de Pierre Assouline

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La République des livres
Proust toujours, encore et encore !

Proust toujours, encore et encore !

S’il est vrai que, selon la définition d’Italo Calvino, « un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire », avec la Recherche du temps perdu, on est servis ! Cela fait un siècle que ce roman suscite un Himalaya de gloses et ce n’est pas terminé, on en annonce d’autres, de toutes sortes et de partout. Il est vrai qu’il parait inépuisable. Un véritable geyser de sens, de sensations, d’émotions. Tout lecteur qui le relit à quelques années d’écart est assuré de découvrir un nouveau livre dès lors qu’il aura pris connaissance des études, essais et interprétations publiés dans l’intervalle. Cette saison n’échappe aux nouveautés proustiennes.

Il faut tout d’abord saluer la parution des Soixante-quinze feuillets (380 pages, 21 euros, Gallimard). Un recueil fondamental même si le lecteur non averti risque de s’y ennuyer. Les autres, plus nombreux qu’on ne le croit, catégorie qui ne compte pas que des généticiens de la littérature et des fétichistes de la proustolâtrie, vont y découvrir enfin ce qu’il n’espérait plus connaitre de leur vivant : cette liasse de papiers inédits de la main du maitre, annoncés par Bernard de Fallois en 1954 lorsqu’il avait exhumé des malles de Suzy Mante-Proust Jean Santeuil et Contre Sainte-Beuve et qu’il évoquait ces fameux « soixante-quinze feuillets ». Or ceux-ci avaient disparu de la circulation pendant un demi-siècle, l’éditeur les ayant distraits du lot… Sa mort récente permet de les faire réapparaitre par un coup de baguette magique. Ce qui nous donne enfin accès au socle de la Recherche, sa matrice, conçue par l’auteur au cours la mystérieuse année où il s’est décidé à s’y mettre vraiment. Et c’est passionnant comme peut l’être non un brouillon mais un premier jet avec ses tâtonnements et ses fulgurances ; on y voit les caractères se former, les personnages se déprendre lentement de leurs modèles, les descriptions s’affiner déjà, les paysages se mettre en place, les intrigues s’échafauder, les dialogues s’esquisser et les hésitations se dissiper. On est avec lui à ses côtés et cela n’a pas de prix.

Mais qu’est-ce qui a fait qu’un jour de septembre 1909 la mayonnaise a pris ? La mort de la mère, bien sûr, sauf que c’était quatre ans avant. Alors quoi ? Roland Barthes, qui se fie à son intuition, a une réponse : la technique. Il y revient dans Marcel Proust (385 pages, 24 euros, Seuil). Elle conjugue plusieurs facteurs selon lui : le fait que Proust a trouvé le moyen de dire « je » tout en étant original car ce « je » recouvre à la fois le narrateur, l’auteur et le héros ; le surgissement d’une vérité poétique des noms propres collant parfaitement aux personnages ; un changement de proportions ; enfin une structure romanesque empruntée à la Comédie humaine avec le retour des figures d’un volume à l’autre. Alors ça a pris…

Le plus étrange, c’est que même Barthes se laisse emporter par l’irrépressible volonté d’explication de la création alors que tout créateur le sait bien, la chose est irréductible à une explication rationnelle et argumentée ; tout au plus peut-on se contenter de réunir des pièces à conviction à condition de n’en être pas dupe. On croyait pourtant l’affaire réglée depuis que Balzac avait décrété que le génie en toutes choses relève de l’intuition ; mais non, et en lisant Barthes, on se souvient de la naïveté de Clouzot s’acharnant à filmer le geste de peindre de Picasso sur une vitre à travers laquelle le cinéaste croyait capter quelque chose de son acte créateur.

Heureusement que c’est sous-titré « Mélanges », un pur artifice comme le reconnait Bernard Comment, l’éditeur du Proust de Barthes (et son ancien élève). Ce recueil a quelque chose de démodé, plus daté que Proust même, un comble. Cela nous renseigne bien sur Barthes et donne une aperçu du grand roman qu’il n’a pas écrit (à étudier en littérature comparée avec l’adaptation de la Recherche que Visconti n’a pas tournée). A force de considérer la Recherche comme un mythe, à l’égal des vieux mythes de l’antiquité gréco-romaine, il a même envisagé de réécrire la Recherche dans cet esprit. Un prétexte à procrastination. Etrangement, Barthes a très peu écrit sur Proust tout au long de sa vie. Une quarantaine de pages en tout. Pourtant il avait un vieux compte à régler avec lui mais il aura passé sa vie à le repousser.

L’ensemble est assez hétéroclite : un dossier d’enseignement pour une cours donné à Rabat en 1970, des pèlerinages pour France culture sur les lieux parisiens de Proust au risque de verser dans le marcellisme car la biographie de l’écrivain le passionne… C’est peu dire qu’il s’identifie à lui et se projette en romancier de la mémoire. Comme lui il a attendu le baiser vespéral de sa mère, comme il s’est effondré à la mort de celle-ci, mais contrairement à lui… Alors à défaut d’écrire lui aussi sa vie sans la raconter, de son propre aveu, conscient de son impuissance à édifier une monument avec de la dentelle de pierre, il fait comme si il devait l’écrire. Pour la petite histoire, mais y en a-t-il de petites dès lors qu’elles contribuent à la grande histoire littéraire, Barthes est mort renversé par une camionnette rue des Ecoles en sortant du Collège de France où il s’était rendu juste pour vérifier la qualité du projecteur prévu pour projeter des photos de Nadar sur le monde de Proust qu’il devait commenter…

Le Cahier de l’Herne Proust (302 pages, 33 euros) sous la direction de Jean-Yves Tadié était attendu depuis toujours. Il est même incroyable que la célèbre collection créée par Dominique de Roux dès 1960 puis poursuivie par Constantin Tacou et désormais par sa fille Laurence Tacou ne s’y soit pas mise avant. Ce qui fait le prix de ce Cahier qui est donc une grande première s’agissant de l’écrivain qui domine un peu, tout de même, la paysage littéraire en France depuis un siècle, c’est qu’il n’advienne qu’aujourd’hui. Comme le maitre d’oeuvre le dit d’emblée, il s’agit moins d’augmenter la somme déjà considérable de nos connaissances sur l’homme et l’œuvre que de la faire vivre, de la maintenir en vie « et de lui garantir la jeunesse et une forme d’immortalité ». Comment parler de Proust sans se répéter ni ressasser après tant d’autres ?

L’ensemble rend justice à un trait de caractère de Proust que tous les contributeurs évoquent : son intense et irrépressible curiosité. Amis, relations, rencontres de passage, peu importait, il bombardait les gens de questions, pour la satisfaction de son esprit, un certain goût pour l’indiscrétion, mais surtout pour documenter son livre au plus juste, au plus vrai, au plus proche de l’exactitude. La correspondance est à cet égard un gisement des plus précieux puisqu’on y entend la voix de l’écrivain « sans l’enveloppe de la littérature »

On s’en doute, de brillantes analyses sont réunies dans ces pages. On dira que ce sont les membres habituels de la patrouille ce qui n’empêche pas la nouveauté et l’originalité. Le cas de Laure Murat approfondissant la sexualité comparée de Proust et Gide, qui passent pour les grands homosexuels de la littérature de leur temps alors que le premier se disait inverti (une âme de femme dans un corps d’homme) et le second pédéraste (amour des garçons), l’un en tenant pour l’exhibition de son moi par le biais du « je », l’autre n’ayant de cesse de le camoufler.

La seule consultation du sommaire donne une idée de la richesse de ce Cahier de l’Herne tant attendu. Des révélations, il y en a tout le temps avec Proust car il y a toujours une lettre perdue prête à surgir d’un tiroir oublié par des descendants distraits. C’est celle de la présence onirique de ses parents dans chaque instant de sa vie quotidienne, c’est un article inconnu de Reynaldo Hahn lui si proche de Proust jusqu’à sa mort mais discret à son sujet dans ses évocations, ce sont les rapports de Proust aux œuvres de Michelet, Taine, Gobineau, Stendhal, Flaubert, Racine examinés à nouveaux frais, c’est…

Valentine Thomson, sa cousine, se souvient dix ans après sa mort d’un homme grand, mince et longiligne alors qu’il mesurait 1,68 m ! Il y aurait trouvé matière à digresser sur les pièges de la mémoire et les défauts de perspectives de la réminiscence. Harold Nicholson, traitant de ses rapports avec l’Angleterre, assure qu’il avait contracté le goût de la phrase interminable à force de lire la Bible d’Amiens et de Sésame et les lys de Ruskin ; ce serait à cette influence qu’il devrait cette accumulation d’adjectifs, images, de métaphores, détails, symbole répétés et récurrents, le tout décrit au ralenti, qui passe pour sa signature stylistique. Dans un autre témoignage tout aussi édifiant, Reynaldo Hahn assure que ses dons divinatoires, ses brusques illuminations, son contact naturel avec le surnaturel avaient permis à Proust de traduire des milliers de pages de Ruskin alors qu’il ne savait pas l’anglais, interprétation qui ne manque pas de sel lorsqu’on sait que Maman, plus compétente en la matière, puis Marie Nordlinger, avaient grandement contribué à cette transhumance de l’anglais au français. Les souvenirs sur la reine de Naples, les recherches d’Edouard Roditi sur les bordels de Jupien/ Le Cuziat, l’étrange absence de son frère Robert, de ses amis Reynaldo Hahn et Lucien Daudet de la Recherche

 

Enfin, ultime curiosité proustienne et cera tout pour… cette saison, « Proust et les célibataires de l’art » sous la direction de Thomas Carrier-Lafleur, Guillaume Pinson et Mélodie Simard-Houde publié par la Revue d’études proustiennes, 2020-2, No 12 (275 pages, 39 euros, Classiques Garnier). Quésako ? Le célibataire de l’art selon Proust, c’est avant tout l’amateur doué qui s’exprime du haut de son œuvre future. Artistiquement, il est stérile. Il a tout pour créer mais, paresse ou impuissance, il s’avère incapable de le faire. C’est un artiste dans l’âme, mais sans œuvre, d’où son amertume, son aigreur, son ressentiment. Le narrateur du Temps retrouvé qualifie ainsi de « célibataires de l’art » ces artistes sans vocation et ces écrivains sans œuvre (on les reconnait à ce qu’ils s’expriment du haut de leurs livres à venir) qui ne cessent de différer leur envol -le cas de Proust même jusqu’en 1909. Bloch, Saint-Loup et Charlus si dandies, Swann, personnages tragiques pour ne rien dire de Montesquiou qui est l’amateur absolu, sont des célibataires de l’art, incapables de cesser d’admirer pour enfin passer à l’acte et franchir le Rubicon tant ils redoutent cette heure de vérité. L’excès de leur enthousiasme est à la mesure de leur échec. Idolâtres de l’art mais créateurs ratés, ils n’ont d’autre choix que de faire œuvre de leur vie dans la mise en scène de soi.

Même si leur prisme parait un peu étroit, on ne peut en vouloir aux trois directeurs de ce numéro de considérer que la Recherche est « d’abord et avant tout » le grand roman des célibataires de l’art :

« Il n’y a pas de forêt derrière cet arbre ou de vérité derrière ce masque ».

On le sait, un grand mystère peut dissimuler aussi bien un splendide secret que le néant. Certains grands personnages de la Recherche n’y échappent pas. L’exercice est cruel, implacable même mais salutaire, comme dans la vie. Proust romancier, chroniqueur, critique d’art, pasticheur, épistolier n’a pas fini de nous parler fût-ce via des intermédiaires inspirés. Le dernier mot à Jean-Yves Tadié :

« Nous écrivons sur lui parce qu’il a écrit sur nous »

(Photos Jacques-Henri Lartigue ; manuscrit d’A l’ombre des jeunes filles en fleurs, photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

1 697 Réponses pour Proust toujours, encore et encore !

et alii dit: à

peu ou proust exotique:
« « Le narrateur […] nous invite à considérer que Les Mille
et une nuits ont pour lui, au même titre que les Mémoires de
Saint-Simon, un livre fondateur, qu’il a passionnément aimé et
qu’à travers La Recherche du temps perdu, il aurait tenté
d’écrire « les Contes arabes » d’une autre époque. » (in
Christiane Chaulet-Achour, 2004, p. 69)1
.

Marie Sasseur dit: à

le troll raconctpatavi doit pas faire grand chose de la sienne.

rose dit: à

Vous évoquez, Galway, à l’ouest de l’Irlande. Est-ce le pays des morts où l’amour se noue à la mort, de la fuite (Tous sont pris au piège d’un souvenir, d’un silence, d’un non-dit, d’un désir non réalisé.

Pas du tout ; Galway est une ville côtière plein ouest, au find d’un estuaire, riante, joyeuse et animée par des artistes de tous bords.
Me semble bien que c là que Joyce a rencontré Nora.
Il est parti pck c’était trop pour lui.
Ya des incapables comme ça.
Comme des marseillais qui partent vivre à Londres.

lmd dit: à

Un bel album de Bill Evans rassemblant des enregistrement faits avant sa mort mais pas édités — Time Remembered— .
Pourquoi pas.
https://www.youtube.com/watch?v=BK52N97XLPs

Le prince Phiip portait toujours de très beaux costumes. Mais à part ça je n’ai pas grand chose à en dire .

et alii dit: à

Ceci dit, la reprise des Mille et une nuits dans la Recherche de Proust
non seulement prouve la force de la parole dans les récits de Shéhérazade,
mais aussi exhorte notre auteur à s’approcher de la causerie nocturne des
contes féeriques de l’Orient. À ce propos, soulignons l’opinion de Malek
Chebel : « Le soir, au coin du feu, près du lac, face à l’immense océan, les
fées sont plus conciliantes, et sûrement plus attentives aux bruits des
hommes.» (Malek Chebel, 1996, p. 7). Partant de ce point de vue,
l’admiration des Mille et une nuits dans l’esprit de Marcel Proust remonte
à la quête ésotérique qui nourrit sa Recherche pour découvrir un nouveau
goût dans la réalisation d’une aventure souveraine : la succession du temps
est soumise à une tentative interminable. D

rose dit: à

Ouaip, la ville de l’amour, je concède, mais sans lien aucun à la mort. Au contraire la joie de vivre règne plein pot.

Janssen J-J dit: à

euh, il y a quand même des trolls ayant une vie bien remplie, mais qui restent en général timides ou discrets sur leur vie privée. Et pouis, il y a tous les autres. Ne jetons la pierre à personne : nous sommes tous dans les logiques de la destruction créatrice, ce qu’avait bien compris Roselyne B.

Bloom dit: à

Les Windsor sont des monstres.

Prenez Philip, dont les obsèques furent retransmises en mondiovision. Un bon mari peut-être (pas compliqué), mais un très mauvais père (tâche un peu plus hard)[& sa femme, la reine, une très mauvaise mère, comme de juste].
Charles, le fils ainé, après voir raté son mariage en beauté, est un gentil simplet aux yeux de l’opinion publique.
Mais surtout, le fils cadet, Andrew, est un délinquant sexuel borderline pédophile, comme le révèlent voir ses liens avec G. Maxwell & l’affaire G. Epstein. S’il était simple citoyen, il serait en taule, mais c’est un ‘royal’, un intouchable qui peut toucher, palper mais auquel on ne touche pas.
Et puis cette volonté dont Philip et sa femme, Elizabeth II, ont mis à démolir quasiment tous les éléments allogènes à la famille: Diana Spencer, Sarah Fergusson et Meghan Markle.
Reste l’autre cruche de Kate, qui a dû avaler son chapeau plus d’une fois pour coller à l’éthos d’une famille qui, ne l’oublions jamais, compte dans ses rangs un fervent pro-nazi, Edouard VIII, oncle d’Elizabeth II, qui séjourna avec sa Willis chez Hitler au Berghof après son abdication dans les années 30.

Ces gens sont des monstres sans pitié, qui s’entretuent plus ou moins symboliquement et saturent l’espace public avec leur petits tracas privés, au grand bonheur des Bern-és de ce monde qui n’y voient que du feu & du glamour. Les sots.

christiane dit: à

Bloom dit: « Les Windsor sont des monstres. (…) ».

Ça réveille !

Bloom dit: à

Me semble bien que c là que Joyce a rencontré Nora.

Niet, tovaritch.
Nassau St, Dublin, le long de Trinity College, à hauteur de Kildare St. Elle sortait du Finn’s Hotel, un peu plus haut, près de Merrion Square, chez le Wilde Oscar.
Bang into the heart of the city & bang bang in their own hearts.
Coup de foudre avant le coup de foutre, quelques jours plus tard à Ringsend, le 16 juin 1904, devenu le jour où se déroule Ulysses puis « Bloomsday ».
Yes.

Janssen J-J dit: à

@ Partant de ce point de vue (de Malek Chebel ?…) l’admiration de M Proust pour les 1001 nuits remonte ?… (etc)
J’ai l’impression que cette séquence est un peu bankable, non ?
James Joyce semble faire l’unanimité à la RDL, ce qui nous change de Marcel Proust. Je crois qu’ils n’eurent jamais rien à se dire. C’est comme E. Durkheim et M.Weber qui ne se rencontrèrent jamais, en dépit d’une jolie fable de Claude Javeau où ils auraient pu s’en raconter…
Bonjour Chantal, j’ai bien perçu votre apparition l’autre jour. J’espère que vous avez mené à bien votre travail d’hommage et qu’il va enfin être édité, peut-être même mis en ligne à la rdl. Bàv,

Bloom dit: à

Et puis cette volonté QUE Philip et sa femme, Elizabeth II, ont mis…

(phrase originelle autre— dont on fait preuve…)

Jazzi dit: à

Lire, dites-vous, Jibé : « c’est imaginer une finalité à l’imaginaire, à l’expression toujours renouvelée, jamais épuisée de l’imaginaire, de la représentation mentale? Rien que des points d’interrogation. »

Pour Bloom, il semble qu’il cherche avant tout dans les livres de la « nourriture à penser » ?

Pour ma part, au-delà de la fonction cognitive, j’insisterais surtout sur les possibilités de découvertes et d’émotion que les livres, de fiction ou pas, nous offrent : à chaque fois, un voyage immobile à travers l’espace et le temps, qui me permet de confronter ma réalité ou mes rêves avec ceux des autres et d’ailleurs. Une sorte de communion silencieuse, d’âme à âme…

Janssen J-J dit: à

Une sorte de communion silencieuse, d’âme à âme…
Ca dépend du genre et de l’orientation de l’auteur.e, quand même un brin aussi. Non ?
Moi, je dirai une sorte de communion silencieuse, dans un combat corps à corps… une meilleure métaphore. La communion des âmes, ai jamais compris ce que c’était vraiment… Chez Joseph Boyden, le sang mêlé, le « chemin des âmes », par ex., je vois très bien, en revanche. Bàv

renato dit: à

L’exile de Joyce ? L’acharnement de l’Église irlandaise contre ceux qui rejetaient sa pompe et l’indigence intellectuelle conséquente.

Jazzi dit: à

« Elle sortait du Finn’s Hotel, un peu plus haut, près de Merrion Square, chez le Wilde Oscar.
Bang into the heart of the city & bang bang in their own hearts.
Coup de foudre avant le coup de foutre, quelques jours plus tard à Ringsend, le 16 juin 1904, devenu le jour où se déroule Ulysses puis « Bloomsday ». »

ça c’est de la biographie, Bloom, on en redemande : raconte-nous sa (leur) vie !
Finalement, elle l’a fait cocu ou pas ?

Janssen J-J dit: à

nb/ depuis plus d’un mois, le blog de TTLT n’a pas été très achalandé, que se passe-t-il ?

Jazzi dit: à

« La communion des âmes, ai jamais compris ce que c’était vraiment… »

Normal, vous n’en avez pas, JJJ.
Juste un corps qui pense avec sa queue ?

Janssen J-J dit: à

Non, finalement elle ne l’a ps fait cocu… Ou du moins, il se garde bien de le dire… Tu m’étonnes, aucun homme émancipé de cette époque n’aurait avoué cela, pour l’image de son héros d’identification.

Janssen J-J dit: à

Juste un corps qui pense avec sa queue ?

pourquoi ce point d’interrogation, jzmn ?

Paul Edel dit: à

Dans mon bêtisier personnel, je vais encadre à l’or fin cette phrase de Bloom : » Bref, on pourrait passer sa vie sur ce texte assez bref (il s’agit d’une nouvelle de James Joyce), où il y a plus de nourriture pour la pensée que dans une liste complète des prix littéraires français. ».la liste des prix littéraires français va quand même de Proust à Claude Simon et de Malraux à marcel Aymé,, de Louis Aragon à Louis Guilloux, de Perec à jean Rolin, de Rinaldi à Maylis de Kerangal, de Chamoiseau à René Depestre, de Beauvoir à Ernaux, , de Le Clézio à Despentes, de François Cheng à Elie Wiesel ou Modiano ; on voit la subtilité de ce jugement.
L école du mépris.J’espère que Bloom ne fut pas prof.

renato dit: à

Pendant toute sa vie, Joyce aurait religieusement conservé dans la poche arrière de son pantalon la culotte que Nora portait lors de leur première rencontre.
Chez Giacometti, quelque chose dans ces eaux-là, mais chez lui c’étaient les culottes des prostituées chez qui il passait un bon moment.

Jazzi dit: à

Pour vous laisser une porte de sortie, JJJ !

Jazzi dit: à

« J’espère que Bloom ne fut pas prof. »

Oui, il le fut, mais plutôt d’anglais que de français, Paul. Et principalement en banlieue, ça réduit les dégâts !

Mais est-ce qu’il avait lavé la culotte à Nora, renato ?

Jazzi dit: à

Mais alors que demandez-vous à la littérature, JJJ.
Des conseils techniques comme dans le Kamasutra ?

renato dit: à

Je me souviens de l’époque où il était habituel que quelqu’un demande : « Pourquoi tu fais artiste ? » Indépendamment de l’inanité de la question, c’était le verbe faire qui n’était pas cohérent dans cette question généralement posée par des gauchistes plutôt stupides et passablement conformistes.

closer dit: à

« James Joyce semble faire l’unanimité à la RDL, »

Celui de « Gens de Dublin », 3J ! Pour celui d’Ulysse et de Finnegans Wake, c’est moins sûr !

Bloom dit: à

« nourriture à penser »

Food for thought,
Prem o jhol, eau d’amour en bangla,
Nourriture de l’âme,
Passe-temps,
Gagne-pain,
etc. etc.
Comme le dit fort justement Jibé,impossible de répondre à la question en deux trois formules choc pour magazine…
Tout dépend de ce qu’on lit, quand on le lit & surtout pourquoi on le lit.
Je songe à Edgar Morin, à sa pensée de la complexité et à la pyramide des besoins humains de Maslow.

Bloom dit: à

J’espère que Bloom ne fut pas prof.

On vous emmerde, Paul Edel.

Signé: les élèves et étudiants de Bloom.

Bloom dit: à

Mes petites provocs font mouche.
O Joy!

renato dit: à

Bon, pour le Finnegans un brin de patience est requise, aussi qu’une certaine souplesse, mais les plus les paresseux il y a des parcours de facilité, en voilà un, par exemple :

http://finwake.com

renato dit: à

mais les plus les paresseux > mais POUR les plus les paresseux

Bloom dit: à

Et principalement en banlieue, ça réduit les dégâts !

Si ce n’est pas du mépris, qu’est-ce que c’est…Enfin, toujours aussi langue de vipère, Baroz.
Tu fais pitié.

D. dit: à

Tu ne me parles plus, puck ?

closer dit: à

A lire la biographie de Joyce dans sa note wiki, on comprend que lui et Proust n’aient strictement rien eu à se dire ! D’un côté un mondain souffreteux, vivant dans la sécurité et l’opulence, sans vie amoureuse, accroché à sa maman, de l’autre un buveur bipolaire, grand baiseur, querelleur (voir ci-dessous), déménageant d’un pays à l’autre…

querelleur:

« Joyce reste un certain temps à Dublin, buvant énormément. Au cours d’une beuverie, il se bat avec un homme à la suite d’un malentendu au Phoenix Park. Il est recueilli par une vague connaissance de son père, Alfred H. Hunter, qui le ramène chez lui pour le soigner14. Hunter, juif et marié à une femme infidèle, sera l’un des modèles de Leopold Bloom, le personnage principal d’Ulysse15. Il fait venir un étudiant en médecine Oliver St John Gogarty, qui formera la base du caractère de Buck Mulligan dans Ulysse. Après être resté dans la tour Martello de Gogarty pendant six nuits, il la quitte au milieu de la septième à la suite d’une altercation avec Gogarty, qui a dirigé un pistolet sur lui16. Il retourne à pied à Dublin, reste chez des amis pour la nuit et envoie le lendemain l’un d’entre eux chercher ses affaires dans la tour. Peu après, il rejoint le continent avec Nora. »

On est à des années lumières du petit Marcel…

D. dit: à

J’ai dit Smolensk mais je peux remplacer par Solferino si tu veux.

Alexia Neuhoff dit: à

Contaminée (?) par les fanatiques de la couronne britannique ou plutôt parce qu’il n’y avait pas grand chose d’autre au programme, j’ai visionné hier soir « Elisabeth II, les derniers combats d’une reine » sur F5, un doc de Pierre Hurel. J’en retiens la figure de ce prince Harry (que je ne connaissais pas) et qui m’a paru bas de plafond et parfaitement bourrin. Idem pour son oncle (?), Andrew, menteur et lâche de surcroît. Je comprends de moins en moins que cette famille puisse à ce point fasciner…

DHH dit: à

@Et ALii

A propos de ce que vous dites Proust et des mille et une Nuits :
Auriez vous vous reconnu ,dans les six vers ci-dessous d’ ibn Zaydoun, cités dans La vie Mode d’emploi , une phrase de Proust transformée en poème arabe par un effet de typographie(pas complètement transposable malheureusement sur le blog) ?

Et je vivrais dans l’anxiété de ne pas savoir

Si le maître de la Destinée

Moins indulgent que le Sultan Sheriar

Le matin quand j’interromprais mon récit

Voudrait bien surseoir à mon arrêt de mort

Et me permettrait de reprendre la suite le prochain

Soir

Marie Sasseur dit: à

Bonjour Paul, il est vrai qu’avec vos  » arguments » on serait bien en peine de prendre partie pour bloom ou vous, dans vos exagérations et restrictions.

J’en profite, Paul, pour vous demander de faire passer un message à la grosse bouffonne elena, merdochat, ou anyone else, de venir dire un peu ici ce qu’elle degoise sur votre blog.

Alexia Neuhoff dit: à

J’espère que Paul Edel ne fut pas inspecteur pédagogique régional ou national !

Jazzi dit: à

C’était de l’humour goy, Bloom !
Idem pour JJJ, dont je sais bien que c’est un être pensant, plein d’hum…eurs ou renato, un peu raide du parapluie…
Depuis que tu me connais, tu devrais le savoir et me faire crédit !
On pourrait même dire que de la banlieue, j’en viens.

et alii dit: à

DHH,l’important ici, est que vous en fassiez part à la RDL!

lmd dit: à

Et un petit livre —Si téméraire, si fier et passionné : poèmes de jeunesse— (Edition La Nerthe) .
Quelques pages, on risque rien ; rencontrer le jeune Joyce ; pour ceux qui n’aurait pas encore plongé.

et alii dit: à

suite deDHH; quelqu’un a-t-il le magazine littéraire?

35 Variations sur un thème de Marcel Proust est un texte de Georges Perec publié en 1974 dans Le Magazine littéraire1, qui propose de façon ludique certaines contraintes oulipiennes. Le texte-souche, « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », incipit du roman À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, subit trente-cinq variations.
page wiki

Jazzi dit: à

« sans vie amoureuse »

On ne peut pas dire ça de Proust, closer. C’est probablement l’écrivain français qui a le mieux décrit les mécanismes de la passion amoureuse et de la jalousie !
Il est un peu vain de vouloir le comparer à Joyce ou à quiconque…

Janssen J-J dit: à

@ que demandez-vous à la littérature, JJJ.
=> me permettre de m’oublier le temps d’un bouquin, jzmn – Fondamentalement, je crois cela…, toutes les autres réponses possibles (et non incompatibles) seraient secondaires.
Bàv,

Jazzi dit: à

Je dis un voyage, vous répondez une évasion, JJJ.
On se rejoint, on pourrait même se rencontrer !

Jazzi dit: à

ça barde pour Hidalgo à Paris.
C’est la révolution des propres sur eux contre la saleté !

racontpatavi dit: à

le troll raconctpatavi doit pas faire grand chose de la sienne.

Oh merci la tienne!

x dit: à

Bloom, l’essentiel n’est pas le « bilan moral » de ces Royals. En désignant des méchants et (implicitement) des gentils, en s’occupant de leurs histoires de cœur (ou de culottes), on entre dans le jeu du tout à l’émotion (plus que compatible avec le Spectacle : une série n’en fait-elle pas ses choux gras ?)
L’indignation fait partie de la gamme des émotions, tout autant que la sympathie et les larmes versées au spectacle d’un enterrement qui ne nous concerne pas, et pas seulement parce que nous ne sommes pas des sujets britanniques.
Je précise : ces larmes-là n’ont plus rien à voir avec le symbolique, la puissance de rassemblement du rituel autour des personnes qui incarnent successivement la royauté ou la nation. Elles surgissent d’une fausse proximité, d’une identification illusoire (ah, ma bonne dame, dans le malheur on est tous pareils).

Le problème, c’est qu’elles ne se déclenchent plus seulement chez les lecteurs de Point de vue Images du monde. Ce surgissement lacrymal, toutes sortes de mécanismes incitent les individus mais aussi les sociétés tout entières à y plonger : place accordée aux faits divers dans les informations, organisation de « marches blanches » (dont les images sont diffusées à la télévision), discours politiques jouant sur l’émotion ou tentative de retour dans l’actualité après une très confortable mais vexante traversée du désert s’efforçant de susciter l’empathie…
(Lorsque « l’offre » politique est du type bonnet blanc ou blanc bonnet, se focaliser sur la « personnalité », la jeunesse, les amours, la famille, etc., traiter les candidats en célébrité comme les autres, permet d’occulter la similitude des programmes comme la marge de manœuvre très réduite des hommes et femmes politiques.)

La place conquise par l’émotion l’a été au détriment de la raison, de la réflexion (qui suppose une mise à distance préalable). Elle met en péril le fonctionnement de la démocratie et nous enferme dans la passivité — ou la posture (gratifiante mais inefficace).

puck dit: à

« m’oublier le temps d’un bouquin »

moi pareil ! des bouquins j’en ai oublié des tonnes, dans le train, le métro, le bus, chez des amis, à l’hôtel, dans un parc etc…

j’ai toujours vu dans cet oubli un prétexte pour ne pas les lire, et me dire, les yeux emplis de larmes « ah quel beaux moments j’aurais passé avec ce livre si je ne l’avais pas oublié »

puck dit: à

D. dit: J’ai dit Smolensk mais je peux remplacer par Solferino si tu veux.
 »

là ce serait différent, nous pourrions même redevenir amis comme avant.

et alii dit: à

perec et proust à l’OULIPO:
« A la recherche du temps perdu », il faut donc lire en réalité un énoncé nettement moins anodin, et nettement plus ambigu : A la recherche du père tendu. Je n’ai pas besoin d’insister sur toutes les implications, tant physiologiques que psychanalytiques, d’un tel énoncé. Je laisse bien volontiers à de plus compétents que moi le soin de les élucider.
https://www.oulipo.net/fr/le-page-et-la-plume
C’est donc, tout naturellement, avec le mot littérature qu’il va jouer. Pour donner le coup d’envoi de l’ambitieuse entreprise littéraire qui va occuper le reste de sa vie, il va choisir de appuyé sur les trois premières lettres du mot littérature, qui forment le mot lit. Et c’est ce « lit » qui amène tout naturellement le souvenir relatif à l’heure du coucher, puisque se coucher, c’est précisément « aller au lit ».

Cette parenté étroite entre le lit et la littérature ne nous étonnera guère. Nous allons en retrouver d’autres exemples, où apparaissent aussi, entre Proust et Perec, de troublantes connivences.
https://www.oulipo.net/fr/le-page-et-la-plume

puck dit: à

closer dit: A lire la biographie de Joyce dans sa note wiki, on comprend que lui et Proust n’aient strictement rien eu à se dire !
 »

heureux de l’entendre dire !

parce que vous comprenez mon cher closer, ici, sur le blogapassou, c’en est parfois à perdre la raison tellement il s’y dit de choses insensées !

du genre « oui alors ils sont rentrés ensemble, et ils ne se sont rien dit : comment c’est possible que deux aussi Grands Génies Littéraires n’aient rien eu à se dire ».

ben oui, et si Proust était rentré avec Melville, Con rad, Tchekhov ou Dostoïevski ils n’auraient rien eu à lui dire !

pourquoi ? parce que Proust a des choses à dire à des personnes à qui il montre les photos de lui enfant, ado : « là voyez-vous nous étions avec mon ami le comte de je sais pas quoi au tennis club d’Auteuil… et là c’est une foto de Fernand, le serveur de chez Maxim’s ah si vous aviez vu ses petites fesses… »

sérieux qu’est-ce que vous voulez que des types comme Joyce ou Melville en ait à battre du country club de Deauville et des fesses de Fernand ?

DHH dit: à

et alii
j’ai eu ce texte un jour sous les yeux
il y avait aussi des variations sur le nom de la cantatrice Monserrat Caballé.
Je me souviens entre autres de » Mon cerf a cavalé »
Il a aussi un autre petit jeu perecquien dont j’ai deja parlé ici.
c’est l’insertion d’un nom dans une phrase où phonétiquement il participe au sens participe au sens
dans La Vie …. Perec donne une dizaine de ces phrases .Elles resument certains chapitres du roman et contiennent chacune le nom d’un oulipien
Par exemple « la négociation avec le bey n’aboutit pas=BENABOU

« ..sur le Boul’mich elle mette ailleurs..=MICHELLE METAILLE
je m’y suis essayée avec des noms de proches
ainsi un ami Fernand Peres entre dans la phrase : »Holopherne en paix reste! » (injonction que lui adresse Judith après

Janssen J-J dit: à

non non… vos mots sont trop faibles, jzmn… Pour moi, m’oublier = entrer dans l’univers d’une histoire avec son auteur.e, au point de faire totale abstraction de moi-même… Puis laisser décanter, et retrouver mes esprits, enfin porter mon jugement éventuel…, évidemment biaisé par l’analyse prédominante de mes affects qui n’ont rien à voir avec l’histoire séduisante ou insupportable d’un.e autre dans laquelle j’ai décidé de me perdre un certain temps… Vous voyez la nuance ?… Non…, votre voyage et mon évasion, je ne crois pas à la synomymie de ces métaphores vaguemestres pour nous rapprocher… Je n’entretiens absolument pas votre manière d’approcher la littérature comme d’un objet anecdotique réductible à des « thématiques » légitimant la paresse des gens pressé désireux de s’offrir une culture rapide, un goût de qq chose. Moi, LA littérature, je l’aborderais plutôt comme le traveil en progression de rôz me/nous décrivant l’univers matériel/affectif d’un ehpad avec de multiples personnages que j’ai besoin d’imaginer… parce qu’ils parlent à quelque chose (d’inconscient) en moi, quelque chose d’une petite musique que je connais, et de différent que je ne veux pas interroger quand je lis son roman. Et si son histoire ne me parle pas maintenant, comme telle ou telles littérature inconnue du vaste monde, eh bien, je prends quand même, car n’exclus jamais qu’elle me rencontre un jour… Ou, + prosaiquement, parce que j’ai besoin de comprendre le plaisir ou le déplaisir suscité chez un lecteur, à condition d’être certain de l’honnêteté ou de la loyauté de ses sentiments. Ce qui est rare, tout le monde en conviendra…
Ouh, je suis bin trop long et tout emmêlé… Allez, oubliez-moi tout ça à la pourrielle, jzmn, ou induglez-moi…, comme vous le savez, je ne suis par un « littéraire », ni le serai jamais… On m’a tjs reproché trop de cérébralité mal placée et pas assez de simplicité spontanée… Hein ! Peux pas me refaire…
Bàv,

puck dit: à

ahhhhh Marcel Benabou ! en voilà un immense écrivain et un Grand Marcel dont je ne saurais trop conseiller la lecture !

par exemple les célibataires (ou les veufs?) de l’écriture dont parle passou ils devraient tous lire « pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres » de Marcel Benabou, un vrai petit joyau.

Patrice Charoulet dit: à

à Marie Sasseur

Cioran a vécu 84 ans. Le Pléiade a 1500 pages. Vous ne lui pardonnez pas ce qu’il aurait dit à la jeune fille qui avait d’abord été amoureuse de Matzneff. Libre à vous de parler de « lâchetés ». Cioran avait de l’estime pour l’écrivain Matzneff, mais aussi pour beaucoup d’autres écrivains .Les temps ont changé. Matzneff est maintenant lynché, abandonné par tout le monde, et d’abord par tous les éditeurs.
Hétérosexuel, monogame, n’ayant aimé qu’une seule femme dans ma vie en un demi-siècle, venant de la perdre à 76 ans, Je ne puis être suspect d’être trop indulgent pour les façons de vivre de Matzneff. Je raffole du penseur Cioran, et j’estime l’écrivain Matzneff, qui est un des meilleurs du temps.

Janssen J-J dit: à

« Mon cerf a cavalé »…
Génial ! Voilà qui va me remplir de joie pour la journée entière… C’est merveilleux !…
Pourquoi ? Parce que désormais, je ne pourrai plus être fasciné de la même façon par la vision de sa gorge opulente, sa dentition séductrice et sa chevelure d’ébène, sans penser au cerf qui s’échappe à toute berzingue de sa bouche en compagnie de la biche de ses yeux !
Bàv, DHH.

puck dit: à

une trop grande cérébralité tue le plaisir de la lecture, lire un livre doit rester un acte spontané et irréfléchi pour conserver toute sa fraicheur et ainsi retrouver cette âme perdue de l’enfance dont tout adulte n’est qu’un exilé, ainsi la lecture annihile le désespoir de cet exil de cette terre lointaine, de ces rivages perdus de l’enfance en redonnant le plaisir de la surprise et de l’émerveillement, allant au plus profond de soi-même cette possibilité miraculeuse de redécouvrir les simplicités de ce monde, comme ce poirier vu au travers du regard de Proust, ou découvrir avec stupéfaction, en lisant un petite nouvelle de Camus qu’une gonzesse peut prendre son pied juste en regardant le désert à la lumière du couchant.

Jazzi dit: à

« au point de faire totale abstraction de moi-même »

Là, j’ai un peu de mal à vous croire, JJJ.
Difficile, voire impossible de débrancher les connexions et de se rendre à 100% passif…

puck dit: à

du soleil couchant.

puck dit: à

la lecture et la viva activa ? oui bien sûr, nous y reviendrons mon cher Jazzi, au travers les lecture de la dernière nouvelle écrite par Kafka et bien sûr Walter Benjamin et sa fameuse métaphore de la lecture vue sous l’angle d’une neige qui tombe sur le sol.

Jazzi dit: à

« une trop grande cérébralité tue le plaisir de la lecture »

Est-ce à dire que les décérébrés du bulbe prennent leur pied à la lecture, puck ?

Jazzi dit: à

« oui bien sûr, nous y reviendrons mon cher Jazzi »

Merci, professeur puck !
Vous avez enseigné en banlieue ?

Janssen J-J dit: à

Vous voyez jazm, nous n’essayer pas de me comprendre. Alors que cet enfoiré de puck a mille fois mieux compris que vous ce que j’essayais de dire… et en pluss, avec quel talent ! (suffit qu’il le veuille)… Le pb avec lui, c’est que comme moi souvent, il ne peut s’empêcher une pitrerie finale, par crainte de s’apparaître comme trop sentencieux… Et du coup, ça chamboule toute la démo… il se sarcastique, c’est trop dommage, car trop de systématisme en la matière tue le talent dextérien à petits feux, on finit, par lassitude, à ne plus vouloir ranimer ses braises… Enfin, brefle.

Marie Sasseur dit: à

Eh bien Charoulet, il n’était pas dans mon propos de m’intéresser à vos moeurs conjugales. Où alkez-voys donc chercher vos âneries, cher monsieur ?

Cioran, grand chantre du nihilisme, pourra certainement attenuer votre peine.

Quant à Matzneff, « écrivain » c’est une légende urbaine qui aura fait son temps auprès de jeunes filles en fleurs du Luxembourg, leurs parents, et à Neuilly-Auteuil-Passy, où  » l’orthodoxie » télévisuelle n’est pas très regardante sur la qualité littéraire.

Marie Sasseur dit: à

Quant aux chroniques politiques de ce pedocriminel, dans ce torchon Le Point, cher monsieur Charoulet, on voit bien que votre admiration vous aveugle.
C’est bien de remettre les lunettes de temps en temps…

renato dit: à

Si l’on ne partage pas les modes, les goûts et les couleurs, on est raide de parapluie, drôle de conception de l’altérité.

Alexia Neuhoff dit: à

Mon serf Aka balaie

DHH dit: à

Mais Benabou est aussi un grand latiniste
il a produit une these passionnante sur la resistance de l’Afrique du nord a la romanisation culturelle , en fait l’étude des poches de refus du mécanisme qui en Gaule transforma les gaulois en gallo-romains

et alii dit: à

offre-t-on encore les mille et une nuits aux très jeunes ados;(je n’avais pas dix ans quand on m’a offert ces contes)

racontpatavi dit: à

on est raide de parapluie

Oh merci l’averse!

racontpatavi dit: à

on est raide de parapluie

Oh merci de banaliser la baleine!

christiane dit: à

closer dit:
«James Joyce semble faire l’unanimité à la RDL,»
Celui de «Gens de Dublin», 3J ! Pour celui d’Ulysse et de Finnegans Wake, c’est moins sûr ! »

Exact !
J’ai évoqué la dernière nouvelle des « Dublinois », « Les Morts », pour le monologue méditatif de Gabriel Conroy regardant tomber la neige « sur les morts et les vivants », en pensant à cet homme qui était mort pour sa femme, cette passion ignorée qui le renvoyait au « rôle dérisoire » qu’il avait joué dans son existence.
Je l’ai évoquée, et dans le livre de Joyce et dans le film qui en est né de J.Huston « Gens de Dublin », parce que je m’interrogeais sur ces funérailles du prince Philip déroutant, sur ce cercueil en attente dans la crypte, sur cette fratrie fragile, sur la mort de leur mère, sur les survivants, dont cette reine âgée et solitaire.
Bloom a eu la gentillesse de me répondre. Il en connait plus que moi sur l’œuvre de J.Joyce.
Les « Dublinois »… les quatorze autres nouvelles, je les ai lues plus tard.
Et encore plus tard, j’ai tenté « Ulysse », « Finnegans Wake » que j’ai trouvés difficiles, obscurs et parfois illisibles tant l’écriture est audacieuse, enchevêtrée (surtout traduite).
Une œuvre construite comme une tour de Babel, comme un labyrinthe encyclopédique autour d’un certain « vide » irlandais.
Puis revenant aux Dublinois, j’acquiesçais à la remarque de Bloom. Plus on lit ces textes que l’on croyait simples plus ils deviennent énigmatiques. En particulier la première, « Les Sœurs ».
Je me suis attachée à tous ces monologues intérieurs qui dévoilent ce que pensent les personnages.
Ces nouvelles, je les ai trouvées pessimistes. aucune échappatoire vers le spirituel. Parfois, j’ai lu ces textes à haute voix pour tenter d’être entrainée par le rythme. L’écoute n’est jamais identique à la lecture, comme dans ce « fragment » de « Finnegans Wake » traduit par André du Bouchet pour Gallimard en 1962 (« Lire, Finnegans Wake ? Fragments ») (P. 71) (évocation historique de la bataille de 1014 – dialogue entre Jute le danois envahisseur et Mutt, l’irlandais) :
« J.- Es-tu fourd ?
M.- Durfois.
J. – Mais non fourd-muet ?
M. – Nonhon. Rien que for-mots.
J.- Je fuis remenu estommé à marmutter. […]
M. – […] Pourmène vue œilentour cest albiôt et tu vertébras comme antique est la plainte de mes Aïeux, hommes férus et nostres, où courlis à râle gémir sur les slines soulaient, où seffondera cité par loi isthmique, où par droit de signorie, glaçon fut de son auberge l’aube dont le Finniscule là. […] »

Lire Joyce ? une aventure…

Je n’ai pas saisi dans la remarque de Bloom qui a choqué Paul Edel, une agression, juste cherchant à opposer une « liste » de grands romans français (multitude) à un effort pour s’attarder sur ce texte de J.Joyce. La querelle qui en est née entre eux est désolante et la remarque de Jazzi sur la valeur des profs de banlieue bien hasardeuse et méprisante…

MC dit: à

Mon verrat qu’a braillé?

christiane dit: à

Marie Sasseur dit:
« Bien sûr j’ai lu tout ce qui était offert sur la biographie du prince Philip (dont celui mis en lien hier par M.S.).»
Le lien wiki mis hier soir, ne concernait pas le prince Philip. »

Exact, le lien Wiki évoquait Édouard VII. Je voulais dire que c’était aussi un texte alors que j’étais à la recherche d’un film.

christiane dit: à

x dit à Bloom : « l’essentiel n’est pas le «bilan moral» de ces Royals. En désignant des méchants et (implicitement) des gentils, en s’occupant de leurs histoires de cœur (ou de culottes), on entre dans le jeu du tout à l’émotion (plus que compatible avec le Spectacle : une série n’en fait-elle pas ses choux gras ?)
L’indignation fait partie de la gamme des émotions, tout autant que la sympathie et les larmes versées au spectacle d’un enterrement qui ne nous concerne pas, et pas seulement parce que nous ne sommes pas des sujets britanniques.
Je précise : ces larmes-là n’ont plus rien à voir avec le symbolique, la puissance de rassemblement du rituel autour des personnes qui incarnent successivement la royauté ou la nation. Elles surgissent d’une fausse proximité, d’une identification illusoire (ah, ma bonne dame, dans le malheur on est tous pareils). […] »

Très intéressant.

christiane dit: à

Bloom dit: à
Cette sonnerie aux morts écossaise interprétée à la cornemuse lors des obsèques du Prince Philip c’était ‘The Lament’, interprété par le joueur de cornemuse en chef du Régiment royal écossais.

https://www.bbc.com/news/uk-56783425

Mille mercis, Bloom.

et alii dit: à

La querelle qui en est née entre eux est désolante et la remarque de Jazzi sur la valeur des profs de banlieue bien hasardeuse et méprisante…
de votre avis christiane;et je crains que ce ne soit ces façons qui soient le jeu encouragé sur ce blog et auquel je refuse de jouer;
avez-vous vu l’expo sous le regard d’APOLLINAIRE?

Marie Sasseur dit: à

« Exact, le lien Wiki évoquait Édouard VII »

Non plus.

et alii dit: à

IL N4EST PAS DIT QUE JE N4AURAIS RIEN ENVOYE SUR L’Angleterre:
« Une bague en or macabre avec un crâne effrayant en émail a été trouvée avec un trésor d’objets médiévaux et post-médiévaux par des détecteurs de métaux amateurs au Pays de Galles.

Les trésors, qui comprennent une cache de pièces de monnaie Tudor ornées du portrait d’Henri VIII, appartenaient probablement à des membres d’élite de la société galloise entre les IXe et XVIIe siècles.

L’anneau rampant effrayant, qui est entouré d’un quadrilobe détaillé, a été découvert au milieu d’autres objets dans l’est du comté de Powys et de la vallée de Glamorgan, et signalé aux autorités conformément aux directives britanniques.

Les objets ont été trouvés par les amateurs Chris Perkins et Shawn Hendry dans la communauté de Llanwrtyd, et ont maintenant été désignés comme trésors officiels, ce qui signifie qu’ils ont au moins 300 ans et sont constitués d’au moins 10% de métaux précieux (or ou argent) en poids.
https://news.artnet.com/art-world/welsh-treasure-1958629

closer dit: à

« C’est probablement l’écrivain français qui a le mieux décrit les mécanismes de la passion amoureuse et de la jalousie ! »

Je parlais de vie amoureuse, JzzB, autrement dit d’amour !

Le seul amour authentique qui apparaît dans La Recherche, c’est l’amour maternel. Les « amours » de Swann ou du narrateur ne sont que des désirs forcenés de « possession », avec l’obsession maladive que l’être « aimé » peut les tromper…La jalousie poussé à ce degré pathologique et l’espionnite permanente qui en résulte, ne prouvent pas l’amour, au contraire. Quant aux « amours » de Charlus, elles se résument à des touche pipi avec les garçons d’ascenseur et les cochers de fiacre; avec Jupien ce n’est guère plus brillant…

De toute évidence, Proust n’a aucune idée de ce qu’est l’amour entre adultes consentants, qui suppose réciprocité et un minimum d’égalité (pas forcément sociale, c’est à creuser) et non pas un désir de « possession » obsessionnel.

Je suis sûr que puck est d’accord avec moi, pas vrai puck ?

christiane dit: à

Non, Et Alii, je n’ai pas vu cette exposition sur Apollinaire. Où ? Quand ?

christiane dit: à

Sasseur dit:
«Exact, le lien Wiki évoquait Édouard VII»
Non plus. »

Bref, nous ne sommes vraiment pas faites pour nous lire et nous comprendre réciproquement…

christiane dit: à

+1

Marie Sasseur dit: à

Quand mélange tout: le prince Philip, Edouard VII, Edouard VIII , le croque-mort  » j’vais tout voir, j’vais tout lire  » ferait mieux de pas la ramener.

Janssen J-J dit: à

est-ce que nos intégristes de la vaccination, D. par ex., sur cette chaîne, ont déjà évoqué les sympathiques prises de position du dr Louis Fouché sur le youtube de décembre de l’année dernière… (Ethique TV) ?
Car il serait du genre à nous faire hésiter… à moinss qu’on ait trouvé de bons arguments pour disqualifier ses propos apaisants ? (genre liens avec d. raoult, négation de la 2e vague), etc.

https://www.youtube.com/watch?v=TlB-JR_0UT0
‘notamment à partir de la 5e minute…

Jean Langoncet dit: à

@Le prince Phiip portait toujours de très beaux costumes. Mais à part ça je n’ai pas grand chose à en dire .

Le goût de l’uniforme et des médailles pendantes, c’est quelque chose.

Jean Langoncet dit: à

(décorations portées pendantes et médailles en boîte)

Jean Langoncet dit: à

(le goût des médailles en chocolat ? le goût du cacao ? le goût de la soupe à l’oignon ? bon, c’est pas le tout, j’ai un jarret de boeuf à faire mijoter – trois heures et déjà le ventre creux ; bonne soirée à tutti)

puck dit: à

closer dit: à

« C’est probablement l’écrivain français qui a le mieux décrit les mécanismes de la passion amoureuse et de la jalousie ! »

Je parlais de vie amoureuse, JzzB, autrement dit d’amour !

Le seul amour authentique qui apparaît dans La Recherche, c’est l’amour maternel.
 »

alors là je suis absolument désolé d’intervenir, mais vous comprenez bien que nous ne pouvons pas laisser dire de telles sottises d’une telle ampleur dans un lieu aussi prestigieux et internationalement connu et reconnu dans tous les clubs de pelote basque !

1/ l’écrivain qui décrit le mieux les mécanismes de la passion amoureuse et de la jalousie : alors là c’est absolument faux ! dans la mesure où il ne décrit qu’un seul type de mécanisme qui se répètent à l’identique quelles que soient les situations, à savoir le mécanisme appelé que l’on nomme couramment du « doigt dans l’oeil jusqu’au coude », alors même s’il est vrai que ce mécanisme arrive souvent il aussi très vrai que ce mécanisme n’est pas le seul à exister et qu’il arrive aussi que les gens ne se mettent pas le doigt dans l’oeil ! à partir de là on le peut pas dire qu’il décrit les mécanismes, mais un seul !

bon voilà ça c’est un premier point, pour le second, le coup de l’histoire d’amour avec la mère, je suis désolé, mais la seule histoire d’amour véritable n’est pas avec sa mère, mais avec sa grand-mère !!!

alors je veux bien que quand on aime on ne compte pas les générations, mais quand on s’attaque à des sujets aussi précis on n’a pas le droit de tomber dans l’apporximation !

voilà, c’est dit, maintenant vous pouvez retourner à vos discussions…

christiane dit: à

Merci, Et Alii. C’est un poète qui est important pour moi.

B dit: à

Il est vrai que Proust n’était pas sujet au crime passionnel, il aurait écrit en prison si oui. Là évidemment dans ce que j’ai lu, Swann est assez patient, il ne rompt pas pour une ou deux cornes de chèvres, ne tue pas non plus pour l’honneur, les duels sont loin. Il est bonne poire et va jusqu’au mariage, embourgeoisement de la cocotte choisie, respectabilité en devenir de la femme. C’est un pari qu’il fait, sur l’avenir.

B dit: à

voilà, c’est dit, maintenant vous pouvez retourner à vos discussions

En ce qui me concerne, un bref échange sur le trottoir avec un membre éminent de la police en voiture à 30 mètres de chez moi, non respect du port du masque. Il faut le maîttre quand vous êtes dans la rue, comme tout le monde.

Janssen J-J dit: à

@ Claudio B, hommage à Clarice L… Merci du conseil…
L’heure de l’étoile (1977) – « Je médite sur le néant, ce qui me gâche la vie, c’est d’écrire » – La narrateur Brutus évoque le souvenir obsédant d’une employée « dactylo » (Maccabée), une morte-au-monde essayant d’y survivre. Contre toute attente, elle suscite l’intérêt d’un ouvrier mythomane (Olympico), interloqué par les réactions inattendues de cette femme totalement insensible à ses prévenances et son machisme (des « dialogues » cruels à la Beckett, burlesques et impayables)… Jusqu’au jour où, plaquée à la fois par cet homme et par son boulot de misère, quoique toujours indifférente et insensible à son propre malheur, elle rencontre une mère maquerelle cartomancienne. Celle-ci lui révèle que seul le baiser d’une femme la rendra à la vie. Elle l’embrasse et Maccabée revient à la vie, totalement transfigurée, l’espace d’un instant d’éternité.
Clarice Lispector peut mourir, et Brutus enfin s’endormir, devoirs faits et services rendus à Maccabée, éphémère étoile de cinéma brillant du poids de la lumière. (19.4.21_19.02)

Marie Sasseur dit: à

@la seule histoire d’amour véritable n’est pas avec sa mère, mais avec sa grand-mère !!!

De mémoire, Ph. Lançon, le dit assez bien, dans son lit d’hosto, très drôlement bien vu.

christiane dit: à

Ce passage est troublant, Et Alii, et très important.
« Être essentiellement juif, a affirmé Fondane, signifie être ouvert, même «contre sa volonté», à «une révélation» de la Bible. Par cette définition, les philosophes chrétiens Pascal et Kierkegaard, qui invoquaient le «Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob», sont plus juifs que des penseurs séculiers comme Freud. En effet, ils sont plus juifs que Maïmonide, «qui nous a demandé d’interpréter les textes de l’Écriture. »

Jibé dit: à

x dit
« La place conquise par l’émotion l’a été au détriment de la raison, de la réflexion (qui suppose une mise à distance préalable). Elle met en péril le fonctionnement de la démocratie et nous enferme dans la passivité — ou la posture (gratifiante mais inefficace). »
L’émotion n’a pas eu à conquérir sa place: en matière de pouvoir(s), elle règne en maître depuis bien avant la démocratie! Les pouvoirs ont toujours exploité les angoisses et les affections, les élans et les rejets des peuples; lire Machiavel le rappelle; lire Marc-Aurèle aussi. Machiavel en conseille l’exploitation (de l’émotion) et Marc-Aurèle la déplore (pour lui, mais venant de citoyens romains aussi).
Pourrait-il en être autrement? La raison n’a rien à voir avec le gouvernement des hommes, mus par des attentes et malmenés par des forces dominantes. Ce sont les croyances qui fondent les pouvoirs (machin est le plus fort ou le plus beau, ou l’élu de dieu, ou le plus protecteur, etc etc) et c’est idem en démocratie depuis qu’elle existe (qui vote avec sa raison, sans passion ni émoi, hmmm?)

Janssen J-J dit: à

@ l’écrivain qui décrit le mieux les mécanismes de la passion amoureuse et de la jalousie ???

Indiscutablement, Jean-Didier Vincent dans « Biologie des passions » (1986) futur grand inspirateur naguère de Michel Houellebecq et autres. Non ? <>

Marie Sasseur dit: à

Il le semble qu’on a rappelé ici récemment- in extenso- une pensée de Pascal, sans Fondane, ni le duc viennois. Et sans référence à  » être juif ».

Marie Sasseur dit: à

Il me semble, plus que ça, j’en suis certaine.

Jibé dit: à

x dit, à propos des larmes aux obsèques des royals:
« Elles surgissent d’une fausse proximité, d’une identification illusoire (ah, ma bonne dame, dans le malheur on est tous pareils). […] »
oui, exactement
ça marche aussi avec les fans de Johnny, de tout ce qui est célèbre et fait spectacle.

Jibé dit: à

@ Bloom
« Leopold Bloom me plait bien, par son coté « rootless cosmopolitan », Irlandais ‘latéral’ car juif, à la fois dedans & un peu dehors »
je vois bien, très bien même! « latéral », très justement dit.
Quant à Molly: of course. Rien à ajouter. Yes.

B dit: à

Jean Langoncet, il fait si froid à Paris. Ici c’est le temps des asperges, 4,50 euros la botte( dernier prix vu et accepté), les radis sont croquants et ne piquent pas, cure detox pour éliminer les petits plats d’hiver. Sinon on fait du gras et pour la plage c’est pas top. Déjà que nos muscles ramollissant à force de canapé, prochain pot au feu en octobre 2021 .

Marie Sasseur dit: à

Eh oui, c’était le souvenir d’une nuit de feu. Comme quoi, c’est risqué de faire dire à Pascal, le contraire, de ce qu’il a vécu, ou dire ce qu’il n’est pas.

http://www.penseesdepascal.fr/Hors/Hors1-moderne.php

Le Dieu des chrétiens ne consiste pas en un Dieu simplement auteur des vérités géométriques et de l’ordre des éléments ; c’est la part des païens et des épicuriens. Il ne consiste pas seulement en un Dieu qui exerce sa providence sur la vie et sur les biens des hommes, pour donner une heureuse suite d’années à ceux qui l’adorent ; c’est la portion des Juifs. Mais le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, le Dieu des chrétiens, est un Dieu d’amour et de consolation ; c’est un Dieu qui remplit l’âme et le cœur de ceux qu’il possède ; c’est un Dieu qui leur fait sentir intérieurement leur misère, et sa miséricorde infinie ; qui s’unit au fond de leur âme ; qui la remplit d’humilité, de joie, de confiance, d’amour ; qui les rend incapables d’autre fin que de lui‑même.

D. dit: à

Dis-donc, Jazzi, j’étais à Bagatelle cet après-midi et j’ai vu quelqu’un qui te ressemblait furieusement. Baskets et jean.
C’était toi ?!

B dit: à

Barthes aussi, 3J, dans ses fragments lus dans une prime jeunesse qui connaissait les affres du sentiment. Je ne sais pas si je m’y retrouverais aujourd’hui, quand on en est sorti il semble que ce soit définitif et bien que comme débarrassé on peut regretter ce genre de transport et ne plus non plus comprendre comment il nous a embarqué.

Marie Sasseur dit: à

Pour lire Joyce, il faut aimer se pinter à la bière, et je déteste, cette grossièreté.

Jibé dit: à

« Ces gens sont des monstres sans pitié, qui s’entretuent plus ou moins symboliquement et saturent l’espace public avec leur petits tracas privés, au grand bonheur des Bern-és de ce monde qui n’y voient que du feu & du glamour. Les sots. »
amis oui, Bloom, ils saturent l’espace médiatique: la firme dit-on, sont très forts à ce jeu de dupes, ces obsèques étaient une réussite de com’ et le roman familial William/Harry en est une autre (du point de vue marketing, s’entend)
Faut ça, pour survivre! Ils font la pute, Bloom.
(le fils Andrew, lui, c’est autre chose, on entre dans la délinquance, je ne suis pas sûr que la firme n’ait pas perdu le contrôle, mais ils vont se récupérer!)
Imaginez, en perspective: l’enterrement d’Elisab. II et le couronnement du fils! On n’a pas fini!

Jibé dit: à

mais oui, Bloom
scusi

B dit: à

Auriez vous aperçu le classement des villes où il fait bon vivre en France, Annecy, Chambéry, les villes de la côte ouest, Avignon je crois, très peu de villes du sud.

B dit: à

Chamonix ou Chambéry? Je ne sais plus.

Marie Sasseur dit: à

Yes, Annecy, la petite Venise des Alpes, voilà qui va faire plaisir à plein de ( beau) monde…
Pour les écrivains, vivants, à part Nothomb et Modiano, je ne sais pas trop..

B dit: à

Pour le plaisir, il faut séjourner, sentir, entendre, éprouver les saisons en plus des services et du confort à disposition et du paysage, s’installer.

B dit: à

Bloom, suivi votre indication pour La route. Effroyable.

Janssen J-J dit: à

@ il semble que ce soit définitif et bien que comme débarrassé on peut regretter ce genre de transport et ne plus non plus comprendre comment il nous a embarqué.

Non, on ne le sait plus, B… Mais il y a toujours un brin de cette maudite nostalgie, alors qu’il faudrait pas… On ne comprend pas pourquoi elle est toujours là, comme tapie dans le tapis. (Tant pis, B. -bernarde ?-)

Marie Sasseur dit: à

Cezanne est passé à Annecy. Enfin, chez la mère Bise…
Je ne savais pas que A. Dussolier était annécien. Quelle belle surprise.

Jazzi dit: à

« C’était toi ?! »

Non, D. Cet aprèm on était au quartier Latin…

puck dit: à

« les philosophes chrétiens Pascal et Kierkegaard, qui invoquaient le «Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob», sont plus juifs que des penseurs séculiers comme Freud. »

alors là pas du tout : si ces chrétiens invoquent le Dieu des juifs c’est juste parce que Saint Paul a bien fait son job !

sérieux c’est désespérant, si vous voulez que je reprenne du début le sens et les conséquences de la théologie politique de Paul il faut me dire, parce que moi ça ne me dérange pas de le réexpliquer, on commence par quoi Galates ? Romains, Corinthiens ? je peux même vous faire les 3 pour le prix de 2 comme ça du même coup vous faites une affaire et vous pouvez même payer en 6 fois gratuitement !

pourquoi suis-je le seul à ne pas être écouté ici ???????

puck dit: à

je suis le seul à pas être écouté, mon Dieu délivrez-nous du mal… Je me sens un blogueur ben ordinaire, des fois j’ai plus le goût de rien faire, je fumerais du pot, je boirais de la bière, et je ferais de la musique juste avec le gros Pierre. Mais faut que je pense à ma carrière. Je suis un blogueur populaire ! Vous voulez que je sois un fan de Flober, si vous saviez comme je me sens vieux, je peux plus dormir, choui trop nerveux, quand je blogue ça va un peu mieux, mais ce métier-là, c’est dangereux, plus on en donne plus le monde en veut ! Quand je serai fini pis dans la rue, mes potes du blogapassou je les aurai plus, c’est là que je me retrouverai tout nu, le jour où moi, j’en pourrai plus y en aura d’autres, plus jeunes, plus fou, pour faire danser les boogaloos…. J’aime mon prochain, j’aime même Jazzi. Tout ce que je veux c’est que ça clique, je me fous pas mal des critiques, ce sont des ratés sympathiques, chui pas un clown psychédélique ma vie à moi c’est bloguer : si je blogue c’est pour exister un brin. Quand je crie c’est pour me défendre, j’aimerais bien me faire comprendre, parfois je voudrais faire le tour de la terre, avant de mourir et qu’on m’enterre, voir de quoi le reste du monde à l’air ! Autour de moi il y a la guerre, la peur, la faim et la misère, c’est vrai que j’voudrais qu’on soit tous des frères, n’est-ce pas pour ça qu’on est sur la terre ! Chui pas un blogueur populaire ! Je suis rien qu’un blogueur ben ordinaire….

avec la musique c’est plus la saudade :

https://www.youtube.com/watch?v=-aqALErFMd4

Petit Rappel dit: à

« L’ écrivain français qui peint le mieux les affres de l’ amour et de la jalousie? » J’ ai l’impression qu’on a oublié Racine, présent indirectement dans la Recherche à travers le personnage de la Berma Bernhard, probablement Madame de Lafayette et sa Princesse de Cleves, et quelques Balzac de haut vol. La Recherche et Albertine on veut bien, mais la tradition française du roman d’ analyse est antérieure, et Proust le sait bien, qui pastiche les Maîtres à ses débuts dans la série sur L’Affaire Lemoine, et regarde de ce côté là avec son roman de jeunesse, l’ Indifférent….

B dit: à

3J,non, léo Ferre, avec le temps on n’aime plus. Constat, a t on cassé les cordes de notre instrument, défoncé la caisse, que sais-je? Le manche, le chevalet, le Chevillier ont ils souffert? En tout cas le coeur l’esprit ne fonctionnent plus comme avant.

B dit: à

PR, oui, on les a oubliés. Le lys dans la vallée.

puck dit: à

« les philosophes chrétiens Pascal et Kierkegaard, qui invoquaient le «Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob», sont plus juifs que des penseurs séculiers comme Freud. »

pour répondre à cette grosse débilité je ne répondrai que par un petit bas relief que l’on trouve dans la cathédrale de Vezelay et qui dit tout, alors regardez, prenez le temps de lire, qu’on en finisse ue bonne fois pour toutes !

http://www.eglisesromanes.net/Bourgogne/Vezelay/chapiteaux.html

puck dit: à

sans oublier Roméo et Juliette, Héloïse et Abelard, Tristan et Yseult etc… que l’autre égocentré semble oublier.

car il existe de belles histoires, mais Proust ne le concevait, il ne concevait qu’une histoire d’amour puisse marcher et être belle.

pour Proust il faut forcément que ça cloche quelque part, que l’amour déforme le sens et la raison, parce que l’on croit voir dans une cocotte à deux balles toute la beauté de Guernica de Picasso alors forcément on la prend pour autre chose que ce qu’elle est.

mais l’amour existe ! le bel amour, le seul amour, sans que les gens soient trompés par leurs sentiments.

parce que la passion peut aussi nous montre le vrai chemin, nous dire la vérité, et voir la beauté d’une personne peut aussi vouloir que cette personne est réellement belle.

mais ça l’autre zouave il ne l’a jamais imaginé possible !

et après on nous parle d’intelligence chez un type borgne qui ne voit la moitié du monde ! si c’est ça l’intelligence alors qu’est-ce que vosu voulez que je vous dise ?

puck dit: à

et pourquoi ce phénomène décrit par Proust ne s’appliquerait-il pas à lui.

Peut-être que Proust c’est Odette et que ses lecteurs qui le vénèrent tant sont tous des Swann ?

pourquoi pas ? allons-y ! appliquons ces théories à celui qui les théorise qu’on rigole un peu !

puck dit: à

je vous gonfle ?

puck dit: à

ou Proust c’est Rachel et ses lecteurs qui l’adorent autant sont tous des Saint Loup !

et oui puisque nos sentiments nous trompent toujours, et voilà !

D. dit: à

Moi pas du tout.
Je bois du petit lait à te lire.

puck dit: à

renato non de grâce, appelez ce chapiteau comme vous voulez là n’est pas la question, la question est de comprendre ce qu’il représente.

toujours la forme et jamais le fond à la longue c’est gonflant.

en plus ça fait trop penser à mon pedro, lui aussi il reprenait un élément pour remettre en cause un ensemble, il me mmanque mon pedro, entre lui et moi c’était une vraie histoire d’amour !

renato dit: à

Pour le fond pas besoin de vos lumières, Dexter, pour les noms des choses non plus. Vous savez qu’à mal nommer les choses ce n’est pas seulement la forme que l’on casse mais aussi le fond.

renato dit: à

Puis, en toute sincérité, Dexter, les contenus vus de votre point de vue c’est plutôt ennuyeux, car vous faite très maison de paroisse ou cellule PC, ce qui revient au même.

MC dit: à

Puck, je ne parlais que du roman. Ni des pièces ni des mythes. La discussion portait sur le roman. 🤓. On peut effectivement tout imaginer pour les auteurs qui tombent entre vos mains. Tenez, Proust chantonnant «Rachel quand du Seigneur » Ce serait un point commun et une différence avec Joyce, puisque Halévy écrit pour baryton et que Joyce est ténor.
Je crains bien hélas que remonter un opéra qui s’appelle La Juive ne soit pas politiquement correct….Bien à vous et continuez à secouer le cocotier. MC

John B dit: à

Et un plébéien cul nu, c’est votre ami toto, rhô et alii! 😉 😉 😉

Marie Sasseur dit: à

Le torchon Le Point donne des leçons anachroniques à côté la plaque. Les Ricains en Afghanistan n’avaient pas pour objectif de changer la société.

Marie Sasseur dit: à

« si Proust avait vu ça il aurait changé d’avis sur l’amour »

Un romantisme a ce point culculapraline, ça m’étonnerait. C’est tout Marcel, ça.

et alii dit: à

je n’en nommerai que trois pour ANNECY
Saint-François de Sales
rousseau
sadi carnot

closer dit: à

« Grand mère » si tu veux Puck, aucune importance, sur le fond c’est pareil. J’ai la flemme de vérifier…

Puck a un don certain pour attribuer des affirmations à des gens qui n’en sont nullement les auteurs mais citent simplement un tiers.

Sur l’essentiel de toute façon, j’ai tout bon.

et alii dit: à

CHRISTIANE/
epuis le 6 avril, et jusqu’au 18 juillet, le musée de l’Orangerie accueille une exposition centrée sur le regard du poète critique d’art que fut Apollinaire.

Bloom dit: à

ne fut pas inspecteur pédagogique régional ou national !

Un seul slogan dans notre CPR de formation de l’Académie de Versailles, début des années 80: « Inspecteurs, soyez humains, pendez-vous! »

Pas bougé d’un iota.

Janssen J-J dit: à

@ avec le temps on n’aime plus.
suis sûr que vous vous trompez à cause que vous êtes devenue trop amère. Vous ne voulez plus avoir mal, et vous vous protégez en bénissant votre mémoire oublieuse de l’amour. Mais non, vous le savez bien, elle n’oublie jamais cela !…
Je vous embrasse, B… suis sûr que vous faites encore de très jolis rêves, mais que vous préférez les oublier. Mais non !

et alii dit: à

MAIS POUR LA RDL? LA FLEUR QUE J4AI CUEILLIE C’est
 »
« Narcisse
Narcisse périssait. De sa beauté montait
sans cesse, toute proche, son essence,
concentrée comme parfum d’héliotrope.
Mais sa loi était qu’il se vit.
Son amour rebuvait ce qu’il perdait,
il n’était plus dans le vent ouvert contenu,
il fermait, enchanté, le cercle des figures,
et s’annulait et ne pouvait plus être [7]
[7]
R.M. Rilke (1913), publié en 1927, trad. P. Jaccottet, Œuvres…. »
« Narcisse
Ainsi donc : cela sort de moi et cela se
dilue dans l’air et dans les sensibles bosquets,
cela, léger, m’échappe et cesse d’être à moi
et brille, de ne rencontrer aucun refus.
De moi sans trêve cela se détache,
je ne veux pas partir, j’attends, je tarde,
mais la hâte est dans toutes mes limites,
elles se ruent et déjà sont là-bas.
Même dans le sommeil. Rien assez ne nous lie.
Milieu docile en moi, noyau trop faible
pour maintenir sa chair. Fuite et envol
de tous les points de toute ma surface.
Ce qui prend forme là et me ressemble
et, tremblant, monte en signes pleins de larmes,
a pu peut-être ainsi dans une femme
renaître, mais restait hors de portée,
si loin que j’aille le poursuivre en elle.
Maintenant c’est couché sur l’eau éparse,
indifférente, et sous ma couronne de roses,
je puis longtemps le contempler, surpris.
Là, ce n’est pas aimé. Il n’y a là-dessous
que pierres impassibles écroulées,
et je vois bien à quel point je suis triste.
Fut-ce là mon image, dans ses yeux ?
Se changeait-elle ainsi, peu à peu, dans son rêve,
en douce peur ? Je pressens presque la sienne.
Car, lorsque je me perds en mon regard,
je pourrais croire qu’il est meurtrier [8]
[8]
R.M. Rilke (1913) publié en 1919, cité par L. Andreas-Salomé…. »

puck dit: à

« vous faite très maison de paroisse ou cellule PC »

alors là je ne vois vriament pas en quoi le fait de dire que sans Saint Paul les « chrétiens » seraient restés rien de plus qu’un mouvement dissident au sein du judaïsme a un rapport avec le PC ?

et puis arrêtez avec vos communistes, c’est comme voir des dinosaures partout : parlez de trucs qui n’existent plus.

Bloom dit: à

Effroyable.

L’adjectif de mon été 1976, B. entre rivière, bistrot et château.
Au bord de la Route Nationale 10.
Je vous avis dit.

et alii dit: à

« Oh chère, combien de fois dans ma vie- et jamais autant que maintenant – me suis-je dit que l’Art, tel que je le conçois, est un mouvement contre nature. Dieu n’a jamais prévu sans doute, qu’aucun de nous ferait ce terrible retour sur lui-même, qui ne serait permis qu’au Saint, parce qu’il prétend attaquer son Dieu en l’ attaquant de ce côté imprévu et mal défendu. Mais nous autres, de qui nous approchons-nous, en tournant le dos aux événements, à notre avenir – même pour se jeter dans le gouffre de notre être qui nous engloutirait, sans cette espèce de confiance que nous y apportons et qui semble plus forte que la gravitation de notre nature ? Si ce n’est l’idée du sacrifice que le moment du plus grand danger coïncide avec celui où on est sauvé, il n’y a certainement rien qui ressemble plus au sacrifice que cette terrible volonté de l’Art. Tout ce que les autres oublient, pour se rendre la vie possible, nous allons toujours le découvrir et l’agrandir même ; c’est nous les véritables réveilleurs de nos monstres auxquels nous ne sommes pas assez opposés pour devenir leurs vainqueurs ; car dans un certain sens nous nous trouvons d’accord avec eux ; ce sont eux ces montres, qui retiennent ce surplus de force indispensable à ceux qui se doivent surpasser. A moins qu’on donne à l’acte de la victoire un sens mystérieux et beaucoup plus profond, ce n’est pas à nous de nous croire les dompteurs de nos lions intérieurs » (Rainer-Maria Rilke, Lettres à Merline, Lettre XI, du 18 novembre 1920)
cité in
https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/freud/rilke-et-ses-lions-interieurs/

renato dit: à

C’est votre méthode Dexter qui suscite l’image « maison de paroisse ou cellule PC », mais vous êtes trop présomptueux pour admettre que vous volez si bas.

Bloom dit: à

Lire Joyce ? une aventure…

Vous avez tout compris, Christiane. Joyce, c’est Baudelaire, Rimbaud, plus l’Irlande et la révolution narrative.
Un continent, ça se découvre lentement.
Le Wake, un puissant stimulant/narcotique, à consommer à petite dose, comme Thomas Shelby avec son opium en flacon…

Bloom dit: à

Je vous avAis dit.
Sorry.

Bloom dit: à

Bloom, l’essentiel n’est pas le « bilan moral » de ces Royals.

Je ne suis pas certain de comprendre le terme « bilan moral », x.
Je cite des faits qui permettent de mettre en perspective cette névrose collective qu’est l’intérêt pour des célébrités; à chacun de s’en saisir ou non.

Jazzi dit: à

« Je cite des faits qui permettent de mettre en perspective cette névrose collective qu’est l’intérêt pour des célébrités »

En fait, tu veux dire que tous ceux qui ont regardé les obsèques en direct sont des cons, Bloom ?
Si tu en faisais partie, moi non.

Jean Langoncet dit: à

(les zobs secs, c’est qu’en différé qu’il aurait dit Perec)

Jean Langoncet dit: à

(le goût des navets ? c’est maintenant et jusqu’en octobre)

Jean Langoncet dit: à

(à partir de quand peut-on considérer que lou reed est devenu un vieux con ? New-York ?)

christiane dit: à

et alii dit à CHRISTIANE/
« Depuis le 6 avril, et jusqu’au 18 juillet, le musée de l’Orangerie accueille une exposition centrée sur le regard du poète critique d’art que fut Apollinaire. »

Vivement la réouverture des musées !

En attendant, quelle balade littéraire de haute voltige sur ce blog depuis quelques jours : Proust, Joyce, Apollinaire…
Un souvenir ancien : 1991.
Je ne serais pas étonnée que vous, DHH, M.Court, P.Edel, Jazzi, C.P. et autres amis des musées et de la littérature aient fait un tour, cette année-là, à la Bibliothèque historique de Paris (Hôtel Lamoignon, rue Pavée, dans le IVe), qui durant l’été accueillit une exposition : « Apollinaire, ses livres, ses amis ». (Les amis de l’aventurier Wilhelm Apollinaris de Kostrowizky : André Billy, Max Jacob, André Rouveyre, Paul Léautaud, Philippe Soupault…) et la chatte Pipe, noire et blanche.
(Je crois que la reconstitution de sa bibliothèque a ensuite été hébergée au musée Carnavalet.)

Le « Pigeonnier », appartement d’Apollinaire, c’était une enfilade de petites pièces comme des alvéoles. Tout cela était présent à travers de belles photos au milieu de ses livres, des livres et encore des livres, certains anciens et précieux (3000 volumes), ses objets familiers (dont son casque de guerre), sa table de travail qu’on imagine devant une fenêtre exiguë, des chaises bancales, son grand lit-divan couvert de coussins, des tableaux de Derain, Dufy, un Braque, un Picasso, un Chirico (où il voyait son portrait prémonitoire, tête blessée…) et bien sûr « Réunion à la campagne » de Marie Laurencin. Des dessins d’Henri Matisse. Des marionnettes, des statuettes africaines, des affiches, des articles de journaux…
Tout faisait mémoire de cet extraordinaire logis si bizarre que ses amis appelaient le « pigeonnier » qui devait, à la nuit tombée, abriter bien des réunions joyeuses…. Escalier étroit et raide, terrasse, toit accessible par une échelle de fer et les voilà tous assis ou allongés sur les toits de zinc et de plomb de Paris, entre les cheminées en tôle noire, avec tasses et théière, (ou autre breuvage), pipes en main… Tous, les yeux dans les étoiles déclamant des textes de Zola, Maupassant, Rimbaud, Walt Whitman, Villon, Racine, Perrault, La Fontaine ou des … Fantômas et Paul Féval !
C’était tout en haut d’un vieil immeuble de six étages, au coin de la rue Saint-Guillaume et du boulevard Saint-Germain. En bas un antiquaire, à l’étage d’en dessous Apollinaire, le docteur Mardrus amateur d’ésotérisme qui traduisit les « Mille et une nuits ».
C’est là qu’il dicta à son secrétaire ou lui fit recopier « L’Enchanteur pourrissant », « Le poète assassiné », les derniers poèmes d' »Alcool », « Les Peintres cubistes », les calligrammes…

C’était entre le 1er janvier 1913 et le 9 novembre 1918…

Hâte de découvrir cette expo, Et Alii.

et alii dit: à

lié à ANNECY/
Claude Favre de Vaugelas (1585-1650), lettré, académicien français, responsable du dictionnaire, auteur de la première grammaire française.

et alii dit: à

Normalement, c’est aux Halles qu’ils seraient allés manger une soupe à l’oignon», écrit Georges Simenon dans Maigret et la jeune morte. Finalement, au beau milieu de la nuit, après avoir quitté un cadavre (ainsi que l’inspecteur Lognon!) non loin de la place de Clichy, le commissaire Maigret et son collègue Janvier «n’avaient plus faim ni l’un ni l’autre, mais ils s’attablèrent néanmoins dans une brasserie où, parce qu’ils l’avaient décidé une heure plus tôt, ils commandèrent une soupe à l’oignon».

rose dit: à

Puck

« et puis arrêtez avec vos communistes, c’est comme voir des dinosaures partout : parlez de trucs qui n’existent plus. »

Tsss.
Et le père de mes gosses ?
Communiste et stalinien.
Mon dieu, le courage qu’il m’a fallu.

rose dit: à

….Bien à vous et continuez à secouer le cocotier. MC

Ne restez pas en dessous, Marc 🤓

rose dit: à

puck dit: à
une trop grande cérébralité tue le plaisir de la lecture, lire un livre doit rester un acte spontané et irréfléchi pour conserver toute sa fraicheur et ainsi retrouver cette âme perdue de l’enfance dont tout adulte n’est qu’un exilé, ainsi la lecture annihile le désespoir de cet exil de cette terre lointaine, de ces rivages perdus de l’enfance en redonnant le plaisir de la surprise et de l’émerveillement, allant au plus profond de soi-même cette possibilité miraculeuse de redécouvrir les simplicités de ce monde, comme ce poirier vu au travers du regard de Proust, ou découvrir avec stupéfaction, en lisant un petite nouvelle de Camus qu’une gonzesse peut prendre son pied juste en regardant le désert à la lumière du couchant.

rose dit: à

Je vous redis ça : hier, vous ne l’avez pas compris.
En visio-conférence et assimilé, hier matin, ma mère m’a fait visiter sa terraasse plein nord où arrive le soleil le matin.
L’escalier de secours est condamné pour empêcher les gens de se sauver.
Une femme est enfermée dans une chambre d’environ huit mètres carrés (je ne suis pas sûre de la surface, mais sûre de beaucoup plus petit que 13 m²). On a construit pour cette femme un grillage avec des poteaux en bois qui ferme un bout de la terrasse pour elle peut-être sur 4 à 6 m². Un grillage haut et vert. De gros poteaux carrés en bois. Solide. Qu’elle ne peut pas franchir.
Elle a crié à ma mère  » y a un grillage ».
Ma mère a reculé.

Je prends le relai.
Sachez que cette femme existe est vivante est enfermée et sûrement sous neuroleptiques.

C’est -je l’imagine- la méthode employée par le docteur XY. Celui qui part à Londres en pleine explosion du variant anglais.

Le reste, la femme enfermée et le haut grillage vert, je l’ai vu de mes yeux.
Drillon va me pourrir, mais j’ai alerté hier matin l’ARS PACA.
Vont-ils agir ?

Les léthodes du docteur XY, je ke les connais pas : je sais que les gens qui crient, ils les médicamentent.

Et que ma mère démarrant un syndrome de glisselent et cessant de s’alimenter, il lui dit « vous n’avez rien ».

Je sais aussi que la curatrice a payé une porte à l’Ehpad : porte que ma mère a cassé pour sortir lorsqu’elle a été enfermée quatorze jours lors de son retour de la clinique Valmante au début du tout nouveau confinement.

Je vous informe.
Accepte volontiers le silence.
Plus difficile les réactions de pilack qui regardent passer les trains plombés gers Auschwitz.

Merci D. pour votre empathie hier sur l’escalier de secours. Pour vous, je précise, les gens isolés au moins 1 parce qu’atteints de la maladie d’Alzheimer ont interdiction de sortir : l’esxalier de secours est condamné, l’ascenseur verrouillé avec un code changé régulièrement.
L’aide-soignante foutue dehors a été accusée d’avoir donné le code à ma mère : celle-ci l’a regardée lorsqu’elle le tapait et l’a mémorisé.

Sachez ce qui se passe dedans : effroyable.

rose dit: à

Je ne renonce pas à sortir ma mère de là.

renato dit: à

rose, avez-vous lu I Married a Communist ?

Marie Sasseur dit: à

Et puisque quand même, Lea, il n’y a pas que l’Impérial…

« Annecy, enfin, est une minuscule et rustique sœur de Venise, avec ses canaux, parfois troubles et malodorants, qui contournent l’ancien palais de l’Ile devenue prison et reflètent, entre des maisons ornées de balcons où sèche le linge, les arbres du jardin de l’Evêché ou d’autres coins délaissés. Les maisons à arcades de la rue Sainte-Claire, de la rue de l’Ile, la rampe mystérieuse du Château, la côte Perrière aux galeries de bois, sont la vétusté et l’originalité de la ville : on y respire un parfum de vie étrange. Il semble que derrière ces murs gris se soient agitées des âmes ardentes. Et l’on a l’impression, quand on se promène le soir, que l’on pourrait bien rencontrer, rue de l’Ile, Mme de Charmoisy sortant de son hôtel pour aller au sermon, Philothée grave et pensive, comptant sur le secours de son directeur, François de Sales, pour se bien diriger par les chemins du monde, ou, rue Jean-Jacques Rousseau, proche la cathédrale, Mme de Warens un peu trop préoccupée des jeunes garçons pour suivre l’office. »

https://fr.m.wikisource.org/wiki/Les_Amants_d%E2%80%99Annecy_-_Anne_d%E2%80%99Este_et_Jacques_de_Savoie/01

rose dit: à

Écouté ce matin le podcast du Monde, 29 ‘ sur la révélation d’un secret de famille.
Oû et comment l’on peut, à 33ans retrouver sa mèrz biologique qui a accoucjé sous X et considère que cet enfant n’est pas le sien car elle ne l’a pas élevé.
Passionnant.
Après avoir cherché en vain ses parents biologiques, c’est en faisant un test ADN dit « récréatif » que Sylvain Loscos, né sous X, a retrouvé de façon inattendue leur trace. Zineb Dryef, journaliste à « M, le Magazine du Monde », nous raconte cette histoire qui a remis en question l’accouchement sous le secret d’une femme, sans son consentement.

Ma mère, le titre serait
L’amour fou et le patriarcat.

rose dit: à

Renato

Je ne l’ai pas lu. Et pas épousé non plus, grands dieux. Mais je l’ai vécu 💪. Oui.

rose dit: à

Hé, Henry Bordeaux on dirait Marc Court. 👌😘

rose dit: à

Ai vérifié samedi midi lorsque je suis allée manger avec mère ds son Ehpad.
La porte extérieure de son étage rez de chaussée, moins un par rapport au restaurant est fermée à clé.
Là, elle vient d’aller vérifier ascenseur bloqué avec un code. Escalier qui monte à l’étage, escalier intérieur bloqué avec un code.
Porte donnant sur les deux chambres d’isolement fermée à clé.
Terrasse ouverte.
Lorsque ma mère est entrée dans l’Ehpad, durant qq.temps, la porte-fenêtre de sa chambre était verrouillée. Possible de l’ouvrir sur quatre centimètres seulement, bloquée par en bas.

Quelle erreur grossière que d’attendre après la Justice !

Brinqueballe dit: à

les radis sont croquants et ne piquent pas

Vous avez 1000 fois raison B, j’en ai acheté moi aussi…
Belle note en bouche et pas que!

MC dit: à

Rose, vous me faites rire car je suis allé rue d’Ulm dans la thune d’un ami, et j’y ai vu la photo de Bordeaux en costume d’académicien. Je ne l’ai pas identifié et j’ai cru que c’était Rostand! Ce qui m’a valu une gentille mise au point de ce jeune homme qui était on neveu.
Il y a une jolie brochure de Bordeaux pour laquelle je donne tout le reste: « Henri Bremond, un Sourcier », qui remet très finement l’Abbé dans son époque. Et tant pis pour celles et ceux que « l’Histoire du Sentiment Religieux en France » fait hurler!
Bien à vous.
MC

Jibé dit: à

cf aussi la bio. de Laurence Campa consacrée à Apollinaire, avec d’ailleurs des échos sur le site de France culture, un grand plaisir de lecture et d’exercice d’affinités avec ce poète.

B dit: à

Rose, jamais vu de chambre d’isolement dans les lieux de vie réservés aux gens âgés, quelles que soient les pathologies liés à l’age. Quand l’une d’elles présente un trouble relevant de la géronto- psychiatrie l’usage veut que lui soit trouvé un lit dans un service de geronto-psychiatrie afin de remédier à ses troubles du comportement si possible et lui permettre de réinteger sa maison secrétaire sans qu’elle soit un problème ingérable pour la collectivité présentement ces lieux de vie. Les codes ascenseur et secteurs sont assez fréquemment utilisés pour éviter aux personnes souffrant de troubles cognitifs de s’égarer, de fuguer.

B dit: à

De retraite pour secrétaire.
Présente en ces lieux.

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