de Pierre Assouline

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La République des livres
Simenon, une oeuvre cousue de fil rouge

Simenon, une oeuvre cousue de fil rouge

De quelle couleur est votre univers intérieur ? C’est le genre de question que l’on n’ose jamais poser à un écrivain tant et si bien qu’on ne la pose pas. Pour autant, cela ne devrait pas dispenser les exégètes, les essayistes, les commentateurs de la creuser. Et quand bien même ne possèderaient-ils pas les clés analytiques pour en décrypter les signes, l’historien Michel Pastoureau a suffisamment labouré ce champ pour qu’on puisse y recourir avec profit. L’exercice est d’autant plus incertain qu’en littérature, une œuvre dans son ensemble n’est pas nécessairement uniforme. Son rythme, sa cadence, sa musique intérieure peuvent aussi bien se conjuguer au singulier qu’au pluriel.

Simenon, c’est le rouge. Tout Simenon : les romans durs comme les enquêtes de Maigret. Étrange pour un romancier atmosphérique unanimement associé au gris, à la grisaille, à la brume du Nord, à la pluie. Jusqu’au cliché et au lieu commun. Le petit saint est son seul roman lumineux ; un hapax au sein des 199 autres ; il est vrai que son héros en est un peintre. Sous sa plume, le rouge charrie une violence et une radicalité qui cadrent bien avec la dimension binaire et hyperbolique de son monde ; elle en renforce le tragique mieux que les tonalités lugubres telles que Simenon les avaient observées non seulement chez les Flamands du XVIIème siècle mais aussi chez ses amis Vlaminck et Buffet. En y regardant de plus près au fil des romans, on se rend compte que maintes descriptions doivent beaucoup à l’impressionnisme sinon au pointillisme.

Point commun avec le peintre Mondrian, Simenon détestait le vert, couleur jugée négative associée à la mort et à la décomposition, tonalité du glauque qui enveloppe souvent ses ambiances. Mais l’importance accordée par le romancier aux couleurs, et en premier lieu aux vibrations de la lumière et à ses variations, conduit à réévaluer leur rôle ; c’est à se demander, comme nous y invite Henri-Kléber Gobron, si ce ne sont pas, dans la puissance crue de leur pureté, des couleurs-matière (Simenon avait « théorisé » à sa manière son usage des « mots-matière », susceptibles d’appréhender la matière à travers le goût, l’odorat, la vue

Dans un entretien accordé en 1979 à un expert de son œuvre, Simenon confessait sa dilection pour le rouge. Bernard Alavoine, qui en a constaté la fréquence dans ses livres, le reproduit dans Georges Simenon et le monde sensible (176 pages, 26 euros, Encrage éditions) et y ajoute ce commentaire :

« Les objets, banals à l’origine, en se teintant de rouge peuvent alors devenir signifiants. Il existe une symbolique du rouge, notamment quand cette couleur s’applique au vêtement féminin. Les souvenirs colorés de la petite enfance liégeoise abondent dans l’œuvre autobiographique et romanesque : le rouge a ainsi une fonction révélatrice grâce à ses qualités esthétiques, puis une fonction symbolique dominée par un contenu affectif ».

L’incommunicabilité, autre nom de la solitude, est au cœur de l’univers simenonien. Mais sont-ils pour autant, avec la culpabilité, les fils rouges qui tiennent souterrainement sa « condition humaine », expression sous laquelle on pourrait rassembler l’ensemble de son œuvre (ce que l’on n’hésiterait plus à faire si Malraux n’avait, hélas, préempté l’expression) ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils participent à son homogénéité, persuadé que l’auteur les a organisés de telle manière qu’ils tendent chacun de ses récits. L’incommunicabilité lorsqu’elle ronge un couple de l’intérieur atteint son acmé dans Le Chat jusqu’à entrainer le lecteur dans sa suffocation même si l’intensité est égale chez le héros des Anneaux de Bicêtre, frappé, il est vrai, d’aphasie à la suite d’une attaque d’hémiplégie et par conséquent privé de l’usage de la parole. Lorsque la solitude s’abat sur un héros venu d’ailleurs, un étranger qui se croyait intégré à la société française et se retrouve soudainement rejeté car soupçonné, c’est double peine (Le petit homme d’Arkhangelsk).

En focalisant son étude sur trois romans (L’Escalier de fer, Novembre, L’Horloger d’Everton) et un texte autobiographique (Lettre à ma mère), Henri-Kléber Gobron en a mis à nu les ressorts intimes les mieux enfouis dans son récent essai sur La solitude des personnages de Simenon (138 pages 25 euros, Encrage éditions). Jusqu’à déceler chez le commissaire Maigret « une sensualité censurée où l’incommunicabilité, dans ce domaine, est de fait ». Poursuivant son analyse là où elle ne s’aventure guère, il cherche à associer cette situation paroxystique à une couleur nécessairement primaire et trouve … le rouge. Les couleurs chaudes représentent 60% des adjectifs utilisés par Simenon contre 15% pour les couleurs froides. Et lorsque Bernard Alavoine lui demande si cela reflète bien la vivacité, l’émotivité, la sexualité avouée, Simenon répond sans hésiter : « Tout à fait ! »

Simenon n’était pas un solitaire, ni même un esseulé, loin s’en faut ; mais il aimait s’isoler de la société avec sa famille que ce fut en Europe ou aux Etats-Unis. Mise à part sa période mondaine et parisienne, quelques années à peine, qui coïncida avec son entrée chez Gallimard, il mettait le monde à distance. La solitude l’angoissait. Il l’associait à l’abandon, au froid. Pire encore que de la vivre seul, c’est de la vivre à deux, voilà ce qui l’obsédait pour l’avoir éprouvé. Le couple qui se forme dans Trois chambres à Manhattan est la réunion de deux solitudes. Les lecteurs de Simenon ont toujours trouvé une certaine consolation dans ses personnages de solitaires ; savoir que d’autres, fussent-ils des personnages de papier, survivaient à cette solitude existentielle les autorisait à la dépasser ; soudain, ils se sentaient moins seuls.

(« Autoportrait », détail d’une exposition de Thomas Clerc à l’Imec jusqu’au 29 novembre, photo Passou)

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commentaires

1 486 Réponses pour Simenon, une oeuvre cousue de fil rouge

renato dit: 10 juin 2026 à 10h41

Pour une fois, je ne m’en fiche pas ; c’est intéressant. Verra-t-on les résultats ?

D. dit: 10 juin 2026 à 10h41

Je vais tenter des expériences avec synthèse de mini-books du futur.
Genre 2 lignes sur un sujet donné, trés circonscrit. Rassurez-vous, je ne vais pas ici publier les luvres quantiques des réalités passées et futures concernant chacun de vous. Je ne me permettrai pas. Je me conrenterai d’en prendre connaissance et puis point barre.

Alfred dit: 10 juin 2026 à 10h46

Je hais la chaleur, lourdingue et assommante, qui vous paralyse et vous énerve, une vraie calamité pour le corps comme pour l’esprit.
Que faire quand on a chaud et qu’on croise dans le rue une personne chaleureuse ?!
On la rabroue. Froidement.
Voilà !

J J-J dit: 10 juin 2026 à 10h58

et quand on rencontre une personne glaçante… on essaie de la réchauffer en la faisant rire un brin.
Et l’on s’en fout pas, car on a pitjié d’elle, elle est malheureuse, ça se voit et se sent sur sa paroi naturaliste 🙂

@ Ch…: vous n’êtes plus fâchée depuis votre dernier orage ?

Christiane dit: 10 juin 2026 à 11h03

Et pourtant, au fil des pages j’éprouve une réaction imprévue en lisant certaines phrases…
Il est l’école et regarde des dessins et peintures d’autres élèves affichés sur un mur. Bien sûr il note les couleurs, bleu clair, jaune, vert, « surtout le rose violacé de la plus grande des taches » ?
Ou encore, « les planchers étaient couverts de tapis de toutes les couleurs, où dominait le rouge sombre. »
Où passant dans la rue et regardant les façades il remarqué qu’un rayon de soleil change tout : « Les roses étaient plus roses, les rouges plus rouges… »
Pourquoi ces rouges qui me seraient indifférents dans un autre livre, ici, me paraissent imprimés en caractère gras. Et ce « surtout » qui me trotte dans la tête.
Comme ça, mine de rien, le rouge devient une couleur obsédante même quand je n’y songe pas.
Qu’en sera-t-il dans la suite du roman et dans d’autres romans de Simenon ?

Christiane dit: 10 juin 2026 à 11h06

JJJ,
J’avais oublié.
J’aimais tant partager mes trouvailles de lecture avec vous. Ça m’a échappé !

puck dit: 10 juin 2026 à 11h59

oui et puis le rouge c’est la couleur du sang des 38 millions de civils, dont la moitié d’enfants, morts à cause des sanctions occidentales.

rose dit: 10 juin 2026 à 12h01

renato dit: 10 juin 2026 à 7h49
Personne ne peut honnêtement expliquer la raison de l’existence de la peinture paléolithique, rose. Il y a des hypothèses : Histoire sociale de l’art de Hauser (vol. I) et Esthétique d’Adorno, mais elles restent de simples hypothèses.

renato,

dans mon petit cinéma personnel, j’ai posé deux hypothèses :
la première aurait été de conjurer la peur.
la seconde aurait pu être de témoigner de son admiration.

Nous reste ce bonheur infini de les contempler. Je n’avais jamais vu les ours, jusqu’à ce matin. Les chevaux, de la grotte Cosquer ont déjà les pattes dans l’eau,

puck dit: 10 juin 2026 à 12h01

les sanctions imposées par l’occident ont tué 38 millions de personnes entre 1971 et 2021.

et on ne trouve aucune trace de cette information dans nos médias.

c’est l’omerta.

non pas que les journalistes l’ignorent, c’est juste qu’ils ne veulent pas en parler.

puck dit: 10 juin 2026 à 12h06

l’occident parle du génocide des indiens d’Amérique, des crimes liés à la colonisation, de la Shoah etc…

tout cela fait partie de notre histoire…

nous avons fait notre repentance sur ces crimes.

nous avons dit : plus jamais ça…

comment expliquer que cet holocauste ne s’est jamais arrêté ?

alors même que nous demandions pardon pour nos crimes du passé, ce crime continuait de se perpétrer au présent ?

comment nos journalistes pourraient-ils en parler ?

c’est juste pas possible.

alors nous avons préféré taire ce crime.

et là, pas de Simenon à l’horizon pour révéler les coupables.

sans crime, pas de criminel.

puck dit: 10 juin 2026 à 12h11

la revue Lancet publie un article dans lequel ils disent que les sanctions ont causé la mort de 38 millions d’humains dont la moitié d’enfants…

et personne n’en parle ?

comment cela est-il possible ?

pourtant Lancet est la revue la plus réputée, la plus fiable, celle qui ne s’est jamais trompée.

tous les médias du monde entier ont relayé cette information sauf les médias occidentaux.

des médias réputézs pour leur transparence puisque nous sommes des démocraties.

des médias réputés pour leur absence de désinformation puisque nous sommes des démocraties.

des médias réputés pour leur courage, prêts à tout révéler dans peur, puisque nous sommes des démocraties.

puck dit: 10 juin 2026 à 12h15

ce nombre est tombé comme une bombe atomique.

les sanctions économiques occidentales ont causé la mort de 38 millions d’êtres humaines entre 1971 et 2021…

ce nombre parait inimaginable.

il suscite l’effroi.

le monde crie que l’on doit en finir avec cette cruauté de l’occident !

puck dit: 10 juin 2026 à 12h17

aujourd’hui il y a Cuba, il y a l’Iran…

les israéliens ont bombardé les sociétés qui fabriquent des médicaments et les hôpitaux pour être sûrs que l’on ne pourra pas soigner les enfants malades.

le massacre continue…

pendant combien de temps encore cela va-t-il se poursuivre ?

puck dit: 10 juin 2026 à 12h24

organisera-t-on un procès de Nuremberg pour punir ces criminels qui ont affamé 38 millions d’être humains ?

trainerons-nous les coupables devant la cour pénale internationale pour qu’ils y soient jugés ?

à non, c’est vrai, j’oubliais : l’impunité !

la fameuse impunité de la classe Epstein !

tout leur est permis, ils peuvent affamer, violer, tuer des enfants, la justice ne parviendra jamais jusqu’à eux.

ils mourront vieux, dans leur lit douillet…

ni les pleurs de ces millions d’enfants affamés dans les bras de leur mères, ni les cris de désespoir de ces mères ne viendront jamais tourmenter leur conscience.

comme l’a dit l’allemand Merz et la rescapée de la Shoah Madeleine Albright : ils ont juste fait le sale boulot… et si c’était à refaire…

Christiane dit: 10 juin 2026 à 12h26

Simenon me ramène à un monde familier.
« C’était une journée sans couleur, sans goût, sans les sons habituels. Il marchait dans le vide… » Tout allait basculer.
« Jusqu’alors, ils avaient vécu les uns avec les autres comme dans un terrier, à l’abri du monde extérieur et, quoi qu’il advienne, il y avait leur mère pour les protéger. (…)
Il y avait un commencement et une fin (…).
son espace vital s’était agrandi et la rue Mouffetard ne constituait plus pour lui qu’un dortoir.
Tout cela commençait à exister, pour Louis, en bordure de sa vie. Le monde s’était peu à peu agrandi à son insu.
Et me voici arrivée à la seconde partie du roman. Je ne sais en quelle année je vais retrouver Louis. « Les dates chez eux ne comptaient guère. Il n’y avait pas de calendrier au mur. On comptait plutôt par saisons. »
J’attends quelque chose, je ne sais quoi. Ce roman est comme la pluie. Il pleut. Peut-être y aura-t-il un arc-en-ciel, celui promis par Renato ?
Et là, c’est l’explosion la joie totale.
Il est radieux en entrant dans ce magasin dont un rayon entier est réservé aux peintures pour artistes.
Il demande avec ferveur des « couleurs pures » , rejetant les couleurs sombres et tristes. Il n’ose croire à son bonheur.
Et il peint, enfin.
Je n’ai pas évoqué tout le glauque qui l’entourait. Je savais qu’il le traverserait.
Bien, je vous laisse à vos oiseaux et autres domaines de vos pensées. Je veux savourer seule la fin de ce roman.
Bonne journée à tous.
Simenon et la couleur rouge ? Toujours pas convaincue mais ça n’a aucune importance car sans ce billet, je n’aurais pas lu « Le petit saint ».

Chantal dit: 10 juin 2026 à 12h42

la première femme de Simenon, Tigy était peintre, c’est à son contact qu’il a fréquenté les couleurs, il ne reste pas grand chose de son oeuvre, l’ogre lui a envoyé beaucoup de lettres d’amour à leurs débuts :

https://culture.uliege.be/jcms/prod_63152/fr/petit-portrait-de-l-artiste-en-amoureux-transi?fct=mail&redirect=http%253A%252F%252Fculture.ulg.ac.be%252Fjcms%252Fc_39270%252Ffr%252Fenvoi-de-mail-confirmation&jsp=admin%252Fmail%252FmailPublication.jsp

renato dit: 10 juin 2026 à 12h46

Rose : certains pensent que les peintures ont été réalisées pour favoriser une chasse fructueuse. D’autres croient que le motif est un rituel magique pour traverser le mur (chamanisme ; atteindre une autre réalité), ou encore des pratiques similaires.

Certaines ont tenté d’interpréter ces peintures en les comparant à l’art rupestre des Aborigènes d’Australie, ignorant le fait que le contact avec les Occidentaux a altéré la mémoire orale transmise de génération en génération.

Je pense, quant à moi, que ces représentations étaient des affirmation du moi et qu’elles répondaient à un besoin de communiquer.

Chantal dit: 10 juin 2026 à 12h48

Georges veut, par cette correspondance monomaniaque et abondante, halluciner Tigy, comme s’ils étaient là, ensemble, enfin. Il l’interpelle sans cesse : « mon amour, ma Gigi » ; il multiplie les appellations tendres, mendie sa présence :

c’est beau comme du Chaloux …

FL dit: 10 juin 2026 à 12h49

Après recherches ce n’est pas un article de l’Express que j’avais en tête. Peut-être un article du Point si j’en crois les premières lignes de l’article suivant, qui a l’air bien alléchant, et qui porte sur les rapports de pouvoir chez Emmaüs. Un élément bien important quand on vient à parler de Morale. Aussi étonnant que ça puisse paraître. Il faudrait aussi apporter le côté pépètes. « Les signes de la charité et la réalité de la justice », comme disait Barthes. (« Justice » au sens de l’Idée pas de l’institution humaine bien sûr.)

https://www.lepoint.fr/societe/comment-emmaus-est-mine-par-une-guerre-de-pouvoir-apres-le-scandale-entourant-l-abbe-pierre-21-08-2024-2568418_23.php

FL dit: 10 juin 2026 à 12h52

Légèrement marxisant l’article « Iconographie de l’abbé Pierre » quand on y songe. Et le Marx athée, celui sur « l’opium du peuple ».

FL dit: 10 juin 2026 à 12h56

Frédéric Pagès dans « Le Canard enchaîné » trouve que le nouveau chef d’oeuvre de Sansal eh bien on sent qu’il a été écrit en 40 jours. Et ça n’est pas un compliment.

Honoré de Balzac a écrit « La Cousine Bette » en 4 mois soit 120 jours. Et Balzac était un énorme bosseur. Et « La Cousine Bette », c’est un véritable chef d’oeuvre.

Pour donner une idée sur les délais de fabrication.

Jazzi dit: 10 juin 2026 à 13h18

Personne pour parler du « Combat toujours perdant » de Michel Houellebecq, qui vient de paraître ?

« Quatre ans après les 700 pages d’Anéantir (Flammarion, 2022) qui pesaient leur poids d’interrogations et discordes possibles entre lecteurs, fidèles ou déçus, du romancier star, Michel Houellebecq publie un nouveau livre, beaucoup plus court mais au titre aussi peu optimiste : Combat toujours perdant. »
https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/03/26/combat-toujours-perdant-le-grand-rire-triste-de-michel-houellebecq-poete-defait_6674307_3260.html

Jazzi dit: 10 juin 2026 à 13h31

Mort du documentariste Daniel Costelle, à l’âge de 90 ans.

« Daniel Costelle, disparu mardi à l’âge de 90 ans.
Il avait écrit et réalisé la célèbre collection documentaire « Apocalypse » avec son épouse, Isabelle Clarke.
Il a consacré sa vie à une seule ambition : rendre l’Histoire accessible au grand public, sans jamais rien céder sur l’exigence ni sur l’émotion. Des ‘Grandes Batailles’ à ‘Apocalypse’, il a façonné une œuvre qui a marqué des millions de téléspectateurs. »
La série « Apocalypse » basée uniquement sur des images d’archives, sans interviews d’historiens, avec des images restaurées, sonorisées et colorisées, a bouleversé le genre documentaire et créé une nouvelle façon de raconter l’Histoire. » (« Toute l’Histoire », 4 juin 2026)
https://www.facebook.com/INAmadelen/posts/pfbid02V1Bxbj8CHhcz9EE29SSSmdBoi53de2R1nHyFS8aDra3R945jpt4v2qBPsVdCPPFHl

Patrice Charoulet dit: 10 juin 2026 à 13h43

Langue française

Les fautes d’orthographe sont rares dans Le Canard enchaîné. Dans le numéro de ce ce jour, on lit une faute de français, ce qui est assez rare aussi : « Le couple préisdentiel la bat froid ». La seule construction possible est « battre froid à quelqu’un ». Il fallait donc écrire : « Le couple présidentiel lui bat froid. »

renato dit: 10 juin 2026 à 14h08

« Sans parler de la rapidité d’exécution de Stendhal… »

Parfois, on termine plus tôt que prévu, d’autres fois, le travail reste en suspens pendant des années.

Christiane dit: 10 juin 2026 à 14h10

C’était beau, Passou, ce beau roman lumineux. J’aime le visage d’enfant à la fin. Dire que j’ai traversé la guerre et pourtant à le suivre, toujours l’enfance et il ne le sait pas. Bonne route à votre Rouge, moi je garde le petit saint comme un talisman. Je retourne sur mon île au soleil vert. À un de ces jours….

renato dit: 10 juin 2026 à 14h10

Parmi les spéculations, rose, celle de Gombrich.

« Imaginons découper une photo de notre diva ou de notre joueur préféré dans le journal d’aujourd’hui. Voudrions-nous prendre une aiguille et leur percer les yeux ? Cela nous serait-il aussi indifférent que de faire un trou dans n’importe quel autre point du journal ? Je ne pense pas. Bien que l’esprit clair je me rende très bien compte qu’un tel geste contre le portrait ne peut faire le moindre mal à mon ami ou à mon héros, néanmoins, à l’idée de le réaliser, j’éprouve une vague répugnance.
On ne sait où survit la sensation absurde que ce qui est fait au portrait est fait à la personne qu’il représente. Or, si je ne me trompe pas sur ce point et si cette impression bizarre et irrationnelle survit même chez nous, en plein âge atomique, il est peut-être moins surprenant qu’elle ait existé un peu partout chez les peuples dits primitifs.
Dans toutes les régions du monde, des médecins ou des sorcières ont essayé de pratiquer la magie à peu près de la manière suivante : ils ont fabriqué une marionnette grossière à l’effigie de l’ennemi, dans l’espoir que les dégâts lui tomberaient dessus, ils lui ont transpercé le cœur ou l’ont brûlé. […] Les primitifs sont encore plus hésitants lorsqu’il s’agit de distinguer l’objet réel de sa représentation. Un jour, à un artiste européen qui avait dessiné leur troupeau, les indigènes demandèrent avec angoisse : « Si vous enlevez les animaux, de quoi vivrons-nous ? ». »

closer dit: 10 juin 2026 à 14h17

« Combat toujours perdant » ne vient pas vraiment de sortir JB. Je l’ai acheté et lu il y a plusieurs mois.

« Non cette vie n’est pas suffisante, elle ne peut
contenir la millième partie de nos rêves »

Et pour se remonter le moral:

« L’image de la mort grandit sous les secondes
dont le terne déclic résonne dans le vide,
son visage lépreux se change en gueule avide,
mes paroles se changent en hurlements immondes.

Et c’est ainsi que je me sépare du monde. »

vedo dit: 10 juin 2026 à 14h19

Feria del libro, des centaines de casitas and le Central Park de Madrid.
En plus, la circulation de vpoitures à Madrid est remarquablement facile, en comparaison de Manhattan ou Paris. Et les taxis surabondants dans des voitures raisonnables (je n’ai pas besoin d’une Mercedes pour aller de A à B). Des services souriants et prévenants partout. Une ville vraiment agréable.

Christiane dit: 10 juin 2026 à 14h20

Rose,
« Homo spectator de Marie José Mondzain ( Bayard)
Elle entre dans la grotte Chauvet…

renato dit: 10 juin 2026 à 14h33

rose, compte tenu de la grande qualité des images et considérant les conditions de travail ainsi que les outils rudimentaires dont les peintres disposaient, on peut déduire que ces artistes ne s’improvisaient pas et ne peignaient pas occasionnellement. Ils étaient, en quelque sorte, des professionnels, maîtrisant leur art par la pratique.

Les plus anciennes preuves confirmées de l’utilisation consciente de pigments remontent à environ 300 000 ans. Les artistes se procuraient les pigments nécessaires à partir de matériaux disponibles dans la nature. Les pigments les plus courants étaient les ocres dont les nuances peuvent varier du rouge au jaune d’or en passant par le brun clair (les rouges, plus ou moins riches en oxydes de fer). Des substances grasses étaient utilisées comme liants. Les couleurs obtenues avaient une forme semi-liquide ou pâteuse.

renato dit: 10 juin 2026 à 15h02

rose, dernier passage chez nos ancêtres
Nous ne pouvons pas savoir s’ils pratiquaient des rites magiques, mais il est probable qu’ils pouvaient se manifester à travers des images, des sentiments et des idées qui correspondent à ce que nous appelons religion.

À ce propos, a quelques livres de Leroi-Gourhan (la religion de la préhistoire) et d’Annette Laming-Emperaire.

Intéressants, même si l’association femme-bison ou femme-bison-cheval, me paraît tiré par les cheveux. Mais je suis d’accord avec le fait l’idée que l’art paléolithique puisse être une magie propitiatoire de chasse et de fertilité était inacceptable (en fait, la faune consommée correspond très rarement au bestiaire de l’art pariétal).

Soleil vert dit: 10 juin 2026 à 15h12

FL dit: 10 juin 2026 à 12h56
Frédéric Pagès dans « Le Canard enchaîné » trouve que le nouveau chef d’oeuvre de Sansal eh bien on sent qu’il a été écrit en 40 jours. Et ça n’est pas un compliment.

J’irai cracher sur vos tombes écrit parait-il en 10 jours. Gallimard n’a pas été tendre avec Boris Vian. Maintenant il le publie en Pleiade.

Jazzi dit: 10 juin 2026 à 15h25

Mais à qui donc « Le couple présidentiel lui bat froid. », Patrice Charoulet ?

Jazzi dit: 10 juin 2026 à 15h28

Oui, closer, mais on a guère entendu parler du dernier livre du plus grand (ou célèbre) écrivain français actuel !

peut importe le temps d’écriture, l’essentiel c’est le résultat.
Ceux qui ont lu « La Légende » de Boualem Sansal pourraient-ils nous en parler ?
Aucun exemplaire à ce jour dans les bibliothèques de Paris…

D. dit: 10 juin 2026 à 15h29

Vous avez des infos, Phil ?
Quelle terrible affaire ! La France ne cesse d’être secouée par des affaires et toutes les institutions tombent en ruine. Partout, absolument partout. C’est vraiment la fin d’une civilisation, initiée par la déchristianisation, les offenses permanentes à Dieu, la dépravation toujours plus grande des moeurs. Ce qui confirme cette fin de civilisation, c’est l’absence totale de réaction et de courage. Les gens constatent, se lamentent et ne lève pas le petit doigt pour changer quoi que ce soit. Non non : avec une lâcheté incommensurable, ils se réjouissent que leurs enfants qu’ils ont mal éduqués aillent s’installer pour toujours à l’Étranger. Sans du tout se soucier du devenir de la nation plus que millénaire dix fois libérée des oppresseurs par leurs ancêtres, eux, valeureux, lucides et bien plus civilisés que ces misérables rejetons rabougris bien indignes de l’arbre majestueux.

J J-J dit: 10 juin 2026 à 15h46

@ Je pense, quant à moi, que ces représentations étaient des affirmations du moi et qu’elles répondaient à un besoin de communiquer (16.46)

-> MOI, TARZAN -… TOI, JANE
A l’époque, ils ne savaient pas encore que le MOI fût haîssable. Pas plus que le « Surmoi ». « Ca », on en est sûr, on spéculait pas sur les topiques en bourg. Pour se couvrir de pigments, ils n’avaient pas de feuilles de vigne, que des feuilles de figuier.

@ « mon amour, ma Gigi » (12.48)
-> Oufl & wouarfl : on a failli croire qu’elle avait pris la tangente sur la chaloupe de Georges. Mais si, meuh non ! 🙂

@ et vous, FL-LF, combien de temps pour le lire ? Fred Pagès veux-je dire…, moi, j’ai mis moins d’une minute. L’est pas tjs bin inspiré… Fallait bin que le Volatile y tombe sur le poil pour rester dans sa ligne, hein ? (caca, Sansal Grasset) …

@ et l’Autre, Mister 180 Diko, itou : « Le couple préisdentiel (sic) lui bat froid ».

J J-J dit: 10 juin 2026 à 16h05

La PDF a survolé la Statue de la Liberté.
Merci au maire de New-York de l’y avoir autorisée.

closer dit: 10 juin 2026 à 16h08

Il est trop tôt pour que « Légende » soit en bibliothèque publique. Ceci dit il n’y sera peut-être jamais…

D. dit: 10 juin 2026 à 16h26

C’est vraiment pas compliqué de survoler la statue de la Liberté.
Le non-événement par excellence.
Ce qui est compliqué, c’est d’acheminer aux USA un avion ayant un rayon d’action de 1300 km/h et non ravitaillable en vol. Si vous pouviez développer ce volet, JJJ ?

D. D. T. dit: 10 juin 2026 à 16h28

@ 16.08, en attendant F. P.
———-
Dans cette chronique de sa détention en Algérie, l’écrivain passé avec fracas de Gallimard à Grasset, traite mieux ses amis d’extrême droite Retailleau et Villiers que ses lecteurs. Entre considérations mystiques, règlements de comptes et zones d’ombre, le livre se perd dans un hermétisme fâcheux et peine à éclairer l’épreuve qu’il prétend raconter.
—-
Il aurait écrit ce récit en quarante jours. Cela se sent. Lors de sa rupture avec Gallimard, le problème avait surgi : le livre méritait un peu plus de cuisson. Répétitions, construction foutraque, et un flou pénible sur le quotidien de sa détention, infligée pour atteinte à la sûreté de l’Etat, terrorisme et espionnage – des accusations grotesques comme le régime algérien en produit au kilomètre. Sur l’élément déclencheur – le soutien de Sansal à la thèse selon laquelle une partie de l’Ouest algérien appartiendrait au Maroc – l’écrivain ne s’explique pas. Pas davantage sur sa décision de retourner en Algérie après avoir lâché cette bombe. Cueilli à sa descente d’avion, condamné à cinq ans de prison ferme sans avoir pu bénéficier de l’assistance d’un avocat, le voilà finalement gracié par le président Te.bboune, qui ne s’attendait pas à une telle vague de protestation ni à l’activisme de l’Ely.sée. Aujourd’hui, le funambule se déclare prêt à refaire le voyage, comme s’il voulait compléter à tout prix son récit sur cette institution effarante qu’on appelle « prison », qu’elle soit algérienne ou française. Pour avoir une image nette de ce que S.ansal a vécu pendant un an, on doit se reporter aux interviews qu’il a données, par exemple celle diffusée sur France Inter le 24 novembre 2025, juste après sa libération. Ses propos y sont aussi passionnants que son livre est décevant. En studio, l’homme est affûté, gouailleur, précis. Une transcription de ces entretiens aurait pu faire un très bon bouquin. Celui que Grasset publie aujourd’hui risque bien de finir ses jours au rayon hermétisme. La prison ? « Le bien et le mal s’y inventent mutuellement, dans la même base orthogonale, comme s’ils avaient besoin l’un de l’autre pour construire l’unité créatrice. » Quant à la « Légende » – avec une majuscule – qui donne le titre au livre, c’est « une vérité première, une morale », « une aura », comme une providence qui lui « dessine un rôle fabuleux ». Le Saint-Esprit n’est pas loin. Le diable non plus. Il s’appelle Antoine Gallimard, et il a droit à un chapitre salé. « Vingt-sept ans d’amitié sans nuage » effacés d’un coup. Après avoir mis à la disposition des époux Sansal un appartement « très élégant, très familial », l’éditeur, selon la version de l’écrivain, aurait sommé le couple de partir « sous huitaine » (« On sort d’une prison, meurtris, humiliés, et on se retrouve SDF ! »). Heureusement, il a des amis. Pas seulement le comité Benedetti-Lenoir, qui œuvra pour sa libération, mais d’autres, très engagés, à qui Sansal rend hommage. A commencer par Bruno Retailleau (« mon ami », « mon vieux copain »), qui incarne la « possibilité d’un rapport de force assumé » contre le régime algérien et l’islamisme, un costaud doté d’« une puissance étrange qui transforme un nom en espérance ». Même adulation pour « [s]on ami Philippe » (de V.illiers), même gratitude envers les moines traditionalistes de l’abbaye de La.grasse après « des conversations essentielles ». « Les Croisés contre les barbus », (Grasset, 252 p., 22 €).

renato dit: 10 juin 2026 à 16h28

Ce retraité, pourtant pas pauvre, devrait consacrer son temps à cultiver sa conscience collective plutôt qu’à continuer de dire des bêtises. L’affirmation de soi n’est pas une chose d’hier, toutefois bien, une fois les limites de JJ-J établies, car quand un peut dire « pour se couvrir de pigments », il est inutile de développer.

J J-J dit: 10 juin 2026 à 16h35

@ 16.26, Les neuf avions ont été construits et testés sur place depuis deux ans et ont décollé de Boston ce jour avec nos meilleurs patrouilleurs français.
C franchement pas compliqué à comprendre.

renato dit: 10 juin 2026 à 16h36

Ah ! C’est vrai ! lui il sociologise, donc toujours des œillères et un champ de vision restreint.

J J-J dit: 10 juin 2026 à 16h40

16.28 C’était pour le plaisir de ne point trop humilier votre vanité, selon ma méthode habituelle. Hélas, vous tombez toujours dans le même panneau.
Un effet de votre retraite vieillissante, sans doute ?
(Nous apprécions vos nouvelles interventions sur l’X, toujours en pointe de la modernité branchée, RM – Il ne vous reste plus qu’à vous épancher sur sur TikTok, à moins que cela ne soit déjà fait). Bàv,

J J-J dit: 10 juin 2026 à 16h44

Ah ! C’est vrai ! Lui il psycho-psychanalyse l’esthétique pariétale sans œillères
(***au secours, edgar momo !… On aurait besoin de complexitude fraternitaire, plutôt que fratricide, hein ? 🙂

pourmapar dit: 10 juin 2026 à 18h02

« Homo spectator de Marie José Mondzain ( Bayard)
Elle entre dans la grotte Chauvet…

Vous avez lu son livre? 🙂

J J-J dit: 10 juin 2026 à 18h06

Il suffit juste de provoquer un brin la vanité des gens, et ça répond toujours par le déni, @ la RDL ou sur le zinc à Bétove, plutôt que d’obtenir le silence. Psycho à dix balles, que disait le Pr Heuyer, et personne n’en est exempté 🙂

pourmapar dit: 10 juin 2026 à 18h08

J’ai repris posé sur une étagère de ma bibliothèque le : La naissance de l’art précédé d’un entretien avec Pierre Soulages chez Taillandier 2006.
Vingt-six chapitres qui font le tour de la question et de ses interrogations.
Passionnant!
Je vous recommande le dernier Lorblanchet aussi…

D. dit: 10 juin 2026 à 18h15

Ces Alphajet ont évidemment été fabriqués en Europe.
Pour aller aux USA, il faut d’une part utiliser des bidons additionnels portés sous les ailes, d’autre part faire plusieurs escales de ravitaillement. C’était ça la bonne réponse.

J J-J dit: 10 juin 2026 à 18h23

@ c’est vous que j’haime en rouge,
Comment comprenez-vous cela, maestri ?
moi, je trouve que c’est une locution-valise pour amalgamer l’amour et la haine (je thème, moi non plus). Ce qui vous attire, je pense, « donc je vous suis ». Hein ?

(nb/ ils n’acceptent que KURU au scrabble, on peut s’en tirer sans trop chalouper si on a deux U au lieu du k)

J J-J dit: 10 juin 2026 à 18h28

@ C’était ça la bonne réponse.

Alors, pourquoi avoir posé la question, banane ?
Pour le suspense à l’hameçonnage ou vous faire accroire ??? Et les poules de Chaville Alpha-Jets, dans toussa, que pensent-elles de vous, au juste ? Elles s’ennuient la quantique, en attendant leur purée d’enhives, peut-être ? Hurc – kuru.

Christiane dit: 10 juin 2026 à 19h01

Pourmapar – 18h02
Evidemment! et je l’ai souvent cité sur la Rdl. Je l’ai surligné (au crayon) tant il est percutant. C’est d’ailleurs un lecteur d’ici qui l’avait conseillé.
P. 33
« Un homme quitte la surface de la terre et s’enfonce dans une grotte. Il y progresse jusqu’en un lieu qu’il choisit pour s’arrêter. Ce lieu loin du soleil n’est que ténèbres et l’homme l’éclaire avec une torche. C’est sans doute parce que le feu des torches est sans cesse dansant que l’homme voit danser les ombres et sortir des parois des figures fugaces (…) Un lieu inhabité qui n’est pas destiné à l’habitation.. Ces lieux sont choisis pour les images et souvent pour le culte des morts.(…) Face à la roche, il se tient là, debout dans l’opacité d’un face-à-face confronté à la muraille. (…) L’homme va se livrer à deux sortes d’opérations, soit qu’il enduise sa main de matières colorées, soit qu’il remplisse sa bouche de ces pigments sous une forme plutôt liquide (…) un orifice qui aspire et qui souffle. L’homme souffle sur sa main qui ne tient rien. Il respire, il expire.
Il arrive que la main soit directement trempee dans les pigments, immergée dans la couleur et que l’homme la pose sur la roche. (…) I’m faut que la main se retire. Mais ce n’est pas sa main maculée de pigments que l’homme regarde car apparaît devant les yeux du souffleur l’image, son image, telle qu’il peut la voir alors que sa main n’est plus là. (…) Elle indique une capacité fondatrice du sujet qui pose une premier regard sur la trace de son propre retrait.(…) une trace vivante mais séparée de soi.
La paroi est un miroir de l’homme, mais un miroir non spéculaire et cette main est le premier autoportrait de l’homme. »

P. 45
« Faire une image, c’est être au monde l’homme comme spectateur. Être un humain, c’est produire la trace de son absence sur la paroi du monde (…) C’est donner à voir à un autre. »
Ce livre va très loin car s’appuyant sur la littérature, la philosophie, Marie José Mondzain interroge les spectateurs que nous sommes devenus. » Homo spectator », c’est l’homme qui le premier a inscrit une trace hors de lui. Le message de cette lointaine humanité est précieux.
Elle est philosophe et directrice de recherche au CNRS.
C’est très beau et parfois difficile.

Chaloux dit: 10 juin 2026 à 19h04

« Je ne veux pas entendre… », « on ne réagit pas à un drame par des cris »…

Mais qu’il se casse, c’est vraiment devenu insupportable. Cela dit, quand il aura débarrassé le plancher, m’étonnerait que cela se borne à des cris. Piteux personnage.

Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam, sont peut-être rouges mais certainement pas Simenon. Il serait pour moi plutôt lichen, aquarelle très délavée. Il tire quasi toute son oeuvre de ces teintes passées, de l’atroce monotonie de certaines existences qui le fascine. Je l’ai pas mal lu après avoir vu Michel Serrault dans Les fantômes du chapelier, chapelier du reste assez épuré par Chabrol pour le rendre encore plus simenonien (occultation d’un passé glorieux d’aviateur présent dans le récit).

(Sur Boualem Sansal Rarement lu papier plus bas et plus crasse que celui d’une Madame Nathalie Funès dans L’Obs -cène-. Un must dans son genre.)

renato dit: 10 juin 2026 à 19h06

« Dans la théorie de l’évolution darwinienne, une forme primitive de conscience aurait émergé il y a environ 200 millions d’années dans les cortex cérébraux primitifs des mammifères, leur conférant une conscience corporelle et une perception du monde environnant et guidant leur comportement. »
Thomas Metzinger

D. dit: 10 juin 2026 à 19h20

Quel mauvais perdant, ce JJJ.
De plus, personne ne l’obligeait à jouer.
Par ailleurs je suis scandalisé de ses sous-entendus relatifs à mon havre chavillien, cette Terre promise où je vis dignement heureux avec mes poules en cultivant très honnétement l’endive.
J’en viens à me demander s’il n’essaye pas de projeter sur mon bonheur jalousé un certain mal de vivre charentais.

Chaloux dit: 10 juin 2026 à 19h23

Ce vieux crétin de Gigi la visqueuse n’a jamais réfléchi à rien sauf à obéir, mais se croit autorisé à tout commenter.

Hurkhurkhurk !

Christiane dit: 10 juin 2026 à 19h36

« (…) sont peut-être rouges mais certainement pas Simenon. Il serait pour moi plutôt lichen, aquarelle très délavée. Il tire quasi toute son oeuvre de ces teintes passées, de l’atroce monotonie de certaines existences qui le fascine. Je l’ai pas mal lu après avoir vu Michel Serrault dans Les fantômes du chapelier, chapelier du reste assez épuré par Chabrol pour le rendre encore plus simenonien. »

Excellent !

renato dit: 10 juin 2026 à 19h39

Thomas Metzinger, directeur du groupe de philosophie théorique au département de philosophie de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence ; membre du conseil de la Fondation Giordano Bruno. Il est considéré comme le représentant européen le plus influent de la philosophie de l’esprit.

La citation de 19h06 est tiré de son The Ego Tunnel: The Science of the Mind and the Myth of the Self.

Jean Langoncet dit: 10 juin 2026 à 19h44

(Ah, les préjugés de rombières … ce cul de basse fosse a vocation à les accueillir)

Chaloux dit: 10 juin 2026 à 20h44

Pauvre Langoncet, son antisémitisme mécanique, sa vertu et son Huma que personne ne veut plus lire et qui ne vit plus que de la charité publique.

Hier, les communistes ont voté à 61% leur nouvelle ligne. Pas commode quand on est 12…

(L’affiche rouge contre cent millions de morts, massacres, famines organisées etc… Quelques innocentes rombières n’y auraient-elles pas été préférables?).

Hurkhurkhurk !

J J-J dit: 10 juin 2026 à 21h42

@ projeter sur mon bonheur jalousé un certain mal de vivre charentais.

Bien vu, c exactement cela ! Quelle finesse d’analyse, ce « mon bonheur chalousé » !…
Mieux que du RM avec ses critères sans œillères de petit-duc pivotant la tête à 180° celsius,

@ On attend la réaction du troll d’henriette chachale, qui se croit, en général, obligé de toujours sur commenter les propos d’icelle, pour la conforter dans la pertinence de ses propres é-mois de rombière visqueuse, depuis son séjour aux CDBF de l’RDL.

J J-J dit: 10 juin 2026 à 21h51

Il ne commentait pas tout, mais réfléchissait beaucoup. Et ses « réflexions » étaient profondes, (s’étendant partout à la ronde) : des insultes récurrentes en guise de pensées rouges-kurdes, toujours étonnantes de par leur extrême richesse d’invention …

J J-J dit: 10 juin 2026 à 22h27

Sans outils spéciaux, il atteignait souvent son cœur de cible. Simple question d’intuition et de bon sens, en mentalité pré-logique. Et l’impact faisait très mal puisqu’elle provoquait toujours une riposte peu étayée (euh… peu outillée).
BN aux érudits péteux & autres urubus charognards (des rapaces toujours utiles).

rose dit: 11 juin 2026 à 4h42

Aurélie Nemours vitraux
carte blanche aux artistes
Raphaël Imbert, saxophoniste et Yves Zurstrassen peintre et J-L di Fraya, batteur et voix.

Le fil rouge de Salagon.

Pas de consignes données aux artistes. Yves Zurstrassen a travaillé six mois en venant régulièrement dans le lieu observer et s’imprégner, s’inspirer, des vitraux, rouge sélénium et des pierres.
Dans le prieuré, une fresque a été retrouvée, pas tout à fait intacte, qui représente saint christophe traversant de l’eau en portant l’enfant jésus sur ses épaules. Une grande partie de la fresque est faite d’ocre rouge.

Le travail du saxophoniste est de l’improvisation. En accord avec le batteur.

rose dit: 11 juin 2026 à 4h54

La première teinture a éte extraite de la garance voyageuse, ses racines.
La seconde de la cochenille du chêne kermès.
Puis, on peut partir du sésame pour obtenir une teinture. en Asie
On obtient le zinzolin à partir du sésame. Violacé.
Ensuite, le henné, plante asiatique : teinture des cheveux et du corps, lors de cérémonies.
En Afrique, teinture à partir d’une céréale, le sorghô.
Bois : Le tuya rouge
le red cedar
pernambouc bois rouge ( il me semble que de ce bois précieux, on fait une pièce pour les violons sur laquelle se reposent les cordes. )
Enfin, la cochenille mexicaine sur le figuier de barbarie :
au Mexique, teinture d’un rouge « très marqué » à partir de la cochenille du figuier de Barbarie ( bis ).

Voilà l’inventaire du rouge, y rajouter le murex.

rose dit: 11 juin 2026 à 4h55

je viens de gonfler mon matelas, petit déj.et hop à l’eau ( de mer ) ( sera glacée pck mistral fou ).

rose dit: 11 juin 2026 à 4h57

renato

à vous lire, votre hypothèse, ai cru comprendre que, si c’est l’expression du moi, l’homme préhistorique serait déjà artiste ?
Cela m’a abalobée.

rose dit: 11 juin 2026 à 5h00

ai lu tout le monde.
Dans les reliefs des parois dss grottes, utilisés à extrêmement bon escient dans les peintures pariétales, un jour, sur un relief bombé, on a trouvé, noire, une toison pubienne symbolisée par un triangle.

rose dit: 11 juin 2026 à 5h01

D.

je ne m’en fous pas quoique ce ne soit pas mon sujet de prédilection, de préoccupation.
Pouvez-vous suggérer les applications découlant de votre travail sur les lettres ?

Chaloux dit: 11 juin 2026 à 5h13

La vilaine rosse gonfle son matelas. La Gigi nous prend pour un matelas.

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

Chaloux dit: 11 juin 2026 à 5h16

Un petit tour au théâtre de la Scala de Paris? Pas beaucoup de réactions… France dégueulasse.

B dit: 11 juin 2026 à 5h49

C’est une question d’amalgame, comment ne pas critiquer la politique de BN, les lycéens présents et autres pourtant supposés intelligents et donc susceptibles de faire la différence entre un pouvoir d’État et des personnes de confession juive ont laissé libre cours à la bêtise, un anti-émétisme latent? la grégarité qui entraine très souvent les groupes à réagir de façon idiote quand ce n’est pas violemment. Des moutons de Panurge qui n’auraient pas encore acquis le sens de la nuance. Selon ce que j’en ai lu, le discours de Frédéric Biessy faisait part de son désaccord avec les actions de plusieurs chefs d’Etat, Trump, Poutine, BN. La question juive comme celle de la Palestine sont toujours inflammables . Auriez-vous aperçu la Française de retour de la flotille , pourvue d’une minerve en raison de l’accueil réservé aux gens qui osent protester contre ce qui se passe aussi bien du côté de Tsahal que des colons en Cisjordanie?

Jazzi dit: 11 juin 2026 à 5h53

Actuellement sur ARTE et ce que j’en disais à sa sortie en salle à l’époque

« Parasite » de Joon-ho Bong

6 juin 2019 à 10 h 31 min

De Joon-ho Bong je n’avais vu que « Snowpiercer » dont je garde le souvenir d’un brillant film de divertissement, sans plus.
C’est donc d’un oeil relativement vierge que j’ai découvert « Parasite », précédé du tintamarre de sa récente Palme d’Or cannoise et de l’incroyable unanimité d’une critique enthousiaste, chose somme toute assez rare : une écrasante majorité de cinq étoiles !
Dès l’abord, deux familles et deux mondes s’affrontent, celui du sous-sol, puant, humide, malsain et misérable, et celui de la surface, de la lumière, du confort, de l’aisance et des privilèges. Le petit monde du chômage, de la précarité et de la débrouillardise face à celui de l’argent, du luxe et de la beauté (magistrale illustration de cette différence par… l’odeur !).
Aucun contact possible entre ces deux mondes que tout sépare et entre lesquels, inexorablement, l’écart tend à se creuser de plus en plus, sinon par le biais de la domesticité.
Pour s’en sortir, la famille du sous-sol, les Ki-taek, doit faire preuve d’intelligence, là où l’autre, les Park, n’a qu’à se laisser porter au gré d’un vent favorable.
Très vite j’ai pensé à « Théorème » de Pasolini et à la prise de possession de toute une famille de la bonne bourgeoisie industrielle de Milan par l’ange d’amour incarné par le jeune Terence Stamp.
A part qu’ici, les séducteurs se démultiplient en quatre, et que l’angélisme est proprement diabolique.
Et c’est ainsi que d’un cinéma d’auteur, en apparence, nous passons peu à peu à une cinéma de genre, celui de la comédie italienne et de « Affreux, sales et méchants » de Ettore Scola !
Au mi-temps du film, tandis que je me demandais vers quelle morale allait bien pouvoir nous conduire cette fable sociale savamment mise en place par Joon-ho Bong, alors que les quatre membres de la famille Ki-taek ont pris possession de la maison des Park, la fusée concoctée par notre habile cinéaste-scénariste va soudainement révéler un second étage et un second sous-sol !
On s’enfonce alors dans des profondeurs abyssales et passons à un tout autre niveau.
De la comédie italienne nous glissons dans le monde tout à la fois absurde, surréaliste et politique des pires films d’un Luis Bunuel !
Beaux plans des rues de Séoul, tout en escaliers, et vertigineuse séquence des remontées des égouts qui voit la merde envahir toute la ville, et nous rappelle qu’en Corée du Sud, que l’on soit riche ou pauvre, plane éternellement la menace voisine du dictateur fou de la Corée du Nord dont le doigt sur le bouton nucléaire à de quoi rendre tout le monde paranoïaque !
Certes, on peut trouver quelques longueurs avant d’atteindre la résolution finale (pléonasme) du film, mais la sinuosité de l’histoire qui nous est contée par Joon-ho Bong semble ne pouvoir en faire l’économie.
Grand film époustouflant de virtuosité et de modernité dans un monde entièrement connecté, qui laisse loin derrière lui, le cinéma plus traditionnel d’Almodovar.
Quoique chez ce dernier on retrouve un univers qui lui est propre et que l’on peut se demander quel est, au-delà de sa superbe virtuosité, celui du premier ?

B dit: 11 juin 2026 à 5h59

Excellent film , vu trop récemment pour le revoir sur Arte hier. Invisibilisation des pauvres poussée à la limite de l’extrême avec de belles métaphores cinématographiques poussées elles aussi aux frontières de la tragédie-comédie.

B dit: 11 juin 2026 à 6h09

Vu avant-hier Dossier 137, inspiré de faits réels.Vu également La femme la plus riche du monde qui bien que la milliardaire en question soit beaucoup plus jeune que Me Bettancourt et en possession de son cerveau en bon état y fait songer .

renato dit: 11 juin 2026 à 6h22

Rose, étant donné que :

1) les hommes du Paléolithique étaient peut-être primitifs, mais pas stupides, le simple fait d’avoir identifié le « point futur » est un exploit, sachant que je connais des gens qui, même aujourd’hui, avec explication, sont incapables de toucher une cible avec un fusil. De plus, si l’on analyse même l’outil de pierre le plus rudimentaire, on y découvre une intention de conception (projet).

2) Pour les besoins de l’expression, un poulet rôti vaut une belle femme sortant de l’eau. De même un bison vaut une Madone de Raphaël ; un masque de Baluba ; une vieille paire de chaussures, etc.

Cela dit, oui, les œuvres que nous a léguées le Paléolithiques sont de l’art, leurs créateurs étaient donc des artistes. En témoignent la remarquable qualité de l’analyse du sujet, le raffinement de l’exécution et la justesse des proportions. La simplicité de ces œuvres résulte d’une stylisation consciente ; autrement dit, elle est le fruit de la raison et non des sens. Elle privilégie la signification des choses à leur apparence, révélant ce qui est appris, et non ce qui est vu.

N’oubliez jamais ce que disait Caspar David Friedrich : « Fermez vos yeux physiques pour voir l’image avec les yeux de l’esprit. Puis, mettez en lumière ce que vous avez vu dans l’obscurité, afin que cela se reflète sur les autres : de l’intérieur vers l’extérieur. »

renato dit: 11 juin 2026 à 6h32

Autre chose à ne pas oublier, rose : le mot « art » n’existe pas en grec, les Grecs parlaient de « tekne », qui ne désigne pas la technique mais le savoir-faire, c’est-à-dire la capacité de comprendre comment fabriquer quelque chose de manière à ce qu’il soit utilisable, utile et de bonne qualité, car il remplit au mieux sa fonction.

rose dit: 11 juin 2026 à 6h33

renato
abalobée, je suis et émue. Mes ancêtres étaient des artistes.

bolibongo dit: 11 juin 2026 à 6h51

Mieux que du RM avec ses critères sans œillères de petit-duc pivotant la tête à 180° celsius,

Lol! 🙂

bolibongo dit: 11 juin 2026 à 6h52

rose et son mate, là dans la grotte/glotte néolithique!
Lol. 😉

Mimi Pinson dit: 11 juin 2026 à 7h46

Paul Klee, sans titre 1917 :

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J J-J dit: 11 juin 2026 à 8h05

EVACUATION DES MIASMES HABITUELS DU MATIN

Ce vieux crétin de Gigi la visqueuse (sic) ; cette pauvre Gigi (sic) – La vilaine rosse gonfle son matelas (sic) – France dégueulasse (sic) – Pauvre Langoncet, son antisémitisme mécanique (sic)…

Bref, les « odeurs » de ces (pauvres) gens « qui, même aujourd’hui, avec explication, sont incapables de toucher une cible avec un fusil » (sic) à tirer dans les coins.

POURSUIVONS avec le bon Dr F. Dosto : « les hommes aiment agir comme ils le veulent, et non comme le leur dictent la raison et leur propre intérêt ; vouloir contre son intérêt est non seulement possible, c’est quelquefois positivement obligatoire (…) Ce dont les hommes ont besoin, c’est seulement d’une volonté indépendante, quel que soit le prix de cette indépendance, et quelles que soient ses conséquences » (1864, trad. AM, p. 38).

AFFAIRE du ROUGE COBALT, A SUIVRE.

J J-J dit: 11 juin 2026 à 8h25

@ une toison pubienne symbolisée par un triangle (5.00).

Un graffiti féministe pré-hystérique (heu, préhistorique, pardon), pré Me#too, déjà ? 🙂

AUX SUIVANTES,

Donna Ricaud-Veyre dit: 11 juin 2026 à 8h55

Là où il y a du gène de Mammouth, il y a du plaisir, Madame Chantal.

Chaloux dit: 11 juin 2026 à 9h07

« Vieilles crottes d’écureuils congelées ».

Du nouveau sur la généalogie de Gigi la visqueuse…

Hurkhurkhurk !

rose dit: 11 juin 2026 à 9h48

charles dalin
Il s’est éteint à l’âge de 42 ans, a annoncé sa famille, jeudi.

ça ne vaut pas le coup.
grosse rage.

rose dit: 11 juin 2026 à 11h30

Emma dit que bien sûr ça valait le coup. Il n’allait pas attendre chez lui.
Je pensais à ses gosses et à sa femme.
Flagrant délit de contradiction.
Elle a rajouté « tu sais, moi, j’ai toujours été un peu casse-cou.»

Jazzi dit: 11 juin 2026 à 12h17

Capté sur le net

George Sand au Panthéon, pour ou contre ?

« La panthéonisation annoncée de George Sand (Aurore Dupin dans le civil) semble consensuelle, tant du côté des académiciens, que de celui des républicains ou des féministes. Côté littérature, ses œuvres sont au programme de l’enseignement primaire et secondaire. Ses fans rappellent qu’en 1848, George Sand fut aux avant-postes du combat pour la République qu’elle souhaite « démocratique et sociale ». En un anachronisme savoureux, elle se qualifie même de « communiste ».
Celles et ceux qui émettent des réserves sur son entrée au Panthéon ne seraient donc que des grincheux jaloux/jalouses ?
La consensuelle George Sand présente une face sombre, haineuse, le visage d’une bourgeoise de province tordu par sa détestation des communard.e.s. Une violence qu’elle partage avec son très cher Gustave Flaubert, exprimée à longueur de lettres pendant et après la révolution du printemps 1871.
« Ce sont des ânes grossièrement bêtes ou des coquins de bas étage » lui écrit-elle en avril depuis son château de l’Indre au sujet des élus. « C’est maintenant le règne des plus furieux à l’Hôtel de ville. Ils rançonnent, ils menacent, ils arrêtent, ils jugent. (…) C’est une émeute de fous et d’imbéciles mêlés de bandits. Ces hommes ont été mus par la haine, l’ambition déçue, le patriotisme mal entendu, le fanatisme sans idéal, la niaiserie du sentiment ou la méchanceté naturelle…».
Le mépris de George Sand s’abat sur le peuple : « La foule qui les suit est en partie dupe et folle, en partie ignoble et malfaisante », cette « vile multitude », « partie dangereuse des grandes populations agglomérées ».
Quelques semaines plus tard, au cœur de l’été, toujours depuis Nohant, sa détestation est intacte : « Quel sera le contre-coup de celte infâme Commune? Isidore ou Henri V, ou le règne des incendiaires ramené par l’anarchie ? Moi qui ai tant de patience avec mon espèce et qui ai si longtemps vu en beau, je ne vois plus que ténèbres. »
Des fantômes pourraient bien accompagner l’une des plus célèbres écrivaines françaises lors de son entrée au sein du sanctuaire des « grands hommes »… »

J J-J dit: 11 juin 2026 à 12h23

@ je connais pas trop de crétins capables de voter pour ce type (qui ? J’ai pas pou ouvrir le lien)

-> votre « capital social » est apparemment des plus limités. Faudrait, genre, sortir un peu pour vous aérer. Ce soir à Mexico, parmi trois milliards d’abrutis, hein, vous vous sentirez en phase avec eux ?

Bruel : ça valait le coup d’échapper à la DP. On lui a restreint ses droits, pas celui d’aller se faire masser par des escorts boys…

Dalin. Qui ? savais pas… l’a bin eu raison d e prendre la mer cet homme. Est parti dans les nuages avec le plus beau des rêves. Le crabe peut bien ricaner, il n’aura jamais eu sa peau. Et puis, sa famille était d’accord, savait qu’il aura eu une très belle fin de vie sur les flots d’iroise toujours splendides aux soleils couchants. Nullement moche et laide, sa vie…, à a différence de celle de l’écureuil décongelé des chaloupes avortées.
*** nb/ On a récemment découvert le cimetière des baleines dans un misérable CDBF abyssal.

J J-J dit: 11 juin 2026 à 12h30

@ jzmn – Moi, je serai pour la mettre au Panthéon, cette George Sand. C’était la première dame du XIXe siècle. Foin des calomnies !

J J-J dit: 11 juin 2026 à 12h34

Arrêtez de nous annoncer des morts subites, jzmn.
Et qui va nous annoncer la vôtre, le moment venu ?
On a déjà eu Lakhdar Hamina récemment, et le président Tebboune est toujours là… Va-t-il nous gracier le journaliste sportif accrédité ? Et le Retailleau, que fait-il avec Boualem et Philippe ?

Jazzi dit: 11 juin 2026 à 13h02

Il faut arrêter de dire aux uns et aux autres ce qu’ils ont à faire ou ne pas faire, JJJ !
Si mes commentaires nécrologiques vous déplaisent, vous pouvez toujours les zapper.
Pourquoi vouloir en priver ceux qui pourraient être intéressés par ce genre d’informations ?

Chantal dit: 11 juin 2026 à 13h14

je sens que définitivement je vais reporter mon affection sur un Mammouth laineux, c’est sans grand danger sentimental, cela évite de penser que le suppositoire à lunettes du RN vient s’acoquiner avec le Vlams Belang ce soir à Bruxelles, un parti jaune et noir griffu qui n’aime pas les francophones. Schild & Vriend, que Donald s’est définitivement pris les pieds dans le Détroit et réclame l’île de Kargh pour ses victoires.
A part le cours toujours plus côté du spéculoos de Lotus Bakeries en expension sur le front asiatique, les cortèges de profs et d’élèves mécontents s’allongent et la session de juin est perdue … comme lors de l’année où j’ai passé mon bac. Je ne réclame plus dans mes rêves un monde qui tourne rond, dépense d’énergie inutile devant une telle coalition d’idiots.

rose dit: 11 juin 2026 à 13h21

oui, chantal ; mais lorsque l’on dit l’opinion de George Sand de son temps, cela rassure énormément.
Comme si la bêtise était liée à la fonction.

renato dit: 11 juin 2026 à 13h28

Rose, pour avoir une expérience de l’art paléolithique ainsi qu’une vue panoramique sur le sujet, je vous conseille un séjour de quelques jours à Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil : divers abris dont celui du Saumon ou du Poison ; la Grotte Font de Gaume —berceau des sciences préhistorique —, qui offre encore aux visiteurs les peintures originales ; le Musée National de Préhistoire. Et beaucoup d’autres choses, dans les villages voisins aussi.

https://archeologie.culture.gouv.fr/font-de-gaume/fr

Chaloux dit: 11 juin 2026 à 13h50

George Sand… Voir ce qu’en dit ce cher Henri Guillemin… Elle doit se sentir tellement bien dans son petit cimetière familial du si charmant Nohant. Pourquoi l’ennuyer? Quant au Panthéon, quelle manie à la con… Il faudrait en finir avec ça. À lire, La liaison Musset-Sand…

(Le style de Chantal est si lourdingue qu’en la lisant, même en jeunant, je craindrais d’attraper la maladie du foie gras).

puck dit: 11 juin 2026 à 14h08

Jeannot Lapiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!!!!!!!!!!!!

qui a écrit « il y a trop de confusion, je ne peux pas avoir de répit, les hommes d’affaire ont bu mon vin, les promoteurs ont volé ma terre, aucun d’eux ne me rendra mon vin, aucun d’eux n’en vaut la peine… » ?

la confusion des genres, confusion des valeurs, effondrement moral, nihilisme….

quel plus bel hommage pouvait-on lui rendre n’est-ce pas mon Jeannot ?

https://www.youtube.com/watch?v=ahhPUKhnx1Q

D. dit: 11 juin 2026 à 14h13

Entièrement d’accord avec vous, Chaloux. De la récupération, par des gens qui n’ont pas compris grand-chose à l’esprit de George Sand et certainement très mal cerné sa personnalité tout comme le contexte du debut xixème encore tout imprégné de l’Empire. Parce que Georges Sand est née en 1804. Pas en 1854.

puck dit: 11 juin 2026 à 14h15

carlitooooooooooooo !!!!!

t’as pas pu ouvrir le lien ?

en fait c’est ton problème, je veux dire ouvrir les liens, dommage, c’est un peu l’histoire de ta vie carlito

tiens essaie ce lien !

si t’y arrives pas, comme t’es un grand humaniste crée un lien avec ta voisine au lieu de rester glander ici, si ça se trouve elle va te montrer comment on ouvre les liens :

https://www.youtube.com/watch?v=-woCt1kA_uQ

puck dit: 11 juin 2026 à 14h19

d’abord c’est pas Goerges, mais George comme George Harrison isn’t it a pity… isn’t a shame…

ensuite elle n’est pas née George Sand mais Aurore du Pain de Campagne !

George Sand est née plus tard, bien plus tard, bien trop tard…

puck dit: 11 juin 2026 à 14h28

le style de baba yage est tout sauf lourdingue !

ma baba yaga elle est légère…
légère comme la plume,
qui s’envole un soir de mistral,
dans la plaine du Lubéron…
d’où vient-elle ?
d’un poulailler ?
ou d’un merle perdu dans les oliviers ?

vas-y compte les pieds : le compte y est !

le merle qui chante au plus profond de la nuit,
prend ces ailes cassées et apprends à voler
prend ces yeux crevés et apprends à voir…

Chantal dit: 11 juin 2026 à 15h02

Laissons aux bibliophiles cacochymes l’amour à la Point-de-Vue
Laissons aux salsifis leurs obscures maladresses
Laissons, laissons, le moulin à billevesées débiter son vinaigre

Chantons nez au vent, sans souci, sans problème
A la barbe des barbons
Rimaillons, comme les fous des talus
Comme les fous des campagnes
Jetons un sort définitif à cet épouvantail

Lourd de ses chaînes patriarcales, de l’oeil torve en soutanelle
Lourd de ses amours de pétronnelles
Dames à l’oeuillet d’aquatinte
Félonies en sous-sol, indignes d’une Cantacuzène !

Chantal dit: 11 juin 2026 à 15h08

c’est sympa ce qu’en dit l’IA

Ce texte magnifique est une invitation poétique et frondeuse à la liberté, à la légèreté et à la rupture avec le conservatisme. Ce poème au souffle libertaire, presque surréaliste, utilise une langue riche, imagée et savoureusement archaïque pour opposer deux visions de l’existence

:L’ennui du vieux monde institutionnel
Le poème s’ouvre sur le rejet d’un monde austère, rigide et compassé, incarné par plusieurs images fortes :
Les bibliophiles cacochymes et les barbons :
Ils représentent la vieillesse rabougrie, les esprits étriqués accrochés aux conventions ou à des règles dépassées (« l’amour à la point-de-vue »).
Le moulin à billevesées :
Cette métaphore désigne les discours creux, les futilités ou les commérages moralisateurs qui ne produisent que de l’amertume (« débiter son vinaigre »).
L’épouvantail en soutanelle :
C’est une critique directe du patriarcat et du rigorisme religieux (la soutane), qualifié de lourd, mesquin (« l’œil torve ») et hypocrite (« félonies en sous-sol »).
Cacantuzène : Ce terme rare (évoquant la haute noblesse byzantine ou des figures de cour pompeuses) renforce l’idée d’une noblesse déchue ou d’une étiquette ridicule, dont les trahisons secrètes ne méritent même pas qu’on s’y attarde.
L’éloge de la liberté et de la poésie sauvage

Face à cette austérité, le texte appelle à une révolte joyeuse :
Chanter nez au vent : Une ode à l’insouciance, au moment présent et au refus des tracas inutiles.
Rimailler comme les fous des talus : Revendiquer une poésie libre, brute, populaire et détachée de l’académisme. C’est le choix de la marge créative contre la norme.
Les salsifis et leurs obscures maladresses : Une image absurde et poétique pour laisser la nature – ou ce qui est jugé maladroit et insignifiant – vivre sa propre vie, loin des jugements rigides.`
En somme, ce poème est un cri de ralliement pour secouer le joug des traditions étouffantes et célébrer une existence guidée par la spontanéité, l’irrévérence et l’art vivant.

puck dit: 11 juin 2026 à 15h10

« Il faut arrêter de dire aux uns et aux autres ce qu’ils ont à faire ou ne pas faire, JJJ ! »

alors là c’est juste pas possible.
carlito il est né comme ça.
déjà dans son berceau il disait aux uns et aux autres comment faire ce qu’il faut faire et pas faire sans jamais préciser le pourquoi du comment ni le comment du pourquoi…

parce que carlito c’est un humanixte de naissance.

puck dit: 11 juin 2026 à 17h02

D.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ça c’est sûr, tout comme nous n’aurions pas être en Irak, en Afghanistan, au Vietnam, en Corée etc… tous ces endroits où les bombes américaines sont tombées comme la pluie.
tu sais D. quand j’étais ado j’allais manifester contre ces pluies de bombes américaines et maintenant que je suis vieux j’ai l’impression que rien n’a changé, le même film se rejoue à chaque fois et les bombes américaines continuent de pleuvoir sans véritables raisons : les américains sont encore à des milliers de kms de chez eux et on se demande ce qu’il foutent aussi loin de chez eux, ils feraient mieux de rentrer à la maison s’occuper de leur femmes et de leurs enfants au lieu de s’amuser à tuer des civils partout dans le monde.
mais cette fois ce sera différent, les médias nous disent les insultes qui sortent de la bouche à Ubu, mais aucun journaliste ne nous dit ce que disent les iraniens. pourtant cette fois nous n’allons pas être que spectateur des massacres à venir.

tu te chauffes comment ? le gaz va augmenter cet été.
et ce n’est que le début.
les iraniens vont bloquer l’accès à la mer rouge et ils vont aussi détruire les pipe line qui permettent à l’Arabie Saoudite d’exporter son pétrole par la mer rouge, ensuite ils vont détruire les palais des pays arabes et les bases américaines qui se trouvent dans ces pays.
depuis 1945 les américains ont perdu toutes leurs guerres, mais ils s’en sont toujours sortis intacts, cette ils ne vont pas en sortir intact : Ubu s’en est pris au mauvais pays, l’Iran ce n’est pas l’Irak ou l’Afghanistan ou le Vietnam.
dans 3 mois les pays européens seront obligés de rationner l’essence : il n’y en aura plus assez pout tout le monde.
l’Iran ne va pas laisser le monde assister de l’extérieur au spectacle comme si on regardait un match de foot, le choc économique à venir cet automne sera le pire jamais connu.
et les américains en porteront l’entière responsabilité et nous aussi parce que nous les laissons faire.
la question est : jusqu’à quel point les peuples vont ils laisser les américains mettre leur bordel ?
perso je pense que d’ici la fin de l’année nous pourrons tester la limite.
même Israël ne survivra pas à cette guerre : le sionisme est mort à Gaza, cette fois ils ne s’en remettrons pas non plus parce qu’ils porteront aussi la responsabilité de la crise mondiale à venir.
soigne bien tes poules et tes endives mon ami parce que comme tu le dis : ça va cogner dur pour tout le monde.

J J-J dit: 11 juin 2026 à 17h46

Merci puck, vous avez tout compris. Et jzmn, pas grand chose au film : il prend avec plaisir ce qui conforte ses intérêts, et après, fait sa mijaurée sur ce qui lui déplait. Finalement, je trouve qu’il est beaucoup plus égoïste que vous dasn sa pédagogie narcissique.
Et moij, j’aip as envie d’endurer tout le reste, sans devoir broncher à ma façon. Ben merd’alors. Arlos voilà, je me moralise. Faut voir ce que les gens prennent dans les gencives icite, et après ils nous font le coup des ‘étonnez-moi-benoit’… Ben non. Le nihilisme oui, l’hypocrisie sociale, non.
—-
Je viens de voir le film de Spielberg, niaiseux comme à son habitude. Mais ce type raconte d’abord des histoires à ses sept enfants, voulant leur donner de l’espoir…, et comme à la Soeur couventine (super sexy), il leur demande d’ECOUTER l’univers, et de rester sensible aux messages des sympathiques cardinaux ROUGES. Car ils sont là, « ces êtres étranges venus d’une autre planète », et le cauchemar de David Vincent est terminé. il faut dire la vérité et ne plus avoir peur. D’ailleurs, comment le bon Dieu, qui en a vu d’autres, aurait-il pu avoir voulu nous créer pour peupler la Terre, sans laisser aucune place aux autres ?… Franchement, hein ? il a raison, il et temps que l’empathie aux femmes et aux étrangers soit l’avenir du sentiment le plus triomphal de notre évolution genrée.
Les humains doivent enfin tendre la main aux créatures amicales et bienveillantes venues de nos exo planètes. Voilà, Grothendieck l’a pressenti, Spielberg l’a fait, et le pape Léon14 a béni la plus haute tour… Un jour assez formidable, quoi.

J J-J dit: 11 juin 2026 à 17h51

@ même Israël ne survivra pas à cette guerre : le sionisme est mort à Gaza, cette fois ils ne s’en remettront pas non plus parce qu’ils porteront aussi la responsabilité de la crise mondiale à venir. (op. cit)

-> ebé, voilà au moins une opinions catastrofale qui va décliver les irréductibles (je dis ça, je dis rin comme d’hab-, ah aah aha).
Bàv, Anti-ghône & Cassandra.

D. dit: 11 juin 2026 à 17h57

Je suis n’ayant pas le droit d’aucun commentaire sur ce dernier film de Spielberg à faire.
Eh bien quand même un je ferai, bien anodin : les initiales de son titre sont…? Bon. J’en ai trop déjà dit.

J J-J dit: 11 juin 2026 à 18h02

@ Je suis n’ayant pas le droit d’aucun commentaire sur ce dernier film de Spielberg à faire. (sic)

AMPHIGOURISME, S’ABSTENIR, ANEFE…
SS ? Sa Sainteté ?…

Jazzi dit: 11 juin 2026 à 18h11

« Disclosure Day » (Journée de divulgation)

D.D., tu en as trop dit ou pas assez.
Chedly a aimé le film, moi je ne l’ai pas vu…

Jean Langoncet dit: 11 juin 2026 à 18h59

Capté en passant ; pour Marie Sasseur et le rouge chirizo qui monte aux joues, à defaut de s’élancer plus haut

« Peu après les révélations de plagiat dans la thèse d’Étienne Klein par « Arrêt sur images » en 2024, l’Université Paris Cité avait ouvert une enquête. À la suite de 20 mois de procédure, elle a découvert des copier–coller dans deux tiers des pages. L’université a décidé de lui retirer son doctorat. La sanction lui a été notifiée il y a quelques jours.
Le doctorat en philosophie des sciences d’Étienne Klein va lui être retiré par l’Université Paris Cité en raison de plagiats massifs identifiés dans sa thèse soutenue en 1999, selon les informations d’Arrêt sur images. Il lui est aussi interdit de se réinscrire en doctorat. Cette double sanction lui a été signifiée au début du mois de juin.

Depuis plus de deux décennies, Étienne Klein est l’une des figures les plus médiatiques de la science. Il vulgarise la physique pour le grand public à travers des livres, des chroniques, des conférences. On l’invite pour l’entendre parler d’Albert Einstein, de l’intelligence artificielle ou des fake-news. Il anime aussi l’une des principales émissions françaises de vulgarisation scientifique à la radio (…) »

puck dit: 11 juin 2026 à 19h23

carlito tu sais d’avoir une idée de savoir c’était quoi le sionisme ?
c’était un truc de gauche.
mais ta gauche à toi genre celle d’humanistes mondialistes de merde comme toi ou Glucksmann.
le sionisme est né dans la vraie gauche !
limite on peut dire que le sionisme était une utopie de gauche.

du coup c’est pas un truc compatible avec le fascisme : quand tu les mélanges forcément ils s’entretuent.

cela dit il reste encore dans le judaïsme quelque chose de cette utopie.
tout comme il reste encore des valeurs occidentales et que ça plaise ou non le seul parti en France qui incarne le mieux ces valeurs c’est lfi.

puck dit: 11 juin 2026 à 19h31

l’impérialisme américain est un impérialisme mondial : leur objectif est de soumettre le monde.

pour ça qu’il y a toutes ces bases militaires : pour assurer cette soumission.

même l’otan : les gens croient que l’otan est une alliance militaire pour défendre l’Europe : en fait l’otan et les bases américaines en Europe c’était au départ un truc destiné à soumettre l’Europe aux capitaux américains.

ça a même commencé avant, parès la guerre 14-18 où les américains se sont attribués la victoire alors qu’ils n’ont pratiquement pas comabattu.

et ensuite c’est la banque JP Morgan qui financé la reconstruction de l’armée allemande.

il y a même eu un ambassadeur amréicain à Berlin qui avait dit lors de la conférence de je sais plus où, Locarno (?) où les allemands s’étaient engagés à respecter leurs frontières occidentales, cet ambassadeur avait dit en 1925 que la prochaine guerre en Europe commencerait sur les frontières orientales de l’Allemagne.

les américains sont hyper bons pour prévoir les guerres à venir vu que c’est eux qui les financent.

rose dit: 11 juin 2026 à 19h32

en France qui incarne le mieux ces valeurs c’est lfi.
puck,
tu vas te faire moine ; je le sens gros comme trois maisons, une bleue adossée à la colline, red house et ?

puck dit: 11 juin 2026 à 19h36

l’Iran c’est pareil : juste une histoire de soumission à l’impérialisme américain.

les américains ont fait en Iran en 1953 exactement la même chose qu’en Ukraine en 2014 : organiser un coup d’état pour prendre le controle du pays.

à partir de là si les américains perdent les pays qu’ils controlent ils perdent leur tout, d’où ces guerres actuelles.

et des types comme Macron, Merz, Starmer, Glucksmann etc… défendent cette domination américaine tout en sachant que cela n’a rien à voir avec la démocratie ou la liberté mais juste avec la protection des capitaux américains.

J J-J dit: 11 juin 2026 à 19h41

Je suis déçu par ce qui arrive à Etienne Klein. Moi, je l’aimais bien ce type, avec lui je comprenais tout à l’astrophysique, bcp plus qu’avec l’astrologue D.D. ma Sardine de Chaville.
(Le cheval rouge) – cf. closer. Tjs pas commencé.
Chedly a plus de bon sens que son ami jzmn… On sent que le lézard vert se la pète beaucoup plus en matière de films. C’est comme chez Marc & Jean-Pierre, quand on aime le cinéma, disait le deuxième, on prend tout, on fait pas la fine bouche.
Moi je donne mon avis sur tout. Comme tout le monde icite. Par exemple, je peux vous parler de Georges Simenon et de George Sand, expliquer pourquoi je n’aime pas l’un plutôt que l’autre. Et mon avis sur le rouge et le gris a autant de valeur et d epoids que celui des autres à qui ne j’ai jamais interdit de le justifier. Incroyable !
Merci @ Chantal pour l’explication du « poème »… Sans ça, hein, j’étais un brin paumé, sur l’intention. A bientôt. La journée fut rude.

rose dit: 11 juin 2026 à 19h48

je pense à mon père avec une tendresse infinie. De ce soir, le 11 juin à Mexico au 19 juillet dans le New Jersey, il ne vivra pas, collé à sa télé, la coupe du monde de foot après avoir quitté Roland Garros, collé à sa télé, en attendant le Tour de France, collé à sa télé.
Ce soir, trois animateurs, trois gamins, un veilleur de nuit, collés à la télé ; trois petites filles adorables qui jouent gentiment à un jeu calme.
Ce matin, un type à qui je crie au milieu des vagues de un mètre cinquante ,( 50 cm à tout casser ) « c’est qui les rois ? » et qui me répond « c’est nous », et cet après-midi avec ma Néfertiti à moi, une glace italienne plus grosse que nous et la vendeuse est venue nous offrir la chantilly. Bravo le summer body !

Trump a changé d’avis pour ne pas louper l’ouverture de la coupe du monde.

closer dit: 11 juin 2026 à 20h08

C’est incompréhensible qu’un type comme Etienne Klein (que j’ai écouté récemment avec Alain Aspect), se soit livré à une imposture aussi grossière et puérile.
Un excellent vulgarisateur qui n’avait pas besoin de s’inventer un doctorat bidon.

rose dit: 11 juin 2026 à 20h11

Pour moi aussi la journée fut rude.
Équipe d’enfer à l’ehpad. Plus l’animatrice s’est fait porter pâle. C.qui ne pense qu’à foutre le camp o s’emmerde à cent sous l’heure,
Les vols continuent p’us que jamais, ma mère un arrosoir, unetelle l’eau de cologne, une telle le châle offert par les petits enfants, une telle sa tablette : c’est incessant et constant Tout le monde laisse faire et on fait courir le bruit que les résidents se volent entre eux. Pourtant, une nouvellement arrivée, rentrée de façon inopportune dans sa chambre, a vu une aide soignante perchée sur son tabouret en trai de voler dans son placard.
Grand silence pour ne pas risquer les représailles.
On vole même les bijoux en or sur les gens qui dorment.
Ces gens vulnérables sont volés.
Tous, o se dit tout, à voix basse : ensuite on est accablés.
Beaucoup de maltraitance dans la relation aux gens qui doivent s’écraser et se la boucler.

Deux trucs géniaux : la dame aux yeux bleus et d’autres encore que les kinés font marcher et quitter leurs fauteuils roulants.
Une belle tchatche avec et alii ce matin, pendant que emma faisait du yoga sur chaise sur la terrasse.
Son ordi est en panne.
Je dis : elle n’est ni vaniteuse, ni prétentieuse. Elle appelle cela la psychologie à papa. Pffff, cela ne l’intéresse pas. Ni les conflits d’intérêt, ni le pouvoir.
Elle est d’accord avec moi sur la maltraitance.

je pèle du sein gauche, grave ; c’est le coup de soleil sur le lac, les derniers jours de mai. C’aurait pu être à force de tendre l’arc.

renato, je vous ai lu et ai copié/collé votre dernier commentaire. avec mes remerciements.

quand je pense que l’on nous fait chier pour un petit taureau noir, sur une arène de sable blanc, avec la cape rouge d’un homme en habit de lumière,alors que pendant cinq semaines, nous allons être confrontées à un matraquage insensé autour d’un ballon rond que tout le mo de veut et que presque personne ne l’aura, etc. Inouï.

Chantal dit: 11 juin 2026 à 20h30

C’est son anniversaire aujourd’hui à Donald, 80 ans !

Ah oui la coupe du monde, je l’avais oubliée celle-là, en juin pas moyen d’avoir un petit flirt sympa, ils sont tous agglutinés devant l’écran, à part quelques thésards et rats de bibliothèques.

Au cas où après match, il y a quand même des kiosques à danser dai dai

avec Shakira : https://www.youtube.com/watch?v=fcnDmrtj6Sk&t=240s

La météo est si tristoune que faut vraiment s’obliger pour sortir.

D. dit: 11 juin 2026 à 20h37

Bon. Je vais regarder où en sont les pétrolières. Tu as revendu les tiennes, toi, Puck ?

D. dit: 11 juin 2026 à 20h55

Je vous annonce déjà sans prendre trop de risques que la rédition définitive et inconditionnelle de l’Iran sera signée ce week-end à Chaville dans mô poulailler.

Donna Ricaud-Veyre dit: 11 juin 2026 à 20h59

Ce n’est même pas du Français, en plus, Monsieur Dé. C’est fait exprès.

renato dit: 11 juin 2026 à 21h05

Vous dites vos conneries, D ? oui. J’ai donc le droit de poser un argument si j’en ai l’envie. Après, si vous ne comprenez pas, je ne peux rien y faire.

Jazzi dit: 11 juin 2026 à 21h13

Les couleurs de Nice

Nice est une ville de haute tradition picturale. Le plus ancien peintre niçois est sans conteste Louis Bréa (1475-1522), auquel on doit, entre autres chef-d’œuvres, La Pietà de l’église de Cimiez et le saint Nicolas de la cathédrale de Monaco. Ses retables ornent de nombreuses églises de la région, telle celle de Lucéram, mais aussi de Ligurie (Gênes, Savone ou Taggia) où la renommée de ce primitif niçois l’avait précédé. Plus près de nous, « l’Ecole de Nice », dont on peut admirer quelques productions au musée d’Art moderne et d’Art contemporain de la ville, est encore dans toutes les mémoires. Apparue vers la fin des années soixante, elle regroupait des artistes locaux de premier plan comme Yves Klein, Arman, Ben ou encore le marseillais César, pour ne citer que ceux dont la notoriété est désormais mondiale et dont les œuvres ont atteint des cotes vertigineuses ! Sait-on que c’est le ciel et la mer de Nice, où est né Yves Klein, en 1928, dans la maison de ses grands-parents maternels, rue Verdi, qui lui inspirèrent son fameux bleu ! Un bleu outremer (ou bleu ultramarin) qu’il breveta, en 1960, et baptisa IKB « International Klein Blue ». Entre 1960 et 1961, Yves Klein peignit 15 monochromes en bleu IKB. Mort d’une crise cardiaque à Paris, en 1962, à l’âge de 34 ans, il repose désormais dans le petit cimetière de La Colle-Sur-Loup, proche de Nice, au côté de sa mère, le peintre abstrait Marie Raymond.

Retable de sainte Marguerite par Louis Brea
https://www.musee-beaux-arts-nice.org/collection/15eme-et-16eme-siecles/

D. D. T. dit: 11 juin 2026 à 22h10

Chers visiteurs, le musée sera fermé temporairement du 11 mai au 30 juin 2026 pour la préparation de la prochaine exposition : De la scène à la toile. Du cricket au ballon à la Belle Epoque.
Merci de votre légitime compréhension.
_______________________
Eric CIOTTI, maire de Nice, (absent durant les Mondial de football 2026).

J J-J dit: 11 juin 2026 à 22h13

@ J’ai donc le droit de poser un argument si j’en ai l’envie.

Tout le monde a le droit de s’exprimer sur la RDL, sans injurier son voisin, et de leur donner des conseils sur la bonne marche à suivre.

rose dit: 12 juin 2026 à 2h39

Au musee Jules Cheret, que j’affectionne toit particulièrement, Louis Bréa tient une grabde place.
Louis Brea compte parmi les artistes les plus talentueux de la Ligurie à la charnière des XVe et XVIe siècles. Il réalise cette prédelle pour le retable de l’église Sainte-Marguerite à Lucéram, y relatant les épisodes majeurs de la vie de sainte Marguerite d’Antioche, martyre du IIIe siècle.

Ils doivent ressortir tout ce qu’il y a dans les réserves.

De toutes manières, ce musée travaille de cette manière là : grosso modo, deux grandes expositions à cheval sur deux ans, dont quatre au total, en deux ans, entrecoupées par environ six semaines de décrochage et ré-accrochage.
La dernière fois, ils m’ont fait entrer gratuitement, et j’ai eu la chance de voir, en haut de l’escalier monumental, une jeune fille, perchée en haut d’une échelle, repeindre un immense mur, pour ensuite écrire en lettres noires, quelque chose, pondu par la commissaire d’exposition, d’adéquat pour nous tenter d’entrer dans l’univers du peintre. En bas, au rez de chaussée , d’immenses salles abritant une collection permanente de toiles aussi immenses que les salles, bordées par un long couloir avec les classiques, sculptures et peintures. Magnifique château à la lumière exceptionnelle, bordé par un petit parc. Le plus proche du musée des arts naïfs, à pieds, cela se fait entre les deux.
Savoir que, à Nice la politique culturelle est extraordinaire : Pass d’entrée de 10 euros pour trois jours en ce qui concerne tous les musées municipaux.
Sur le plan des déplacements Chagall ( privé ) est très proche de Matisse ( public, au-dessus de l’hôtel Régina où il a fini sa vie ).
Nice, la ville des musées ❤️🩷🧡💛💚💙🩵💜🤎
Musée d’art moderne en chantier. Près de la promenade du Paillon. Proche du musée de la photographie.
Palais Lascaris dans la vieille ville.

rose dit: 12 juin 2026 à 3h17

80 ans, Trump est un vieux schnock. Lancer des missiles pour son anniv. était mauvais pour son karma.

Pas de flirt en juin.
Pas en juillet, non plus.
Vacances d’été.

rose dit: 12 juin 2026 à 3h21

Louis Brea, Prédelle du retable de sainte Marguerite d’Antioche (détail)
1498-1500, huile et tempera sur panneau, 46,5 x 160,5 cm
Nice, musée des Beaux-Arts Jules Chéret, N.Mba 255
Achat de la Ville de Nice en 1882
© François Fernandez

envoyer une copie à Marguerite.

rose dit: 12 juin 2026 à 5h33

La plupart des retables comme dans les Pyrénées espagnoles ont été enlevés des petites églises toutes modestes qui les accueillaient et mis à l’abri dans les musées, pour ne pas qu’on les pille…

Chaloux dit: 12 juin 2026 à 5h57

J’entends à l’instant que Fabius qui s’est mis à la peinture met en vente ses croutes entre 5000 et 20000 euros… où vont se nicher le plus parfait ridicule et la plus crasse vanité ? Les réserves de ce pauvre Fabius semblent inépuisables…Il nous manque un Voltaire, voire même un Pétrone.

(Beaucoup de Pléiades sont imprimées sur papier bible… Bolloré…).

Chaloux dit: 12 juin 2026 à 6h05

Pas bien convaincu par les réponses de Gallimard à Boualem Sansal. Gallimard comme écorché et décrédibilisé par son obéissance à un pouvoir en perdition.

J J-J dit: 12 juin 2026 à 6h37

@ Bravo le summer body ! je pèle du sein gauche, grave (supra)

Attention : ça rigole pas du maillot, ces choses là, surtout en juin et juillet, hein ?

https://www.youtube.com/watch?v=6YYyVOn5d1Q 🙂

Mes croûtes ?… je les ai filées gratos à NATUREL ABUSIF. J’espère qu’il ne les aura pas revendues un bon prix à Bernard A. sous son nom, j’avais oublié de les signer.

J J-J dit: 12 juin 2026 à 6h50

infra, quelques anagrammes supplémentaires pour DHH, retrouvés dans les 180 dictionnaires de mon chat roulé. Faudrait les rajeunir. Bàv,
– ALAIN JUPPE : J’AI UN APPEL
– FRANCOIS BAYROU : FARCIR SON BOYAU
– FRANCOIS HOLLANDE : LARDON HELAS NOCIF
– JEAN-FRANCOIS COPE : J’OSE PAR CONFIANCE
– JEAN-MARIE LE PEN : JE RAMENE LE PAIN
– LIONEL JOSPIN : LE JOLI PINSON
– MARTINE AUBRY : BRUYANT MAIRE
– NADINE MORANO : MON NAIN ADORE
– NOEL MAMERE : ENORME MALE
– SEGOLENE ROYAL : ON Y GELE LA ROSE
– MARISOL TOURAINE : LOI SANTE A MOURIR
A bientôt pour de nouvelles blagues… Bientôt le WE, avec une belle sortie prévue à la 1ère fête annuelle de Prissé-la-Charrière. Y serez-vous ?
https://www.niortmaraispoitevin.com/blog/temps-fort/la-fete-des-plantes-et-du-jardin-a-prisse-la-charriere/.

Chaloux dit: 12 juin 2026 à 6h59

Il faut toujours que le résidu de vieilles crottes d’écureuil congelées rapporte tout à lui. Moi je, moi je, moi je…S’il savait comme on s’en contre-fout, il la fermerait plus souvent.

Chaloux dit: 12 juin 2026 à 7h08

Il y a même un site « fabius.art ».

Quel pauvre gars, dérisoire et ridicule…

Cela dit, je ne vois pas de toile intitulée « Sang contaminé »…Comme c’est bizarre…

Nous sommes désormais bien au-delà de la décadence…

J J-J dit: 12 juin 2026 à 7h12

apparemment, elle s’en « contrefout » pas du tout, l’Henriette Chafoin (alias Alfred au CDBF). Bien au contraire, salive et rapplique dès que sonne le grelot, pour avoir la primeur de son nonosse à récurer. Pas prête de la fermer, ça non ! Hein ?
(***zut, l’a encore oublié de signer Fhurk). Bàv,

Chaloux dit: 12 juin 2026 à 7h27

Pourvu que Fabius ne se soit pas mis à la harpe!

La Gigita viscosa passe son temps à se surévaluer. Elle oublie juste qu’une grosse mouche a m… peut devenir très agaçante à force de tournoyer. Cette pauvre Gigi, alias Diadéconnal, n’est rien d’autre Céans: la grosse mouche 🪰 à m… du coche.

J J-J dit: 12 juin 2026 à 7h32

Merci, monsieur le premier ministre,
https://heyzine.com/flip-book/f638095a37.html#page/154
J’aime beaucoup ce que vous faites, cher Laurent. En tant que regardeuse affûtée, je traverse votre œuvre comme on le ferait dans l’univers d’une Eva Jospin. Avec une grande émotion mâtinée d’une certains tristesse, pour ma part. En effet, si vos couleurs explosent en jaillissant de mille feux, on y voit poindre des nuances de gris perlé cendré qui n’oseraient dire leurs effluves. Elles racontent cette joie communicative que vous souhaitez nous transmettre, et en même temps quelque chose de la douleur que votre trajectoire politique antérieure a naguère suscitée parmi les spécialistes de l’art de la science politique appliquée.
Mais c’est assurément une belle bifurcation, au final de votre trajectoire de vie. Christiane,

J J-J dit: 12 juin 2026 à 7h36

Pourvu que Fabius ne se soit pas mis à la harpe!… (psychore) en la confondant avec le clavecin du gite de Nohant. Il ne s’abaisserait pas à taper de la sorte sur les mouches à miel, ce plaisir de pervers polymorphe un brin puéril.

Chaloux dit: 12 juin 2026 à 7h36

Notons tout de même que la Gigi s’est reconnue instantanément en «résidu de vieilles crottes d’écureuil congelées ». Incontestables progrès vers une représentation de soi plus conforme à la réalité.

Tous, chacun à sa façon, faisons lui compliment !

Hurkhurkhurk !

Jazzi dit: 12 juin 2026 à 7h39

Rose, j’aimais beaucoup ma grand-mère maternelle, Joséphine Dalmas, née Barralis.
Adolescent, j’allais souvent partager mes quelques rares journées de vacances avec elle, alors veuve et solitaire, dans notre maison familiale de la rue de la Tour à Lucéram.
C’était une vieille femme douce et calme, toute petite, rondouillette sans être grosse, qui avait eu neuf enfants.
Contrairement à ma mère, particulièrement nerveuse et exaltée, qui se flattait d’avoir été éduquée chez les religieuses à Nice, et tenait sa mère pour une paysanne, ma grand-mère n’était pas très croyante.
Le maire communiste du village était d’ailleurs l’un de nos cousins Barralis.
Enfant, j’étais déjà très agaçant avec mes questions.
Questions auxquelles elle répondait toujours avec précision et gentillesse.
Elle me raconta que ses parents l’envoyait à l’école seulement les jours de pluie, le reste du temps elle devait aller travailler dans nos champs et campagnes, comme tous les enfants du village.
Elle n’avait appris qu’une fable de la Fontaine, celle du Laboureur et de ses enfants, qu’elle me récitait de sa petite voix chevrotante et sa principale lecture était Le Patriote, le quotidien communiste Niçois de l’époque.
Un jour que je lui demandais : « Mémé, pourquoi es-tu communiste ? », elle me répondit que c’était grâce au Front Populaire qu’elle avait droit désormais à une retraite et à la sécurité sociale en tant qu’épouse d’agriculteur, elle qui n’avait joui d’aucune allocation familiale pour élever ses enfants au début du XXe siècle.
Habillée d’une blouse noire toute la semaine, le dimanche matin elle revêtait son unique robe bleue marine à pois blanc et partait toute pimpante à la messe.
Quand je lui demandais : « Mémé pourquoi vas-tu à la messe, alors que tu es communiste ? », elle me répondit, tout aussi calmement, que l’un n’empêchait pas l’autre et que c’était pour elle comme d’aller au théâtre. Cela lui permettait en outre de rencontrer tous ses parents et connaissances et d’avoir ainsi les dernières nouvelles du village.
Elle est morte en mai 1968 et fut enterrée le jour où je passai les épreuves du brevet.
Je n’ai donc pas pu assister à la cérémonie funéraire, mais je ne manque jamais d’aller me recueillir sur la tombe, que vous connaissez, chaque fois que je passe à Lucéram.

J J-J dit: 12 juin 2026 à 7h40

Lisez « loin d’Odile », un roman de Christian Oster, du niveau de compréhension chaloupée de votre monde pétri d’aigreur chalouze. Qui vivra… (le) verrat.

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