de Pierre Assouline

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La République des livres
Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

Généralement, lorsque surgissent des inédits de jeunesse signés à d’auteur de renom, ce n’est pas très bon signe. L’exhumation est toujours douteuse et le fond de tiroir, suspecté. Raison de plus pour saluer une exception lorsqu’elle se présente. Bien sûr, l’édition bilingue des Poèmes de Czernowitz 1938-1945 de Paul Celan (24 euros, 325 pages, Seuil) qui parait ces jours-ci attirera en priorité les fidèles lecteurs du grand poète- et ils sont de plus en plus nombreux en France. Mais ce sera peut-être l’occasion d’élargir le cercle davantage encore car ces poèmes de jeunesse sont plus accessibles que ceux de la maturité, lesquels n’ont pas volé leur réputation d’hermétisme, quoi qu’on en dise, à l’égal de ce qui se dit encore pour l’œuvre d’un Mallarmé par exemple. On dira qu’en 18 et 25 ans, le jeune créateur était plus désarmé qu’il ne le sera par la suite. On précisera également que la plupart de ses poèmes relèvent du lyrisme amoureux sinon érotique en ce qu’ils étaient adressés à son amie Ruth Kraft. Nombre d’entre eux ont été mûris alors qu’il cassait des cailloux dans un camp de travail où les nazis l’avaient envoyé avant d’expédier ses parents dans des camps de concentration de Transnistrie où ils mourront, l’une exécutée d’une balle dans la nuque, l’autre du typhus.

Pour autant, Paul Celan qui s’appelait encore Paul Antschel, né dans une ville roumaine après avoir été autrichienne et avant de devenir soviétique et enfin ukrainienne (à travers sa résurrection poétique, Czernowitz est devenue le paradigme de la fragmentation historique et géographique de l’Europe centrale), ne renoncera jamais à la langue allemande lui qui connaissait tant de langues. A l’heure où tant d’intellectuels récusèrent en bloc toute culture allemande au lendemain de la guerre (le philosophe Vladimir Jankélévitch entre autres), il avait fait le choix de la langue du bourreau afin de lui faire rendre gorge et de la dénazifier en la truffant souterrainement de mots, de racines, d’étymologies empruntées notamment à l’hébreu et au yiddish. Pour autant, jamais sa poésie ne se fera témoignage d’un monde disparu après anéantissement.

Tout en assurant ses besoins en étant engagé comme lecteur d’allemand à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (nombre de traducteurs lui doivent quelque chose), il échafauda une œuvre d’une sombre intensité et d’une force de pénétration sans équivalent qui en fit le plus important poète de langue allemande de la seconde partie du XXème siècle.

Les Poèmes de Czernowitz ne sont pas publiés n’importe où n’importe comment, précision utile en un temps où un management dénué du moindre souci littéraire ou culturel tente d’imposer sa loi dans l’édition française. Ils paraissent dans la collection « La librairie du XXIème siècle » créée et animée jusqu’à sa disparition par Maurice Olender, éditeur passionné de l’œuvre de Celan en français. Et Jean-Pierre Lefebvre en est l’érudit annotateur, le précis traducteur et l’impeccable préfacier, des qualités indispensables dès lors que lecteur sera inévitablement confronté à « l’intelligence proprement poétique des situations » qui caractérisait Celan. Malgré son autorité sur la question, Lefebvre se garde bien de trancher : lorsqu’il y a un doute, il parle d’« hypothèse », use du « peut-être »persuadé que même dans l’opacé il y a une porte de sortie. On peut être certain que lorsqu’il décèle la trace de ses influences de jeunesse (Rilke, Trakl, Hofmannsthal, Stefan Georg), c’est qu’elle est incontestablement établie en vue de cette édition on ne peut plus critique.

Ils nous invitent à découvrir ces poèmes de jeunesse comme le laboratoire de l’œuvre en germe. Thèmes, cadences, motifs, inspirations, lexique, syntaxe, couleurs (le blanc, notamment celui de la neige, étant sous sa plume associé au deuil, la neige est ses flocons noirs), rythmes, vocables s’y manifestent sans qu’ils soient nécessaires de les solliciter. Ce qui n’empêche pas de se poser des questions sur le choix de certains mots peu usités : « mourance », « le languir », « kobold », « carabes », « enluronner », « asters »… Qu’importe puisqu’il faut que la poésie saigne. Dans les notes, prolongement nécessaire à qui veut aller au-delà de l’ivresse produite par la lecture, on découvre le sous-bassement proprement musical de son art poétique, pas seulement du côté de Webern comme cela a souvent été dit, mais d’un lied de Schubert (D.776, opus 59, No 3 ainsi que D.101), d’une sonate de Beethoven (opus 81a en si bémol majeur).

Jamais il ne réussira à mettre à distance une culpabilité profondément ancrée en lui : le dilemme qui lui fit choisir la langue des assassins de sa mère comme langue d’écriture ; la Fugue de mort (lue ici en allemand par son auteur et là en français par un comédien) notamment se fait l’écho de cette question lancinante. De dépressions en internements, rongé par les crises mélancoliques, il s’est suicidé en 1970 à l’âge de 50 ans en se jetant dans la Seine du haut du pont Mirabeau alors qu’il avait rendez-vous avec son fils devant le théâtre de l’Odéon. Dans ses poches, on a retrouvé deux billets pour une représentation d’En attendant Godot.

                NOTTURNO

« Ne dors pas. Sois sur tes gardes.

Les peupliers d’un pas chanteur

défilent avec la soldatesque.

Les étangs sont tous de ton sang.

 

Y dansent de verts squelettes.

L’un d’eux arrache, au culot, le nuage :

ravagé, estropié, gelé,

ton rêve saigne des coups de lance.

Le monde est une bête en couches,

faufilée, glabre, sous la nuit de lune.

Et Dieu est son hurlement.

J’ai peur et j’ai froid. »

 

(Schlaf nicht. Sei auf der Hut.

Die Pappeln mit singendem Schritt

Ziehn mit dem Kriegsvolk mit.

Die Teiche sind alle dein Blut.

Drin grüne Gerippe tanzen.

Eins reißt die Wolke fort, dreist :

Verwittert, verstümmelt, vereist,

blutet dein Traum von den Lanzen.

 

Die Welt ist ein kreißendes Tier,

das kahl in die Mondnacht schlich.

Gott ist sein Heulen.

Ich fürchte mich und frier.)

 

( » huile sur toile de Mark Rothko » ; « Paul Celan jeune » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères, Poésie.

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commentaires

1 397 Réponses pour Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

FL dit: 30 avril 2026 à 9h43

César avait Vénus pour ancêtre. On l’oublie trop souvent.

« Cicéron, non content d’avoir écrit, dans ses lettres, que César fut conduit par des gardes dans la chambre du roi, qu’il s’y coucha, couvert de pourpre, sur un lit d’or, et que ce descendant de Vénus prostitua en Bithynie la fleur de son âge, […] » Suétone « La Vie des douze César », ‘Jules César’, chapitre XLIX

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/suet/caes/49.htm

puck dit: 30 avril 2026 à 9h51

@rose !!!!!!!!!!!!

exact je suis hyper conformiste….

hélas….

c’est pour ça que je me fais traiter de pro Poutine, de pro russe et de pro iranien…

à cause de mon conformisme, n’est-il pas ?

puck dit: 30 avril 2026 à 10h31

c’est bien toi Adolphe qui m’a traité de pro iranien ?

c’est juste parce que je suis conformiste…

par contre les anti conformistes c’est tous nos médias.

en fait je suis un vrai pro du complotisme.

quand un pro russe est jugé conformiste forcément on se dit qu’il doit y avoir un complot queqlue part.

pas vrai rosie ?????????????????

puck dit: 30 avril 2026 à 10h34

en fait j’ai un gros problème avec vos catégories de jugement.

je me dis soit vous êtes vieux et c’est pour ça que vous pataugez tous dans la semoule.

et aussi que vous êtes hyper comment dire ?? rigide ? comme si on vous avez planté un parapluie dans le derche.

soit vous êtes trop anti conformistes.

et j’avoue que j’ai du mal avec les gens qui sont pas conformistes.

j’aime bien les conformistes complotistes.

puck dit: 30 avril 2026 à 10h40

quand je lis dans le Monde un truc sur Finky où il est question de :

« Les intellectuels doivent-ils s’attacher à la compréhension du réel avant de s’engager, et mesurer leur prise de parole dans un contexte social et politique explosif, ou bien mettre la plume dans la plaie, quitte à donner l’apparence de relayer les opinions et les passions les plus simplistes ? »

la compréhension du réel Finky ?

avec sa putain de russophobie et son bellicisme de progressiste pro otanien à la con ?

c’est ça sa compréhension du réel ?

y’a pas plus déconnecté du réel que Finky et c’est lui qui en appelle à la compréhension du réel.

ce type il mourra sans jamais avoir eu conscience une seule fois dans sa vie d’un minium de compréhension du réel.

il s’est toujours planté ! et il a toujours un train de retard !

puck dit: 30 avril 2026 à 10h41

Finky tout comme BHL et tout comme Glucksmann père et fils !

les 4 apôtres de l’incompréhension du réel.

Christiane dit: 30 avril 2026 à 10h43

FL. 9h30
Oui, c’est une bonne idée. Une liste qui remettrait un tout cassé debout !

puck dit: 30 avril 2026 à 10h43

nos politiques, nos journalistes et nos intellectuels nous mentent !

ils savent qu’ils nous mentent…

et ils savent que nous savons qu’ils nous mentent !

puck dit: 30 avril 2026 à 10h46

pour l’Ukraine ils nous ont menti pendant 4 ans !

alors qu’il existe un document officiel américain de la Rand Corporation datant de 2019 qui explique noir sur blanc qu’ils nous mentent.

ils connaissent tous ce document de la Rand Corporation, mais ils préfèrent nous mentir.

Jean Langoncet dit: 30 avril 2026 à 10h51

Capté en passant (dormez, dormez petits pigeons)

« La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, alerte RSF

La liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis un quart de siècle, alerte jeudi Reporters sans frontières, pointant une dégradation générale, des États-Unis où les attaques de Donald Trump sont « systématiques » à l’Arabie Saoudite qui a exécuté un journaliste en 2025.
« Pour la première fois dans l’histoire » de ce classement annuel créé en 2002, « plus de la moitié des pays du monde (94) sont en situation +difficile+ ou +très grave+ alors qu’ils n’étaient qu’une infime minorité (13,7%) en 2002 », écrit RSF, qui compte cinq niveaux sur son échelle, de « très grave » à « bonne ».
Dans le même temps, le taux de population vivant dans un pays où la situation de la liberté de la presse est « bonne » a plongé, passant de 20% à « moins de 1% ».
Seuls sept pays du nord de l’Europe, dont la Norvège en tête, font partie de cette catégorie. La France se classe 25e (« situation plutôt bonne »).
« En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas », ajoute l’organisation.
Les États-Unis, en « situation problématique », perdent sept places et sont 64e, entre le Botswana et Panama. Au-delà des attaques du président républicain contre la presse – « une pratique systématique » -, cela s’est aussi traduit par la détention puis l’expulsion du journaliste salvadorien Mario Guevara, qui dénonçait les arrestations de migrants aux États-Unis, ou la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain.
– « Entraves multipliées » –
« Les attaques contre les journalistes se transforment. Il y a toujours des journalistes assassinés, toujours des journalistes en prison, mais les pressions sont aussi économiques, politiques, légales », souligne auprès de l’AFP Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF.
Si le recul s’explique par les conflits armés, l’organisation pointe aussi les durcissements des régimes politiques ces dernières années.
RSF souligne les chutes spectaculaires du Salvador (143e), qui perd 105 places depuis 2014 et le lancement d’une guerre contre les gangs criminels maras, ou de la Géorgie (135e), qui a reculé de 75 places depuis 2020 du fait d’une « accélération de la répression ».
La plus forte baisse en 2026 est attribuée au Niger (120e, -37 places), symbole de « la dégradation de la liberté de la presse au Sahel depuis plusieurs années », entre « les attaques de groupes armés et (les) juntes au pouvoir », écrit RSF.
« Certains pays étaient des fleurons de la liberté de la presse mais elle s’est profondément dégradée avec l’arrivée de régimes militaires comme au Mali (121e) ou au Burkina Faso (110e) », ajoute Anne Bocandé.
L’Arabie Saoudite (176e, -14 places), où le chroniqueur Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l’Etat, « fait unique dans le monde », côtoie la Russie, l’Iran et la Chine à la toute fin du classement, fermé par l’Erythrée (180e).
En revanche, la Syrie (141e) fait un bond en avant de 36 places après la chute du régime de Bachar al-Assad.

– Procédures-bâillons –

Parmi les cinq critères de mesure de RSF, c’est l’indicateur du cadre légal qui s’est le plus dégradé en 2025.
« Les lois de sécurité nationale, contre le terrorisme par exemple, ou pour protéger le secret défense, restreignent de plus en plus le champ du journalisme. La Russie est championne en la matière, mais l’impact se fait aussi sentir jusque dans des démocraties », souligne Anne Bocandé.
Autre arme, celle des « procédures-bâillons », autrement dit les poursuites en justice pour diffamation, dénigrement économique ou diffusion de fausses nouvelles, qui visent à intimider les journalistes.
Un phénomène mondial, illustré au Guatemala par le cas du fondateur d’El Periodico, José Rubén Zamora, condamné à plusieurs années de prison après ses enquêtes sur la corruption politique. Mais RSF a aussi dénoncé cette tendance en France dans un récente étude sur les médias locaux.
« Les lois criminalisent de plus en plus les journalistes, alors qu’elles devraient les protéger », note la directrice éditoriale de l’organisation.
Néanmoins, « des outils existent », nuance-t-elle, en citant le règlement de la Commission européenne sur la liberté dans les médias (« European media freedom act »), entré en application en 2025, ou la directive européenne contre les procédures-bâillons. »

publié le 30 avril à 12h13, AFP

puck dit: 30 avril 2026 à 11h09

l’AFP ?

dans le classement des organes de propagande l’AFP arrive dans le top 1, ça veut dire qu’ils sont n°1 !

il y a un reporter français en Iran : Saviosh Ghazi, le mec il travaillait France info, France inter, TF1 etc…

aujourd’hui il refuse de travailler pour ces médias parce qu’ils trafiquent ses reportages sous prétexte qu’ils ne correspondent pas au discours officiel de nos médias sur l’Iran transmis par l’AFP !

résultat maintenant il travaille pour des médias alternatifs comme Tocsin, Blast et autres !

pendant 4 ans l’AFP a donné que des informations mensongères sur le conflit en Ukraine !

et ils se permettent encore de donner des leçons d’intégrité journalistiques alors que ces criminels de guerre sont des enflures responsables de la mort de centaines de milleirs d’ukrainiens ?

sérieux on se fout de qui ?

puck dit: 30 avril 2026 à 11h13

sûr que l’intox journalistique en France est plus sournoise parce qu’on ne met pas de journalistes en prison.

sauf que sans mettre de journalistes en prison on a réussi à créer par la censure et le refus de débats contradictoires une opinion dominante et une pensée commune qui dépassent de loin celles qu’on trouve en Chine, la Russie et autres !

parce qu’on est plsu forts qu’eux : on le fait sans mettre de journalistes en prison.

sauf que le résultat est pire !

puck dit: 30 avril 2026 à 11h17

limite au Guatemala ils sont la chance d’avoir des journalistes qui vont en prison parce qu’ils prennent des risques.

en France aucun journaliste ne prendra le risque que dire que l’Ukraine est un proxy occidental contre la Russie comme le Hezbollah est un proxy iranien.

ou que la guerre en Ukraine a commencé en 2014 par un coup d’état perpétré par les néoconservateurs américains.

c’est sûr que nous on n’a personne à mettre en prison ! les mecs ils sont tous formattés par les système et pas un seul sort du rang !

puck dit: 30 avril 2026 à 11h22

un type disait sur un média alternatif qu’un journaliste d’un grand média lui a dit : oui on sait que ce qu’on dit ne reflète pas la réalité, mais on ne peut pas faire autrement.

et voilà : nos journalistes sont des lâches !

ils savent qu’ils mentent mais ils préfèrent ne pas prendre le risque de dire la vérité.

les autres ils risquent la prison, eux ils risquent juste de perdre leur petit confort de vie !

en fait c’est juste des putains de lâches qui préfèrent collaborer avec un système dont ils savent qu’il ment.

puck dit: 30 avril 2026 à 11h26

après il y a toius ceux qui font les kékés devant les tableaux comme s’ils avaient un grand esprit critique…

là encore c’est tout du flan : l’esprit critique en France c’est juste du zéro pointé !

ce qui n’empêche pas notre Finky national de faire le kéké sur la compréhension du réel alors que ce type est l’esprit le plus pauvre de la planète ! même un vendeur du souk de Téhéran il a un esprit critique plus développé que cet imbécile de Finky dont les repères dans le monde c’est Arendt, Kundera et Camus et son « un homme ça s’empêche » à la con…

D. dit: 30 avril 2026 à 11h59

Dans le genre raccoleur à donf, on peut en ce moment trouver sur YouTube :
 » Qu’y avait-il avant le Big Bang ? Un expert raconte. »

Mais si. Certains osent.

renato dit: 30 avril 2026 à 12h23

C’est drôle qu’un qui est complètement cuit dans un bouillon d’idéologie et des jugements préétablis parle de pensée critique, comme s’il savait ce que c’est !

rose dit: 30 avril 2026 à 12h27

Christiane

J’ai pensé à l’ours blanc, à cause de Colette qui nommait son dernier mari Bassompierre, et celui-ci vient juste de décéder. C’était un sculpteur animalier.

Merci pour la liste des chapitres.

closer dit: 30 avril 2026 à 12h29

Une petite anecdote qui a refroidi mon incorrigible anglomanie:

Je me disais l’autre jour « tiens, closer, toi qui lit beaucoup d’anglais, presse, livres, pourquoi ne t’inscris tu pas à une bibliothèque anglophone? »
« Bonne idée me répondis-je, et aussitôt de chercher l’adresse du British Council à Paris… »

Je me présente devant le superbe bâtiment du BC dans le 7ième arrondissement de Paris: façade grandiose, porte en bois massif digne d’un ministère, d’une préfecture ou de la Banque de France…
Je sonne, je suppose qu’un sbire vérifie sur sa caméra que je ne porte pas de keffieh ou de ceinture d’explosifs et il m’ouvre. Je me retrouve dans un sas devant une autre porte verrouillée mais vitrée.
Je suis devant une petit hall dominé par une estrade d’un ou deux mètres de haut sur laquelle trône deux « accueillants » derrière un comptoir de bois massif. Ils m’ouvrent;
« Bonjour, dis en levant respectueusement les yeux, je souhaiterais savoir s’il y a une bibliothèque ouverte au public? »
« NON, elle est réservée aux étudiants »;
« Donc il faut que je m’inscrive à un cours? »
« NON, il fait être MEMBRE de la BRITISH UNIVERSITY IN PARIS! »…
« Bon, excusez moi de vous avoir dérangés, pardon de vous demander pardon, tous mes respects au Roi Charles, God save the King!
Et là-dessus je pars en reculant, terrorisé par ces deux ultimes débris de l’Empire, réfugiés en plein coeur de Paris…

Au revoir le British Council, bonjour « The American Library in Paris », mille fois plus accueillante.

Alfred dit: 30 avril 2026 à 12h31

Avant le Big Bang, il y avait le Gang Bang, quand tout le monde baisait tout le monde dans le meilleur cosmos pornographique possible !

rose dit: 30 avril 2026 à 13h45

Chantal,

Vous « tenez » plus que moi. Mon dernier voyage en avion est vieux de sept ans.
Bravo !
Mon ami de Catane, que je questionne sur la mafia, me répond « La mafia défend les pauvres ». Impossible de me prononcer.

Sicile, terre des dieux.

rose dit: 30 avril 2026 à 13h53

Avant le Big Bang, il y avait le Gang Bang.
C’était le Bande Bang.
Ô les beaux jours…
Lorsque JM Fournier a vendu le cabriolet, Sylvie a pleuré.
Pas tant sur la décapotable que sur les années révolues. Ensuite, son cœur a fait boum, à 64 ans, plus rien – ni personne, à pleurer.

puck dit: 30 avril 2026 à 14h13

il y a longtemps j’avais demandé à une amie pourquoi elle avait arrêté de faire des concerts, elle était hyper douée, elle avait fait un disque époustouflant, toutes les critiques étaient super, elle avait le monde dans ses mains et elle a préféré tout arrêter.

sa réponse, je l’ai encore dans la tête….

J’aime la musique, elle m’avait dit. Je l’ai toujours aimée… plus que tout.
Mais ce disque… il ne m’appartient plus. C’est une trace. Une relique. Une erreur de jeunesse.
1969, c’est l’année de la mort de mon grand-père. Celui qui m’a ouvert les yeux. Pendant que sa femme s’agenouillait dans ses églises mortes avec mon frère — une créature de foi, aveugle et docile — lui m’enseignait autre chose. Il m’apprenait à voir.
À voir ce que les autres refusent de voir.
Mais je n’ai pas arrêté à cause de sa mort. Non. J’avais déjà compris.
Très tôt. Trop tôt.
À cette époque, la musique n’était pas encore profanée par la foule. Elle appartenait encore à quelques-uns. Mais déjà, ils étaient là… ces êtres tièdes, ces âmes faibles, venues chercher dans l’art ce qu’elles n’avaient pas la force d’affronter en elles-mêmes.
Ils ne venaient pas écouter. Ils venaient se nourrir.
Se rassurer. Se consoler.
Se mentir.
L’art n’était pour eux qu’un autel où ils déposaient leur médiocrité pour la transformer en vertu.
Et nous… nous étions les prêtres de ce culte mensonger.
Un rituel. Pour les faibles, les insignifiants. Rien de plus.
Les applaudissements… ce n’était pas de l’admiration. C’était une offrande. Une façon de se purifier à peu de frais.
Et moi, au centre, je distribuais l’illusion.
Jusqu’au jour où j’ai vu.
Clair. Net. Irréversible.
Ils parlaient de “joie”, de “réconfort”, de “consolation”… toujours les mêmes mots. Comme une prière répétée par des croyants qui ne comprennent plus ce qu’ils disent.
C’est là que j’ai compris ce que j’étais devenue.
Un instrument.
Un objet sacré destiné à apaiser leur peur.
Mais seuls les faibles ont besoin d’être consolés.
Seuls ceux qui refusent le réel réclament des berceuses.
L’art n’est pas une consolation.
L’art est une révélation.
Et toute révélation est une blessure.
L’art ouvre les yeux — et ce que l’on voit alors est insupportable.
Voilà sa fonction. Voilà sa vérité.
Si nous sommes enfermés, l’art ne nous libère pas. Il nous révèle les murs de notre prison. Il nous fait sentir leur froideur. Il nous oblige à comprendre qu’ils ne tomberont jamais.
Et seules les âmes les plus fortes peuvent supporter cette vérité.
Les autres inventent des mensonges. Toujours les mêmes.
J’ai refusé de participer à ce mensonge.
J’ai refusé d’être leur prêtresse.
Alors j’ai quitté la scène.
Je les ai laissés à leurs illusions, à leurs chants creux, à leurs petites consolations.
Ce n’était pas ma place.
Ce n’est pas notre place.
Je n’étais pas de leur monde.
Moi je vois. Et eux ? Eux ils croient. »

Christiane dit: 30 avril 2026 à 14h42

Rose, il y a de grandes chances que sans l’intervention de JJJ, je n’aurais pas lu ce livre de Thomas Schlesser, « Les yeux de Mona ».
Je l’ai tourné, retourné, ouvert à différents endroits. Lu les présentations de tableaux, lu les sentences qui ouvrent les chapitres, lu les réactions de l’enfant puis celles du grand-père. C’était l’exploration d’un objet étrange qui m’a paru entre deux vocations, un peu bancal : la thérapie d’une fillette par la parole et la rencontre d’œuvres choisies par son grand-père une balade dans les musées avec arrêt image-insuffisant pour moi.
Et puis une méditation sur les pensées d’un vieil homme encore bien alerte mais traversant un passage difficile : un deuil et souffrant peut-être du drame qui touche sa petite-fille étrangement noué au sien. Je dis peut-être parce que je ne suis pas certaine qu’elle existe ailleurs que dans l’inconscient de cet homme.
L’histoire qui entoure tout cela : les parents, les amies de la petite.
Et pourquoi pas un jeu de cartes divinatoire dont les lames porteraient les tableaux choisis.
Enfin, comme le suggère FL., une occasion de philosopher. Mais il n’y a pas vraiment d’écriture dans ce roman, c’est ce qui m’a le plus manqué.
Plaisir de partager toutes ces reflexions avec JJJ, vous et d’autres intervenants.
Voilà qui nous a éloigné de Celan et Rothko.
De la guerre évoquée par Soleil vert…
C’est un drôle de blog qui ne change guère sauf la disparition de certains. Donc, nous vieillissons ensemble.

renato dit: 30 avril 2026 à 15h11

Réaction typique de quelqu’un qui n’a aucun talent ; heureusement pour elle, elle s’en est rendu compte, ce qui lui a évité une future déception.

Chantal dit: 30 avril 2026 à 15h56

Oh Bassompierre est décédé, snif j’aimais beaucoup ses oeuvres si rondes et sensuelles, on avait envie de caresser l’ourson, je le préférais mille x à PomPom.
j’ai encore un catalogue qu’il m’avait gentiment dédicacé.

ps: je sors du film Romaria est-ce quelqu’un l’a vu ?

Vedo dit: 30 avril 2026 à 16h00

Je ne sais pas quel talent elle pouvait avoir, mais cette façon de parler de la perception par d’autres de la musique, n’est certainement pas celle d’une musicienne. « Ils croient, moi je vois,…  » et tiens, quoi donc? Quelle bêtise, pour ne pas dire plus.

renato dit: 30 avril 2026 à 16h21

Deuxième partie : les musiciens, et les artistes en général, ne sont pas si stupides.

Vedo dit: 30 avril 2026 à 16h30

Mais je ne m’adressais pas à votre post. Je sais bien que vous connaissez plus de musique que moi et que vous ne blessez jamais. En passant, les canards à l’adresse que vous m’avez faite parvenir gräce à Pa étaient les meilleurs que j’ai jamais eus. Mais le foie gras était nul.

pourmapar dit: 30 avril 2026 à 16h37

Retrouvé un desin de la période « Céret » et de son café.

Picasso, ‘Guitare’ – Céret, 1912 – oil & charcoal on canvas – 88 X 60 cm (oval)

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Jazzi dit: 30 avril 2026 à 16h39

« Moi je vois. Et eux ? Eux ils croient. »

Encore une qui ne se prenait pas pour une merde !
Quel mépris pour l’espèce humaine…

renato dit: 30 avril 2026 à 16h41

Je ne mange que ce que je cuisine moi-même, Vedo, pas de foie gras ni d’autres préparations plus ou moins sophistiqués, je ne peux donc juger que la viande.

D. dit: 30 avril 2026 à 19h35

Donna Ricaud-Veyre dit: 30 avril 2026 à 13h26

Non pas encore. J’étais très occupé aujourd’hui. Je vais regarder ça. Merci en tout cas.

Chantal dit: 30 avril 2026 à 19h46

Cest que je pense, le film est installé de telle manière que les émotions fonctionnent en miroir, la mer présente partout berce avec une certaine lenteur, de sorte que quand le film devient décousu, ou trop bavard, l’esprit peut faire des détours et revenir dans l’intériorité du spectateur qui n’aurait pas choisi ce film par hasard mais comme chambre d’écho à ses propres secrets trans générationnels.

what about nothing,

J’ai croisé Jean Dujardin avant-hier sortant du Vieux Saint Martin au Sablon, Jean Luchaire lui colle encore un peu au costard, c’est tendance on dirait de venir tourner à Bruxelles, Brad Pitt rue de Bosnie il y a 15 jours on croisait des groupes de filles par paquets de 5 smartphone à la main et maquillées style grand soir en train de pouffer. Pourtant il n’y a pas de quoi grimper au rideau, il était affublé d’un vieux bonnet mal tricoté et s’est fait livrer des pizzas. Par contre les groupies de Sansal se sont calmés, ils lui cherchent une fermette dans le BW, ou alors Eric Emmanuel Schmitt va lui faire une place dans sa demeure de châtelain à Gerpinnes, il y a une tour solitaire moyenâgeuse, ce n’est pas la Bastille mais pour un homme traqué par l’islamisme radical et pourchassé par les journalistes germanopratins en mal d’os à ronger, c’est une possible issue.
J’ai réussi un super tempura de glycine et sucre glace, une tuerie. Un oeuf, des pétales juste tournés lentement au doigt dans l’eau pour enlever poussières et insectes, puis égouttés dans un lin à confitures, de la farine de riz, un peu d’eau, fouettés délicatement, c’est tout, un nuage délicieux. Je vais aller en cueillir d’autres grappes ce weekend, en attendant que mon père se réveille, à +

rose dit: 30 avril 2026 à 20h05

Je l’aime beaucoup aussi Juan Gris.

Vous avez photographié des mains, vous aussi, aujourd’hui ?

Christiane,
C’est beau votre « Nous vieillissons ensemble. »
Sans guère de tendresse, toutefois.

La dureté de la vie, interne, externe. Moi, je sais très bien faire l’imbécile. Moi que Puck toutefois.

Aujourd’hui, avons fêté les anniversaires de avril. Deux hommes, une femme.
Membres de la famille zéro. Comme d’hab.
Gâteau superbe fait par la cuisinière, à qui j’ai fait des compliments à midi. « On mange de mieux en mieux dans cet Ehpad », lui ai-je dit. Super contente, elle était. À raison.

Ma mère, n’avons pas encore vu Romeria, je l’emmène grosso modo une fois par mois au cinéma. Elle aime beaucoup James Cameron. Les avatars. Elle a kiffé grave Le Monte Christo avec Pierre Niney, cette vue par drone du château d’If au milieu de cette mer bleue.
Elle na guère aimé rue de Malaga, trop dur a-t’elle dit, pas plus La Ragazza hier soir. Elle est amoureuse, m’a-t’elle dit. Elle avait beaucoup aimé Mademoiselle de Jonquières, en costumes, amoral au possible, mais alors, le film qu’elle a préféré et dont elle me parle incessamment c’est Les Deux frères.
Ce sont deux frères que leur mère jette violemment en colonie de vacances et qui oublie à la fin de venir les rechercher.
Une histoire vraie.

rose dit: 30 avril 2026 à 20h10

Chantal,

Je crois que je pourrais faire un tempura avec des fleurs de sureau.
Vous me donneriez les proportions ? Je n’en ai jamais fait.

Avez-vous remarqué que Bouakem s’est fait couper les cheveux ?

rose dit: 30 avril 2026 à 20h12

Mais je n’ai pas de farine de riz.
Des fleurs de sureau, oui.
Du sucre glace aussi.

D. dit: 30 avril 2026 à 20h12

Je rappelle à tout le monde que cette nuit est la nuit de la Walpurgis. Une nuit abominable au cours de laquelle les sorcières se réunissent dans les bois pour y célèbrer des cérémonies immondes.
Ne traversez en aucun cas des bois, ni à pied ni en voiture.

rose dit: 30 avril 2026 à 20h18

Je dors dans un bois et sous deux arbres. Je vais prier.
Je ne vois guère ce qui peut m’arriver de pire que ma mère qui a été jetée violemment dans cet Ehpad.

D. dit: 30 avril 2026 à 20h34

C’est suspect tous ces mélanges.
Vous fautes ça dans un chaudron, je suppose ?

rose dit: 30 avril 2026 à 20h37

G écouté 12’40. C passionnant.
Même pas peur si je suis face à E.T.
Quant à Emma, elle est prête à embarquer sur la Lune, même sans certitude de retour.
Moi pas.
On se téléphonera.
Bonne soirée, et bon premier we de mai. Surtout à ces salauds de fonctionnaires.

renato dit: 30 avril 2026 à 20h39

Juan Gris, La Guitare.

Je ne comprends pas l’illustration collée, le motif (plis) qui l’encadre non plus ; ces éléments ajoutent de la profondeur et cassent la continuité de la surface (interruption de la course de la lumière). Dans la guitare de Picasso mentionnée plus haut, la surface laisse fluer la lumière malgré la fragmentation ; non pas comme sur un mur roman, certes, mais malgré ça avec une grande rigueur.

Évidemment, chacun ses goûts.

rose dit: 30 avril 2026 à 20h41

Le sureau on fait un champagne avec, nommé la boisson des demoiselles. Une bouteille a explosé dans mon frigo au printemps dernier.. Je ne pense pas recommencer de sitôt. Il ne s’agit pas seulement de le faire, il s’agit de le boire ensuite.
Je vais tenter le tempura.

rose dit: 30 avril 2026 à 20h43

C’est vrai que cgacun ses goûts.
Moi, j’aime bcp l’alliance et l’intimité de la peinture et/ou du dessin avec du papier collé.

et alii dit: 30 avril 2026 à 20h44

mains:« He’s Got the Whole World in His Hands » est un negro spiritual traditionnel , publié pour la première fois en 1927. Il devint un succès international en 1957-1958 grâce à l’interprétation de la chanteuse britannique Laurie London , et figure parmi les chansons gospel les plus vendues de tous les temps . De nombreux autres chanteurs et chorales l’ont également enregistré, notamment Mahalia Jackson , Marian Anderson , Judy Garland et Nina Simone, ainsi qu’en Allemagne par Conny Froboess.
bonsoir

renato dit: 30 avril 2026 à 21h07

Quel est le rôle de l’artiste dans notre société ? Dans le registre des questions absurdes, celle-ci est aussi pertinente que celle posée par les activistes des années 1960 et 1970 : « Pourquoi êtes-vous artiste ? » Puisque la politique et l’idéologie n’ont plus leur place dans la démarche artistique actuelle, l’artiste confiant la possibilité de l’œuvre aux intuitions qui émergent lors de sa création, ses motivations sont fondamentalement insignifiantes : l’art est simplement là ; il n’est pas nécessaire de savoir pourquoi l’artiste « est » artiste ni quel rôle il joue dans la société. *

Selon Duchamp, l’art est un objet inutile mis à la disposition du spectateur pour une recréation métasensorielle, qui se produit lorsqu’un élément étrange et imprévisible au sein de l’œuvre provoque une perturbation chez le spectateur ou évoque une série de souvenirs lointains et oubliés.

Et Montale : « … Je suis ici [à Stockholm] parce que j’ai écrit de la poésie, un produit absolument inutile, mais presque jamais nuisible, et c’est là l’un de ses titres de noblesse. »

Kagel, quant à lui : « La société n’a pas besoin de nous. »

Mais Glenn Gould : « Dans le meilleur des mondes possibles, l’art serait superflu. Son offre de thérapie réparatrice et apaisante resterait lettre morte pour le patient. La spécialisation professionnelle requise pour sa création serait de la présomption. Le public serait l’artiste et sa vie serait l’art.

Pour définir ma conception de l’art, j’aimerais expliquer comment je ne le conçois pas : il ne s’agit pas de l’élimination des malentendus linguistiques, ni d’une simple analyse de concepts ; il n’est pas l’occasion de mettre en valeur nos capacités, ni une thérapie intellectuelle ou spirituelle ; il ne se limite pas à poser les fondements conceptuels de la résolution de tous les problèmes futurs ; il n’incarne pas l’esprit du temps, car cela reviendrait à le confier à la mode, ce qui est nécessairement en contradiction avec la quête de vérité de chacun.

* Pourquoi escalader la montagne ? George Mallory a balayé la question d’un revers de main avec une réponse élégante : « Parce qu’elle est là. »

Pour les illustrations ici :
https://memoriavelata.blogspot.com/2024/08/perche-larte.html

Chantal dit: 30 avril 2026 à 21h11

j’en fait aussi du champagne des fleurs mais je mélange les têtes de surreau avec des pétales de rose et ensuite je les laisse à la cave, pas dans mon frigo, le problème c’est qu’il faut des convives pour les boire, c’est quand même un peu spécial. J’ai gardé deux bouteilles de ce breuvage depuis 4 ans sans y toucher et il y a une mère à plusieurs arceaux qui s’est formée au fond des bouteilles. C’est devenu une sorte de vinaigre très subtil, cela ne pétille plus. Un restaurateur de cuisine moléculaire de mon quartier est très intéressé de faire des expériences inédites avec mes 2 bouteilles, mais je n’ai pas encore cédé à ses avances … qui sait je vais peut-être trouver par moi-même. Par contre j’ai une dent particulière contre un vendeur de bûche de chêne inséminée de champignons shitakés bio sensée produire des quantités mémorables après un trempage dans l’eau d’un seau alternativement d’un côté puis de l’autre trois jours tous les trois mois, je n’ai jamais vu sortir qu’un seul champignon après un an si dur qu’on s’y serait cassé les dents, mon fils s’est tordu de rire en disant que je m’étais fait arnaquer pire qu’un brouteur sur le net. J’ai pourtant suivi le protocole à la lettre, on n’est parfois peu récompensés de ses efforts lol.

et alii dit: 1 mai 2026 à 2h34

Musique «Avec le cœur lourd», Philippe Jaroussky annule sa tournée en Amérique

JC..... dit: 1 mai 2026 à 3h40

PREMIER MAI

Joyeuse Fête du Déficit, camarades !
….le Travail attendra ….

rose dit: 1 mai 2026 à 5h32

Sophie Binet et Maylise Léon défileront ensemble à Paris.

Chantal,
Autant je n’apprècie pas un poil les roustes de chaloux se déroulant ici comme un vent mauvais, autant je l’affirme concernant D. : il n’est pas un incapable.
Ma mère non plus. Elle est prise dans un dilemme cornélien.
Et D.ne construit pas de vaisseau pck il lévite, lui.
Bàv,

Je sors d’un grand rêve.
Ce n’est pas de la paresse, ç’est par où le prendre ? Et comment consacrer quatre heures à l’écrire et l’analyser. J’attends les consignes de Grothendieck sur la méthodologie. J’aime la structure de son bouquin.
Suis surprise par l’intensitè de son exaltation.
Quel ouvrage !

Bon 1er mai.
En mai, fais ce su’il te plaît.

JC..... dit: 1 mai 2026 à 5h52

« En mai, fais ce su’il te plaît. » (rose)

Merci, chère Rose, de reprendre ce délicieux slogan trumpiste, enthousiasmant, car partagé par ses innombrables admirateurs politico-militaires.

Bonne fête !!!

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 6h38

La vieille rosse est complètement conique. Vite, à l’Ehpad!

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 6h39

Cinoque… correction intempestive d’Iphone…

Hurkhurkhurk !

B dit: 1 mai 2026 à 6h43

Vous fautes ça dans un chaudron

D, Chantal est une descendante directe de panoramas, cependant le code de la fiscalité de cette époque pourtant ancestrale encourageant les fortunés à quitter notre Gaulle, il y a fort longtemps ses ancêtres décidèrent d’installer leur cuisine en des contrées laxistes, moins exigeantes quant aux profits irréguliers où ils prospèrent et acquérirent leurs lettres de noblesse en redoublant d’adresse dans des conflits ethniques qui divisèrent à jamais les camps rivaux. Le blason que vous identifiez se révèle en un chaudron bleu Klein dans lequel s’épanouit au fil des siècles un bouquet d’iris pseudacorus, fleur riche de symboles dont on retiendra qu’elle fût la messagère des Dieux.

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 6h44

Incontestablement, j’aime déplaire aux vieilles rosses, aux douteuses flemmes de lettres belges etc. La liste est longue. On ne se refait pas.

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 6h59

Les 125 000 euros de cadeaux à Villepin. Quelle honte ces politiques…

B dit: 1 mai 2026 à 7h00

Gaule, Charles n’avait rien à voir avec tout ça et vous auriez dû relever cette grossière faute. Zéro pour vous, Jazzi.

B dit: 1 mai 2026 à 7h01

Quelle honte ces politiques…

Ce n’est sûrement qu’une partie émergée des icebergs qui dérivent dans le silence le plus totale.

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 7h04

Pas le temps d’expliquer à Gigi l’imbécile que la question du RN et de la mère Le Pen est totalement secondaire. Simplement, on assiste à l’effondrement d’un monde qui n’a que trop duré.

Chantal dit: 1 mai 2026 à 7h14

Maître Bourgi a encore frappé !

La gueule de Villepin mentant comme un arracheur de dents prêt à exploser, j’ai adoré. Je vous les donnes ! Merci pour cette tirade entortillée, Il a revendu ses statuettes en salle de vente il y a dix ans … dixit mon ami corse qui oeuvre dans les prétoires parisiens. Je vous laisse, des affaires plus urgentes.

D. dit: 1 mai 2026 à 7h37

Pour la énième fois, je ne lévite pas, je fais des sorties de corps astral pendant mon sommeil.
Cette nuit j’étais justement et bien malgré moi sur le toît de ma voisine et sa cheminéee présente des fissures ; mais comment lui dire ?

J J-J dit: 1 mai 2026 à 8h06

– Sophie Binet et Maylise Léon défileront ensemble à Paris… Oui, ce sont deux jeunes femmes syndicalistes d’envergure. On a envie de défiler avec elles, en voiture électrique, pour remettre d’aplomb ce foutu merdier.
– On ne sait pas trop quoi penser du nouveau « grand rabbin ».
– Mes hommages à feux, messieurs Bassompierre et Baselitz, d’estimables artistes jusqu’à présent totalement inconnus de mon bataillon. Et surtout à Irène Morlet, morte hier dans l’indifférence générale, mais pas dans la mienne.
– Son évanouissement soudain de la vie m’a bien attristé. Elle qui l’aimait tant, la vie, sans n’avoir jamais su peindre ni sculpter. Mais elle savait rassembler des fleurs, et les composer.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Bassompierre#/media/Fichier:Exposition_Animal_-_Mus%C3%A9e_POMPON_2022_-_Michel_BASSOMPIERRE.jpg

– Tendre pensée à Emma, toujours vaillante en ce 1er mai où il faut ne rien faire d’autre que de regarder, toucher, et sentir une fois de plus, la beauté de la vie qu’il nous reste à vivre en ce bas-monde. Ô nous, pauvres frères humains.

JC..... dit: 1 mai 2026 à 8h12

COMPASSION…

Je vous prie, chers camarades smicards, de croire en la vérité des dires de notre cher de Villepinte !!!

Cessez de l’ennuyer pour ces quelques babioles sans intérêt….

J J-J dit: 1 mai 2026 à 8h15

Moi non pluj+, je ne l’évite pas. Je m’endive la voisine. Hier, une boule de flammes est passée par la cheminée.
Avez-vous lu l’Iris de Suse ?
(c’est le dernier Giono, une manière d’autobiog. publiée en 1970, plutôt intéressante, que j’ai récemment découverte sur les suggestions de Christiane ou d’Alexia). Merci.

J J-J dit: 1 mai 2026 à 8h20

@ on assiste à l’effondrement d’un monde qui n’a que trop duré (Jean-Charlie Alloncre)

Donc…, pas d’autres moyens que de le « refondrer » avec Jean-Cul Melanrchon, sans doutre ? 🙂
Bon courarge, alhors !

et alii dit: 1 mai 2026 à 8h20

Baselitz:je connaissais l’artiste mais non ses propos sur les femmes peintres; (artnews)

et alii dit: 1 mai 2026 à 8h25

Georg Baselitz, un artiste à l’assaut du féminisme
Déclarations sexistes, sculptures polémiques, Georg Baselitz est un vrai aimant à scandale. A l’heure où la Fondation Beyeler et le Kunstmuseum de Bâle lui consacrent une exposition, retour sur le rapport de l’artiste allemand au féminisme, un peu plus complexe qu’il n’y paraît le temps

B dit: 1 mai 2026 à 8h25

JC, il m’aurait fallu deux vies de travail (2X40ANS) pour gagner l’équivalent de deux mois de salaire de l’éditeur malmené par V Bolloré. J’assume être moins indispensable à la vie culturelle du pays que lui, toutefois, cela dit des écarts de conditions entre qui d’ailleurs ne compte pas parmi les plus fortunés et le simple citoyen .

J J-J dit: 1 mai 2026 à 8h27

Evidemment, sa célèbre misogynie déconsidère complètement sa peinture…, qu’elle aurait dit, la ‘tite Mona. J’ai rêvé qu’elle regardait ses toiles à l’envers, pour mieux les comprendre. Pas folle, la guêpe mellifère !

J J-J dit: 1 mai 2026 à 8h32

@ J’assume être moins indispensable à la vie culturelle du pays que lui (8.25),

Or, voilà qui n’est pas sûr du tout…
Pour lui, tous les jours, c’est premier mai. L’aura jamais rin foutu de sa chienne de vie, le bobol. Nous aura fait pitié jusqu’à sa fin au cimetière des indigents, qui ne saurait tarder. Un « pauvre » type, en somme, malfaisant, prédateur et nuisible assassin de la culture. C quoi cette histoire de Villepin…, le futur grand président diplomate ?

J J-J dit: 1 mai 2026 à 8h37

On parlait de Bol Aurée…, pas du salaire de Nora pour ses choix avisés. Il faut rehausser les salaires de toute la population de 5 à 10 %, celui des fonctionnaires surtout. Chacun n’a le droit de cueillir qu’une quinzaine maximum de brins. Dans mon pays, notre maréchaussée va enfin verbaliser les gens qui consultent leur smartphone ne conduisant leur bagnole ou leur bicyclette. C’est notre bon préfet qui l’a dit.

Christiane dit: 1 mai 2026 à 9h13

JJJ,
La p’tite Mona, « les tableaux à l’envers » à Beaubourg. Belle idée! De quoi renverser la mariée ! Pour Duchamp et Soulages pas de grands risques, pour Kandinsky, ce serait les remettre à l’endroit ! Vous me faites rire ! Bon premier mai en votre jardin et encore merci pour le partage.

B dit: 1 mai 2026 à 9h26

3J, une infirmière débutante gagne à peine plus qu’un SMIC, bac +3. Si vous rehaussez le SMIC, il sera nécessaire de rehausser tous les salaires médians, quant à ceux qui ne sont pas à plaindre, il leur faudra patienter. Je suis d’avis de supprimer les allocations familiales au delà d’un certain seuil de revenu , c’est n’importe quoi de les attribuer à des familles qui n’en ont strictement pas besoin alors que les APL sont supprimées alors que le plafond d’attribution est fixé assez modestement , les loyers plombent les budgets des personnes à faibles revenus.

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 9h29

Georg Baselitz, un artiste à l’assaut du féminisme
Déclarations sexistes, sculptures polémiques, Georg Baselitz

Et alii, pourriez-vous nous donner des exemples de ses propos, svp?

rose dit: 1 mai 2026 à 9h29

Emma vous remercie, Jean Jacques, a dit c’est gentil et a ri. 🥰

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 9h31

En quoi ses propos « antiféministes » influenceraient-ils sa pratique picturale?

Des explications, svp, et alii.

rose dit: 1 mai 2026 à 9h35

B.
Moi aussi, j’ai compté.
C’est tellement plus que j’ai renoncé au résultat.
C’est comme la première directrice de l’Ehpad privé, qui se donnait un salaire de 18 000 euros, alors que ASH et aufes-soignantes, sans travailler de njot gagnent 1200 euros par mois.
Je la considère responsable d’avoir instauré un système de vol quenpersonne ne remet en question. L’habitude est prise.
Avec une nuit de garde par semaine, leur salaire monte à 1600 euros.
Les deux responsables de tout – hommes d’entretien – surbookés, deux amours, sont payés avec des queues de cerises.
Ce n’est même plus un rapport, c’edt une distorsion.

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 9h36

« les tableaux à l’envers »

C’est un  » va in mona » général! 🙂

FL dit: 1 mai 2026 à 9h39

Verlaine a par ailleurs repris de Mendelssohn le titre « Romances sans paroles » pour un de ses recueils (1873). En en changeant le sens. C’est le récit de ses voyages avec Rimbaud.

Mais je vois que Wikipedia a une autre lecture:

« Romances sans paroles a été analysé comme un texte bisexuel autobiographique, puisqu’une partie de ses poèmes sont inspirés d’une part des relations de Paul Verlaine avec son épouse, et d’autre part de sa liaison avec Rimbaud. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Romances_sans_paroles_(Verlaine)

rose dit: 1 mai 2026 à 9h39

et aides-soignants, 1200 euros par mois.
Il ne s’agit pas de mémoire, il s’agit de présent. Les mémoires seront autrement salées.

B dit: 1 mai 2026 à 9h39

C’est tout de même incroyable que soit fait appel au principe d’universalité pour les défendre à une époque où ne sont plus envisagées des notions d’équité , de progrès social, d’égalité des chances, où le droit du travail est rogné d’année en année en raison de cette fichue mondialisation et de la volonté voir la nécessité de s’aligner sur des modèles sociaux moins humains. L’Allemagne doit sa prospérité non seulement à la mentalité moins révolutionnaire de sa classe ouvrière mais aussi à la longue exploitation des plus faibles, des moins qualifiés, des précaires, l’instauration d’un SMIC dans ce pays est récent, quelques années. Certes ce pays connait aussi des difficultés, partout on assiste à une dérégulation, libéralisation des droits qui devraient être fondamentaux.

https://www.village-justice.com/articles/devoir-vigilance-vers-une-deregulation-des-droits-travailleurs,53736.html

rose dit: 1 mai 2026 à 9h42

I- conique.
Comme les nouveaux fromages charentais, en forme de cônes.
( Quand ton téléphone fourche pour toi, plus besoin de ta langue bifide ).

FL dit: 1 mai 2026 à 10h00

* Verlaine a par ailleurs repris de Mendelssohn le titre « Romances sans paroles » pour un de ses recueils (1874).

B dit: 1 mai 2026 à 10h11

Tout aussi bien, il aurait pu proposer de n’exposer que la face cachée de la toile, bref l’envers, il ne m’aurait personnellement pas manqué.

Alfred dit: 1 mai 2026 à 10h21

J’ai rencontré par hasard un trans-genre, de loin, car je suis incapable de les approcher, ces drôles de créatures. Même avec une baguette, je ne les toucherai pas.
Il m’a parlé d’une voix fluette de ses « souffrances » !!!
Je lui demande comment il se prénomme :
– Bernard-Sophie, me répond-il.
– C’est cela, continue de souffrir, ma vieille.
Pauvre France…

B dit: 1 mai 2026 à 10h31

https://cdn-shares.ohmyprints.net/924031/eJyVkrtu20AQRf9lg3SSOPskl30KVylSBin2MStuJD5CLi0phv49Q9uxkyoIAQK8w%2BHOncP7xLxb8KF3R2TtE7vkWDrW1gA71mE%2BduVVhBld%2BUdL54YBzwtr1Y5ODafjPK5DZC37kBI8X%2Bx%2Bp76xn8YlF%7CxSqIm1X59YuU10NnNzuYzz6dO1zC4Utvs9izXyID6y93nMipdCGSdSsD2eMW1vuDk0m0x5U2F8xJnUMq5z2EZ0pUxLW1UhDvvSrb1fDmPX36Y5D2U5DFgqXoEzHHyNQeukggCHqfbBRWxqTwIqI%2BzV2LrqCcmc3Xk%7CzfiY8VLR0IrX1MkbY3ijZIMyhhADSMO9q1Pw3otkbIhRJ829AkhRehEsr5VQ9KU%2BfJ%2BO7L57g7IUV3L4AwYH%2BIvFq35F8U4C3ijkYckR%7CxeDwZiSabiXWiTwKSmvESJ6rbQUzlb01690V%7CE2uD6H%7CZJ%7C4gsCx5NMVjiRlKPdBaBCmVStackoTPTBQpC1xBh45DqBS%2Bidl411XAh%2BmAZC8G2zf0ZKA5L%7CcSDbF%7CQTrTGuZVrL56lQddky%2BWN151xurG00BYxi9BCfQ6JAcrYlE8NpWXuqIVgvlaqbJnjjoUGNtTGKA1pyGhKXwankg7Gaowfya4Er8iylEEpJdv8F5Gf5FQ%3D%3D.webp

Ce n’est pas exactement de la bouillie.

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 10h41

La rose cégétiste bas du front dans son grangeon.
Mieux vaut un crétin des alpes qu’une alpagueuse des crêtes! 🙂

rose dit: 1 mai 2026 à 11h06

bolibongo avec sa couche épaisse : borné, bas du front, têtu, demeuré.

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 11h14

C’est le portable de rose qui borne inexorablement à l’ Ehpad! 😉

rose dit: 1 mai 2026 à 11h24

B.
Je viens de recalculer, je l’avais fait il y a six ans : les mensualités de ma mère coûtaient 35000 euros. Augmentation 30% en six ans.
Victor Castandt a dénoncé, pas assez.
Même le type, ergothérapeute qui enquête pour la HAS, pour les vols, constants, dit « on vole partout, dans les cliniques, dans les hôpitaux ». Style, alors pourquoi pas dans les Ehpad, semblait-il dire.
Si ce n’est que, voler des gens vulnérables, c’est totalement honteux.
18000 euros pour chacune des directrices, deux sœurs, par mois, cela fait pour une, le salaire de quinze aidds-soignantes sans heure supp.
J’avais enquêté, il y a six ans, lorsque ma mère, contre son gré, a été jetée là ; à midi trente elle m’a demandé « Mais qu’est-ce que je fais là ? », l’autre jouit, elle ne sait pas le karma.
Le père des deux sœurs, Jacques P. était agent immobilier. Il a acheté ce magnifique château ( XIX ème ?), avec un parc arboré de 7000 m². 70 places.
Quand les vieux ont commencé à bien rapporter, la silver économie, c’est de l’or en barre, il a fait bâtir un second bâtiment, annexe de luxe. 50 places.
Il a pris sa retraite, en or ( en Suisse ? ) et ne finira jamais ses jours dans un Ehpad.

J’ai étudié le bilan comptable d’une entreprise pareille, c énorme. Un Ehpad, c’est une pompe à fric.

rose dit: 1 mai 2026 à 11h27

3500 euros -> 4500 euros en six ans.
Je ne sais pas oourquoi nos retraites ne suivent pas cette valorisation.

Alfred dit: 1 mai 2026 à 11h35

Pitié, rose, allez vivre dans un Ehpad avec les vieilles tarées comme toi et fichez-nous la paix.

B dit: 1 mai 2026 à 11h37

BLB, il visite régulièrement sa mère qui si ma mémoire ne me trahit pas dépérit dès qu’elle ne voit plus personne. L’an passé , rose s’est absentée pour un voyage, quand elle est revenue, sa mère se laissait mourir, ne mangeait plus à la suite d’une maladie. Rose n’est pas mariée, sans enfant a du temps et beaucoup d’affection pour elle. Un EHPAD à 3500 euros par mois, c’est du haute gamme. Rose, la directrice est actionnaire pas seulement gestionnaire, pour connaître ce milieu je vous assure que les cadres ne perçoivent pas un tel salaire.

et alii dit: 1 mai 2026 à 11h38

rose,des aides soignantes m’oont expliqué qu’ à soutenir des personnes lourdes qui s’agrippaient à elles, elles se massacraient les vertèbresz lombaires;
le soin de celles ci n’est pas considéré comme accident du travail; rien n’y fait
c’est a elles de se concerterpour trouver une solution satisfaisante; ‘la ceinture » étant selon mes interlocutrices de fausses solutions

renato dit: 1 mai 2026 à 12h02

Enfin B ! chacun ses opinions et ses jugements même excessifs ! Baselitz était misogyne et alors ? je me souviens avoir eu avec lui une conversation de bonne tenue à propos de la peinture d’Agnes Martin, une peintre qui était son opposé. Il avait par ailleurs accepté sans hésiter que je lui dise que je me fichais éperdument de sa peinture. Mais notre conversation portait sur la peinture, pas sur les opinions, et finalement, je n’ai pas écrit l’article qu’on m’avait demandé.

Il est aussi vrai que ceux qui n’ont pas d’arguments critiques s’en tiennent généralement à l’idéologie, à la politique, aux préjugés, arguments qui offrent de bonnes occasions de parler sans réfléchir à ce qu’ils ont devant les yeux.

Cela dit, faudrait savoir pourquoi, sous couvert d’œuvre, une considération particulière est accordée à certains créatifs : fascistes, communistes ou opportunistes qu’ils soient, et non à d’autres porteurs des mêmes aberrations de pensée.

rose dit: 1 mai 2026 à 12h26

C pourtant bien une ceinture, et alii.

B.
J’ai deux enfants qui bossent comme moi, càd.tout le temps. Et qui ne vivent jamais sur le dos des autres, tels Alfred et Bolibongo.
Le temps, j’en jouis comme je le décide.
Il n’y avait pas de maladie en janvier 2025 : ma mère a d’énormes coups de blues et ne sait pas pourquoi elle a été placée dans cet établissement.
L’affection, ma mère m’a sauvé deux fois la vie. Je lui rends une portion de ce qu’elle m’a donné : j’ai eu une enfance heureuse.

puck dit: 1 mai 2026 à 12h31

je n’en suis pas sûr à 100%, mais il me semble bien, si ma mémoire est bonne, car il peut arriver un âge où elle peut commencer à défaillir, d’où la nécessité de faire des exercices fréquents pour la maintenir, ainsi qu’avoir une alimentation saine et riche en minéraux et en oligoéléments, ces derniers pouvant aussi être pris sous forme de compléments alimentaires… j’ai oublié ce que je voulais dire…

ah ouai, je voulais dire qu’il me semble bien, si ma mémoire est bonne, car il peut arriver un âge où elle commence à faiblir, sauf si… donc il me semble bien que la sonate 81a de Beethoven dite « les Adieux » n’est pas en Si bémol, mais un Mi bémol.

j’en mettrais pas ma main )à couper, mais il m’en semble.

rose dit: 1 mai 2026 à 12h35

Alfeed et Bolibongo,
Je comprends votre malaise, et pire, que vous creviez de trouille.

Un grand nombre d’hommes sont rentrés très récemment dans cet Ehpad. Hormis un grandement équilibré, les autres sont à l’état de ruines.
Un gueule sans arrêt.
Deux ne parlent plus.
Etc. Tout à l’avenant.
Je comprends bien votre angoisse prévisionnelle et que vous préfériez ne pas être au courant.

La conversation a démarré simplement à partir des disparités de salaire, et comme le souligne intelligemment et alii, se flinguer le dos, sans que cela soit reconnu comme une maladie professionnelle, et être aussi mal payé pour faire un métier si important, pas de premier mai pour elles, c’est tout simolement honteux.

puck dit: 1 mai 2026 à 12h35

perso je m’en fous, mais comme internet est une espèce de mémoire collective, ce serait nigaud que dans 3 siècles passou soit le sujet de moqueries du genre : ah t’as vu le blaireau, au début du 21è siècles les mecs ils étaient tellement nuls en musique qu’ils croyaient que la Sonate les Adieux de Beethoven était en Si bémol alors qu’elle est en Mi bémol.

je veux dire on est pas à l’abri de ce genre de jugement à l’emporte 3 pièces cuisine…

B dit: 1 mai 2026 à 12h38

Renato, comme vous je ne suis pas fan de sa peinture indépendamment de ce qui peut transpirer de l’article publié par Le Temps.

J J-J dit: 1 mai 2026 à 12h38

double peine, fin d’un monde, fin de vie (meuh).
Et il croit y échapper avec l’arrivée du Haut Front, le triple crétin des basses températures. – Ursidé, si ce nettoie, c donc ton blase.
Et des vigiles de supermarché sous traités sont là pour surveiller H24 les vols dans les grands magasins fleuris, B. C’est normal Attale, quoi !…
On fait pas mal d’affaires au 1er mai, mais, met, mémé mes mets… le muguet est particulièrement toxique. N’en mangez surtout pas.

rose dit: 1 mai 2026 à 12h39

B dit: 1 mai 2026 à 11h38

Elle visite.

J’ai cru à première lecture que vous parliez de bolibongo.
Si cela avait été le cas, il n’aurait pas commencé à me faire chier.
S’il continue, je ne m’arrêterais pas jusqu’à ce soir.

puck dit: 1 mai 2026 à 12h41

un conformiste c’est mec du genre qu’il croit que l’Europe a bien fait de refuser que l’Ukraine fasse la paix avec la Russie vu que c’était là une bonne occasion de ne plus importer de gaz russe pour les sanctionner.

un anti conformiste par contre c’est un type que quand il reçoit sa facture de gaz il a envie de flinguer Ursula.

alors qu’un conformiste quand il reçoit sa facture de gaz il est content, il se dit un truc du genre chouette !!! du gaz de schiste américain que Trump nous vend !!!

B dit: 1 mai 2026 à 12h41

La mer est agitée, nous ne pourrons pas nager avant juin, mai sera frais et l’eau froide. Je profite des éléments, vent, soleil, bruissement des vagues pour vous laisser un moment.

J J-J dit: 1 mai 2026 à 12h42

c surtout qu’il était tellement sourd qu’il crut toujours avoir composé de la peinture à l’envers. Schlack !

(plus tard, je vous raconterai les transformations de mon jardin… extraordinaire, en ce 1er mai, Ch. – pour l’instant, le chat dort sur mes genoux, je ne peux pas le bouger)

puck dit: 1 mai 2026 à 12h43

« S’il continue, je ne m’arrêterais pas jusqu’à ce soir. »

t’es comme moi : une hargneuse !

moi c’est parce que j’aime pas les anti conformistes qui croient que l’Iran est un pays diabolique et que du coup on a raison de le diaboliser…

puck dit: 1 mai 2026 à 12h50

les iraniens utilisent les réseaux sociaux pour pousser les américains à un changement de régime pour se débarrasser de leur classe dominante corrompue de violeurs d’enfants.

perso je pense que d’ici la fin de l’année les iraniens vont réussir à faire ce changement de régime aux US.

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 13h43

Eh bien, j’ai trois belles-soeurs et un beau-frère en Ehpad, et je fais chier personne ici à leur propos. 🙂

Christiane dit: 1 mai 2026 à 13h44

JJJ 17h42
Jaime beaucoup ce quil a découvert en voyant son tableau à l’envers. Brusquement les couleurs n’avaient plus l’intention qui leur avaient donnée. Il découvrait des signes inconnus, des alliances imprévues entre les lignes.
A l’atelier, on faisait parfois ce genre d’expérience. Pas de cette façon. On regardait nos travaux avec un miroir. Rien que ça et on découvrait un déséquilibre, une faiblesse, un ton qui l’emportait. C’était très intéressant.
J’ai hâte que le chat fugue pour que vous puissiez partager votre promenade au jardin.
Vos pensées seront-elles celles de Rousseau dans ses promenades solitaires ?
Ici, c’était touchant. Plein de petits vendeurs de muguet avec leur panier et un petit pliant pour se reposer. Ai échangé mon bouquet avec celui de mon frère. Échange de bonheur. Petits on le cueillait dans les bois proches de Paris. On était heureux. Vieux on s’échange nos bouquets avec un verre de Pinot noir des Charentes, délicieux et un onglet sauce au poivre, parfait. Il y a au-delà de ce paisible vendredi des gens qui défilent avec des pancartes et des tambours. Ils refont le monde comme les vieux appuyés sur leur canne dans le square.
Moi, j’écoute un petit passereau qui fait escale sur l’antenne proche. Je pense à vous, à Rose, à Chantal, à notre Soleil vert… à l’ombre du grand arbre de la Rdl.

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 13h45

Simone,
Viviane
Josette
et Claude
et si la rose veut nous en mettre plein le jour et plein la nuit, j’ai de quoi lui répondre! 😉

bolibongo dit: 1 mai 2026 à 13h49

J’en oublie mon propre frère aîné atteint d’un cancer du sang, en phase terminale, à 77 ans, ça vous dit rose de mes deux?

Millefeulles dit: 1 mai 2026 à 13h49

bonjour à tous
vos propos de ce matin me font penser à quelques textes que nous devrions tous connaitre et qui éclairent beaucoup de situations

 » Traité de la vie élégante

en 1830 Balzac (1799-1850) a écrit dans Traité de la vie élégante qu’il existe dans les moeurs modernes
3 classes d’êtres:

L’homme qui travaille;
L’Homme qui pense;
L’homme qui ne fait rien.
…………………………..
…………………………..
§ I De la vie occupée
( je passe le développement de la vie de ces catégories vous trouverez le texte sur wikisource)

De là trois formules d’existence assez complètes pour exprimer tous les genres de vie, depuis le roman poétique et vagabond du bohème jusqu’à la vie monotone et somnifère des rois constitutionnels :
La vie occupée
La vie d’artiste
La vie élégante .
Mais …
Cet aperçu de la société , prise en masse, doit aider à concevoir nos premiers aphorismes , que nous formulons ainsi :
1
Le but de la vie civilisée ou sauvage est le repos
2
Le repos absolu produit le spleen
3
La vie élégante est, dans une large acception du terme , l’art d’animer le repos.
4
L’homme habitué au travail ne peut comprendre la vie élégante.
5
Corollaire . Pour être fashionable il faut jouir du repos sans avoir passé par le travail : autrement gagner un quaterne, être fils de millionnaire,prince, sinécuriste ou cumulard .

§II
La vie d’artiste
L’artiste est une exception : son oisiveté est un travail et son travail est un repos; il est élégant et négligé tour à tour , il revêt , à son gré la blouse du laboureur ou décide du frac porté par l’homme à la mode .; il ne subit pas les lois il les impose .
…………………….
…………………….
De cette doctrine se déduit un aphorisme européen

IV
Un artiste vit comme il veut …ou comme il peut

§ III De la vie élégante

Si nous omettions ici de définir la vie élégante, ce traité serait infirme. Un traité sans définitions est comme un colonel amputé des deux jambes: il ne peut plus guère aller que cahin caha.Définir c’est abréger , abrégeons donc.

Définitions

La vie élégante est la perfection de la vie extérieure et matérielle
ou bien:
L’art de dépenser ses revenus en homme d’esprit;
ou encore
La science qui nous apprend à ne rien faire comme les autres, en paraissant tout faire comme eux.
Mais mieux encore
Le développement de la grâce et du goût dans tout ce qui nous est propre et nous entoure
Ou plus logiquement
Savoir se faire honneur de sa fortune
selon notre honorable ami E de G .. ce serait
La noblesse transportée dans les choses.
D’après T-P Smith
La vie élégante est le principe fécondant de l’industrie
( je m’arrête là car cette dernière proposition rappelle curieusement celle de Bernard de Mandeville ( 1670-1733) et sa Fable des abeilles et le  » ruisselement » procuré par les caprices et dépenses des gens fortunés qui font travailler les couches laborieuses de la société..)
…………
…………

Si on fait le rapprochement avec Théorie de la classe de loisir de Thorstein Veblen (1857-1929) et qui jamais ne cire Balzac…on en arrive à la consommation  » ostentatoire » or jamais comme aujourd’hui la consommation ostentatoire n’au eu autant d’adeptes dans toutes les classes de la société ..quelles sont les différences ? les travailleurs veulent des chaussures Nike ou des sacs LV ou Dior …ou des accessoires plus modestes et consommant enrichissent BA , FP , EL,
EM, etc qui eux ostensiblement collectionnent l’art et cerise sur le gâteau pour BL jouent du piano en ayant pris des cours avec Cyprien Katsaris … mécènes et éclairés infuençant les chefs d’état avec qui ils déjeunent ou dinent …
et surtout en jouant sur les valeurs du marché de l’art…
J’en conviens c’est un constat très désenchanté mais ai je tort ?

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 15h01

Ce que je voulais dire c’est qu’il est sans doute plus difficile de se voir décliner (et on en a la preuve ici chaque jour) en même temps que le monde auquel on aura cru et dont on a touché les bénéfices. Il ne s’agit après tout que de la disparition d’une caste qui se croyait éternelle et le fin mot de tout. Qui plus est d’une insigne médiocrité car elle n’a produit aucun chef-d’œuvre.

Millefeuilles dit: 1 mai 2026 à 15h10

et donc la personne qui a annoncé qu’elle avait acheté le livre d’Agnès Michaux Huysmans vivant ne veut toujours pas dire ce qu’elle en a pensé ?

puck dit: 1 mai 2026 à 15h39

« La vie d’artiste
L’artiste est une exception : son oisiveté est un travail et son travail est un repos; il est élégant et négligé tour à tour , il revêt , à son gré la blouse du laboureur ou décide du frac porté par l’homme à la mode .; il ne subit pas les lois il les impose . »

j’adore !!!!!!!!!!!!!!!!!!

à cette époque est né le concept d’art et d’artiste.

et depuis ce concept débile sorti de nulle part n’a cessé de grossir grossir grossir…

grossir non pas du fait de ce qu’il est pas essence, mais du désir, du fantasme etc… qu’il suscite chez un public bas de plafond et en recherche de Grandeur et de Transcendance…

le truc marrant c’est la façon dont le capitalisme a récupéré ce concept: une paire de Nike et le MacBook sont conçus et perçus comme des oeuvres d’art.

comme au départ ce concept d’art et d’artiste était déjà tordu ce qui lui arrive est normal.

surtout l’aspect spéculatif, encore qu’entre l’or, les bitcoins et les oeuvres d’art, l’art c’est pas le top au niveau placement.

puck dit: 1 mai 2026 à 15h42

Epstein a montré à travers ses affaires avec les Lang père et fille l’usage de l’art dans son sens le plus actualisé.

l’art associé à des paradis fiscaux et des îles vierges où l’on viole des enfants c’est le cocktail le plus parfait.

quand on lit ce que dit Balzac entre les lignes on voit que tous les ingrédients étaient déjà présents au moment de l’invention de ce concept débile d’art et d’artistes.

Jean Langoncet dit: 1 mai 2026 à 16h30

Capté en passant (laissons les délices du communautarisme à d’autres)

« 😡 « L’islamophobie est légale dans notre pays » – député RN. Imaginez un député dire « l’antisémitisme est légale dans notre pays ». C’est absolument horrifiant !

En France, la critique d’une religion, y compris de l’islam, relève de la liberté d’expression. En revanche, la loi punit la haine, la discrimination ou la violence visant des personnes en raison de leur religion.

🤮 Dire que « l’islamophobie est un concept des Frères Musulmans », ce serait comme dire que « l’antisémitisme est un concept des nazis ». C’est horrifiant.

Ce même député qui joue sur les peurs a un sérieux problèmes avec les musulmans.
En 2025, il avait publié une photo des ruines de Gaza, des Palestiniens qui partageaient leur repas de rupture du jeûne en ce début de Ramadan, installés sur une longue table dressée sur les vestiges d’une route, avec ce commentaire « Famine ? Génocide ? Ils peuvent festoyer avec l’aide humanitaire israélienne ».

A vomir !

Le manque d’empathie pour son prochain, peu importe son identité (religieuse, nationale, etc), peu importe où il est dans le monde est le mal de notre époque. Pour lutter contre les idées nauséabondes contre l’extrême-droite, il faut apprendre à développer une compassion qui s’élargit à notre cercle proche, mais l’élargir à tout humain.

🇫🇷 🙏 Voici la promesse de l’universalité républicaine française. »

renato dit: 1 mai 2026 à 16h32

Les gens ne comprennent pas un intellectuel au parcours atypique. À la suite de Leopardi, Nietzsche affirmera que les illusions de l’art sont la seule et essentielle condition de la survie : le « monde réel », écrit-il, est « faux, cruel, contradictoire !» et « un mensonge est nécessaire pour transcender cette vérité, c’est-à-dire pour vivre ». Par-dessus tout, l’humain doit être artiste.

Cela dit, le mot « art » n’existe pas en grec. Les Grecs parlaient de « tekne », qui ne désigne pas la technique mais plutôt un savoir-faire, c’est-à-dire la capacité de comprendre comment fabriquer quelque chose de manière à ce qu’il soit utilisable, utile et performant, puisqu’il remplisse au mieux sa fonction. Le savoir-faire est donc la capacité de comprendre comment fabriquer quelque chose de manière à ce qu’il soit utile.

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 16h53

Il est réservé à des journées de lecture impossibles pour le moment, mais je ne désespère pas du mois de juin…

millefeuilles dit: 1 mai 2026 à 17h01

renato 16h32 exact néanmoins le nom et les oeuvres de Praxitèle existent encore

millefeuilles dit: 1 mai 2026 à 17h09

Chaloux …quand on aime Huysmans on ne peut qu’être impatient de découvrir ce qui a pu être écrit de nouveau sur lui depuis la Pleiade …
en ce qui me concerne en l’ayant fini il y a déjà un moment j’y ai découvert pourquoi à un moment je me suis éloignée de Huysmans que pourtant j’ai dévoré dès mes 20 ans … cela m’a rappelé qu’il était antisémite et anti dreyfusard !!! et même après le dénouement de l’affaire et la réhabilitation de Dreyfuss Huysmans n’a pas fait amende honorable.. il est vrai qu’il était terriblement malade et qu’ayant été fonctionnaire toute sa vie pour un salaire qui lui permettait de vivre il était tenu par un devoir de « réserve » et de corps avec les services de l’état ..cela n’empêche pas de se poser des questions sur les motivations de ce qu’il a écrit A rebours et Là Bas et tout le reste .. de paillard fréquentant les maisons closes il est devenu sur la fin de sa vie oblat !!

Jean Langoncet dit: 1 mai 2026 à 17h24

Capté en passant

« Agression d’une religieuse française à Jérusalem : les images de l’attaque et de l’intervention d’un touriste

Article de Le Parisien

Le suspect a été placé gardé en vue. Une religieuse française âgée de 48 ans a été agressée mardi après-midi à Jérusalem, dans un contexte de violences croissantes contre les chrétiens de la part de juifs extrémistes. Une vidéo révélée par la chaîne qatarienne Al Jazeera ce vendredi montre le déroulement des faits.

Des images qui corroborent les faits rapportés par Olivier Poquillon, directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf), où la religieuse catholique est chercheuse. « La sœur (…) a senti quelqu’un qui arrivait derrière elle, et qui l’a projetée de toutes ses forces sur une pierre », a déclaré à l’AFP ce père dominicain.

« Elle reste très choquée »

« Alors que la sœur restait au sol, l’homme a commencé à la rouer de coups de pied », a ajouté Olivier Poquillon. « Un touriste israélien s’est interposé (…) par chance, le pire a été évité et la sœur n’a été que légèrement blessée mais elle reste très choquée », a-t-il précisé. (…) »

renato dit: 1 mai 2026 à 17h42

Nous ne connaîtrons jamais les noms, millefeuilles, mais les œuvres du Paléolithique demeurent. Nous ignorons, et cela importe peu, comment les contemporains définissaient ce savoir-faire, mais l’esprit artistique était déjà à l’œuvre.

Millefeuilles dit: 1 mai 2026 à 18h25

en ce jour de 1 er mai et de fête du muguet fleur fugace à la vie brève mais si puissante de fraicheur et pour quand même rendre hommage à Huysmans .. qui a dit dans A rebours .. presque jamais les parfums ne sont composés à partir des essences de fleurs et plantes qu’ils évoquent … le muguet est une fleur muette dont on n’extrait pas l’essence et les parfumeurs ont recours aux produits de synthèse pour composer son parfum …
il y a dans les flacons de parfum des trésors de nature et de mémoire … et du travail

renato dit: 1 mai 2026 à 18h29

Cambridge University Press, Wittgenstein et le relativisme, par Martin Kusch.

Accès gratuit jusqu’au 8 mai sur

cup.org/4mLgD1o

Possibilité de télécharger.

Chantal dit: 1 mai 2026 à 18h56

il y a bien Dior ou Guerlain qui s’y sont frottés, mais la vraie odeur de muguet sent la mousse et le sous-bois, tirer les tiges et choisir les feuilles, et un sopalin et entourer d’aluminium.
Demain j’irai peut-être dans un coin où j’en ai repéré, la chasseuse cueilleuse que je suis a déjà reçu ses 3 belles grappes de glycines qui dorment dans le lin.

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 19h01

Il sera lu quand la nécessité s’en fera sentir. À chaque livre terminé, un autre s’impose sans objection possible. Son tour viendra. Mais après celui que je lis ces jours-ci, je crois que je vais plutôt me tourner vers Mirbeau, écrivain que je connais beaucoup moins que Huysmans mais qui me pose beaucoup de questions. Le Journal d’une femme de chambre a marqué une date importante dans ma vie de lecteur sans que, curieusement, j’aille beaucoup plus loin dans l’exploration. Le personnage du père, par exemple, présent dans le Journal et dans Le calvaire, m’intrigue beaucoup. De même que certains aspects de la vie d’Octave, qui rejaillissent dans ses livres. Il est temps d’en apprendre davantage.

Dans le journal de Jean de Malestroit, on apprend que Gracq est mort d’un coup de froid, pris en allant chercher le Journal, que Green semble avoir été quelque martyrisé par son fils adoptif, et que selon ce même Green ou son fils d’Ormesson est « un avorton ».

En parlant de Green, le presbytère de Faverolles, qui lui appartint, est en vente. C’est dans ce même presbytère qu’Hugo se cacha pendant quelques jours, après le coup d’état du 2 décembre, et conçut le personnage de Jean Valjean (je crois sur la base d’une rencontre).

Chaloux dit: 1 mai 2026 à 19h09

J’ai également l’énorme « Baudelaire, l’entrée dans la postérité » des presses de La Sorbonne que je brûle de lire et beaucoup d’autres…

Millefeuilles dit: 1 mai 2026 à 20h15

Chantal 18h56 en effet le mythique Diorissimo du grand Edmond Roudnitska et le Muguet de Guerlain qu’ils ré éditent chaque année en nombre limité mais il y a eu des muguets avant …hélas maintenant cette note est surtout présente dans des produits lessiviels …la mode change comme pour les fringues le mobilier les voitures les sujets de romans et les préoccupations des artistes plasticiens ( des plus sincères aux plus opportunistes)

D. dit: 1 mai 2026 à 20h49

Le muguet est surtout une plante très. toxique, ne contenant pasmoins de 20 molécules cardiotoxiques.
On ne devrait même pas permettre sa vente.

Millefeuilles dit: 1 mai 2026 à 21h15

D. connaissez vous Luke Rheinhart ( George Cockcroft de son vrai nom ) qui a écrit un roman dont le titre est L’Homme Dé ? le sujet est un homme qui décide de faire ce que les dés lui disent de faire ( je résume) ce n’est assurément pas ce que vous faites vous qui calculez tout…
le muguet est un cardio tonique pas du tout utilisé en tant que tel et une fleur charmante qui sent merveilleusement bon alors arrêtez de faire peur en voulant l’interdire !!!! et pourquoi pas interdire l’essence de rose de lavande et de thym ? c’est un peu ce qui était en train d’arriver en Provence Alpes Côte d’Azur à cause de la cicadelle
car en effet distiller des plantes qui sont infestées d’insectes c’est sans doute risqué mais les cultivateurs sont assez intelligents pour chercher et trouver des solutions …laissez donc le muguet tranquille sinon je monte une association pour interdire les endives qui son fades ou amères et sans grand intérêt gustatif

renato dit: 1 mai 2026 à 21h39

En cette saison, je préfère la chasse aux morilles plutôt que cueillir le muguet.

Alfred dit: 1 mai 2026 à 21h40

Mon muguet à moi, il est dur, dru et a deux cloches.
Quand elles le voient, les femmes tombent dru.

D. dit: 1 mai 2026 à 22h22

Chaque année, ces 24 heures écoulées entre la tombée de la nuit du 30 avril et celle du 1er mai sont sous la totale domination du Démon.

D. dit: 1 mai 2026 à 22h25

Le muguet est une plante démoniaque. Vous ne le savez pas mais moi je le sais. La plante faussement blanche et innocente, la plante du mensonge.

D. dit: 1 mai 2026 à 22h28

Le muguet, ce sont les larmes d’Eve pécheresse originelle chassée du Paradis. Ni plus ni moins.
Voyez comme elle est belle, votre plante.

B dit: 2 mai 2026 à 2h39

Bolibongo, à propos de Simone, vu ( en partie) sur Arte replay une série australienne assez jubilatoire , Revers de fortune. À déconseiller à ceux qui ont en horreur la grossièreté, les scénaristes ont un peu dépassé les doses prescrites.

B dit: 2 mai 2026 à 3h18

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-allocations-sociales/vi-AA22biiZ?ocid=msedgdhp&pc=U531&cvid=69f5671ccb224346b87ee38245290bd1&ei=87

Il y a déjà du monde sous les ponts, avec eux cette population de SDF, de misérables va croître, les repris de justice non propriétaires seront versés dans le flux des errants sans toit ( ni loi, politique de réinsertion à zéro) .Renvoyer les OQTF est une excellente idée, reste à savoir comment ils réussiront à négocier avec les pays de ces ressortissants qui jusqu’à présent reçoivent les demandes qui restent comme lettres mortes et résistent à toute diplomatie à ce sujet. D’autre part, en dehors de son ascension au sein d’un parti et du mandat au Parlement européen, Jordan B n’a pas expérimenté par un métier quel qu’il soit le monde de l’entreprise sauf à tenter de convaincre des patrons de l’inocuité de ses projets politiques à leur égard, de son efficacité à préserver voire les aider dans leurs entreprises. Il est certain que ces activités peuvent être considérées comme un métier menant à une réussite sociale qui laisse songeur.

JC..... dit: 2 mai 2026 à 4h10

DISTRACTION

Reconnaissons la vertu première attachée aux célébrations du Premier Mai :

…..ça distrait le bourgeois standard !!!….

rose dit: 2 mai 2026 à 4h50

In Le Monde.fr
Dans le cortège du 1ᵉʳ-Mai à Paris, l’opposition à l’assouplissement de cette journée fériée et la colère contre « des patrons qui s’en mettent plein les poches »

Sur l’ensemble de la France, environ 158 000 personnes ont battu le pavé, vendredi, d’après le ministère de l’intérieur (plus de 300 000, selon la CGT), lors de défilés sans incidents majeurs.

Par Bertrand Bissuel et Thibaud Métais

Par Bertrand Bissuel et Thibaud Métais

Par Bertrand Bissuel et Thibaud Métais

Aujourd’hui à 05h00
Dans le cortège du 1ᵉʳ-Mai à Paris, l’opposition à l’assouplissement de cette journée fériée et la colère contre « des patrons qui s’en mettent plein les poches »
Sur l’ensemble de la France, environ 158 000 personnes ont battu le pavé, vendredi, d’après le ministère de l’intérieur (plus de 300 000, selon la CGT), lors de défilés sans incidents majeurs.
Par Bertrand Bissuel et Thibaud Métais
Par Bertrand Bissuel et Thibaud Métais
Par Bertrand Bissuel et Thibaud Métais
Aujourd’hui à 05h00

Sans les salariés, les patrons ne sont rien.
Les milliardaires, on n’en a rien à foutre.
Hier, dans l’Ehpad, j’ai remercié tous les gens qki travaillaient ce jour férié.

Mort aux cons.
Et surtout aux rétrogrades.

rose dit: 2 mai 2026 à 4h56

B.
Ici aussi vent et grand rafraîchissement de l’eau.

Chantal

Et les fleurs de cédrat. Leur odeur extraordinaire.

rose dit: 2 mai 2026 à 4h59

Avoir, on s’en fout totalement.
C’est être qui est important.

Bon pont du premier mai.

D. dit: 2 mai 2026 à 8h08

Renvoyer les OQTF est une excellente idée

Evidemment. Vous choisissez un tout petit aéroport, vous atterrissez, vous les déposez sur le tarmac et vous redécollez aussitôt.

et alii dit: 2 mai 2026 à 10h36

bonjour;tres mauvaise nuit pour moi!
je me récupère:
C’est être qui est important.
I WOULD prefer not
To be or nor not to
biberon
on ne dit pas en hébreu « je suis »!

renato dit: 2 mai 2026 à 14h36

Être et vivre

M. Ubu. — Ceci vous plaît à dire, monsieur, mais vous parlez à un grand pataphysicien.
Achras. — Pardon, monsieur, vous dites ?…
M. Ubu. — Pataphysicien. La pataphysique est une science que nous avons inventée, et dont le besoin se faisait généralement sentir.
Écho de Paris, du 23 avril 1893.

Au commencement était la Pensée ? ou au commencement était l’Action ? La Pensée est le fœtus de l’action, ou plutôt l’action déjà jeune. N’introduisons pas un troisième terme, le Verbe : car le Verbe n’est que la Pensée perçue, soit par celui qu’elle habite, soit par les passants de l’extériorisé. Mais notons-le pourtant : car faite Verbe la Pensée est figée dans un de ses instants, a une forme — puisque perçue — n’est donc plus embryon — plus embryon de l’action. — L’Action, il faut qu’elle soit au commencement pour le déroulement des actes du présent et du passé. Elle était, elle est, elle sera dans les minutes de la durée, par l’indéfini discontinu. — La Pensée n’était pas au commencement, car elle Esthors du temps : c’est elle qui excrète le temps avec sa tête, son cœur et ses pieds de Passé, de Présent et d’Avenir. Elle est en soi et par soi, et descend vers la mort en descendant vers la Durée.
« Il vaut mieux vivre », répondent à tout les idolâtres de la mode. Lesteven, mort en beauté volontaire, tu les réfutes par ton bond simiesque ; et vous, squelettes qui me reniflez des mitres d’évêque de vos nez camards, vous ne daignez cette banalité, coutumière et au snob et au bourgeois sphérique. Vous ne vivez pas — malgré le témoignage des terrorisés qui vous proclament leurs passés compagnons de route, — ne le niez pas, vous ne vivez pas, il n’y a pas de mal à ça, vous faites mieux, vous Êtes.
L’Être, sous-suprême de l’Idée, car moins compréhensif que le Possible, est hypindéfinissable. Contente-toi, mon cerveau aux lobes luisants, de cette intuition, la fraternité de l’Être et de l’Éternité. L’Éternité, contraire du Vivre, le détruit. Donc l’Être aussi, pair de l’Éternité.
Or définissons son antipode prouvé, le Vivre.
Vivre est acte, et ses lettres n’ont que le sens du délire d’un hanneton renversé. Vie égale action de sucer du futur soi par le siphon ombilical : percevoir, c’est-à-dire être modifié, renfoncé, retourné comme un gant partiel ; être perçu aussi bien, c’est-à-dire modifier, étaler tentaculairement sa corne amiboïde. Car et donc on sait que les contraires sont identiques.
Être, défublé du bât de Berkeley, est réciproquement non pas percevoir ou être perçu, mais que le kaléidoscope mental irisé SE pense.
Vivre ; discontinu, impressionnisme sérié.
Être ; continu, car inétendu (on ne démêle pas plus les composants de que de ).
Conséquemment :
Quand l’Être devient le Vivre, le Continu devient le Discontinu, l’Être syllogistiquement le Non-Être. Vivre cesser d’Exister.
Vivre, rappelons-le, est entendu vie de relation, vie dans la boîte de guitare du temps qui le moule ; Être, vie en soi, sans ces formes anorthopédiques. Vivre c’est le carnaval de l’Être.

Un Vivant intersèque votre Pérennité : versera le vin de son Temps dans votre Cristal hors-de-forme. Il ne vous modifie possible que si — contrairement aux choses connues — une seule parcelle de lui vous oint (habitude peut-être de Mithridate). Assimilez-vous le, pour que votre crainte cesse.
Ou qu’il disparaisse. Car l’Être et le non-Être sont fort proches, communs qu’ils sont par un élément. Insinué en vous, il sera transmué en votre substance ; expulsé loin de vous, il sera cru votre excrétion.

L’Anarchie Est ; mais l’idée déchoit qui se résout en acte ; il faudrait l’Acte imminent, asymptote presque — Vaillant de par son nom prédestiné voulut vivre sa théorie. Au lieu du Monstre inconcevable, fut palpable et audible la chute non fendue d’un des grelots de son joyeux bonnet. Et pourtant il fut grand. — Quoiqu’il fût contraire à l’Être. — Car l’Être est meilleur que le Vivre. Mais — casuistique licite — pour en paix avec ma conscience glorifier le Vivre je veux que l’Être disparaisse, se résolvant en son contraire. Jour et nuit successifs s’évitant avec adresse, demi-tons, coïncidants je les abomine ; et je révère l’ascension miroitante d’un des deux seul.

Mes engins ne sont pas construits ; mais avant que l’Être disparaisse j’en veux noter les symboles — et non cymbales, malgré la rime future, comme a failli l’écrire (et avec raison, vous le saurez) ma plume fourchante — que pour les petits enfants — il fut bon père et bon époux — l’on gravera sur sa pierre tombale.
Symboles de l’Être : deux Yeux Nyctalopes, cymbales en effet appariées, de chrome circulaire, car identique à soi-même ; —
Un Cercle sans circonférence, car inétendu ; —
L’Impuissance des pleurs d’un cœur, car éternel.

Tout meurtre est beau : détruisons donc l’Être. — Par la stérilité. Tout organe au repos s’atrophie. L’Être est Génie : s’il n’éjacule point, il meurt. Mais les Œuvres exsautent les barrières, quoique je dédaigne de leur tendre à leur chute grâce à ma voix l’anxiété des tympans d’autrui. — Par le stupre ; inconscient avec l’ambiance et la fréquentation des Hommes, la lecture des Œuvres et le regard circulaire des Têtes. Quoique l’action et la vie sotent déchéance de l’Être et de la Pensée, elles sont plus belles que la Pensée quant conscientes ou non elles ont tué la Pensée. Donc Vivons, et par là nous serons Maîtres. — Là-bas, sur les étagères, ils ne vivent point, mais leur pensée ne récite-t-elle point à leur — qui seul peut comprendre — Génie, sur les trois cercles stridulants de l’ivoire de leur ventre irréel ?
Alfred Jarry.

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