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La République des livres
Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

Généralement, lorsque surgissent des inédits de jeunesse signés à d’auteur de renom, ce n’est pas très bon signe. L’exhumation est toujours douteuse et le fond de tiroir, suspecté. Raison de plus pour saluer une exception lorsqu’elle se présente. Bien sûr, l’édition bilingue des Poèmes de Czernowitz 1938-1945 de Paul Celan (24 euros, 325 pages, Seuil) qui parait ces jours-ci attirera en priorité les fidèles lecteurs du grand poète- et ils sont de plus en plus nombreux en France. Mais ce sera peut-être l’occasion d’élargir le cercle davantage encore car ces poèmes de jeunesse sont plus accessibles que ceux de la maturité, lesquels n’ont pas volé leur réputation d’hermétisme, quoi qu’on en dise, à l’égal de ce qui se dit encore pour l’œuvre d’un Mallarmé par exemple. On dira qu’en 18 et 25 ans, le jeune créateur était plus désarmé qu’il ne le sera par la suite. On précisera également que la plupart de ses poèmes relèvent du lyrisme amoureux sinon érotique en ce qu’ils étaient adressés à son amie Ruth Kraft. Nombre d’entre eux ont été mûris alors qu’il cassait des cailloux dans un camp de travail où les nazis l’avaient envoyé avant d’expédier ses parents dans des camps de concentration de Transnistrie où ils mourront, l’une exécutée d’une balle dans la nuque, l’autre du typhus.

Pour autant, Paul Celan qui s’appelait encore Paul Antschel, né dans une ville roumaine après avoir été autrichienne et avant de devenir soviétique et enfin ukrainienne (à travers sa résurrection poétique, Czernowitz est devenue le paradigme de la fragmentation historique et géographique de l’Europe centrale), ne renoncera jamais à la langue allemande lui qui connaissait tant de langues. A l’heure où tant d’intellectuels récusèrent en bloc toute culture allemande au lendemain de la guerre (le philosophe Vladimir Jankélévitch entre autres), il avait fait le choix de la langue du bourreau afin de lui faire rendre gorge et de la dénazifier en la truffant souterrainement de mots, de racines, d’étymologies empruntées notamment à l’hébreu et au yiddish. Pour autant, jamais sa poésie ne se fera témoignage d’un monde disparu après anéantissement.

Tout en assurant ses besoins en étant engagé comme lecteur d’allemand à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (nombre de traducteurs lui doivent quelque chose), il échafauda une œuvre d’une sombre intensité et d’une force de pénétration sans équivalent qui en fit le plus important poète de langue allemande de la seconde partie du XXème siècle.

Les Poèmes de Czernowitz ne sont pas publiés n’importe où n’importe comment, précision utile en un temps où un management dénué du moindre souci littéraire ou culturel tente d’imposer sa loi dans l’édition française. Ils paraissent dans la collection « La librairie du XXIème siècle » créée et animée jusqu’à sa disparition par Maurice Olender, éditeur passionné de l’œuvre de Celan en français. Et Jean-Pierre Lefebvre en est l’érudit annotateur, le précis traducteur et l’impeccable préfacier, des qualités indispensables dès lors que lecteur sera inévitablement confronté à « l’intelligence proprement poétique des situations » qui caractérisait Celan. Malgré son autorité sur la question, Lefebvre se garde bien de trancher : lorsqu’il y a un doute, il parle d’« hypothèse », use du « peut-être »persuadé que même dans l’opacé il y a une porte de sortie. On peut être certain que lorsqu’il décèle la trace de ses influences de jeunesse (Rilke, Trakl, Hofmannsthal, Stefan Georg), c’est qu’elle est incontestablement établie en vue de cette édition on ne peut plus critique.

Ils nous invitent à découvrir ces poèmes de jeunesse comme le laboratoire de l’œuvre en germe. Thèmes, cadences, motifs, inspirations, lexique, syntaxe, couleurs (le blanc, notamment celui de la neige, étant sous sa plume associé au deuil, la neige est ses flocons noirs), rythmes, vocables s’y manifestent sans qu’ils soient nécessaires de les solliciter. Ce qui n’empêche pas de se poser des questions sur le choix de certains mots peu usités : « mourance », « le languir », « kobold », « carabes », « enluronner », « asters »… Qu’importe puisqu’il faut que la poésie saigne. Dans les notes, prolongement nécessaire à qui veut aller au-delà de l’ivresse produite par la lecture, on découvre le sous-bassement proprement musical de son art poétique, pas seulement du côté de Webern comme cela a souvent été dit, mais d’un lied de Schubert (D.776, opus 59, No 3 ainsi que D.101), d’une sonate de Beethoven (opus 81a en si bémol majeur).

Jamais il ne réussira à mettre à distance une culpabilité profondément ancrée en lui : le dilemme qui lui fit choisir la langue des assassins de sa mère comme langue d’écriture ; la Fugue de mort (lue ici en allemand par son auteur et là en français par un comédien) notamment se fait l’écho de cette question lancinante. De dépressions en internements, rongé par les crises mélancoliques, il s’est suicidé en 1970 à l’âge de 50 ans en se jetant dans la Seine du haut du pont Mirabeau alors qu’il avait rendez-vous avec son fils devant le théâtre de l’Odéon. Dans ses poches, on a retrouvé deux billets pour une représentation d’En attendant Godot.

                NOTTURNO

« Ne dors pas. Sois sur tes gardes.

Les peupliers d’un pas chanteur

défilent avec la soldatesque.

Les étangs sont tous de ton sang.

 

Y dansent de verts squelettes.

L’un d’eux arrache, au culot, le nuage :

ravagé, estropié, gelé,

ton rêve saigne des coups de lance.

Le monde est une bête en couches,

faufilée, glabre, sous la nuit de lune.

Et Dieu est son hurlement.

J’ai peur et j’ai froid. »

 

(Schlaf nicht. Sei auf der Hut.

Die Pappeln mit singendem Schritt

Ziehn mit dem Kriegsvolk mit.

Die Teiche sind alle dein Blut.

Drin grüne Gerippe tanzen.

Eins reißt die Wolke fort, dreist :

Verwittert, verstümmelt, vereist,

blutet dein Traum von den Lanzen.

 

Die Welt ist ein kreißendes Tier,

das kahl in die Mondnacht schlich.

Gott ist sein Heulen.

Ich fürchte mich und frier.)

 

( » huile sur toile de Mark Rothko » ; « Paul Celan jeune » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères, Poésie.

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commentaires

1 397 Réponses pour Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

J J-J dit: 28 avril 2026 à 6h50

Félicitations au député bleu d’Horizon de nous avoir permis d’accéder au rapport d’Alloncle.

renato dit: 28 avril 2026 à 6h59

« Fin du livre. Oublier la lecture. Regarder les images animées par Intelligence Artificielle. »
D’un côté, un ministre italien évoque la possible suppression de « Les Fiancés » du programme scolaire car il serait trop difficile.
D’un autre, une université britannique a mis en place un cours pour enseigner comment lire des textes longs.
Je me souviens d’une interview où, il y a 40 ans, Fellini expliquait comment le public avait perdu sa capacité d’abstraction et de concentration dans les salles de cinéma, à cause de l’arrivée des nouvelles technologies.
Ceux qui lisaient, ou lisent encore (préconisé), McLuhan dans se souviendront de Village Planétaire (1967 ?) : les effets de la mondialisation, des médias et des technologies de l’information et de la communication.

Phil dit: 28 avril 2026 à 7h06

Écouté au débotté, dear Chaloux, votre air est beau, indeed. Mandez-nous en quelques belles raisons. Le radioaste Lodéon est-il toujours en vie ? J’avais cru Cleyderman enterré, l’ai vu resurgir à Cluj Napoca, en Transylvanie, du côté de chez Dracula.

J J-J dit: 28 avril 2026 à 7h06

@ Ch – « Mona existe-t-elle autrement dans l’imaginaire de Henry (Thomas Schlesser) comme un double de lui-même? C’est à lui-même, me semble-t-il que s’adressent ces mots. Est-ce voix venue d’un passé qui ne veut pas mourir.? Quelque chose qu’il doit briser pour être libre » (hier)
Je ne spéculerai pas plus, mais votre suggestion m’avait non seulement effleuré au moment de la lecture, mais bel et bien persuadé qu’il s’agissait en effet pour l’auteur de dialoguer avec lui-même ; de « mettre à distance » son excès de culture picturale menaçant toujours d’étouffer le regard, en mettant en scène, via la petiote, une fraicheur et une naîveté perdue devant une toile. Comme un besoin de se réenchanter, de nous réenchanter. Oui, je le crois. Bàv. Merci de (nous/me) ressusciter cet essai/roman (?), sans doute trop injustement oublié des radars.

renato dit: 28 avril 2026 à 7h09

Il est vrai que l’expression « Village Planétaire » était déjà apparue dans Pour comprendre les médias (1964 ?). Un vieux mal, donc.

J J-J dit: 28 avril 2026 à 7h12

Je se sais pas… Très certainement par excès de sensiblerie, histoire de compenser le venin public habituel et retrouver une quiétude nécessaire

Phil dit: 28 avril 2026 à 7h19

Merci dear jjj pour le update, Lodéon toujours en vie mais moins en forme que Cleyderman. Il aura échappé aux fourches du rapport Alloncle, le brave Nagui n’aurait pas dû rouler Porsche, trop tard, Bolloré ne le virera pas.

Christiane dit: 28 avril 2026 à 7h20

Et justement, Rose, le prochain arrêt de Mona et son grand-père, toujours au Centre Pompidou, sera pour pour « La mariée » de Niki de saint Phalle. Lire la notice du Centre me ramène à mes réflexions sur le statut de la femme en ces années 60.
« Entre 1963 et 1964 Niki de Saint Phalle crée une série d’œuvres qui fustigent les différents statuts assignés à la femme : épouse, génitrice, dévoreuse d’enfants, putain ou sorcière. Grande poupée triste vêtue d’une robe d’apparat, La Mariée, un bouquet au bras, semble porter le fardeau de son devoir en poussant un cri de désespoir. D’innombrables éléments agglutinés dans le plâtre confèrent au personnage une tonalité à la fois grinçante et burlesque. »

Les œuvres choisies dans ce livre ne sont souvent pas très connues. J’aime qu’ils aient fait un arrêt devant la fontaine proche de l’église Saint-Merri avant d’entrer à Beaubourg où se mêlent les sculptures animées de Jean Tinguely et de Niki de Saint Phalle, « les Bonnie et Clyde de l’art ».
Remarquant les jouets pris dans le plâtre de la robe de la mariée, Henry confie à sa petite-fille : « C’est comme si l’enfance assaillait et oppressait cette femme. Son aspect rigide, cadavérique, est à rebours de l’image traditionnelle qu’on a des noces pleines d’entrain.(…) Niki de Saint Phalle, avec cette Mariée qu’on croirait à l’agonie, pousse un hurlement… Elle a assumé à un moment de sa vie qu’elle ne serait pas une mère modèle. Elke s’est vouée à son art, c’est-à-dire à elle-même, plutôt qu’à ses enfants…  »
Heureusement il y a la sirène colorée de la fontaine et ses fameuses » Nanas », dés femmes en train de s’élancer, de danser, de sauter. Rondes avec des corps aux hanches énormes. Vivantes, libérées, radieuses.. La même année, Aragon écrit : « L’avenir de l’homme est la femme. »

D. dit: 28 avril 2026 à 7h20

(Plus con c’est pas possible)

Sur Franceinfo.fr ce matin :

« Il y a des cours d’école qui ne se feront pas cet été… » : avec la guerre au Moyen-Orient, la flambée des prix du pétrole fait craindre une pénurie de bitume »

D. dit: 28 avril 2026 à 7h23

(Le gravier, ça n’existe pas ; l’artificialusation des sols et le ruissellement, non plus…)
Mais où vont-ils chercher leurs journalistes et rédacteurs ?!

Christiane dit: 28 avril 2026 à 7h24

JJJ – 7h06
Joie de vous lire ! Nous avançons à lamble dans ce cheminement de lecture.

Chaloux dit: 28 avril 2026 à 7h26

Gigi la visqueuse, au lieu de continuer tes provocs qui vont à nouveau te mener chez le docteur, enfourche plutôt ta R5 électrique (Hurk !) pour essayer dé récupérer ta vieille correctrice qui, il est vrai, doit déjà t’avoir complètement oublié…

Quant à Patrier-Leitus, ce petit roquet de garde, j’en ferais bien un paquet avec la Braun-Pivet pour les envoyer sur la lune.

Chaloux dit: 28 avril 2026 à 7h42

On voit bien à quel point tu t’es détérioré depuis qu’elle s’est barrée. Une vraie boucherie.

Donna Ricaud-Veyre dit: 28 avril 2026 à 8h01

En tout cas, Monsieur Chaloux, vous-même ne vous détèroriez pas du tout.
Vous resplendissez. J’aimerais bien connaître votre secret de jeunesse éternelle.

Alfred dit: 28 avril 2026 à 8h27

(…à l’amble…)
Joie de vous lire Christiane… Oh joie !
😁😁😁

Chaloux dit: 28 avril 2026 à 8h43

Ce qui est vrai, c’est que la Gigi est tellement sotte qu’elle fait ma joie!

Oui! Quelle joie de la lire !

Chaloux dit: 28 avril 2026 à 8h46

Sans compter que pour trouver de la « sensiblerie » dans cet air magnifique adapté par Poulenc, il faut vraiment avoir une oreille en forme de bidet…

bolibongo dit: 28 avril 2026 à 8h47

l’équation collectionneurs , beau monde , galeristes …

Quelques-uns manquent…

pourmapar dit: 28 avril 2026 à 8h55

A propos de Picasso et de Françoise Gilot, il faut savoir que cette dernière ( quelle guerrière!)le quitta officiellement à cheval, en ouvrant le paseo dans les arènes de Vallauris sous son regerd noir et admiratif.
Lu dans le super et intéressant bouquin acheté d’occasion de Annie Maillis, Dans l’ arène avec Picasso, Indigène édition 2004.
La célèbre photographie est d’ André Villers

B dit: 28 avril 2026 à 9h09

Fred L est toujours en vie

Comment savez vous que F Lodeon serait malade, il n’a que 73 ans. C’est incroyable, cela fait déjà 5 ans qu’il a arrêté son émission Carrefour de Lodeon, je pensais que c’était  » hier ».

D. dit: 28 avril 2026 à 10h17

Ce n’est pas que « à cette époque les abeilles ne piquent pas », c’est qu’elle ne piquent pas quand elles essaiment tel que dans le cas présent.
Sinon n’essayez pas de vous approcher « à cette époque » du couloir d’envol d’une ruche, vous le regretteriez certainement !

D. dit: 28 avril 2026 à 10h39

Les abeilles piquent aussi si on les attaque individuellement. Balayage brusque de la main, pression : abeille tombant dans le col, marcher pied nu sur une abeille.
Sinon elles défendent vaillament le couvain. Donc toute apporoche à quelques mètre du couloir d’envol de la ruche est très risqué. Surtout avec l’abeille noire que l’on élève dans les régions plus fraîche ou en petite montagne, plus agressive que celles issues de croisement et sélection, type Buckfast, constituant la très grande majorité des abeilles élevées à Paris.

D. dit: 28 avril 2026 à 10h42

Lorsque une abeille butine une fleur, son agressivité est presque totalement inhibée. Il est possible de la toucher délicatement ; elle continuera à butiner. Et ce même chez la noire.

J J-J dit: 28 avril 2026 à 10h44

Avec le rapport d’Alloncle que tous nos concitoyens vont avoir le plaisir de découvrir la grande objectivité, nous allons enfin palper du doigt ce qui va nous arriver l’an prochain, quand nos honorables parlementaires fascistes auront été dûment envoyés aux manettes de la Nation. Bienvenue au « club des fans à l’RDL ».
*** Rappelons, pour les glands, « qu’Elzéart Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l’hospice de Banon ».

D. dit: 28 avril 2026 à 10h46

L’abeille Buckfast fut créee par un religieux catholique.
On la reconnait par son anneau jaune pâle sur l’abdomen.

D. dit: 28 avril 2026 à 10h50

Ell est aussi moins velue que la petite noire des montagnes (restant ma préférée). Parce qu’on oublie facilement qu’une abeille est velue.

Chaloux dit: 28 avril 2026 à 11h42

Il est temps de remettre ce pays d’aplomb après 45 ans de merdier. Vivement !

Gigi, l’oreille en bidet, et la bouche en tinette…

Hurkhurkhurk !

FL dit: 28 avril 2026 à 11h43

Comme il y a des mélomanes sur ce site et comme il a été beaucoup question des deux orchestres de Radio France, qu’en pensez-vous ?

rose dit: 28 avril 2026 à 11h48

Elzéard Bouffier, de mémoire.
L’hôpital de Banon est toujours un mouroir.
L’homme qui plantait des arbres est une fiction.

B dit: 28 avril 2026 à 11h58

L’ensemble des mesures d’économies permettrait de dégager plus d’un milliard d’euros, soit un quart des crédits alloués par l’État à l’audiovisuel public. La somme serait affectée à « l’entretien du patrimoine » de l’État et au désendettement du pays. Rapports Alloncle.

Si on compte là dessus il faudra donc 3000 ans pour désendetter le pays, en outre si la somme est repartie en deux dans le but d’entretenir le patrimoine il faudra 6000 ans, pourvu qu’ils trouvent du fric ailleurs, nous avons une dette radioactive.

J J-J dit: 28 avril 2026 à 11h59

oui, nous le savons bien, r^z, mais on aimerait tellement qu’elle fût une histoire vraie. Laissez-nous l’y croire. J’ai trouvé bien décevantes les illustrations d’Eva Jospin. Ce qui n’enlève rien à son talent, par ailleurs.
(Gallimard charrie un peu à 30 euros et quelques !).

B dit: 28 avril 2026 à 12h02

Rose, c’est qu’une histoire de glands, de glandage et de glandus par extension ! 😃

Christiane dit: 28 avril 2026 à 12h03

« Devant Beaubourg, sur l’esplanade, un trompettiste, les joues énormes, interpretait le Concerto d’Aranjuez »…
Le grand-père reprendra-t-il tous ces cartons contenant les souvenirs de sa femme Colette, grand-mère de Mona ? Quel refoulement a suivi son euthanasie ?
– Prends-les chez toi! Et écris un livre sur mamie, sur toi, sur vous… Dit la petite voix de Mona.
Cette avant-dernière exposition offrira à Mona les cadres-mémoire de Christian Boltanski. Vingt vitrines identiques étalées sur trois murs, contenant des lettres, des photos, des cartes, des tickets, des imprimés, des enveloppes, des griffonnages. Une installation qui murmure ou plutôt un brouhaha, dit l’enfant.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– Eh bien, ça veut dire que « ça » veut dire. (Il appuya sur le pronom).
– C’est impossible de les lire tous, alors on les regarde et on glisse dessus…
« Les vitrines faisaient songer à ces grands murs d’images. Henry dissimulait mal la grisaille qui s’était emparée de son âme et qui m’a traquait son cœur.
Un grand-père sémaphore pour Mona…
C’était la dernière fois…
Ils marchèrent dans Beaubourg en se tenant par la main. Ils tombèrent sur un tableau de Pierre Soulages…
Je vous laisse relire la suite envoûtante, JJJ.

J’ai bien aimé ce livre, JJJ. Il laisse une béance obscure avec cette enfant au masque d’adulte et ce grand-père l’accompagnant dans ce vagabondage mnésique et artistique.
Deleuze écrivait : « Le bloc d’enfance se déplace avec le temps, sur la ligne du temps, venant réanimer l’adulte comme on réanime une marionnette… »
C’est un récit flotté qui dérive sur une histoire familiale, sur un deuil.
Qui est cette enfant venue accompagner Henry ?

Il me reste quelques tableaux du Louvre et d’Orsay à découvrir.
Merci, JJJ.

Chaloux dit: 28 avril 2026 à 12h04

Terminé le livre de David Bonneau sur les époux Morand. Ça cafouille un peu après 1945: on a l’impression qu’on lui a fait couper deux ou trois chapitres et que ceux qui restent se raccordent assez mal. Et où est passé le fameux train roumain? Cela mérite tout de même d’être lu. En dépit de quelques petits défauts d’époque, on s’aperçoit (à nouveau) qu’Hélène Morand est un personnage tout à fait remarquable, peut-être même une femme de lettres comme au XVIIe siècle. On assez aimerait lire un choix de sa correspondance et de son Journal.

FL dit: 28 avril 2026 à 12h06

Plutôt que de consacrer un musée à Picasso qui est un type antipathique tant sur le plan de la vie privée que sur celui de la vie publique, on remise ses oeuvres dans des caves, on les ressortira dans deux mille ans, on pourra se faire une idée plus juste, dénuée de toute prévention, et à la place on expose les innombrables oeuvres modernes achetées par le CNAP ou les FRAC et jamais montrées. Ça permettra de faire un travail de mise en valeur du patrimoine contemporain, de catalogage, de recherche sur les artistes, les mouvements et plus généralement sur la vie des arts plastiques. Ça ne peut être que profitable.

Personnellement j’aime beaucoup l’hyper-réalisme américain je suis certain qu’on en trouve dans les collections du FNAC.

La légitimation du CNAP et des FRAC sera ainsi faite et ça coupera l’herbe sous le pied au Rassemblement National.

(Merci à l’IA pour toutes ces informations sur les achats de tableaux par la France.)

rose dit: 28 avril 2026 à 12h14

Moi, les vitrines, parfois, je les lis toutes.
Je peux y passer trois heures, et même six heures, hors du temps.
JJ-J
J’ai pleuré lorsque j’ai su. Je préfère vous le dire et que vous le sachiez. Que de ne pas savoir et faire semblant de.

MC dit: 28 avril 2026 à 13h45

Parce que maintenant le talent d’un peintre se mesure à la sympathie qu’on éprouve pour son caractère? Je serais les Surréalistes , ou d’autres, je me méfierais de ce jugement étroit tendant à rétablir dans le dire l’ordre moral ! Quant à César, il tient quand même de la place , avec la romanisation des Gaules. Et même Suetone ne le nie pas…

D. dit: 28 avril 2026 à 15h49

Terminé le livre de David Bonneau sur les époux Morand.

Celui de son frère Jean sur les salaisons lui est supérieur.

Soleil vert dit: 28 avril 2026 à 16h08

Lu l’article de PA « Apollinaire, Obus-Roi »

A t-on une estimation (j’ai lu 1/3 qq part) ou tout au moins quelques noms d’écrivains tués pendant la 1ere guerre mondiale (Alain Fournier…) ?

Soleil vert dit: 28 avril 2026 à 16h47

Charles d’Orléans 1391-1463

Priez pour Paix
Priez pour paix, douce Vierge Marie,
Reine des cieux et du monde maistresse,
Faites prier, par vostre courtoisie,
Saints et saintes, et prenez vostre adresse
Vers vostre fils, requérant sa hautesse
Qu’il lui plaise son peuple regarder
Que de son sang a voulu racheter,
En déboutant guerre qui tout desvoie ;
De prières ne vous veuillez lasser,
Priez pour paix, le vrai trésor de joie.

Priez, prélats et gens de sainte vie,
Religieux, ne dormez en paresse,
Priez, maistres et tous suivant clergie,
Car par guerre faut que l’estude cesse ;
Moustiers destruits sont sans qu’on les redresse,
Le service de Dieu vous faut laisser,
Quand ne pouvez en repos demeurer ;
Priez si fort que briefment Dieu vous oie,
L’Eglise veut à ce vous ordonner ;
Priez pour paix, le vrai trésor de joie.

Priez, princes qui avez seigneurie,
Rois, ducs, comtes, barons pleins de noblesse,
Gentils hommes avec chevalerie ;
Car meschants gens surmontent gentillesse ;
En leurs mains ont toute vostre richesse,
Débats les font en haut estat monter,
Vous le pouvez chascun jour voir à clair,
Et sont riches de vos biens et monnoie,
Dont vous deussiez le peuple supporter ;
Priez pour paix, le vrai trésor de joie.

Priez, peuples qui souffrez tyrannie,
Car vos seigneurs sont en telle faiblesse
Qu’ils ne peuvent vous garder pour maistrie,
Ni vous aider en votre grand destresse ;
Loyaux marchands, la selle si vous blesse
Fort sur le dos, chacun vous vient presser
Et ne pouvez marchandise mener,
Car vous n’avez sûr passage ni voie,
En maint péril vous convient-il passer ;
Priez pour paix, le vrai trésor de joie.

ENVOI

Dieu tout-puissant nous vueille conforter
Toutes choses en terre, ciel et mer,
Priez vers lui que brief en tout pourvoie ;
En lui seulement est de tous maux amender ;
Priez pour paix, le vrai trésor de joie.

pourmapar dit: 28 avril 2026 à 18h51

Françoise Gilot quitte Picasso à cheval à Vallauris.
J’ai trouvé la photo publiée en couverture du livre de l’auteure Annie Maîllis.

*A propos de Picasso et de Françoise Gilot, il faut savoir que cette dernière ( quelle guerrière!)le quitta officiellement à cheval, en ouvrant le paseo dans les arènes de Vallauris sous son regard noir et admiratif.
Lu dans le super et intéressant bouquin acheté d’occasion de Annie Maîllis, Dans l’ arène avec Picasso, Indigène édition 2004.
La célèbre photographie est d’ André Villers

https://scontent-cdg4-2.xx.fbcdn.net/v/t1.6435-9/143607272_1307208796330213_5948654665886945486_n.jpg?stp=dst-jpg_s565x565_tt6&_nc_cat=109&ccb=1-7&_nc_sid=13d280&_nc_ohc=JcC4UZNCkQ8Q7kNvwGTLG0E&_nc_oc=AdpenDgw2nhqpZ5gDADksF-7zsMtqwI5_VeZ-ZA016nmAREcj_e8QtLFGdS68eFYzdsrAE58x3d-aPVxWdlwIL2x&_nc_zt=23&_nc_ht=scontent-cdg4-2.xx&_nc_gid=q9b3DMD9l2hMOoLiD_rpaw&_nc_ss=7b2a8&oh=00_Af2QZ4JDCSenjFdPXdGwftT7QqtUokL_AkwFF3vOfXf91g&oe=6A1881BA

closer dit: 28 avril 2026 à 20h03

Après avoir supporté Françoise Gilot, Picasse n’a sans doute pas voulu d’une autre femme forte en la personne de BB.

J J-J dit: 28 avril 2026 à 20h38

@ J’ai pleuré lorsque j’ai su…
… que ce n’était pas une histoire vraie ?
(Moi, pas pleuré…, mais eus-j du mal à l’admettre quand je l’appris. Par B., par CT ?… Je ne sais plus par qui.
Me suis branché ce jour sur « le grand troupeau » (après avoir planté de nouveaux arbres / des oliviers, cyprès totem, mais pas de chênes) … et dans la foulée de la suggestion d’un erdélien, ai-j récupéré chez Leclerc les deux tomes du Cheval rouge d’Eugénio Conti (Libretto, 16 € chacun), dont je n’avais jamais entendu causer avant un dialogue avec Paul Edel. Une grosse traversée en perspective. A plus tard.

renato dit: 28 avril 2026 à 20h47

« Après avoir supporté Françoise Gilot, Picasso n’a sans doute pas voulu d’une autre femme forte en la personne de BB. »

Si un pervers narcissique constate qu’il n’y a pas de fissures, il ne s’attaque pas à l’os.

B dit: 28 avril 2026 à 21h54

Closer, imaginez ce que vivent de nombreuses femmes, des « hommes forts » les accompagnent, après ça on comprend qu’elles aient envie d’un homme moins masculin et qu’elles optent pour la féminité soit chez un autre homme ou carrément chez une femme. Le masculinisme ajouté au machisme, quelle recette pour la nouvelle génération, déjà qu’à l’état ordinaire ils sont souvent chiants, soyons honnêtes, à Paris un couple sur deux divorce. En province, un sur trois. Les raisons : adultère, incompatibilité, connerie vécue réciproquement, désertification du terrain, disparition du désir, lassitude, besoin d’évasion, besoin de communion, besoin de tout mais pas de toi pour faire court comme disent les savants chassant solitaires l’âme complementaire.

renato dit: 28 avril 2026 à 21h55

Aujourd’hui ont débuté les Floralìa, fêtes populaires dédiées à la déesse Flore et réputées pour leur gaieté.

rose dit: 29 avril 2026 à 0h06

Oui, quand j’ai su que cet homme, Elzéard Bouffier, n’existait pas, avec sa biasse et ses glands.
J’ai une copine, que je fréquente, qui fait ça. Avec des noix, ça a pas marché, avec des glands, ils ont poussé. Quand ils ont mesuré 5 cm, le voisin est passé avec son tracteur, alors que ce n’est pas son terrain, et a tout labouré : la vie est comme ça.
L’association fondée contre l’implantation de panneaux photovoltaïques sur des terres sauvages et boisées s’appelle Elzéard, Lure en résistance.
Pour sauver la montagne de Lure. Elzéard, celui de Giono, c’était le Contadour, cette terre tant aimée par ses amis et lui.
Quelle histoire incroyable L’homme qui plantait des arbres.

rose dit: 29 avril 2026 à 0h08

L’association fondée contre l’implantation de panneaux photovoltaïques sur des terres sauvages et boisées s’appelle Elzéard, Lure en résistance.
Pour sauver la montagne de Lure.
Mais maintenant, cela se passe partout en France.

Elzéard, celui de Giono, c’était le Contadour, cette terre tant aimée par ses amis et lui.
Quelle histoire incroyable L’homme qui plantait des arbres.

rose dit: 29 avril 2026 à 0h39

J J-J
Que Pauline de Théus et Angelo, nous n’y ayons guère cru, quoique Jean Paul Rappeneau y ait bien contribué, à la romance, tardivememnt, c’était normal, mais cet Elzéard magnifique.
Comment est- ce possible ? Un personnage de roman ? Ce jour-là, ancien, j’en ai voulu grave à Jean Giono.
Avec le recul. ça fait un bien fou, je préfère Ennemonde. Au moins, cette horreur, elle a existé pour de vrai.

JC..... dit: 29 avril 2026 à 4h12

MISE A JOUR POLITIQUE AFRICAINE

Désormais, on ne doit plus dire « C’est mal ! mais plutôt « C’est malien ! »…

Jazzi dit: 29 avril 2026 à 5h46

« Après avoir supporté Françoise Gilot, Picasso n’a sans doute pas voulu d’une autre femme forte en la personne de BB. »

BB, « Don Juan en jupon », qui a eu pour amants et maris les plus beaux jeunes mecs de sa génération, n’était probablement pas candidate pour le poste.

rose dit: 29 avril 2026 à 5h53

C’est surtout que BB, consommée toute cru par une armadada de conquérants, s’est vue cuite et s’est tournée dare dare vers les BB phoques, qui pratiquant la reptation, faisaient taches de sang sur la glace de la banquise.
Autres mœurs, autres combats.

Jazzi dit: 29 avril 2026 à 6h48

Diner de cons à la Maison Blanche

« « Sans nous, vous parleriez français » : la boutade grinçante de Charles III à Donald Trump lors du dîner d’État à la Maison Blanche
En janvier, au sommet de Davos, le président américain Donald Trump avait dit aux Européens que, sans le soutien américain durant la Seconde Guerre mondiale, « vous parleriez allemand et un petit peu japonais ». Le roi Charles III lui a répondu ce mardi soir. »
https://www.leparisien.fr/international/etats-unis/sans-nous-vous-parleriez-francais-la-boutade-grincante-de-charles-iii-a-donald-trump-lors-du-diner-detat-a-la-maison-blanche-29-04-2026-GJ5KJOSTDJAU7N6TV5UBZB7ZD4.php

JC..... dit: 29 avril 2026 à 7h29

MALI, SUITE ET FIN

Les mélomanes africains (si, si…) espéraient Offenbach … on a eu Wagner !

Christiane dit: 29 avril 2026 à 8h14

JJJ, vous écriviez hier matin :
« Je ne spéculerai pas plus, mais votre suggestion m’avait non seulement effleuré au moment de la lecture, mais bel et bien persuadé qu’il s’agissait en effet pour l’auteur de dialoguer avec lui-même ; de « mettre à distance » son excès de culture picturale menaçant toujours d’étouffer le regard, en mettant en scène, via la petiote, une fraicheur et une naîveté perdue devant une toile. Comme un besoin de se réenchanter, de nous réenchanter. Oui, je le crois. »
Le début de la deuxième partie : Orsay – page 189 va vraiment dans ce sens.
Ce sera la vingtième toile. Il a choisi Gustave Courbet – » Un enterrement à Ornans ». Non mais franchement, dans toutes les merveilles que présente le musee d’Orsay, commencer par cette immense toile qui représente un enterrement, c’est un choix pour le moins étrange pour une gamine de 10 ans ! Choix plus compréhensible si le regard est celui de l’adulte qui l’accompagne qui est en dialogue avec… lui-même.
Il ne suffit pas de quitter la pyramide de Pei, de traverser la cour carrée du palais puis le pont Royal afin d’arriver à Orsay face à la Seine, pour enchanter une gamine par cet enterrement en pleine campagne sous un ciel gris avec une tombe ouverte en premier plan. Une trentaine de personnages grandeur nature et sur le devant de la scène un cercueil couvert d’un drap mortuaire…
Et ils auraient discuté des morts aussi tranquillement que de parler du temps qui passe. Je n’y crois pas une seconde.
Extraire de cette scène lugubre un comique de situation est un peu abusif ! Même si Courbet était un grand provocateur.
Qu’importe! les voici occupés à disserter sur le crâne au premier plan qui symboliserait celui d’Adam.
L’atmosphère est tellement sinistre qu’un « critique s’exclamera : – C’est à vous dégoûter d’être enterré à Ornans !  »
Et qui peut croire un instant que cette gamine puisse dire :- Moi, j’aurais dit que tous ces noirs, ils sont très beaux, quand on les regarde de près, et qu’il y a de jolis contrastes avec les blancs… »?
(Ceci étant dit, c’est vrai que Courbet est un artiste qui a travaillé cette gamme de couleurs admirablement.)
La remarque suivante de Mona est plus crédible.
« – Ah ! j’ai compris, Dadé. C’est comme pour le portrait de « La Bohémienne » de Frans Hals. Il montre en grand des gens du peuple, c’est ça ?  »
Suit un discours politique du grand-père visant à convaincre sa petite fille que le petit peuple de la province, des campagnes reste debout.
« – Pour peindre ce tableau, reprit-il d’une voix profonde, Courbet fit poser des modèles vivants.
– Ils devaient être fiers d’être dans ce tableau ! »

Non, JJJ, ne riez pas. Le 21e tableau est d’Henri Fantin-Latour, annoncé avec cette phrase : « Les Morts sont parmi les vivants ».
Eh bien, ce n’est pas gai !
Je copie : » Au centre de la composition et dominant celle-ci, trônait le portrait d’un homme en buste. (…) Sous cette mise en abyme, un bouquet de fleurs. (…) Surtout, s’étalait tout au long, sur deux rangées, une assemblée de dix individus de genre exclusivement masculin. (…) Tous portaient d’élégants costumes sans fioritures.(…) Ce groupe dégageait une unité : celui de la vie urbaine et littéraire(…)
« des personnalités réunies en hommage à un absent, Eugène Delacroix. »
Suit une analyse extrêmement intéressante sur chacun des personnages représenté dans le tableau. Un débat d’adultes passionnant mais qui oublie qu’il y a une petite fille donnant la ml Ain à son grand-père…

Alfred dit: 29 avril 2026 à 8h23

Vive le Mali libre et indépendant !!!
Non, non, j’déconne pas, suis sérieux !
Allez, on va tous chanter, tous en choeur, sur un air de brousse et de pirogue : « Kwalamééé kwalamaaa… Mali malo mali mala !

Christiane dit: 29 avril 2026 à 8h32

C’était donc de Fantin-Latour dit « Fantin », une oeuvre exposée au Salon de 1864 : « l’Hommage à Delacroix », un portrait de groupe où on peut reconnaître le peintre lui-même, le critique Champfleury, Charles Baudelaire, Whistler et d’autres…

B dit: 29 avril 2026 à 9h28

Je ne suis pas chiant, B.

Je ne vous connais pas, peut-être avez-vous des défauts que vous n’objectivez pas. Il faut quelquefois subir des reproches nous semblant injustifiés, on me dit assez souvent que j’ai mauvais caractère, par exemple, et je ne m’y reconnais pas. Les chiants et les chiantes ne se rendent pas compte qu’ils peuvent l’etre. Nous passons tous à l’épreuve du regard des autres, il peutaider à se remettre en question néanmoins je pense que les natures ou les profils ne peuvent pas être totalement gommés, les pervers narcissiques ou pas que renato mentionne ont un fonctionnement qui, je crois, est comme une seconde peau, leur perversion en perspiration.

FL dit: 29 avril 2026 à 10h01

La satire n’est pas morte avec « Les Châtiments » de Victor Hugo.

Patrick Rambaud a publié en 2008 un livre de satires sur Nicolas Sarkozy: « Chronique du règne de Nicolas 1er ». Je ne l’ai pas lu – je ne sais pas si quelqu’un l’a lu ici – mais ça a eu beaucoup de succès. Patrick Rambaud a publié cinq tomes sur le même thème.

J’ai quand même le sentiment que c’est très inférieur aux « Châtiments » de Victor Hugo.

Je l’achèterais bien, mais ça va enrichir Bolloré. Donc je ne sais pas quoi faire.

En tout cas à posteriori le livre a fait beaucoup de mal parce que Nicolas Sarkozy ne l’a pas digéré et d’après La Presse – mais on ne sait pas trop d’où vient l’information, dès fois La Presse invente comme l’IA – il a lourdement insisté auprès de Bolloré pour avoir la peau de Nora, l’éditeur de Rambaud.

Il l’a eu presque 20 ans plus tard.

FL dit: 29 avril 2026 à 10h09

« Diner de cons à la Maison Blanche »

Qu’est-ce qu’ils s’amusent dans les dîners internationaux !

lmd dit: 29 avril 2026 à 10h18

Christianne, 27avril à 23h14 écrit:
«Donc, ensemble à moins que ce soit un soliloque de ventriloque, ils vont scruter cette Aubade. Un très grand tableau de la période cubiste de Picasso peint en 1941[..]. En 1940, attaqua Henry, la France perdit la guerre contre les nazis et Paris se retrouva occupée.
Puis ils regardèrent le tableau en se souvenant de Cézanne par ses fragmentation et de Georges Braque, si proche de Picasso à l’époque. »
Je ne sais pas bien ce qui est une citation mais je ne crois pas exact de parler de la période cubiste de Picasso en 1941 et de sa proximité avec Braque à cette époque.
La construction du cubisme par Picasso et Braque, dans la filiation de Cézanne, c’est les années 1907 à 1914, et en 1941 Braque et Picasso ne se fréquentaient plus vraiment .
____________________
La réaction s’impatiente et trépigne, Picasso et le cubisme au placard, il faut redonner sa place au futurisme, Boccioni, Marinetti, etc, galopant sur la voie romaine.
Tout cela, ces avant-gardes, c’était avant 1914, il y a plus d’un siècle, (misère de misère, comme cela se disait ici il y a quelques années).

renato dit: 29 avril 2026 à 10h34

« Comment gouverne-t-on le monde et comment en arrive-t-on à la guerre ? Les diplomates mentent aux journalistes et croient ensuite à ces mensonges lorsqu’ils les lisent. »
Karl Kraus

Christiane dit: 29 avril 2026 à 10h47

Imd,
Voici le passage page 390.
« Cézanne a d’ailleurs été un grand modèle pour Picasso. Regarde cette Aubade : tout y est fragmenté, comme si on pouvait voir la face, le profil et l’arrière des deux modèles en même temps. C’est un style que l’on a qualifié à l’époque de « cubiste », un style profondément inspiré par Cézanne et qui a commencé à vraiment s’imposer dans les années 1910. Picasso et son ami Georges Braque en furent les grandes figures. Ils cherchaient à décomposer la réalité, à la de construire, pour la réagencer à leur manière, en montrant l’endroit et l’envers du monde. Picasso a eu de nombreux styles différents dans sa vie mais cette approche « cubiste », il y revient très fréquemment et c’est je cas, là, en 1942, dans cette Aubade.
– Et c’est un peu comme si le monde était en morceaux…?
– Oui, en morceaux. Picasso a fait quelques œuvres très engagées contre la guerre et notamment une immense toile très célèbre qui s’appelle Guernica et qui dénonce le massacre de gens ordinaires, de civils, sur un marché en Espagne en 1937. Mais, chez Picasso, ce sont les sujets les plus quotidiens qui, par le fractionnement dont ils sont l’objet, sont capables de traduire l’implosion des repères. »

renato dit: 29 avril 2026 à 11h25

L’Aubade. Certaines perçoivent encore cette œuvre comme une peinture cubiste, mais une analyse minimale est requise. Sans entrer dans les détails, il n’est pas bon de priver le spectateur du plaisir de la découverte : il y a certes une déconstruction du sujet, toutefois elle ne relève pas d’une décomposition analytique, mais davantage de la démarche de Matisse que du cubisme. La figure assise, perçue comme créature grotesque, se reflète partiellement dans un miroir. E via dicendo…

MC dit: 29 avril 2026 à 11h33

Mme. Ce n’est pas parce que le futurisme est peu représenté dans nos collections qu’il faut médire d’un courant dont les œuvres phares sont au MOMA ou en Italie..:

rose dit: 29 avril 2026 à 12h03

Christiane,
J’y ai pensé aussi, à vous lire, à cette petite fille putative. Vous corroborrez avec l’obsession de la mort qui appartient à coup sûr au grand-père.
Alors qu’il y a un ours blanc de Pompon, au rez de chaussée, juste en face.

FL dit: 29 avril 2026 à 12h33

* Il l’a finalement eue, presque 20 ans après la publication de l’ouvrage de Rambaud.

D. dit: 29 avril 2026 à 13h04

Dimanche au Louvre, un poste mobile de police installé au rond-point du Carrousel, pour recueillir les plaintes des touristes.

À quelques dizaines de mètres, vendeurs à la sauvette sans papiers, vélo-taxis sans assurance garés sur des voies de bus et des passages pour piétons, embobinant les touristes sur le prix de la course (se mulipliant par le nombre de personnes transportées à l’arrivée), mineurs en bandes organisées faisant signer de fausses adhésions à des actions humanitaires bidon et extorquant mles touristes.
Pas un policier visible pour verbaliser, interpeller, mettre en centre de détention provisoire les sans-papiers.

Est-ce cela que veulent les Français, avec l’argent de leurs impôts ?
Faut-il s’étonner d’un vote sécuritaire-identitaire de leur part devant une telle vitrine du laxisme et des solutions-bidon de pure apparence ?

Ed dit: 29 avril 2026 à 13h35

Bonjour Mesdames et Messieurs la RDL,

Voici un livre que j’ai chroniqué sur TTLM, que je vous recommande vivement, et pour entendre ma douce voix, c’est à 47:20 pour la question de la fin. Bonne après-midi !

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/se-perdre-a-new-york-se-retrouver-dans-l-art-avec-olivia-laing-5060037?fbclid=IwY2xjawRe6AdleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETFLbkhBYzRUYWRrTDVEejlic3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHkFpM8ZyZ-uzq4T0iUtzmOMCYhJBgFXhTE9R7a2F7kVRz9Ow3_rBZzn6sZwa_aem_vQm61gAO5LmAZ8cSl-y7UA

lmd dit: 29 avril 2026 à 13h42

MC, 29 avril 2026 à 11h33, non je ne médis pas du futurisme, c’est sans conteste un mouvement d’avant-garde tout à fait important à un instant de l’histoire culturelle occidentale où les mouvements foisonnaient. Après avoir lu des commentaires qui trouvaient Boccioni supérieur à Picasso (qualifié de communiste quelques commentaires plus loin) je ne faisais que me rappeler que la descendance du futurisme est (en gros) plutôt du coté du fascisme italien.

D. dit: 29 avril 2026 à 14h17

Je suis désolé, Edwige, mais personne n’est intéressé. Votre commentaire sera bientôt supprimé.

D. dit: 29 avril 2026 à 14h24

Ce blog n’a pas à être le tremplin des activités personnelles de Pierre, Paul, Jacques. Sinon on ne s’en sort pas. C’est facile à comprendre, à priori.

PATRICE CHAROULET dit: 29 avril 2026 à 14h29

AUTEURS POLITIQUES
Dans le rapport de l’agrégation de philosophie de 2013, Paul Mathias, inspecteur général, a été chargé par le président du jury, de rédiger la partie du rapport concernant la première leçon orale. Cette leçon doit se préparer en cinq heures sans aucun droit de consulter des documents. Cette année la leçon devait porter sur la politique. Paul Mathias écrit notamment ceci :
« Les penseurs classiques de la politique (Bodin, Grotius, Montesquieu, Constant, Kant ou Hegel sans parler de Marx)-mais aussi des auteurs contemporains ou à peu près contemporains- Carré de Malberg, Hayek, Bernard Manin, Nozick, Jacques Rancière, Rawls, Michael Walzer- sont, soit presque, soit totalement absents de la culture politique de l’immense majorité des candidats. »
Cette liste pourrait donner des idées à qui voudrait se mettre à lire des penseurs politiques. Elle permettrait aussi de ne pas acheter que les livres de trois ou quatre « philosophes » omniprésents à la radio comme à la télé. Je ne les citerai pas , ne voulant vexer personne.

renato dit: 29 avril 2026 à 14h33

lmd, à la mort de Boccioni (1916), le futurisme n’était pas encore advenu.

L’adhésion des futuristes au fascisme éphémère, en témoigne l’alliance électorale de 1919 entre le Parti futuriste et le Parti fasciste. Face à leurs piètres résultats électoraux, les futuristes se retirèrent de la vie politique et ils ont dissous leur parti ; seuls quelques-uns restèrent fidèles à Mussolini.

Selon Benedetto Croce, « pour quiconque a le sens des liens historiques, l’origine idéale du fascisme se trouve dans le futurisme », analyse qui découle du fait que le futurisme avait accompli, ou du moins réfléchissait, à la destruction des normes culturelles qui avait permis l’émergence d’un terrain fertile pour l’idéologie radicale et fasciste.

Cela dit, à partir de 1922 la plupart des futuristes méprisaient Mussolini, car chargé de former un gouvernement, avait entrepris de transformer la révolution en un régime, et les futuristes se sentirent trahis. De plus, Mussolini et son gouvernement estimaient que l’art futuriste n’avait pas sa place dans le développement du fascisme. Seulement Marinetti resta fidèle à Mussolini jusqu’à sa mort.

renato dit: 29 avril 2026 à 14h46

Incidemment, lmd, pour ma part Boccioni, Duchamp et Picasso sont équivalents.

Cela dit, pour l’instant, la source m’échappe, mais il me semble que c’est Duchamp qui a orienté Picasso vers l’idée du cubisme, et qui lui a également indiqué les sources à exploiter (tous deux fréquentaient la Stein).

J J-J dit: 29 avril 2026 à 15h43

@ Non, JJJ, ne riez pas.

Si, j’ai souri en vous lisant passionnément… Pas vraiment cru que le grand père songeait à sa propre mort en évoquant le Courbet d’Ornans… Je n’ai pas ri, mais sori seulement car, j’ai surtout pensé qu’il n’aurait pas eu l’idée d’aller initier la petite à la « naissance du monde », hein… alors qu’il est évident que le papy pensait surtout à ce tableau…, la mort, la naissance, le con…, quoi. Comme disait Valéry, en regardant une dernière fois sa bibliothèque naufragée avant de trépasser… « et qu’est-ce que ça vaut, tt ça, franchement, face à un.e  » ? etc.

J J-J dit: 29 avril 2026 à 15h51

Avatn la suppresssion du commentaire, le voici répertorié…
C’est celui d’une « grande lectrice », qui questionne un peu neuneu, comme tout un chacune, quand il s’agit de s’adresser à un.e écrivain que l’on aime.
(((((((((
(La question de l’auditrice)
La question d’Edwige à l’attention d’Olivia Laing : « J’ai lu « The Art of Loneliness » en 2020 et je l’ai adoré. Je trouve que c’est un livre sensible et assez érudit sur l’art, j’ai particulièrement adoré toute la réflexion sur le travail de David Wojnarowicz et ses portraits assez glauques de Rimbaud dans la ville de New York et celui d’Andy Warhol, qui privilégiait les machines aux interactions humaines. Je voulais savoir si, avec le recul, vous vous sentez toujours aussi seul.e ? Et quand cela va mieux, n’y a-t-il pas des moments qui nous rappellent à notre condition humaine, qui est quand même d’être seul ? » –
——————————–
Cela dit, les tomates sont-elles toujours aussi tomtomiques, là-bas ?

Ed dit: 29 avril 2026 à 16h05

Euh non c’était une très bonne question, qui est beaucoup plus profonde qu’il n’y paraît. Vous n’avez qu’à écouter sa réponse au lieu d’être désagréable. Mais quoi qu’on fasse, certains trouveront toujours le moyen de rabaisser les gens.

B dit: 29 avril 2026 à 16h23

À propos du  » futurisme » , mouvement artistique dont, jusqu’à ce que LMD en parle, j’ignorais l’existence , ceci qui contredit les propos de Renato:

Les peintres du Futurisme italien, principalement Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Luigi Russolo et Gino Severini, regroupés en 1910 autour du poète Filippo Tommaso Marinetti, proclament l’identité de l’art et de la vie par le biais de la notion de vitesse. Héritant de la philosophie de Bergson et de la théorie de la relativité d’Einstein selon lesquelles la stabilité est une illusion rétrograde, ils choisissent la vitesse comme moyen de percevoir et d’acquiescer au principe fondamental qui régit le monde moderne, le mouvement. Ils souhaitent un art total, comme l’indiquent leurs nombreuses activités parallèles à la peinture : la musique, l’architecture, le théâtre, le cinéma, la mode, la décoration et même la cuisine. Le Futurisme est un art de vivre.

https://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Futurisme/ENS-futurisme.htm

B dit: 29 avril 2026 à 16h27

Vous n’en aurez rien à fiche mais je préfère Braque à Picasso, pour sa plus grande rigueur. Picasso a été très productif cependant devant certaines toiles j’ai eu l’impression que c’était exécuté à la va-vite. Il doit beaucoup à l’art africain.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 16h28

JJJ,
pas à sa mort. A celle de sa femme. Oui, il évoque le fameux tableau « L’origine du monde » sans le partager évidemment avec Mona.
« Qu’est-ce que ça vaut finalement ? »
Puis-je être franche ? Trop de tableaux explorés succinctement dans le but de donner de la force à cette petite fille, Mona, si on y croit…
Mona n’est pas du tout crédible dans ses commentaires artistiques et son attitude d’enfant . Les œuvres choisies sont intéressantes, pas essentielles pour beaucoup d’entre elles. L’histoire familiale de Mona ne m’a pas intéressée.
Le grand-père est intéressant avec ce deuil qu’il n’arrive pas à faire.
Vous l’avez parfaitement défini.
Un livre moyen qui n’est ni un guide de musée, ni un livre sérieux d’histoire de l’art mais l’ensemble est agréable à lire.
Je préfère l’essai de Georges Roque, « Penser la couleur » et tous mes livres d’art sur mes artistes préférés. Peu ont réussi à tresser roman et art. Mais je ne regrette pas de l’avoir lu.

Chantal dit: 29 avril 2026 à 16h43

bonne nouvelle, je suis finaliste du prix Trinakia, le classement sera dévoilé lors de la cérémonie dédiée ce 30 mai 2026.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 16h54

JJJ,
Avez-vous lu « Tu chercheras mon visage » de John Updike. ?
Magistral pour découvrir la peinture américaine du XXe siècle.

pourmapar dit: 29 avril 2026 à 16h58

Merci de votre lien sur le cubisme Christiane ainsi que de votre salutaire précision, B.

Écrire que  » Boccioni, Duchamp et Picasso sont équivalents »ne peut que laisser le moindre jeune étudiant en histoire de l’art assez pantois..

renato dit: 29 avril 2026 à 17h08

Enfin, B, je n’ai mis en ligne qu’un bref résumé des liens entre futurisme et fascisme, sans aborder les aspects théoriques. En bref, soit vous avez bien compris, soit vous vous taisez !

pourmapar dit: 29 avril 2026 à 17h17

mais je préfère Braque à Picasso, pour sa plus grande rigueur. B.

A chacun son point de vue B.
En ce qui concerne cette fameuse période d’émulation réciproque entre Braque et Picasso (1908-1913), il semble difficile de dire que l’un est plus rigoureux que l’autre, car leurs dessins à la plume notamment se ressemblent étrangement.
Difficile de distinguer l’un de l’autre.
Le musée de Céret en fit une excellent exposition jadis avec la proximité du célèbre café ( à 100 mètres du musée ) où l’on pouvait , comme je l’ai fait, prendre une agréable collation et voir sur les murs les reproductions de ces deux peintre représentant divers aspect de ce même café à la manière cubiste.
Moments très agréables et bon souvenir!

renato dit: 29 avril 2026 à 17h24

L’influence « hystérique ou historique, selon les goût  » de Boccioni, Duchamp et Picasso est équivalente. Certes, les snobs n’apprécient pas Duchamp, mais cela n’influence cependant pas la perception de son travail ni sa place dans l’histoire de l’art. Puis, la question du point de vue se pose, donc : je ne m’intéresse pas aux très chics et stupides visions nationales, mais à une vision européenne, et à partir du séjour américain de Duchamp, dans un champ plus ample.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 17h31

Pourmapar,
Je suis bien d’accord. Certaines toiles comme l’escalier traité par les deux artistes se ressemblent tant que j’ai du mal à savoir si c’est Braque ou Picasso qui a peint la toile. Je crois que pendant quelques semaines, ils travaillaient ensemble tous les soirs. Deux grands artistes. Je n’ai jamais pu dire je préfère en matière d’art. Ce sont des créateurs différents, des vies différentes. Leur vie privée leur appartient. Quant à Renato, j’apprécie sa grande culture, ses préférences italiennes (c’est normal) mais parfois il juge trop vite et d’une façon qui n’accepte que peu la contradiction. J’adore les photographies splendides qu’il nous offre.
Merci à vous pour ce commentaire.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 17h37

« Ces deux artistes sont les grands fondateurs du cubisme. Les mérites de l’un et de l’autre se confondent si bien qu’ils sont souvent à peine discernables dans l’évolution de l’art nouveau. Tantôt ce fut l’un, tantôt ce fut l’autre, qui prit l’initiative de mettre en pratique dans ses œuvres tel ou tel progrès du nouveau mode d’expression, résultat d’amicales et fraternelles conversations. Le mérite leur revient à tous deux. Tous deux, chacun à sa manière, sont de grands, d’admirables artistes. L’art de Braque est plus calme que l’œuvre nerveuse et torturée de Picasso. Côte à côte, Braque, le Français lucide, et Picasso, le fanatique, le génial Espagnol. »

Confessions esthétiques de Daniel-Henry Kahnweiler, Les Essais, Gallimard, 1963 »

pourmapar dit: 29 avril 2026 à 17h50

Christiane dit: 29 avril 2026 à 17h31

Boccioni est un peintre puissant et l’on pourrait parler de certains autres peintres (et architectes)de ce mouvement qui se confond avec le mouvement littéraire internationaliste. Peut-être est-ce pour cela que l’on a accordé au futurisme pictural italien un peu moins d’importance. Mais ce n’est plus actuellement le cas, lorsque l’on considère l’apport mondial de ce mouvement à l’expression de l’art du design.
La proximité relative avec le fascisme de l’époque est une autre cause de la dévaluation de ce mouvement au niveau international.
S’y mêle une géostratégie de la finance du marché de l’art. Duchamp a du attendre son heure bien après Picasso (avec tous ses épigones de l’art contemporain, quelques années avant sa mort, grâce à son marchand italien de Milan) et la dynamique esthétique de son œuvre est toute différente de celle de Picasso dont l’ histoire fut révélatrice du symbole de l’art contemporain d’après-guerre.

pourmapar dit: 29 avril 2026 à 17h56

De 1945 à 1970, l’art moderne, en bref, mais c’est du Picasso! 🙂
de 1970 à 2010, l’art moderne, en bref, mais c’est du Duchamp! (l’art conceptuel 😉

pourmapar dit: 29 avril 2026 à 18h01

De 1945 à 1970, l’art moderne, en bref, mais c’est du Picasso! 🙂
de 1970 à 2010, l’art moderne, en bref, mais c’est du Duchamp! (l’art conceptuel 😉

Je dis ici, la sommaire caricature de l’art contemporain, bien entendu…

renato dit: 29 avril 2026 à 18h11

Dans les années 1950, l’influence de Duchamp sur Jasper Johns, Robert Rauschenberg, John Cage, Merce Cunningham…

B dit: 29 avril 2026 à 18h32

17h17, exact, j’ai vu je ne sais plus où, Paris? Une exposition qui mettait en parallèle leurs tableaux à une même période. Qui des deux influencait l’autre? Quoi qu’il en soit, une grande ressemblance dans une série de tableaux, même tonalités pour les couleurs, utilisation de figures géométriques, cubisme évidemment,ils ont été amis et ont travaillé ensemble. J’étais allée au musée Picasso il y a très longtemps bien avant qu’il soit réaménagé, sûrement étais je trop jeune pour m’ebahire devant les toiles qui y étaient exposées, la période où Braque et Picasso semble créer à(en?) l’amble m’a beaucoup plus séduite.

B dit: 29 avril 2026 à 18h41

J’ajoute, pourmapar, que j’aime assez les grandes brutes du genre de Georges Braque, ça doit influencer mon approche des oeuvres, je ne m’arrête que si la photo de l’homme est bonne.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 18h54

B – 18h32
Oui, je l’ai vue au Grand Palais. Vous m’en faites souvenir. Joie.

B dit: 29 avril 2026 à 18h55

renato, « lmd, à la mort de Boccioni (1916), le futurisme n’était pas encore advenu » . Le lien du centre Pompidou commet vraisemblablement une erreur, je suis assez loin de votre expertise.

renato dit: 29 avril 2026 à 19h04

B, Boccioni mourut sous les armes : le passage d’un camion effraya son cheval qui le désarçonna et le traîna sur la route.

…………………………………………………………………………

Cela dit, Boccioni et son extraordinaire vitalité ; son idée d’une construction des masses et l’idée d’aller au-delà de la réalité physique : briser la réalité de la toile et explorer l’espace (bien analysé par Fontana en peinture et Frank Gehry en architecture) ; le caractère aléatoire de la peinture… et la reprise de deux manière de voir le portrait photographique qui seront repris par Duchamp.

pourmapar dit: 29 avril 2026 à 19h05

Un Braque cubiste, exacte période à vous B.

Georges Braque (France, 1882-1963) The Pitcher (Le Broc) c.1909 (oil,canvas) Barnes Foundation in Philadelphia. USA.

https://scontent-cdg4-1.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/682408079_10233572824317853_6286680683682534201_n.jpg?_nc_cat=104&ccb=1-7&_nc_sid=e06c5d&_nc_ohc=jDCjAFvAyJYQ7kNvwF05wN3&_nc_oc=AdqVxsBMDxUJfiA7c0i8_iDm4vP35QRkK3_H_26suFWGj63vdBzEcLZ-moAq6R7lfBeoeL4jZ7qZwfTGONn1m4p8&_nc_zt=23&_nc_ht=scontent-cdg4-1.xx&_nc_gid=dZ8ZcWzKAN7kkJveTMYCdw&_nc_ss=7b2a8&oh=00_Af0DU8DuK7Zya1QRyyxFe-oc_nCjsglk9kn7kwhyVYCtYA&oe=69F84151

Chaloux dit: 29 avril 2026 à 19h15

Ne t’en fais pas, chère Ed, la Gigi n’est qu’une grosse baudruche pleine de fiel et de sanie dont personne ne veut plus. Je t’écouterai ce week-end.

Alfred dit: 29 avril 2026 à 19h29

Tout un chacun soliloque comme il peut sur cette foire à parlottes qu’est la Rdl.

Chaloux dit: 29 avril 2026 à 19h42

L’effondrement d’une ruine ne peut rien donner de bon.

(Vite, chez le docteur!).

Hurkhurkhurk !

Christiane dit: 29 avril 2026 à 19h54

Merci, Renato pour la notice « Aubade » . Rose l’avait mis en lien page précédente.

J J-J dit: 29 avril 2026 à 19h57

– Allez-y, mes bons… bolvard and pécuhe
– Updike ? Je fus le premier à en parler ici, Ch., de Jackson Pollock vue par sa compagne de jadis devenue vieille…, m’avait-il semblé.
– Edwige Feuillère ?… Ne vous inquiétez pas. Un pauvre drôle, jamais désagréable pour sa part, va vous lire, dimanche, dès qu’il aura le temps. Et vous félicitera, sans nul doute – Votre voix est la vôtre, elle ne gagne pas forcément à être connue. Je vous envoie bientôt la mienne en échange, celle d’un fameux baryton Martin.
@ Ch., aij pris bonne note de votre dernier message sur ce bouquin dont je vous avais dit qu’il n’était pas vraiment pour vous. Roque est assurément d’un tout autre niveau. Elevons le débat culturel sur cette chaîne. Hélène Morand, par ex., qu’en pensez-vous, au juste ? Aimait-elle Picasso ? Je n’arrive pas à le savoir. Bien embêtant.
– L’excellente Natacha Polony dirige une nouvelle revue : « l’Audace ». Audacieuse et courageuse, elle n’a rien à voir avec le « groupe de Bollorée ».

Jean Langoncet dit: 29 avril 2026 à 19h59

Rions un peu

« À ce procès, qui s’achèvera fin mai avant une décision en novembre, se joue pour Nicolas Sarkozy son honneur d’ancien président et sa liberté de citoyen, lui qui a déjà passé 20 jours derrière les barreaux après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. »

J J-J dit: 29 avril 2026 à 20h04

Heureusement que magie J. est tjs là pour divertir les puceaux du mercredi soir et veiller au grain. Merci pour Elle. Les sots l’y loquent et les Rats dotent. De tout pour un monde, il faut en laisser. Changer… après 45 ans de ce merdier. Des ruines effondrées. Du Ruinart, toujours et encore l’un de nos meilleurs champagnes, pour tant. Au temps pour eux.

J J-J dit: 29 avril 2026 à 20h15

Sans eux, – Je viens de lire cet excellent petit opuscule pour nous plonger ou nous sortir du grand merdier (20 €)… Je le recommande aux grandes consciences politiques de l’erdélie, et pplmt à SV, grand amateur de funestes dystopies.
https://www.lespetitsmatins.fr/catalogue/sans-eux
Et maintenant je dois sortir. A domani.

Alfred dit: 29 avril 2026 à 20h32

De nos jours, les jeunes, même de pure souche française, parlent arabe !
Pauvre France…

Jean Langoncet dit: 29 avril 2026 à 20h45

Il faut vous le dire en chinois ?

« En Cisjordanie, deux Palestiniens, dont un adolescent, tués par l’armée israélienne
L’armée israélienne confirme avoir tué un Palestinien de 37 ans, qui aurait « attaqué des soldats ». Elle ne s’est pas encore exprimée sur la mort d’un jeune de 14 ans à Hébron, rapportée par le Croissant-Rouge palestinien.
Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui à 15h42, modifié à 20h44 « 

Jazzi dit: 29 avril 2026 à 20h51

Facebook me fait parvenir un souvenir d’il y a dix ans.
Comme le temps passe !

« Thierry Kron a publié surJacky Barozzi
29 avril 2016
·
Bonjour et bonjour pour une nouvelle addiction, mais sans trolls passouliniens. »

D. dit: 29 avril 2026 à 20h51

Je rappelle utilement à toutes et tous que après-demain soir ce sera la nuit de la Walpurgis. Tout enfant conçu une telle nuit est définitivement voué au démon.

puck dit: 29 avril 2026 à 21h04

Histoire de l’Art ?????????????

t’as raison Adolphe soliloquer permet surtout de soliloquer…

Histoire de l’Art :

1/ c’est quoi l’Art ?
2/ c’est quoi cette histoire de l’Art.

aujourd’hui on trouve même des livres dur l’histoire de l’art qui intègre les peintures rupestres de Lascaux.

comme si, il y a je sais pas combien de centaines de milliers d’années il existait déjà des artistes…

alors que l’art c’est un truc hyper récent, 200 ans grand max ?

avant il existait des types qui étaient là pour agrémenter la vie des princes, faire que leur vie soit plus cool, à l’époque ils disaient pas que c’était des « artistes ».

exemple au hasard : dans la recherche la façon des aristos de considérer les plumitifs et les coloristes, ils les considèrent pas comme les considèrent…. mme Verdurin.

du coup on peut dire que l’art est un truc inventé par les Verdurin et pas par les Guermantes.

déjà là on resserre la question et on sent qu’on approche du but !

dans les tribus indigènes les mecs ils vont chasser par exemple avec un arc, sauf que cet arc est hyper travaillé, y’a plein de couleurs, des motifs, des reliefs, le mec qu’a fait cet arc y a passé des plombes, nous on dirait le mec c’est un artiste et son arc c’est une oeuvre d’art !

sauf que non, si cet art est aussi beau c’est parce que pour cet indigène tuer un animal pour le bouffer ça représente un truc plus important et plus grand que simplement tuer un animal pour le bouffer, c’est pour ça qu’il utisle cette arme hyper belle !

pourquoi ils ne considèrent pas le type qu’a passé des plombes à pondre cet arc comme un artiste ?

parce que le considérer comme un artiste serait le mettre au dessus de leurs coutumes, de leurs traditions et surtout de leurs dieux.

et c’est là qu’on arrive au tournant de l’histoire :

l’art apparait quand Dieu disparait.

l’artiste va servir de Dieu pour des bourgeois occidentaux qui ne croient plus en Dieu.

c’est là que l’art apparait, au 19è siècle ! il apparait au moment de la mort de Dieu.

parce qu’avec Dieu l’artiste n’a pas la place qu’il occupe aujourd’hui dans notre monde sans Dieu.

ça c’est hyper important à comprendre et il conviendrait de prendre des notes parce que je suis un pédagogue paternaliste !

quand on a compris ça on a compris le bordel actuel autour du mot « art » qui en soi est un mot valise qui ne voudrait rien dire du tout si Dieu n’était pas mort.

l’art c’est juste une astuce pour retarder l’effondrement morale et la chute d’une civilisation dans le nihilisme !

d’où tout le foin autrour de l’art et ce désir de considérer comme des oeuvres d’art les peintures rupestres et les objets africains servant à chasser le zébu.

et voilà ! cqfd…

puck dit: 29 avril 2026 à 21h07

« l’art apparaît quand Dieu disparaît. »

tiens Adolphe une citation pour toi pour mettre dans ton petit carnet de citations.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 21h22

JJJ,
Ce n’est pas du mépris. Il y a des passages intéressants. J’en ai cités. Le problème c’est qu’il restreint ses choix, obsédé par l’idée de la mort. De plus, avoir ciblé une fillette de 10 ans comme réceptacle de son mal-être, ce n’est pas une bonne idée. Je préfère me dire comme vous qu’il avait besoin de revoir toutes ces œuvres qui ont compté pour lui et trouver en cette période de deuil, dans ces œuvres, le courage de continuer son chemin sans elle. Le petit pendentif au coquillage enfoui dans le sable à la fin du livre m’a bouleversée. Le reste est souvent trop cérébral.
Peut-être aussi n’ai-je pu faire abstraction des balades avec mes petits-enfants dans les musées, idem pour les gamins de l’école que j’aimais accompagner dans des expos locales et quelque fois dans des musées. Mais toujours le désir venait des enfants suite à une découverte à la maison ou en classe. Un musée ça se desire ! Il faut avoir envie de rencontrer un tableau, un artiste. Tous ont aimé comme la petite Mona ces lieux souvent vastes, ces éclairages, ces accrochages. Je me souviens à l’hôtel Salé / musée Picasso, dans une salle il y avait un collage évoquant une guitare. (Boîte en carton, ficelles et curieusement des clous dont les pointes acérées percaient la composition. Nous venions de voir un tableau triste peint quand son ami musicien est mort. Un enfant à dit :- Je crois que les clous ça veut dire qu’il avait mal en chantant ou en jouant de la guitare ou c’est son ami qui avait mal en l’écoutant. En rentrant en classe, ils se sont mis à trois pour refaire une guitare qui fait… mal.

Pour l e livre c’est cela, l’évocation de Pollock ( (très réussie) et un beau rapport de paroles entre les deux femmes. Celle qui écoute, celle qui raconte. J’aime bien lire cet écrivain. Updike.

Christiane dit: 29 avril 2026 à 21h34

JJJ, j’avais mal lu. C’est vous qui en aviez parlé sur la Rdl. C’est donc pour cela que j’ai acheté ce livre. Je pensais que c’était Paul Edel sur son blog qui en avait parle6. Il apprécie cet écrivain. Donc, Merci.

Alfred dit: 29 avril 2026 à 21h38

Qui se souvient de l’Observatoire des coucous suisses qui sévissait sur la Rdl pour taquiner TKT ?

rose dit: 30 avril 2026 à 3h31

Vu, hier soir
Source : Le Monde.fr
https://share.google/veNunLPgaf77Lz4ZC

Bube, c’est mon père. Physiquement, c’est son portrait craché. Quand, vous le verrez, vous penserez « ah, mais c?’est le père de rose ». Ma mère a dit, de Claudia, qu’elle était amoureuse.
Je bichais ; elle n’a pas aimé le film. Luigi Comencini a harmonieusement lié la politique et l’amour. Au bout d’une heure 43, reste l’amour. Ma mére avait vingt ans et était plus belle que Claudia.

rose dit: 30 avril 2026 à 3h33

Chantal
J’espère que vous allez gagner le concours. Mais alors, vous connaissez et aimez la Sicîe ?

rose dit: 30 avril 2026 à 4h22

Ce film dst une merveille. Autre temps, autres mœurs.
En attendant le début de la séance, nous étions en avance, panisses, bière blonde, nous n’avons pas couru, ai lu Veuf de Jean Louis Fournier, 2010, en pensant au grand-père de Mona.
Christiane,

Est- ce que ce livre est un manuel pédagogique Histoire des Arts à l’usage des grands-parents ?

Chantal dit: 30 avril 2026 à 6h03

@ Rose, j’espère bien aussi que je gagnerai le concours enfin une jolie place dans ma catégorie, ma meilleure amie ici est palermitaine, et mes amies de lycée à l’époque du bac étaient italiennes aussi, du coup j’ai toujours eu envie d’aller par là. Mon papa est à nouveau à l’hôpital sa revalidation après l’avc n’est pas très concluante c’est triste, le personnel fait ce qu’il peut mais il y a beaucoup d’absentéisme et des nouvelles grèves en vue, on a dû se fâcher avec ma petite soeur pour qu’ils acceptent de le lâcher et considérer l’urgence car il était déshydraté et sa nouvelle chaise roulante a été livrée avec une mauvaise inclinaison de dossier. Ils sont aussi trop rudes en le manipulant pour le faire manger, une triple scoliose+des vertèbres soudées depuis longtemps avec l’attaque cérébrale il n’a plus beaucoup de temps à vivre et des douleurs physiques importantes, il lui faut un baxter pour lui donner un peu de répit et se reposer. Ma maman çà va elle chante et mange correctement, mais l’alzheimer est bien confirmé, elle me prend pour sa camarade de classe et réclame sans cesse ses parents décédés depuis belle lurette. Nous on compte pour rien dans sa mémoire. C’est très ingrat. Je vais me reposer, et voir si je peux aller à Catane fin mai. Pas évident, les vols sont chers et c’est la grogne dans les aéroports, je n’ai plus pris l’avion depuis 10 ans, Bonne journée !

Christiane dit: 30 avril 2026 à 6h19

Rose, vous demandez : « Est- ce que ce livre est un manuel pédagogique Histoire des Arts à l’usage des grands-parents ? »
Non, bien sûr. C’est avant tout un roman comme tiré d’un jeu de tarot. Tirer une des « 52 » cartes, la transformer en visite à deux au Louvre, à Orsay ou à Beaubourg ou sans quelque autre musée ou exposition. Et alors, guider par une conversation mi-art, mi-philosophique, cette petite fille vers la guérison.
Il faut trouver un enfant portant le débat à ce niveau, être un adulte avec ce savoir impressionnant. Être prêt à cacher ces occupations aux parents de l’enfant, au docteur qui suit l’enfant, ici, un ophtalmologiste. Et et et… On peut éplucher tout le roman comme un artichaut !
Ceci dit. Si cela donne envie à des parents ou des grands-parents d’inscrire des visites expo ou musée à leurs partages avec les enfants, même s’ils ne sont pas malades : oui, absolument. (peut-être avec un autre choix d’œuvres… Votre ours Pompon est le bienvenu !)
Ce n’est pas un roman, c’est un mille-feuilles! Il vous en reste du sucre « glace » sur les lèvres et le goût vanille de la tendresse entre ce vieil homme élégant et cultivé et sa petite-fille qui tient parfois de « Zazie » dans le métro ! et parfois d’une enfant surdouée avec la vue perçante d’un voyant.
Je crois que l’écrivain a fait ce qu’il a voulu, jouant avec ses cartes à partir d’un thème de départ : « Mona » (qui retrouvera son sourire de Joconde à la fin du roman même si pour la couverture ce beau Vermeer a été choisi.)
Savez-vous, Rose, vous êtes redoutable. Toujours un coup d’avance dans la conversation !

Christiane dit: 30 avril 2026 à 6h29

« Le tarot de Marseille peut être utilisé dans la pratique de la divination. Plus précisément, il s’agit de cartomancie : la lecture de l’avenir par les cartes. Il s’agit en effet, en tirant des cartes, de tenter d’obtenir des clés pour mieux comprendre le présent ainsi que des informations sur l’avenir, qu’il soit proche ou lointain. Le tarot divinatoire est composé de 78 cartes illustrées, réparties en deux groupes : les arcanes majeurs et les arcanes mineurs. »

Christiane dit: 30 avril 2026 à 6h33

Suite à propos du tarot divinatoire : « Dans le cadre d’un tirage entre deux personnes, chaque phase peut être réalisée par le consultant ou par le taromancien, suivant que ce dernier autorise ou non le consultant à intervenir dans certaines manipulations des cartes de plus, certains tirage demandent à ce qu’on retire la carte représentant l’homme ou celle de la femme en fonction du consultant.

Il est également possible de « se tirer les cartes » pour soi, pour répondre à une question ou comme support de méditation. Il existe plusieurs niveaux d’interprétation qui vont du plus matériel au très symbolique. »

puck dit: 30 avril 2026 à 7h06

l’art reposait sur 3 oppositions conceptuelles fondamentales :
opposition entre le Juste et l’Injuste
opposition entre le Vrai et le Faux
opposition entre le Beau et le Laid.

Nietzsche nous dit que ces oppositions ne tiennent pas la route parce que ce qui est considéré juste, vrai et beau aujourd’hui peut être considéré injuste, faux et laid demain.

c’était là une vision hyper « révolutionnaire ».

c’est pour ça qu’on s’est efforcé de réintégrer l’art dans un contexte et un environnement hyper conformiste.

je sais pas si vous en avez conscience mais ce « conformisme » extrême vous en êtes la plus parfaite représentation.

je veux dire à vous lire on s’endort.

presque autant somnifère que les articlapassou.

puck dit: 30 avril 2026 à 7h10

le Tarot de Marseille pour comprendre le présent perso je veux bien.

parce que le monde qu’on nous décrit ne correspond en rien au monde réel.

l’Iran c’est pas l’Iran
l’Ukraine c’est pas l’Ukraine
Israël c’est pas Israël
la Corée du Nord c’est pas la Corée du Nord
la Russie c’est pas la Russie
les US c’est pas les US
la France c’est pas la France
l’Allemagne c’est pas l’Allemagne
l’Europe c’est pas l’Europe
etc etc etc…

et l’Art c’est pas l’Art

je veux dire rien ne colle !

du coup moi le Tarot de Marseille je suis plutôt preneur.

D. dit: 30 avril 2026 à 7h15

Attentiô à tout ce qui est divinatoire, y compris les cartes.
Cela met TOUJOURS, directement ou indirectement, en oeuvre des entités néfastes et dangereuses de l’au-delà.
Dans beaucoup de cas l’avenir sera en effet révélé, toujours partiellement avec des mensonges par ommission avec à la clé des malédictions sur le consutant et sa famille, dont les effets peuvent se manifester des années plus tard.

NEVER, sous aucune forme que ce soit.
La connaissance de l’avenir chez les créatures est un pouvoir exclusif du Démon et de sa cour innombrable.

Seuls les prophètes, investis de Dieu, ont autorité pour parler de l’avenir. Bien évidemment aucun n’a pratiqué d’arrs divinatoires occultes.

puck dit: 30 avril 2026 à 7h18

en Allemagne le Frankfurter Allgemeine Zeitung a fait un article d’une page sur une maison d’édition.

cette maison est une des seules à être encore dans ce mays dans une mouvance d’un pacifisme de gauche.

du coup elle est considéré comme dangereuse vu qu’en l’Allemagne ce qui prévaut c’est le bellicisme.

donc dans cet article ils ont mis la liste complète de tous les auteurs qui écrivant chez cet éditeur en les taxant d’ennemis de l’état.

et ces auteurs c’est tous des universitaires et des intellectuels normaux.

du coup la diabolisation ne se limite pas à l’Iran ou à la Russie ou à la Chine ou à Cuba.

les allemands sont en train de diaboliser aussi les ennemis intérieurs dont le crime est de ne pas vouloir une guerre contre la Russie ou d’autres.

en Allemagne le pacifisme est considéré comme un crime ! et ils nous refont le coup des listes de noms désignant des ennemis de l’état !

et tout ça dans indifférence générale.

du coup votre conformisme à la con vous pouvez vous le carrer bien profond ! parce que c’est bien pîre que du simple conformisme.

rose dit: 30 avril 2026 à 7h42

Mais, puck, à qui parlez-vous, dear, avec votre vous ?
z conscience mais ce « conformisme » extrême vous en êtes la plus parfaite représentation.

closer dit: 30 avril 2026 à 7h47

« A 103 ans, Ruth Gruenthal n’était pas très enthousiaste à l’idée de reprendre la nationalité allemande dont elle avait été déchue avant la guerre……………….

Le consulat allemand de New York lui a réservé un accueil particulier ce 6 mai 2025. « C’est bien le minimum que nous puissions faire pour vous », lui a glissé le consul. Depuis 2023, un nombre croissant de juifs américains ont demandé à récupérer la nationalité allemande au titre de l’article 116 de la Constitution. En 2025, ils étaient 6 244, près de trois fois plus qu’en 2023, selon le ministère de l’intérieur allemand………….. » Le Monde

La roue tourne.

Christiane dit: 30 avril 2026 à 8h09

D.,. Ne vous affolez pas. Je cherche seulement une clé dans l’écriture de cet étrange roman, « Les yeux de Mona » de Thomas Schlesser, dédié à « tous les grands-parents du monde.
Il y a des sous-titres ouvrant chaque chapitre numéroté. Je vous les liste.
1. Botticelli / Apprends à recevoir
2. Léonard de Vinci /
Souris à la vie
3. Raphaël /
Cultivé le detachement
4. Titien / Fais confiance à limagination
5. Michel-Ange / Délivre-toi de la matière
6. Frans Hals / Respecte les petites gens
7. Rembrandt / Connais-toi toi-même
8. Vermeer / Infiniment petit est infiniment grand
etc.
De très grands peintres, de belles notices. Ça devient étrange dans la partie 3. Beaubourg. L’art contemporain.
36. Marcel Duchamp / Mets le bazar partout
39. Magritte / Écoute ton inconscient
40. Brancusi / Lève Le regard
42. Ce qui ne tue pas rend plus fort
43. Picasso / Il faut tout briser
44. Pollock / Entre en transe
46. Hartung / Va comme l’éclair
48. Basquiat /Sors de l’ombre
49. Louise Bourgeois / Sache dire « non ».
51. Boltanski / Archive-toi
52. Soulages / Le noir est une couleur

Un choix d’artistes extraordinaire mais le choix des œuvres pour chacun d’eux est de plus en plus spécial et les dialogues de plus en plus étranges.
C’est un roman à la fois moyen, mais aussi très intéressant. Rien à voir avec la « divination » mais beaucoup avec l’intuition. Enfin, pour moi, Mona n’existe pas. Ce grand-père dialogue avec lui-même et dans ce cas TOUT est permis !

Christiane dit: 30 avril 2026 à 8h13

Renato – 7h50
Magnifique portrait au fusain. Je suis allée à Vienne l’année de la grande exposition Klimt. Une merveille.

Christiane dit: 30 avril 2026 à 8h16

Oh là là, je m’attache ! Trop de bonheur à échanger avec les uns et les autres. Peut-être est-il temps de s’éloigner.
C’est quand même une grande joie d’avoir pu parler de littérature et d’art. De sacrées pointures ici.

D. dit: 30 avril 2026 à 8h16

Franchement ce genre de livre ne m’intéresse pas, Christiane. Pourtant j’aime les arts.

D. dit: 30 avril 2026 à 8h22

Aucun des nombreux artistes cités n’a eu la possibilité de se prononcer sur la petite sentence associée de très près à leur nom, hyper-résumé autant vulgaire, qu’accrocheur et vendeur, comme le serait un camelot de foire.
Et vous voudriez qu’on rentre avec enthousiasme dans votre trip du moment ?

D. dit: 30 avril 2026 à 8h27

Ne le prenez pas mal. Je sais que vpus êtes soupe-au-lait à vos moments.
Mais je pense que vous avez mieux à faire. Vous pourriez par exemple suivre des conférences ou des cours à l’Ecole du Louvre ou à l’INHA. Pas un cursus diplômant, ça ne sert maintenant à rien et vous prendriez la place de jeunes gens ayant besoins d’être diplômés. Mais des vrais cours et conférences de scientifiques.

Christiane dit: 30 avril 2026 à 9h09

D.
La sentence est en rapport avec ce qu’il voulait faire comprendre à l’enfant de sa vie et cela s’est fait devant le tableau choisi du peintre nommé. Une description très précise du tableau et exacte se glisse entre leurs paroles échangées. . Leur dialogue s’éloigne souvent de l’œuvre observée.
Vous jugez vite et mal comme souvent. Allez vous réciterez deux Pater pour vous faire pardonner cette montée injustifiée d’acrimonie.

FL dit: 30 avril 2026 à 9h30

‘Cette liste pourrait donner des idées à qui voudrait se mettre à lire des penseurs politiques. Elle permettrait aussi de ne pas acheter que les livres de trois ou quatre « philosophes » omniprésents à la radio comme à la télé. Je ne les citerai pas , ne voulant vexer personne.’

C’est vrai ces philosophes sont omniprésents et ne cessent de dire qu’on ne les laisse jamais parler.

Je ne sais pas à quoi est dû ce phénomène.

« Même si ça paraît étonnant, cette parole de quelqu’un qui ne cesse de la prendre pour dire qu’il ne l’a jamais, ça marche tout le temps. » (27:40)

https://www.lemonde.fr/festival/video/2016/09/20/patrick-boucheron-et-alain-finkielkraut-quelle-responsabilite-pour-les-intellectuels_5000783_4415198.html

closer dit: 30 avril 2026 à 9h33

Lu hier dans un magazine US: selon une enquête, on trouvait un ratio de 88 enseignants de gauche pour 1 conservateur dans une université US (I forgot which one)!
Si vraiment les trumpistes veulent « droitiser » l’enseignement US, ils en ont pour mille ans!

FL dit: 30 avril 2026 à 9h40

A Rome les débats au sénat étaient très violents. Ils se traitaient les uns les autres de « pédés » et d’adultères.

D’un autre côté, ils pratiquaient.

‘[Cicéron] lui [à César] dit un jour en face, au milieu du sénat, où César défendait la cause de Nysa, fille de Nicomède, et rappelait les obligations qu’il avait à ce roi: « Passons, je vous prie, sur tout cela; on sait trop ce que vous en avez reçu et ce que vous lui avez donné. »‘
Suétone « La Vie des douze César », ‘Jules César’, chapitre XLIX

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/suet/caes/49.htm

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