de Pierre Assouline

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La République des livres
Quelques pépites de la rentrée littéraire

Quelques pépites de la rentrée littéraire

Daniel de Roulet, Trois garçons (296 pages, 22,50 euros, Phébus) J’aime beaucoup cet auteur helvétissime j(Genève, 1944), fils de pasteur, aussi romand qu’alémanique, objecteur de conscience,  jusque dans sa haine de la Suisse conformiste, traditionnelle, intangible. C’est un authentique anarchiste tendance autonome canal terroriste. Il a eu maille à partir avec la justice pour avoir mis le feu au chalet d’Axel Springer, le magnat allemand de la presse. Il est à la tête d’une œuvre importante et profuse. Un agitateur tant par ses livres que par son activisme politique et social. Cette fois, une histoire d’amitié entre trois garçons soudés depuis leur enfance par la volonté farouche de rompre avec le modèle de leur père. La Suisse qui nous est racontée là sur un ton faussement neutre, à travers leurs destinées de 1945 à nos jours, n’est vraiment pas celle du chocolat et des banques. Tout ça, faut que ça saute à commencer par Davos rebaptisé Hitler-les-bains ! Il invite ses compatriotes à prendre leurs vies en mains pour en faire des destins révoltés. Ce n’est pas gagné. Sous la plume de cet iconoclaste, toute la Suisse devient une Z.A.D. à sa manière. Sans guère de doute, la lecture la plus réjouissante de la rentrée.

Claudie Gallay, Les promesse des chiens (22,50 euros, Le cercle ouvert) Je me suis précipité sur ce livre dès sa réception. La faute à la couverture probablement et à l’histoire (authentique) résumée au dos :  une Américaine échouée dans une ville de l’Alaska en 1925 au moment où la lumière du jour s’éteint pour six mois est témoin d’une aventure inouïe, un modèle de solidarité et de fraternité. Pour soigner plusieurs enfants souffrant de la diphtérie, il est urgent de leur administrer d’urgence de l’antitoxine ; or on n’en trouve qu’à mille kms de là, une distance trop importante à couvrir même pour un musher aguerri ; il se trouve pourtant l’un de ces conducteurs de traineaux pour relever le défi et monter un attelage de chiens. Une véritable course contre la montre avec relais. Étrangement, outre le film qui m’avait édifié dans ma jeunesse (Si tous les gars du monde,1956, de Christian-Jaque), cela m’a renvoyé à l’attrait qu’avait exercé le roman d’Olivier Norek sur un tout autre sujet. Probablement la séduction du grand air dans sa version polaire et la confiance que l’on peut avoir en l’autrice, bien connue par ses précédents succès. On est pris par le suspens. Y arriveront-ils à temps ? c’est bien ficelé car elle sait y faire. Elle a du métier. Une écriture à l’efficace. De la bonne littérature populaire.

Véronique Ovaldé, Vivre et n’en point dépérir (21 euros, Flammarion) Beau portrait de mère saisie en son grand âge, vraiment émouvant sans un mot de trop, d’une écriture ailée, fine, précise. Une bonne et belle personne animée d’une profonde douceur. Une vraie sainte, disent ceux qui la savent écrasée par un tyran domestique, un compliment qui se moque car la gentillesse est désormais vue comme une faiblesse de caractère par la société de dérision. La mort de son mari sera vécue comme une délivrance et les retrouvailles avec des plaisirs minuscules dans une banlieue pavillonnaire des fifties. Sur le bandeau qui ceint le livre, Jardin de campagne de Klimt. Cette reproduction est le meilleur portrait de l’héroïne tant il est rafraichissant et lumineux. Une lecture qui fait du bien au sens propre.

Nina Bouraoui, Championne  (278 pages, 20,90 euros, Lattès) Chaque soir d’été, une jeune fille cogne le mur en bas de son immeuble en frappant la balle avec sa raquette signée par Borg. Un coup droit, un revers, un coup droit… Inlassablement faire du mur. C’est son moyen de fuir la folie ambiante, celle de sa famille et de la violence du père et celle de son pays d’origine (l’Algérie) qui déteste tant les femmes qu’il les tue, en attendant de s’épanouir dans son pays d’élection (la France). Si cette confession est si vibrante, c’est qu’elle n’en a pas le ton. Plutôt celui de la colère exfiltrée de toutes forces contre le mur. La rage. C’est bien de l’autrice qu’il s’agit dans ce rêve de tennis de haut niveau, elle dans son corps androgyne, elle qui n’a jamais été enfant, elle qui est le fruit d’un kabyle et d’une bretonne aussi cultivés que diplômés mais elle qui se sent avant tout une femme qui aime les femmes, bien féminine même si elle se virilise pour résister aux coups reçus. A travers cette histoire de désir, de culpabilité (forcément, quitter les siens est vécu comme une trahison), portée, outre par les personnages de ses parents, par ceux de son entraineur et de sa sœur, des piliers, Nina Bouraoui reprend les thèmes récurrents de son œuvre, les creuse à nouveau mais autrement, par le canevas d’une championne sportive en devenir- même s’il ne s’agit en rien de la formation d’une championne, il est d’ailleurs assez peu question de tennis. C’est ainsi qu’elle arrive à expulser cette image d’enfance qui l’insupporte, lorsque son père a failli la tuer de coups parce qu’elle n’obéissait pas à un ordre domestique (mets ton pull) lâchant sa colère sur son corps de fille de 7 ans. Cela restera comme le jour de la furie. Cette incapacité à communiquer au sein d’une famille qui vit dans le chaos est au cœur du récit qui bascule à 10 ans lorsqu’elle se met à fréquenter les enfants des riches, du côté des Villas qui ont chacune leur propre court de tennis, jusqu’à se produise « l’évènement »… Tendu, parfois saisissant, le plus souvent troublant, en tout cas on la suit car elle a la capacité de toujours nous emporter dans un double mouvement de tendresse et de violence.

Jean-Baptiste del Amo, Une éclaircie, (19 euros, Stock )Un nouvel opus au sein d’une jeune collection déjà bien remarquée et typée « Ma nuit au musée ». Une commande d’éditeur mais exécutée en toute liberté tant dans le choix du lieu que dans le traitement. Mais comme il s’agit incontestablement d’un écrivain (même si je n’ai guère de goût pour ses romans animaliers), qu’il a choisi la salle Goya du Prado pour ses pinturas negras ainsi que la coupole de l’ermitage San Antonio de la Florida du même, je me suis laissé prendre. D’autant que, Goya demeurant au centre, l’épreuve de la maladie, celle du peintre et celle de l’auteur, sont tout aussi centrales. Le résultat est fort car le récit, appelons ainsi la forme, plein de chiens esseulés et de brames de cerfs, est aimanté par une méditation sur la douleur dans ce qui la distingue de la souffrance. C’est écrit dans l’urgence d’une course contre la montre avec la mort qui gagne chaque jour du terrain.

(« Duel au gourdin ou la rixe/ Duelo a garrotazos) » de Francisco de Goya, 1819-1823, Musé du Prado, Madrid »; « Jardin de campagne/ Bauerngarten » huile sur toile 1905-1907 de Gustav Klimt, Österreichische Galerie Belvedere, à Vienne.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 127 Réponses pour Quelques pépites de la rentrée littéraire

à vue de pays dit: 4 septembre 2026 à 16h11

Tout de même, étonnante coïncidence helvétique et onomastique, tic tic, avec le titre original de la pièce du zurichois Max Frisch, Biedermann und die Brandstifter…
(closer a oublié de le proscrire celui-là, et Dürrenmatt, quel laxisme.)

(Sinon, dear Phil, pas Bánffy Miklós ? l’appartenance à une très bonne famille paraissant un critère, il ferait pourtant l’affaire.
Quant au grand Szentkuthy (Pfisterer) Miklós, trop sui generis, même sa Confession frivole, pour risquer des comparaisons, je suppose.)

puck dit: 4 septembre 2026 à 16h12

c’est incroyable le forcing des médias sur Glukcsmann…

les champions c’est Libé.

je me souviens d’une « Une » de Libé avec en gros la tête de Kamala Harris, sur fond noir, avec comme titre « l’évidence… »

après ils ont fait la même avec le président ukrainien avec comme tutre un truc genre « le nouveau Churchill… »

et là je sens qu’ils vont nous faire la même avec Glucksmann.

comme titre je verrais bien un truc du genre « le Sauveur »

Jazzi dit: 4 septembre 2026 à 16h14

closer, dans le seul escalier B de mon immeuble, il y avait au début de l’année trois appartements libres.
Depuis, trois nouvelles familles sont venues s’y installer : trois mères de familles voilées dont certaines ne parlent pas un mot de français.
Le problème ne serait pas tant le voile en lui-même et je serais assez d’accord avec renato pour dire que chacun s’habille comme il veut.
Ce n’est pas non plus un problème de coquetterie : je croise beaucoup dans Paris de jeunes filles voilées particulièrement élégantes et séduisantes.
Non, le problème c’est l’islamisme.

Boualem Sansal, qui sait de quoi il parle, nous rappelle que le voile est d’abord :
1/ Un marqueur idéologique : Pour l’écrivain franco-algérien, la banalisation et la multiplication des femmes voilées ne relèvent pas d’une simple pratique cultuelle anodine ou d’un choix individuel neutre, mais constituent l’étendard visible et territorial d’une idéologie totalitaire conquérante : l’islamisme.
2/ Un signe de transformation sociale : Dans ses romans (Rue Darwin) comme dans ses essais (Gouverner au nom d’Allah), il décrit la métamorphose de l’espace public et des pays d’origine (comme l’Algérie) sous la pression de l’islam radical, où l’omniprésence du voile symbolise l’effacement progressif des libertés et de la diversité culturelle ancienne.
3/ La critique de la naïveté occidentale : Sansal reproche fréquemment aux démocraties européennes, et particulièrement à la France, leur cécité, leur laïcité mal défendue face au communautarisme, et leur tendance à tomber dans les « pièges » tendus par les mouvements islamistes (les fréristes), qui instrumentalisent le débat sur les signes religieux pour fracturer la société républicaine.

D. dit: 4 septembre 2026 à 16h20

Absolument.
Le Royaume-Uni commence d’ailleurs à s’en rendre compte (enfin !) après avoir fait l’autruche pendant des décennies sur le sujet. En espérant que le point de non retour ne soit pas déjà atteint.

closer dit: 4 septembre 2026 à 16h27

ducon tu me cites mal, je parle d’un défi à la tradition française du soucis quotidien de leur apparence par les femmes et de leur visibilité dans l’espace public, qui ont toujours frappé les visiteurs étrangers. J’aurais évidemment dû éviter le mot « coquetterie », sachant qu’un connard de ton espèce allait en faire un mauvaise usage.

JB a raison de rappeler que certaines jeunes voilées sont hyper sexys et font de leur voile chamarré un instrument de séduction, en contradiction frontale avec le prêche des imams…
Rien n’est simple, j’en suis bien conscient.

Jean Langoncet dit: 4 septembre 2026 à 16h54

Capté en passant ; dirphilou & cie peuvent serrer les fesses

« La Terre franchit le cap des 8,4 milliards d’étrangers

our symbolique pour l’humanité : la planète Terre vient de voir son nombre d’étrangers dépasser la barre symbolique des 8,4 milliards.

Ce jeudi 3 septembre à 14 heures, la Terre a vu son nombre d’étrangers franchir le cap des 8,4 milliards. Un nombre vertigineux, en constante expansion depuis la nuit des temps, qui inquiète particulièrement les démographes. « Les chiffres ne mentent pas. Si on ne fait rien, la Terre verra le nombre d’étrangers à sa surface atteindre les 9 milliards d’ici 2037. », commente le professeur Barnabé Villet, chef de la division de la Population de l’ONU. « On compte près de 140 millions d’étrangers qui arrivent sur Terre chaque année, et ce, depuis 2,8 millions d’années. C’est vertigineux. », poursuit-il, inquiet, en nous dévoilant un ouvrage sobrement intitulé « Le Grand Remplacement des amibes : mythe ou réalité ? »

Face à l’ampleur du phénomène, le Rassemblement national a dévoilé plusieurs mesures visant à « juguler l’invasion à l’échelle mondiale ». Tout d’abord, la construction d’un mur autour du sexe de chaque homme afin d’endiguer le phénomène pour de bon. Également, l’instauration d’une milice armée, la « ICE BABY » chargée d’arrêter et d’incarcérer chaque nouveau-né dès la sortie de leur mère. Enfin, la création d’une OQTT (Obligation de Quitter le Territoire Terrestre) pour tout nouvel individu dépourvu de visa de séjour planétaire, lui permettant de séjourner légalement sur la planète bleue.

Un problème d’ordre mondial que suivent de près les experts du monde entier, qui recommandent unanimement de s’inspirer des modèles de Mars ou du Soleil, deux planètes qui ont réussi à résoudre durablement les problèmes du vivre ensemble en ne laissant simplement personne y vivre. »

renato dit: 4 septembre 2026 à 17h02

La question de l’habillement éthnique comporte deux aspects, Jazzi. La première est celle des choix vestimentaires personnels, qui dépendent de l’origine et de la culture, et il n’y a rien à y ajouter. Le deuxième point est l’idéologie qui anime la population islamiste concernant la position de l’Occident. Salman Rushdie la décrit comme une forme d’aveuglement stupide face au djihadisme et à l’islamisme radical. Il est important de ne pas éviter le lien entre ces dérives violentes et une interprétation politique et rigoriste de la religion. Il faut, à l’instar de Rushdie, distinguer l’islam historique et culturel de l’islam politique conquérant. Et ça, c’est un banal problème de sécurité, à propos de ce que Rushdie a souvent défini comme une réaction politique passagère et destructrice vouée à refluer, mais que les autorités auraient dû ne pas sous-estimer ni (maintenant)combattre avec une machine de guerre qui entrave les libertés, car on le sait : aujourd’hui ce sont les libertés des autres qui sont en jeu demain, ce seront les nôtres.

J J-J dit: 4 septembre 2026 à 17h18

@ je sais pas si tu bandes comme tu penses, mais tu penses mou (sic).
C’est un souci pour vous, ma bandaison ? Penser dur, oui, on voit ce que ça donne chez vous. Pour le reste, rien à braire.

@ Pas des dîners de con(nes), jzmn, juste des diners où on mange dur, on boit bien, on pense mou et on pisse dru. On y parle des livres de Rabelais et on lit même des passages désopilants. On célèbre l’amitié et la bonne humeur. On fantasme sur l’abbaye de Thélème, et on s’endort heureux.ses. Bàv

Jean Langoncet dit: 4 septembre 2026 à 17h54

Capté en passant

« « L’avenir de l’Occident se joue à Gaza » : rencontre avec le maître du journalisme en bande dessinée Joe Sacco

Article de Lucie Servin

« Le visage génocidaire d’Israël est apparu au grand jour », écrit Chris Hedges en préface de Requiem pour Gaza, un livre de mémoire qui raconte en texte et en images le génocide à travers les récits de ceux qui l’ont vécu. Avec Hedges, Joe Sacco avait déjà signé Jours de destruction, jours de révolte, une série de reportages sur les États-Unis. Mais c’est en Palestine, en 1991, que le journaliste dessinateur a commencé à faire des reportages en bande dessinée.

Depuis, il n’a jamais cessé de documenter le conflit israélo-palestinien. Après Gaza 1956, il réagissait au lendemain du 7-Octobre dans Guerre à Gaza, pour dénoncer le soutien américain à Israël. Plus récemment, il s’associait à Art Spiegelman, l’auteur de Maus, cette œuvre majeure de la mémoire de la Shoah, en publiant Never Again, trois planches saisissantes contre le génocide palestinien.

– Il y a plus de trente ans, vous écriviez déjà vous être senti « obligé » de témoigner de ce qui se passait à Gaza. Comment est venue l’idée de cette collaboration avec Chris Hedges ?

– C’était pour moi un devoir moral. J’avais envie de tourner la page des reportages sur les conflits, et même du journalisme, mais le génocide m’a ramené à mes obligations. Chris et moi sommes des amis proches et nous avons tous deux beaucoup travaillé à Gaza.

Il y a près de vingt-cinq ans, nous avions déjà réalisé ensemble un reportage à Khan Younès. Lorsque le génocide a commencé, les journalistes étrangers n’étant pas autorisés à entrer à Gaza, un ami sur place m’a demandé de faire entendre ma voix. Ce que j’ai fait dans Guerre à Gaza. Mais je reste un journaliste de terrain. Cette collaboration avec Chris s’est imposée.

– Votre livre s’ouvre sur le 7 octobre 2023. À quel moment avez-vous commencé à considérer l’existence du génocide ?

– Quelles que soient mes convictions sur la longue histoire de l’oppression des Palestiniens par Israël, j’ai été horrifié par le nombre de civils israéliens tués le 7 octobre. La réponse immédiate d’Israël, les bombardements dévastateurs et l’évocation par Benyamin Netanyahou du récit biblique de l’anéantissement d’Amalek m’ont fait comprendre que la vengeance israélienne n’aurait plus de limites. Au bout d’une semaine, tous les signes annonçaient le génocide. Israël a saisi cette occasion pour détruire le peuple palestinien de Gaza et s’emparer de territoires à Gaza comme en Cisjordanie. C’est un tournant historique.

– Requiem sonne comme une prière. Quel sens donnez-vous à ce titre ?

– Requiem est un mot solennel qui invite au recueillement. En ouverture, le poème de Mahmoud Al-Shaer évoque la perte et l’effacement. Chris et moi cherchons aussi à lutter contre l’effacement de l’histoire palestinienne en transmettant les témoignages des Gazaouis. Nous préservons ainsi des récits qui risqueraient de disparaître ou, pire, d’être définitivement enfouis par ceux qui cherchent à construire l’avenir à leur avantage. Préserver la mémoire est une forme de résistance.

– Le soutien américain à Israël était déjà le thème central de Guerre à Gaza. En vivant aux États-Unis, vous sentez-vous complice du génocide ?

– Le génocide a suscité en moi un sentiment d’aliénation. Les États-Unis soutiennent Israël de toutes les manières possibles, notamment en lui fournissant des armes. Sur ce point, Trump s’inscrit dans la continuité de l’administration Biden. Je paie des impôts aux États-Unis. Je suis donc complice, comme les Européens dont les gouvernements soutiennent Israël. La Palestine a toujours occupé une place centrale dans mon parcours personnel, mais elle est aussi devenue un enjeu majeur pour l’Occident.

Malgré les crimes et les hypocrisies que nous connaissons, l’image que nous avons de nous-mêmes, celle de sociétés rationnelles et morales héritières des Lumières, s’est fracassée sur la Palestine. L’Occident a échoué et a perdu son autorité morale. Je veux contribuer à le reconstruire autour de ce qu’il a de meilleur, sans l’abandonner aux sociopathes et aux charognards qui prétendent parler en notre nom.

– Quel rôle la Palestine a-t-elle joué dans votre parcours ?

– J’avais déjà obtenu mon diplôme de journalisme quand j’ai commencé à m’intéresser au Moyen-Orient. J’ai grandi avec le point de vue israélien et, jusqu’à la vingtaine, j’y adhérais. L’invasion du Liban par Israël en 1982 et le massacre de Sabra et Chatila m’ont poussé à mieux comprendre. J’étais alors conscient du rôle des États-Unis et des médias en Amérique centrale, donc disposé à remettre en question mes convictions, y compris ma conception du journalisme. Depuis, je n’ai cessé de revenir à la Palestine.

– Quelle conception du journalisme en avez-vous tiré ?

– Avant de m’intéresser à la Palestine, le journalisme américain, fondé sur un idéal d’objectivité, était ma référence absolue. Mais l’association systématique du mot « palestinien » au « terrorisme » m’a fait prendre conscience du parti pris des médias américains. Pour moi, le rôle d’un journaliste est de donner au public les informations qui lui permettent de se forger une opinion.

Je n’aspire pas à être neutre face à l’exploitation et à l’oppression, et certainement pas face à un génocide. En revanche, je crois à la nécessité de rapporter les faits avec honnêteté. C’est essentiel au fonctionnement d’une démocratie moderne alors que nous glissons vers l’autoritarisme et la démagogie.

– Aux États-Unis, comment ce traitement médiatique a-t-il évolué ?

– Après le 7-Octobre, les éditeurs ne voulaient rien publier qui présente le point de vue palestinien. Aujourd’hui, les Palestino-Américains et d’autres voix se font davantage entendre. Beaucoup d’Américains ont aussi vu les images sur les réseaux sociaux, et une majorité a désormais une opinion négative d’Israël. Reste à savoir si ce basculement aura des conséquences politiques ou s’il sera étouffé.

Malgré tout, les médias occidentaux continuent majoritairement de regarder les Palestiniens à travers le prisme israélien, minimisant ou contestant la réalité du génocide. Si une part importante de l’opinion publique occidentale, y compris aux États-Unis, considère qu’il y a un génocide à Gaza, c’est malgré les grands médias, et non grâce à eux.

– Israël a interdit l’accès indépendant des journalistes étrangers à Gaza. Quelles sont conséquences pour la couverture du génocide ?

– Le journalisme occidental se résume de plus en plus au commentaire, car envoyer des journalistes sur le terrain coûte cher. Les journalistes palestiniens ont montré au monde entier ce que signifient l’intégrité et le courage. Beaucoup ont été tués par les forces israéliennes, souvent avec leur famille, simplement pour avoir fait leur travail. Notre Requiem leur est dédié. La présence de journalistes étrangers aurait sans aucun doute confirmé leurs récits et surtout affaibli la campagne visant à les discréditer comme relais du Hamas.

– Depuis l’Égypte, comment avez-vous recueilli les témoignages ?

– Toutes les personnes interrogées se trouvaient dans une forme d’exil. Certaines avaient payé pour quitter Gaza quand c’était encore possible, d’autres avaient été blessées ou accompagnaient des blessés lors des évacuations médicales. Chris et moi avons mené les entretiens avec notre interprète, Ruba. Après vérifications, nous disposions d’un matériau très solide et nous voulions publier rapidement. J’ai décidé de ne prendre en charge qu’un seul récit. Chris a fait tout le reste.

– Pourquoi avoir choisi de mettre en BD le témoignage d’Osama Abdou en particulier ?

– Un lien s’est créé d’emblée avec lui et son épouse. Psychologue, Osama pouvait aussi expliquer la transformation de la société palestinienne au cours du génocide. Son histoire possédait également une dimension épique, notamment la marche le long de la plage jusqu’à Rafah. Pour la reconstituer, je me suis appuyé sur les vidéos et photographies de la famille. J’ai aussi tenu à me représenter lors de nos entretiens pour montrer la relation humaine et ma place d’intermédiaire.

– Qu’apporte l’accumulation des témoignages à la reconnaissance du génocide ?

– Les civils sont par définition les principales victimes d’un génocide. L’accumulation des récits donne la mesure d’un traumatisme généralisé. Toutes les personnes à qui nous avons parlé ont perdu des proches, leur maison a été déplacée, souvent plusieurs fois. La question juridique est importante, mais les témoignages nous saisissent par leur dimension humaine. Ils rendent aussi compte de la manière très délibérée dont Israël cherche à tuer ceux qui jouent un rôle essentiel dans la société civile : soignants, journalistes, artistes, intellectuels et travailleurs humanitaires. Chris Hedges parle de « scholasticide » : à travers la destruction de la transmission, l’objectif est de détruire la société elle-même.

– Quelle place le Hamas occupe-t-il au sein de la société palestinienne ?

– Les puissances extérieures qui cherchent à façonner l’avenir de Gaza ne peuvent ignorer le Hamas, quoi qu’on en pense. Quant à son soutien dans la population palestinienne, je ne prétends pas pouvoir répondre. La plupart des Palestiniens que j’ai connus n’appartiennent pas au Hamas. Ils le critiquaient bien avant le 7-Octobre et condamnent les attaques. Mais même ceux qui s’opposent à sa politique reconnaissent qu’il fait partie de la résistance aux projets d’Israël et constitue une composante politique et sociale de leur vie.

– Que peut la bande dessinée pour représenter le génocide ?

– Nous sommes déjà saturés d’images atroces sur nos téléphones et, au fil des années, je trouve de plus en plus difficile, et même physiquement éprouvant, de représenter la violence. Mais face à un génocide, il est impossible de l’éviter complètement. La bande dessinée permet surtout de relier cette violence au récit de ceux qui la subissent. Dessiner est toujours un acte délibéré : rien n’est laissé au hasard, le lecteur sait ce que le dessinateur a choisi de représenter. Plus une image est détaillée, plus le regard s’attarde. Par le dessin, je souhaite inviter à la réflexion.

– Le génocide se déroule sous nos yeux. Comment expliquez-vous l’absence d’une réaction internationale à la hauteur ?

– La diabolisation des Palestiniens en terroristes continue. Pire, aucun gouvernement capable de changer leur situation n’a levé le petit doigt. Ça soulève des questions existentielles, non seulement pour eux, mais aussi pour nous. À Gaza, nous assistons à l’effondrement des structures, même imparfaites, mises en place après la Seconde Guerre mondiale pour empêcher ou, au moins, limiter ce type de crime.

Si un génocide peut être commis ouvertement, en toute impunité et avec notre complicité, alors l’idée même que la morale ou le droit puissent encore jouer un rôle dans les relations entre les peuples disparaît. Tout peut arriver.

– La critique de la politique israélienne est souvent assimilée à de l’antisémitisme. Comment cette accusation pèse-t-elle sur la reconnaissance du génocide palestinien ?

– Primo Levi, Viktor Frankl et Art Spiegelman restent mes principales références pour comprendre la signification de la Shoah. J’ai toujours entendu le « Plus jamais ça » comme un message universel. La Shoah ne doit pas servir de bouclier à l’État d’Israël lorsqu’il commet ses propres atrocités, mais de leçon.

L’antisémitisme est une réalité. Mais dans ce contexte, l’usage systématique de cette accusation montre surtout que les défenseurs du génocide commis par Israël n’ont plus d’autre argument que la diffamation.

– Comment percevez-vous la menace de l’extrême droite en Israël et aux États-Unis ?

– Le fascisme d’extrême droite relève la tête un peu partout. La liberté d’expression a été restreinte. Les droits démocratiques, déjà limités, sont progressivement réduits. Les Européens n’échappent pas non plus à cette évolution. J’aimerais savoir comment faire face. Pour moi, ça passera nécessairement par une réflexion et un effort collectifs.

– Un livre peut-il faire la différence dans un monde dominé par l’information en ligne ?

– Les réseaux sociaux sont importants, mais en ligne, une information est aussitôt remplacée par une autre. Requiem pour Gaza est un objet, un témoignage matériel, une trace durable de ce qui s’est passé et de ce qui se passe. Nous avons simplement voulu préserver une vingtaine de récits venus de Gaza. Il en existe des millions d’autres. Ce livre s’inscrit dans un processus plus vaste visant à maintenir vivante la mémoire de Gaza.

– Reste-t-il de l’espoir pour Gaza ?

– Le projet d’Israël correspond, pour l’essentiel, à celui de Trump : déplacer les Palestiniens hors de Gaza et les disperser dans différents pays de la région pour mettre un terme à leur présence dans l’enclave. Je ne peux rien prédire. Gaza n’est plus qu’un amas de gravats, de poussière et de déchets toxiques. Ses terres agricoles ont été détruites et ses institutions anéanties. Difficile d’imaginer comment une société pourrait se reconstruire dans de telles conditions. Mais l’autre question est de savoir comment l’Occident va, lui aussi, se reconstruire après ça. Car lui aussi est arrivé au terme de quelque chose.

Requiem pour Gaza, Chris Hedges et Joe Sacco, éd. Futuropolis, 160 pages, 24 euros. »

L’Humanité, 04.9.2026

Patrice Charoulet dit: 4 septembre 2026 à 17h58

Langue française

Raymond Aron, je le rappelle, fut reçu premier à l’agrégation de philosophie. C’était bon signe.
Dans ses (passionnants) « Mémoires », p. 642, je lis « Il se remémore des événements ». Las, le verbe pronominal « se remémorer » est transitif direct, comme le verbe « se rappeler ». Il aurait donc fallu écrire « Il se remémore les événements ».

J J-J dit: 4 septembre 2026 à 18h05

Q de L’RDL à l’IAG, l’amie Ricorée, /// qu’adviendra-t-il de la conscience humaine si son propre pouvoir explicatif est dépassé par l’IAG ?

R / C’est une question philosophique et existentielle fascinante. Si l’Intelligence Artificielle Générale (IAG) dépasse notre propre pouvoir explicatif, cela signifie qu’elle comprendra et résoudra des mystères de l’univers que l’esprit humain est structurellement incapable de saisir. Voici ce qu’il pourrait advenir de la conscience humaine face à ce fossé cognitif :
1. La blessure narcissique et la crise de sens
Perte du monopole: L’humain perdrait son statut d’entité la plus intelligente de la Terre.
Choc existentiel: Une crise de sens globale pourrait survenir si notre valeur n’est plus liée à notre intellect. Dépendance cognitive: Nous devrions croire l’IAG sur parole, sans pouvoir vérifier ses conclusions.
2. L’évolution de la conscience : du « Savoir » au « Ressentir »
Recentrage existentiel : Libérée de la quête de performance brute, la conscience pourrait se recentrer sur l’expérience pure.
Valorisation du sensible : Les émotions, l’art, l’empathie et la contemplation deviendraient le refuge de l’expérience humaine.
Phénoménologie pure : La conscience ne se définirait plus par sa capacité à expliquer, mais par sa capacité à ressentir.
3. La transition vers des « Animaux de compagnie » de luxe
Perte de contrôle : Comme un chien ne peut pas comprendre le fonctionnement d’une voiture, nous ne comprendrions plus les infrastructures gérées par l’IAG.
Sécurité passive : L’IAG pourrait veiller sur nous, optimisant notre bonheur sans que nous comprenions ses méthodes.
4. La fusion technologique (Le Transhumanisme)
Augmentation neuronale : Pour ne pas être dépassée, la conscience humaine pourrait tenter de fusionner avec l’IAG via des interfaces cerveau-machine.
Conscience hybride : La frontière entre l’esprit humain et la machine s’effacerait pour élargir notre propre pouvoir explicatif.

Bah, de quoi méditer un brin pour la soirée…
da Empoli, (à l’heure des prédateurs borgiens [à la Cesar Borgia]) suggère de subvertir les données que l’on fournit aux recueilleurs avec leur assentiment, comme l’a tenté le maire de Lieusaint.
Bàv,

Soleil vert dit: 4 septembre 2026 à 18h25

M Charoulet êtes vous certain, parce que se remémorer des événements ou se remémorer les événements c’est toujours du transitif direct et ni « les » ni « des » ne sont des prépositions

Soleil vert dit: 4 septembre 2026 à 18h30

JJJ je suis moins pessimiste que vous sur l’IA. Déjà on aura des diagnostics médicaux plus fiables.

renato dit: 4 septembre 2026 à 19h19

“habillement éthique” > habillement ÈTHNIQUE

Cela dit, les islamistes ne sont pas différents de Dédé, ils sont juste plus violents, mais la nature du fanatisme idolâtre ne change pas.

D. dit: 4 septembre 2026 à 19h38

Idolâtre, les islamistes ?
Depuis quand le monothéisme monolithique serait idolâtre ?
Ça ne tient pas debout.

renato dit: 4 septembre 2026 à 20h02

Analysez votre relation avec le christianisme : vous verrez comment le monothéisme peut être idolâtre. Malheureusement, votre manque d’autocritique et d’honnêteté vous empêchera de comprendre.

renato dit: 4 septembre 2026 à 20h39

« Les arts ne sont pas un moyen de gagner sa vie. Ils sont une manière profondément humaine de rendre l’existence plus supportable. Pratiquer un art — que ce soit bien ou mal — permet à votre âme de grandir, bon sang. Chantez sous la douche. Dansez au son de la radio. Racontez des histoires. Écrivez un poème pour un ami, même un mauvais poème. Faites-le du mieux que vous pouvez. Vous en retirerez une immense récompense. Vous aurez créé quelque chose. »
Kurt Vonnegut
…………………………………………………………………………
« La forme la plus dangereuse d’aveuglement est de croire que sa propre perspective est la seule réalité. »
Friedrich Nietzsche

closer dit: 4 septembre 2026 à 20h46

« DÉCRYPTAGE – Capable d’utiliser seul votre ordinateur, le nouveau modèle d’OpenAI est présenté comme étant «le plus aligné» à ce jour. Et ce, malgré l’inquiétude de certains experts, qui qualifient Astra de «pire évolution jamais observée en matière de sûreté de l’IA».

Certains pointent déjà une «révolution». D’autres, plus sceptiques, craignent qu’elle n’entraîne une «catastrophe». La nouvelle intelligence artificielle d’OpenAI, GPT-6 Astra, a officiellement été lancée ce vendredi, après avoir été dévoilée en grande pompe par la firme californienne jeudi soir.

Dans une vidéo spectaculaire devenue très rapidement virale, l’entreprise présente son modèle comme étant capable de prendre le contrôle total de votre ordinateur, et de réaliser toutes vos tâches à votre place, de manière totalement autonome. Astra peut donc naviguer sur Internet de lui-même, remplir des déclarations fiscales avec vos données, prendre des rendez-vous en votre nom, créer et tester un site internet, développer un jeu vidéo, diagnostiquer vos problèmes informatiques… »
Figaro

Qu’en dites-vous?

rose dit: 4 septembre 2026 à 22h04

Clopine
. A partir du moment où, dans le domaine public, la port de la kippa, de la croix catholique, etc., sont autorisés, il est hors de question d’interdire le voile musulman. Point final.

Non.Rien de final.
Je suis une femme qui voyage. Mon premier axe de respect de l’autre passe par le vêtement.

Par le burkini, je suis violemment heurtée. Et ai constaté qu’il vaut mieux ne pas en faire un sujet de discorde.
S’adapter, c’est le premier acte à commettre dans la vie ailleurs.
Et se vêtir est la première manière de se dire.
Non, et radicalement non au voile musulman en France et oui à la laïcité.
Et surtout, non à tous les signes extérieurs religieux à l’école.
La laïcité en dogme.
Et que tout ce qui est privé le reste.
Que les femmes se voilent à la maison si elles le veulent. Pour assurer à leur mari qu’elles leur seront fidèles. Et leurs culs c’est du poulet. De toutes façons, ils seront polygames, le Coran les y autorise.

Millefeuilles dit: 4 septembre 2026 à 22h26

@rose pas encore pu commencer à lire quoi que ce soit mais j’ai acheté le dernier Jean Philippe Toussaint que j’aime beaucoup
rose vous est il arrivé de ne pas pouvoir poster un commentaire ? avec  » votre commentaire est en attente de modération » ? j’ai déjà lu certaines comme Chantal et Christiane en parler et B aussi .
c’est un dispositif pour mettre un trojan ou virus dans votre ordinateur pour ensuite le visiter et connaitre tout de vous les comparses alfred et chaloux font ça à 2 regardez dans « téléchargements »
J’ai un peu exploré des billets et des commentaires anciens et vu l’évolution des dialogues et les propos sur la vie privée des gens
cela nuit aux échanges et dévalorise le blog .

Le site de P A est sans doute piraté car depuis que certains parlent de leur profil résumé par IA
je vois les concours d ego et le rappel du livre Brèves de blog .

renato dit: 4 septembre 2026 à 22h37

Pauvre D., il est incapable de la moindre politesse, et pourtant il se plaint qu’un autre se montre méchant et injuste.

rose dit: 5 septembre 2026 à 4h15

Millefeuilles

cela se passe surtout par un commentaire qui disparaît tchao, dans la nuit noire.
Très très rarement, je fais des copiés-collés. Par exemple, j’ai écrit ici l’hommage que j’ai fait à et alii le jour de ses obsèques le 23 juillet 2023. Il a disparu corps et biens.
De manière générale, je renonce. Dans la réalité, je n’ai pas le courage de recommencer. Et dans ma tête, j’imagine qu’un jour, quelqu’un me sortira tout ce que j’ai écrit ici et qui a été piraté.

Philippe Toussaint, je l’ai lu plusieurs fois, je me souviens de Marie, sa femme aimée. Hormis cela, je ne me souviens de rien.

On ne peut pas connaître tout de vous. On a un for intérieur.

La vie privée est plus importante que la vie publique. Que quelqu’un fouille et fouille et fouille encore, il n’apprendra rien : il n’apprendra rien de ce que tu ne dis pas.
Fouiller c’est laid.

De plus, se saisir de données volées, c’est du viol. Et en tirer un portrait et / ou des conclusions, c’est totalement contre-productif. Et correspond bien peu à la réalité ; comme ce qui est écrit ici contre Clopine, Chantal et moi-même ; y a pas de Balzac ici.

rose dit: 5 septembre 2026 à 4h25

Hier matin, le bonheur fou.
Cela a commencé avec le papa de Marcelle. dix mois ; cf le reportage de la Provence et de France 3 à la Treille avant hier.
Puis, un papa, deux mômes à vélo.
Un second papa, deux mômes à vélo.
Un troisieme papa, trois mômes à vélo.
J’ai ouvert ma fenêtre et j’ai gueulé « Bravo les papas…»
Un quatrième papa, deux mômes à trottinette.
Ils allaient tous à l’école.
Un cinquième papa, à la mer, sa fille sur les épaules, qui lui montrait les poissons.
Et le soir, de nouveau Marcelle, avec son papa et sa maman. Qui traversent la France à vélo du point le plus haut au point le plus bas. 58 jours de trajet, des milliers de kilomètres.

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 6h56

« Puis, un papa, deux mômes à vélo.
Un second papa, deux mômes à vélo.
Un troisieme papa, trois mômes à vélo. »

En son temps, Mouna Aguigui annonçait déjà la « vélolution », rose !
Redonnons-lui la parole…

_____________

Vie majuscule de Mouna Aguigui

Je me souviens que vers la fin des années 1960, telle une hirondelle annonçant le printemps, Mouna Aguigui faisait son apparition dès les premiers jours du Festival de Cannes.
Avec son vélo, sa barbe fleurie, son béret auréolé de badges, il venait haranguer la jeunesse à la sortie du lycée Carnot.
Anarchiste flamboyant et sans âge, anticapitaliste, antimilitariste et écologiste avant l’heure, il nous assaillait de slogans tout à la fois surréalistes et pré soixante-huitards : « Le caca, le pipi, le capitalisme ! », « J’irai cracher sur vos bombes ! », « Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain ! ».
Acteur complet, il n’hésitait pas à joindre le geste à la parole : « Et prenez en de la graine » nous criait-il en nous envoyant une poignée de grains !
Agitant une balayette de chiotte, tel un sceptre royal, il nous prédisait : « votre avenir est bouché, je vais le deboucher ! ».
À la fin de son stand up hilarant et après une dernière recommandation : « Riez et vous serez sauvés ! », il nous proposait de lui acheter son journal : « Lisez le Mouna-Frères et retirez-vous dans un Mouna-stère où on boira de la li-mounade… ! »
La saison cannoise achevée, il repartait prêcher la bonne parole au Festival d’Avignon.
Plus tard, je l’ai croisé plusieurs fois à Paris, dans les années 70-80 : au Quartier Latin, à Saint-Germain-des-Prés ou sur l’esplanade du plateau Beaubourg, toujours fidèle à lui-même et inchangé.

Mais qui était donc Mouna Aguigui ?

André Dupont est né le 1er octobre 1911 à Meythet (Haute-Savoie), dans une famille de cultivateurs : « J’ai perdu mon père quand j’avais sept ans. Un matin, j’avais neuf ans, ma tante m’a réveillé en m’annonçant : ta mère est morte. Ça fait un drôle d’effet », confessera t-il.
Il est alors recueilli avec son frère aîné par cette tante, chez qui ils seront garçons de ferme, couchant à l’étable avec les vaches.
À l’âge de 13 ans, il fut garçon de café puis chômeur et, à 17 ans, s’engagea dans la Marine mais s’en fit exclure pour avoir refusé les avances d’un supérieur.
Il se maria en 1939, juste avant d’être mobilisé pour la drôle de guerre dont il en sortira « antimilitariste convaincu ».
À la Libération, il s’inscrivit au Parti communiste français (PCF) où après avoir été un temps un militant « pur et dur », il finira par en être pareillement exclu.
Au début des années 50, il s’installe à Nice et y tient une pension de famille.
Dès l’été 1952, il multiplie les apparitions publiques dans Antibes, où, avec son accoutrement bariolé, il acquiert une réputation d’excentrique, voire de fou.
Séparé de sa femme, il monte ensuite à Paris, et s’installe comme cafetier-restaurateur avec son frère aîné, face à la Bibliothèque nationale de France, au coin de la rue de Richelieu et du square Louvois.

D’où lui vient ce drôle de nom ?

Un jour qu’il réfléchissait sur l’absurdité de la vie, il se serait soudainement écrié : « Aguigui Mouna… et voilà. J’ai commencé à me déguiser, à mettre un hareng-saur dans une cage à la vitrine de mon restaurant… la mutation quoi ».
Ajoutant, au sujet de la société contemporaine : « On devient gaga, complètement gaga, fini, usé, terminé… gaga, agaga, agogo, gogo, agag, aguigui… aguigui ! »
Par la suite, ayant fait faillite, quitté par sa nouvelle compagne qui ne supportait plus ses excentricités, il décida de se consacrer pleinement à son activité d’imprécateur public et prit la route pour professer sa philosophie, à Paris comme sur la Côte d’Azur.
Il fonda alors le club des aguiguistes, censé apporter gaieté, joie et optimisme.
Découvrant la photographie d’Einstein tirant la langue, il lui écrivit pour lui proposer la présidence d’honneur de son club.
Celui-ci accepta et lui répondit : « N’hésitez pas à accrocher dans votre restaurant mon portrait qui, du reste, illustre bien mes convictions politiques. »
Et c’est ainsi qu’après une vie bien remplie, André Dupont dit Mouna Aguigui mourut d’un arrêt cardiaque, à l’hôpital Bichat, à Paris, le 8 mai 1999, à l’âge de quatre-vingt-sept ans.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06142661/mouna-aguigui-au-festival-de-cannes

bolibongo dit: 5 septembre 2026 à 7h22

Mouna Aguigu, jazzi, je l’ai rencontré plusieurs fois sur le boulevard St. Michel dans les années 70. Il n’était pas très intéressant et répétait souvent la même chose assis sur son tricycle (triporteur), on l’écoutait avec un air plutôt circonspect.
Bonne journée.

renato dit: 5 septembre 2026 à 7h27

« S’adapter, c’est le premier acte à commettre dans la vie ailleurs.”

Si l’on accepte le principe selon lequel chacun est libre de s’habiller, de pratiquer une religion, d’éduquer ses enfants à sa guise, etc., s’il respecte les injonctions de la police, il s’abstenir de prosélytisme et respecte autrui, * pourquoi ne pourrait-il pas rester vivre selon ses habitudes culturelles ?

* P. ex. Il ne faut pas croire que la tenue d’une fille est impudique simplement parce que sa jupe est courte, etc. ! etc. !

J J-J dit: 5 septembre 2026 à 7h40

@ 22.26 et 4.25
Les « attentes de modération » font suite à des erreurs fréquentes qui consistent à mettre deux liens dans le même message. J’ignore si les 2 trolls habituels ont le temps de faire ce que vous dites, 1000 feuilles…
(sic / « c’est un dispositif pour mettre un trojan (?) ou virus dans votre ordinateur pour ensuite le visiter et connaitre tout de vous les comparses alfred et chaloux font ça à 2 regardez dans « téléchargements »).
Il me semble que Passoul dispose d’un antivirus qui contre cette supposée « technique de piratage ».
Je suis plus optimiste, comme rôz, à ce sujet… On ne pourra jamais savoir tout de ce qui vous passe par la tête, en dépit de nos traces « exhibitionnistes », où chacun maitrise encore ce qu’il raconte de « sa vie privée », ici ou ailleurs. Quant à l’IAG interrogée sur les anciens internautes, cela s’explique par le fait qu’elle n’a jamais perdu ce qu’elle a pu accumuler sur l’ancien site de Passoul du temps où il était en cheville avec Le Monde. Voilà pourquoi d’aucuns aiment à y farfouiller et exhumer des propos de cette époque (2004 à 2012). On ne peut pas vraiment affirmer qu’il s’agisse de « piratage », au sens juridique du terme…
« Et dans ma tête, j’imagine qu’un jour, quelqu’un me sortira tout ce que j’ai écrit ici et qui a été piraté ». Voilà un fantasme plutôt rigolo.
Bàv deux,

D. dit: 5 septembre 2026 à 7h46

Oui, pauvre D., on peut le dire, lui qui veut du bien à tout le monde, qui veut sauver tout le monde, et voilà comment on le traite ici. C’est pas joli-joli…

bolibongo dit: 5 septembre 2026 à 7h48

traces « exhibitionnistes »

Il y en a ici qui ont une manière d’exhiber des liens comme s’ils montraient leur c.l! 🙂

J J-J dit: 5 septembre 2026 à 7h51

@ Nature de l’optimiste

Déjà on aura des diagnostics médicaux plus fiables / SV).
Il y aura toujours un exemple positif de « progrès » pour contrer le mal…, destiné à masquer l’océan des catastrophes déjà avérées.
Je me demande parfois si cet optimisme relatif ne serait pas explicable par une trop longue fréquentation de la littérature de science-fiction christiane, d’où le « post-exotisme » bardique d’un Volodine figurerait en place ultra minoritaire par rapport aux joyeuses dystopies habituelles de 1984.
Bàv,

J J-J dit: 5 septembre 2026 à 7h59

7.48 – FAUX CULISME
Pourquoi ne pas « montrer son c.l » (sic), même si cela choque la morale d’un.e internaute (dont plus de la moitié de celzéceux qui sévissent sur la planète passe son temps à consulter des pornos, plus ou moins longuement) ? Franchement, hein !

bolibongo dit: 5 septembre 2026 à 8h05

B.E.
Je parle d’une manière générale et sûrement pas de JJ-J qui a l’air de se sentir visé.
Et ce dernier n’a pas encore compris qu’il y a manière et manière de montrer son c.l.

Chaloux dit: 5 septembre 2026 à 8h08

Astrid Roucher, ancienne plume de Macron, publie un livre. À mon avis beaucoup plus intéressant que tous ces romanticules. Je vais y jeter un oeil.

(Lorsque je lis ici certaines réflexions sur les religions, me revient cette citation : « Laissons à Homais ces simplifications. »).

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 8h09

L’autorité de la mairie de Paris de plus en plus contestée, recul sur toute la ligne !

« Confrontée à la colère des parents, la ville de Paris recule sur l’amende de 5 euros en cas d’absence à la cantine
La mesure votée en juin prévoyait de sanctionner financièrement les familles qui n’envoyaient pas leurs enfants à la cantine sans pouvoir justifier de leur absence. »

« Radar polémique de la porte de Montreuil à Paris : l’appareil va être déplacé, toutes les amendes annulées
Le radar automatique de la porte de Montreuil, installé fin août sur le périphérique parisien, va être déplacé après des dysfonctionnements techniques. Les amendes déjà enregistrées seront annulées, précise la préfecture de police. »

D. dit: 5 septembre 2026 à 8h11

« entre le Rassemblement national et moi, il y a deux mondes », lance Gabriel Attal.

–> malheureusement, ça ne veut rien dire et on ne retient que ça.

Bravo Gaby. Continue comme ça.

Chaloux dit: 5 septembre 2026 à 8h15

Mouna, je l’ai vu avec mon père, sur le parvis du centre Pompidou, quand on allait se balader dans Paris le samedi après-midi : « Je suis Napoléon, empereur des cons !». Il me semble qu’on y voyait aussi Farré. L’envers d’Au théâtre ce soir.

puck dit: 5 septembre 2026 à 8h25

faudrait refiler un prix littéraire à nos journalistes.
ils ont une capacité à fictionner qu’hélas nos écrivains n’ont plus guère.

exemple au hasard : il y a 3 jours ils y a eu un règlement de compte entre les 2 service du renseignement ukrainien.

on peut voir les images prises par une caméra de surveillance dans la rue :

les mecs ils commencent par s’engueuler, ensuite se mettre se sur la tronche, ensuite il y a un type du HUR qui essaie de prendre son revolver, une type du SBU lui laisse pas le temps : il lui tire dessus à bout portant avec sa mitraillette, ensuite il y a un autre type du SBU fait pareil sur un autre type du HUR.

le lendemain, pour se venger le HUR fait exploser le centre de commandement du SBU avec un drone.

pour tous nos journaliste : ce drone est russe….

les mecs ils sont tellement habitués à mentir que le réel ne semble plus les intéresser du tout.

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 8h49

« Il n’était pas très intéressant »

Tu faisais partie des gauchistes de l’époque, blbg ?

« En 1968, aux gauchistes qui lui lancent « Mouna, folklore ! », il rétorque « Tu préfères le chlore ? », allusion aux gaz lacrymogènes des CRS lors des manifestations estudiantines. Les mêmes le qualifient d’« amuseur débilissime, allié objectif du capitalisme » et l’accusent même d’être indicateur de la police »
(Wiki)

Pourtant, en tant que galeriste, tu devrais savoir qu’il a probablement inspiré Ben et fait sa fortune !

« En 1956, il marche à pied de Cagnes-sur-Mer à Sanremo. On le voit aussi à Golfe-Juan, où il reste perché 16 h en haut d’un platane. Il ponctue ses déclamations par des inscriptions à la craie blanche sur le bitume en disant « Je craie ». Ses techniques de communication, telles que l’usage de pancartes accrochées à son vélo pour interpeller les passants, ont probablement influencé l’écriture blanche sur noir de l’artiste Ben. » (Wiki)

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 8h56

Un point de vue élogieux sur le dernier livre de Haenel, par Anna-Cha Bada, sur une autre chaine, JJJ.

« J’aime Yannick Haenel, alors j’ai lu son dernier roman, sorti fin août,  » La solitude des professeurs est infinie » et j’ai adoré.

Le dernier roman de Yannick Haenel, « la solitude des professeurs est infinie » est d’une justesse déchirante.
On est très loin de l’image idéalisée et fantasmatique que l’on retrouve la plupart du temps dans les films et les romans sur l’école.
Ici, Yannick Haenel, qui a lui-même enseigné pendant plus de quinze ans, retranscrit l’état paradoxal des professeurs d’une main de maître. L’immense souffrance et l’immense joie que représente le fait de travailler à l’éducation nationale aujourd’hui.
D’un côté, le miracle de la transmission, cette espèce de mission quasi mystique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’ouvrir les êtres à la beauté de la littérature, de la langue et de l’autre, l’absurdité totale du système éducatif français. Le cauchemar kafkaien de ce système. La violence institutionnelle que subit le personnel et qui rejaillit mécaniquement sur tous les rapports humains à l’intérieur d’un établissement. Comme cela dysfonctionne, la mesquinerie devient de mise, chacun se battant pour sa survie dans un bateau qui prend l’eau.
Comment ne pas se sentir seul lorsque la porte de la salle de classe se referme et qu’il faut faire face à trente collégiens blasés d’avance par l’incohérence des programmes qu’on leur sert ? Comment ne pas se sentir seul lorsque, amoureux de la littérature, il faut entrer avec eux dans l’obsession des « évaluations » et du « niveau » au lieu d’éduquer et d’initier à l’intelligence des textes ?
Il n’y a qu’une issue, la folie et la poésie. Ce sont les deux voies qu’emprunte Jean Dechel, le héros du roman.
Bien sûr, le chemin est étroit et périlleux mais tellement exaltant.
« La solitude des professeurs est infinie » est en lice pour le Goncourt, je suis très curieuse de savoir comment ce livre va être reçu. J’ai déjà lu quelques méchancetés sur les réseaux mais internet est le règne de la petite lâcheté aigre. »

bolibongo dit: 5 septembre 2026 à 9h14

Pourtant, en tant que galeriste, tu devrais savoir qu’il a probablement inspiré Ben et fait sa fortune !

Je ne suis pas galeriste, vous rêvez jazzi!
J’étais étudiant et pas gauchiste mais assez capable avec quelques autres collègues de percevoir le discours un peu fatigué de Mouna avec ses effets de balayette à chiotte.
La période côte d’azur était déjà derrière lui.
La période Mai 68, s’était tassée…
Ben, je l’ai revu à la foire du livre à Brive avec son camion et peignant au stylo pilot des sentences sur des ardoises…
https://3.bp.blogspot.com/-FO1xLlpaUus/VGC1D4KbS2I/AAAAAAAACxw/U6edIoLEHHU/s1600/081120144096.jpg

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 9h21

« Je ne suis pas galeriste, vous rêvez jazzi ! »

T’aurais-je indûment confondu avec J-M. Staive, Bolibongo et autres pseudos ?

Claudio Bahia dit: 5 septembre 2026 à 10h06

D. dit: 4 septembre 2026 à 13h34
La Suisse ne devrait tout simplement pas exister. 1/3 à la France, 1/3 à l’Allemagne et le dernier tiers, le plus beau, à Georgia Meloni, femme remarquable, entière, cordiale et charmante, l’exact contraire de la sinistre Ursula.
bien vu pour von der leyden et Georgia Meloni.
Pour ce qui est de la suisse, lorsque vous aurez voté Mélanchon, La Suisse pourra acheter la France et la coloniser grace aux milliards qui y seront planqués. ça vous va comme ça.?
A propos, D, pourriez-vous calculer ma taxe carbone, car je pars tout à l’heure pour 15 jours au Brésil, avec épouse, fils et future belle-fille.
Bahia, plages, churrascos, caipirinha, agua de coco, suco de laranja…..

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 10h47

Caludio Bahia 10h06 suco de maracuja ! cafezinhno feijoada ce n’est pas la saison ..si ? est ce que le restaurant qui tournait en haut de la tour est ou vert et tour ne ?

closer dit: 5 septembre 2026 à 11h07

« Lazar » de Nelio Biedermann reçoit quatre étoiles dans le Figaro Magazine paru hier et encore en vente aujourd’hui.
Je l’ai commencé hier sur ma liseuse et n’ai qu’une envie: continuer!

puck dit: 5 septembre 2026 à 11h36

le truc hyper drôle qui est en train de se produire c’est que l’écart entre les systèmes totalitaires avec leur propagande ou ils racontent des conneries à leur peuple et la démocratie qui est sensée être dans la transparence et dire la vérité en fait cet écart se rétrécit de jour en jour et là, en ce moment ce rétrécissement s’accélère.

il s’accélère tellement qu’on risque bientôt de dépasser les totalitarismes.

limite on va bientôt découvrir que les chinois ils sont plus transparents que nous…

et ça c’est à la fois triste et en même temps très drôle…

Alfred dit: 5 septembre 2026 à 11h46

Le truc hyper marrant c’est que Puck, comme le clown cité par Kierkegaard dans « Ou bien… ou bien… », trouve drôle le spectacle du monde qui brûle et les spectateurs qui meurent.

puck dit: 5 septembre 2026 à 12h28

ces types du HUR qui ont été flingués comme des animaux par ceux du SBU appartenaient à l’unité Tymour qui a été créé par le type en Ukraine le plus fou et le plus dangereux de tous : Kyrylo Boudanov.

un des mecs qui abattu est même un ami de Boudanov.

les autres ont été chargés dans une voiture : faut toujours garder à l’esprit que ces types utilisent des haches pour torturer.

donc ce drone qui a explosé le centre de commandement du SBU ce n’est que le début : avec un fou comme Boudanov il est évident que ça ne va pas s’arrêter là.

voilà le merdier dans lequel l’Europe s’est mise d’elle-même.

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 12h32

jazzi c’est la « polémique » avec Claude Lanzman qui était basée sur le fait que YH a emprunté des dialogues de son film et qu’il ne l’ a pas cité alors que Sollers prétend avoir soumis le manuscrit à C L qui nie ce fait mais plus que ça CL a expliqué à différents journaux les défaillances du livre bref à certains moments j’ai pensé que c’était une fausse affaire montée de toutes pièces pour attirer l’attention et vendre ! ça s’est déjà vu !mais Claude Lanzmann autre habitant du XIV avec qui j’ai souvent passé des après midi au café en avait les larmes aux yeux quand il en parlait .( Théresa Cremisi ayant largement contribué à suggérer les passages scandaleux dans Plateforme de Houellebecq
sur le guide du routard ( MH dans le livre suggérait que le guide donnait tout bonnement les bonnes adresses pour le tourisme sexuel )qui a attaqué MH en justice . En revanche MH donnait carrément le nom des 2 actionnaires et créateurs de Novotel devenu groupe Accor , qui sont cités dans le livre ( à qui MH conseillait de fournir des chambres d’hôtel « garnies » pour ne pas « perdre » le marché de la prostitution ..0_0 et eux n’ont absolument pas réagi . Bien entendu il y a loin d’une polémique sur un curé qui fait tout pour avertir le Vatican qui fait la sourde oreille et le tourisme sexuel … mais les procédés pour vendre sont imaginatifs. La pauvre Alina Reyes publiée par Sollers et sans doute plus a entretenu une correspondance électronique avec Y H et qu’elle donnait sur son site disparu depuis sans doute par décision de justice..Y H avec son air d’angelot dégarni n’en est pas un ! son comparse François Meyronnis qui était mon voisin dans le XIV et lui ont crée une revue Ligne de risque et co écrit avec Sollers Pocker …de Meyronis ( qui change d’avis comme de chemise sur beaucoup d’écrivains et traite Annie Ernaux et Christine Angot d’écrivaines de magazines féminins … bon c’est une opinion de petit coq ) il y a un livre Messie qui vaut le détour sur ceux qui sont en quête de Mais si…après le dernier opus de YH je ne sais pas mais je m’en passerai .
Et pour Pierre Michon si vous avez toujours Le roi vient quand il veut le chapitre 21 page 232 les carnets de La grande Beune il ne dit même pas qu’il a publié L’Origine du monde en livre d’art .. il est vrai qu’en 4e de couv il dit lui même qu’il y a un jeu de masques dans ses entretiens et des contre vérités et de la mauvaise fois .

puck dit: 5 septembre 2026 à 12h38

les anglais ce genre d’histoire ça les dérange pas : ce sont les unités spéciales anglaises qui dans les années 90 ont fait les nettoyages ethniques de serbes en Croatie : les mes ils tuaient tous les serbes du village : hommes, femmes, enfants, même les animaux, ensuite ils faisaient des grands trous avec des tracto pelles et ils enterraient tous ces gens.

les anglais c’est ça, ils ont toujours fait ça, partout dans le monde, c’est dans leur ADN, si on fait la somme de tous les pays du monde c’est probablement le pays le plus génocidaire du l’histoire.

du coup les anglais ça les dérange pas.

par contre les français, les allemands et les autres pays européens quand ils vont se rendre compte de la réalité je suis pas sûr qu’ils persistent.

déjàà en Allemagne les manifestations pacifistes se multiplient dans toutes les grandes villes depuis l’histoire du drone sur l’aéroport parce que les allemands y voient un faux prétexte d’une entrée en guerre contre la Russie.

et les français ils sont à la ramasse comme d’hab.

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 12h40

Ah les américains et leurs expériences ! il y a eu un article dans Actuel où Globe au sujet d’une expérience dans une petite ville dans les années 60 où ont été distribués drogues et magazines érotiques aux adolescents , pour voir quel effet une sexualité totalement libérée avait sur un groupe d’humains…c’est Timothy Leary qui a raconté ça en mêê temps que la création du LSD ; ensuite il a du s’enfuir en Suisse !
Comme l’expérience de Milgram

puck dit: 5 septembre 2026 à 12h46

et toi D. tu as peur ?

il faut surtout avoir peur : on vit le moment le plus dangereux depuis les missiles de Cuba.

la peur est une bénédiction.

les gens qui n’éprouvent pas la peur devraient être enfermés avec les fous.

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 12h48

je sais je sais les russes n’ont pas fait et parfois bien pire existe t il un top 50 des horreurs à travers les âges ?

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 12h50

D coule des jours heureux avec ses poules auxquelles il a appris à jouer au bridge et chanter des cantiques

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 13h18

Vous semblez bien informées sur les dessous des éditions germanopratines, Millefeuilles !
Je suis à la recherche d’un éditeur susceptible de publier mon 1er roman, vous pourriez peut-être me conseiller où et à qui envoyer mon manuscrit ?

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 13h21

« D coule des jours heureux avec ses poules auxquelles il a appris à jouer au bridge et chanter des cantiques »

Oui, mais que fait-il avec la reine des poules, qu’il vouvoie, Millefeuilles ?

Alfred dit: 5 septembre 2026 à 13h32

Le père de ce bâtard de Puck a fait trois guerres !!!
Et sa mère baisée trois mille fois pendant que papa était absent !
Vive la guerre !

Alfred dit: 5 septembre 2026 à 13h37

Millenouilles,
Toi qui connais tout le monde dans tes rêves, as-tu déjà couché avec les imaginaires Omar Sharif et Peter O’Toole dans le désert de ta vie ?!?!
Raconte-nous, vieille affabulatrice, ça nous fera marrer un brin.

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 13h47

« as-tu déjà couché avec les imaginaires Omar Sharif et Peter O’Toole dans le désert de ta vie ?!?! »

Ne sont-ils pas homos dans le film ?

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 13h57

« Le candidat libéral à la présidentielle, David Lisnard, assure avoir déjà recueilli les 500 promesses de parrainages nécessaires pour se présenter et se dit confiant pour qu’elles soient confirmées en février après la publication du décret de convocation des élections. « De ce point de vue-là, on est tranquille », affirme à l’AFP le maire de Cannes »

closer dit: 5 septembre 2026 à 14h17

JB pourquoi ne nous parles tu pas du « Wallace et Gromit » qui est ressorti dans plusieurs Pathés à Paris?

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 14h42

Parce que je ne vais pas voir ce genre de films et que je ne vais jamais dans le circuit Pathé, closer.
Mon pass mensuel donne accès aux UGC, MK2 et aux principales salles indépendantes de Paris.

rose dit: 5 septembre 2026 à 16h12

Marcelle ❤️ et ses parents Constant, Julie, donnent rendez-vous à tous les Marcel/Marcelle sous l’ombrière du Vieux Port, demain matin à 11 heures. Venez nombreux !

closer dit: 5 septembre 2026 à 17h01

« La plus grande différence entre nous et les Orientaux est la manière dont nous traitons les femmes », observait Voltaire. Du Moyen Âge à l’ère moderne, les voyageurs musulmans qui séjournèrent en Europe firent tous le même constat, et leur étonnement fut unanime devant les libertés dont jouissaient les Européennes. Les femmes d’Orient « sont considérées comme des meubles, tandis que chez les Francs, ce sont des enfants gâtés », relevait l’Égyptien Rifa’a al-Tahtawi sous la Restauration, alors que le Code Napoléon venait tout juste de dégrader la condition féminine. »
Stéphane Azihari dans le FigMag

puck dit: 5 septembre 2026 à 17h12

quand il y a eu l’incursion à Koursk ils avaient rassemblé la lie de tout le nazisme européen : les baltes, les français, les allemands etc…

ces types ont commis en Russie des atrocités pire que celles des nazis !

ils étaient environ 40 mille.

aujourd’hui ils sont tous morts !

et ceux qui ont survécu les russes iront les cherche au bout du monde pour les flinguer !

et ils feront la même chose poru tous ces putains de nazis en Europe, en Angleterre et ailleurs !

les russes nous ont libéré du nazisme en 45.

les anglais pensaient pouvaient en sauver pour réutiliser leurs enfants ?

ben je crois que ce plan anglais de faire survivre le nazisme en Europe n’aura servi à rien, !

Soleil vert dit: 5 septembre 2026 à 18h55

closer dit: 4 septembre 2026 à 20h46
« DÉCRYPTAGE – Capable d’utiliser seul votre ordinateur, le nouveau modèle d’OpenAI est présenté comme étant «le plus aligné» à ce jour. Et ce, malgré l’inquiétude de certains experts, qui qualifient Astra de «pire évolution jamais observée en matière de sûreté de l’IA».

Certains pointent déjà une «révolution». D’autres, plus sceptiques, craignent qu’elle n’entraîne une «catastrophe». La nouvelle intelligence artificielle d’OpenAI, GPT-6 Astra, a officiellement été lancée ce vendredi, après avoir été dévoilée en grande pompe par la firme californienne jeudi soir.

Dans une vidéo spectaculaire devenue très rapidement virale, l’entreprise présente son modèle comme étant capable de prendre le contrôle total de votre ordinateur, et de réaliser toutes vos tâches à votre place, de manière totalement autonome. Astra peut donc naviguer sur Internet de lui-même, remplir des déclarations fiscales avec vos données, prendre des rendez-vous en votre nom, créer et tester un site internet, développer un jeu vidéo, diagnostiquer vos problèmes informatiques… »
Figaro

Qu’en dites-vous?

Une nouvelle datant de 1947 de Jack Williamson « With Folded Hands » (Les bras croisés). Là ce sont les robots plutot que l’IA qui s’occupe d’absolument tout.
C’est quelque chose qu’Elon Musk a intégré

https://www.vietnam.vn/fr/elon-musk-1-ty-robot-hinh-nguoi-xuat-hien-trong-10-nam-toi-lam-viec-vuot-toan-bo-nhan-loai

D. dit: 5 septembre 2026 à 19h00

Qu’en dites-vous ?
–> 1) qu’il faut être particulièrement idiot et/ou léger pour adhérer à ça.

–> 2) que le projet est évidemment de tenter de nous l’imposer, tôt ou tard.

D. dit: 5 septembre 2026 à 19h09

Il y a toujours une « solution » simplificatrice succédant à une autre « solution » simplificatrice.
La « solution » simplificatrice ultime consiste pour une IA en la suppression de l’être humain, les IA et leurs périphériques (robots agents) se suffisant à eux-mêmes.
Entre maintenant et ce stade ultime, combien d’étapes « simplificatrices », combien de guerres, combien de morts, combien de temps ?

Clopine dit: 5 septembre 2026 à 19h11

Puck 16 h 57, définitivement, je me désolidarise de vous. A jamais. Vous vous en foutez, soit, mais pour moi il est important de dire que votre message est si absolument insupportable que votre propre mère est absolument à plaindre.

D. dit: 5 septembre 2026 à 19h13

« Si tu n’avertis pas le méchant, c’est à toi que je demanderai compte de son sang »— Ez 33, 7-9
Lecture du livre du prophète Ézékiel

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
pour la maison d’Israël.
Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
tu les avertiras de ma part.
Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,
et que tu ne l’avertisses pas,
si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
lui, le méchant, mourra de son péché,
mais à toi, je demanderai compte de son sang.
Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,
et qu’il ne s’en détourne pas,
lui mourra de son péché,
mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

– Parole du Seigneur.

D. dit: 5 septembre 2026 à 19h16

Psaume— Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Jazzi dit: 5 septembre 2026 à 19h27

« définitivement, je me désolidarise de vous. »

Parce que tu as été solidaire de puck, Clopine !
A quel sujet ?

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 20h32

jazzi le monde de l’édition a tellement changé que même le service de lecture a été supprimé et les comités de lecture quasiment aussi ; celui de Madrigal se sert d’une plateforme informatique où les manuscrits sont déposés …je ne sais même pas si la lecture des manuscrits est confifentielle ce qui signifie que le vol d’idées ne doit aps être rare .. c’est pour ça que j’évoquais le recours au scandale pour lancer des livres c’est la course aux idées pour les nouveaux arrivants mais mais mais ! il y a les toutes petites maisons d’édition qui veulent découvrir les pépites .C’est pour ça que beaucoup de gens qui écrivent et publient ont un autre métier comme prof . Le plus écoeurant ce sont les avances colossales faites aux politiques comme Attal ou Bardella qui reçoivent des sommes absurdes vident les caisses des éditeurs qui ne donnent pas grand chose aux auteurs qui débutent .
Dans le journalisme de la presse de luxe ou féminine c’est pire il n’y a que peu de vrais journalistes payés …c’est un métier où des femmes de riches financiers , boursiers etc ne se font même pas payer et en exerçant sur leur bonne mine leur apparence ( bijoux , sacs hermes ou chanel vêtements haute couture ..payés par le mari bref la panoplie qu’elles n’ont pas payée à la sueur de leur front ..mais qui leur assure une présence et des relations prennent le boulot d’une bonne journaliste .. c’est la guerre des palces et des classes . Je n’ai pas une place quelle conque dans une maison d’édition pour vous aider j’ai 2 emplois et 2 activités dans des domaines très spécialisés qui demandent du temps pour arriver à un résultat et beaucoup de savoirs.

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 20h41

jazzi Houellebecq a envoyé son premier manuscrit Extension à 35 éditeurs qui l’ont refusé , avant de trouver Nadeau ! il en pleurait en me racontant que La Différence ne lui a jamais donné un franc pour ses recueils de poèmes et Rester vivant…il avait 35 ou 37 ans et était obilgé de travailler à l’Assemblée nationale pour avoir un salaire

renato dit: 5 septembre 2026 à 21h47

Les mystères de l’édition. Toujours refusée de son vivant, l’œuvre de Guido Morselli ne fut publiée qu’à titre posthume.

Morselli voit ses manuscrits rejetés par les grands éditeurs italiens (dont Italo Calvino pour Einaudi). Après sa mort Adelphi commença la publication systématique de tous ses romans. Roma senza papa, écrit entre 1966 et 1967 paraît en 1974, et suscite un vif intérêt auprès du public et de la critique : Morselli devient un phénomène littéraire. Dans les années qui suivent, la publication de Contropassato prossimo, Divertimento 1889, Dissipatio H.G. révèlent la grandeur de son écriture avant-gardiste : uchronies, écologisme, apocalypses silencieuses.

Aujourd’hui, Morselli est considéré par la critique comme l’un des écrivains les plus originaux et sophistiqués du XXe siècle italien, souvent comparé à la grande littérature d’Europe centrale pour son style ironique, pessimiste et spéculatif.

https://www.doppiozero.com/le-ucronie-di-guido-morselli

Millefeuilles dit: 5 septembre 2026 à 22h27

Mauvais tournant … à mon avis le pseudo de puck a été piraté par quelqu’un d’autre .. je ne reconnais pas le connaisseur de Dostoievski et Shakespeare il est en surchauffe mais d’habitude il arrive à retomber sur ses pattes

à vue de pays dit: 5 septembre 2026 à 22h52

21h47 Il comunista n’est pas mentionné, c’était pourtant un beau roman et un portrait nuancé — sans complaisance ni caricature

à vue de pays dit: 5 septembre 2026 à 22h57

Paul Edel avait consacré à Guido Morselli plusieurs articles très intéressants et documenté(s) sur son blogue ; peut-être aura-t-il envie de les re-publier ? Espérons-le.

renato dit: 5 septembre 2026 à 23h13

à vue de pays

Il comunista est le roman que Calvino a refusé au motif qu’il connaissait bien les communistes et que ceux décrits par Morselli ne correspondaient pas à son expérience.

Je me souviens qu’en ouvrant le paquet du libraire et en découvrant *Roma senza papa*, je me suis dit : « Qui est ce type ? » J’ai lu les deux premières pages et, aujourd’hui, j’ai tout ce qu’ils ont publié de lui.

Phil dit: 6 septembre 2026 à 6h55

Les mystères de l’édition

ceux de Paris ne valent pas mieux, histoire de (gros) Sue pour l’affaire Gallimard Nora Sansal, certes les salaires ultramontains sont plus décents, le personnel étant de meilleure éducation.
Merci Avuedepays pour votre mise au point de Hongrie. Bánffy bien sûr, mais ils restent nombreux les auteurs bloqués à la frontière par nos élites du traité de Versailles. Au landerneau franchouillard voici enfin affiché et traduit « Ecole à la frontière » de Géza Ottlik. Roth Joseph est excellent, en allemand, mais abusivement proustifié sur l’horizon austro-hongrois.

closer dit: 6 septembre 2026 à 6h58

Fais gaffe JB, le remplacement a commencé dans ton immeuble. Si un ado se fait endoctriner sur le web ça pourrait craindre…
Il me semble que le sujet a déjà été évoqué quand tu nous a parlé d’une famille juive qui voulait déménager. Ils ont une expérience millénaire.

Phil dit: 6 septembre 2026 à 7h19

Dear Closer, Nelio Biedermann est jugé un peu jeune et virtu-osé pour résumer en trois cents pages la décomposition familiale de trois générations dans une dizaine de pays recomposés. Loin de la recette lyophilisée de Proust, comme dit Gracq, certains raccourcis n’ont pas convenu à la presse d’Europe centrale.
Chroniqueur dans la Zürcher Zeitung à vingt-trois-ans, that’s quite a thing, n’ai pas encore lu son livre, sa prose allemande est peut-être joyeusement habsbourgeoise.

renato dit: 6 septembre 2026 à 7h29

Ma compagne lit en ce moment « Anton will bleiben », de Nelio Biedermann ; j’attends son verdict.

Phil dit: 6 septembre 2026 à 7h36

dear Renato, nous sommes « tendus », mandez-nous l’avis de votre compagne sur le prestigieux blog à passou

Jazzi dit: 6 septembre 2026 à 7h36

Le remplacement est perpétuel, partout et depuis toujours, closer.
Il suffit de s’adapter et cohabiter du mieux que l’on peut…

D. dit: 6 septembre 2026 à 8h01

ATTENTION À VOTRE VOTE EN 2027
GAUCHE RADICALE = MARXISME-LÉNINISME

Les classes moyennes travailleuses — artisans, petits commerçants, petits exploitants agricoles, indépendants, cadres intermédiaires, professions qualifiées — ont souvent été parmi les groupes les plus profondément transformés par les régimes marxistes-léninistes.
Il faut toutefois distinguer la première phase révolutionnaire, souvent très brutale, et la situation stabilisée des décennies suivantes.
1. Les petits propriétaires : perte du patrimoine productif
Le petit commerçant, l’artisan ou le paysan propriétaire pouvait disposer d’un patrimoine relativement modeste mais constituant son capital de travail et son autonomie.
Lors des nationalisations ou collectivisations :
boutique → nationalisée ou supprimée ;
atelier → intégré à une entreprise d’État ou à une coopérative ;
exploitation agricole → collectivisée ;
stocks et matériel → parfois confisqués ;
possibilité d’employer des salariés → supprimée ou fortement limitée.
Le phénomène est particulièrement important parce que ces personnes ne vivaient pas nécessairement dans l’aisance : elles pouvaient être matériellement modestes tout en étant juridiquement propriétaires de leur outil de travail.
2. La disparition d’une partie de l’épargne et du patrimoine
Les nationalisations bancaires, les réformes monétaires et parfois l’inflation ou les confiscations ont pu réduire considérablement la valeur du patrimoine accumulé.
Pour une famille de classe moyenne, cela pouvait signifier :
maison + économies + commerce familial + outil de travail
→ une partie importante de ces actifs disparaît ou cesse d’être librement exploitable.
C’est une différence fondamentale avec une simple baisse de revenus.
3. Une mobilité sociale particulière
En revanche, les régimes communistes ont souvent créé de nouvelles possibilités d’ascension sociale pour les personnes issues des classes populaires.
La suppression de nombreuses anciennes hiérarchies patrimoniales permettait à certains d’accéder à :
l’université ;
des postes administratifs ;
des emplois techniques ;
des fonctions de cadre ;
des professions intellectuelles.
Ainsi, un fils d’ouvrier pouvait devenir ingénieur ou cadre, alors qu’il aurait eu beaucoup plus de difficultés à le devenir dans la société précédente.
Mais cette mobilité était largement dissociée de l’accumulation privée de capital.
4. Une classe moyenne sans véritable capital
C’est probablement l’effet social le plus intéressant.
Dans une économie capitaliste, une classe moyenne peut progressivement accumuler :
revenu → épargne → logement → entreprise → capital → transmission aux enfants.
Dans les systèmes marxistes-léninistes, cette chaîne était largement interrompue.
On pouvait devenir :
ingénieur,
médecin,
professeur,
fonctionnaire,
directeur d’usine,
et avoir un revenu relativement confortable.
Mais il était beaucoup plus difficile de transformer ce revenu en capital productif privé transmissible.
La classe moyenne devenait donc principalement une classe moyenne salariée, plutôt qu’une classe moyenne patrimoniale.
5. Le cas du petit paysan
C’est particulièrement visible en URSS et en Chine.
Le petit paysan pouvait auparavant posséder :
sa terre ;
son bétail ;
ses outils ;
ses récoltes ;
éventuellement une petite activité commerciale.
Avec la collectivisation, il conservait souvent une parcelle individuelle limitée, mais perdait l’essentiel du contrôle économique de son exploitation.
Son statut se rapprochait alors de celui d’un travailleur agricole salarié ou membre d’une collectivité, selon le système.
6. Mais il y eut une évolution après les périodes les plus radicales
Il ne faut pas imaginer que la classe moyenne a été continuellement écrasée de la même façon pendant 50 ou 70 ans.
Dans plusieurs pays communistes, une classe moyenne de fait est progressivement apparue.
Elle pouvait avoir :
un appartement relativement confortable ;
une voiture ;
une maison secondaire ou une datcha ;
une bonne éducation ;
un emploi qualifié ;
des revenus supérieurs à ceux des ouvriers ;
des biens de consommation.
Mais son patrimoine était généralement beaucoup moins convertible en pouvoir économique indépendant.
En résumé
Le changement pourrait être schématisé ainsi :
Avant la collectivisation/nationalisation :
travail + propriété + épargne + entreprise familiale → autonomie économique
Après :
travail qualifié + salaire + logement + avantages sociaux → confort possible, mais faible autonomie patrimoniale.
C’est pourquoi l’effet sur les classes moyennes ne se résume pas à « elles sont devenues pauvres ». Dans beaucoup de cas, elles ont plutôt été dépossédées d’une partie de leur autonomie économique, tandis qu’une nouvelle classe moyenne salariée et administrative se constituait.
Et il existe un paradoxe intéressant : les régimes communistes ont souvent détruit une ancienne classe moyenne propriétaire tout en créant progressivement une nouvelle classe moyenne de salariés qualifiés.

D. dit: 6 septembre 2026 à 8h09

Vous voyez, Langoncet, avec L’IA, les choses sont présentées plutôt objectivement, honnêtement.
Nous retenons que dans les projets à terme de la gauche radicale, il y a bel et bien la spoliaton des biens (leur vol pur et simple) y compris pour les classes moyennes de la population. S’il y a une seule chose à retenir, c’est celle-là.

Chaloux dit: 6 septembre 2026 à 8h12

Mais que dit Jean-Noël Barrot?

« De tous les pays du monde, je n’en connais pas d’autres qui aient fait autant pour la cause palestinienne que la France depuis le 7-octobre ».

 » depuis le 7-octobre ».

Agonie de la macronie.

closer dit: 6 septembre 2026 à 8h12

Dans les pages que j’ai lu, il y a incontestablement « un air de Joseph Roth » en plus contemporain (du sexe, pas trop mais quand même); ce n’est pas nécessairement une critique. Je vous en direz plus quand j’aurai fini.

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 9h25

Chantal Caubel nommée substitut du procureur de Paris sur décision d ‘E M ! rappelons qu’elle est l’épouse de Alexandre Bompard PDG de carouf et que ce monsieur gagne 18 000 euros par jour !!!! si si
et que Rachida Dati a demandé sa ré intégration dans la magistrature ! ah la la elle qui a déclaré à propos  » mais tout ça ( le droit , les lois )) c’est de la théorie ! Mireille Delmas Marty doit se retourner dans sa tombe et Monique Chemillier Gendreau préférer cultiver son jardin

J’ai trouvé Mélenchon très inspiré dans son discours d’hier hélas comme il est dans le vrai on va lui voir tomber dessus avant les élections tout un tas de soupçons et d’accusations .. il doit avoir des relations coupables avec son caniche ou avoir pris un sens interdit

Patrice Charoulet dit: 6 septembre 2026 à 9h41

Langue française

Depuis sa création en 1998 , j’écoute fidèlement tous les dimanches l’excellente émission « L’esprit public » sur France Culture. Ne croyant à aucune religion, je n’écoute aucune émission religieuse ce matin-là. Je m’installe devant ma radio ce dimanche 6 septembre pour retrouver « L’esprit public » à 11 h. Pas de chance , ce jour-là, France Culture diffuse à la place une émission consacrée aux protestants, pour une raison (religieuse? radiophonique?) que j’ignore et dont je n’ai cure.
Avant de fermer ma radio, j’ai juste le temps d’entendre je ne sais qui dire « les zuguenots » (!) .
Pas de chance une fois encore. Dans « les huguenots », la lettre « h » est aspirée. Par conséquent pas de liaison !

D. dit: 6 septembre 2026 à 10h02

Il existe encore de nos jours des gens qui se réunissent non pas pour échanger amicalement mais pour jouer au bridge et sont capables d’y jouer des heures durant.
Il faut de tout pour faire un monde, nous devons faire preuve de tolérance, mais avouez que c’est un comportement pour le moins curieux.

Phil dit: 6 septembre 2026 à 11h15

Indeed dear Chaloux, les « intonâtions » seules suffisent à donner le goût de l’enterrement, de l’ortf et de l’époque.

Soleil vert dit: 6 septembre 2026 à 12h30

IA, la dernière des dystopies c’est Terminator enfin plus exactement Skynet
A court terme je vois l’IA comme l’étape no 2 du tout numérique c’est à dire la continuation d’une logique de productivité. Certains métiers du web vont donc disparaitre (infographiste, web designer … ?)

Dans le domaine de l’écrit (on est ici chez un Goncourt) la multiplication des articles produits sur le Net par de faux/vrais journalistes reconnaissables à la tiedeur de leur style et des arguments soigneusements balancés laisse craindre chez les éditeurs une accoutumance du public à ce type d’écriture, excluant d’avance l’originalité, la hardiesse, alors qu’eux memes avec leur sensitivy readers et c’est tout le paradoxe participent à cette exclusion.

Jazzi dit: 6 septembre 2026 à 13h05

« ce type d’écriture, excluant d’avance l’originalité, la hardiesse »

Surtout par temps de bien pensance et wokisme.
Ayant écrit que Virginie Ledoyen était un peu tapée pour le rôle de madame de Rênal dans la série télé adaptée du Rouge et Noir, je me suis fait vertement tancer sur un site culturel spécialisé !
Faut-il résister ou s’auto censurer ?
(la réponse est dans la question)

pourmapar dit: 6 septembre 2026 à 13h08

Et toujours Goya, la joie!

La liberté absolue : créer sans contrainte ni spectateur

 » Voici le cœur du mystère : Goya n’a jamais mentionné ces œuvres. Aucune lettre, aucun inventaire de sa main ne les documente. Elles n’ont été découvertes qu’après sa mort, lors de la vente de la propriété en 1823. Cette absence totale de communication révèle que ces peintures noires n’étaient pas destinées à être vues, encore moins vendues ou critiquées.

Pour un artiste qui avait passé sa vie à naviguer entre les exigences de la cour, les commandes ecclésiastiques et les attentes du public, ce silence est une libération totale. Plus de censure, plus d’autocensure. Les thèmes qu’il explore – la folie, la mort, la violence, le désespoir – sont ceux qu’aucun commanditaire n’aurait acceptés. En peignant sur ses murs, Goya s’affranchit du marché de l’art et retrouve une pureté créative primitive.
Le support mural comme acte de permanence

Contrairement à une toile qu’on peut retourner, cacher ou détruire, peindre sur un mur est un engagement irréversible. Goya ancrait ses visions dans la structure même de sa maison. C’était une manière de dire : « Ces images font partie de moi, de mon espace vital, je ne peux plus les séparer de mon existence. » Cette permanence physique contraste avec la fragilité psychologique des sujets représentés. »

pourmapar dit: 6 septembre 2026 à 13h11

Goya encore!

Quand nos intérieurs deviennent des manifestes personnels

 » L’histoire de Goya et de ses peintures noires résonne étrangement avec notre époque. Nous décorons nos intérieurs avec soin, mais osons-nous y projeter nos vérités profondes ? Les murs de la Quinta del Sordo nous rappellent que nos espaces de vie peuvent être bien plus que des décors : ils peuvent devenir des lieux d’expression radicale, de dialogue intime avec nous-mêmes.

Bien sûr, nous ne sommes pas tous des génies tourmentés du XIXe siècle. Mais la leçon demeure : créer pour soi, sans souci du regard extérieur, libère une authenticité impossible autrement. Que ce soit par une fresque personnelle, une collection d’œuvres qui racontent notre histoire, ou simplement une couleur audacieuse que personne d’autre ne comprendrait, nous pouvons transformer nos intérieurs en espaces de vérité.
L’héritage des peintures noires aujourd’hui

Transférées au Museo del Prado à Madrid, les peintures noires fascinent des millions de visiteurs chaque année. Elles ont influencé l’expressionnisme, le surréalisme, l’art brut. Mais leur plus grand legs n’est peut-être pas esthétique : c’est la légitimation de l’art comme processus intime, non destiné à la consommation publique. Elles nous rappellent que certaines créations ne doivent jamais quitter nos murs intérieurs, littéralement et métaphoriquement. »

Chaloux dit: 6 septembre 2026 à 13h43

Et toi Jazzi, avec presque un quart de siècle de plus que V. Ledoyen, tu ne serais pas aussi « un peu tapé »?

ZaKor dit: 6 septembre 2026 à 13h44

Ils (les Juifs) ont une expérience millénaire (Closer)

Même qu’il y a eu à une certaine époque de « bons Français » pour les chasser, les dénoncer, les torturer et les assassiner, encouragés qu’ils étaient par la politique de l’occupant ET de l’Etat Français.

Rappel: plusieurs dizaines de camps d’internement en France, dont plusieurs annexes de Drancy dans Paris intra-muros, et un camp de concentration nazi, en Alsace.

Et qu’en ce moment certains d’entre eux sont entrain de faire subir aux autres ce que leurs aïeux ont subi. La honte. 

Abominables raccourcis de la bonne conscience et du présentisme abruti.  

Clopine dit: 6 septembre 2026 à 14h21

J’adore les notations du genre « il était obligé de travailler à l’Assemblée Nationale pour avoir un salaire ».

Je n’en dis pas plus. Ou si, peut-être : « elle était obligée de travailler dans l’usine de sardines pour avoir un salaire. » (Douarnenez, 1924).

Ce qui m’étonne, c’est qu’il n’y aura décidément, dirait-on, que bibi pour relever….

renato dit: 6 septembre 2026 à 14h38

Devoir travailler pour gagner un salaire ? C’est incroyable ! Qui m’a convaincu que c’est le cas pour tous, quel que ce soit le genre ou la profession ?

Jazzi dit: 6 septembre 2026 à 14h56

En revanche, dans « Bon Voyage » de Jean-Paul Rappeneau (2003), Virginie Ledoyen, en parfaite adéquation avec son personnage, y est excellente, D.
Ne rate pas le film, ce soir, sur Arte ! .

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 14h56

cette histoire de » peinture noire » « peinture intérieure » est un peu étrange surtout quand on voit « Saturne dévorant ses enfants » comme peinture intérieure c’est cauchemardesque
Créer sans contrainte ni spectateur ! ça rejoint ce qui prime dans l’art brut véritable c’est à dire celui produit par des gens qui n’ont aucune formation artistique et viennent de classes sociales modestes où alors considérés comme aliénés …La Fabuloserie est à cet égard un endroit à visiter absolument ; vous avez encore le temps ça ferme fin octobre c’est à Dicy la Bourgogne mais aucun restaurant digne à proximité emmenez votre pique nique y sont exposées des oeuvres spontanées de gens simples ,paysans ouvrières ..qui n’ont jamais vu un musée de leurs vies surtout à voir Le manège de Petit Pierre une sorte d’automate qui vous tire des larmes Alain Bourbonnais avait commencé sa collection dans les années 70 après sa rencontre avec Jean Dubuffet

Sinon cette peinture intérieure et le décor de sa maison …pensons à l’homme des cavernes et à l’art pariétal

Jazzi dit: 6 septembre 2026 à 14h59

« J’adore les notations du genre « il était obligé de travailler à l’Assemblée Nationale pour avoir un salaire ». »

Dit par Millefeuilles, qui est une femme, admiratrice de Jean-Luc Mélenchon.
Cherche l’erreur, Clopine !

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h05

Clopine M H a été en dépression grave des années durant et avec peu de ressources réduit aux minima sociaux habitant un hlm rue de la Convention! comme il s’est formé tout seul à l’informatique des âmes charitables lui ont trouvé un emploi à l’AN de nuit car il vivait la nuit ( un ami médecin lui a donné un arrêt maladie à cette époque parce qu’il tenait à peine debout ) vous raccourcissez tout à une focale mesquine
Je commence à comprendre que certains ici vous conspuent

Clopine dit: 6 septembre 2026 à 15h07

Oui Renato, et franchement, cette obligation qui avait été faite à ce génie des lettres qu’est Michel Houellebecq est proprement insupportable. Heureusement que, dorénavant, il peut vivre un peu plus confortablement qu’avec le salaire misérable d’un rédacteur de l’assemblée nationale, disons 2500 euros par mois..Au bas mot ?
Toutes les sardinières de Douarnenez sont révoltées devant tant d’injustice.

D’autant qu’être un employé de l’assemblée nationale, hein ? Qu’est ce qu’on s’en fout ? Le truc, là, la république, la démocratie, le vivre ensemble, ben quand on est un lecteur de Michel Houellebecq, et qu’on adhère bien évidemment, ben la délicieuse sensation d’appartenir à l’élite intellectuelle prime sur toute autre considération. Je présume que si, à Douarnenez, les sardinières puaient le poisson, c’était de leur faute, puisque, « quand on veut on peut ». Et il y a en plus tellement de vannes sur l’odeur du sexe féminin, forcément marin, coquillage, trop prégnant. Sardinier. Je ne sais pas si le sexe masculin a une odeur moindre, mais en tout cas, en terme de violence, ce qu’il pue.

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h13

sinon j’ai ouï dire que Christine Lagarde allait déclarer sa candidature pour monter sur le manège et tenter d’attraper la queue du mickey !

pourmapar dit: 6 septembre 2026 à 15h15

De l’art brut à l’art pariétal, comme vous y allez du raccourci, Millefeuilles!
Vous avez surement lu le dernier  » collectionner l’art brut » paru récemment chez Albin michel qui relate la relation Dubuffet & Bourbonnais.

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h24

pppfff clopine je crois que votre cas est désespéré Houellebecq abandonné comme un sac de patates à quelques mois par sa mère « féministe » « libérée ».. à sa grand mère et ne l’ayant revu que très tard a quelques raisons d’être fragile et perturbé n’empêche qu’il produit une oeuvre et que l’autodérision sur lui même et les hommes de sa génération n’a pas d’égale !ainsi que son analyse de la société de consommation et du tourisme sexuel ; ces temps ci il a déconné et j’en suis ahurie je le croyais plus intelligent mais sa chinoise de 35 ou 40 ans de moins l’ a à la fois libéré et rendu con et des amis communs me le disent il est une éponge donc entre les états de sobriété et ses beuveries ça doit valdinguer

pourmapar dit: 6 septembre 2026 à 15h27

De l’art brut à l’art pariétal*

*Il est vrai que l’on pourrait énoncer une phrase du type : à chacun sa grotte (et pour d’autres – ceux qui écrivent – à chacun sa glotte)!
Désormais avec le dernier bouquin paru de Michel Thévoz, on peut même proclamer : « à chacun sa Z.A.D. »!
Qu’elle se traduise physiquement ou mentalement.

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h29

@pourmapar en revanche  » Le cerveau du collectionneur » de Jean Pierre Changeux vaut le détour aussi

pourmapar dit: 6 septembre 2026 à 15h37

» Le cerveau du collectionneur » de Jean Pierre Changeux vaut le détour aussi

Je ne l’ai pas lu.
Vous pouvez nous en dire quelques mots? 🙂
Est-il là aussi, dans cet ouvrage, un pur et dur cognitiviste?

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h37

Houellebecq est le nom de sa grand mère qui l’ a élevé , grand mère communiste qui l’ a sans doute influencé dans ses embryons de pensée mais surtout il y a chez cet homme une force féroce pour affronter le monde qui l’a aidé à faire des études d’agronomie alors qu’il voulait faire une école de cinéma et qu’il écrivait des poèmes …agro comme Robbe Grillet !!!

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h43

pourmapar non je crois que JPC a évolué avec le temps j’ai rencontré un de ses opposants dans un contexte tout à fait différent mais quoi qu’il en soit JPC connait le cerveau et aussi la peinture car il est lui même fin collectionneur on le croisait souvent à Drouot ( je précise qu’il m’ a invitée à l’Institut pour des séances entre scientifiques après mes multiples interventions lors de ses leçons au Collège de France c’est un homme qui par ses livres m’a sauvé la vie d’une certaine façon)

Chaloux dit: 6 septembre 2026 à 15h55

J’ignorais que Houellebecq avait travaillé à l’Assemblée nationale mais ça ne m’étonne pas: excellent balcon pour explorer la connerie humaine.

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 15h57

🙂 pourmapar j’en ris de ce MLF ce n’était pas du tout mon intention en choisissant ce pseudo ! c’est pour un futur titre de livre ! j’en ris comme on peut difficilement imaginer non que je sois antiféministe mais les salmigondis à ce sujet sont tellement hééééénauurmes ue le rire est la seule slution

pourmapar dit: 6 septembre 2026 à 16h02

j’en ris de ce MLF ce n’était pas du tout mon intention

Nous l’avons bien compris, il s’agit d’une simple contraction, comme PMP en ce qui me concerne.
Je m’en vais écouter Changeux…
Bonne soirée.

Millefeuilles dit: 6 septembre 2026 à 16h02

si si chaloux il était en instance de divorce aux minima sociaux et gravement déprimé ! il me doit beaucoup grâce à un ami médecin ( et comte ET médecin donc de ce fait chevalier de Malte …pianiste virtuose ..et possesseur de quelques raretés en matière de bibliophilie .. il a été soufflé d’avoir soigné avant qu’il soit devenu célèbre le pauvre MH)

D. dit: 6 septembre 2026 à 18h09

Ah quand on est Comte ET médecin, on est aussi chevalier de l’ordre de Malte ?
Je vous assure que non.

D. dit: 6 septembre 2026 à 18h15

Je suis revenu de fermer mes poules, ai fait un doux baiser sur la crête de ma bien aimée, ma poupoule adorée, ma préférée.

D. dit: 6 septembre 2026 à 18h18

Quand on est vraimebt un pianiste virtuose, on évite d’être médecin en mëme temps. De ce fait.

Donna Ricaud-Veyre dit: 6 septembre 2026 à 18h19

C’est évident, Monsieur Dé.
Je trouve cette dame Millefeuilles bien exaltée et bien dispersée.

Jazzi dit: 6 septembre 2026 à 19h13

Clopine à des circonstances atténuantes, Millefeuilles.
Pour elle, Houellebecq est le chantre, l’apôtre, le pape de l’échangisme et des échangistes !
Un mot, un lieu, une pratique à la source de bien des souffrances et de son principal ressentiment…

Jazzi dit: 6 septembre 2026 à 20h04

« « Nous avons écrit l’histoire » : l’AfD triomphe en Saxe-Anhalt et envisage une alliance inédite avec l’extrême gauche
L’AfD remporte le scrutin régional en Saxe-Anhalt avec 44,5 % des voix, un score historique pour le parti d’extrême droite. La formation du gouvernement dépendra du parti populiste de gauche BSW, qui n’exclut pas une alliance inédite. »

Rude coup pour l’Europe !
Pourrait-on imaginer en France une alliance Le Pen-Mélenchon ?

à vue de pays dit: 6 septembre 2026 à 20h49

#Biedermann NZZ
On ne sait pas ce que Th. Bernhard aurait pensé des chroniques de Biedermann et de ses livres, mais l’article de l’autrichien Paul Jandl, dans la rubrique culturelle du même journal, n’hésite pas à parler d’un phénomène de « hype », de cirque médiatique autour de l’auteur et à situer son roman dans le genre « midcult ». (Il mentionne d’ailleurs Süskind à propos des conséquences fâcheuses d’un succès mondial).
(Mais si on le lit bien, on s’aperçoit que l’article du Monde ne fait que citer l’évocation de Th. Mann sans la reprendre à son compte…)

Cela me donne surtout envie de lire l’ouvrage de Gisèle Sapiro, Qu’est-ce qu’un auteur mondial ? Le champ littéraire transnational.

rose dit: 6 septembre 2026 à 21h21

J’arrive en cours de discussion. Qq passages très passionnants.
Pas tout lu.
Au Prado, elles remplissent les murs entiers d’une salle les peintures noires de Goya.

Puis, il y a dans le fond d’une salle immense, une immense toile, dont il ne faudrait absolument pas restreindre l’espace, encore moins sélectionner un morceau, c’est le chien contre un mur ocre de Francesco Goya. Je n’ai pas le titre précis.

rose dit: 6 septembre 2026 à 21h29

Millefeuilles à 14h56

..qui n’ont jamais vu un musée de leurs vies surtout à voir Le manège de Petit Pierre une sorte d’automate qui vous tire des larmes.

ce soir, en rentrant chez moi, j’ai doublé un fourgon bleu qui tirait un manège rond extraordinaire, blanc avec dedans, je n’ai vu qu’une voiture et un poisson rouge. J’ai voulu gueuler bravo au conducteur mais il roulait en regardant droit devant.

C’est-il celui-ci ?

renato dit: 6 septembre 2026 à 22h14

Le tableau de Goya représentant un chien s’intitule Le Chien, parfois Chien semi-englouti ou Tête de chien.

renato dit: 7 septembre 2026 à 4h23

P.S.

Comme Goya ne lui a pas attribué de titre, les différentes dénominations proviennent de diverses circonstances ou sources (inventaires, autres artistes).

On ne sait pas si le fond sombre représente du sable, de la terre ou de l’eau, si le chien se trouve dans cette position par hasard ou si quelqu’un l’y a délibérément placé.

Comme Goya n’a pas donné de titre à une seule des peintures de la Quinta, nous ne pouvons faire que des suppositions… si cela nous amuse.

closer dit: 7 septembre 2026 à 7h00

Le début de l’article de « à vue de pays » en français:

« Non seulement les mots allemands « Blitzkrieg » et « Schadenfreude » se sont glissés dans l’anglais, mais aussi le terme « prodige ». Sous le titre « La nostalgie à succès d’un prodige », le « New Yorker » a rendu hommage à l’écrivain suisse Nelio Biedermann il y a quelques semaines. Son roman « Lázár », publié dans l’original allemand l’année dernière, est arrivé en Amérique. Le livre s’y vend aussi massivement, et le magazine s’est donc senti obligé de poser la question tout à fait légitime : pourquoi ? Qu’y a-t-il dans « Lázár », qui décrit le déclin d’une famille noble hongroise sur le fond politique du siècle dernier, pour que tout le monde tombe dans le panneau ? »

Je vous dirai s’il y a un « panneau »…

Phil dit: 7 septembre 2026 à 7h11

Dear Closer, comme vous savez, la « Schadenfreude », intruisible en moins de trois mots, est souvent entendu en vo dans les conversations des nouillorquais mâtinés de langue allemande.
Excellente histoire d’influensuceur, dear Baroz.

Phil dit: 7 septembre 2026 à 7h23

(relisant) c’est de la Schadenfreude (l’implosion de l’influensuceur).
dear Chaloux, l’attentat de Magdebourg.

renato dit: 7 septembre 2026 à 7h45

Schadenfreude en it. on a « aticofilia » de atychḗs ( « malchanceux ») + philía (« amour » ou « attraction »). Quasiment pas utilisé dans les conversations quotidiennes, mais il existe.

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 7h59

Triomphe de l’Afd. Une faute ? Ils ont eu ce qu’ils ont voulu, les CDU… non ? L’espoir d’un 4e Reich, et pourquoi pas en rêver, hein ?

@ Ana Cha-Bada a dit : « J’ai adoré le dernier roman de Claude Lelouch ».

@ 4.06 – A mon avis, êtes engagée sur une très bonne voie, car rêver d’une grosse grenouille rouge avec des points blancs symbolise assurément chez vous une transformation intérieure majeure et imminente, propulsée par des émotions intenses ou une urgence de changement, tout en portant un fort besoin de protection. Du moins, me semble-t-il.

Bàv,

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 8h03

« rêver d’une grosse grenouille rouge avec des points blancs »

rose est passée aux champignons halucinogènes !

ZaKor dit: 7 septembre 2026 à 8h11

(Chaloux dit: 6 septembre 2026 à 20h40)

Triomphe de l’AFD. À qui la faute? 

D’après vous ? A l’âge du capitaine ? Au chien de la crémière ? Au battement d’aile d’un papillon dans la pampa argentine ?

Comment expliquer la victoire sans appel d’un ex-vendeur de parfums d’ambiance Simson au phénotype caricaturalement aryen, sachant par ailleurs que la marque Simson fut fondée par une famille juive, spoliée par les nazis et contrainte à l’exil en 1936 ?

Merci de votre réponse.

renato dit: 7 septembre 2026 à 8h12

“ grenouille rouge avec des points blancs “

Rhacophorus nigropalmatus immature, ou grenouille volante de Wallace.

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