Pierre Michon vient quand il veut
Puisque la saison se prête, parait-il, à la déconnexion, si vous aimez la littérature, ce dont nul ne doute dès lors que vous vous trouvez sur le fil de la République des livres, lâchez tout, (re)lisez et (re)précipitez-vous sur Le Roi vient quand il veut (407 pages, 7,50 euros, Le Livre de Poche). Il faut se jeter dessus non parce qu’il est sous-titré « Propos sur la littérature » (ce qui lui donne un côté salonnard à côté de la plaque) mais parce qu’il est de Pierre Michon. Peu d’écrivains français prennent comme lui la peine de réfléchir à ce que lire et écrire veulent dire, et plus rares encore sont ceux qui manifestent un tel goût des autres écrivains.
Il s’agit d’une compilation de trente entretiens parus pour la plupart dans autant de revues confidentielles entre 1989 et 2007, éditée par Agnès Castiglione avec le flaubertien Pierre-Marc de Biasi. Des conversations plutôt, probablement réécrites en leur temps par l‘auteur avant impression. Bien que le livre ait paru pour la première fois en 2007 chez Albin Michel, j’étais passé à côté, en repoussant l’urgence à plus tard au motif que ce n’était pas inédit, avec l’assurance de me rattraper lors de la parution en petit format par Le Livre de Poche en août 2010. Le genre de livre qu’on sait qu’on va aimer et qu’on se réserve pour les moments d’apaisement, quand tout concourt à en restituer la saveur. Idéal avant la déferlante de la rentrée. A une réserve près : le papier du Livre de Poche est, comme d’habitude, si gris, terne, poreux qu’il est difficile d’écrire dessus au crayon sans forcer jusqu’à en trouer la page ! C’est dit, passons à l’essentiel, les folies Michon.
Un festival d’intelligence, de finesse, d’humour, de culture où un certain savoir-vivre, que les cuistres nomment « vision du monde », nourrit un savoir-lire et un savoir-écrire à nuls autres pareils. L’entreprise est risquée pour l’écrivain qui l’autorise car on voit inévitablement surgir les répétitions de thèmes, de sources ou de références. Alors passons sur ses tics (les mots « énonciation » et ses dérivés, « dispositif », « croyance ») pour nous attacher au reste : cette générosité de grand lecteur qui brûle de faire partager ses émotions. Simplement, contrairement à un Nabokov en pareil cas, il parle des livres des autres en évoquant les siens –et de la vie des écrivains en répondant sur la sienne. Cela donne la plus originale des autobiographies. Le portrait qui en ressort ? Celui d’un type – pas un homme, ou un écrivain, mais bien un type- qui est né et a grandi entre un père absent et un fantôme de sœur morte, un spectre et un ange. Il a traîné ses guêtres de bistro en bistro jusqu’à 35 ans, ne fichant rien, picolant comme ce n’est pas permis, avec la ferme intention de s’y appliquer, malgré quelques tentations sans suite du côté du théâtre. Boire le sang noir des morts, ce qui revient à commercer avec d’anciens vivants, avec Michelet en embuscade. Ses aveux de biture sont terribles. Cinq bistros pour soixante-six habitants dans son patelin de naissance, au fin fond de la Creuse : tout s’explique ou presque. Pas une fatalité génétique mais tout de même, difficile d’en réchapper.
En 1981, il porte ses Vies minuscules chez Gallimard. Présenté par Louis-René des Forêts et rejeté par Michel Tournier. Représenté et accepté par Jean Grosjean. 1918 exemplaires vendus la première année. Après, il se rattrape. Tant et si bien que ce précieux petit livre mythique qui soudainement fane tant de biographies, éclipse les autres (La Grande Beune, Abbés, Corps du roi) jusqu’au triomphe des Onze. Il se pose des questions comme celles-ci : qu’est-ce qui, d’un texte, fait une œuvre d’art ? Le roman n’est-il pas un genre exténué comme l’était la tragédie classique sous Voltaire ? Pas vraiment romancier. Ni nouvelliste. A mi-chemin : écrivain de romans courts. Non par essoufflement ou paresse, mais par aversion pour le gras et le superflu, et par goût pour le densifié et le resserré, aux antipodes de la bonne grosse Weltanschauung et des vertigineuses machines romanesques. D’accord avec Valéry : « La postérité, c’est des cons comme nous ». D’un rien, il peut faire un livre : la voix enregistrée du tramway de Nantes annonçant la station « Cinquante otages », sa mère ensevelie à la minute même où deux tours sont réduits en cendres à Manhattan.
Tempora pessima sunt. Il juge bien ses propres livres, certains shootés à la littérature, d’autres pas. Mythologies d’hiver ? Des fables de notre époque sans croyance. Maîtres et serviteurs ? Vaut surtout pour le chapitre Watteau où l’inavouable sexuel est dit. L’Empereur d’Occident ? Un exercice de style. La Grande Beune ? A peine un roman. Il juge aussi bien l’essentiel de la production littéraire actuelle : de purs artefacts bien bouclés. Il est d’une famille d’écrivains au sein de laquelle il coudoie Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gérard Macé, Richard Millet, Antoine Volodine, Olivier Rolin, Jean Echenoz. Avec une préférence pour ceux qui, comme lui et Quignard, ont le goût du bref et de l’archaïque. Qu’est-ce qu’il fait, Pierre Michon ? Toute la journée, il lit, se promène, parle, picole. Quand vient le texte, il écrit, souvent textes à la commande, ça stimule. Son unité de mesure :
« Un long matin tendu et refermé sur sa plénitude et un soir tendu vers le matin à venir ».
Au bout, ce n’est pas un roman qui l’attend mais un bloc de prose, son genre, inconnu des manuels. Il veut attirer Dieu dans son livre. Il est des ambitions moins nobles. Dieu, mot-gouffre. Même quand il dit simplement : « Je pense que nous mourrons et que Dieu existe ». D’ailleurs, il tient la littérature pour une forme déchue de la prière, c’est dire. Et soudain, cette phrase admirablement cadencée, qui laisse sans voix :
« Les œuvres sont les preuves de la grâce- mais sans grâce pas d’œuvre ».
Le rythme, la période, le mètre, tout est là. Il maîtrise parfaitement la langue classique, tenue. Abhorre les points de suspension, trop débraillés. Tout ce qu’il écrit veut côtoyer le sacré. Dieu ne le quitte pas. Son christianisme est médiéval. Il tient que tout écrivain est nécessairement un imposteur puisqu’il ne s’autorise que de lui-même. Il envie Pessoa. Cherche non le rosebud mais le nigredo en tout artiste :
« Sur quel intime foutoir l’œuvre jette-t-elle son masque ravissant ? »
C’est une éponge. Retient tout ce qu’il lit. Victor Hugo et Flaubert surtout. La Bovary et Booz endormi reviennent tout le temps au sommet de ce qu’il appelle « ma bibliothèque neuronale ». Mais on y trouve aussi La Chambre claire de Barthes. N’empêche, il paie sa dette à Flaubert, le premier à avoir écrit une vie minuscule avec Un cœur simple. Il a beau être un faulknérien absolu, il n’en est pas pour autant dupe de la posture du grand William entweedé, moustache taillée de frais, pipe apaisante empoignée, alors que dès que le photographe a le dos tourné, il retourne à son état de pochetron lamentable. Ce qui ne l’a pas empêché de rendre compte de la totalité du monde à partir de son ilot de Mississippi. Juste pour accéder non à l’universel mais au planétaire. Proust disait que les livres sont les enfants du silence et de la solitude. Michon y ajoute le secret, la patience « et les infimes stratégies de la table de travail ». Tout pour conjurer l’angoisse qu’un jour la grâce vienne à le déserter.
« Il me semble que pour un écrivain rien n’est plus intime, rien ne le constitue davantage, rien n’est plus lui-même, que cette volonté énonciative dont j’ai parlé, ce désir violent qui préside à sa phrase, cet infime et décisif putsch dans son parlement intérieur, qui fait soudain la voix despotique de ce qu’on appelle, et qui est, la littérature, se met à parler à sa place. C’est cela que j’appelle Faulkner ».
Cette certitude est au cœur de Trois auteurs (1997) et de Corps du roi (2002) même si elle irradie toute son œuvre. Michon a été jusqu’à identifier sa propre biographie à celle de Faulkner en établissant des passerelles entre les accidents de leur vie : origines sociales, roman familial, alcoolisme autodestructeur… Il a fini par décalquer sa Creuse sur le comté de Yoknapatowpha. Il ne sait pas au juste pourquoi il a été à lui mais il y va encore, captivé par une force d’attraction qui le dépasse, persuadé avec Borges qu’on ignore ce qu’il y a au fond de ses livres même si on sait juste qu’y gisent des vérités qui nous terrorisent. Il est lui aussi l’écorché au seuil de sa maison de douleur. Lui aussi veut accepter d’être dans le mouvement du monde. Faulkner n’est pas son Dieu mais son roi, un génie dans son genre, le romancier capital, celui qui aura marqué « la » rupture littéraire de son siècle.
Voilà Michon. Un maître sans disciple. Déjà un classique moderne. Celui dont l’exigence, en plaçant la barre loin du sol, nous oblige à nous élever à cette hauteur. Chacune de ses phrases est admirablement ciselée. Quand il converse aussi. Lisez, c’est sa voix même qu’on entend. Lui, ses livres, les autres livres. Lecteurs, du début à la fin, c’est de vous dont il s’agit. A propos, « le roi » du titre, c’est la littérature, le sens, le vrai, l’inspiration, la grâce. Il vient quand il veut. Dans toutes ces pages, il est venu et il est resté.
(Photos D.R. et Jean-Luc Bertini)
1 775 Réponses pour Pierre Michon vient quand il veut
Par exemple
https://www.instagram.com/reel/DbtL2kHuCAq/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
« La promotion de mes livres, par exemple : en parler à un journaliste me paraît tout le contraire de ce pour quoi on écrit ! L’idéal serait d’être glorieux et caché, c’est-à-dire mort. »
« On a rendez-vous avec peu de choses dans notre vie, avec peu de textes, peu de lieux, peu de femmes… Tout ça est très subjectif. Ce qui parfois me fait peur, c’est que les goûts de chacun se font passer pour normes… »
« – comment travaillez-vous ?
– Je change beaucoup les mots, je repasse dessus mais je ne cisèle rien. Je ne suis pas versé dans la miniature, en dépit des apparences. »
(Pierre Michon, « Le roi vient quand il veut », Albin Michel, 2007, p. 129, 130 et 131)
il meurt à 37 ans, à la Conception, drôle de manière d’être patient, Arthur Rimbaud !
« Oui la culture, pas seulement littéraire, est un marqueur social. Et alors, qu’est ce que vous voulez que cela nous fasse? On ne va pas arrêter de lire Chateaubriand (il serait temps que JJJ s’y mette), Balzac ou Proust pour autant. »
Non, à condition de voter LFI, Chaloux !
cloclo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
art majeur, auteur majeur, lac Majeur ???
sonate en Mi Bémol Majeur ou sonate en Mi bémol mineur ?
effectivement on a perdu tout idée de ce que serait un truc majeur, du genre un auteur majeur.
exemple au hasard : si tu compares Flaubert à Dostoïevski pourquoi le premier est mineur et le second est majeur ?
si tu compares Moby Dick à la Chartreuse de Parme pourquoi le premier est majeur et le second mineur ?
réponse en 1 mot : verticalité !
Stendhal et Flaubert ne sont que des auteurs séculiers, du couo il leur manque juste une dimension humaine, pas de bol : la dimension la plus importante.
il ne s’agit comme pour un peintre de mettre le Christ en croix sur son tableau pour dire hop ! verticalité.
et maintenant on arrive au bout du bout de sécularisme étroit.
on voit nos gouvernants aussi bien que nos auteurs tourner en rond comme des souris de laboratoire à qui on a injecté un truc pour les affoler.
ils tournent en rond, affolés et aboyant comme des petits roquets.
quand on arrive au bout de cette sécularité, quand il ne reste plus que l’idéalisme morale donnant l’idée que tu incarne le Bien et les autres le Mal, cela aboutit à l’ffondrement moral et le nihilisme qui pousse vers un désir de destruction où la vie humaine n’a plus aucune valeur.
Paris : capitale des enfants violés dans les écoles…
je l’ai lu dans les deux versions, la française est très bonne
Fort bien dear Mr Bahia, fidèlement branché sur le prestigieux blog à passou.
Mais dites-nous en plus, le héros est-il amoureux de Diadarim, comme prétend Fernandez, considérable lecteur Francais ? Bitte sehr, sagen Sie uns, ob das stimmt oder nicht. Vielen Dank !
Lac Majeur
Mort Schuman ! aurait dit Etalii, que suis content de ressuciter
Y’a du Etalii dans le souk à Puck.
ressusciter !
art majeur, auteur majeur, lac Majeur ???
En majesté.
je repasse dessus mais je ne cisèle rien. Je ne suis pas versé dans la miniature,(Michon)
Mais c’est idiot.
Une miniature n’est pas forcément ciselée…
Il veut sans doute dire qu’il ne fait pas dans la joliesse et le maniérisme, BLBG…
À propos du lac Majeur ou Verbano — c’è selon les sujets parlants :
https://memoriavelata.blogspot.com/2024/12/nodi.html?q=Verbano
Jazzi, on peut remonter à Rostand -eh oui, Edmond!-et à Ramuz pour cette analyse du Cinéma devenu Art central du siècle! Et de leur temps, la littérature ne se portait pas si mal. Merci d’avoir essayé de faire taire Puck, mais c’est désespéré ! Bien à vous. MC
Il veut sans doute dire qu’il ne fait pas dans la joliesse et le maniérisme
Il est alors imprécis, Jazzi.
C’est là que nous est utile l’esthétique.
La précision des mots qui qualifient une chose ou un fait.
Une miniature peut être tout à fait autre chose que maniériste ou jolie…
« je repasse dessus mais je ne cisèle rien »
Spécialiste du gros rouge qui tache, alors?
Ce n’est pas un essai de le faire taire.
C’est une tentative de lui parler.
Le jardin des mots
« Le roi vient quand il veut » est une compilation d’entretiens, BLBG…
Bref, il ne fignole pas.
Mais il pignole sans doute !
Angelina Vorontsova exécute 32 fouettés à couper le souffle
(Don Quichotte)
un miniaturiste peut très bien dépeindre une scène populaire qui n’aurait rien d’une mignardise, il peut par exemple être l’illustrateur d’un livre d’heures, comme Simon Bening : https://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Bening#/media/Fichier:Simon_Bening_-_Villagers_on_Their_Way_to_Church_-_Google_Art_Project.jpg
Il y en a 32 fouettés.
aaahhhhhhhh !
un miniaturiste peut très bien dépeindre une scène populaire qui n’aurait rien d’une mignardise
C’est ce que mon propos laissait entendre, Chantal…
Bonne soirée.
Capté en passant
« Une usine de dessalement produit de l’eau potable. Elle produit aussi, à volume égal, de la saumure ultra-concentrée, des rejets thermiques et un cocktail de produits chimiques. Tout repart à la mer. En France, personne n’en mesure vraiment les conséquences. »
Variations de difficulté : les danseurs plus expérimentés peuvent intégrer des variations rythmiques ou techniques, telles que des fouettés doubles ou triples, des changements de direction à travers la scène ou des variations dans la hauteur des bras et des jambes.
500000 chrétiens assassinés au Nigeria en 2025. On n’entend sur ce véritable génocide ni le langongon (qui ne capte rien en passant tant que ses supérieurs hiérarchiques ne lui en donnent pas l’ordre), ni la boldocloporcine, et aucune des digues de Gigi la visqueuse ne risque de céder.
Pour les imbéciles, toutes les vies n’ont pas la même valeur.
(L’extrême droite française a bon dos).
« En Iran, la répression écrase la société civile
Les autorités intensifient la suppression des espaces de liberté. La photojournaliste Yalda Moaiery a été condamnée à quinze ans d’emprisonnement, les exécutions se multiplient, les artistes sont convoqués par les services de sécurité ou les autorités judiciaires et les cafés sont fermés. » Le Monde
Cela a dû échapper à l’attention de puck.
Un songe me revient avec une régularité et une précision qui ne laisse aucun doute sur sa réalisation : Paris en grande partie submergé par les flots.
Anecdote vécue.
Hier soir, avant son départ à Paris, un ami commun m’a prêté « le dictionnaire amoureux des livres & de la lecture », dédicacé par Passoul lui-même. Après en avoir feuilleté quelques lignes, et notamment l’entrée PSEUDONYME***, j’ai rêvé que nous déjeunions avec Passoul parmi une dizaine de convives autour d’une table plantée à l’intersection de 2 rues parisiennes bouclées par la police afin que nous n’y fussions point dérangés. Passoul ignorait mon silence gêné au sein de cette faune germanopratine qui avait néanmoins accepté ma présence, grâce à cet ami. Passoul eut la délicatesse de me tendre une serviette pour essuyer ma chemise que je venais de salir par mégarde,… de la compote des fruits exotiques pourtant soigneusement confectionnée par le célèbre restaurateur, en cette occasion. Comme si de rien n’était, comme s’il n’y avait là rien de grave, en dépit de ma rougeur de honte, et du calcul mental que j’échafaudais, du prix de cette comporte perdue. Il continuait à bavarder avec tous ses flatteurs, qui ne cessaient de vérifier comment le public, tenu à distance de la table, observait le repas et écoutait passionnément les propos de chacun des convives. La scène s’était subrepticement transformée en salon littéraire, à l’image d’une célèbre émission littéraire pivotale. Je cherchais en vain le nom des 2 rues perpendiculaires en intersection pour attester plus tard, auprès de Passoul sur sa RDL, de la véracité de ma présence à cette tablée. Sans y parvenir, puisque ce n’était que des « impasses » virtuelles, parfaitement inconnues du célèbre guide des rues de Paris de jzmn par arrondissements. Je voulais lui faire savoir que j’avais approché Passoul sans qu’il se soit jamais rendu compte qu’il avait bel et bien été ré-« approché » par le Diago de jadis à l’IEP. Notre ami commun, prêteur et dédicataire du dictionnaire, ignorait évidemment tout de cette affaire. Non seulement, cet ami ne lit jamais ce type de bouquins ni le blog de la RDL. Quant à moij, je ne lui ai jamais parlé de mon pseudo sur ce blog. Un secret toujours bien gardé entre nous, qu’il m’avait paru nécessaire d’éventer.
———
***Entrée PSEUDONYME / « Bien des ouvrages ont été consacrés au pseudonyme, même si on attend encore celui, certainement pionnier, qui traitera en profondeur de son usage sur la Toile, les forums, les sites, les blogs. Il y a là un magnifique matériau en friche » (Paris, Plon, 2025, p. 535-536).
Bàv,
Il en avait ras le bol de devoir « penser » tous les jours aux frasque de Trump à l’égard de l’Iran. De devoir lire la propagande quotidienne, permanente et répétitive des erdéliens à ce sujet. De devoir se la « michonner », même.
@ Paris en grande partie submergé par les flots.
Mais Chaville épargnée,
Qu’a-t-il voulu dire en écrivant : « la lecture n’est jamais qu’un succédané de la pensée propre » (op. cit, p. 601).
Je suggérerais ceci. Il a voulu dire qu’elle n’était qu’un processus de confirmation de tout ce que l’on savait ou présentait, avant même d’avoir lu quoi que ce soit.
De mémoire (approximative)…, Cioran avait dit : « ce que je lis à soixante ans, je le savais déjà à vingt. Quarante ans d’un lent et patient travail de vérification ».
cloclo !!!!!!!!!!!!!!!!!!
effectivement ton information sur l’Iran (pas sur cette journaliste qui donnait des interviews pro américaines sur CNN) a dû échapper à tous les médias en dehors du journal le Monde.
ce qui devrait t’inciter à t’interroger sur l’intégrité morale (ou éthique) de ce journal qui est devenu un instrument de propagande pro américaine et pro sioniste.
tu me suis ?
cloclo !!!!!!!!!!
ton exemple montre que ce ne sont pas que les moins éduqués qui sont la cible de la propagande mais aussi les milieux plus éduqués.
si on regarde l’évolution de l’édition en France ces 20 dernières années, avec la mise en avant de pseudos philosophes comme Enthoven, BHL, Onfray, Finky, Comte Sponville, et aussi de tous ces écrivains et ces livres qui n’incitent pas leurs lecteurs à réfléchir sur le monde qui les entourent, on peut voir que le terrain de cette propagande a été préparé par le monde de l’édition.
ils ont créé un terreau politico intellectuel qui rendu possible ce que nous vivons aujourd’hui comme ton article du Monde qui sort de nulle part et qui ne dit rien de ce qu’il se passe réellement en Iran, à la fois à l’intérieur du pays, et aussi dans la défaite éclaire infligée aux US et à Israël.
parce que ce qui va changer la face du monde et aussi entrainer la remise en cause de l’existence même d’Israël, c’est défaite.
l’Iran a gagné les coeurs des 9/10è des habitants de la planète malgré le fait qu’ils soient à l’origine de la crise énergétique et financière qui nous attend.
et cette fois Hollywood ne pourra nous pondre un film qui va redorer l’image des US.
pas plus que le festival de Cannes ne récompensera plus un film d’un Navalny iranien (d’ailleurs le fils du Shah a disparu des écrans radar »
j’ai trouvé un petit livre chez un libraire alternatif Les Météores dans les Marolles, Contrer le rire fasciste, trolling et résistance par Denis Saint Amand, directeur de l’Observatoire des Littératures Sauvages. Il vient parfois lire les commentaires ici, mais ne commente pas.
@boligonbo on s’est compris 😉
nous sommes dans la situation des US avant l’élection de Trump : il n’y a plus un seul média mainstream français qui échappe à la propagande en donnant une information reflétant la réalité.
Capté en passant
« Une campagne de désinformation russe assure que Gabriel Attal est apprécié des Français
A l’approche de l’élection présidentielle française de 2027, de plus en plus de campagnes de désinformation ciblent les candidats. La dernière en date visait l’ancien Premier ministre.
Plus c’est gros, plus ça passe. Après la campagne ayant prêté de l’éloquence à Raphaël Glucksmann puis celle tentant de faire passer Edouard Philippe pour « le candidat de la raison », c’est une nouvelle vague de désinformation en provenance de la Russie qui a inondé les réseaux sociaux. Celle-ci prétendait cette fois que Gabriel Attal serait apprécié des citoyens français. Un faux visuel du Point a ainsi circulé pendant plusieurs jours avec ce titre : « Gabi, le nouveau surnom du chouchou des Français ». En cliquant sur le faux article, on pouvait lire un véritable dithyrambe en l’honneur de l’ancien Premier ministre avec notamment des expressions comme « le De Gaulle de l’École alsacienne »ou « le Churchill du XIVe arrondissement ».
Des citoyens vigilants
Son livre En homme libre, paru en avril aux éditions de l’Observatoire, y était présenté comme « un manifeste humaniste et poétique à mi-chemin entre Victor Hugo et Charles Baudelaire ». Si la plupart de nos concitoyens ne se sont pas laissé prendre à des ruses aussi grossières et des comparaisons aussi grotesques, quelques internautes, dont Lucien, 85 ans, continuent à croire que tout ceci « n’a rien d’une fake news ». « Ceux qui prétendent qu’il s’agit de fausses informations sont des jaloux qui ne lui arrivent pas à la cheville » affirme-t-il. Puis de conclure : « Il ira loin, ce petit jeune, on voit tout de suite qu’il est sincère et qu’il se présente par pure générosité. » (…)»
comme au US ce basculement des medias mainstream dans la propagande va entrainer l’émergence de médias alternatifs (comme Joe Rogan, Megan Kelly, Candice Owen, Tucker Carlson etc… aux US).
ces médias alternatifs (Thinkerwiev, Blast, Front Populaire etc à gauche et Tocsin, TVL etc à droite) vont être propulsés dans les mois à venir, au fur et à mesure où les gens vont prendre consicence que les médias mainstream leur mentent.
exemple au hasard (mais il faut vraiment prendre le temp de l’écouter) : cette émission sur le fils Glucksmann et la révolution de couleur en Géorgie racontée par un type qui l’a vécu de l’intérieur :
« Ceux qui prétendent qu’il s’agit de fausses informations sont des jaloux qui ne lui arrivent pas à la cheville » affirme-t-il. Puis de conclure : « Il ira loin, ce petit jeune, on voit tout de suite qu’il est sincère et qu’il se présente par pure générosité. » (…)»
Et ils vous diront : « prouvez-moi le contraire? Quelles sont vos preuves pour dire que ce sont des fake news, hein ?
Ben voilà à quoi on est confronté tous les jours dans nos campagnes, comme partout ailleurs. Les gens sont devenu habiles, hein, à l’ère de la poste vérité… (PTT)
Va donc leur esspliquer qu’ils sont illogiques ou irrationnels. Ils te répondront fissa : « mais toi, Dédé, d’où-tu le tires, ta raison ? » « Mais toi, va donc lire les propos de Pascal Engel sur Mimi Foucault, tu verras, on pourra en recauser ! »
Euh, voui…
un passage comme celui où ce type raconte que le président géorgien de l’époque étant un prédateur sexuel il essaie de coincer une allemande directrice d’une ong.
un moment le président géorgien arrive à la faire venir dans son bureau.
le type qui raconte cette histoire demande au fils Glucksmann de surtout rester présent pour éviter que cette fille ne se retrouve seule.
la fille racontera que le fils Glucksmann l’accompagne jusqu’au buerau du président géorgien, la pousse dans le bureau et referme la porte derrière elle pour la laisser seule avec le président géorgien : tout le contraire de ce qu’il avait dit !
quand cette histoire est racontée à un journaliste du Monde, le journaliste va faire des coupes et des montages pour que son article ne raconte pas la même histoire.
en voit que ce système de mensonge médiatique n’est qu’un chateau de cartes, tous comme ce qu’il s’est passé aux US : le système mis en place par tous ces journalistes menteurs et propagandistes il peut se faire exploser d’un claquement de doigt.
c’est pour cette raison qu’ils veulent faire passer une loi pour interdire ces médias alternatifs.
ils vont en prendre un ou deux qui racontent des conneries pour tous les interdire.
jeannot lapin tu as vu le clip de désinformation sur Glucksmann ? et celui sur Attal ?
tu les as vus ?
parce que si tu ne les as pas vus je vois pas pourquoi tu en parles ?
parce que là tu parles de ce qu’on en dit sans te montrer de quoi on parle !
tu sais comment ça s’appelle : de la propagande.
ces gens ont besoin d’inventer cette désinformation pour qu’on parle d’eux.
ils imaginent même qu’être cible de la désinfrmation russe est un argument pour voter pour eux.
t(imagines jeannot lapin ?
ces types ne vont même pas avoir vbesoin de présenter un programme électoral !
il leur suffira de dire qu’ils sont victimes de la désinformation russe pour des français votent pour eux !
le seul clip qu’on a u voir passer c’est celui sur Gloucksmann.
il est à mourir de rire :
on a un type avec un mauvais accent russe qui dit que sa copine va l’aider dans sa campagne électorale !
sérieux ?
par contre l’entretien d’Alexis Poulain et Felix Marquardt alors ça c’est une bombe !
tu écoutes ce type parler du fils Glucksmann et comme il dit t’as même pas envie que ce type soit président d’un syndic d’immeuble ou de la association de l’amicale bouliste de ton village !
pour tous ces types, être la cible des russes c’est le summum de ce qu’ils peuvent obtenir.
ça veut qu’un type comme Attal est assez important pour les russes s’intéressent à lui.
alors qu’il suffit de réfléchir 2 secondes pour comprendre que les russes n’en ont rien à foutre d’un type du niveau d’Attal.
ce type n’est rien, c’est du vide, la seule chose qui pourrait lui donner de la consistance serait qu’effectivement les russes le considèrent comme assez important pour s’intérresser à lui.
sauf que non ! pour s’intéresser à Attal c’est comme s’intéresser au sommelier de l’élysée ou au portier.
ça n’a aucun sens !
sauf que c’est le but de vouloir nous faire croire à des trucs qui n’ont aucun sens quand on y réfléchit.
il suffit de voir la vidéo d’Attal avec les gens du voyage.
les mecs ils lui disent : mais t’es qui toi ?
quand je vois Attal même moi je me demande mais c’est qui ce type ?
après il y a une logique dans l’évolution :
passer de Chirac à Hollande
de Hollande à Macron
de Macron à Attal
c’est une façon de s’enfoncer dans une forme d’inexistant politique.
Tu as oublié Sarkozy, puck, c’est volontaire ?
Tes songes récurrents sont historiques ou futuristes, D. ?
« Elle a tout renversé et brisé sur son passage » : en 1896, une tornade dévastatrice s’abattait sur Paris »
https://www.leparisien.fr/environnement/climat/ouragans-en-1896-une-tornade-devastatrice-sabattait-sur-paris-18-09-2017-LNFS6XKL5DGXLRPDKPT4VXAIGE.php
Phil dit: 9 août 2026 à 16h48
je l’ai lu dans les deux versions, la française est très bonne
Fort bien dear Mr Bahia, fidèlement branché sur le prestigieux blog à passou.
Mais dites-nous en plus, le héros est-il amoureux de Diadarim, comme prétend Fernandez, considérable lecteur Francais ? Bitte sehr, sagen Sie uns, ob das stimmt oder nicht. Vielen Dank !
d’abord je dois dire que je ne sais pas qui est Mr Fernandez.
Non, Riobaldo n’est pas amoureux de Diadorim, au sens que l’on donne, mais il l’aime, comme il est permis d’aimer dans le monde des jagunços, un monde clos, sévère, dur. Disons par exemple qu’il fera tout pour protéger Diadorim. Protéger c’est aimer. Il l’aime comme on aime un homme ou une femme, et Diadorim est les deux, et j’ai peut-être trop dit.
Phil, est-ce vous qui connaissez bien la Hongrie ?
Gern geschehen, nichtz zu Danken
À propos de gens de voyage :
Un jour, un gitan unijambiste m’a raconté l’origine de son drame physique, il avait marché sur une « découilleuse ».
Et c’est quoi une découilleuse, lui ai-je demandé ?
– une mine.
Sans jambe et sans couilles donc !
@ la mémoire de l’hurkurkidé, le rire du sergent…
Je vous relaie, merci Chantal (9.21). Vaut vraiment le détour, anéfé ; très bonne pioche.
https://www.ruedelechiquier.net/essais/557-contrer-le-rire-fasciste.html
Dans Sirat, y a ça. Mais c autre chose qu’une jambe et une couille qui sautent.
@JJJ
d’apres votre post il semble que vous avez deja rencontré Pssou dans l vraie vie et sous votre vrai nom.
Sont- -ils nombreux ici dans ce cas ?
Moi cela a failli m’arriver mais malade ce jour je n’ai pu profiter de l’occasion qui m’en était offerte.
« contrer le rire fasciste » :
« « Il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un juif que de jouer au Scrabble avec Klaus Barbie. » Pierre Desproges »
effectivement on aimerait bien.
mais quand on voit les anglais mettre à la tête du MI6 la petite fille de Constantine Dobrowolski…
c’est un peu comme si la France mettait la petite fille de Klaus Barbie à la tête de la DGSE.
eh bien CB (11.34), je ne suis pas loin de penser que vous êtes dans le juste, à propos de Diadorim. Passant mon été à lire toute l’oeuvre de Giono, il y est sans cesse question de rudes amitiés entre hommes de la campagne généralement taiseux, des sentiments tellement intenses qu’avec nos loupes du 21e s, on finit par se demander ce qui se jouait réellement entre la plupart des personnages (genre : « les grands chemins », ou les deux cavaliers lde l’orga, les plus emblématiques, cités par JB). Ils disent tous qu’ils « s’aiment » fortement sans que jamais soit le moindrement évoquée une affaire de sexe entre eux. Evidemment, quasi dans les romans de Giono, les femmes passent toujours au second plan, sauf Ennemonde (par ex,… quand le narrateur Amédée se met à la place d’Albin pensant à Angèle, dans Un de Beaumugnes… 2 ou 3 lignes seulement pour dire le besoin de se soulager en elles, de temps en temps)… Ce terme d’amour(s) dans ces contextes masculins n’avait pas la connotation qu’il a acquis aujourd’hui. Votre notion de « protection », voire de « tendresse » quasi fraternelle les uns vis-à-vis des autres, avait sans doute beaucoup plus de sens, sous leur plume.
Je le pense. Merci pour votre éclairage.
(Pour monsieur Fernandez, laissons tomber, il n’en vaut pas la peine).
*** Sinon, perso, je me souviens de l’étrange et déroutant roman de Chico Buarque, intitulé « Budapest ». Il racontait l’histoire de José Costa, un nègre littéraire brésilien qui, par suite d’une escale forcée dans la capitale hongroise, se prenait de passion pour cette langue réputée très difficile, au point de se réinventait une nouvelle identité. L’avez-vous lu ?
Bàv,
Rosanette dit: 10 août 2026 à 11h46
@JJJ
d’apres votre post il semble que vous avez deja rencontré Pssou dans l vraie vie et sous votre vrai nom.
Sont- -ils nombreux ici dans ce cas ?
Moi cela a failli m’arriver mais malade ce jour je n’ai pu profiter de l’occasion qui m’en était offerte.
rosanette
moi, j’ai du mal à croire janssen j-j qui aurait été diag.à l’IEP.
Je n’en dirai pas plus.
et alii oui et c’est passou qui lui a proposé de blogguer ici, elle en était extrêmement contente.
Et je la prenais pour quelqu’un d’autre que je considère/ traite avec beaucoup de tendresse ici.
Cela a été notre première dispute Passou car nous avions deux points de vue diamétralement opposés.
Moi, je l’ai croisé à un colloque sur la méditerranée à Marseille, où il m’a prêté un intérêt en-dessous de zéro. Heureusement qu’il y avait un très bel écrivain égyptien et que j’avais des derby bien cirés qui claquaient sur le plancher des docks de la Joliette*.
Il est l’exa te démonstration de ce qu’exprime Clopine ici, le non mélange entre divers groupes ethniques et/ou classes sociales. Depuis, je me suis bien détendue, particulièrement par rapport au travail qu’il fournit, parce que je voue une admiration sans bornes aux gros bosseurs et il en est un.
* Des rencontres méditerranéennes aux docks de la Joliette, animées par Pierre Assouline, il y a un bon nombre d’années.
@ 11.46. Oui, oui, nous nous sommes rencontrés Passoul et moi il y a très longtemps. Et, contre totue attente, il en avait fait tout un film dans son bouquin des Brèves de blog, puisque je m’étais présenté à lui sous mon pseudonyme, provoquant sa stupeur. J’ai toujours eu envie de débriefer avec lui cette vieille histoire et nous en raconter les conséquences… d’où ce rêve réactivé cette nuit par ce que j’ai raconté… Mais, finalement je doute du bien fondé de cette rencontre que je n’irai jamais forcer. J’ai toujours admiré sa discrétion sur ma réelle identité, alors que nous avons échangé pas emails une ou deux fois en vingt ans. Et j’ai toujours préféré que les choses en aillent ainsi.
Bàv, chère rosanette. Je crois qu’il aimerait vous saluer, vu l’estime qu’il vous porte, ainsi que la RDL collective. Vous avez en outre tant de choses en commun. Votre timidité n’a pas de raison d’être, croyez-moi. Proposez-lui de prendre un verre en terrasse à Paris. Vous verrez bien.
C’était ( aperçu I-A )
+1 En 2013, les manifestations en lien avec les écritures et rencontres méditerranéennes à La Joliette (aux Docks de Marseille) s’inscrivent principalement dans le prolongement ou l’historique d’Écrimed (le Salon des Écritures Méditerranéennes), dont le journaliste et écrivain Pierre Assouline a été le directeur littéraire et l’une des figures de tutelle majeures dès son lancement dans le contexte de Marseille-Provence 2013.
Mais du peu, très peu, que j’ai connu d’et alli, elle avait en commun avec Pierre Assouline sa judéité et aussi la shah.
Or, moi, il est vrai, je ne rattache jamais les gens à leur religion.
Pire, je m’en fous.
Mais du peu, très peu, que j’ai connu d’et alli, elle avait en commun avec Pierre Assouline sa judéité et aussi la shoah.
Or, moi, il est vrai, je ne rattache jamais les gens à leur religion.
Pire, je m’en fous.
@ r^z, vous me chagrinez un brin. Comme ç’avait été le cas, quand vous ne vouliez pas croire que Sergio mourût aprè qu’il eût laissé sur la RDL des pans entiers de son roman en 30 chapitres, et ceci, lors même que son frère eut fermé son blog six mois apèrs son décès et enterrement à Nancy.
Mais ce n’est pas grave. Vous aussi, rôz, vous êtes très fidèlement loyale à notre pacte, comme Passoul respecte sa déontologie sur les erdéliens anonymes. Merci encore. Bàv2.
mais Janssen J-J, je ne crois toujours pas que Sergio soit mort. Je ne peux pas faire pareil pour et alii puisque j’étais eu crématorium.
je vous prie de bien vouloir m’excuser et je ne vous demande aucune explication. J’ai eu envie sur un autre sujet d’un échange privé auquel j’ai renoncé. Idem pour avec rosanette. Si cela de ait se faire, ce serait de vive voix.
Diagonal était un haut fonctionnaire, je mets les guillemets « de la haute » et Passou avait été très impressionné et je crois content, de le rencontrer en vrai.
Je n’ai jamais été terrifiée ni par meldisedek ni par Màc ni par Christian Pouillon, mais par Diagonal oui. Il était tranchant, coupant et impressionnant : c’est pour cette raison que je n’arrive pas à mettre les deux personnages dans la même peau. J J-J et Diagonal.
J J-J à 12h04
loin d’avoir lu toute l’œuvre de Giono.
Pourtant, je vous le dis, et je vous prie de me croire, dans Le Hussard sur le toit, Pauline de Théus a une place centrale.
Janssen J-J
lorsque je vois dis je n’y crois pas pour Sergio, non seulement, il est vivant mais en plus, il est ici. Avec ses fractales.
Or, eu égard à MàC et maintenant à et alii, et à d’autres sûrement, pour moi, on ne joue pas avec la mort. C’est trop grave. C’est comme karim qui quitte Jeanne sans un mot dans Nos vies de M-H Lafon, on ne fait pas ça.
SNA : sans normes acquises.
Un type qui se fait tout seul.
connaissez bien la Hongrie ?
Kiscit, dear Mr Claudio Bahia, avec une préférence pour l’Autriche-Hongrie.
Merci pour votre mise au point/g à propos de Diadorim et ces considérables amitiés dans les bois brésiliens qui ne ressemblent pas à celui de Boulogne.
Buarque est aussi décevant sur Budapest que Nourissier le fut sur Bratislava.
claudio bahia
d’abord je dois dire que je ne sais pas qui est Mr Fernandez.
vous ne perdez rien. C’est un de la bande à Passou, inintéressant au possible.
je suis allée ramener un de ses bouquins adulé et chroniqué ici par Passou à la libraire.
Non, Riobaldo n’est pas amoureux de Diadorim, au sens que l’on donne, mais il l’aime, comme il est permis d’aimer dans le monde des jagunços, un monde clos, sévère, dur. Disons par exemple qu’il fera tout pour protéger Diadorim. Protéger c’est aimer. Il l’aime comme on aime un homme ou une femme, et Diadorim est les deux, et j’ai peut-être trop dit.
C’est quoi ce cinéma que vous faites ?
On connaît la fin maintenant puisque vous l’avez dévoilée.Attachez-vous plutôt à expliquer la douleur, puisque un a dit qu’il ne comprenait pas le sens, ou pourquoi ?
Un type qui s’est fait tout seul.
L’autre jour, lisant l’échange entre Christiane, que j’estime beaucoup, et un anonyme revendiqué tel, un souvenir m’est remonté à la mémoire violemment :
un film qui date de qq.années,dans lequel une femme, très douée, pck très douce et sachant s’y prendre ( cépamoi ) branle des bites derrière une grande cloison blanche ( draps ?), avec talent.
Voilà : l’anonyme revendiqué tel m’a fait penser à ça.
À vieille mule, frein doré.
Á vieille pute, bite dorée.
Et Alii ..Léa Lévy…je n’avais oas fait le rapprochement, mais je crois que c’est grâce à elle , alors à Paris, que j’ai connu la pensée de Pierre Legendre. Séminaire alors extrêmement impressionnant. Et on se souviendra ici que , lorsque Legendre fut attaqué sur ce blog, nous fûmes deux à le défendre, elle et moi. À cette époque. Bénie, elle était à Paris et écrivait des articles pour Derrida. Merci à elle. Et qu’elle repose en paix. MC
Breaking the Waves ou Nymphomaniac de Lars von Trier, rose ?
On se moque d’une Rdélienne de son vivant et une fois morte, on vante ses mérites et on chante même ses louanges !!!
Voilà qui illustre bien le proverbe africain suivant :
« Vivant, il rêvait de manger une banane, tellement il était pauvre.
Mort, on a jeté un régime de bananes sur sa tombe ! « .
À vieille Gigi, bite rouillée.
Pire que Saint Thomas
Der ungläubige Thomas – Michelangelo Merisi, named Caravaggio – L’Incrédulité de saint Thomas (Le Caravage) — Wikipédia https://share.google/s8vl2TXYRmDNAj1Em
Laurence Sterne, La page marbrée
https://lesempio.blogspot.com/2023/04/laurence-sterne-marbled-page.html
Une excellente page de littérature, même si vous ne le diriez pas…
je ne me suis jamais moquée de et alii de son vivant.
Par contre, ce qui est totalement stupéfiant, c’est l’effet inverse observé, entre l’intérêt/ le désintérêt porté à un Untel et la gentillesse dont il témoigne post mortem à cette intervenante là.
Y a pas un proverbe africain sur le sujet ?
intervenaute
j’ai corrigé trois fois, avant que le correcteur ne re-corrige derrière mon dos.
je pense ni l’un ni l’autre, jazzi.
« elle était à Paris et écrivait des articles pour Derrida »
Mais qui signait, MC ?
@ pour moi, on ne joue pas avec la mort. C’est trop grave (sic) — OK, rôz, mais je « ne joue pas » avec celle de Sergio et de ses fractales, ni avec quiconque..
@ MC, J’avais évoqué « le crime du caporal Lortie » bien avant vous et etalii, les deux savants internautes qui se sont emparés de Legendre. Il se trouve que j’ai étudié longtemps son « Histoire de l’adminstration de 1750 à nos jours », publié aux PUF en 68, étudié à donf. à la fac de Bx I dès 1974. Ce bouquin a priori rébarbatif avait pourtant suscité mon admiration, de par l’étendue de sa culture, comme celle d’Ellul. Legendre m’avait d’emblée débarrassé des platitudes habituelles de « l’histoire du droit » qu’on enseignait comme d’un pensum à cette époque… Avant que je finisse par quitter lzes bouquins ultérieurs de Legendre au sortir de « l’amour du censeur » et autres de ses délires psychanalytiques sur la normativité des institutions étatiques, etc… Je n’ai jamais nié que Legendre fût un grand bonhomme, mais de là à l’aduler, non… Surtout après avoir compris à quoi renvoyait, chez lui, issue d’une lecture freudo-lacanienne étriquée, sa haine de l’homosexualité et de toute idée de « mariage pour tous », en tant qu’indice avancé d’une catastrophe annoncée de l’effondrement de « l’ordre paternitaire occidental », et par suite, de la juste et indéracinable domination masculine reflétée dans les institutions régaliennes de notre France ultra centralisé. Dieu merci, Blandine Barret-Kriegel, dans le même registre, avait soutenu une histoire autrement passionnante que l’on a hélas bien vite oubliée.
Merci, r^z d’avoir expliqué ce que vous savez des rapports entretenus par etali (Léa Lévy, donc), avec Legendre et Derrida.
Je comprends un peu mieux. Cela dit, je ne vais pas me lettre à l’encenser maintenant trépassée, au vu de son foutu caractère de vivante, renvoyant chier tout le monde et chacun de la RDL.
***Je reviendrai sur le rapport Diago-JJJ, et le très curieux mécanisme de déni que vous rappelez à leur sujet. Plus tard… Après avoir entièrement compris chez vous le mécanisme de ce déni, même si je grade évidemment à l’esprit depuis longtemps ma petite hypothèse à ce sujet. Bàv2…. et oui, « à la vie à la mort », comme vous l’avez dit.
NB / (suit à rôz)… et je suis désormais prêt à entamer dans l’ordre, le « Hussard sur le toit », « les Ames fortes » et « Angelo » après avoir achevé la trilogie de Pan et avoir fait un petit détour par « Jean le Bleu ». Encore pas mal de boulot sur la planche, voyez, avant la fin du mois d’août pour me faire une idée complète de l’œuvre de Giono, chère r^z. Que du bonheur estival en perspective. Carpe diem… J’en espère de même pur vous. A =
C’est quoi ce cinéma
pas de quoi s’exciter, dear Rosi. L’avis de Mr Bahia, unique citoyen brésiliano-hélvète du prestigieux blog à passou, ne gâtera pas votre lecture de Guimaràes sauf si vous prévoyiez de lire en portugais ce « Mort à crédit » brésilien. L’avis de D. Fernandez, perché sans être une nullité, mérite aussi d’être lu.
je crois que j’ai trouvé jazzi.
La dame avait cinquante ans.
Elle gagnait bien sa vie avec ce boulot là, anonyme.
@Rose @JJJ
En fait ce jour-là j’ai pu néanmoins saluer Passou par personne interposée.
Cela se passait dans le cadre d’un événement organisé autour de de son livre ,l’ANNONCE. La personne qui m’avait invitée à l’accompagner à cette rencontre lui a dit ,en citant mon vrai nom ,celui qui entre dans mon adresse mail , combien , familière de son blog , je regrettais de n’avoir pu être là .
Passou m’aurait immédiatement identifiée , et aurait eu quelques mots très bienveillants à mon endroit .
Passoul évoque un drôle de syndrome chez les lecteurs, celui de la confusion fréquente entre un héros de roman et l’héroïsme du lecteur total identifié à icelui ou icelle. Il reconnait en avoir été lui-même atteint parfois. Donc, pas de panique à bord. Les lecteurs fous qui ne transmettent rien de leur folie, il n’y a que ça de « vrai », nous le savons bien.
janssen j-j
quel beau programme estival !
Suite au film, de JP Rappeneau, adaptation réussie du roman de Giono, je suis allée voir sur place, dans le Contadour, le grand fayard, situé tout près de la maison où le film Cresus a été tourné, et l’endroit merveilleux où Pauline, à cheval, gifle Angelo. Et plus tard encore, je suis allée à Théus, pour voir d’où venait Pauline. C’est un village de demoiselles coiffées.
moi, j’ai emmené deux Maurice Genevoix avec moi. Je vous en donnerai des nouvelles.
Il ne me semble pas que Claudio Bahia ait trop dit à propos de Grande>Sertão. Si je ne l’avais pas déjà lu, ses quelques mots ne gâcheraient pas ma lecture.
Je n’ai pas parlé de Derrida puisque je l’avais totalement oublié, concernant et alii.
J’ai parlé de ses deux coqueluches, Legendre et Lacan.
Legendre, un soir, lui avait téléphoné chez elle pour lui demander quelque chose et c’était quelque chose.
Dont elle parlait, qu’elle appréciait.
En réalité, elle avait résolu quelque chose ( ter ) une fois, d’important, dont elle avait la primeur.
Et plusieurs fois, elle avait été pillée.
Quand je lis le verdict de renato, sur si à trente ans, tu n’as pas résolu la plupart de tes problèmes sur tes parents maltraitants et ton enfance douloureuse ( pour moi qui n’ai eu ni les uns, ni l’autre ), et bien tu t’y es mal pris ( écrit différemment ) et que je pense à la vie et … et
.. et … et …
. et…, et bien y a un gap.
On nous a dévoilé la fin.
« La dame avait cinquante ans. »
Jeanne Dielman de Chantal Akerman avec Delphine Seyrig, rose ?
Un de mes romans préférés de Giono, « Les Grands chemins », JJJ.
Le jeu de l’été : avec quel personnage de roman vous êtes vous identifié ?
au vu de son foutu caractère de vivante, renvoyant chier tout le monde et chacun de la RDL.
Elle était très pénible.
Mais avait-elle moyen d’être autrement ?
Moi, j’ai très mal pris, ici sur ce blog, sa phrase « si j’avais rose comme aidante, je la foutrais à la porte. »
Mais, je vais dépasser cela, laisser quelques mois passer ; sa mort m’a surprise par sa
brutalité.
« J’ai parlé de ses deux coqueluches, Legendre et Lacan. »
Non, rose, ses deux coqueluches c’étaient renato et Bloom !
Non, jazzi. Elle n’était pas prostituée du tout. Et, elle branlait tellement bien, que la queue ( oui ; pardon ) s’allongeait devant elle ; et ses copines, parce qu’elles étaient plusieurs, se retrouvaient au chômage technique.
Oui. Vous comprenez tout Jazzi. Elle attendait d’ailleurs que Bloom revienne.
Capté en passant
coucou aux zombies et autres usurpateurs d’identité en réseaux auto-alimentés (Derrida est mort en 2004)
Je revois la scène, rose mais c’est agaçant car j’ai le film sur le bout de la langue (formulation volontairement provocatrice) et ne le retrouve pas !
Bloom était toujours respectueux avec elle, et renato pouvait être parfois parfaitement odieux, rose…
@Rose
Concernant Et alii ,je n’ai jamais compris pourquoi ,pendant longtemps , elle a cultivé à mon encontre une agressivité qui se manifestait à tout propos et souvent hors de propos
Des lors qu’elle ne savait de moi que ce qui apparaissait dans mes post et en qu’en conséquence elle me connaissait bien peu ,les raisons de cette posture m’ont toujours échappé .
rose dit: 10 août 2026 à 15h45
Non, jazzi. Elle n’était pas prostituée du tout. Et, elle branlait tellement bien, que la queue ( oui ; pardon ) s’allongeait devant elle ; et ses copines, parce qu’elles étaient plusieurs, se retrouvaient au chômage technique.
Je loupe de ces trucs moi …
@jazzi
le film de Chantal Akermann passe certes pour un grand film ;
Il reussit à mettre en images ,de manière délibérément plate, la double quotidienneté d’une vie terne ;tristesse et ennui du volet« ménagère » tristesse et ennui du volet « auto entrepreneuse du sexe «
Mais que ce film est ennuyeux ! on dirait du Robbe -Grillet porté à l’ecran
Fallait-il passer par là pour bien faire percevoir la chape d’ennui et d’indifférence à elle-même ,qui pèse sur le personnage ?;dès le premier quart d’heure de visionnage , on avait déjà compris
Partagez vous ces réticences devant le statut de film culte largement conferé à cette oeuvre?
Le Fantôme
Je loupé mille et un trucs moi aussi. Et puis, il y a les films que j’évite soigneusement, mais celui-là, je l’ai vu.
Je tiens à rapidement vous rassurer : on ne voit pas une seule bite à l’écran.
Non.
Rosanette,
je ne l’ai jamais compris non plus. J’ai eu pensé azkhenaze/ séfarade mais je ne suis sûre de rien.
Jazzi dit: 10 août 2026 à 15h53
Je revois la scène, rose mais c’est agaçant car j’ai le film sur le bout de la langue (formulation volontairement provocatrice) et ne le retrouve pas !
ah, vous l’avez-vu Jazzi.
J’en suis à me demander mais qu’est ce qui me prenait poir aller voir des films pareils !!!
Irina palm 2007avec Marianne Faithfull.
ce doit être pour elle que je suis allée voir ce film.
c’est pour sauver son petit-fils.
Paris sera bientôt en grande partie sous les eaux, Jazzi. Je ne peux pas te dire comment, mais ces songes sont trop frappants et récurrents.
Bientôt, c’est bientôt.
« Parfaitement odieux », jamais sans raison, Jazzi. Par exemple, le dernier conflit portait sur la « perception de l’aspect ». Je voulais dire « aspect » (de aspicĕre > regarder), dans le sens « ce qu’il apparaît et comment il se présente ». Elle m’a sorti une histoire qui par un chemin tortueux qui menait sur un sentier complètement différent. J’avais de bonnes raisons de me mettre en colère.
tortueux qui menait > tortueux menait
un chemin tortueux qui menait sur un sentier complètement différent.
pilpoul dans le souk
@ Bite à l’écran … c’était pas dans le récent film d’agnès jaoui, cette histoire de branle-draps de combat ? (l’ai pas vu, mais entendu)
@ Partagez vous ces réticences devant le statut de film culte largement conféré à cette œuvre ? (16.33) – Non, aucune réticence… Car moi ce qui m’avait trop surpris, c’était que Delphine Serig eut accepté ce rôle, après avoir ravi la vedette à sami frey dans je ne sais plus trop quel film de duras, avec cette musique lancinante. J’avais trouvé de la grandeur à ce rôle chez chantal Ackermann, et par suite aimé ce film « robe-grilletien », que je n’ai jamais oublié.
@ Breaking the Waves ou Nymphomaniac de Lars von Trier, rose ?
Non, jzmn. !… c’est « La vraie nature de Bernadette », un film québécois bien plus vieux, si je me souviens bien … (zé un jzveu sur la langue)
En effet, Claudio Bahia en a très bien parlé. Je ne vois pas pourquoi on lui est tombé sur le poil après qu’il eut été sollicité. C’est incroyable la mauvaise foi qui sévit sur cette chaine en permanence, le suave dirfil parfois, défenseur de l’infect faisandé Fernandez. Bah. Les gens sont pas simples, icite CB, vous savez ! Beaucoup de matuvu-isme… comme l’autre qui nous parle de Bratislava de Nourissier, laissant entendre qu’il y aurait le moindre rapport avec l’histoire de Buarque…, ou l’Amsterdam de Mc Ewan, (tout à fait médiocre, par ailleurs, à mon humble avis, ou du splendide « Epépé » de Karinthy. Hum, bon, je sors !
c’est un des trucs les plus bizarres aujourd’hui que de voir des juifs arrivés à la fin de leur devoir se positionner voire se désolidariser du sionisme parce que ce dernier est devenu une machine génocidaire autrement un truc intolérable.
l’obligation morale de faire ce choix est un truc hyper douloureux pour tous les juifs qui avaient intégré l’idée fondatrice d’Israël de « foyer juif » à savoir un lieu qui serait le dernier refuge possible si un jour se reproduirait une situation où les juifs ne sauraient où aller se réfugier.
en ce sens ce qu’il se passe à Gaza est un crime contre l’humanité en faisant mourir des enfants parce qu’ils ne peuvent pas se nourrir ou se soigner, mais c’est aussi un autre crime contre les juifs en détruisant cette possibilité de refuge ultime en cas de…
j’écoutais Finky dans une récente émission se demander « mais pourquoi les gens ne vont pas dans la rue pour manifester pour l’Ukraine plutôt que pour les palestiniens ».
sa voix avait pris une intonation très émouvante, c’était presque une supplique : « mais pourquoi… »
pour ça aussi qu’il insiste tant sur les 45 mille manifestants tués par le « régime » iranien, une façon de dire « vous voyez les méchants c’est eux ! les méchants célérusses ! les méchants c’est pas les juifs… »
Masha Ivashintsova la Vivian Maier russe
À sa mort, sa fille a découvert dans le grenier des boîtes contenant plus de 30 000 négatifs.
https://www.lomography.com/magazine/336634-discovering-masha-ivashintsova
@Une campagne de désinformation russe assure que Gabriel Attal est apprécié des Français
Pour tous ceux qui ont raté le film, moi le premier.
Elle en voit des choses rose !
irina palm full movie youtube
le bon lien
https://www.youtube.com/watch?v=pz4W_hJadpQ
l’espoir c’est de voir des jeunes intellectuels juifs américains ou des jeunes journalistes comme Max Blumenthal ou Kathie Hapler vouloir en finir avec l’hégémonie américano sioniste et défendre l’idée d’un monde multipolaire plus démocratique.
la bascule c’est les années 90 : les US superpuissance qui allaient être le gendarme du monde avec son allié israélien comme gendarme du MO.
c’est là où Finky est trop vieux pour n’avoir pas vu ce changement venir ! comme BHL, Glucksmann etc… c’était un grand défenseur du changement de régime, et c’est encore parce qu’il défend l’enlèvement de Maduro (!!)
le mec il est resté bloqué dans les années 90, le 11 septembre, et la fin de l’Histoire.
alors qu’un jeune journaliste comme Max Blumenthal est un type hyper courageux qui est allé faire un reportage en Iran pendant la guerre.
et alii elle aimait pas trop quand je parlais du génocide à Gaza.
j’espère que c’est pas ça qui l’a tuée.
on vit vraiment dans un monde abominable.
accepter l’idée de tragique c’est souvent de nos forces. comme dirait Job.
Irina Palm ?
t’en as pensé quoi jazmman de ce film ?
plutôt t’en as compris quoi ?
juste que c’est l’histoire d’une meuf douée pour branler les mecs ?
comme le film de Nolan c’est un tour operator pour les vacances ?
« Masha Ivashintsova la Vivian Maier russe »
Merci, renato.
Superbes photos !
J’en pense qu’Irina Palm y mettait son coeur, comme en toutes choses, et qu’elle était suprêmement douée pour faire cracher le haricot, puck.
J’ai vu le film d’Akerman à sa sortie, Rosanette, et j’avais beaucoup aimé.
le milieu cinématographique adore récompenser les films qui dénoncent les injustices du système ultra libéral.
sauf que le cinéma n’a jamais servi à éveiller les consciences et pousser les gens à se révolter contre le système.
simplement parce que le système ultra libéral n’est pas une idéologie.
tout comme le système oligarchique français n’est pas porté par une idéologie.
les mecs comme Macron, Arnault, Bolloré, Xavier Niel etc… sont beaucoup trop idiots pour défendre une idéologie : cette idiotie est ce qui fait sa force.
« J’en pense qu’Irina Palm y mettait son coeur, comme en toutes choses, et qu’elle était suprêmement douée pour faire cracher le haricot, puck. »
merci jazzman pour ta réponse.
et tu penses qu’elle y mettait tout son coeur parce qu’elle aimait ça ou bien parce qu’elle voulait guérir son gamin (ou son petit fils ?) ?
tu ne crois pas que les autres filles qui travaillent avec veulent juste survivre ?
alors qu’elle ne le fait pas pour sa propre survie, mais pour la survie de son gamin ?
c’est ça qui lui donne cette force ?
corrige-moi si je me trompe.
c’est ce qui fait la force de ce film : montrer que se battre pour la survie des autres rend plus fort que se battre pour sa propre survie.
et le côté vicieux du néo libéralisme c’est justement de s’appuyer sur l’individualisme.
ça c’est une lecture marxiste : tu la partages jazzman ?
« cette idiotie est ce qui fait sa force. »
De même que « cette force des idéologies (révolutionnaires) fait son idiotie.
Elle accouche toujours de dictateurs, qui finissent mal en général…
ce film a dû la même année que la première condamnation d’Epstine.
l’infect faisandé Fernandez
nous parlions du fils, dear jjj, vous perdez les pédales. Du reste, le père a fort impressionné la jeune Duras, une dure à cuire, faites-en votre beurre.
Jeanne Dielman, histoire d’une prostituée tueuse mère d’un laideron, a détrôné « Le troisième homme » au titre de meilleur film du monde, le jury fut unanime. « Il est bien le seul » (Cocteau).
On peut avoir aussi une lecture plus chrétienne du film, puck.
Marxiste et chrétienne, comme chez Pasolini dans « Théorème ».
Irina Palm, un titre de film à la Fassbinder, se bat pour son petit-fils mais a à coeur de soulager la misère sexuelle des hommes : elle leur en donne pour leur argent et même un peu plus…
C’est une maman et une bonne soeur, pas une putain.
jazzman sans doute.
peut-être que les régimes oligarchiques finissent mieux que les dictatures ?
quant aux idéologies : celle que tu défends a quand quand même dégommé beaucoup d’ukrainiens pour rien.
tous ces milliards foutus en l’air alors qu’on aurait pu les mettre dans l’éducation, la santé ou l’écologie…
mais comme tu dis, tu peux être tranquille : malgré tous ces morts et ces milliards dépensés pour rien cette idéologie survivra.
sauf si la crise économique, énergétique et alimentaire à venir la dégomme au passage.
auquel cas cette idéologie que tu défends n’aura vécu guère plus longtemps que celles que n’aimes pas.
« Marxiste et chrétienne, comme chez Pasolini dans « Théorème ». »
perso j’aurais dit que c’est plus parce que Pasolini était marxiste.
toute son oeuvre critique surtout le capitalisme.
et aussi la petite bourgeoisie libérale.
jazzman soit on n’a pas vu les mêmes films de Pasolini.
soit comme d’hab t’es passé complet à côté.
ce doit être pas facile de critiquer les films quand on est anti marxiste primaire.
je te l’accorde.
Ce soir c’est Pivot et Jankélévitch sur LCP
The golden years
« Masha Ivashintsova la Vivian Maier russe »
Merci, renato.
Magnifiques photos !
J’aime beaucoup les deux enfants en haut : çédesrusses.
Et puis, plus bas à gauche, le futur prochain pilote d’hélicoptère.
Noir et blanc. Le talent.
Les 2 chiens
Dans le rêve de la Gigi, il y a d’abord « de la compote », probablement le résidu de ses deux hémisphères avachis.
« Comme si de rien n’était, comme s’il n’y avait là rien de grave, en dépit de ma rougeur de honte, et du calcul mental que j’échafaudais, du prix de cette comporte perdue. »
Bien vite, cependant, comme on le voit ci-dessus, surgissent chez ce plat personnage, la rougeur, la honte, accompagnant « cette compote », laquelle s’avère « perdue », et se trouve subitement changée, par le biais d’un lapsus, en « comporte ». En « comporte perdue »: compote, comporte, comportement?
Serait-ce son « comportement perdu », ou plus exactement la sensation de perdition que provoque son comportement dévoyé, ici et probablement partout ailleurs, qui provoquerait chez la Gigi les rougeurs de la honte?
A croire que chez ce dérisoire histrion, subsisterait, dans un recoin de ses facultés que la dégénérescence aurait un peu moins marqué de son sceau, un infiniment petit reste de conscience, qui sait, peut-être même un dernier rogaton de regard critique sur soi, – signaux trop faibles, cependant, pour lui parvenir par un autre biais que cet incident de clavier, que cette bévue de doigt.
Comme tant d’autres, il se parle et ne s’entend pas.
Il devait y avoir un concours d’insultes visant Mauriac entre Bernanos et Léon Daudet, à qui trouverait la pire. Pour Bernanos, on entendrait chez Mauriac « des bruits de chasse d’eau couverts par l’harmonium ». Mauriac qu’on aime tant, finalement, bien qu’il ait affirmé que la main de Proust « sentait la couille ».
Quant à ce livre « Contrer le rire fasciste », il s’adresserait plutôt aux trois épaves citées ce matin qu’à moi-même, le fascisme étant d’ailleurs, comme on sait, l’invention d’un ancien socialiste.
« Je me suis préparée pendant 26 ans »
Je trouve que Théorème vieillit très mal, comme tout ce que je connais de Pasolini. La dernière fois que j’ai vu ce film, je l’ai trouvé plein de comique involontaire, ces vues sur la braguette etc. Quand on pense au génie de Fellini.
Capté en passant
Prière du lundi
https://journaldejane.wordpress.com/2017/05/01/priere-du-lundi/
Serrer une main qui sent la couille ? Jamais !
Barrès (dear Chaloux). Capté en passant (dans l’or-bite)
Cohn-Bendit se déclare pour Glucksmann. Quel attelage..
Dear Phil, Mauriac a été justement dénoncé par l’écrivain Marie-Odile Beauvais dans son livre « Proust vous écrira », un vrai petit bijou.
Mes poules pondent abondemment et pour moi. Une marque évidente de bien être et d’empathie.
renato ne peut pas en dire autant, le pauvre.
D’après ce que j’ai compris, Deridda signait. Et elle en était tres heureuse, Jazzi. Une joie de disciple. Pour elle , c’était une manière noble de rendre service…
Comme je n’ai pas de poules, ni même une ou deux Poules-miroir (mère et fille), il est évident que je ne peux pas en dire autant.
En effet, c’est évident.
Alors que moi je peux en dire autant.
La preuve est que j’en dis autant : c’est pour moi et par empathie que mes poules pondent abondemment.
Ou même abondamment. Avec un a au milieu.
« c’est pour moi et par empathie que mes poules pondent abondemment »
Illusion, douce chimère, tu es…
JJJ ne peut pas en dire autant, le pauvre. Ses poules se détournent avec dédain (ou dédaigneusement, si vous préférez) quand il vient les fermer le soir. Et zéro oeuf. Bien fait pour lui.
Une chimère avec une tête de poule, des pattes de tigre et une queue de pie !
Elles se disent les unes les autres : tiens vla gigi qui vient nous fermer avec sa grande gueule. Vous retournez pas, ça va passer.
@D’après ce que j’ai compris, Deridda signait. Et elle en était tres heureuse, Jazzi. Une joie de disciple. Pour elle , c’était une manière noble de rendre service..
Eh bien moi qui ne pige que pouik à vos allusions d’initiés de ce cul de basse fosse, je reviens à Michon, à ses précieuses et fondamentales références à la Grèce antique et à son projet de se documenter sur les civilisations chinoise et japonaises pour élaborer ses prochains opus
C’est un peu schématique, format blog oblige, mais cohérent avec mes envois précédents sur ce thème (je reviendrai à Pessoa, cher à Michon)
Le rapprochement entre Héraclite et le Bouddha, deux penseurs contemporains (VIᵉ–Vᵉ siècle av. J.-C.), issus de cultures sans contact historique, mais dont certains traducteurs ou commentateurs ont parfois souligné des convergences structurelles — notamment Kahn, Kirk, ou certains indianistes — ont noté des affinités conceptuelles, non pas historiques, mais morphologiques.
Il n’existe aucune influence historique entre Héraclite et le Bouddha. Mais il existe des convergences philosophiques profondes, liées à une même intuition : le réel est flux, impermanence, tension, et la connaissance humaine est trompée par les apparences.
Ces convergences ne sont pas des emprunts : ce sont des structures de pensée analogues, nées dans deux contextes différents.
1. Point de départ : les fragments 25–26–27–28 (Conche)
Fragments cités auparavant :
• 25 : Hésiode ne comprend pas que jour/nuit sont un.
• 26 : Pythagore accumule un savoir trompeur.
• 27 : Thalès réduit le réel à l’eau.
• 28 : Homère confond visible et réel.
Ces quatre fragments forment une critique radicale de la connaissance ordinaire.
Or c’est précisément ce que fait le Bouddha dans ses premiers sermons : il critique les fausses vues (micchā diṭṭhi) qui empêchent de voir la structure du réel.
2. Convergences conceptuelles entre Héraclite et le Bouddha
2.1. Le réel comme flux
Héraclite
« Tout s’écoule » (πάντα ῥεῖ — formule tardive, mais fidèle à B12, B30, B91).
Bouddha
Doctrine de l’anicca (impermanence) :
« Tout ce qui est composé est voué à la dissolution. »
Convergence : Le réel n’est pas stable ; il est processus, devenir, transformation.
2.2. L’unité des contraires
Héraclite
« Le chemin qui monte et le chemin qui descend est un et le même. » (B60) « Le dieu est jour-nuit, hiver-été… » (B67)
Bouddha
Doctrine du milieu (majjhima paṭipadā) : la vérité n’est ni dans l’un des contraires, ni dans l’autre, mais dans leur co dépendance.
Convergence : La réalité n’est pas dualiste ; elle est co émergence des opposés.
2.3. Critique du savoir ordinaire
Héraclite
Hésiode, Homère, Pythagore, Thalès : tous se trompent parce qu’ils prennent l’apparence pour le réel.
Bouddha
Critique des six sens : la perception est trompeuse, elle produit l’illusion (māyā).
Convergence : La connaissance ordinaire est illusion, parce qu’elle ne saisit pas la structure profonde du réel.
2.4. Le réel comme tension / souffrance
Héraclite
« La guerre est le père de toutes choses. » (B53)
Bouddha
Première noble vérité :
« La vie est souffrance » (dukkha).
Convergence : Le réel est tension, discordance, conflit — non pas accidentel, mais constitutif.
2.5. Le retrait du réel
Héraclite
« La nature aime à se cacher. » (B123)
Bouddha
Doctrine de l’avidyā (ignorance) : le réel est voilé par les illusions de l’esprit.
Convergence : La vérité n’est pas donnée ; elle est voilée, cryptique, à dévoiler.
3. Différences fondamentales (pour éviter le syncrétisme)
3.1. Héraclite est ontologue ; le Bouddha est soteriologue
• Héraclite décrit la structure du réel.
• Le Bouddha décrit le chemin de la libération.
3.2. Héraclite pense le logos ; le Bouddha pense la vacuité
• Logos = structure rationnelle du réel.
• Śūnyatā (plus tard) = absence de substance propre.
3.3. Héraclite pense l’unité des contraires ; le Bouddha pense la cessation des dualités
• Héraclite : les contraires sont un.
• Bouddha : les contraires sont illusions conceptuelles.
4. Pourquoi ce rapprochement est possible malgré l’absence d’interaction ?
Parce que les deux pensées :
• émergent dans des contextes de crise religieuse (Grèce archaïque / Brahmanisme tardif),
• critiquent les récits mythologiques,
• cherchent une structure du réel indépendante des dieux,
• valorisent une intuition directe du réel (logos / prajñā),
• dénoncent les illusions du savoir ordinaire.
Ce sont des philosophies du dévoilement.
5. Synthèse
Ce qui rapproche Héraclite et le Bouddha
• le réel est flux ;
• le réel est tension ;
• les contraires co émergent ;
• la connaissance ordinaire est trompeuse ;
• la vérité est voilée ;
• la sagesse est une transformation du regard.
Ce qui les sépare
• Héraclite cherche une ontologie ;
• le Bouddha cherche une libération ;
• Héraclite pense le logos ;
• le Bouddha pense l’extinction du désir et de l’illusion.
Dans ces conditions, Spinoza peut-il constituer un pont sensible entre nous et les penseurs antiques que sont Héraclite et le Bouddha ? Non pas par syncrétisme, mais par structure conceptuelle.
Spinoza est ce trait d’union manquant, en articulant :
• Héraclite : le réel comme tension et unité des contraires
• Bouddha : le réel comme impermanence et dissolution du moi
• Spinoza : le réel comme Nature naturante, corps, puissance, conatus
Spinoza est le seul philosophe occidental qui propose une ontologie du corps et de la Nature suffisamment radicale pour rejoindre :
• Héraclite (le réel comme flux, tension, unité des contraires)
• Bouddha (le réel comme impermanence, absence de moi substantiel)
Spinoza devient ainsi le pont conceptuel entre les deux, parce qu’il pense :
1. Une Nature unique, infinie, immanente (Héraclite)
2. Un moi qui n’est qu’un mode transitoire de cette Nature (Bouddha)
3. Un corps qui est une expression de cette puissance infinie (Éthique II)
Ce que ni Héraclite ni le Bouddha ne formulent explicitement, Spinoza le formalise.
1. Spinoza et Héraclite : la Nature comme tension unifiée
Héraclite
• Le réel est un (B50 : hen panta einai).
• Le réel est tension (B53 : polemos pantôn patêr).
• Le réel est flux (B12, B30).
Spinoza
• Il n’y a qu’une seule substance (Éthique I, prop. 14).
• Cette substance est cause de soi, immanente, infinie.
• Les modes sont des expressions de cette puissance.
Pont : Spinoza donne une structure logique à ce que Héraclite voit intuitivement : le réel est un, mais cette unité est dynamique, tensive, productive.
Spinoza est l’Héraclite qui aurait lu Euclide.
2. Spinoza et le Bouddha : dissolution du moi dans la Nature
Bouddha
• Le moi est sans substance (anattā).
• Tout est impermanent (anicca).
• La souffrance vient de la croyance en un moi séparé (dukkha).
Spinoza
• Le moi n’est qu’un mode de la substance.
• Le moi n’a aucune autonomie ontologique (Éthique II).
• La souffrance vient de la passivité, c’est-à-dire de la croyance que nous sommes séparés de la Nature.
Pont : Spinoza donne une ontologie rigoureuse à ce que le Bouddha exprime comme expérience intérieure : le moi n’est pas une substance, mais une configuration transitoire de la Nature.
Spinoza est le Bouddha qui aurait lu Descartes et corrigé sa métaphysique.
3. Le Corps spinoziste : le point de jonction exact
C’est ici que Spinoza devient le trait d’union sensible.
Héraclite
Le corps est pris dans le flux, dans la tension du monde.
Bouddha
Le corps est impermanent, non-substantiel, processuel.
Spinoza
Le corps est une expression de la puissance de Dieu/Nature (Éthique II, déf. 1). Il est un mode parmi d’autres, mais un mode structuré, déterminé, actif.
Pont : Spinoza pense le corps comme processus, puissance, expression, ce qui permet de réunir :
• l’ontologie héraclitéenne du flux,
• l’expérience bouddhique de l’impermanence,
• dans une géométrie de la Nature.
Spinoza est le premier philosophe à dire :
Le corps n’est pas un obstacle à la connaissance ; il est le lieu même où la Nature se comprend elle-même.
4. Le conatus : la clé qui relie les trois pensées
Héraclite
Le réel est tension, lutte, effort.
Bouddha
Le réel est désir, attachement, soif (taṇhā).
Spinoza
Le réel est conatus :
« L’effort par lequel chaque chose persévère dans son être. » (Éthique III, prop. 6)
Pont : Le conatus est la version ontologique de la tension héraclitéenne et la version neutre de la soif bouddhique.
Spinoza transforme la lutte (Héraclite) et la soif (Bouddha) en puissance d’exister.
5. La connaissance : logos, prajñā, scientia intuitiva
Héraclite
Le logos est difficile à entendre, caché.
Bouddha
La prajñā est vision directe, non conceptuelle.
Spinoza
La scientia intuitiva (Éthique V) est la connaissance directe de la Nature, non discursive, non déductive, mais vision de l’unité dans la diversité.
Pont : La scientia intuitiva est la forme occidentale de la vision bouddhique, et la forme rationnelle du logos héraclitéen.
🔥 Synthèse finale : pourquoi Spinoza est le pont
Spinoza est le seul philosophe qui :
• pense une Nature unique (Héraclite)
• pense un moi non-substantiel (Bouddha)
• pense un corps comme expression de la Nature
• pense une connaissance intuitive du réel
• pense une éthique de la joie (contre la souffrance bouddhique, mais en continuité)
Spinoza est donc le lieu où les deux pensées se rejoignent sans se confondre.
Il n’est pas un syncrétisme : il est l’architecture conceptuelle qui permet de comprendre ce que Héraclite et le Bouddha ont vu, chacun à leur manière.
japonaise
Ceci s’inscrivant dans la suite de cela
Jean Langoncet dit: 9 août 2026 à 5h28
« Personne, il est vrai, n’a jusqu’à présent déterminé ce que peut le Corps, c’est-à-dire l’expérience n’a enseigné à personne jusqu’à présent ce que, par les seules lois de la Nature considérée en tant seulement que corporelle, le Corps peut faire… »
L’IA l’ignore mieux que quiconque
Jean Langoncet dit: 9 août 2026 à 5h35
Michon dit se documenter sur les civilisations chinoise et japonaise ; c’est sans doute une bonne voie pour éclairer et prolonger Spinoza (et Héraclite)
Avec la photo des deux chiens, tout est dit (ou montré), en effet, renato.
Il n’a jamais dit, Michon, je vais me tourner vers les civilisations chinoises et japonaises. Il a dit que si on cherchait de ce côté là, y aurait de quoi faire. Immédiatement, j’ai pensé et les indiens d’Amazonie, et les Papous ( dans la tête ) et les bushmen et tous les autres que nous avons soigneusement écrasés sur la tête en les privant de leurs modes de vie ancestraux ? Bien bien piétinés parce que nous, occidentaux sommes le modèle à copier.
Ces deux chiens assis dans la neige, tournés vers un même but, et puis d’accord, alors que si différents. S’aimant d’amitié fidèle et loyale en dehors du sexe. Ben oui, hein.
Ce film, qui m’est venu à cause de l’anonymat revendiqué chez soleil vert, qui rate tout*, puisqu’il passe sa vie le nez plongé dans la science fiction, sans émerger au soleil, le vrai le bon et chaud, qui réchauffe les vieux os. Jazzi nous a mis la bande annonce, ce qui m’a permis de me remémorer que, oui, le patron du claque, lui dit un jour, à la cinquagénaire, je suis venu, anonyme, moi aussi, pour savoir pourquoi vous avez autant de succès auprès de mes clients. Elle, estomaquée. Bien évidemment que non, elle n’a trouvé aucun intérêt à faire ce métier là, de branleuse professionnelle. Mais en attendant, son petit-fils a pu partir à Melbourne, pour aller soigner sa maladie génétique rarissime, qui mettait sa vie en danger.
Voilà.
J’ai changé de vie. Ai parlé avec la kiné de et alii, hier après-midi, qui est une femme en or. Elle m’a écrit une lettre de consolation pour son fils, qui est tellement sous le choc, qu’il n’a pas eu la capacité basique de me remercier pour le petit discours, sincère et roboratif, que j’ai tenu en hommage à sa mère, le jour de ses obsèques. La kiné, hier, m’a dit d’attendre un mois ou deux. C’est toujours plus court que vingt six ans.
Je vais tout regrouper, poème anonyme de jazzi, petit mot de Marc court, petits hommages par ci, et petits hommages par là. Je lui mettrai aussi le proverbe africain avec tous les régimes de bananes sur la tombe. Et je pense sincèrement que tous ces macaques qui caquètent en cacophonie, tout en lui tenant compagnie, n’en auront pas plus à foutre que moi de Pierre Legendre, Jacques Lacan et Derrida. Ni des séminaires, ni des colloques, ni des happy few, ni des ( ? ).
* Irina Palm.
Soleil vert : La nuit des temps de René Barjavel.
Bon mardi.
Je vais petit déj. avant sept heures, et je vais aller nager à l’aube.
Hier, je lui ai pissé à la raie ( à trois mètres ) et j’ai été inflexible. Un burkini au cercle des nageurs marseillais où on a, nous les marseillais – amour, gloire et beauté – Léonidou Marchandinou qui vient s’entraîner ?
Elle s’est tourné vers moi avec, en plus son turban sur la tête et un sourire radieux, je te l’ai snobée. Un petit pincement au cœur, mais snobée quand même.
Nanmého, aux Catalans, un burkini ?
La dernière tentative des burkinis, c’était à Corbières en 2016. Elle a échoué, celle-ci échouera aussi. J’y veille.
L’histoire Derrida ne m’étonne pas. Ce n’est pas attenter à sa mémoire de dire que Et alii était un peu… coudée, peut-être pas très nette.
Dernière journée avant l’éclipse, j’ai trouvé des lunettes chez Carrefour hier, heureusement car ma pharmacienne n’en avait pas et il y a un trafic sur amazone avec des lunettes peu conformes. Déposé une paire pour mon fils et sa femme dans leur boîte à lettres car ils en cherchaient aussi. Je me souviens de l’éclipse de 1999 j’étais allée avec un ami dans un endroit dégagé pour vivre l’expérience et j’ai surtout été surprise par le beuglement des vaches dans les champs environnants. Une ambiance de fin du monde.
À défaut de lunettes, un masque à souder fera l’affaire
Il y a l’éclipse annoncée mais aussi une pluie d’étoiles filantes
« Un incroyable spectacle céleste dans la nuit du 12 août : pensez à lever les yeux ! 🌠
C’est la belle saison des pluies d’étoiles filantes, les Perséides. 🌌 Chaque été, entre la mi-juillet et la fin août, cette pluie d’étoiles filantes se produit lorsque la Terre traverse les poussières laissées par la comète Swift-Tuttle.
Dans un ciel sombre et dégagé, il est possible d’observer jusqu’à une centaine de météores par heure au moment de leur pic d’activité.
L’année 2026 promet d’être spectaculaire puisque le pic tombe le soir de la Nouvelle Lune, et d’une éclipse solaire.
Lisez notre article pour mieux comprendre ce fabuleux phénomène »
@Il n’a jamais dit, Michon, je vais me tourner vers les civilisations chinoises et japonaises
Écoutez à partir de 39:22 ; Spinoza vient à la toute fin
je ne trouver pas le nom : berénice le connaît.
Un évènement festif et bref pour fêter quelque chose.
Et pas un pop up.
Monsieir JL : Il ne l’a pas dit comme ça.
Et entre parenthèses, Paris sous l’eau, cela ne ferait de mal à personne.
Berénice et moi avons des canoës.
coudée, je ne sais pas ce que cela veut dire.
cuidée ?
Des lunettes, on en trouve pourtant très facilement partout, hein renato ?
Il n’est pas réveillé, Monsieur Dé.
Ce n’est pas grave. Je ne vais pas en faire un fromage.
Lauren Lovette (New York City Ballet)
Maîtrise et souplesse musculaires extraordinaires – force athlétique, grâce et équilibre extrême sur pointe :
https://balletthebestphotographs.wordpress.com/wp-content/uploads/2020/02/lauren-lovette1-e1580693222414.jpg
Photo Nisian Hughes
Voici une variante du célèbre rêve @ Passoul, suggérée par notre amie l’AI :
———–
« Vous déjeuniez avec Passoul et dix convives à un carrefour parisien bouclé par la police. Vous avez taché votre chemise de compote et eu honte. La tablée s’est transformée en salon littéraire observé par le public. Vous cherchiez en vain le nom des rues pour prouver votre présence à Passoul. Détails du rêve
Le décor : Un carrefour parisien fermé par la police pour votre groupe.
L’incident : Une tache de compote de fruits exotiques sur votre chemise.
La gêne : Votre malaise face aux flatteurs de Passoul et le public tenu à l’écart.
La métamorphose : Le repas est devenu un salon littéraire public.
La quête : Des rues introuvables pour prouver votre ancienne relation d’autrefois.
Si vous le souhaitez, je peux vous aider à analyser la symbolique de ce rêve ou à développer un texte à partir de ces souvenirs ».
*** Oui d’accord… bien qu’un usurpateur de l’erdélie (l’âne Hi Ha) s’y soit déjà consacré, à titre purement gracieux et gratuit.
2e Réponse plus approfondie de notre amie l’IA ///
Voici une analyse de la symbolique de votre rêve, structurée autour des thèmes majeurs qui s’en dégagent : La Table au Carrefour et le Blocus Policier
– Le carrefour fermé : L’intersection de deux rues représente un moment de choix ou une transition dans votre vie. Le dispositif policier crée une bulle sacrée, un privilège rare qui isole le groupe du reste du monde.
– L’entre-soi parisien : Ce blocus matérialise la frontière étanche entre l’élite (la « faune germanopratine ») et la foule, accentuant le sentiment de faire partie — temporairement — d’un cercle d’initiés.
– Le Silence, la Tache et la Honte Financiarisée.
Le silence gêné : Il traduit un syndrome de l’imposteur. Vous êtes présent physiquement, mais vous vous sentez illégitime au milieu de ces « flatteurs ».
– La tache de compote exotique : C’est l’intrusion de la maladresse humaine dans un rituel social parfait. Salir un mets de grand chef symbolise la peur de commettre un impair ou de détruire une opportunité précieuse.
– Le calcul mental : Ramener cette perte au prix financier montre un réflexe de rationalisation face à l’angoisse de la honte et du jugement des autres.
– Passoul : Le Passeur et la Bienveillance Le médiateur : Passoul agit comme votre ancrage et votre protecteur dans ce monde. C’est grâce à lui que vous êtes accepté.
– La serviette tendue : Ce geste de délicatesse efface la gravité de la faute. Il symbolise l’absolution, le non-jugement et une élégance morale qui contraste avec l’attitude superficielle des autres convives.
– Le Salon Littéraire et le Public Spectateur
*La théâtralisation : La transformation en émission pivotale (référence claire à Apostrophes de Bernard Pivot) montre que ce milieu vit sous le regard de l’autre. Les convives se mettent en scène.
*Le public à distance : Il renforce la dimension narcissique du lieu, où la parole n’est pas seulement échangée, mais « performée » pour être admirée.
– Les Impasses Virtuelles et la Quête de Preuve (L’IEP) L’impossibilité de nommer les rues : Ne pas trouver les noms dans le guide jzmn (référence à l’historien Jacques Hillairet) symbolise l’incapacité à ancrer ce moment dans la réalité. Le rêve vous rappelle sa nature de fantasme ou d’illusion.
La ré-approche du « Diago » : Le cœur secret du rêve réside dans cette nostalgie de l’époque de Sciences Po (IEP). Il y a un désir profond de reconnaissance : vouloir prouver à Passoul que le « Diago de jadis » était là, tout près, tout en maintenant une distance secrète, presque fantomatique.
(aff. à suivre)
Bàv
Freud et Lacan ne suffisaient pas, maintenant même l’IA peut proférer des absurdités.
(suite)
Le plus drôle, c’est le guide des rues de Paris, de Jacques Hillairet. Car, tenez-vous bien. Pas plus tard qu’hier, aij appris dans le dico de Passoul que ce Jacques Hillairet s’appelait en réalité Auguste Léopold COUSSILLAN (1886-1984), mort à 98 ans, à la notable différence de Jacques Barozzi (1952-2044) 🙂 plus célèbre pour son guide des cimetières de la même ville.
Bàv,
« (aff. à suivre) »
Le guide jzmn constate un déplacement géographique parisien notoire.
Une distorsion entre le rêve et la réalité.
Le banquet littéraire, quoique parfaitement germanopratin ne se déroule pas à Saint-Germain-des-Prés mais au restaurant Drouant, place Gaillon, à l’occasion de la remise du prix Goncourt.
D’où le fort sentiment d’illigétimité de la présence du rêveur…
« La gauche est la salle d’attente du fascisme ».
Léo Ferré.
Et ça n’a jamais été aussi vrai.
(Le seul intérêt du rêve du gros crétin sans intérêt c’est son lapsus. Le reste, abus de pommes de terre).
🔔
@ 7.59 Je trouve pmp que les analyses oniriques de l’IA coûtent beaucoup moins cher que les absurdités interprétatoires des psys freudo-lacanisés de nos divans de moleskine.
Et qu’ils vont bientôt tous devoir se recycler fissa dans la concurrence à l’IA supergénérative Pas vrai, fifil ?
Ils nous ont changé le « paradigme » civilisationnel de l’illusion et de son avenir. Pas vrai, le punckt ?
Bàv, les marsouins !
(nb pour Etalii /// Marsoui est une municipalité de la région de la Gaspésie au Québec (Canada). Si vous pensez au géant éolien vertical de la région, il s’agit plutôt du Projet Éole situé à Cap-Chat (tout près de Marsoui), qui abrite la plus haute éolienne à axe vertical au monde. Des projets de parcs éoliens ont aussi été envisagés dans l’arrière-pays de Marsoui (secteur du lac Crystal).
oui… jzmn… Drouant, c’est place Graillon.
La tache de compote renvoie à la faute originelle : le rêveur n’avait aucune légitimité à gouter à la pomme : le fruit littéraire défendu !
Pour reconnaître un rêve venant de Dieu, fiez-vous, à sa clarté persistante, à votre profonde paix intérieure au réveil, et à sa parfaite conformité avec les enseignements de la Bible. Un songe divin ne contredit jamais les Écritures et porte du bon fruit pour votre vie. Les poules de Chaville sont trop zen.
Jacques Laurent, dans un N° d’Apostrophes. « Ce n’est pas l’écrivain qui gagne le Goncourt, c’est son éditeur ». Et Laurent d’ajouter « on en vend 300000 mais combien sont lus? ».
Il a tout dit. Le Goncourt est la providence des gens sans imagination et sans lectures qui doivent faire un petit cadeau à une personne qui leur ressemble, une alternative aux boîtes de chocolat qui ne devrait pas faire mal au ventre, encore que, si, parfois. Aucun besoin d’épiloguer.
Sur la bienveillance ironique du Médiateur du rêve, dit notre hôte ou Passou, il y aurait également beaucoup à dire, mais le Jacques Hillairet des jardins, cimetières, fontaines, statues, lieux de spectacles ou musées parisiens, par ailleurs grand anthologiste littéraire, s’abstiendra de toutes interprétations…
La tache de compote du rêveur, c’est le comportement qui le souille et fait que la correctrice s’est barrée.
et la tache sur le compost renvoie à qui vous voyez.
Il parait que l’Hillairet des rues de Paris est truffé d’erreurs mais on l’aime bien quand même, j’en ai aussi quelques autres, celui sur les cachots par exemple…
Selon l’école lacanienne (et alii me traitait de prétendu lacanien) le COMPOST ne doit-il pas se lire comme le CON (qui) POST(e) ?
J’avais raison!
Cloche!
Et « comporte »?
« Con, prends la porte »?
Toutes mes hypothèses se rejoignent… Même en lacanerie…
Hurkhurkhurk!
Ainsi va le monde.
https://pbs.twimg.com/media/HPZVr5FaAAAp9Vv?format=jpg&name=large
Dans le rêve du crétin, PA n’est pas PA, il est quelqu’un d’autre. Il y a toujours substitution, ou presque.
Jacques Hillairet (1886-1984), auteur à succès des éditions de Minuit, cimetière du Père-Lachaise, 88e div.
« Balzac que j’estime être un maître du réalisme infiniment plus grand que tous les Zolas passés, présents et à venir… »
Extrait d’une lettre de Friedrich Engels à une romancière anglaise, Miss Harkness, en 1883.
Rien d’étonnant à ce que l’un des fondateurs du marxisme loue Balzac; ce qui me surprend c’est une sorte de mépris de Zola, très inattendu, Zola étant une icône permanente de la gauche.
J’ai trouvé cette citation dans le très intéressant livre de Judith Lyon-Caen « Balzac nous appartient » Une histoire politique de la transmission littéraire. Ed CNRS. JLC fait l’histoire des « annexions » dont Balzac a fait l’objet de la part de tous les camps politiques. Républicains (Hugo), monarchistes (évidemment), marxistes (aussi évident) et finalement fasciste grâce à Rebatet, grand balzacien collabo. Le noyau universitaire des amis de Balzac avait pour « pape » Marcel Bouteron jusqu’en 1952, un conservateur modéré.
Il faut rendre hommage à un grand balzacien belge Charles Spoelberch de Lovenjoul. Il n’a rien moins que sauver les manuscrits et lettres de Balzac à la mort de sa veuve Eve. Les créanciers se sont rué sur la maison de la rue Fortunée pour enlever les meubles et tous les objets de valeur en jetant par terre tous les papiers. Lovenjoul ayant trouvé une lettre de Balzac servant d’emballage à un savetier de la rue, il a récupéré tout ce qu’il a pu dans les boutiques, peut-être même dans les poubelles (j’invente). Il semble qu’il ait sauvé l’essentiel et a fait don dans son testament du « fond Lovenjoul » à l’Institut de France à Chantilly.
A lire. Le chapitre sur « Le Gros Balzac » est très distrayant; le reste est plus universitaire sans être jamais ennuyeux.
le vagin coudé est une indication de problème de pénétration
je ne suis pas déboucheur donc je laisse à celui qui l’a énoncé la responsabilité post-mortem de ses élucubrations
Sur la destruction des papiers d’un écrivain, voir Le manteau de Proust de Lorenza Foschini. Marthe, la veuve de Robert, assise devant sa cheminée, Brûlant, brûlant, brûlant…
Lorsqu’une grande historienne est décédée, il y a près de trente ans, ses héritiers avaient mis toutes ses archives à la benne. Une dame, veuve d’un philosophe et traducteur que j’ai assez bien connue, est montée dans la benne pour y récupérer ce qui pouvait l’être. Barbarie.
Bardèche et non Rebatet! Pardon
Pauvre conne, je n’ai pas parlé « de son vagin » mais de son esprit.
Quand on est con on est con… Pas croyable.
Il y a de la compote au déssert, chez Drouant ? C’est dégueulasse.

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