de Pierre Assouline

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Quelques pépites de la rentrée littéraire

Quelques pépites de la rentrée littéraire

Daniel de Roulet, Trois garçons (296 pages, 22,50 euros, Phébus) J’aime beaucoup cet auteur helvétissime j(Genève, 1944), fils de pasteur, aussi romand qu’alémanique, objecteur de conscience,  jusque dans sa haine de la Suisse conformiste, traditionnelle, intangible. C’est un authentique anarchiste tendance autonome canal terroriste. Il a eu maille à partir avec la justice pour avoir mis le feu au chalet d’Axel Springer, le magnat allemand de la presse. Il est à la tête d’une œuvre importante et profuse. Un agitateur tant par ses livres que par son activisme politique et social. Cette fois, une histoire d’amitié entre trois garçons soudés depuis leur enfance par la volonté farouche de rompre avec le modèle de leur père. La Suisse qui nous est racontée là sur un ton faussement neutre, à travers leurs destinées de 1945 à nos jours, n’est vraiment pas celle du chocolat et des banques. Tout ça, faut que ça saute à commencer par Davos rebaptisé Hitler-les-bains ! Il invite ses compatriotes à prendre leurs vies en mains pour en faire des destins révoltés. Ce n’est pas gagné. Sous la plume de cet iconoclaste, toute la Suisse devient une Z.A.D. à sa manière. Sans guère de doute, la lecture la plus réjouissante de la rentrée.

Claudie Gallay, Les promesse des chiens (22,50 euros, Le cercle ouvert) Je me suis précipité sur ce livre dès sa réception. La faute à la couverture probablement et à l’histoire (authentique) résumée au dos :  une Américaine échouée dans une ville de l’Alaska en 1925 au moment où la lumière du jour s’éteint pour six mois est témoin d’une aventure inouïe, un modèle de solidarité et de fraternité. Pour soigner plusieurs enfants souffrant de la diphtérie, il est urgent de leur administrer d’urgence de l’antitoxine ; or on n’en trouve qu’à mille kms de là, une distance trop importante à couvrir même pour un musher aguerri ; il se trouve pourtant l’un de ces conducteurs de traineaux pour relever le défi et monter un attelage de chiens. Une véritable course contre la montre avec relais. Étrangement, outre le film qui m’avait édifié dans ma jeunesse (Si tous les gars du monde,1956, de Christian-Jaque), cela m’a renvoyé à l’attrait qu’avait exercé le roman d’Olivier Norek sur un tout autre sujet. Probablement la séduction du grand air dans sa version polaire et la confiance que l’on peut avoir en l’autrice, bien connue par ses précédents succès. On est pris par le suspens. Y arriveront-ils à temps ? c’est bien ficelé car elle sait y faire. Elle a du métier. Une écriture à l’efficace. De la bonne littérature populaire.

Véronique Ovaldé, Vivre et n’en point dépérir (21 euros, Flammarion) Beau portrait de mère saisie en son grand âge, vraiment émouvant sans un mot de trop, d’une écriture ailée, fine, précise. Une bonne et belle personne animée d’une profonde douceur. Une vraie sainte, disent ceux qui la savent écrasée par un tyran domestique, un compliment qui se moque car la gentillesse est désormais vue comme une faiblesse de caractère par la société de dérision. La mort de son mari sera vécue comme une délivrance et les retrouvailles avec des plaisirs minuscules dans une banlieue pavillonnaire des fifties. Sur le bandeau qui ceint le livre, Jardin de campagne de Klimt. Cette reproduction est le meilleur portrait de l’héroïne tant il est rafraichissant et lumineux. Une lecture qui fait du bien au sens propre.

Nina Bouraoui, Championne  (278 pages, 20,90 euros, Lattès) Chaque soir d’été, une jeune fille cogne le mur en bas de son immeuble en frappant la balle avec sa raquette signée par Borg. Un coup droit, un revers, un coup droit… Inlassablement faire du mur. C’est son moyen de fuir la folie ambiante, celle de sa famille et de la violence du père et celle de son pays d’origine (l’Algérie) qui déteste tant les femmes qu’il les tue, en attendant de s’épanouir dans son pays d’élection (la France). Si cette confession est si vibrante, c’est qu’elle n’en a pas le ton. Plutôt celui de la colère exfiltrée de toutes forces contre le mur. La rage. C’est bien de l’autrice qu’il s’agit dans ce rêve de tennis de haut niveau, elle dans son corps androgyne, elle qui n’a jamais été enfant, elle qui est le fruit d’un kabyle et d’une bretonne aussi cultivés que diplômés mais elle qui se sent avant tout une femme qui aime les femmes, bien féminine même si elle se virilise pour résister aux coups reçus. A travers cette histoire de désir, de culpabilité (forcément, quitter les siens est vécu comme une trahison), portée, outre par les personnages de ses parents, par ceux de son entraineur et de sa sœur, des piliers, Nina Bouraoui reprend les thèmes récurrents de son œuvre, les creuse à nouveau mais autrement, par le canevas d’une championne sportive en devenir- même s’il ne s’agit en rien de la formation d’une championne, il est d’ailleurs assez peu question de tennis. C’est ainsi qu’elle arrive à expulser cette image d’enfance qui l’insupporte, lorsque son père a failli la tuer de coups parce qu’elle n’obéissait pas à un ordre domestique (mets ton pull) lâchant sa colère sur son corps de fille de 7 ans. Cela restera comme le jour de la furie. Cette incapacité à communiquer au sein d’une famille qui vit dans le chaos est au cœur du récit qui bascule à 10 ans lorsqu’elle se met à fréquenter les enfants des riches, du côté des Villas qui ont chacune leur propre court de tennis, jusqu’à se produise « l’évènement »… Tendu, parfois saisissant, le plus souvent troublant, en tout cas on la suit car elle a la capacité de toujours nous emporter dans un double mouvement de tendresse et de violence.

Jean-Baptiste del Amo, Une éclaircie, (19 euros, Stock )Un nouvel opus au sein d’une jeune collection déjà bien remarquée et typée « Ma nuit au musée ». Une commande d’éditeur mais exécutée en toute liberté tant dans le choix du lieu que dans le traitement. Mais comme il s’agit incontestablement d’un écrivain (même si je n’ai guère de goût pour ses romans animaliers), qu’il a choisi la salle Goya du Prado pour ses pinturas negras ainsi que la coupole de l’ermitage San Antonio de la Florida du même, je me suis laissé prendre. D’autant que, Goya demeurant au centre, l’épreuve de la maladie, celle du peintre et celle de l’auteur, sont tout aussi centrales. Le résultat est fort car le récit, appelons ainsi la forme, plein de chiens esseulés et de brames de cerfs, est aimanté par une méditation sur la douleur dans ce qui la distingue de la souffrance. C’est écrit dans l’urgence d’une course contre la montre avec la mort qui gagne chaque jour du terrain.

(« Duel au gourdin ou la rixe/ Duelo a garrotazos) » de Francisco de Goya, 1819-1823, Musé du Prado, Madrid »; « Jardin de campagne/ Bauerngarten » huile sur toile 1905-1907 de Gustav Klimt, Österreichische Galerie Belvedere, à Vienne.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 127 Réponses pour Quelques pépites de la rentrée littéraire

Chaloux dit: 7 septembre 2026 à 8h39

Zakor (litre de vin ou autre) où avez-vous lu mon approbation?

Merci de votre réponse.

ZaKor dit: 7 septembre 2026 à 8h53

Vous posez une question pleine de sous-entendus. Un grand classique de la rhétorique maurassienne, le sous entendu auquel l’on se refuse à répondre.
Vous en pensez quoi, de cette victoire?

renato dit: 7 septembre 2026 à 8h58

L’hypothèse est que les juvéniles (immatures) utilisent cette coloration et ces taches pour imiter les fientes d’oiseaux ou d’autres éléments non comestibles de la forêt. Il s’agirait donc d’un camouflage pour se protéger des prédateurs lorsqu’ils sont encore trop petits pour planer efficacement.

renato dit: 7 septembre 2026 à 9h06

Ils pensaient tous devenir riches sans effort, et voilà où ils en sont : il leur faut travailler, et même plus qu’à l’époque où ils étaient à l’Est !

D. dit: 7 septembre 2026 à 9h43

Le rouge de vos juvéniles est franchement brique.
Rose n’a pas dit qu’elle avait rêvé du rouge brique.

Chaloux dit: 7 septembre 2026 à 10h03

Le déficient mental est de retour dans son grenier de Saint-Leu.

Sorti d’HP.

Ce que « j’en pense »? Qu’on aurait dû l’y laisser.

Hurkhurkhurk !

rose dit: 7 septembre 2026 à 10h35

jazzi à 8h19

non. Ce rouge là est orangé. Et elle avait des petits pois ronds et blancs. Comme faisait cette artiste japonaise qui vient de mourir.

rose dit: 7 septembre 2026 à 10h40

renato

la photo n° 2 ressemblerait un peu à çà. Mais elle n’était pas juvénile, les pois n’étaient pas des tâches et le rouge était plus lumineux.
Moi, j’en ai marre de mes rêves compliqués, pck s’il n’y avait eu que la grenouille, mais non.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 10h44

@rose le Manège de Petit Pierre est inamovible il est d’une taille et d’un volume inimaginable et il fonctionne car ce petit paysan avait construit tout un mécanisme pour faire circuler son train sur des rails entre des champs et des maisons avec des vaches et des petits détails extrêmement touchants ; si vous avez l’occasion allez y c’est un moment unique dans une vie
https://www.dailymotion.com/video/x8hmjnp

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h07

de l’autre, l’absurdité totale du système éducatif français. Le cauchemar kafkaien de ce système. La violence institutionnelle que subit le personnel et qui rejaillit mécaniquement sur tous les rapports humains à l’intérieur d’un établissement. Comme cela dysfonctionne, la mesquinerie devient de mise, chacun se battant pour sa survie dans un bateau qui prend l’eau.

Ah, vous remplacez Éducation Nationale par Ehpad et c’est tout pareil.

Hier, excellent dimanche, ai remercié l’équipe en pause ASH et aides-soignants en leur disant « vous êtes des gens en or.»
Etc.
Je vais juste écrire deux choses et basta cosi :
– il y avait vingt ans ( 2006, l’année où j’ai éradiqué la colère, ce n’était pas définitif. ) que je n’avais pas piqué des rages pareilles : sur 24 heures, ma mère a pu passer vingt heures au lit.
17 de 18 heures à 11 heures du matin.
et trois de 13h30 à 16h30.
cela fait vingt heures.

Le directeur a mal géré les finances alors, finis les chanteurs, et vendredi matin, j’ai eu droit à une seconde leçon de morale, comme il y a six à sept mois : or, il est en tort les deux fois. Hélas, comme je gueule comme un putois, et on pourrait donc imaginer que je suis en tort.
J’ai tenu bon la discussion et je lui ai dit qu’il avait des gense en or, dans sin établissement, les kinés en premier, des perles, mais il n’y a pas de fil et pas de fermoir.
De ma vie, y compris dans cette putain d’éducation nationale, je n’ai jamais vu un bordel pareil comme ce qui règne dans l’Ehpad de ma mère.
Victor Castanet a lancé une bombe qui n’a eu aucun effet.
Le dir.est content ; son établissement est plein. Je n’aimerai pas découvrir que cet homme est un grand branleur, ce serait une déception immense.

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h12

Hélas, je crains.
Mon niveau de sympathie est à zéro pour les grands branleurs.

Ben, n’a jam1is réellement quitté l’école maternelle.
Dans le superbe musée d’art moderne de Nice, actuellement en rénovation, il t y a une petite cabane, BEN, tapissée de ses aphorismes sur des ardoises blanches, avec son écriture ronde à la craie.

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h15

Millefeuilles, je n’ai pas pris de vacances depuis janvier.
J’irai et je vous en parlerai.

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h18

Ayez pitié de moi, ne me répondez pas.
Je démarre à la rentrée des cours de yoga.
Ai pu nager une heure trente et ai cinq minutes après perdre le bénéfice entier de la nage.

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h26

Tout regardé, Millefeuilles, merci. Il riait Petit Pierre lorsqu’il mettait en marche ses machines.
Je découvre avec joie cette invention fabuleuse.

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h27

j’y ai pensé, jazzi. Mais non, les petits pois étaient blancs et lisses. Et le rouge joyeux.

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 11h30

Bon, petit Pierre et tout ça, c’est sympathique, mais le monde des afficionados de l’art brut n’est pas tout gentil ni tout bien. Le père Bourdonnais en prime..;

D. dit: 7 septembre 2026 à 11h44

Trois jours après l’annonce d’une restructuration massive, Volkswagen va convertir une usine automobile à la défense aérienne pour préserver « une grande partie des emplois à long terme ».

… voilà. Bruits de botte germaniques sous l’impulsion de l’UE.
Il faudrait en plus que les allemands pacifiques applaudissent et n’expriment pas leur désaccord dans les urnes ?

rose dit: 7 septembre 2026 à 11h44

J’ai pas regardé deux fois :
https://youtube.com/shorts/h7Owz3MKiK0?is=h8AacWij2T0Uph5s

Voilà, ils deviennent dingues. Enjeux de pouvoir et tout ça.
Qui pense à la population civile ?

Dans trente mille jours, Maurice Genevoix vers la fin de son ouvrage dit deux choses : il dit la douleur infinie d’avoir perdu sa mère alors qu’il avait douze ans.
Et puis, il reparle de 1914 et pas seulement des Éparges. Dans le corps du livre, il cite tous ses copains un à un, qu’ils aient été paysans ou normaliens, tombés au combat ; il raconte celui qui lui sauve la vie alors qu’il est en train d’agoniser. Il raconte la boucherie. Et lorsqu’il revient à Paris, il quitte la rue d’Ulm. Il y était entré cacique.
« On »essaie de le retenir. Peine perdue.
Peu de temps après, ses poumons abimés l’obligeant à quitter Paris et à retourner vivre à la campagne.
Il dit, Maurice Genevoix, l’horreur de la guerre et comment/ combien, cela l’a profondément changé.

Comme si personne ne le savait, cela.

ZaKor dit: 7 septembre 2026 à 11h53

Gageons que ce garçon aux faux airs de Hermann Weistreicher ne gouvernera pas bien longtemps cette province des marches germaniques. En attendant, la fête en culottes de peau va battre son plein chez les nostalgiques de l’ex-Reich de 12 ans. Au sein du groupe « l’Europe des nations souveraines » également, où siège « la charmante » Sarah Knafo, élue du micro parti Reconquête.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 12h17

les voitures c’est la Chine maintenant ils vont avoir total monopole les motos aussi quoique l’Inde a Royal Enfield … bref il faut acheter & ou 2 chevaux et une calèche mais ça rallonge drôlement la durée des trajets les vélos étant impraticables par temps de pluie

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 12h21

oui pppfff les Volks de tous les pays seront marronnés quels que soient les résultats des élections car les fils des marionnettes sont toujours tenus par les mêmes ! et cette bande là en dehors de quelques « études » ont surtout des doctorats en fric , pognon , oseille et des HDR en  » viens ici que je t’embrouille »

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 12h22

On s’en fout du monde de l’art brut, morales sed laisse.
Ce qui nous importe ici c’est l’artiste Petit Pierre, qui s’est inventé un monde pour pouvoir y vivre et survivre !

MC dit: 7 septembre 2026 à 12h30

Phil, les vieux n’indiquent pas l’ ORTF, mais, plus archeologiquement, la. RTF. L’émission est sauf erreur de 1955…

MC dit: 7 septembre 2026 à 12h34

Il faudrait peut-être dire charitablement à Clopine qu’il n’y a plus de sardinières à Douarnenez, et que celles-ci avaient conquis leur indépendance dès les années 1920….

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 12h38

On s’en fout du monde de l’art brut

Mais c’est un lieu commun de l’art brut ce Petit Pierre que vous ne connaissiez même pas, jazzi! 🙂

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 12h46

et nous n’avons même plus de comiques …où est le tribunal des flagrants délires ?

D. dit: 7 septembre 2026 à 12h55

Il faudrait que vous compreniez que, ça y est, depuis hier l’UE est bel et bien morte.
Maintenant la dégringolade va aller très vite.
Beaucoup plus vite que vous ne pouvez l’imaginer.
Il est extrêmement probable que lorsque nous nous embrasserons sous le gui, mes poules et moi, au 1er janvier 2027, plus aucune nation, DE FACTO, n’adhère plus à l’UE qui sera alors une coquille vide.
JE VOUS PREVIENS, ÇA VA ÊTRE UN SEISME.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 12h56

@morales sed laisse c’est le marché de l’art tout en entier qui est une vaste blague et fumisterie
depuis que j’ai vu les  » plastinations » de Van Hagens et les trucs de Damien Hirst sans oublier le pompeux Jeff Koons j’ai une idée de leur cynisme et de la manipulations des esprits par les collectionneurs comme Bernard Arnault et François Pinault ! manipulations effectuée grâce à des soit disant critiques d’art , journaux d’art bidon et galeristes complices ! je me souviens d’un  » livre d’or » dans une galerie rue de Seine ou par là où se tenait une expo avec des monochromes 0_0 ( ça a donné l’idée de la pièce de theâtre à Yasmina Reza ) bref le visiteur avait mis comme commentaire  » ce n’est pas de la merdre c’est une maladie de la merdre »

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 13h00

@jazzi la Fabuloserie est un endroit vraiment à part tout ce qui s’y trouve est bouleversant vraiment ça vaut le coup d’être vu

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 13h19

c’est le marché de l’art tout en entier qui est une vaste blague et fumisterie

Bah, c’est un fonctionnement créé par des humains.
L’art brut, hélas, n’échappe pas, lui aussi, au marché.
Il y a peu, un (petit) sculpteur qui se dit le plus grand sculpteur français vivant, a énoncé dans un entretien vidéo :  » qu’il savait bien quand il faisait de la merde », voulant nous dire par là que ce qu’il ne faisait surtout pas, bien évidemment, c’est la merde!

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 13h24

millefeuilles, votre côté connaissance mondaine n’empêche pas que vous ne connaissez pas comment s’est constituée cette collection.

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 13h43

Concernant la Fabuloserie , les messages de Millefeuilles sont très clairs et agrémentés d’un lien édifiant.
Ceux de morales sed laisse à ce sujet sont confus et incompréhensibles. Que rejette t-il ?
Les grandes collections privées françaises actuelles, l’art brut en général, l’oeuvre de Petit Pierre ?
renato, vous connaissiez ce lieu, la Fabuloserie, et cet artiste autodidacte, Petit Pierre et avez un avis ?

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 13h55

Pauvre jazzi qui ne connaissait pas la fabuloserie!
J’ai bien connu des créateurs d’art brut, dont un plus spécialement sollicité à l’ époque.
Bourdonnais voulait souvent qu’on lui donne les œuvres en contrepartie de les montrer dans son lieu…
Et lisez donc le livre de plus de 475 pages cité plus haut « Collectionner l’art brut » et lisez les protestations ( les lettres sont publiées) de Dubuffet face à une annexion un peu outrancière du collectionneur pour commercialiser des « artistes » sous l’ étiquette « art brut ». L’ histoire de ce mouvement, non encore close, est plus complexe que le sentiment unanime d’admiration. J’en fus le témoin.
Vue l’exposition Verbena en 1976 à l’ atelier Jacob qui était la part commerciale de Bourdonnais…

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 13h55

morales sed laisse si si je connais très bien tout le système du marché et comment les ventes aux enchères sont faussées et les annonces tonitruantes des  » cotes » et autres records… le Salvator mundi de soit disant De Vinci vendu combien déjà ? 0_o Le Louvre a quand même refusé de prêter la Joconde pour être exposée à côté et lui donner un semblant d’authenticité

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 13h59

@ morales sed laisse j’ai fait la fin de mon lycée et mon bac à Fontainebleau et me promenant avec ma mob je suis tombée sur Chomo j’avais 16 ans et l’art brut je ne connaissais pas j’ai cru que c’était un clochard qui vivait en ermite

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h06

Dubuffet, par contre payait toujours les œuvres qu’il choisissait pour les collections de Lausanne, un homme de très grande classe et simplicité.

Dans les années 70-80, beaucoup de collectionneurs faisaient des « affaires » à leur avantage avec ces artistes souvent socialement démunis. Certains leur faisaient miroiter la célébrité et cela exigeait des sacrifices de dons…
Désormais cela n’est guère possible, vu la connaissance généralisée de ce marché.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 14h08

et la Fondation Cartier qui était à Jouy en Josas jusqu’en 1994 a exposé mon mari dans le même espace que Garouste

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 14h11

déjà  » art brut  » c’est de plus en plus difficile de savoir vraiment si c’en est puisque depuis belle lurette les artistes spontanés indemnes de toute culture ont été pillés par des opportunistes de tout poil

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h16

avec ma mob je suis tombée sur Chomo j’avais 16 ans et l’art brut je ne connaissais pas

Chomo, c’est une histoire exemplaire, voilà un ancien artiste ( qui a fait les beaux-arts) qui s’est mis au vert. Il était un original dans son fourré de Fontainebleau et fut soutenu par Danchin qui fit beaucoup pour sa promotion alors qu’il s’agit d’un artiste anti société mais connaissant toutes les arcanes du monde des artistes. Soutenu par un célèbre commissaire-priseur, excellent vendeur, voilà une seconde main qui passe désormais pour de la marchandise de premier choix.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 14h17

je me rappelle y avoir vu Spoeri qui avait fait un  » Déjeuner sous l’herbe » et je me demande encore où ils ont foutu l’énorme compression de César qui était à Jouy ?

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 14h18

Picasso a bien abandonné le style léché pour revenir à la tendance dessin d’enfant

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h20

et la Fondation Cartier qui était à Jouy en Josas jusqu’en 1994 a exposé mon mari dans le même espace que Garouste

Vous n’êtes pas la femme de César par hasard? 🙂

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 14h21

« Pauvre Jazzi qui ne connaissait pas la Fabuloserie! »

Et aucune hote à l’avouer, morales sed laisse.
En dehors de Paris et de la Côte d’Azur, je ne connais pas grand chose.
Mais j’ai visité le Palais du Facteur Cheval.

Un extrait de mon guide des musées parisiens :

Halle Saint-Pierre, musée d’Art Brut et d’Art Singulier
2, rue Ronsard
Tél. : 01 42 58 72 89
Métro : Anvers ou Abbesses
http://www.hallesaintpierre.org

La Halle Saint-Pierre, a été aménagée en musée en 1995, dans un ancien pavillon de style Baltard au pied de la Butte Montmartre.
S’inscrivant dans la continuité de la pensée du peintre Jean Dubuffet, ce musée, primitivement qualifié d’art naïf, se consacre essentiellement à l’art brut et à l’art singulier, autrement dit aux « productions radicalement individuelles, sauvages et étrangères à tout modèle » de créateurs liés « non pas par une parenté d’école et de mouvement propre à l’art savant professionnel mais plutôt par une parenté originelle et fraternelle qui lie des artistes en marge des critères académiques et institutionnels ».
La Halle Saint-Pierre organise principalement trois ou quatre expositions temporaires chaque année ainsi que de multiples manifestations artistiques et culturelles.
C’est ainsi qu’elle a accueilli plus d’une cinquantaine d’expositions à ce jour : des expositions collectives permettant au public parisien de découvrir les œuvres de représentants de l’art brut Taïwanais, Haïtiens, Belges, Brésiliens, Australiens, Tchèques, Anglais, Indiens ou encore Japonais, mais aussi des expositions thématiques sur l’art spirite, médiumnique et visionnaire, sur les poupées, sur l’influence africaine ou sur le modern art et la pop culture, entre autres divers exemples, et également des expositions monographiques, entièrement consacrées à de grands artistes, tels Jean Rustin, Michel Nedjar ou Unica Zürn.
Ajoutons encore que la Halle Saint-Pierre organise des visites guidées, et qu’elle met également à la disposition du public sa propre galerie d’exposition, où elle présente les œuvres de jeunes artistes contemporains, et sa librairie, riche en livres d’art brut et en catalogues des expositions qui se sont succédées ici aux fils des ans.
https://www.decitre.fr/livres/les-musees-de-paris-9782707213549.html?srsltid=AfmBOorBk6jswyTU0AG3QRDVtpBZSQ7hqPEx-J7p-8qMBemDkpYNHPXO

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 14h22

« Pauvre Jazzi qui ne connaissait pas la Fabuloserie! »

Et aucune hote à l’avouer, morales sed laisse.
En dehors de Paris et de la Côte d’Azur, je ne connais pas grand chose.
Mais j’ai visité le Palais du Facteur Cheval.

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h23

Picasso a bien abandonné le style léché pour revenir à la tendance dessin d’enfant

C’était un ogre de la peinture, il a tout avalé, Picasso!
C’est ce qui fait sa particularité.

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h41

Votre mari, Millefeuilles, est-il parmi ces artistes là?

Durant sa décennie à Jouy-en-Josas (1984–1994), la Fondation Cartier a transformé le Domaine du Montcel en un laboratoire d’art contemporain à ciel ouvert. Elle y a exposé des figures majeures de l’art moderne et a servi de tremplin à de jeunes créateurs.

Voici les principaux artistes qui ont marqué le site aux côtés de Gérard Garouste :
1. Les sculpteurs monumentaux du Parc
Le parc du domaine accueillait des commandes spécifiques et des œuvres imposantes
César : Figure centrale dès l’inauguration en 1984, il y installe ses fameuses compressions et extensions.
Arman : Connu pour ses accumulations, il marque le paysage de Jouy-en-Josas.

Jean-Pierre Raynaud : Il conçoit des œuvres marquantes adaptées à l’espace vert du domaine. Les jeunes talents émergents (années 80–90)
Sous la direction de Marie-Claude Beaud, la fondation lance la carrière de plusieurs artistes aujourd’hui incontournables : Jean-Michel Othoniel : Connu pour ses sculptures en verre soufflé.
Fabrice Hyber : Qui y développe ses premières installations expérimentales.
Huang Yong Ping : Artiste majeur de l’avant-garde chinoise.
Julian Opie et Lisa Milroy : Invités dès les premières expositions thématiques en 1984.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 14h46

morales sed laisse non il est architecte et designer il exposait des meubles mais chut et cette Andrée Putman lui courait après pour l’éditer

Millefeuille dit: 7 septembre 2026 à 14h50

très bien connu Marie Claude Beaud et celui qui dirigeait Beaubourg à un moment où il a aussi été exposé bon bref c’est tout un monde il a aussi enseigné en face de la Fondation Cartier eu en archi aux Beaux arts

D. dit: 7 septembre 2026 à 14h55

Moi j’ai assuré la sécurité du Cardinal Martini il y a quelques décennies. Cela ennuye énormément renato, qui est jaloux comme un pou, mais c’est pourtant la pure vérité.

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h56

très bien connu Marie Claude Beaud

Une personne formidable, recrutée depuis Nice par la Fondation Cartier, rencontrée avec ADP, César ( qui me compressa son carton d’invitation et le signa et mis la date!), Fabrice Hyber, j’ai un « truc » de lui…
Mais c’est vieux tout ça! 🙂

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 14h59

morales sed laisse du coup vous devez connaitre Le plancher de Jeannot

Oui, et tout ce qui est art brut, art singulier, art hors norme m’ intéresse et j’ai participé à la promotion de certains de ces artistes qui furent des amis.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 15h03

@ morales sed laisse ce serait drôle qu’on se soit croisés vous n’étiez pas sur une radio anarchiste par hasard ?

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 15h06

… et l’argentin Pablo Reinoso, de mn âge, devint célèbre, à partit de son petit atelier de Montrouge aux débuts des années 80. A l’époque, il n’en menait pas large mais avait déjà conscience de son génie. Il devient, entre autres, sculpteur des chaises et des bancs extravagants pour les parcs et jardins. Et fut même invité à décorer le perron de l’Elysée. Macron lui attribua la Légion d’Honneur l’an passé. On ne peut plus guère approcher cet artiste, désormais. Je pense qu’il est comblé par sa célébrité. Voir les liens à son nom.

D. dit: 7 septembre 2026 à 15h26

En plus de ça je suis allé voir et ce n’est pas beau, ce qu’il fait. Ni même original. C’est de l’art dont on se passerait bien volontiers si on essayait pour une fois d’être objectif.

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 15h27

« alors vous devez surement hanter La Halle St Pierre ? »

Halle Saint-Pierre, musée d’Art Brut et d’Art Singulier
2, rue Ronsard
Métro : Anvers ou Abbesses

La Halle Saint-Pierre, a été aménagée en musée en 1995, dans un ancien pavillon de style Baltard au pied de la Butte Montmartre.
S’inscrivant dans la continuité de la pensée du peintre Jean Dubuffet, ce musée, primitivement qualifié d’art naïf, se consacre essentiellement à l’art brut et à l’art singulier, autrement dit aux « productions radicalement individuelles, sauvages et étrangères à tout modèle » de créateurs liés « non pas par une parenté d’école et de mouvement propre à l’art savant professionnel mais plutôt par une parenté originelle et fraternelle qui lie des artistes en marge des critères académiques et institutionnels ».
La Halle Saint-Pierre organise principalement trois ou quatre expositions temporaires chaque année ainsi que de multiples manifestations artistiques et culturelles.
C’est ainsi qu’elle a accueilli plus d’une cinquantaine d’expositions à ce jour : des expositions collectives permettant au public parisien de découvrir les œuvres de représentants de l’art brut Taïwanais, Haïtiens, Belges, Brésiliens, Australiens, Tchèques, Anglais, Indiens ou encore Japonais, mais aussi des expositions thématiques sur l’art spirite, médiumnique et visionnaire, sur les poupées, sur l’influence africaine ou sur le modern art et la pop culture, entre autres divers exemples, et également des expositions monographiques, entièrement consacrées à de grands artistes, tels Jean Rustin, Michel Nedjar ou Unica Zürn.
Ajoutons encore que la Halle Saint-Pierre organise des visites guidées, et qu’elle met également à la disposition du public sa propre galerie d’exposition, où elle présente les œuvres de jeunes artistes contemporains, et sa librairie, riche en livres d’art brut et en catalogues des expositions qui se sont succédées ici aux fils des ans.

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 15h28

vous n’étiez pas sur une radio anarchiste par hasard ?

Euh, anarchiste un tout petit peu, sur une radio, non.
Mais sur une autre radio, oui! 🙂

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 15h34

morales sed laisse j’avais un ami ex quelque chose chez edf qui avait une chronique sur radio libertaire très grand connaisseur de l’art brut , hors normes etc qui est parti vivre du côté de St Brieuc totalement perdu contact mais je vois qu’il commente sur un blog anar

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 15h34

morales sed laisse alors vous devez surement hanter La Halle St Pierre

( Après la fiche touristique dressée par Jazzi… 🙂 )

Non, je ne suis pas un nostalgique des musées et lieux rétrospectifs.
Je correspond, je rencontre des artistes de cette mouvance dans leur biotope, des passionnés critiques et universitaires de ces styles aussi. Beaucoup de mes correspondances sont classées désormais ( pour le meilleurs et pour le pire) dans des bibliothèques ou des musées. Et j’ai toujours hâte d’écrire à mes amis passionnés.
Vous n’êtes pas Anne Bony, par exemple?

morales sed laisse dit: 7 septembre 2026 à 15h36

mais je vois qu’il commente sur un blog anar

Il me semble avoir visionné une fois ce genre d’émission et ce monsieur.

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 15h36

D tant que les poules et les endives ne l’auront pas on garde un semblant de dignité

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 15h41

sinon je recommande de Jean-Philippe Toussaint La hantise 285 pages 22 € c’est palpitant et plein d ‘un humour inattendu il arrive à caser « protoporphyrie érythropoïetique » dès la 3 e page on dirait le concours de la Conférence de Berryer

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 15h42

à mon avis, c’est pour avoir rehaussé l’image des Jeux Paralympiques de 2025 à l’Elysée… J’en ignore les raisons officieuses. Le dialogue feutré entre MSL et MLF reste énigmatique. Ces deux internautes à suspense se titillent une célébrité rampante, sous les yeux ébahis de l’RDL.
Ah, nous y voilà,… l’origine du trouble.
https://www.fabuloserie.com/petit-pierre-et-son-manege/
Un lien avec MounAg, peut-être, de dirfil en aiguille @ Dieulefit ? comme de l’arbrute ?

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 15h44

non non je ne suis pas Anne Bony mais elle a écrit sur le mobilier de mon mari et de son père qui sont tous 2 au Mobilier national (mais arrêtez de chercher chut)

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 15h58

Jamais prétendu qu’il eut exposé dans les jardins de Paris. – Oui j’ai vu le manège enchanté de Kiri le clown, jadis – Merci de l’avoir fait tourner. J’ignore si vous êtes la femme de votre mari, mais n’en dites pas trop, on va finir par le croire. « La Hantise » n’est pas ce qu’il a écrit de mieux… Aucun rapport avec Eugène Savitzkaya. – Quand on n’a pas côtoyé de célébrités dans leur biotope, on est toujours un brin gêné aux entournures, non ?

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 16h15

Noé fut le roman le plus délesté et mécompris de Giono, parait-il… Pourtant, cette autobiographie en chantier à mi-chemin de son parcours d’écrivain tenu pour « inclassable » exige au moins une bonne appréhension de l’œuvre antérieure et des chemins par lesquels il est passé, résistance, taule, pacifisme, traduction de Melville et salutation… Tout ce matériau est nécessaire, je crois, pour comprendre après « le roi sans discernement »), la nature des souvenirs des lieux où son imagination fit son plein, et notamment, sa première « descente à Marseille ». Noé…, c’est un bouquin pas facile, mais passionnant. Il incite à la respiration du lecteur parcourant les différents romans, ayant accepté de l’accompagner jusqu’au bout de sa propre « pause mentale ». Pas toujours facile à suivre, certes, avec des restes d’énigmes non élucidées, mais pourtant tellement attachante, singulière et interpellant. Bon, je ne peux guère en dire plus. Je ne suis pas un spécialiste, juste un lecteur ému. Il me semble légitime de pouvoir en témoigner icite, comme tout un chacun. Après tout.
Bàv,

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 16h20

le roi sans discernement (sic)
lapsus volontaire, bien évidemment… Pour les puristes : « Un roi sans divertissement » (Langlois)

Jazzi dit: 7 septembre 2026 à 16h30

« Noé fut le roman le plus délesté » (sic)

Détesté ou délaissé, JJJ ?

« résistance, taule, pacifisme, »

Résistance ?
Vous voulez dire guerre (la première) ?

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 16h59

délesté, mot valise de mon cru à partir de vos 2 qualificatifs. Pacifiste intégral durant la 1ere GM ; résistant, non pas dans des réseaux mais par solidarité avec des juifs. Emprisonné à la Libération (au mitard durant 20 jours au fort St Nicolas) pour soupçon de collaboration, etc. Mais vous savez tout cela mieux que moi, jzmn, je suppose. Bàv

D. dit: 7 septembre 2026 à 17h32

Les parisiens non culminants vont déguster avec toute cette eau dégueulasse du fleuve qui leur arriver dans leurs caves et leurs rez-de-chaussée. Plus d’électricité, plus de chauffage, plus de communication.
Plus de trabsports. Apprivisionnemebts réduits à des boîtes de ration de l’armée.
Ils n’auront qu’à déclamrr des poèmes dans leurs couvertures humides puant le champignon.

Jean Langoncet dit: 7 septembre 2026 à 19h22

@Plantu

« Bien joué ! »

https://scontent-cdg4-1.xx.fbcdn.net/v/t39.99422-6/799755334_1641219434229781_4151225057430520210_n.png?stp=dst-jpg_tt6&cstp=mx1392x1440&ctp=p180x540&_nc_cat=108&ccb=1-7&_nc_sid=833d8c&_nc_ohc=ck1UtLJc66MQ7kNvwHKh3om&_nc_oc=Adp6UGkY7vu3mx39pe8dSSnwCepargwqryzJCZH1OGJWejEUHWyTLWr73vq9z2TwLOM&_nc_zt=14&_nc_ht=scontent-cdg4-1.xx&_nc_gid=Z1fcOFglnEw_L4nsVwr9dQ&_nc_ss=7b2a8&oh=00_AQJOO-tXL7B5KSLb2JNhsUF_e4mDpN613S0bpOOnKXNL1g&oe=6AA4E62D

Je confirme : cet envoi comporte un « sous entendu »

Millefeuilles dit: 7 septembre 2026 à 19h29

D on dirait que cela vous met en joie mais je viens de consulter vigicrues et il n’est prévu aucune inondation ni déluge les jours et semaines qui viennent et quand je longe La Loire et l’Allier ils sont fâcheusement bas

J J-J dit: 7 septembre 2026 à 20h53

Vien-j de voir… au ciné d’art et d’essai du coin, « Adieu monde cruel », de Felix de Givry. Une sacrée merde pour ados mal délurés, si puis-j dire, d’un vide abyssal, avec cette insupportable voix de Françoise Lebrun, la Narratrice, qui se prend pour de l’Agnès Varda !— Brrr, jzmn. Avez-vous vu ça ?
B N,

rose dit: 7 septembre 2026 à 23h11

J J-J à 16h15

pensez- vous que l’on puisse se pencher sur Noé en ayant un panel réduit de l’œuvre de Giono ?

rose dit: 7 septembre 2026 à 23h12

J J-J à 15h58
Quand on n’a pas côtoyé de célébrités dans leur biotope, on est toujours un brin gêné aux entournures, non ?

non, pas du tout.

Phil dit: 8 septembre 2026 à 6h18

tout dépend du biotope, dear rosi, whisky pistonné ou yaourt nature.
Titania ou Titaÿna ?

B dit: 8 septembre 2026 à 7h40

Millefeuilles, D prévoit certainement qu’après ces canicules et ce qu’elles entraînent en terme d’évaporation, l’eau va nous retomber dessus, ici nous avons droit aux épisodes cévenols qui se traduisent par des pluies intenses, des crues soudaines. Il y a quelques semaines il faisait nuit noire à 18h , un ciel d’un joli anthracite, une pluie comme je n’en avais pas encore vécu ici dans cette région, un vent du diable, en code allumés, essuie-glace au maximum, j’y voyais à peine.Je suis restée exactement trois minutes dehors pour passer de mon véhicule à mon logis, j’étais aussi trempée que si j’étais sortie chaussée de sous une douche . Une espèce de pluie tropicale. Les fenêtres ouvertes, j’ai du tout sécher, sol, tapis, stores en piteux état, jusqu’aux tableaux sur les murs, une ordonnance pour de nouvelles lunettes posée sur le bureau a souffert, j’ai dû après séchage la scotcher afin qu’elle ressemble à quelque chose de présentable.

Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 7h48

Vient de paraître le dernier numéro de Front populaire, revue de Michel Onfray, intitulé « Qui est complotiste? ». Cette question étant depuis longtemps sensible entre Monsieur Pierre Assouline et ma très modeste personne, puis-je lui suggérer de bien vouloir en prendre connaissance afin que nous puissions, ensemble, en analyser le contenu?

Avec mes remerciements.

Hurkhurkhurk !

D. dit: 8 septembre 2026 à 7h59

Beaucoup de gens ont des pieds immenses et franchement je ne vois pas trop à quoi cela peut bien leur servir sinon à se faire remarquer et à payer plus cher et chaussures et chaussettes. Et avoir souvent plus de dufficultés à en trouver.

ZaKor dit: 8 septembre 2026 à 8h06

Voilà une publicité dont se seraient bien passés cette ville et son nouveau maire RN – la municipalité assure la gestion gère directe du musée, dernière demeure du peintre du Portrait d’Irène Cahen d’Anvers… 

D. dit: 8 septembre 2026 à 8h06

Depuis au moins 8 ans, les européistes convaincus reconnaissent qu’il faut une UE différente.
Depuis qu’ont-ils fait pour cela ?

RiEN.

B dit: 8 septembre 2026 à 8h07

Oui, jazzi, dans quels musées italiens, a-t-on du draper les statues pour ne pas offenser le regard d’un officiel iranien puis d’un prince vraisemblablement habitué des harems?

(Des statues de nus ont été dissimulées derrière des panneaux blancs lors de la visite officielle du président iranien Hassan Rohani aux Musées Capitolins à Rome en janvier 2016, ainsi que lors de la venue du prince héritier d’Abou Dhabi à Florence en octobre… )

C’est étonnant, je n’ai pas eu l’occasion de les contempler mais en Inde des fresques dédiées à l’érotisme ornent des temples. Le temps d’indira Gandhi est morte assassinée, combien de fois ai-je entendu ce nom cité sur les ondes…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Khajur%C3%A2ho#Le_d%C3%A9cor_sculpt%C3%A9,_l'%C3%A9rotisme_et_le_temple

Patrice Charoulet dit: 8 septembre 2026 à 8h07

6 heures du mat

Pour la première fois de ma vie il m’est arrivé une chose peu croyable.
Pour diverses raisons, je me couche chaque soir et règle mon réveille-matin pour sonner à 6h matin.
Aujourd’hui, je rêve soudain que mon réveille-matin sonne puisqu’il est 6h. Je me lève et j’allume ma lampe de chevet. Je constate qu’il est 6h et une fois ce constat fait et que je suis sorti du lit…j’entends mon réveille-matin sonner. Pas banal !

D. dit: 8 septembre 2026 à 8h09

Je ne prévois rien du tout, Bérénice.
Je prédis et prophétise parfois, sur la base de songes.
C’est tout différent.

ZaKor dit: 8 septembre 2026 à 8h09

Voilà une publicité dont se seraient bien passés cette ville et son nouveau maire RN – la municipalité assure la gestion directe du musée, dernière demeure du peintre du Portrait d’Irène Cahen d’Anvers

B dit: 8 septembre 2026 à 8h12

D, je chausse du 39 et cela ne me va pas, je boycotte les baskets pourtant tendance car elles me donnent l’impression d’avoir des péniches pour souliers.

B dit: 8 septembre 2026 à 8h14

D, je crois avoir perçu que certains pensent à une tropicalisation du climat, avant la désertification, cool!

D. dit: 8 septembre 2026 à 8h17

Mon chat est plus fort que vous en cet exercice, Monsieur Charoulet. Il réussit tous les jours et sans faute à me réveiller 1 à 2 minutes avant l’heure du radio-réveil.
Évidemment pas à 06h. Il fait encore nuit et sauf nécessité professionnelle, ou autre nécessité, je ne me lève pas lorsqu’il fait encore nuit.
Lors de mon séjour sous les Tropiques, je me levais naturellement avec le soleil vers 06h, sans difficulté. J’en ai été le premier surpris.

J J-J dit: 8 septembre 2026 à 8h24

@ vous souhaite bien du plaisir pour ce soir, jzmn. Dites-nous vite… et démentez moij, lcé.
@ ma très modeste personne, laissons nos complotistes s’agiter dans leur biotope.
@ Oui, oui, r^z, aucun souci… Vous en savez assez sur JG. Sûr que vous serez bin à l’aise dans Noé, car tous les lieux évoqués vous parleront plus qu’à moij… au vu et su de votre géographie commune. Surtout sa découverte de Marseille (ai-j constamment pensé à vous), sa drôle d’apologie de l’avarice (!), et les « aventures » d’Empereur Maxime et d’Hortense (***un personnage à vous faire gamberger sur les rahat loukoums à la pistache de Tournier dans G, M & B -> : un pompage ?).
@ Le « sous-entendu » de Plantu… Ben voui, on l’a entendu, JL !
Bàv ts.tes

Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 8h38

Je vois que Gigi la visqueuse s’exprime toujours dans l’idiome de l’imbécilité qui lui est propre, « le latrin », dérivé de ces latrines où elle a longtemps été dame pipi.

Hurkhurkhurk !

J J-J dit: 8 septembre 2026 à 8h46

SUR QUELQUES MOTIFS DE REASSURANCE ENCODAGE / STOCKAGE
———–
Dans la maladie d’Alzheimer, le trouble initial et caractéristique porte sur le stockage et la consolidation des informations au niveau de l’hippocampe, et non sur leur encodage.

Différence entre encodage et stockage

Pour comprendre la nature d’un trouble de la mémoire, les neuropsychologues distinguent plusieurs étapes :
– L’encodage : C’est la capacité à enregistrer une information. Un défaut d’encodage est le plus souvent lié à un manque d’attention, à la fatigue, au stress, à l’anxiété ou à une dépression. L’information n’est pas « imprimée » correctement parce que le cerveau est distrait.
– Le stockage (consolidation) : C’est la capacité à maintenir l’information dans le temps. Dans la maladie d’Alzheimer, l’encodage peut être correct, mais la lésion de l’hippocampe empêche de fixer durablement le souvenir. L’information s’efface définitivement de la mémoire épisodique.

nb / Le test de rappel : l’outil de distinction Pour faire la différence lors d’un bilan neuropsychologique (comme le test RL/RI 16), on utilise des indices :
Type de trouble Résultat avec indice Cause principale Évolution / Signification
*** Défaut d’encodage / récupération Le souvenir réapparaît grâce à l’indice. Anxiété, fatigue, vieillissement normal. Souvent bénin ou réversible.
*** Défaut de stockage (Alzheimer)
Le souvenir ne revient pas, même avec un indice. Atteinte organique (hippocampe).
Syndrome amnésique de type prodromal.
Quand faut-il s’inquiéter ? Les véritables prodromes de la maladie d’Alzheimer (souvent regroupés sous le terme de Trouble Cognitif Léger ou MCI) se traduisent plutôt par :L’oubli progressif et définitif d’événements récents importants (rendez-vous, conversations).Une désorientation dans le temps ou dans des lieux familiers.
Une anosognosie, c’est-à-dire que la personne ne se rend pas compte de ses propres oublis (contrairement à l’anxieux qui s’en plaint beaucoup).

Bàv @ M. Charoulet.

lmd dit: 8 septembre 2026 à 8h50

C’est Millefeuille, qui semble côtoyer l’art moderne, brut ou contemporain, qui vous le dit (7 septembre 2026 à 14h18 ) : «Picasso a bien abandonné le style léché pour revenir à la tendance dessin d’enfant».

B dit: 8 septembre 2026 à 8h52

D, connaissez vous cette histoire pour enfants, Abo le minable homme des neiges? Une illustration des malheurs de ceux qui ont de grands pieds.

Abo se trouve minable, petit, peureux, pas beau. Heureusement qu’il vit en ermite au sommet de l’Himalaya sinon, c’est sûr, tout le monde se moquerait de lui ! De lui, et de ses grands pieds. Eh oui ! En plus de ses autres défauts, le pauvre Abo possède une paire de très longs pieds.

Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 8h54

En matière de connerie humaine, certains n’ont manifestement aucun «problème de stockage», ni de sur-stockage.

Hurkhurkhurk !

🔔

D. dit: 8 septembre 2026 à 9h19

Les grands pieds sont extrêmement pratiques pour marcher dans la neige, Bérénice, parce qu’ils permettent de diminuer la pression exercée au sol par unité de surface, à condition de ne pas peser très lourd, ce qui est normalement le cas des minables petits hommes des neiges ou pas.
Moi je vous parle des grandes perches, des encombrants, pas spécialement légers. Ceux-là s’enfoncent quand même.

D. dit: 8 septembre 2026 à 9h21

J’écris des bêtises, pardon : la force exercée au sol par unité de surface, bien entendu. Ce qui entraîne une pression au sol moindre.

Jazzi dit: 8 septembre 2026 à 9h31

« Je devais revoir Ivan Mosjoukine souvent, sur la Côte d’Azur, à la « Grande Bleue », où je venais boire avec lui. Il fut une vedette de cinéma célèbre jusqu’à l’avènement du parlant. À ce moment-là, un accent russe très fort et dont il n’essaya, du reste, jamais de se débarrasser, lui rendit la carrière très difficile et, peu à peu, le condamna à l’oubli. À plusieurs reprises, il m’aida à faire de la figuration dans ses films, pour la dernière fois, en 1935 ou 1936, dans une histoire de contrebandiers et de sous-marins, où il expirait, à la fin, dans un nuage de fumée, son bateau canonné et coulé par Harry Baur. Le film s’appelait Nitchevo. J’étais payé cinquante francs par jour : une fortune. Mon rôle consistait à m’appuyer au bastingage et à regarder la mer. Ce fut le plus beau rôle de ma vie ».

(« La Promesse de l’aube » , Romain Gary)
Photo : Ivan Mosjoukine dans « Le Diable blanc », 1930. Comme un air de ressemblance !
https://www.lot-art.com/auction-lots/Ivan-Mosjoukine-Dans-le-film-Le-Diable-Blanc/32-ivan_mosjoukine-17.12.19-millon

D. dit: 8 septembre 2026 à 9h31

Donc je ne prévois rien du tout.
Je prédis que dans quelques mois, Paris sera submergé par la Seine en crue en deux épisodes ; le second sera bien plus important que le premier.

bolibongo dit: 8 septembre 2026 à 9h43

«Picasso a bien abandonné le style léché pour revenir à la tendance dessin d’enfant».

Cela ne veut rien dire.
Autant dire devant tout dessin caca-boudin, avec n’importe quel amateur lambda : « ça, mais c’est du Picasso! » 🙂

D. dit: 8 septembre 2026 à 10h24

Picasso, il y a du bon et du moins bon. En effet une profusion d’oeuvres. Il faut savoir jeter. Soutine a beaucoup jeté. Trop, sans doute. Picasso, pas assez, sans doute.

D. dit: 8 septembre 2026 à 10h26

J’admets que quelques-un de mes commentaires pourraient être jetés.
Mais je ne sais pas comment faire pour cela. Il n’y a pas de corbeille à papiers.

D. dit: 8 septembre 2026 à 10h30

Vous voyez que je suis humble.
Je suis très humble.
Qui ici est capable de reconnaître que quelques-un de ses commentaires ne sont pas très réussis. Clopine ? Arff.. sûrement pas.

Bill Evola dit: 8 septembre 2026 à 11h40

Qui ici est capable de reconnaître que quelques-un de ses commentaires ne sont pas très réussis.

Clopine et renato, c’est kif-kif.

renato dit: 8 septembre 2026 à 11h51

Picasso a essayé de peindre avec la liberté et la spontanéité propres aux enfants. Il ne me semble pas qu’il ait réussi, pas plus que Klee, trop cultivés. Tout au plus, on peut étudier l’art des enfants pour se libérer des règles académiques et redécouvrir une pureté d’expression ; beaucoup d’entre nous l’ont fait. Nous avons également étudié les gribouillis. Bon, ça suffit pour le moment.

J J-J dit: 8 septembre 2026 à 11h59

@ je ne sais pas comment faire pour cela. Il n’y a pas de corbeille à papiers (sic).
Il suffit de se relire avant, puis d’effacer et de ne pas poster. Seul le bon dieu vous décomptera les messages avortés ; il saura en tenir compte pour diminuer le temps de votre purgatoire.

J J-J dit: 8 septembre 2026 à 12h05

11.51, Oui, d’accord. Et en littérature, James n’a pas réussi non plus à nous faire accroire à la crédibilité du regard de la petite fille sur ses parents, dans « ce que savait Maisie ». Trop intellectualisé. Bàv,

Phil dit: 8 septembre 2026 à 12h24

James

que ne porte pas mais lit James sur le prestigieux blog à passou ? mandez-nous votre Maisie, dear jjj, place à l’intellectualisation

closer dit: 8 septembre 2026 à 12h37

De nouveau impossible de commenter chez Paul! A propos de Butor.

« Désolé Paul, mais je n’ai pas envie de rester dans le train avec quelqu’un qui m’explique que j’ai mis le pied gauche sur la rainure de cuivre, et que de mon épaule droite j’essaye en vain de pousser un peu plus le panneau coulissant. Ni que je m’introduis par l’étroite ouverture en me frottant, etc, etc, etc….
Je suis probablement fermé à certaines choses, tant pis pour moi. Cette littérature a disparu corps et bien et ne ressuscitera pas. »

Phil dit: 8 septembre 2026 à 12h44

c’est à propos de La modification, dear Closer ? indeed, à lire quand vous serez téléporté dans les années septante, alors beaucoup de charme. Butor prétend que la statue de saint Bruno dans l’église, oublié son nom, à côté de Termini est très laide, erreur, Butor devait être zathée comme M. Charoulet, de plus cette église mérite une visite, l’un de ses murs adossant les thermes d’Hadrien. Les trains de nuit connaissent une renaissance mais les prix sont encore trop élevés, avec ou sans un Butor à bord.

Jazzi dit: 8 septembre 2026 à 13h03

Fille de…

par Gérard Le Gardien

« Rappelle-moi, ma belle » – Anna Ostasenko Bogdanoff

« Une catastrophe.
C’est au terme d’une 76ᵉ page encore lourde d’une succession d’adjectifs qualificatifs, d’un excès de virgules, de points et d’un engorgement de réminiscences inutiles que je « raccroche » définitivement cet ouvrage classé parmi les plus littéraires de la rentrée 2026.
« J’entends son besoin désespéré d’un beau souvenir. Tour Eiffel, notes d’accordéon, mon sourire, mon cheval, naseaux vernis, sabots raides, veste Avirex de papa, palais de Chaillot, bancs publics, pigeons, fontaines, guirlandes lumineuses. Tour Eiffel à nouveau. Le manège tourne, encore et encore. Nausée. »
« Nausée » : au moins quitterai-je ce « roman » sur le seul mot sensé, résumant parfaitement cette indigestion non seulement inclassable, mais qui n’aurait probablement jamais dû prétendre l’être si l’auteur de ce patchwork sans motifs n’avait pas été la fille de « l’homme-menton ».
L’impression de tomber sur des brouillons durassiens déchirés en confettis au fond d’une poubelle et d’avoir tenté de les assembler. Des morceaux tout collés, gluants, impossibles à déchiffrer.
Le texte part dans tous les sens et toutes ces directions semblent ne jamais s’arrêter, trouver leur point de chute : un sens. Au début, j’ai pensé à une figure de style pour finalement constater l’absence même d’une écriture. Je sais, ma critique est déjà extrêmement violente, sûrement injuste, parce qu’on tombe parfois sur des phrases construites, mais encore une fois : des phrases perdues, gratuites, isolées, enfermées… Et voilà que j’emploie la même méthode pour rédiger ces quelques lignes négatives, comme contaminé par la virgule ou le refrain d’une chanson pourrie qui surgit de nulle part et que mon cerveau jadis mélomane fredonne malgré ma honte.
J’aurais dû m’arrêter juste avant le chapitre 2, devant cette citation de Bachelard : « La vie ne valait d’être vécue que si on l’écrivait ».
Certes, mais il aurait peut-être été plus judicieux pour Anna de seulement la contempler.
« Rappelez-vous, mes honnêtes lecteurs » : vous risquez de perdre aussi 20,90 €. Une somme que je réinjecterai désormais dans les ouvrages à compte d’auteur, chez ceux qui n’ont heureusement pas été retenus par un éditeur.
D’ailleurs, je pense de plus en plus à m’éloigner de toute cette stratégie commerciale qui ne nous vend plus une évasion, une immersion, une rencontre ni parfois un apaisement, mais des concepts friables, périssables, impropres à la réflexion – sauf, bien évidemment, celle de votre humble serviteur. »

Mimi Pinson dit: 8 septembre 2026 à 13h04

Paul Klee (1879-1940) Kopf (Head) 1919 (watercolor and chalk priming on gauze on card) The Matthew and Carolyn Bucksbaum Collection. Sotheby’s

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Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 13h08

De Butor, peut-être moins La modification que L’emploi du temps; un des sommets du roman 1950-2000. Un labyrinthe.

Phil dit: 8 septembre 2026 à 13h16

Merci dear Renato, that’s it. Il est trop tard pour Butor de réviser son mauvais jugement mais M. Charoulet peut encore faire un pèlerinage.

D. dit: 8 septembre 2026 à 13h26

Je pense que les commentaires de Phil pourraient avantageusement être jetés avant même d’être écrits. Ça ferait de sacrées économies de plein de choses, n’empêche.

Jazzi dit: 8 septembre 2026 à 13h30

Premières impressions de relectures de l’intégrale, heureusement fort mince, de l’oeuvre de Pierre Michon.

Déclarant bannir totalement les points de suspension de son écriture, les jugeant trop mièvres, emphatiques et porteurs d’effets trop faciles, il nous flanque des points virgules partout !
Ajoutez à cela un lyrisme particulier et des résurgences littéraires profuses encodées dans des phrases interminables, et l’on abouti à des textes « stratifiés », denses, comme pétrifiés, que l’on doit décrypter ainsi que des hiéroglyphes.
Souvent beau mais limite indigeste…
Céline avait du style, pas sûr que l’on puisse en dire autant de Michon ?

ZaKor dit: 8 septembre 2026 à 14h03

Michel Leiris à propos du grand Butor à la voix haut perchée: « car pour vous l’itinéraire peut se modifier comme il s’est modifié pour le personnage, qui a trouvé sa vérité bien ailleurs que là où son train le menait et a gagné la partie quand il semblait l’avoir irrémédiablement perdue… »

Jazzi dit: 8 septembre 2026 à 15h02

Les Champs de pétrole Elyséens !

« Le Qatar possède plus de 20% des Champs-Élysées. C’est la folle réalité du patrimoine parisien révélée par une enquête du Monde.
Sur les 1,3 kilomètre de la plus belle avenue du monde, l’émirat détient plus de 390 mètres linéaires de façades commerciales. Concrètement, un bâtiment sur cinq appartient désormais à des fonds souverains ou de riches familles qataries.
Parmi les joyaux de leur collection : le numéro 52 qui abrite les Galeries Lafayette, acheté pour un demi-milliard d’euros, ou encore l’immense complexe qui s’étend du numéro 103 au 111.
Une stratégie de rachat massif facilitée par des accords fiscaux bilatéraux ultra-avantageux signés avec la France, permettant de s’offrir le cœur de Paris avec des exonérations massives sur les plus-values immobilières. »

closer dit: 8 septembre 2026 à 15h48

Inimaginable ce que tu écris sur les Champs Elysées, JB!!!
Pourquoi pas leur vendre Versailles, le Louvre et Notre Dame pour rembourser notre dette faramineuse?
Compte tenu de la nullité de nos gouvernants, la dette se recreusera à peine remboursée…Il restera les Châteaux de la Loire et le Mont Saint Michel…

Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 16h06

N’est-ce pas Paul Reynaud qui avait pensé un moment échanger Versailles (qui eût alors été déplacé pierre à pierre) aux américains contre leur entrée dans la guerre?

(J’ai eu à faire il y a quelques jours du côté de la rue d’Artois, un quartier dans lequel il n’est pas indispensable d’avoir beaucoup de relations avec la réalité. On comprend beaucoup de choses en le traversant).

Jazzi dit: 8 septembre 2026 à 17h13

L’hôtel de la Païva, situé au 25, avenue des Champs-Élysées, est la propriété du Travellers Club. Ce club privé de gentlemen très sélect s’y est installé en 1903, avant d’acheter officiellement cet hôtel particulier d’exception en 1923. Il en assure la conservation et l’entretien depuis lors.

rose dit: 8 septembre 2026 à 19h39

J’ai rencontré et écouté Michel Butor, qui n’avait pas la voix haut perchée.
Par contre, il était assez déroutant qu’il soit vêtu d’une salopette.
Je suis moi-même assez/ plutôt fan des salopettes, mais là, j’avoue, je fus pas mal estomaquée.

rose dit: 8 septembre 2026 à 19h54

Aujourd’hui, c’était un jour anniversaire pour moi, et cet automne, ah la la…
Cela fait huit ans échus que je m’occupe de ma mère, un tiers de min temps.
Je lui ai posté une troisième carte postale avec un timbre Fragonard/ cœur fleuri, centenaire de la parfumerie de Grasse, la carte postale de canotiers à Argenteuil de Monet, en souvenir de ses années de navigation avec mon père, elle le grand marin, qui aurait bien fait le tour du monde en bateau, mais mon père, non.
Et dans l’enveloppe, j’ai glissé un trésor trouvé dans mon jardin : un petit caillou, pas plus gros que l’ongle de mon petit doigt, noir, parfaitement rond et plat : une merveille.
Une lettre postée de Forcalquier met huit jours avant d’arriver à Marseille : oui.
Deux cadeaux à moi adressés pour fêter cet anniversaire : la passiflore a fait une fleur blanche, qui s’est refermée doucettement sur elle-même ce soir. Et une seconde qui la jouxte s’apprête à s’ouvrir demain. C’est A.qui l’a vue, pck moi j’étais scotchée à compter les trucs de la première, la passion du christ. Je n’en reviens pas : ce soir, elle s’est refermée sur elle-même.
Le second cadeau, un bébé ghekko sous mes volets ce matin.

MC dit: 8 septembre 2026 à 20h00

JJJ . Dans les livres dont on ne parle pas , signalons de Marcel Calvez l’ Invention de Broceliande, PUR , 2026. Calvez est sociologue. Un pb; rien n’est mentionné d’antérieur à 1820-1840, or je sais par l’ Archiviste du Morbihan, montée bien plus haut depuis , qu’on dispose de documents médiévaux touchant les visites de Broceliande. Ou elle a menti, ou ces documents émanent de celtomanes qui les ont créés…Il faudra que j’aille à Vannes!

Jazzi dit: 8 septembre 2026 à 20h08

Oui, M. Court.
Devenu ensuite Prisunic puis Mégastorehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Galeries_Lafayette_Champs-Élysées

rose dit: 8 septembre 2026 à 20h13

Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 16h06
N’est-ce pas Paul Reynaud qui avait pensé un moment échanger Versailles (qui eût alors été déplacé pierre à pierre) aux américains contre leur entrée dans la guerre

Cela a déjà été fait, au nord de Manhattan, le long de l’Hudson dans le musée The cloisters où est désormais le cloitre de Saint Guilhem le désert. Etc.

The Cloisters — Wikipédia https://share.google/RbvpztQRMe4LDQvb5

Chaloux dit: 8 septembre 2026 à 20h25

Pas mécontent, D, en dépit de cette saloperie de chaleur que je ne supporte pas, avec une montagne de travail en rentrant… J’aspire de plus en plus à l’inactivité complète (c’est à dire à faire à plein temps ce qui m’intéresse vraiment, je n’y suis pas).

rose dit: 8 septembre 2026 à 20h28

D. dit: 8 septembre 2026 à 9h56
Les pieds, c’est toujours plus important qu’on ne pense.

C’est normal, on tient dessus.
Ai rencontré aussi un type qui faisait du 50.
J’ai mis mon petit pied de 38 à côté de lui, c’était fort impressionnant. Il était fier de ses grands pieds, et moi, j’étais fière de mes petits pieds, mais pas mal estomaquée quand même par la taille.

renato dit: 8 septembre 2026 à 20h36

Notre corps est déjà marqué génétiquement lorsque nous naissons. L’un aura un grand nez, l’autre aura un petit nez.

rose dit: 8 septembre 2026 à 20h42

jean langoncet à 20h26

je l’ai peut être déjà racontée …

Moultes fois.
Mais, que voulez-vous dire en la publiant de nouveau ?

Phil dit: 8 septembre 2026 à 22h56

The Cloisters

ajoutez le cloître cistercien de l’église de Froville dans les Vosges, dear Rosi, démonté vendu à vil prix au millionnaire yankee par des édiles aussi désargentés qu’anticléricaux, redoutable combinaison.

rose dit: 9 septembre 2026 à 3h12

Phil, dear filou,

il y en a plusieurs des cloîtres démontés.
Mais quand, dans les grands hasards que la vie nous réserve, vous passez à Saint Guilhem le désert, qui est un lieu sublime, et qu’ensuite à New York vous visitez ce musée, vous êtes passablement estomaqué.

C’est comme le manège du Petit Pierre, mis en lien en mouvement par Millefeuilles, pourquoi donc a t’il fallu qu’il soit démonté pour être transporté ailleurs ? Même et y compris s’il a fallu une armée de bons bricoleurs.

Enfin, disons-le, Saint Guilhem le désert à New York a perdu son âme. Triste sort.

rose dit: 9 septembre 2026 à 3h17

Phil,

et puis l’édifice néo-romano-gothique construit à cet effet pour les accueillir est d’une laideur incommensurable.

rose dit: 9 septembre 2026 à 4h43

je suis fier de ma judéïté ( : oui et archi oui. )

et inébranlable dans mon soutien à l’état d’Israël

la suite est hyper réjouissante. Merci les britanniques. Bravo.

rose dit: 9 septembre 2026 à 5h04

un plan d’espoir pour l’école comprenant cinq mesures, pour un coût d’environ 4 milliards d’euros.
Hier à 10h30, modifié hier à 13h40, in Le Monde.fr

PISA

Moi, j’ai un plan en trois mesures pour un coût de zéro centime d’euros.

– retour à la dictée ( conjointement, car les deux sont liées intimement, retour à la grammaire).
– retour au par cœur ( et oui à la répétition ).
– retour aux vacances d’été de trois mois avec séjours à la campagne, à la montagne, au bord de la mer, à l’étranger ; sessions d’écologie de protection de la nature et de la faune sauvage.

Découpage en trois : 1/3 les parents. 1/3 à l’étranger, 1/3 en France.

J’ai d’autres idées.
Journées de huit heures, quatre jours par semaine.
Quatre heures le matin réservées aux savoirs savants. Majoritairement français et mathématiques.
Quatre heures l’après-midi réservées à arts, musique, activités sportives, éveil aux sciences naturelles, histoire & géographie et langues vivantes.

Écŕémage soigneux et implacable des gens embauchés auprès des enfants : protection absolue requise. Toute personne incapable de maîtriser ses pulsions sexuelles sera rejetée.

Tous les apprentissages seront prodigués sous une bienveillance absolue, une protection totale de l’enfant et un respect indéfectible d’icelui.

Voilà, cadre requis, structure, rigueur.
Je ne donne pas deux ans avant de redresser la barre.

renato dit: 9 septembre 2026 à 5h43

Puisque le simple concept de « Ruinenwert » leur échappe, il ne peut être que d’une laideur incommensurable.

Cela se produit désormais aussi dans la vieille Europe – dans une moindre mesure, certes, mais cela se produit.

Phil dit: 9 septembre 2026 à 6h33

ensuite à New York

sure dear Rosi, depuis les Cloisters, vue imprenable sur les sises terres siennes d’Harlem. did you know ? certains nouillorquais zathés, pas pauvres mais pas climatisés, viennent rafraîchir leur pomme en été dans les cloisters réfrigérés.

B dit: 9 septembre 2026 à 8h10

Rose, Pisa, je me souviens d’avoir appris à lire et à compter en seconde année de maternelle sans que cela ait été traumatisant. Je ne comprends pas comment les apprentissages de base en maternelle ont pu être rayes de la carte des programmes. Nous étions même classe, premier, deuxième etc, à force d’invoquer la psychologie nous sous-estimons les capacités d’apprentissage chez les jeunes enfants. Donc entre 4 et 5 ans nous apprenions l’alphabet et à lire avec la méthode syllabique, à compter pour commencer avec des bûchettes. Arrivés en cp, nous savions lire , additionner et soustraire.

B dit: 9 septembre 2026 à 8h13

Classés, d’ailleurs la première de la classe en seconde année de maternelle était une petite fille blonde, j’étais seconde et encore maintenant je soupçonne l’institutrice d’alors d’avoir préféré cette jolie petite fille à la petite brune que j’étais.

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