France ?
grâce à la dette !
quand il arrive un moment où les banques ne veulent plus de filer du pognon, tu fais quoi ? tu demandes à Arnault de te prêter 200 millions.
comme c’est un prêt déjà tu refiles chaque années 5% de ces 200 millions, donc l’état lui refile 10 millions d’euros.
déjà là tu comprends pourquoi tu ne vas pas lui demander de payer d’impôt, ça n’aurait aucun sens, je veux dire le mec il te donne rien quand tu lui supplies qu’il te file 200 millions pour payer les infirmières.
sauf qu’il arrive un moment où ces 200 millions il faut les rendre à Arnault ! qui entre temps sont devenus 250 ou 300 millions
et comme t’as pas de pognon, et que les banques veulent pas t’en filer, tu fais quoi ?
tu demandes à Bolloré de refiler 300 millions pour rembourser Arnault…
c’est ce qu’on aeppelle de la dette tournante : les tournantes comme les viols sans les sous sols de hlm de banlieues.
et là tu vois comment les oligarques prennent le contrôle d’un pays comme la France.
@ Loti se ment
Excellent, MC ! ‘apprécie : vous vous déridez progressivement.
intéressant ce texte sur la politique de Michon.
mais obsolète à cause l’articulation périmée entre puissance et violence.
c’est l’analyse d’un Michon vivant dans un pays puissant où la violence s’oppose à cette puissance.
alors qu’actuellement nous vivons une situation totalement inverse !
comme la France n’a pas de puissance ni de pouvoir, la violence vient combler ce manque puissance et vient se substituer à elle.
on le voit parfaitement avec Macron : ce type n’est que dans la violence parce qu’il n’a ni pouvoir ni puissance.
un peu comme des gamins des milieux défavorisés qui recours à la violence pour combler leur manque de puissance et de pouvoir.
l’attitude de l’Europe vis à vis de l’Ukraine n’est que ça : recourir à la seule violence pour dissimuler son manque de puissance.
c’est pour ça qu’ils veulent surtout pas que cette guerre s’arrêtent.
parce que quand la Russie dira pour nous c’est fini, on a obtenu ce qu’on voulait, ce qui serait une forme de victoire, alors là cette victoire de la Russie va montrer de façon flagrante que sans la violence l’Europe sera ce qu’elle est : un continent sans puissance et sans pouvoir, en plus sans énergie, sans industrie, et là le choc va être rude.
et probablement que ce choc provoquera un burn out collectif.
que ce soit la dette, la crise énergétique, la Russie ou la peur de Xenia : ce burn out collectif arrivera tôt ou tard, parce que le réel finit toujours par l’emporter.
@je me suis égaré, c’est promis, je me tais pour quelques semaines
En effet, Monsieur Bahia des tropiques, personne ne vous a rien demnandé ; restez chez vous 🙂
il faut lire les échanges récents sur X entre Musk et Macron et ensuite entre Musk et Tondelier : c’est absolument génial la façon de Musk de se moquer d’eux !
les mecs comme ils ont peur de leur ombre ils veulent absolument censurer pour maitriser le narratif.
leur peur panique de la liberté d’expression est la preuve la plus parfaite de leur fragilité.
tout comme les états totalitaires en ont peur et du coup utilisent la violence et la censure pour compenser leur manque de légitimité.
ce burn out collectif en occident marquera la fin de son sadisme.
surtout ce sadisme orienté vers le non reconnaissance de peuples jugés « inférieurs », des gens qui ne sont pas comme nous et qui n’arriveront jamais à s’élever suffisamment pour nous ressembler.
c’était hyper visible dans l’indivisibilité sécuritaire.
quand l’Iran, la Chine, la Russie disaient il faut prendre en compte nous préoccupations sécuritaires notre réponse était de dire non !
vous êtes des êtres inférieurs à nous donc nous faisons ce que nous voulons
nous n’avons pas à nous préoccuper de votre sécurité parce que vous n’êtes pas nos égaux !
d’où l’importance de l’affaire Epstine parce qu’elle repose sur ce suprémacisme visible à l’échelle d’un puissant qui n’a pas à se soucier de la sécurité d’une enfant qui est inférieure, et donc il peut tout à fait la torturer et la violer pour satisfaire sa jouissance sadique parce que c’est son droit « naturel » !
on a fait exactement pareil avec la Chine, l’Iran et la Russie.
quand passou applaudit l’entrée de la Finlande dans l’otan cela montre un mépris total de la préoccupation sécuritaire de la Russie.
si les chinois ou les russes faisaient la même chose pour les US, passou aurait été outré, parce que les américains sont comme nous, alors que les russes ou les iraniens ou les chinois nous sont inférieurs, donc nous n’avons pas à entendre leur préoccupations sécuritaires.
sauf que là ça ne va pas marcher : les russes comme les iraniens comme les chinois ne vont plus nous demander de prendre en compte l’indivisbilité sécuritaire : ils vont nous l’imposer, et nous ne pourrons pas refuser parce que nous n’auron,s pas la puissance nécessaire pour le refuser.
c’est un véritable changement de paradigme et il est très dommage qu’aucun auteur ne perçoive cette révolution mondiale.
d’autant que le risque pour les populations occidentales soit que la frustration engendrée par cette impuissance se retourne contre eux.
si nous ne pouvons dicter notre loi à ces pays nous allons la dicter à notrte peuple et c’est eux qui prendront la place des êtres faibles que l’on peut torturer et violer pour satisfaire notre jouissance sadique et ainsi nous maintiendrons notre suprémacisme et notre ethno racisme.
Merci Claudio.
Surtout ne disparaissez pas pendant des semaines!
Les allemands et les espagnols ont traduit le titre littéralement.
Les anglais et les français se sont distingués, les premiers par leur attrait pour le Diable, les seconds pour leur fixette sur Diadorim!
Quoiqu’il en soit, c’est un chef d’oeuvre, même en français. En plus, Claudio donne son imprimatur à la traduction française, lui qui a lu la VO.
puck, quand vas-tu arrêter de nous emmerder avec tes discours interminables et répétitifs ?
Dis-lui ta gueule, tant que tu y es.
Merci Claudio, je le lirai à la rentrée…
Revenez vite, toujours un plaisir de vous lire.
Pourquoi insulter Stalker par mon intermédiaire. Je vais lui parler de cas…
Capté en passant
Capté en passant
« Il y a des dates qui nous rappellent que les droits dont nous bénéficions aujourd’hui ont été arrachés de haute lutte.
Le 4 août 1982, la France abrogeait enfin le « délit d’homosexualité ». Une injustice héritée du régime de Vichy disparaissait de notre droit, après qu’elle eut conduit, pendant des décennies, à la poursuite et à la condamnation de milliers de personnes.
Cette avancée doit beaucoup au courage et à la détermination de Robert Badinter et de Gisèle Halimi. Leur combat a permis à la République d’être enfin fidèle à ses propres valeurs.
46 ans plus tard, cette date nous invite à rester vigilants. Plus de 60 pays continuent de criminaliser l’homosexualité. Et, chez nous, les actes et les discours anti-LGBT+ restent une réalité.
L’histoire nous enseigne une chose essentielle : les droits peuvent progresser… ils peuvent aussi reculer.
Se souvenir, c’est honorer celles et ceux qui ont ouvert le chemin. C’est aussi refuser la haine, combattre les discriminations et défendre, chaque jour, une société où chacun peut vivre librement, aimer librement et être pleinement soi-même.
L’égalité n’est jamais un acquis. Elle est une responsabilité collective.
À notre niveau, nous avons tous le pouvoir de faire reculer les discriminations. C’est dans nos choix, nos mots et nos actes que l’égalité prend tout son sens. »
Stromboli aujourd’hui :
https://www.instagram.com/reel/DbxFncYMSlu/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
@ JJJ, il faut lire les synthèses de l’IA avec circonspection et conserver son sens critique (il se prend pour anne hidalgo ?)
@ carlito, en plus de verser des bouteilles vin de Loire dans ton vers à partir de 16h, (il se prend pour alain bauer ?)
@ insulter Stalker par mon intermédiaire… (Il se prend pour grégory mion ?).
@ Je donne raison à Closer et JJJ, c’est une œuvre magistrale de la littérature brésilienne (il se prend pour jean langoncet ?).
@ fort heureusement, les octogénaires type maîtresse d’école ont tendance à se retirer. Ça me ferait trop de travail (il se prend pour Christiane P.?)
@ Avec des ordures de ton calibre et de celui du langongon, on n’a pas besoin d’extrême droite (il se prend pour Sarah K., ép. Zemmour, sujets philosémites ?).
@ La Braun-Pivet veut laisser sa grosse crotte (il se prend pour l’Alfred, le troll trotte-menu ?).
———
Pas de « soucis » avec toussa, Passoul ?
Gigi la rapporteuse… A la prochaine guerre, les teutons auront un(e) allié(e) sûr(e).
Pierre Assouline, pas de problèmes avec l’antisémitisme qui se déverse à flot continu sur votre blog? Celui de Gigi la visqueuse, de la boldoclopine, du langongon?… Tous plus rampants les uns que les autres…
En réalité, contrairement à ce que racontent les historiens, « la gauche » n’a jamais cessé d’être antisémite…
Il n’y a pas d’extrême droite en France mais il n’y a pas de gauche non plus.
Il faudrait peut-être apprendre le yiddish, comme le fit etalii, avant de traiter les amateurs « d’humour juif » d’antisémites, qui reconnaissent à cet humour une spécificité originale.
Véronique Likforman raconte ceci :
« – J’ai bien réfléchi et j’ai pris une décision. J’ai décidé de mourir.
« – Ce n’est pas une solution, dit le rabbin.
Plus tard :
« -Tu avais raison. J’ai bien réfléchi et j’ai décidé de vivre.
« – Ce n’est pas une solution, dit le rabbin.
« – Mourir n’était pas une solution, vivre n’est pas une solution, alors quelle est la solution ?
« – Pourquoi y aurait-il une solution ? dit le rabbin.
Chantal L dit: 8 août 2026 à 10h59
https://reporterre.net/IA-pas-moyen-ils-refusent-le-geant-data-center-de-Microsoft-en-Alsace
Merci Chantal, pour cette information essentielle.
La cloche qui sonne aux oreilles de Passoul : » pas de problèmes avec l’antisémitisme qui se déverse à flot continu sur votre blog ? »
Drôlatique & dégingandé-gommeux. « Vite, Alfred, aide-moi, fait que d’m’embêter, la rapporteuse ! ».
Ce soir, elle va nous manger des endives chavilottes.
*** Au fait…, Dédé, à propos du sermon de l’abbé Pierre Machin qui m’était dédié je sais plus trop quand, hier soir ou ce matin. Paraitrait qu’il aurait eu pas mal d’affaires de harcèlement pédophilmique au cul, celui-là. Vous n’étiez pas au courant ?
Pierre Assouline, voyez vous-même, leur antisémitisme est pour eux un sujet de plaisanterie, bien que « leurs digues » aient cédé depuis longtemps.
Sans rire.
Gigi la visqueuse rapporteuse ne « m’embête pas ». Elle me répugne, comme aux gens sensé d’ici. Ses facultés cérébrales défaillantes ne lui permettent plus de mesurer sa chute (cela dit, la pauvre chose ne risquait pas de tomber de bien haut). Certaines gens, comme ce déchet, n’accèdent jamais au moindre soupçon de dignité. Toute notre sympathie à la correctrice qui a fini par se barrer. On lui souhaite de belles années.
Du retour des devises shadocks (zozoteurs occasionnels sur cnul) estivales ; les ingérences éstrangères, c’est les russes mais pas que
Et en plus, elle s’imagine que certains intervenautes seraient fondamentalement antisémites, alors qu’elle passe son temps à nier et refouler ses propres pulsions devenues quasi incoercibles, par le biais d’un transfert d’évacuation sur iceux et icelles, qu’elle se convainc d’être des « LFIstes » pro-palestiniens, donc pro-terroriste islamique ». Comme si passoul ne savait plus trop à quoi s’en tenir à propos de cet oiseau-là ! (Un pauvre type égaré dans le Sertao, assurément, qui nie l’existence de l’extrême-droite en ce pays Franco de port et d’emballages, tout en souhaitant ardemment son advenue).
Pas de quoi hurkizer, vraiment. Quelle pitoyable pitre, mon dieu. A veut pas qu’on y raconte la fin, et nous fait son gros KK nerveux. Na !
devises shadok
Sans rire ni ricaner.
@@extrapolations politiciennes dans le goût de celle d’Attal, postée ici de manière anonymisée, qui affiche pour seule réaction à l’ »affaire » les éructations d’un extrême droitard pilier de Cnews …
L’extrait évoqué : « • Réactions :
L’avocat Gilles-William Goldnadel a dénoncé sur X un « emploi largement fictif » avec la « complaisance de la CGT, du PC et de la RATP ». »
Attal serait-il sous influence israélienne ?
Ne soyons pas dupes, il s’agit sans doute d’un coup monté par Philippe ; ces deuxnlà rivalisent de roublardise, ne savent pas comment se distinguer et faire oublier qu’ils ont été l’un et l’autre premier ministre de Macron …
La différence entre toi et moi, Gigi la visqueuse, c’est qu’il n’est nul besoin de te calomnier. Il suffit de te lire.
Cela dit, il est vrai que je souhaite par-dessus tout la chute du régime socialo-centriste qui sévit depuis cinquante ans, qui prétendait apporter la justice et n’a provoqué que le chaos. Par tout moyen. Et je t’assure qu’on va y arriver.
Ensuite, viendra peut-être le temps de te demander des comptes.
Open-bar :
« azkhenazi’s ladies party
Going to be full of girls. »
Pédocriminalité également open-bar.
https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/08/jeffrey-epstein-et-saint-tropez-l-autre-lieu-de-predation-du-financier-americain-en-france_6740744_3224.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default
partisan, etc.
écrits intimes, etc.
ici aussi, open bar.
@ici aussi, open bar
c’est le monde à l’envers …
avez-vous passé la barre des 10.000, rose ?
Comme l’affirmait Macron, la France n’a rien à voir, ou si peu, avec l’affaire Epstein. C’est pourtant cette affaire bien plus que la présidentielle, qui fera table rase de tout un pan de ce que certains appellent encore sans rire « nos élites » .
Ai-je lu que la Chine en avait récupéré toutes archives et qu’elle avait bien l’intention de s’en servir? Pas fini de rire…
Le cap des 10 000 litres? Oui, la rosse l’a passé depuis longtemps, très très longtemps, depuis des temps immémoriaux.
Hurkhurkhurk!
@Passou dit: 6 août 2026 à 5h57
« JJJ : on ne peut plus rien mettre chez Paul Edel sans devoir accepter une identification préalable très intrusive pour l’internaute moyen. Tandis qu’ici, on peut toujours décogner. Ramarque, ça va pas durer longtemps, hein ? Bàv, »
En ce qui vous concerne, ça dure depuis 9 422 commentaires…
Incidemment, je viens d’expérimenter, à mes risques et périls, de « mettre » quelque chose chez Paul Edel et avec succès ; sans en éprouver le sentiment d’une intrusion déplacée … Restez chez vous, donc 🙂
Lu Nos vies de Marie-Hélène Lafon, aux éditions Buchet-Castel, 2017.
Un récit enlevé dont l’héroïne principale Gordana est le titre d’une longue nouvelle que M-H L a publié au printemps 2012 aux Éditions du Chemin de fer.
Devenu un roman cinq ans plus tard,
Marie-Helène Lafon y adjoint quelques portraits dont celui de la narratrice. Mais le récit se déroule en ville, et très peu dans son Cantal honoré d’ordinaire.
Dès l’incipit amorcé en page 11, les deux pages suivantes 12 et 13, font le portrait le plus magnifique jamais rencontré dans la littérature, des seins de Gordana.
De quoi se damner.
Sinon, écriture nerveuse, voire saccadée, à mon goût trop peu de virgules, mais un jet puissant jaillit, sans obstacles.
Beau roman, de nos vies, telles qu’elles se déroulent.
Faut aller se coucher maintenant Jeannot. La journée a été longue.
Oh oui, un gros dodo pour le vieux langongon… Un très gros dodo… Très très gros…
Hurkhurkhurk !a
Merci du conseil, calimero ; bonne suite avec les avions et leur tube « Nuit sauvage » (à suggérer pour la programmation des bandes son qui défilent sur cnul afin de capter l’attention des petits merdeux des 8Os devenus des cons accomplis)
Le pauvre vieux langongon est complètement sénile. Dès que son dieu Doriotchon va se coucher, dès que LFI cesse de lui envoyer ses messages industriels, on ne comprend plus ce qu’il écrit. Pauvre vieille guenille, usée jusqu’au trognon…
Je ne comprends pas comment on peut se taper plus de deux pages de suite de Marie-Hélène Lafon, cette pipelette façon supplice chinois. Le cynisme de ses éditeurs, ça doit être quelque chose…
Et voilà, c’est fait: le cacochyme langongon (il faudra bientôt le jeter? Chouette! J’ouvrirai la poubelle!) s’est endormi en suçant son pouce. Non? Ce n’est pas son pouce? Ah…
Hurkhurkhurk !
La série des 32 fouettés en tournant exécutés par le rôle principal féminin dans la Coda du Lac des Cygnes
https://www.youtube.com/watch?v=0SWtbwvhsas&list=RD0SWtbwvhsas&start_radio=1
J’en ai compté 27. Fouettés. Et pas de crème.
J’ai recompté : 27 fouettés.
@ Restez chez vous, donc
Pas question… Le courant est rétabli, là-bas (il y a déjà 2 posts).
NB / le nouveau lauréat de l’AF intronisé en 2025, Christian JAMBET (philosophe agrégé à l’EHEI, spécialiste de philo islamiste et membre d’un labo d’études sur les monothéismes) stigmatise cette « chose-là » qu’il tente de définir : une « sorte de snobisme du sabir » envahissant la langue anglaise. Lequel n’aurait plus rien à voir avec le franglais d’Etiemble : « une espèce de langage qui porte le nom d' »anglais » ou qui est mimé par les vocables anglophones n’a rien de la langue anglaise » (in DLF, n° 300, 2026, p. 4). Pourrait mieux faire.
Marie-Hélène Lafon, en revanche, oui, voilà une écrivaine qui brille par sa défense magistrale de de notre langue française. A l’égale de DHH, c’est une merveilleuse agrégée de grammaire à qui on ne va pas en remontrer. Elle sait nous trousser des romans michoniens fort originaux.
Bàv @ rôz.
@ je t’assure qu’on va y arriver. viendra peut-être le temps de te demander des comptes. (sic). Encore !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nulle calomnie, nulle menace… Les sbires du nouveau MI de Marine ou Knalfo*Zemmour sont prêts, à l’affût, attendant l’ordre de charger. On les sent déjà derrière les grilles de la masure charentaise social démocrate, prêts à tout y massacrer. Urk. Suffit de lire et d’attendre le chaos. Mais dans les Yvelines, près de Vernon, d’abord. Hein ?
@Le courant est rétabli, là-bas (il y a déjà 2 posts)
c’est deux de trop
https://youtu.be/jmX3YUh1YJg?si=-c4Itp_gNETy7as8
connard
On va lui demander de les effacer…
Ce soir, au dernier concert de Sérénade sur le parvis de l’église de Surgères, fut joué « La Mort et la jeune fille » de Schubert. Superbe interprétation à la nuit tombante. Une autre que voici, plous enlevée et sombre :
https://www.youtube.com/watch?v=ESbIqF0Cx5k
sombre connard 🙂
Une touche de musique
https://x.com/renato_maestri/status/2086204147888447928?s=46
… et chachal va pas s’en faire un copain, hein ?
https://www.youtube.com/watch?v=G4BRebmMPL8
je sais pas trop à quoi il s’amuse, mon Jean Langoncet, mais c’est tjs drôle à dékoder.
Allez, güte nacht !
sombres connards 🙂 🙂
puisqu’il faut bien se montrer constructif jusque dans ce cul de basse fosse et jusqu’aux oreilles
oups, j’avions oublié de vous faire « mettre » le lien du concert de clôture. Quel sombre crétin ! B. N.
https://festivalserenade.net/
my 2 cents pour la rentrée littéraire à suivre en audio ; prochain rdv gastro fixé au 02/9/2026, c’est noté
(no long enough)
not long enough ; alors voilà, le roi vient quand il veut
« Politiques de Pierre Michon
Je n’entreprendrai pas ici une analyse des options idéologiques de Pierre Michon : ni
celles de son auteur (dont la pensée en entretiens me semble osciller entre une nostalgie
de l’universalisme républicain et un agacement quant au nivellement des valeurs en ré
gime démocratique libéral) ni celles implicites à son œuvre, érigée, quoi qu’on ait pu en
dire, contre tout conservatisme et toute « restauration » esthétique1. Je défendrai en re
vanche la thèse du caractère central de la question politique dans l’œuvre de Pierre Mi
chon, qui en dénude la violence, en pense la radicalité première et le travail dans la
sphère des représentations – en se faisant une fois de plus l’héritière, si ce n’est l’exécuteur
testamentaire, de la philosophie de Michel Foucault, qu’il suit dans son objet (le dévoile
ment de la dimension secrètement oppressive d’une modernité faussement émancipa
trice), dans son éthos (une profonde inquiétude quant à la souveraineté de l’homme),
comme dans sa méthode (la recherche des logiques sourdes cachées par les rationalisa
tions factices).
Emblématique d’un certain nombre d’inflexions idéologiques et esthétiques majeures
de la littérature des années 1980, l’œuvre de Pierre Michon me semble en effet relancer
l’ambition politique primaire de la littérature, au sens que lui donne Jacques Rancière,
comme partage du sensible2, travail sur nos croyances et analyse par la fiction des méca
nismes de la représentation, de ces contextes et de ses formulations, des fondements sym
boliques de notre identité nationale. Alors que cette question politique a souvent été igno
rée au nom de notre fascination formelle pour l’œuvre de l’auteur des Vies minuscules et
plus généralement en raison d’un climat critique peu favorable aux réflexions axiolo
giques, elle me semble imposée par Les Onze, livre que Pierre Michon définit lui même
comme « une réflexion sur le pouvoir », une œuvre « essentiellement politique »3. On no
tera d’emblée que la question de la « grandeur » – notamment, mais pas exclusivement la
grandeur littéraire – constituait un problème matriciel dès les Vies minuscules, théorie
d’existences confrontées à l’adversité sociale, dans un conflit originel des désirs de recon
naissance disposant comme dans la philosophie politique contemporaine, de Paul Ricoeur
à Axel Honeth, d’un ordre de réalité et d’un mode de rationalité archaïque et antérieur
1RVQV, p. 95.
2Voir Jacques Rancière, Le Partage du sensible, La Fabrique, 2000.
3RVQV, p. 308
aux superstructures historiques et économiques. « Essentiellement politique », disait
l’auteur des Onze : la pensée du politique accessible à l’œuvre littéraire n’est en effet pas
nécessairement idéologique, mais interroge la psychologie sociale et l’anthropologie poli
tique autant que les options idéologiques, comme nous en avait averti Pierre Michon en
dénonçant les dangers de l’engagement « casse-gueule et pas très efficace »4 pour propo
ser au contraire que la littérature opère une défense de la « liberté » de pensée contre les
idéologies, qu’elles soient dangereuses ou vertueuses, agressives ou pusillanimes. Cette
politique de la littérature, c’est donc d’abord une philosophie politique littéraire, une ma
nière de réfléchir les rapports de pouvoir enfouis dans les relations sociales et la psyché
des êtres. Cette exploration, seule la littérature la rend possible, puisqu’elle produit un
dispositif cognitif original, qui transpose certes des procédures et importe des objets de la
nouvelle histoire et de la sociologie bourdieusienne, mais qui permet d’accéder par la fic
tion à la compréhension de logiques émotives et symboliques profondes peut-être autre
ment inaccessibles.
Une œuvre « essentiellement politique »
La première ambition, peut-être la plus traditionnelle, de cette politique, c’est celle
d’un dévoilement au sens sartrien : Les Onze nous proposent une pédagogie – souvent dé
libérément didactique – de l’histoire française, pédagogie passant par la citation des
comptes rendus indirects des séances de débat du Comité de salut public au couvent des
Jacobins, la production documentaire des verdicts hystériques des tribunaux révolution
naires, la peinture de l’atmosphère de délation de l’époque – qui n’est pas sans se souve
nir de Soljenitsyne –, l’orchestration du grondement de la guerre aux frontières et des
bruits de la rue, etc., toutes descriptions mêlant réflexion et allusion, suggestion et explica
tion, hypothèses et soupçons, récit, discours et métadiscours dans la grande tradition du
XIXe. Dans d’autres œuvres de Michon, la littérature avait fait, on s’en souvient, le tableau
de la violence des luttes sociales, elle avait su montré la foule des « damnés » que sont les
paysans et les journaliers face à leurs machines effrayantes comme le fit Zola5, elle avait
chroniqué dans La Grande Beune la vie des instituteurs de Dordogne, dans la tradition de
Péguy ou de Bergounioux à travers une autoanalyse proche ce que les nouveaux histo
riens nommeraient de l’ego-histoire6 : bref, Michon ne rechigne pas à déployer tous les
prestiges et les aménités de la grande prose pour réintégrer à l’analyse des forces histo
riques triomphantes, les espaces occultés, les forces opprimées, les phénomènes discrets,
4O, p. 286.
5CDR, p. 84.
6« Les rares fois où j’ai travaillé. Je donnais des cours de français sommaire pour je ne sais quel
stage d’insertion et de charité truquée, dans la main doucereuse du capital », CDR, p. 39.
les acteurs oubliés, les options ayant échoué. La puissance des Onze est de produire pa
rallèlement une peinture et une pensée : la parole qui mime et éprouve dans l’énonciation
même les souffrances qu’elle décrit en s’accompagnant qu’un discours théorique d’ordre
essayistique où l’écrivain réfléchit ce qui lui est justement le plus intime : l’exercice de la
parole comme confrontation à un système symbolique – pensons par exemple aux mul
tiples réflexions sur la domination par la langue (dans la vie de Dufourneau, dans les
étapes de l’ascension sociale de Corentin) ou encore l’analyse fine du mécanisme de re
conduction comportemental (très précisément les habitus bourdieusiens) qui circonvien
nent la liberté des acteurs7.
Par delà cette pensée, qui a ceci de littéraire d’être la fois description et performation
des rapports de force sociaux fondamentaux, par delà cet usage foucaldien de la littérature
comme remédiation cognitive et réparation symbolique du destin des minuscules, comme
redistribution a posteriori des rôles dans le théâtre de l’histoire, on ne saurait que trop sou
ligner l’ambition politique du déballage historique des Onze, qui nous met face à ce point
aveugle de notre histoire – pourtant institutionnellement et idéologiquement fondateur
pour notre pays – la Terreur. L’analyse historique de cette période par la fiction dans les
Onze relève moins d’un révisionnisme politique de droite que d’une réflexion sur la réver
sibilité des idéaux, la fragilité des équilibres démocratiques, la coprésence au sein de
l’histoire française de la barbarie et de la civilisation. Certes, le portrait de Jean-Marie Col
lot d’Herbois qui « venait de rentrer de sa longue mission à Lyon, du vertige proconsu
laire, du carnage »8, personnage emblématique des terribles « comité de démolition » et
de la « commission révolutionnaire » de justice qui multiplièrent fin 1793 les exécutions,
n’est pas comparable à celui de Maximilian Aue dans les Bienveillantes de Littell, mais
Michon produit néanmoins une histoire de la violence « de la guerre, de la force, des
forces affrontées »9. Ici, le récit met en scène les acquis de l’historiographie contempo
raine de la Révolution et en particulier des travaux de François Furet ; il les prolonge par
une analyse de l’ambivalence de la clémence, mélange de sang et d’espérance et le pou
voir destructeur de toute fondation, des « holocaustes à la déesse raison », sacrifice du
présent à sur l’autel du futur, l’animalité de toute parturition, la violence de toute arra
chement, en réfléchissant les nouveaux dispositifs de contrôle et de coercition des liens
sociaux et des corps qui accompagnent le projet politique révolutionnaire : on se sou-
7« Même après avoir changé de nom, «François Corentin de la Marche était trop près d’un vieux
maçon illettré : la chaîne des générations était trop serrée et l’étrangla », O., p. 51.
8O, p. 85.
9O, p. 86.
viendra de Corentin réveillé et convoqué de nuit, Corentin « affublé » du « masque » de
citoyen10.
Le génie de Michon n’est pas seulement de faire de la littérature le comblement d’un
vide historique, d’une ombre portée par les grands récits, mais de nous faire entendre le
bruit de voix de la Terreur, nous mettre face à face à nos meurtres fondateurs, de restituer
les multiples niveaux de jeu « politique » de la psychologie du chef aux enjeux sociolo
giques de la terreur, de la chronique immédiate des émotions à la longue durée de
l’histoire nationale11. Car la fiction devient dans sa matérialité même, dans sa polyphonie
fuyante et déchirée, un dispositif herméneutique original et idoine à cette période
d’extrême versatilité, un tissu composite et rapiécé permettant de restituer ce que Pierre
Michon nomme « un théâtre d’ombres », de déployer une pensée du politique capable d’y
penser l’intrication du vrai et du faux en nous plaçant au cœur de la machine à fabriquer
les représentations, sans supposer l’existence d’un point de vue princeps. Ici, à l’arbitraire
de la démocratie, dont Jacques Rançière a si bien souligné qu’elle constituait un conte
nant sans contenu a priori12, renvoie l’arbitraire des représentations, qui peinent à se fixer
en dehors d’une légitimité royale et sacrée, en sorte que le tableau des onze restera à ja
mais absent. (…) »
Tout domestique doit rendre des comptes…
Schubert c’est « La jeune fille et la mort »… pas autre chose.
Hier soir on avait dû retirer au langongon la grosse tétine dont il est collectionneur. Le pauvre vieux ne sait même plus qui il insulte…
Il est en effet légal de s’abrutir avec les ragots de vieille fille de Lafon, mais ce n’est pas une obligation.
Pierre Assouline le 12 septembre 2014
On ne le dira pas de Joseph car c’est d’un tout autre monde et d’un tout autre temps qu’il s’agit. Des ouvriers agricoles dans une ferme du Cantal. Un homme parmi eux, le héros-titre, une soixantaine d’années. Plus esseulé que solitaire. Seul par la force du destin. Tout le monde est parti. Chacun est allé faire sa vie ailleurs. Sylvie surtout, son amour de jeunesse rencontrée au bal, Sylvie qui idolâtrait Johnny Hallyday et ne supportait pas qu’un homme pleure « parce que ça fait tapette », une fille qui n’était pas d’ici et a fini par se laisser emballer par un autre qui l’a emmené loin. Alors Joseph boit comme Natalie de Sorrente jouait de se seringue de morphine. Un trou sans fond.
Joseph de Marie-Hélène Lafon
Histoires de Marie-Hélène Lafon Éditions Buchet-Castel
article du 20 mai 2016
J’ai tellement aimé ses nouvelles que je les ai lues à mes proches à voix haute. C’est là le plus grand risque pour un texte : ce fut un triomphe ! Tout tombe juste, rien ne traîne, ça ralentit, ça accélère, ça gicle, ça devient sourd, ça soupire, ça se tait. J’ai compris alors que tout avait été passé au gueuloir, que les phrases avaient résonné dans le corps. Et là, j’ai eu la conviction de rencontrer un grand écrivain.
Marie-Hélène Lafon, professeur agrégé, a avoué qu’elle n’est pas « sortie de l’école ni de la grammaire ». Peut-être, mais je sais, moi, d’où elle sort : de Flaubert.
Finalement, le bon Gustave a su faire un enfant ! Et c’est une fille. Ça tombe bien, il adorait les filles.
Eric-Emmanuel Schmitt
le 12 octobre 2017 par Pierre Assouline
Nos Vies Marie-Hélène Lafon, éditio s Buchet-Castel
Marie-Hélène Lafon dans le labyrinthe de la vie des autres – La République des livres https://share.google/q2eEIZXWOxrCrC9TT
Notons que la narratrice, ( elle ? ), nommée Jeanne Santoire porte comme patronyme le nom de la vallée de la Santoire.
com.précédent l’article de É-E Schmitt est du 11 mai 2016
Ah.
Et Jeanne est le prénom de sa mère.
Parce que si, à trente ans, ô combien illusoire ! on était sorti des affects familiaux des origines, on n’en serait pas là à 64.
Bon dimanche.
Ah.
La Santoire est aussi une rivière, qui coule au fond de la vallée qui porte le même nom, et est un sous affluent de la Dordogne :
Santoire — Wikipédia https://share.google/RBFMAQnioE34s15TZ
En mars 2026, chez Buchet-Castel, elle publie Hors champ
« Hors Champ » : Marie-Hélène Lafon raconte un demi-siècle de ruralité avec une très grande subtilité, selon Le Masque : épisode du podcast Les coups de cœur littéraires du Masque 2026 | France Inter https://share.google/ev752ZmVrV8FRF7zQ
Pour une professeur de Lettres, agrégée de grammaire, la polysémie du titre est flamboyante.
Et je concluerai avec Arnaud Viviant dans l’article référent
[…] avec une économie de moyens magnifique. Marie-Hélène Lafon est la plus petite des grandes écrivaines et la plus grande des petites écrivaines ».
Pour l’avoir rencontrée en débat, il y a qq.années, à la mediathèque de Digne les Bains, elle est effectivement toute petite, mince, de très beaux cheveux, une quantité phénoménale de cheveux, tout frisottiés, en petites boucles serrées, une ouverture/un intérêt à l’autre, au public, remarquable, une précision dans ses réponses, minutieuse, une grande bonne femme, écrivaine.
« Personne, il est vrai, n’a jusqu’à présent déterminé ce que peut le Corps, c’est-à-dire l’expérience n’a enseigné à personne jusqu’à présent ce que, par les seules lois de la Nature considérée en tant seulement que corporelle, le Corps peut faire… »
L’IA l’ignore mieux que quiconque
Michon dit se documenter sur les civilisations chinoise et japonaise ; c’est sans doute une bonne voie pour éclairer et prolonger Spinoza (et Héraclite)
Le sent le confiné, comme ces poulets élevés en batterie : quinze sur la surface d’une feuille À4
reste
Enfin, hier soir, nous avons eu la démonstration que l’on peut communiquer harmonieusement avec deux guitares de deux guitaristes qui jouent ensemble, le petit faisant rire l’aîné.
2.09… au corniaud prétendument mélomane… Et non… Allez donc réviser vos classiques.
Der Tod und das Mädche, lied, op. 7 n° 3, D. 531.
Les musiciens allemands respectueux de leur Schubert ont dit aux Français : « vous autres et la galanterie !… » Point barre.
Il est certain que quand on n’a jamais lu plus de deux pages de M-H L., pour la saccager, on peut toujours vomir l’écrivaine et son éditeur…
Qui peut encore donner crédit à ce petit merdeux fasciste sur c’te chaine, hormis son troll d’alfred, et encore ?
Merci rôz, Bàv2
das Mädchen… Et voui, jeune fille !
Marie-Hélène Lafon c’est la Michon en jupon ou en nichons ?
@ jzmn, vous n’avez pas l’humour matinal toujours bien fin, m’enfin nul n’est jamais parfait au réveil, hein ?
Bàv
– Depuis toujours en français c’est « La jeune fille et la mort ». Personne n’y peut rien.
– Il faudrait être sous Xanax ou sous Tranxene pour se taper la prose de Lafon. Je ne suis aucun traitement.
– Lorsque Gigi m’appelle « fasciste », c’est sa façon à lui de constater que le monde dont il a profité est en train de s’effondrer.
The Traveling Wilburys
https://www.youtube.com/watch?v=1o4s1KVJaVA&list=RDEMpapDu9V1HLtqD6LLJqsHLg&index=3
Gigi, pauvre pomme, en tant que « mélomane » distingué, il te faudrait commencer par faire la différence entre « un lied » ( ce qu’en France on appelle une mélodie) et un quatuor, ici à cordes. Il s’agit du quatuor à cordes N’ 14 en ré mineur, pauvre crétin, pas du lied…
Quand on ne sait pas, on la ferme.
Hurkhurkhurk !
Le gars du Cantal aurait peut-être bu même si cette « Sylvie » était restée, elle paraît tellement sotte que rien ne semble impossible.
Pour moi, Lafon est le plus petit des petits écrivains. Et cette façon d’exhiber l’histoire de son frère me semble particulièrement répugnante. Question d’éthique. Mais ici, seuls deux ou trois pourraient comprendre. Ce cadavre déposé par sa soeur sur la place publique me fait mal pour lui.
Quant à la filiation avec Flaubert, je suis comme la Braun-Pivet avec sa grosse crotte à sa gloire, dépassé.
Autrefois, écrire c’était combiner des situations de la vie avec son intuition (qui a dit que l’intuition prime sur l’expérience? L’extraordinaire intuition d’un Maupassant) et d’en faire quelque chose qui ressemble tellement à la vie que la lecture en devenait révélation. Pas de trainer le cadavre de son frère sur la place publique, procédé paresseux, extrêmement choquant, mais malheureusement totalement d’époque qui exige du vrai et n’en obtient que si peu.
Comment ne pas penser à cette chère Mademoiselle Leroyer de Chantepie, frappée par la lecture d’un grand roman, d’un vrai roman, presque à s’en rendre malade, et pour ainsi dire incapable d’en sortir? Qui n’a lu bouleversé dans sa jeunesse Le grand Meaulnes, La ferme des animaux ou Siddartha?
Il va de soi que les vrais mémorialistes, petits ou grands, font exception mais ils n’entrent de plain-pied dans le domaine de la littérature que par leurs qualités littéraires, parfois immenses comme celles d’un Chateaubriand. Golovanov etc.
Ube mélodie:
https://www.youtube.com/watch?v=7n8zsxygheg
(Au passage, Sully Prudhomme, ce n’est pas si mal).
Un quatuor:
Sur le lit, prude homme! 🙂
Et du rab de mélodies françaises parce que c’est trop bon… Toujours par le grand grand Gérard Souzay.
La matinée bien avancée, KLK, vous êtes second après la plaisanterie de Jazzi.
Lever, 6 h 15, beaucoup à faire depuis.
Qui peut encore donner crédit à ce vieux merdeux de Gigi, fasciste (sans le savoir) sur c’te chaine?
« lied, op. 7 n° 3, D. 531. »
Gros c..n, va…
Hurkhurkhurk!
5 insultes à la suite pour se donner le change, le mélomane fasciste de mes 2, nouveau Ramon Fernandez de l’RDL. Si vesqué d’avoir été mouché sur la Mort et la Jeune fille. S’en remettra jamais. L’est comme ça, l’urkidé : aveuglé par son puéril et caractériel fanatisme. A la nichte !
Bàv @ KLK-BLBG, hommes prudes de Sully s/Loire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Sully
Je suis le lien donné par Rose vers l’article de Passou de 2017 sur MHL et voici ce que je découvre:
« Voici, à ma plus grande honte, les cinq auteurs/autrices que je n’ai jamais lus et que je n’aurai jamais le temps ni le désir d’entreprendre, vu ma pile restante :
1) Guillaume Musso
2) François-René de Chateaubriand
3) Harlan Coben
4) Christine Angot
5) Marc Lévy. »
signé JJJ!
Vous étiez bourré JJJ pour mettre Chateaubriand dans cette liste en compagnie d’écrivains de gare, ou c’est de la pure provocation?
Incidemment, j’aime bien Marie Hélène Lafon.
Gigi la visqueuse est incapable de distinguer un lied d’un quatuor, ils cite l’un pour l’autre, et ignore manifestement que le 14e quatuor de Schubert a toujours été connu sous le titre « La jeune fille et la mort », et non « La mort de la jeune fille » ainsi qu’il le prétend. Témoin le ballet « Le jeune homme et la mort » de Jean Cocteau.
Et la Gigi aurait mouché quelqu’un? Du point de vue de sa petite Pravda c’est bien possible.
Cela dit, moucher la grosse mouche des Charentes est un plaisir de choix.
Tous mes vœux de bonheur à la correctrice qui a foutu le camp de ce cloaque.
Hurkhurkhurk!
@ « La mort de la jeune fille » (sic) !!!!!!!!!!!!!!
N’importe qui, comme d’hab…
@ Merci, JL, d’avoir exhumé ce post total oublié qui me fait bien mourir de rire… Vous mettriez Angot dans les « écrivains de gare » ou dans les « écrivaines gore » ?
@ nb*Actu / Je suis inquiet, ou du moins fort préoccupé par l’épidémie de lymphoedèmes vulvaires qui frappe nos grandes cyclistes du Tour de France.
Qu’en pensez-vous, les sportives, leurs selles sont-elles bien adaptées à leurs anotomies ?
Bàv,
oups (10.21)…, c’est pas JL, mais closer. Mille excuses au premier pour c’te bévue.
Bàv, au second.
Frédéric LAUZE, actuel patron du SdesCP, auteur d’Entre deux feux, est présentement très remonté colère contre Darmanin.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Lauze
@Gigi la visqueuse
La mort et la jeune fille est tout aussi faux, et témoigne de ton ignorance caractéristique. Toute ta vie, tu t’es contenté de mâchouiller ce qu’on te donnait dans l’instant en pâture. Tu n’as aucune culture de fond, juste cette obsession de participer à des débats qui tombent en poussière au bout de deux mois. Aux vrais débats, tu ne comprends rien. Dès que tu t’aventures dans ces domaines ignorés, c’est la catastrophe, comme sur ce quatuor de Schubert, pendant lequel, avec tes lobes cérébraux avachis, tu as dû dormir un bon moment. Tu n’es qu’une brêle.
cloclo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
j’ai cru que ta liste c’était un genre de truc genre jeu de l’été :
1) Guillaume Musso
2) François-René de Chateaubriand
3) Harlan Coben
4) Christine Angot
5) Marc Lévy.
cherchez l’erreur…
sérieux mettre Chateaubriand au milieu des autres c’est drôle.
du genre il y a 2 musiciens que j’ai sur ma liste « à découvrir » :
1/ Frantz Schubert
2/ Hervé Vilard.
faudra que je m’y mette mais je sais pas par qui commencer.
carlito t’as un conseil ?
j’ai une liste d’auteurs à découvrir :
– Spinaza
– Pascal
– Onfray
– Heidegger
– Luc Ferry
là non plus j’hésite pour savoir par lequel commencer…
pour ça que quand je remonte pour lire vos commentaires et que je tombe sur celui de cloclo je sais pas pourquoi après je bloque.
sérieux vous en tenez une de couche…
reste le plus drôle : vous voir vous mettre sur la tronche.
alors ça par contre j’adore.
j’aimerais bien retrouver mon pedro pour faire pareil.
Pock, la tienne, de couche, n’est pas mal non plus. Au lieu de t’enrouler sur toi-même et de rester avec maman, tu aurais dû sortir, te marier, faire des enfants, voyager etc. Au lieu de ça, tu restes sur ton clavier à te raconter d’encombrantes histoires sans queue ni tête. Tu souffres de quel syndrome? Je ne suis pour la persécution des malades, mais tout de même…
en fait le truc le plus marquant dans l’histoire de notre civilisation c’est le décalage entre les discours et les actes.
ça a démarré dès le début : je pense que l’idéalisme moral de Platon est contemporain de guerres abominables genre guerre médique ou du Péloponèse.
et quand on lit Socrate rien ne laisse imaginer que ce peuple auquel il appartient est en train de commettre des massacres abominables de femmes et d’enfants.
du coup c’est un truc qui remonte à l’origine et qui perdure jusqu’à aujourd’hui.
je pense que c’est l’objectif du film de Nolan.
parce que chez Homère ce côté épuration ethnique de Troie est hyper emberlificoté.
à aucun moment Homère de montre que ces gens dont ils parlent ont une mentalité de psychopathes genre tueurs en série.
« La littérature n’est plus un art majeur. Les médias font semblant de ne pas le savoir, parce que ça fait fonctionner leur parlotte… L’art de notre siècle, on le sait bien, c’est le cinéma. Les écrivains sont des espèces de survivants maintenus sous perfusion, on ne sait pas pourquoi, un peu comme une réserve d’Indiens. Si on écrit aujourd’hui, on peut aimer passionnément le littérature – on doit aussi la détester. Elle est peut-être une chose du passé, comme on dit. »
Pierre Michon, « Le roi vient quand il veut », Albin Michel, 2007, p. 128)
le film de Nolan est surtout à rapprocher de la télé série de son frère « Westworld ».
cette série en fait elle raconte à sa manière l’affaire Epstine.
on y voit des gens appartenant à une caste supérieure, tenant des discours très policés dans leur vie normale.
et quand il arrive dans ce lieu, qu’il faut mettre en miroir avec l’île d’Epstine, ils se lâchent et deviennent des sauvages qui violent et tuent pour le plaisir.
le truc qu’il manque dans toutes ces fictions c’est l’aspect meurtrier de l’idéalisme moral.
on le trouve un peu dans la guerre de Troie : ceux qui vont massacrer cette ville le font pour défendre leur idée du Bien.
une espèce de guerre « juste » un peu comme celles des néoconservateurs américains.
Elle ouvre grand sa gueule pour baver sur tous les sujets qu’elle ne maîtrise guère, la sale et sénile Gigi.
Elle me fait penser à une guenon qui, plus elle monte haut sur un arbre, plus elle fait paraître son derrière.
Sinistre créature.
Michon ne regarde pas assez au-dessus de lui, ni par-delà les frontières. Il y a encore de grands écrivains, Xingjian, Golovanov etc. et sans doute d’autres. En tout cas, pas en France, c’est une évidence. La France est devenue un pays de crétins, preuve elle a supporté dix ans de Macron, avant de devenir bientôt un pays de livreurs.
le truc marrant est de voir qu’aujourd’hui les américains ont laissé tomber l’idéalisme moral des néoconservateurs.
quand Trump va s’emparer du Venezuela lui et ses proches disent clairement que c’est pour voler leur pétrole.
par contre maintenant que cet idéalisme moral des néocons américains est fini aux US il est arrivé en Europe.
aux US c’était la gauche ‘démocrates » et en Europe c’est récupéré par la gauche.
un journal comme Libé est le temple ce néoconservatisme porté par un idéalisme moral meurtrier que l’on trouvait aux US.
« L’art de notre siècle, on le sait bien, c’est le cinéma. Les écrivains sont des espèces de survivants maintenus sous perfusion, on ne sait pas pourquoi, un peu comme une réserve d’Indiens. »
je trouve cette remarque très insultante pour les indiens.
quand on connaît le sort réservé aux indiens par cette civilisation à laquelle appartient ce type c’est même plus qu’insultant.
faut qu’il regarde de près les bouquins qu’écrivaient ses anciens collègues écrivains romantiques pendant qu’on massacrait les indiens et il comprendra pourquoi l’univers littéraire auquel appartient ce type n’a plus aucune raison d’être vu qu’elle est entachée par la honte.
– …Demandez-moi des choses bêtes.
– Votre parcours biographique, par exemple ?
– Il est simple, c’est celui des Vies minuscules. L’enfance à la campagne, l’internat au lycée de Guéret de la sixième à la terminale. Ensuite des études de Lettres à Clermont. Je n’envisageais rien, je savais que c’était la voie qui conduisait au professorat, mais je ne pouvait pas concevoir un instant d’être professeur. Je me demandais comment j’allais sortir de cette histoire et miraculeusement, comme j’avais fini ma licence et que je commençais un mémoire, est arrivé 1968 : un miracle pur me donnant un alibi idéologique en béton pour ne pas entrer dans la vie civile. A ce moment-là, j’ai commencé à ne rien faire, tout simplement. Non, j’ai travaillé un petit peu avec des gens de théâtre, très peu. Je vivais de charité publique. Soyons décent sur ces années-là.
– C’était écrire ou rien, en somme, comme aujourd’hui ?
– Oui, mais c’est aussi tellement bluffeur ! C’est encore l’alibi en béton pour ne pas participer aux choses du monde.
(Pierre Michon, « Le roi vient quand il veut », Albin Michel, 2007, p. 107)
« La littérature n’est plus un art majeur. Les médias font semblant de ne pas le savoir, parce que ça fait fonctionner leur parlotte… L’art de notre siècle, on le sait bien, c’est le cinéma. »
là aussi il se met dans l’oeil jusqu’au coude.
le cinéma aura été le principal vecteur de propagande et de réécriture de l’histoire du XXè siècle.
si les gens imaginent que les américains et Churchill nous ont seuls sauvés du nazisme c’est à cause du cinéma et de son matraquage révisionniste.
sans compter tous ces films où l’on voit le héros (américain ou anglais) venir sauver le monde.
alors que ce monde les américains et les anglais l’ont dévasté et transgormé en immenses cimetières où reposent les millions d’enfants et de femmes qui ont assassinés.
en fait la réalité est tout le contraire de ce que nous raconte le cinéma.
« C’est encore l’alibi en béton pour ne pas participer aux choses du monde. »
encore une grosse connerie !
ne pas participer aux choses du monde est une façon de participer aux choses de monde !
un écrivain qui ne sait pas ce genre d’évidence, le premier imbécile venu le sait, démontre la faillite de l’intelligence sous nos latitudes.
@ vous voir vous mettre sur la tronche, alors ça par contre j’adore.
oui, an a conclu un pacte tacite pour amuser la galerie. Il en faut bin, des amuseurs sur les blogs, non ?
vous en avez d’autres ?
@ carlito t’as un conseil ?
voui… plutôt Hervé, à Villars-de-Lens, une belle station d’huskies, l’hiver où on chante à tu tètes (la dive) : « Caprice est fini », etc.
carlito !!!!!!!!!!!
te mettre sur la tronche et balancer des insultes c’est vraiment le mieux que tu puisses faire.
je veux dire c’est mieux que tes remarques mielleuses qui prouveraient ta grande bonté et l’amour de ton prochain.
crois moi : l’insulte est ton plus bel habit.
tu ne vaux pas plus.
« voui… plutôt Hervé, à Villars-de-Lens, une belle station d’huskies, l’hiver où on chante à tu tètes (la dive) : « Caprice est fini », etc. »
pareil pour l’humour : oublie c’est mort !
Katherine Pancol
« Le 8 août 1985, mourait Louise Brooks. À 79 ans. Je l’avais connue au ciné-club du dimanche soir sur FR 3. L’avait contemplée, éblouie. Quinze ans plus tard, alors que j’habitais New York, dans la vitrine d’une grande librairie sur la V ème avenue UN livre s’étalait, « Lulu in Hollywood ». L’auteure : Louise Brooks. Elle était donc vivante ! Je n’ai eu alors qu’une obsession : la rencontrer lui parler sous prétexte d’un interview. Il me fallut attendre un an avant qu’elle accepte. Elle vivait en recluse à Rochester au nord de l’état de New York. Dans un immeuble de quatre sous, d’une maigre pension que lui avait laissée trois amants en oubliant de l’indexer sur l’inflation. Elle ne mangeait qu’un sandwich par jour, à 17 heures. On devint amies. De New York où je vivais, je l’appelais chaque jour à 14 h15 pile (son exigence !) et lui racontais mes journées et parfois mes nuits. Elle voulait tout savoir. Je pris l’habitude d’aller la voir un week-end par mois. Souffrant d’emphysème, elle me recevait allongée sur son lit qu’elle ne quittait guère. Je lui donnais son bain, lui lavais les cheveux, écoutais le récit de sa vie, Hollywood, ses amants, ses amis, ses succès, sa chute, son amour pour Proust (elle avait lu et relu la Recherche), ses parents, le viol qu’elle avait subi à 9 ans (il était fermier et s’appelait Mr Goodman !). Sa mère n’avait rien voulu entendre et la renvoyait chaque jour chez le fermier chercher le lait. Elle en avait gardé une colère terrible qui éclatait à n’importe quel propos. J’aurais aimé la ramener avec moi à Paris, mais son médecin m’assura qu’elle était trop faible. Elle est morte un 8 août alors que j’étais en France. »
mais le cul des guenons sont les plus ravissants qui soient au monde… Evidemment les trolls chaloupiens sont insensibles à ça, pardine.
« L’art de notre siècle, on le sait bien, c’est le cinéma. »
Epstine venait tous les ans passer 2 mois dans le sud de la France.
son truc c’était aller au festival de Cannes et au grand prix de formule 1 de Monaco.
il louait des baraques paradisiaques sur les hauteurs de Cannes et un yacht sur lequel il organisait des « fêtes » privées.
festival de Cannes, Formule 1 Monaco… : quel plus bel endroit pour trouver des proies faciles…
le fait que notre présidente de l’assemblée refuse toute enquête sur Epstine en France ça veut tout dire.
c’est la leçon n°1 de mon excellent ouvrage « le complotisme en 10 leçons » qui sera suivi par « le complotisme raconté à ma fille ».
tu refuses de faire une enquête parlementaire ?
=> c’est qu’il y a des trucs à cacher.
@ crois moi : l’insulte est ton plus bel habit (sic).
Merci c’est au moinssss tjs ça de prix.
@ pareil pour l’humour : oublie c’est mort ! (sic)
J’adore mon humour rétrospect. Et surtout, le vôtre, que j’essaie de te l’égaler, mais croyez-moij, c pas facile.
Bàv,
« Il n’y a pas de différence entre communisme et socialisme, sauf dans la manière d’atteindre le même objectif final : le communisme propose d’asservir l’homme par la force, le socialisme par le vote. C’est la même différence qu’entre meurtre et suicide. »
– Ayn Rand
Hurkhurkhurk!
Je ne sais pas si j’apprécierais tellement la philosophie de cette dame, mais cette pensée est amusante.
« Le 8 août 1985, mourait Louise Brooks »
1985 c’est l’année où les américains ont commencé à donné aux irakiens des armes chimiques pour tuer des iraniens.
pour fabriquer ces armes chimiques les américains s’étaient adressés à l’entreprise allemande qui faisait le même gaz pour les camps de concentration.
aujourd’hui encore des iraniens meurent des suites de l’ingestion de ce gaz nazi américano-allemand utilisé par les irakiens.
à noter que jamais ne sont sortis ni un livre ni un film sur ce sujet.
sûr que quand on a les yeux braqués sur les paysages de la Creuse….
Au fond, les Michon ou autres Lafon auraient tort de ne pas causer de la guerre USA/Iran ou RUSSIE/Ukraine dans leurs romans. Heureusement, un grand internaute veille aux grains. Il en faut… Hein ?
« le communisme propose d’asservir l’homme par la force, le socialisme par le vote. »
il est vrai qu’idéalisme moral meurtrier a surtout été porté par les socialistes.
les néocons aux US sont surtout des démocrates qui défendent à la fois le wokisme et la guerre.
en fait c’est ça l’idéalisme moral : c’est défendre le mariage homo et en même temps envoyer un drone sur une famille qui fête un mariage en Afghanistan, tuant tous les enfants et les femmes présents.
le colonialisme c’est surtout les socialistes en France.
et les plus bellicistes hystériques pour l’Ukraine jusqu’au dernier ukrainien c’est encore les socialistes.
là encore faire mourir des milliers d’humains pour défendre des valeurs liées à leur idéalisme moral meurtrier.
« les Michon ou autres Lafon auraient tort de ne pas causer de la guerre USA/Iran ou RUSSIE/Ukraine dans leurs romans »
j’ai dis ça ? crétin que tu es !
je suis un défenseur de l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme.
Michon et Lafon peuvent user à leur guise de leur droit fondamental lié à la liberté d’expression !
au contraire cela rend possible la dialectique tiré du débat contradictoire.
c’est pour ça que je suis opposé à l’expulsion de Xenia.
parce que la fin du débat contradictoire et donc de la dialectique c’est la mort de l’intelligence.
@Alfred.
La Gigi, notre petit ami à quatre pattes…
Hurkhurkhurk!
par contre comparer le sort des écrivains à celui des indiens c’est pas top.
je veux dire quand on voit le foin Grasset / Bolloré on eût aimé que les indiens bénéficiassent d’un même égard du temps où on les massacrait.
« on eût aimé que les indiens bénéficiassent »
puck, contaminé par Michon, va t-il cesser de parler politique et entrer enfin en littérature ?
par contre d’une façon générale c’est intéressant de voir la façon dont l’édition dessine les contours de l’Histoire ‘officielle).
exemple au hasard : on a eu des bouquin sur Sarajevo et les massacres subis par les bosniaques.
par contre à ma connaissance aucun livre n’a parlé du nettoyage ethnique des serbes en Croatie.
alors que ce qu’il s’est passé en Croatie est aussi pire voire bien pire que ce qu’il s’est passé en Bosnie.
je veux dire BHL n’a jamais été visité les village peuplés de serbes qui ont été rayés de la carte par les croates aidés des anglais.
pourquoi ? parce que cela n’entrait pas dans notre narratif du Bon et du Méchant.
il faudra peut-être attendre cent ans pour qu’un éditeur français sorte un bouquin sur le rôle joué par les services spéciaux anglais dans le massacre des serbes de Croatie.
alors que Sarajevo on en a des pleins rayons.
c’est pour ça que le président serbe qui voulait se défendre lui-même à son procès de la CPI s’est fait suicider dans sa cellule comme Epstine.
tu vois ce que je veux dire carlito ?
chacun a le droit d’écrire ce qu’il veut.
l’important est de comprendre pourquoi au final on édité des livres qui parlent de ça, mais pas de ça !
parce que ne pas parler d’une chose c’est aussi une façon d’en parler.
« va t-il cesser de parler politique et entrer enfin en littérature ? »
houlà !!!!!!!!!!!!!
je m’excuse si je te dérange : j’en appelle à mon droit à la libre expression.
sache grand imbécile que tout art est politique !
esthétique – éthique et politique c’est come together righy now over me si tu vois ce que je veux dire.
parler de littérature en n’abordant que l’apsect esthétique est souvent la preuve de la grand imbécilité de celui qui en parle.
parce que c’est indissociable.
du coup c’est un partage des tâches : vous, vous parlez esthétique du genre « kitsch ah comme c’est beau… »
et moi je me réserve le droit d’en parler sous l’angle éthique et politique.
en fait pour le dire autrement je fais ce que je veux et je t’emmerde !
L’actrice Dominique Frot est morte à 68 ans
https://www.marianne.net/culture/television/l-actrice-dominique-frot-est-morte-a-l-age-de-68-ans
Il y a politique et politique, puck.
Pourrais-tu continuer à en parler au subjonctif imparfait , svp ?
Nous sommes sur un blog littéraire !
« en fait pour le dire autrement je fais ce que je veux et je t’emmerde ! »
Quand tu t’énerves comme Clopine, c’est comme si tu reconnaissais que tu as tort !
jazzman, je sais pas pour elle, mais pour moi dire « je dis ce que je veux et je t’emmerde » relève plus d’un trait de caractère que j’applique autant moi qu’aux autres.
tu ne trouveras jamais un truc où je dis à qq : faut parler de ça et faut pas parler de ça.
des fois je me foutre de la gueule d’un commentaire, mais je ne dis jamais aux ce qu’ils doivent ou ne pas faire.
sérieux c’est vraiment un trait de caractère que j’ai depuis toujours, en fait c’est dans ma nature.
c’est marrant parce que je conçois ça au niveau des individus mais je conçois le contraire au niveau des états.
un état ne peut pas faire ce qu’il veut sans tenir compte d’un état voisin.
exemple au hasard : quand en décembre 2021 les russes envoient à l’administration Biden 2 propositions sur l’architecture de sécurité en Europe je trouve pas normal que les américains leur répondent : on fait ce qu’on veut, ce n’est pas votre affaire, ne vous mêlez pas de ça ».
faut dire que c’était une réponse de l’administration de la gauche partée par leur idéalisme moral meurtrier.
d’ailleurs ce refus va provoquer une guerre 2 mois plus tard.
parce que comme dit l’autre la guerre c’est le prolongement de la diplomatie par d’autres moyens : les russes se sont dit s’ils refusent d’en parler avec nous verbalement, on va en parler avec les armes.
donc tu vois ce qui vrai pour les individus peut ne pas l’être pour un état.
c’est le gros plus du foin autour de Grasset / Bolloré de nous rappeler que la littérature est un truc plus éthique et politique qu’esthétique.
je veux dire parler de la langue littéraire de Proust et Flaubert c’est sympa, mais dès que t’as un Bolloré qui se pointe et qu’on imagine que de sa présence va en découler les choix éditoriaux, la beauté de la langue littéraire tout le monde s’en tape complet et on en revient aux fondamentaux.
pour rappeler que l’esthétique c’est juste la cerise sur le gâteau, le truc pour faire joli.
le premier réflexe de tous lecteurs devraient être de gommer toute cette joliesse pour voir ce qu’il y a dessous.
il y a eu un débat entre Broch et Musil entre les 2 guerres sur ce sujet et à l’époque ça déménageait ! les mecs on sentait qu’ils parlaient pas de ça juste pour discuter.
et au delà de cette question il y a les choix éditoriaux d’une société.
et là l’exemple croate dans les années 90 est le parfait cas d’école
les éditeurs français s’en tapaient complet du nettoyage ethnique des serbes de Croatie tout comme les éditeurs français au 19è s’en tapaient complet du nettoyage ethnique des indiens d’Amérique juste parce que dans un cas c’était des serbes et de l’autre des indiens.
ce qu’elle tait dit plus d’une société que ce qu’elle montre.
sauf que
l’état c’est toi.
et
î n’y a pas de demi-mesure.
et Michon a dit je suis SM.
Jazzi dit: 9 août 2026 à 11h10
« La littérature n’est plus un art majeur.
On peut concéder cela Jazzi.
Mais dites-nous pourquoi.
C’est comme la pouésie, un art désormais pour vieux garçon ou vieille fille.
Ce que j’en ai marre d’entendre sur les médias, en boucle, dénoncer « le système Epstein ». Comme s’il y en avait un autre, sur cette planète.
pour rappeler que l’esthétique c’est juste la cerise sur le gâteau, le truc pour faire joli.
Ah bon?
N’est-elle pas l’analyse du « faire joli »?
N’est-elle pas l’analyse du « faire joli »?
Justement.
Je suis SM.
Être Sans Méthode c’est être Sado Masochiste?
Et dans le même interview face à Beigbeder, mis en ligne par Chantal, il explique qu’il était plutôt beau garçon, que les femmes avaient ce qu’il fallait pour vivre et donc elles partageait avec lui. Grosso modo, il explique qu’il était un homme entretenu. Et logé aussi, avec ses différentes chambres dont il avait la clé, à Paris.
Rien de glorieux.
elles partageaient
On attend vos quatre commentaires de dix lignes chacun, puch.
vous,vous êtes SL.
Rien de glorieux.
C’est pourquoi il s’donna à la boisson?
Bolibongo,voyons, vous n’écoutez donc aucun archéologue, aucun sociologue? Aucun « art » n’existe en tant que tel, comme par magie. Aucun « auteur » ne naît de nulle part. La littérature résistera, parce que le théâtre a résisté, par exemple. Au prix d’une baisse d’audience vertigineuse. Mais j’aurais tendance à mettre la chute de la littérature au même rang que la monnaie. Qui, aujourd’hui, paie ses achats avec les bons vieux billets, les pièces, et la piétaille ? Pourtant, la « signification » de la littérature, en marqueur de supériorité d’une classe sociale sur une autre, a pour moi. la longévité d’une pièce de un euro sur n’importe quel bitcoin.
vous,vous êtes SL.
Si c’est à moi que vous vous adressez, rose, vous vous trompez, je suis SN, de corps et d’esprit.
( Ça fait avancer le nombre de commentaires…)
Té, clopine, vous ne croyez pas si bien dire. Ce matin j’ai ressorti le » Art et religion de Chauvet à Lascaux d’ Alain Testard paru chez Gallimard en 2016.
Dans la magnifique collection : Bibliothèque illustrée des Histoires.
Le totémisme, une forme d’organisation sociale nous explique l’anthropologue Alain Testard.
J’y retourne.
sur ce que l’on tait il y a par exemple la russophobie dans les pays occidentaux.
c’est maintenant une idée largement admise chez pas mal d’intellectuels (comme Yakov Rabkin et d’autres) de comparer la russophobie qui sévit en occident depuis une trentaine d’années à l’antisémitisme.
sauf que, bien que ce soit une question primordiale à se poser collectivement en Europe (parce que ça peut avoir de graves conséquences), on ne trouvera aucun livre sur ce sujet.
exemple le fait que dans les pays baltes le russe ne fait plus partie des langues qu’on peut apprendre au lycée.
alors qu’il y a 25% de russes dans les pays baltes.
tout comme il y a 25% de francophones au Canada et il ne viendrait à l’idée d’aucun canadien d’enlever le français du lycée.
comme on parlait d’antisémitisme ordinaire on peut aujourd’hui parler de russophobie ordinaire avec des trucs hallucinants de racisme qu’on peut entendre sur des chaines d’infos comme même France infos.
Aucun « auteur » ne naît de nulle part.
Aucun » non auteur » non plus! 🙂
Rabkin associe la russophobie à la démordernisation (titre de son dernier livre) :
« La normalisation des préjugés est une autre manifestation de la démodernisation. Elle dépend d’un manque d’information. Les informations positives sur la Russie et les Russes ont disparu des médias occidentaux depuis près de deux décennies. Cela alimente une russophobie qui tente de présenter la Russie et les Russes comme intrinsèquement mauvais.
Si la russophobie a une longue histoire, sa résurgence contemporaine a été au cœur d’une récente conférence qui s’est tenue en juin 2026 dans la ville médiévale russe de Pskov. Cet événement s’inscrivait dans le cadre du forum « On This We Stand ». Le titre paraphrase la conclusion du film classique d’Eisenstein « Alexandre Nevski » : « Allez dire aux pays étrangers que la Russie vit. Ils peuvent la visiter sans crainte. Mais quiconque viendra vers nous avec l’épée périra par l’épée. C’est sur cela que reposait et reposera le pays de Russie. » Réalisé en 1938, le film dépeint la défaite des chevaliers de l’Ordre teutonique près de Pskov en 1242 et constituait un avertissement à peine voilé adressé aux nazis et à leurs alliés européens qui, malheureusement, l’ont ignoré et ont attaqué l’Union soviétique en juin 1941.
Des chercheurs venus de plusieurs pays se sont réunis pour étudier les origines et les manifestations de la russophobie. Cela a notamment donné lieu à une analyse des phénomènes russophobes au sein de l’intelligentsia russe. Une autre communication a porté sur la « démodernisation » ethnonationaliste de plusieurs anciennes républiques soviétiques, qui présente « les Russes » – un vestige de la population multiethnique soviétique plutôt que les Russes de souche – comme des étrangers. En Estonie voisine, on les qualifie souvent d’« occupants ». Plutôt que de construire un nationalisme civique inclusif, les autorités estoniennes entretiennent les questions d’appartenance ethnique, ce qui tend à renforcer la russophobie. Celle-ci résulte également du positionnement des républiques baltes en tant qu’États de première ligne de l’OTAN aux frontières de la Russie.
La russophobie est un phénomène occidental. Une enquête menée à l’échelle mondiale en 2024 posait la question suivante : « Quelle est votre perception générale de la Russie ? » Les résultats ont mis en évidence une position exceptionnelle de l’Occident politique. Alors que la plupart des pays européens et des pays de peuplement européen affichent des attitudes négatives, les pays du Sud, de l’Égypte et du Nigeria à la Chine et à l’Inde, font prévaloir des attitudes positives envers la Russie.
La conférence a également abordé les mesures visant à lutter contre la russophobie. Plusieurs intervenants ont montré que la russophobie pouvait provoquer une réaction anti-occidentale et, par conséquent, conduire à l’isolationnisme et à la démodernisation. La conférence a mis en évidence la grande diversité des points de vue débattus en Russie, alors que le pays est confronté aux sanctions occidentales qui lui sont imposées depuis 2014, et plus particulièrement depuis 2022.
L’idée de séparer l’Europe de la Russie et de la Chine est éminemment rationnelle dans le cadre des théories géopolitiques de Sir Halford Mackinder. Mais pour la faire accepter, il faut recourir à des arguments émotionnels, contrôler l’information et réprimer la dissidence. Cela a conduit les Européens à croire en leur propre discours moralisateur. L’interdiction des échanges culturels avec la Russie, le boycott des chanteurs d’opéra, l’interdiction des conférences sur Dostoïevski ou des concerts incluant des œuvres de Rachmaninov sont désormais la norme. L’Union européenne a rompu les liaisons ferroviaires et aériennes avec la Russie, alors même que celles-ci fonctionnaient malgré les tensions politiques sous Staline et pendant le reste de la Guerre froide. Être contraint de transiter par Istanbul pour se rendre en avion de Saint-Pétersbourg à Helsinki, un vol qui durait 40 minutes, est un véritable signe de démodernisation.
Ainsi, la russophobie, comme tout racisme, peut basculer dans l’absurde. Un sommet sur la paix en Ukraine organisé en Suisse en 2014 a exclu la Russie, l’une des parties belligérantes. Les organisateurs ont jugé qu’une invitation à la Russie était immorale et constituait un pas vers l’« équivalence morale ».
La russophobie, en tant que manifestation de la démodernisation, va de pair avec la réhabilitation du colonialisme, qui repose sur l’exclusion et la déshumanisation de l’Autre. Il y a quelques années, un président français a appelé ses compatriotes à être fiers des acquis que la France a apportés à ses anciennes colonies. Et lors de la conférence sur la sécurité de Munich en 2026, le secrétaire d’État américain Rubio a salué la colonisation européenne de l’Amérique comme « un héritage sacré ». Il a également appelé les Européens à « ne pas s’excuser de notre héritage et à être fiers de cet héritage commun ». La comparaison de l’Europe à un jardin au cœur de la jungle, faite par Josep Borrell, alors président de la Commission européenne, s’inscrit dans cette même tendance.
Feu le grand rabbin de Grande-Bretagne, Jonathan Sachs, avait un jour fait remarquer que « la droiture et l’arrogance morale s’excluent mutuellement ». La russophobie, dissimulée derrière des prétentions de supériorité morale, augmente les risques d’une guerre nucléaire. Il en va de même pour le mouvement naissant visant à rejeter tout ce qui est occidental en Russie. Ces deux phénomènes sont des manifestations de la démodernisation. Tous deux constituent une menace existentielle pour l’humanité. »
I – TECKEL ET MIGNON
notre petit ami à quatre pattes (sic)… rend possible la dialectique tirée du débat contradictoire (sic).
Wouarfl !
II – Pour se désinfecter d’hégélianisme, citez au moins neuf représentants de la philosophie moulés par l’éthique tragique
III – « cela n’entrait pas dans notre narratif » (sic) – MHL suggère le récit ou le discours (en alternatif). De même, si vous n’êtes plus en capacité ou en responsabilité d’écrire en bon français, elle vous suggère d’avoir des sensations d’impalpabilité, de regarder des coureurs en rattrapabilité, d’essayer de vous sortir d’un phénomène en voie de dégonflabilité.
IV – Voici un jeu consistant à chiasser l’intrus parmi les six propositions issues d’un vocabulaire en perdition de mise dans la littérature du XIXe s. :
1) embâcle (…la Seine était gelée, l’embâcle déjà parfait)
2) grafigner (…qu’elle te la graffigne et qu’elle te la déplume)
3) chalrucier (…il chalruciait comme un albigeois rampant sur sa jambe de bois)
4) dessiller (…les yeux du peuple sur les superstitions)
5) faire la nique (… à la fameuse police consulaire)
6 cuider (… me cuidant trompé, tu voudrais me faire accroire)
Solution à venir plus tard)… Bàv
le totémisme est, me semble-t-il, une variante des quatre modes d’identification ontologiques dégagés par Philippe Descola entre humains et non-humains.
Je ne sais pas trop ce qu’est un « art majeur », JB. Il y a des oeuvres majeures dans les différents compartiments de l’art, mais la littérature est-elle plus ou moins « majeure » que la musique ou la peinture, je n’ai pas la réponse.
Tu as raison de noter le déclin du prestige de la littérature. Le « grand écrivain » tel qu’on le concevait dans notre jeunesse lycéenne ou étudiante, avec le magistère moral qu’il exerçait sur l’opinion, n’existe probablement plus. Nos écrivains les plus prestigieux (à tord ou à raison), Ernaux, Houellebecq, Michon ici, peuvent signer des pétitions, tout le monde s’en fout!
Comme à son habitude, Clopine réinvente inlassablement le fil à couper le beurre. Oui la culture, pas seulement littéraire, est un marqueur social. Et alors, qu’est ce que vous voulez que cela nous fasse? On ne va pas arrêter de lire Chateaubriand (il serait temps que JJJ s’y mette), Balzac ou Proust pour autant.
SL
sans limites.
SNA aussi.
à 14h32, bolibongo
il ne le dit pas. Mais quand il parle de sa violence lorsqu’il était jeune, prendre le pot de fleurs et le jeter par terre, le lien est étroit.
je cuide, me souviens que c’était un pseudo choisi et pas tenu par et alii.
dessiller on l’emploie encore souvent de même que faire la nique.
À 3000 mètres d’altitude, le pergélisol fond.
Peut-être un soir m’attend
Où je boirai tranquille
En quelque vieille ville
Et mourrai plus content :
Puisque je suis patient !
Arthur Rimbaud

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