Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)
Quelle merveille, ce livre. Il est vrai que c’est devenu si rare, dans la production du tout-venant tel qu’il se présente à nous d’une rentrée l’autre, d’être émerveillé par la lecture d’un essai qui n’en est pas vraiment un, consacré à une œuvre dont on croit avoir fait le tour de longue date tant elle a été ensevelie sous les commentaires, et à un auteur dont on croit tout savoir alors qu’en réalité on en sait à peu près rien de tangible. Le titre même du livre de Philippe Forest annonce les réjouissances : Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (346 pages, 21,90 euros, Flammarion). On ne fait pas plus décalé- et pour cause. Dès les premiers pages, on devine que ce sera une lecture de rumination lente afin de s’offrir le luxe de savourer les suivantes une à une, sans se presser à commencer par la citation de Borges placée opportunément en épigraphe et dont résonne tout le livre :
« Shakespeare ressemblait à tous les hommes, sauf en ceci, qu’il ressemblait à tous les hommes. Au fond de lui-même, il n’était rien, mais il était tout ce que sont les autres, ou tout ce qu’ils peuvent être » (De quelqu’un à personne in « Autres inquisitions »)
L’auteur, sensibilité en liberté et intelligence à ciel ouvert, embarque le lecteur dans une conversation personnelle en marge et à propos de William Shakespeare. C’est donc son histoire qu’il raconte en conteur et fabuliste mais en y glissant ça et là un peu de la sienne. Son histoire, c’est-à-dire la vie du grand Will du moins que l’on croit en savoir. Sauf qu’il ne le fait pas en historien mais bien en écrivain, enquêtant non à partir de preuves mais des traces. Il y a trois siècles, on tenait pour acquis qu’il était né en 1564 à Stratford-upon-Avon dans le comté du Warwickshire, au centre de la vieille Angleterre, qu’il s’y maria et y enfanta, qu’il fit ses débuts dans la vie comme comédien à Londres, qu’il écrivit des poèmes et des pièces de théâtre en assez grand nombre avant de regagner la terre qu’il avait vu naitre, de rédiger son testament, d’y mourir et de s’y faire enterrer.
Voilà tout ce que l’on en savait autrefois et cela n’a guère changé depuis malgré les milliers de livres à lui consacrés. Ils n’ont pas pu se retenir d’ajouter leur petite pierre à la cathédrale de papier, Philippe Forest pour notre plus grand bonheur. Non pour une biographie, Peter Ackroyd y a fort bien pourvu en 2005, ni même pour un essai analytique de l’œuvre (il y a foule et elle est internationale), ni même pour une antibiographie qui ferait la somme de tout ce que l’on ignore de lui, mais pour un livre d’écrivain sur un écrivain, qui ne déplore pas que l’on en sache si peu de tangible sur le bonhomme et se permet de rappeler que, en son temps, « on ne considérait pas qu’à un livre il fallut forcément un auteur ». Et si ses contemporains avaient tout simplement comblé ce vide en l’imaginant dans sa ressemblance avec un ou des personnages de ses pièces ? Le créateur décalqué de ses créatures, quelle formidable mise en abyme. Ainsi la manière dont Forest creuse les pages que Joyce consacre à Hamlet dans son Ulysses est si convaincante (la clé serait une vulgaire histoire de cocuage, à la grande consternation des university Wits) qu’elle donne aussitôt envie de s’y replonger pour y retrouver ce qui nous avait échappé. Et l’on ne perd pas son temps à regarder de plus près, outre les intuitions de Borges, celles de Hugo et de Claudel lecteurs de Shakespeare.
Quand d’autres se plaisent à demeurer roi de leurs chagrins, Forest l’est de ses anachronismes (cachez donc ces remarques misogynes que nous ne saurions voir, celles du grand Will), doutes, lacunes et allers-retours, jouissant de l’infinie liberté de celui qui décide de ne plus se justifier (comme cela avait pu être le cas lors de sa biographie classique d’Aragon). Mais ne peut-on tout se permettre avec ce génie qui, mystérieusement, ignorait tout des règles et des théories littéraires et dramaturgiques de son temps sans parler de son insignifiante connaissance du grec et du latin mais qui a magnifié la grandeur et illustration du rythme du pentamètre iambique ? Et après tout, que nous apporte les incertitudes de la chronologie et la fiabilité du First Folio lorsque seuls compte, l’émotion, la saveur, la grâce, la puissance comique et l’intelligence des Comédies, Tragédies et Histoires -sans oublier les Sonnets (je me permets de recommander la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan dans l’édition bilingue aux éditions Mesures), « le plus prestigieux coming out poétique de l’histoire littéraire », dont la capacité à nous troubler n’est en rien entamée avec le temps, l’auteur nous invitant non sans ironie à ne pas shakespeariser à la manière consternante des gender studies incapables d’imaginer que, dans le monde d’avant le monde d’avant, il arrivait que des hommes s’aiment sans que cela relève pour autant de l’homosexualité.
Dire que s’entreglosant des spécialistes ont même créé un nouveau genre celui des « pièces à problème » (Mesure pour mesure, Tout est bien qui finit bien), en fait des pièces qui leur posent à eux des problèmes ! Il n’y a pas que la chronologie : du genre aussi on se moque après tout car tout cela est arbitraire et rend impossible de déduire un ordre de sa vie qui découlerait de l’ordre de son œuvre et c’est tant mieux. Toute tentative d’y chercher une cohérence est vouée à l’échec. Philippe Forest a raison d’y voir « un désordre souverain ». Pour léger qu’il paraisse, son vagabondage dans le shakespeareland est d’une telle densité ! Il nous invite à recevoir les intrigues de ce théâtre-là comme des histoires de vendetta entrainant un grand chaos. Régicide ou pas, même s’il est au cœur de presque tout, l’intrigue lui parait invariable de pièce en pièce, inutile de chercher midi à quatorze heures :
« Un homme possède le pouvoir, il le perd, un autre le lui prend, il le conserve un temps, les confie à ses descendants et puis un autre survient qui réclame la couronne pour lui et pour les siens, prétendant rétablir la légitimité qui, autrefois, fut outrageusement bafouée. A son tour, il ne monte sur le trône que pour être aussitôt renversé. Et ainsi de suite »
A chacun son Shakespeare, faites comme il vous plaira. Celui de Philippe Forest, qui développe une intuition de Borges, est des plus séduisants car il s’énonce, s’avance et se déploie dans une langue d’une savoureuse liberté, une langue qui a le souci de la langue, fluide, précise, chaleureuse. La moindre des choses pour un écrivain qui, de toutes les qualités prêtées à son héros, ne place rien au-dessus de sa sweetness, la gentillesse de Shakespeare, sa grande parole de compassion, sa douceur malgré la cruauté et la violence de son univers.
(« Ophélie noyée », huile sur toile de John Everett Millais, 1851-1852, Tate Britain, Londres ; « The Play Scene in Hamlet », huile sur toile de Daniel Maclise, 1842, Tate Britain, Londres )
2 121 Réponses pour Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)
Joindre l’utile à l’agréable avec de bons sentiments. Parfois, c juste ignoble… on comprend que ça puisse susciter de la haine. Désolé de le penser.
Renato, pourquoi avez-vous mis cette citation de Wittgenstein ?
Il ne s’agit pas d’une citation, Christiane, mais d’une étude sur la relation de Wittgenstein avec la perception des « aspects », c’est-à-dire les manières dont quelqu’un ou quelque chose s’offre à la vue.
Capté en passant ; bonne soirée les casseurs acculturés
« Dans le nord de l’Inde, le village des soldats israéliens démobilisés
Chaque année, entre 30 000 et 80 000 Israéliens se rendent en Inde. À Goa ou dans le nord du pays, notamment dans l’État de l’Himachal Pradesh, certains lieux ont été entièrement remodelés pour accueillir les ex-soldats. Mais les exactions de l’armée israélienne à Gaza, au Liban et en Iran suscitent des voix critiques, rapidement réprimées en Inde, allié proche de l’État hébreu.
Le « Hummus trail », la route du houmous, surnom donné au voyage après le service militaire, s’arrête dans les montagnes de l’Himalaya. À Dharamkot, petit village de l’État de l’Himachal Pradesh, ce rite de passage est tel que certains endroits ont été rebaptisés « mini Israël » ou « mini Tel-Aviv ».
« La plupart des gens que tu croises sont des Israéliens », raconte Nidhi, Indienne venue ouvrir un café dans cette région prisée des hippies, connue pour ses raves parties, ses cours de yoga et ses touristes. « Il y a des cafés avec des menus entièrement en hébreu, des magasins avec des drapeaux israéliens. Mon expérience personnelle, c’est qu’ils occupent culturellement le lieu. »
« Occupation culturelle »
Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos attestent cette omniprésence israélienne, déclenchant en partie des commentaires véhéments. Tandis que d’autres insistent sur leur respect des locaux et une cohabitation ancienne. « Ils ne s’intéressent pas à la culture locale. Dans certains restaurants ou cafés, ils sont tellement présents que les habitants ou les non-blancs peuvent se sentir découragés de venir », confie un habitant anonyme de Dharamkot. « Ils organisent des raves parties entre eux, en grands groupes, sans se soucier des autres. Ils consomment des ecstasies, des acides, des champignons hallucinogènes, etc. »
Entre 30 000 et 80 000 Israéliens se rendent en Inde chaque année selon les chiffres officiels. Parmi eux, des soldats. Dans de nombreux pays, les exactions imputées à l’armée de l’État hébreu au Liban, l’anéantissement de Gaza, les bombardements en Iran et l’occupation de la Cisjordanie ont nourri une forme d’hostilité.
Certains militaires ont même été entendus par la police, comme en Belgique, à la demande de la Fondation Hind Rajab. Ce réseau international de juristes spécialisés dans les violations des droits humains a adressé un appel similaire aux autorités indiennes au sujet d’un réserviste présent sur le territoire.
Difficile toutefois d’imaginer des poursuites, au vu de la proximité entre l’Inde et Israël, le pays prenant presque une forme de sanctuaire pour les soldats israéliens. Ce lien s’est renforcé sous le mandat du Premier ministre Narendra Damodardas Modi. Entre 2020 et 2024, les ventes de matériel militaire israélien vers l’Inde représentaient un tiers des exportations totales de défense de l’État hébreu.
« Sanctuaire pour soldats »
À cela s’ajoute une affinité idéologique, explique Shristi Khanna, influenceuse engagée sur la cause palestinienne et les relations entre les deux pays : « Il y a une haine des musulmans commune entre le sionisme et l’Hindutva [suprémacisme hindou, NDLR], que le gouvernement tente d’installer en Inde. »
La volonté de New Delhi de préserver son partenariat avec Israël a aussi encouragé des organisations à considérer l’Inde comme un lieu idéal pour accompagner des soldats israéliens souffrant de stress post-traumatique après leur retour du front. C’est le cas d’une initiative menée par l’ONG NATAN et Hamakom, qui propose un soutien psychologique à des Israéliens en détresse à l’étranger. « Ils veulent juste s’enfuir d’Israël parce qu’il est si difficile de traiter ce qu’ils ont traversé », explique Hezi Shohat, créateur du programme, dans le podcast de Daniel Gordis. Contactée, l’organisation n’a pas répondu à nos demandes d’interview.
« L’Inde fait partie de ces pays cibles car elle possède une longue tradition de paix spirituelle », déclarait au Jerusalem Post Alice Miller, directrice générale de NATAN Worldwide Disaster Relief. « À Dharamkot, beaucoup d’entre eux se concentrent sur l’aspect spirituel, avec des cours de yoga, de méditation… », ajoute Nidhi.
Cyberharcèlement
Ce besoin de refuge et d’accompagnement irrite certains Indiens, qui estiment voir des criminels de guerre imposer leur culture et leur mode de vie. Cette présence s’accompagne, selon eux, d’une forme de censure politique dont Nidhi a fait l’expérience. « J’avais des clients israéliens et des amis qui venaient dans mon établissement, avec qui il était tout à fait possible de discuter », raconte la propriétaire du café qu’elle a fini par fermer.
Mais le 7 octobre 2023 et les guerres israéliennes marquent pour elle un tournant insupportable. « Avec le génocide à Gaza, j’ai vu des gens que j’appelais des amis repartir là-bas, poster des photos d’eux en uniforme sur Instagram, se réjouir de ce qui se passait. » Elle finit par afficher son désaccord idéologique avec une simple pancarte : « Personne ne sera libre tant que la Palestine n’est pas libre. » Très vite, ses employés et elle en subissent les conséquences.
« D’abord, ils ont été désobligeants avec mon personnel, menacé de boycotter le magasin puis enfin de le fermer. On m’a dit : “Si tu n’enlèves pas l’affiche, je prendrai des photos et je les mettrai sur les groupes WhatsApp israéliens pour que personne ne vienne dans ton café.” On m’a accusée de complicité avec le terrorisme, le 11 septembre, etc. » À cela s’ajoute un cyberharcèlement, que RFI a pu constater avec l’envoi de plusieurs captures d’écran.
Renforcée par cette tentative de la faire taire, Nidhi envisage une marche en hommage aux enfants tués à Gaza (50 000 tués ou blessés selon l’Unicef en mai 2025). Des amis indiens la dissuadent, « car les locaux voient aussi les bénéfices économiques de la présence israélienne ».
Shristi Khanna subit un sort comparable après la publication sur Instagram d’une vidéo dénonçant la présence de soldats israéliens dans le nord de l’Inde. Le 9 décembre dernier, avec son compagnon, elle s’interroge sur « ces personnes qui viennent en Inde après avoir tué des enfants à Gaza », tout en critiquant leur comportement jugé irrespectueux envers les habitants. « La vidéo a été reprise par la droite indienne, très pro-Israël, et nous avons été accusés d’inciter à la violence contre des Juifs », explique-t-elle. « C’est devenu un problème quand nous avons été victimes de fuites de données, de harcèlement au travail, j’ai failli perdre mon emploi et de nombreuses fausses informations sur moi ont circulé. »
Après avoir engagé plusieurs recours en justice, elle voit quelques semaines plus tard la police se présenter chez elle. « On nous a posé des questions pendant des heures, uniquement pour savoir qui nous finançait, pourquoi nous faisions cela, s’il s’agissait de propagande ou si nous avions des liens avec des groupes terroristes en Palestine. »
RFI, jeudi 04 juin 2026
Oui, Renato, mais qu’en déduisez-vous ?
Est-ce en rapport avec notre approche de la danse de Sylvie Guillem ou de Beckett. Ce billet de Pierre Assouline a vu naître des méditations profondes qui, souvent, ont un rapport avec la mort.
Il s’agit des contorsions de la presse de gauche, JJJ! Lisez attentivement saperlipopette!
Incidemment, où en est le procès de Sara Netanyahu pour harcèlement de témoins et d’opposants politiques sur les réseaux sociaux, dans le procès pour corruption de son mari, faisant par ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt international des faits de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Palestine ? Quels sont leurs arguments en défense ?
L’observation des « aspects » est un moment important dans la pratique des arts après Duchamp, Christiane, c’est un élément de réflexion qui se rattache à l’art antérieur au XVIIIe siècle (après elle devient trop « tactile », donc peu intéressant même si agréable — Turner, par exemple). L’évasion dans l’abstraction bien à part, avec le XXe siècle, l’analyse des « aspects » reprend le dessus, et l’on revient à l’étude de l’humain. La performance de Sylvie Guillem dans Bay s’inscrit dans cette recherche, d’où son intérêt.
Il y a une haine des musulmans commune entre le sionisme et l’Hindutva [suprémacisme hindou, NDLR], que le gouvernement tente d’installer en Inde.
La haine des musulmans en Inde dafe de la grande partition, qui date, je crois bien de 1947. D’un côté, cela marque la fin de l’impérialisme britannique et leur départ de l’Inde et de l’autre en //, cela marque la séparation entre l’Inde et le Pakistan où les musulmans ont eu l’obligation d’aller vivre. Il y a eu des milliers de morts durant cette grande partition.
Merci Renato. Mais je ne comprends rien à tout cela. Vous êtes fort avec cette notion d’aspect.
Shakespeare était très fin dans l’observation des aspects.
in wiki
La partition est entrée en vigueur le 15 août 1947 avec l’Indian Independence Act de 1947. Elle a provoqué l’un des plus grands déplacements de population de l’histoire : 12,5 millions de personnes ont rejoint l’un ou l’autre des nouveaux pays, occasionnant de quelques centaines de milliers à un million de morts[2]. La nature violente de la partition envenime encore aujourd’hui les relations entre l’Inde et le Pakistan
Donc, Renato, pour Wittgenstein, « l’aspect », ça pourrait signifier que lorsque nous découvrons un tableau, nous regardons parfois ce qui est visible seulement nous, peut-être absent pour un autre, ce que le tableau ne représente pas forcément pour l’artiste qui l’a réalisé.
Il devient enigmatique, nous parle de nous de ce que nous y projetons, lié à notre sensibilité, à nos pensées du moment.
Plus tard, une recherche analytique sur le peintre, l’époque, nous éloignera de cette impression éphémère mais il restera le souvenir de ce premier ressenti sous forme d’attachement à ce tableau ou au contraire une indifférence, voire un rejet.
« L’aspect » serait comme un palimpseste cachant en profondeur notre histoire.
Ainsi le tableau de l’Angelus Novus pour Walter Benjamin.
Mais pour les personnages de Shakespeare, ce serait autre chose, par exemple un homme travesti en femme ou l’inverse, une identité d’emprunt pour un personnage.
Je crois que je commence à comprendre.
Ainsi, cette Ophélie symbolise pour moi la mort d’un être très pur, fragile.
Je suis désolé, Christiane, mais j’ai eu beaucoup beaucoup à faire ces derniers temps et si vous le souhaitez je peux vous expliquer pourquoi. Je n’ai rien à cacher.
Ah oui, D, avec plaisir.
A propos de tableau, je me souviens que Paul Edel avait, sur son blog, évoqué la fascination d’Anton Tchekhov pour un tableau peint par son ami, un peintre russe, Isaac Levitan. Peut-être la steppe ou un chemin de terre partant vers l’infini. Vous en souvenez-vous ? Que voyait il dans ce tableau ? Peut-être un voyage qu’il fit pour découvrir en Sibérie, les terres du goulag.
Bonne soirée.
Eh bié voilà : nous avons négocié un cesseź-le-feu et nous l’avons obtenu.
ASPECY/
En linguistique, l’aspect est un trait grammatical associé au prédicat (le plus souvent au verbe, mais pas exclusivement), indiquant la façon dont le procès ou l’état exprimé par le verbe est envisagé du point de vue de son développement (commencement, déroulement, achèvement, évolution globale ou au contraire moment précis de cette évolution, etc.).
WIKI
Le concept d’aspect a été importé dans les langues occidentales à partir de la grammaire des langues slaves et le mot « aspect » lui-même est une traduction du russe « вид » (vid). Toutefois, l’aspect tel qu’il existe en russe par exemple ne recouvre pas forcément ce qu’on peut entendre par ce terme dans le cadre de l’étude d’autres langues.
Et alii, il faut en dire plus.
ASPEGIC 500
En voilà une annonce …
la ressemblance entre les langues (notamment français et anglais) est trompeuse. Les aspects ne recouvrent pas la même réalité selon les langues. On a souvent un même aspect pour plusieurs temps, ou bien un même temps recouvre plusieurs aspects, ceci parfois dans une même langue. La confusion atteint des sommets quand, en France, un professeur d’anglais par exemple, voulant parler du perfective aspect, traduit par le faux-ami aspect perfectif[12].µ
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aspect_(grammaire)
« abandonnique » fait son entrée dans le dico suprême
Il y aura toujours des guerres mais : « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice. » (Spinoza)
Les langues slaves bien à part et alii, il s’agit d’établir comment je perçois un élément et comment je l’interpréte objectivement, et quel est mon rôle dans la formation de cette perception.
A TORT OU 0 RAISON? JE CHERCHE 0 RESYER AUSSI PRES QUE POSSIBLE DE l’objet déterminé par le billet , et par les échanges dans le respect d’un projet de partage
bonsoir
Vous pseudo talmudiez en solo et sans queue ni tête ; mais quel est donc « l’objet déterminé par le billet » qui vous motive, et alii ? Une prétendue fréquentation de Jorion doit être en mesure de présenter ses arguments d’une manière à peu près articulée, n’est-ce pas ?
En bref et alii, « aspect » du latin « aspicre », qui vaut « regarder ». Pour ce qui est des arts, il désigne ce qui apparaît, ce qui se présente à la vue et la manière dont cela se présente.
langoncet,vous avez besoin d’une cible? désolée je ne reviendrai pas sur W.S.ni Ophélie , ni Lear,ni vos pseudoriforts en thème,enquetez bien!reb ,rebonsoir
inutile renato, sauf si un de la RDL VOUS A promis quelque chose si, et voilà que vous vous y mettez
bonne chance, mais soit dit entre ,nous, I don’t care!
bonne nuit!
renati, c’est vrai, je me souvie,s qu’on dit « aspetta! »! mais c’est christiane qui vous expliquera!
Je ne comprends rien à votre aspect des choses, vous êtes trop fort, RM
j’essaie de comprendre votre aspect, car je ne suis pas une idiote née de la 2e pluie. VOus ais-je bien comrris ?
non, vous ne m’avez pas bien compris, c’est + simple que vos emberlifricotages
bon, moi je vous mets ce que dit wiki sur l’aspect de l’aspic
oui, mail il faut m’en dire plus… c insuffisant !
c’est qu’on a besoin d’un aspegic 500 pour tout comprendre, nous autres
ta gueule, moi je ne fais que partager l’aspect du billet
je sais pas qu’est ce qui te motive avec tous ce fatras…
je serais pas ta cible ô boulot ! Je te prends pas soin.
Couchée ! vous dis-je
Euh…
renato, et quel est dOnc votre bien à part?ca intéresse surement vos amis du blog!
Qu’est-ce qui est inutile et alii ? Vous avez avancé la vôtre ; moi, j’ai avancé la mienne. Ni plus, ni moins. Puis, si, suite à une crise de paranoïa, vous soupçonnez un complot, je vous conseille de freiner des quatre fers.
Il n’a pas d’amis au bloc. Que des ennemi.es… La preuve : il n’est pas parano-niaque, juste abandonnique. Il n’a pas conclu un cessez-le feu-. Résultat : l’a rin obtenu. Les 4 fers en l’R, l’a bonne mine d’avoir freiné à contre-temps. Hurkst
E non menate Lacan per l’aia, et alii : il y a une différence significative entre “aspetto” e “aspetta” !
… et que dire de bardella et barbarella
(E non menate Lacan per l’aia > et ne faites pas tourner Lacan en rond dans la cour)
ma non troppo. Ta névrose ?… une archéologie spontanée de la libido (M. F.)
Jane Fonda n’a rien à envier à la princesse des 2 Siciles. Et à Montretout, on a fermé les volets Wonderbra !
la votre quoi?
QUOI QU’IL EN SOIT, la « culture » complot n’est pas la mienne ,ni celle des paranocausants;
et le volapuk, me donne des frissons!demandez à Puck ,s’il peut vous aider!ou a christiane, ou rose: bonne chance!
faire tourner le manège de Lacan en bourrique ou en rond-de-cuir … Bonsoir
W C ??? William Christie ?
Ou… Winston Churchild ?
@ demandez « à Puck » ,s’il peut vous aider
Non, il « vole » dans la stratosphère du métalangage gaulliste.
C’est un aspect des choses en ce bas-monde. Il y faudrait plus de couvexité.
Il a 180 dictionnaires unilingues. Quelle chance il a eu, mais il va devoir les embarquer comme dans « Mélancolie Nord ». Et alors, attention au naufrage (cf. Michel Rio).
Les paranocausants (sic) procrastinent, c précisément leur marque de fabrique, comme chez les austères couteliers d’Olga Tokarczuk.
cf. en outre, ce soir, le coudrier de Marie Coudre.
convexité
“… sauf si un de la RDL VOUS A promis quelque chose si, et voilà que vous vous y mettez…”
“QUOI QU’IL EN SOIT, la « culture » complot n’est pas la mienne…”
Pour ne dire qu’une évidence !
Olala!
et tous des maitres de TOKIPONA qui draguent pour leur académie; c’est Macron qui bachote maintenant pour nous causer
Bon, un instant de répit — pris sur le réseau
“Trump vient de déclarer que 25 000 est plus grand qu’un million. Son déclin cognitif est désormais catastrophique.
« Lorsque Martin Luther King a prononcé son discours mémorable… il avait un million de personnes et moi 25 000. J’avais plus de monde. »”
PERVERSION PROGRESSISTE
« Joindre l’inutile au désagréable. »
Bien sûr ! Cornecul….
C’est l’occasion pour les deux hommes de se rappeler un jeu de scène marquant, qui illustre magnifiquement le travail intérieur de Gérard Philipe sur ses rôles, tirant parti de ce qui l’entoure et à l’affût même de ses propres réactions dans la vie.
Claude Roy poursuit en effet :
« (…) « Et il y a eu ce moment inouï, avec la couronne, poursuivait Vilar. Tu te souviens ? (Oui, je me souvenais…) Quand Gérard un soir a trouvé cette idée un peu folle de couronne, de la manipuler comme quand il et faisait des jongleries avec le ballon pour faire marrer les copains. Jetant des injures à Bolingbroke qui vient « d’avoir sa peau » en mettant la couronne en porte-voix, en cadre, en cerceau autour de sa tête, s’en servant comme d’un accessoire de clown, grotesque hochet… »
Mais ce que ranimait pour moi Vilar, en ressuscitant Gérard, le roi déchu Richard II en train de l’emblème du pouvoir qu’on allait arracher de lui comme d’un jouet à la fois sarcastique et sinistre (et Gérard avait aussi un geste de bouffonnerie sublime : il faisait tourner la couronne autour de son doigt comme un homme ivre fait le pitre avec un chapeau en papier, avec un de ces « accessoires de cotillon », qu’on distribue aux clients des boîtes de nuit), ce que Vilar réavivait dans ma mémoire, c’était un autre souvenir-dans-le-souvenir, une autre image en filigrane. Car je me souvenais d’un jour où avec Gérard et Anne, un peu avant Richard II, nous avions discuté, de politique, bien entendu. Et, à distance, ce qui avait, ce jour-là, mit si fort en rage Gérard et nous, apparaît maintenant si peu important, tellement dépassé (une de ces imbécillités solennelles que professait alors le parti communiste « sur le front idéologique »). Mais en parlant, en s’emportant, commencé à jouer avec son teckel, qui s’appelait Zoé. Il tenait à la main le collier de cuir de la chienne détaché du cou de la bête. Il agaçait celle-ci avec le collier. Il le tournait, et en parlant,
https://gerardphilipe-documents.blogspot.com/2022/02/1954-gerard-philipe-joue-richard-ii-de-shakespeare.html
Jean Vilar et La Tragédie du roi Richard II, du premier festival d’Avignon au TNP », dans Shakespeare au XXe siècle. Mises en scène, mises en perspectives de King Richard II, Presses universitaires de Rennes, 2007.
avant Lacan, S.F
Une miette de la chair du marchand de Venise
Votre fille n’est pas muette…
Un peu d’histoire du mouvement psychanalytique
Créativité et sublimation
L’exigence du transfert
En 1913, Freud publie dans le deuxième volume d’Imago, la revue dirigée par Otto Rank [1], un article, « Le motif du choix des coffrets », dans lequel il entrecroise les fils de deux œuvres majeures de Shakespeare, Le marchand de Venise et Le roi Lear pour « poser et résoudre un petit problème [2] ».
Le thème qui a donné son nom à l’article est bien connu : à Venise, la jeune Portia, riche héritière et orpheline, doit être mariée. Mais le testament paternel lui interdit de choisir ou de refuser un prétendant : son époux sera désigné par le choix qu’il saura faire entre trois coffrets, d’or, d’argent et de plomb, dont un seul contient le portrait de la jeune fille. Deux prétendants ont déjà été évincés, ils avaient élu l’or et l’argent, chacun motivant son choix par un discours. Bassanio (qui est aimé de Portia) gagne la fiancée en choisissant le coffret de plomb, « mais ce qu’il peut dire pour magnifier le plomb contre l’or et l’argent est bien peu et sonne forcé, écrit Freud. Si nous rencontrions semblable discours dans la pratique psychanalytique, nous flairerions des mobiles tenus secrets derrière l’explication insatisfaisante [3] ».
Une miette de la chair du marchand de Venise
https://shs.cairn.info/revue-le-coq-heron-2010-3-page-9?lang=fr
a troisième sœur, « donc » la Mort, porte le cadavre du vieil homme pour symboliser qu’il doit « renoncer à l’amour, choisir la mort, se réconcilier avec la nécessité du mourir [13] » !
. Bassanio fait le bon choix : « thy plainness moves me more than eloquence », « ta modestie m’émeut plus que l’éloquence », dit-il, désignant à la fois l’apparence du coffret et la devise qu’il porte.
Le roi Lear, lui, fait le choix inverse, il se laisse duper par l’éloquence. Sa troisième fille, celle qui devrait l’émouvoir, reste certes modeste (plain) mais pas muette :
Que de souvenirs, et alii, à la lecture de ce document ! Jean Vilar, Gérard Philipe.. Le TNP… Les années 60… Le Festival d’ Avignon…
Oui, en filigrane dans la voix de Gérard Philipe celle de Jean Vilar dans le rôle de Richard III.
J’ai eu longtemps un coffret contenant deux disques vinyle 33T. Des extraits du répertoire du TNP. Il s’ouvrait par deux volets. Un fascicule d’une dizaine de pages en guise d’hommage à Gérard Philipe de Jean Vilar contenant aussi quelques photos. Pas de Richard III dans les extraits mais Lorenzaccio, Le prince de Hombourg, Les caprices de Marianne, Ruy Blas, On ne badine pas avec l’amour. C’était en 1962. Je l’écoutais en boucle…
Tout ce qui est écrit dans votre document me rappelle sa voix et celle de jean Vilar.
Merci infiniment.
merci et alii mille fois pour vos suatre derniers commentaires ! Des pépites !
quatre
N ‘AYANT JAMAIS CACHE QUE J ETAIS UNE ANGLOPHILE impenitent, je vous confierai que le père de mes enfants se prénomme WILLIAM ; il a éyé infichu d’apprendre l’anglais (ça m’a désolée , mais nos deux enfants sont quasi bilingues, et mes reves renfloués;merci à vous tous ;et à P.Assouline qu’on ne laissera pas « chomer »!
allez, au travail!
impénitente,a été
une chose assez « drole » sur le prénom de mon ex mari, william;ses parents n’étaient ni l’un, ni l’autre, anglais, ni français, et ne savaient pas du tout prononcer ce prénom, choisi par son père pour défier son rival ‘de leur jeunesse marié à la soeur de mon ex belle mère, soeur prénommée balfourtine!mais ça n’avait pas l’air maniaque, âr contre, pour prononcer William comme le professeur d’anglais de leur fils, impossible aux parents dudit WIWI;
Et puisque les choses se sont inutilement compliquées, l’Aspect dont nous parlions avant que la prétentieuse ne présente le résumé d’une page Wikipédia, concerne la perception. Il ne s’agit donc pas de l’aspect perfectif ou aoriste, mais de l’aspect de ce qui apparaît, de ce qui se présente à l’œil, et de la manière dont il se présente, par exemple, l’aspect du ciel : nuageux, étoilé, etc. Il s’agit donc de ce qui apparaît, de ce qui se présente à l’œil, et de la manière dont il se présente, et par conséquent de la façon dont un observateur le perçoit, ainsi que de la distinction entre le fait perçu, le même fait interprété objectivement et le rôle que l’observateur joue dans la formation de la perception. Voilà pourquoi « les langues slaves bien à part ».
une jeune « amie de la famille »était paRTIE JEUNE EN ANGLETERRE où elle épousa Bill, artiste peintre qui deciny « censeur » au college où il enseignait;ils me plaisaient assez , alors!
n’ayant pas étudié le bien apartisme à l’italienne, et ne suivant pas la RDL pour me farcir la tete de bienapartisme si fondé soit il dans une chapelle bien fréquentée du numérique, je vais découvrir les délices d’un nouveau traitement pour mes pauvres jambes et ???
À propos de noms, prénoms, pseudos j’ai trouvé que le vôtre provient du latin «et alii», signifiant «et autres», utilisé dans les écrits universitaires pour mentionner plusieurs auteurs sans tous les énumérer. C’est particulièrement énigmatique et beau.
C’est quoi au juste le « bien apartisme à l’italienne » ? une nouvelle recette pour assaisonner la salade ?
Comment est-on passé de la tragédie Shakespearienne à la querelle des cuistres chez Molière ?
Voilà ce qui arrive, quand le billet dure trop longtemps !
Renato 6h14. Voilà une explication claire qui nous rapproche du « réel et son double » de Clément Rosset et de ses entretiens. Un monde de doubles, que l’on trouve dans la peinture, la photographie, les films.
Des témoins du réel.
Idem pour l’écho qui est une résonance de la réalité.
Faut-il interroger le mensonge de la reproduction ? Qu’est-ce que le réel ? Est-ce ce qui reste quand -ce qu’il nomme- les fantasmagories se dissipent ?
Et si la réalité n’existait pas… Que signifie alors, percevoir ?
Je pense aux tableaux de Magritte, aux dessins de Escher, au domaine des illusions qui viennent du mental plus que de la vision. La notion de réel est vraiment ambiguë.
Shakespeare nous conduit dans un monde de fantômes, de spectres. Et alii nous confie cette troublante passation entre Jean Vilar et Gérard Philipe puis entame la longue généalogie du prénom William à laquelle quelqu’un s’est déjà essayé dans la nuit. Des doubles fantasmatiques
comme au cinéma avec ce film envoûtant « Plein soleil » de René Clément où le double tueur, Tom Ripley (Alain Delon) tue Philippe (Maurice Ronet) et tente de devenir son double.
Rosset évoque l’histoire d’Œdipe et cette prédiction de l’oracle annonçant le destin funeste d’Œdipe.
Une myriade de doubles fantasmatiques se cachent dans le réel.
Et dans le blog de Soleil vert, même le temps n’est pas le temps connu. L’imagination est au pouvoir qui interfère toujours avec la mémoire du lecteur comme une présence de ce qui est absent…
Et quand la mémoire est plus importante que l’imagination, on lit Proust ou Nerval.
Pour saluer Edgar Morin
Jean-Baptiste Naudet :
« Philosophe de la « pensée complexe » (comme si une pensée pouvait ne pas l’être ?), Edgar Morin avait, sur certaines questions internationales, des idées étonnamment simples — pour ne pas dire simplistes — fondées sur des connaissances sommaires, parfois lacunaires, agrémentées de jolis clichés.
Lors d’une conversation pendant la guerre en ex‑Yougoslavie, j’ai constaté, avec une surprise vite tournée en effarement, que « l’intellectuel du siècle » me servait la soupe des « haines séculaires » comme explication ultime du conflit, le tout nappé d’une sauce régurgitée de Seconde Guerre mondiale à la mode Underground de Kusturica, et saupoudré d’erreurs factuelles et historiques grossières, énoncées avec un air professoral assuré mais bienveillant.
Comme beaucoup de touche‑à‑tout, il m’a semblé, avec panache, éloquence et gentillesse, maître de rien.
Hélas, la vieillesse étant un naufrage (voyez où j’en suis), la guerre que la Russie mène en Ukraine a conduit notre penseur du siècle à s’enfoncer davantage dans l’océan des clichés : le Donbass serait une région russophone et russophile qui aurait dû revenir à la Russie, tout comme la Crimée, etc. (De guerre en guerre, Éditions de l’Aube 2023, et entretien avec Pascal Boniface, mars 2025).
Enrobant son propos — truffé d’erreurs — de profondes réflexions sur la nature de la guerre (« Krieg, gross Malheur ! ») nourries de son expérience personnelle, sur un fond d’antiaméricanisme progressiste de bon aloi, l’ancien résistant n’aurait pas été loin de virer munichois, si sa pensée complexe ne finissait pas par se dissoudre dans un sympathique galimatias pacifiste et humaniste qui mène à tout, donc à rien. »
@ l’Aspect dont nous parlions avant que la prétentieuse ne présente le résumé d’une page Wikipédia (6.14),
@ Je l’avais prédit, jzmn, que tout cela tournerait au vinaigre. Mais vous m’aviez dit d’être patient !
———
La RDL déchainée va vivre; ce 5 juin, une journée détestable. Mais cela arrive dans tous les foyers.
Vivement que PA nous donne des nouvelles fraiches sur les pensées d’Edgar Morin à propos de la complexité shakespearienne, dans une entretien inédit sorti du frigo !
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Bonnes chances à tous.tes,
A quoi servent les prix littéraires ?
Il tiendra son premier meeting de campagne dimanche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et sera accompagné de deux écrivains de renom. Jean-Luc Mélenchon, candidat (LFI) à l’élection présidentielle de 2027, donnera la parole à Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022 et Éric Vuillard, prix Goncourt 2017.
https://www.leparisien.fr/politique/saint-denis-annie-ernaux-et-eric-vuillard-prendront-la-parole-au-meeting-de-melenchon-dimanche-05-06-2026-JEWFZIKHMBCFBJPGNUX7SKSBYI.php
Il faut dire que quand on vieillit, on finit toujours par s’Onfrayiser le Michel.
Qui n’a pas pêché dans les eaux tourbes de J.B. Naudet lui jette la 2e pierre. Tout savoir sur lui… :https://www.amazon.fr/stores/author/B07FCSDCHR/about
ah mais je vais tâcher d’aller les écouter à St Denis. Doivent avoir des choses nouvelles passionnantes à nous raconter pour les futures élections présidentielles.
La bonne littéraire va sauver Jean-Luc au 2e tour, c’est certain.
Edgar Morin, La Légende de Boualem Sansal ou De Gaulle, le film.
Vous pariez sur quoi pour le prochain billet, JJJ ?
BILL devint
C’est particulièrement énigmatique et beau.
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C’est sans doute aussi particulièrement un anagramme approchant de son nom, Madame Christiane.
cher JJJ
sur ce blog,D une manière générale, la grammaire est évoquée avec sa terminologie ; ce qui impliquait un regard sur le mot « aspect » qui venait d’être dit,comme important dans un lexique de grammaire, de linguistique,
ceci étant précisé, je m’en contrefiche
Mon pari ?…, jzmn (7.38) ?/// des « Lettres de mon (jean) moulin », vues par un CDBF au top de l’actu littéraire !
parfait:c’est peut être un terme de grammaire, c’est ou c’était une glace au café!
cher JJJ (7.51)
Jusqu’à présent, nous n’avions pas encore gardé les vaches together, me semble-t-il. Que vous arrive-t-il ce matin ? Piquée par un taon italien, peut-être ? Ceci précisé…, je me contrebranle de votre aspect, de vos maladies imaginaires et de votre famille, voyez !
*** Mettez de l’huile dans la cruche à vinaigre de l’RDL, et tout ira mieux avec Cricri.
Jazzi 7h17
Vous écrivez : « Comment est-on passé de la tragédie Shakespearienne à la querelle des cuistres chez Molière ?
Voilà ce qui arrive, quand le billet dure trop longtemps ! »
C’est très intéressant. Que veut dire « le billet dure trop longtemps ? Pensez-vous que les commentaires concernant un autre domaine que celui du billet proposé par Pierre Assouline n’apparaissent qu’à la fin du billet ? Ils y sont en permanence et souvent dès les premiers commentaires. C’est même une des caractéristiques de ce blog. Il devient rapidement une agora où les habitués s’interpellent joyeusement, doctement ou agressivement en oubliant le billet présenté. Ce qui se passe quand le compteur s’affole c’est que les uns et les autres sont livrés à eux-mêmes (passions diverses : littérature, actualité, cinéma, conflits personnels…).
De plus le blog est une mémoire. Ce qui a été écrit reste, peut être relu. Certains préféreraient que l’on passe au billet suivant pour que leur commentaire soit oublié.
Je trouve que ces dernières pages sont intéressantes à scruter pour des tas de raisons. Un sociologue se régalerait.
A part ces remarques, merci pour tes citations toujours intéressantes.
j’ai écouté son interview sur radio nova hier, le vieux lion est en forme pour en découdre avec ses détracteurs, JLM à Saint Denis ! Le bateleur remonte en piste … et ce n’est que le coup de fusil de départ d’un an de congestions médiatiques ! J’ai installé mon transat en bord de frontière pour voir les feux de Bengale.
Jeanne, anagramme? Pourquoi pas…
Aspect, vite un aspégic!
Mal de tête à force d’en rire.
Bonjour.
messieurs,
je viens d’apprendre, en vérifiant …
plein de choses sur « le jaja »;
je n’ai pas trouvé dans ces dicos « la jaja »,comme on appelait dans ma jeunesse ce bavardage de commères qui se répand parfois sur la RDL où le ça tant rital sataniquement votre palabre,et j’avoue ne pas aimer le jaja(Pas des bibines de restaurant ! Rien que des jajas de compétition )
cuvez ;QV votre jaja tranquilles
bonne journée
Et le « Jaja de Jau » en avez-vous bu, et alii?
Ce vin illustré de la belle étiquette de l’artiste Fluxus Ben?
From Perpignan.
« messieurs »
Et les dames, elles comptent pour du beurre, et alii ?
« ce bavardage de commères qui se répand parfois sur la RDL »
Seriez-vous sexiste en plus !
« rital »
Et limite raciste…
un futur D.D-bat à prévoir sur l’ASPECT du pouvoir de la littérature artificielle entre jordan & jean-luc ?
9.30 – etalii n’est pas une dame… c’est limite un juif ritalien en pleine déperdition morale qu’a pu beaucoup d’jinjin dans le godet.
Un billet de passoul n’est jamais trop long, jzmn. Son commentarium lasse un brin à la longue… Surtout quand il est alimenté par deux vamps qu’ont tout leur temps de shakespeariser les mouches à Rabier (Benjanmin).
Bonne suite avec Vitia et les autres canidés (et allii, Lucullus, en bas de page – Waouh, quelle découverte en latin !).
et les joyeuses commères de Windsor, c’est de qui, déjà ?
Un personnage assis sur son ja ja !
Vous vous en contrefichez, et alii, et c’est normal pour une prétentieuse, mais ce mot (ASPECT) est apparu ici par le biais d’un essai sur l’usage qu’en fait Wittgenstein, c’est à dire relatif à la perception et sa signification dans le contexte donné, et c’est tout à fait simple : ce qui apparaît, qui se présente à l’œil, quelle la manière dont se présente, et par conséquent, comment l’observateur perçoit et la distinction entre le fait perçu, le fait objectivement interprété et le rôle qu’il joue dans la constitution de la perception.
Cela a affaite avec la perception, et pour ceux qui voient des cuistres partout, sans des réflexions sur cet ASPECT de la perception, pas de peinture à partir de Giotto jusqu’à la fin du Baroque. Enfin, nous serions encore aux icônes byzantines et aux ratures de lit équivalentes.
c’est un personnage en faïence appelé un Jacquot
chaque fois que j’en vois un en vitrine ( il y en a un en vente depuis des lustres chez un ami ) je pense à J J
un petit livre taquin est sorti sur les Jean Jacques, ce qu’on appelle aussi un stoeffer je vais retrouver ça si j’ai le temps car ma journée est bien remplie.
Donc, puisqu’il semble qu’une étape ait été mal comprise, je remets en ligne la référence : Wittgenstein on Aspect Perception, Cambridge University Press, 02 November 2020
IL Y EN A QUI SONT HEUREUX D4AVOIR 2CRIT QU4ILS 2TAIENT INDIFF2RENTS AUX OPINIONS qu’ils susctaient sur leur personne; peu m’importe le bien apartisme suiviste du Herr délien qui vous pleure dans le gilet: Sunt lacrimae rerum et mentem mortalia tangunt.
Certes, les choses terrestres touchent l’esprit, mais apprendre à utiliser le clavier du computer n’est ni du grec ni du latin.
voilà j’ai retrouvé :
https://www.le-diplodocus.fr/catalogue/jean-jacques-aux-grandes-oreilles
je vous laisse entre latinistes distingués, adeptes de l’italique et autres particularités distinguées
Il faut toujours que Gigi la visqueuse insulte quelqu’un. À l’école, c’était le petit crevé qui n’arrête jamais d’emm… le monde et que tout le monde baffe. Et ce pauvre vieux brochet mayonnaise avarié croit qu’on pense à se comparer… Hurk!
(Là, si ce n’est pas Sansal, c’est la prostate).
le complexe du prof qui se cherche une meute ,ne me touchera pas!
basta
Jazzi n’a toujours pas compris ce qu’est le racisme.
@ chantal (9.39), c’est drôle votre histoire de Jean-Jacques et Jackot. Un jour en flânant dans Pari sur la coulée verte, j’ai croisé des écoliers dont l’un s’est arrêté devant moi et a dit aux autres : « té… monsieur Lapin ! »… Et sa maîtresse l’a grondé. Par la suite, j’ai appris que c’était un célèbre personnage de BD enfantine. Or, ce gamin ignorait mon vrai prénom. Et vous nous rappelez un pichet en faïence de Bxl. Ca alors ! Moi qui croyais que c’était juste un perroquet, comme le suivant qui ventriloque,
—-
(suite) Il faut toujours qu’Alfred, le tröll de Chachal la ramène avec ses histoires de bourriques dès qu’un accrochage prend corps. IL nAPA LAI%R D ETRE INDIFFReNT AUx COMmERE@AGES dublogàPassOU. c 1 sultan d’Oman qui n’insultait jamais personne à son réveil du grand jonc du p’tit Moulin.
Alhors, BOIS L’M…, idikoi au juste ?. l’RDL attend les résultats. Attation !… Cricri, qui comprend jamais rin aux ASpeCTSn de la peinture italienne prébyzantine risque d’avoir la prim’heure et de faire bisquer la chaloupe goudronnée.
il est en train de se passer de drôles de choses au pays de Voltaire.
en fait dans Voltaire il y a « taire » et les mecs ils imaginent à partir que Voltaire c’est apprendre à faire taire ceux qui pensent pas comme eux.
exemple le lynchage de Xania Fedorova…
un journaliste a écrit à son sujet : » Mais dire que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est une “opération militaire spéciale” causée par l’Ukraine et l’Occident, c’est nier les faits. Ce sont des mensonges. Mentir ne relève pas de la liberté d’opinion. »
mentir ne relève pas de la liberté d’opinion….
https://regisdecastelnau.substack.com/p/lynchage-de-xenia-fedorova-les-petites
Et tu manges quoi, cette aprèm avec tes endhives, Omar ? Je bisque, mais je bisque…
Ici, la seule qui la joue prof, avec toute la vanité que cela implique, c’est vous, et alii !
» ce qui apparaît, qui se présente à l’œil, quelle la manière dont se présente, et par conséquent, comment l’observateur perçoit et la distinction entre le fait perçu, le fait objectivement interprété et le rôle qu’il joue dans la constitution de la perception. »
Bof… malgré la description approximative ( qu’est-ce que signifie un » fait objectivement interprété »? ne s’agirait-il pas de l’ aisthésis, l’ esthétique comme réflexion générale sur le phénomène de l’art et de ses définitions possibles?
Dimanche dernier, un Manouche invité chez les Portugais m’a explIQU2 COMMENT (etalii) une épée s’était fichée dans la paroi de Rocamadour, un lieu de pèlerinage ou serait apparue la Vierge. Il se trouve que je connaissais l’anecdote de la Durandal de Roland à Roncesvallès… Cet homme très croyant (je suis voyageur, mais cette fois je vais voter pour Bardella, a-t-il tenu à préciser) se rend depuis toujours dans tous les sites d’appairtion de la Vierge, mais pour l’instant, il n’a pas obtenu le miracle espéré pour son fils estropié. Pourtant il continue de croire, parce que « tout est écrit »… Il lui reste encore à aller à Fatima… Lourdes, il n’y va plus, car en quatre pèlerinages à la grotte, elle ne lui est jamais apparue.
Cet homme m’a déconcerté, aprés quoi, il s’est mis à danser tout seul, car sa femme ne voulait pas s’afficher avec lui parmi les Portugais qui n’avaient mis que de la techno. Il avait bu pas mal de whisky-coca et n’avait plus aucune inhibition pour faire le tango. Je voulais bien le saluer dans mon journal intime, car j’avais oublié cet épisode. auquel m’a fait songer Chantal. Merci Chantal. Bàv,
Après prétentieuse, voilà vaniteuse… ?
De mieux en mieux, RM… pleuvent les insultes, Omar Bongo rigole sur son haricot vert. Tout le monde se lâche, enfin. On se sent moins seules.
@ ne s’agirait-il pas de l’ aisthésis, l’ esthétique comme réflexion générale sur le phénomène de l’art et de ses définitions possibles
———-
Oui c’est cela, l’AISTHESIS… Comme n’y avions nous pas pensé plus tôt, bêtasses que nous sommes, les JC et autres Punck75. Les cuistres (et Rudy) vont encore nous pinailler avec leurs histoires d’humanistes guerroyants. Pfiouhhhh !
C’est du Dan Fante vos soirées JJ !
« la distinction entre le fait perçu, le fait objectivement interprété et le rôle qu’il joue dans la constitution de la perception. »
j’écoutais un débat avec plusieurs journalistes de médias mainstream qui en principe pensent tous la même chose.
ils parlaient de cette gamine assassinée par un type qui normalement aurait dû être en prison.
ils étaient tous d’accord pour dire qui ce type n’était pas en prison, ce qui aurait évité la mort de cette enfant, c’est parce que notre justice manque de moyens : pas assez de magistrats, pas assez de procureurs etc…
là ils ont dit que comme la France n’a plus de pognon il fallait hiérarchiser les dépenses.
sauf que ces journalistes répètent depuis des mois qu’il faut mettre des milliards dans l’armement parce que la Russie va attaquer la France.
du coup ils en sont venus à se demander si la menace russe était plus éminente que la menace de pédocriminels.
un autre a aussi ajouté la menace de mourir parce qu’on a n’a pas trouvé une médecin.
au final ils sont tombés d’accord pour dire que la principale menace pour la France c’était la Russie du coup tant pis pour les médecins et les pédocriminels en liberté…
cela montre bien le fonctionnement de la distinction entre le fait observé et l’interprétation :
la menace russe c’est un truc qu’ils ont inventé, mais ils sont obligés de faire passer en premier leur mensonge parce que la plus grosse menace pour eux c’est d’avouer qu’ils mentent.
c’est la croyance qui génère la perception.
un type devant un tableau du Christ en croix n’aura pas la même perception s’il est chrétien, juif ou musulman.
si la menace russe était plus imminente que la menace de pédocriminels.
Qu’est ce qu’on s’emmerde dans ce concours de cuistreries, c’est pas possible!
Quelqu’un a des nouvelles de Passou?
là le type il parle de « souci de vérité » sauf qu’au moment de prononcer le mot « nazi » il bafouille et préfère dire « allemand » à la place, trop drôle :
Cette ivrognesse et pauvre Gigi fait tellement pitié que j’vais l’ignorer pour bien l’épargner, cette pitoyable créature.
J’fais ça par pitié bien entendu.
@ closer, il sera à Vannes bientôt :
au delà de l’aspect « voltairien » cet effet de meute contre cette journaliste russe montre un truc important de notre société.
dans un monde normal, on devrait avoir des journalistes ou des intervenants russes dans tous les médias.
je veux dire comparé aux hystériques ukrainiennes qu’on voit sur LCI, la Xenia elle paraît plutôt normale.
pourquoi ? parce que la France a la chance de ne pas être impliquée dans ce conflit.
et bénéficier de cette position extérieure, voire de surplomb, permettrait d’apporter un peu d’objectivité et de sagesse pour aider ces 2 pays à trouver un accord.
sauf que non, et là il s’est passé dès le départ un truc assez bizarre.
ce conflit est devenu un objet de croyance qui est venu remplir un vide intérieur, un truc qui est venu capté l’angoisse existentielle comme le font toutes les religions.
d’où le fait que l’Europe s’est sacrifiée économiquement au nom de cette Croyance.
d’où le fait que les européens ne s’en dépêtreront qu’au prix d’un conflit direct contre la Russie prévu normalement dans 4 ans.
croire que Jésus a marché sur l’eau ou a guéri des aveugles c’est déjà assez bizarre, mais là on en est à mille fois ce genre de bizarrerie !
le problème est que comme on a verrouillé la parole aucun intellectuel ne peut venir se pencher sur ce phénomène qui pourtant est le plus important en Europe depuis les années 1910 ou 1930.
Incapable de se mêler de ses affaires le JJ-J ! Ce doit être une curieuse particularité du sinistre.
« la Vierge. Il se trouve que je connaissais l’anecdote de la Durandal de Roland à Roncesvallès… Cet homme très croyant (je suis voyageur, mais cette fois je vais voter pour Bardella, a-t-il tenu à préciser) »
Vous auriez dû lui expliquer que Philippe Pétain persécutait les Romanichels comme les juifs. Même si la France a oublié ce point délicat de son histoire.
Les gens oublient. C’est terrible.
un type devant un tableau du Christ en croix n’aura pas la même perception s’il est chrétien, juif ou musulman.
Ou bien encore s’il se nomme Vasari, Louis Marin ou G. Didi-Huberman, voire Yves Bonnefoy!
Pour un auteur qui passe son temps à dénoncer les turpitudes de Tebboune je trouve étonnant de se jeter dans les pattes de l’extrême droite. Une contradiction dirait Mme Pille.
« »Tiens bon », cette phrase, Pierre Assouline le dit tous les jours à sa maman de 96 ans. »
Heureux d’apprendre que Passou, comme rose, a toujours sa mère auprès de lui !
Le dit ou la dit ?
Un dictionnaire doit définir
Aimant bien comprendre les mots que j’entends ou que je lis, j’ai acheté en plusieurs décennies plus de 200 dictionnaires unilingues , autrement dit franco-français. Non par goût de la collection, mais
pour répondre aux questions que je me posais.
Depuis des mois, dans un domaine bien précis, j’ai constaté qu’aucun dictionnaire ne m’éclairait .
Certain qu’aucune librairie de ma sous-préfecture ne m’offrirait ce dictionnaire très spécialisé, je recours à un vendeur de la Toile. A la bonne heure, il existe bien un dictionnaire dudit domaine.
Je le commande . Je le reçois ce jour.
Catastrophe ! L’auteur du dictionnaire m’offre une liste alphabétique des mots de ce domaine…sans définitions. C’est une véritable arnaque.De toute évidence, un dictionnaire doit définir. S’il ne définit pas, à quoi sert-il ?
PERCEPTION
« …un type devant un tableau du Christ en croix n’aura pas la même perception s’il est chrétien, juif ou musulman. » (Puck)
Ils seront à côté de leurs pompes, à coup sûr, puisque animé par leur théophilie irrationnelle.
Seule une âme raisonnable vera qu’il s’agissait d’un banal rebelle aux lois romaines, ayant eu ce qu’il méritait.
Charoulet Patrice vous avez encore gagné un point!
S’il y a bien quelque chose dont je suis certain c’est que malgré ses affirmations (19:09), les sentiments nationaux de Boualem Sansal vont à l’Algérie pas à la France. C’est un auteur francophone, pas un auteur français. L’Algérie réactivait son passeport, si ses droits à sa retraite de haut fonctionnaire étaient rétablis, et ses biens restitués, dans l’heure il serait de retour à Alger en direction de sa villa sur la côte où il aurait le bonheur de reparler l’arabe dialectal avec ses gens de maison.
Son argument, comme quoi il aurait dit ses phrases polémiques en dehors de l’Algérie et en français et que cela ne regardait donc pas l’Algérie, ne tient pas. Quand on sait combien la langue de l’ex-occupant colonial et ses télévisions sont massivement présentes sur le sol algérien et que l’arabe classique, l’arabe quoi, est très mal compris…
https://www.cnews.fr/emission/2026-06-02/la-grande-interview-boualem-sansal-1870854
…à quoi sert-il ?
Il sert à être fourgué aux pigeons… Le dico des blaireaux !
* Si l’Algérie réactivait
* Si l’Algérie réactivait
« Un juif obscur, bâtard et fanatique ».
Diderot parlant de Jésus.
« …un type devant un tableau du Christ en croix n’aura pas la même perception s’il est chrétien, juif ou musulman. » (Puck)
Et selon quelle époque.
L’analyse de Cyril Gerbon
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/10/14/la-faculte-de-regarder/
« Cette place, Cyril Gerbron la tenait – et son œuvre la tient désormais pour lui – de ses facultés de regardeur, qu’il préférait au mot de « spectateur, qui suggère une réception passive », de l’étendue de ses connaissances artistiques et théologiques, de sa capacité à insérer sa réflexion dans les débats historiographiques contemporains, et surtout de sa manière de mettre en rapport les uns avec les autres ces différents aspects au moment d’interpréter une peinture. Comme toutes les grandes hypothèses méthodologiques, celle qu’a suivie Cyril Gerbron fut formulée par lui sur fond d’évidence, une évidence qui s’était pourtant un peu obscurcie ces derniers temps, et dont on ne mesurait sans doute pas complètement la portée avant de la redécouvrir à travers lui : les œuvres religieuses de la Renaissance doivent d’abord être interprétées à l’aune des usages liturgiques et dévotionnels pour lesquels elles ont été conçues.
Cet angle d’approche incite, d’une part, à réinjecter un peu de sociohistoire dans l’appréciation historique de l’art ainsi qu’une forte dose d’herméneutique biblique, et, d’autre part, à en réduire significativement la part d’esthétique et de psychologisme. Pareil rééquilibrage des termes de l’analyse n’élimine point du tout l’élément artistique, mais, en cherchant à restituer les conditions sociétales de fonctionnement des œuvres de dévotion, Gerbron vise au contraire à spécifier l’apport particulier de chaque artiste, à « mieux définir son imagination poétique », comme il l’écrit dans un texte inédit portant sur un corpus d’œuvres du Fra Carnevale, comme sur celui qu’il consacre au maître de celui-ci, Filippo Lippi.
Dans le contexte historiographique actuel, de même que ce positionnement met explicitement son auteur aux prises avec l’opus magnum de Hans Belting, Image et culte. Une histoire de l’art avant l’époque de l’art (1990 ; Cerf, 2007), selon lequel l’art renaissant a rompu avec la période médiévale en substituant « l’art » au « culte », de même il le situe implicitement, puisque Gerbron ne le cite pas, dans le sillage de la Théorie de l’acte d’image de Horst Bredekamp (2007 ; La Découverte, 2015), pour qui toute image est, vis-à-vis de la pensée, agie autant qu’agissante. Une affinité qui colore l’histoire de l’art telle que la pratiquait Gerbron d’une teinte anthropologique précédant quelquefois l’anthropologie sur son propre terrain. Lorsqu’il rappelle par exemple que « les imagines sont qualifiées dans les traités mnémoniques d’agentes, c’est-à-dire vivantes, agissantes », l’historien de l’art ouvre la théorie de l’agentivité qu’a élaborée Alfred Gell à la fin du siècle dernier dans L’art et ses agents (1998 ; Les presses du réel, 2009) à de nouvelles coordonnées historiques. »
* l’historien de l’art ouvre la théorie de l’agentivité qu’a élaborée Alfred Gell à la fin du siècle dernier dans L’art et ses agents (1998 ; Les presses du réel, 2009) à de nouvelles coordonnées historiques. »
Comme l’a fait d’une manière plus ethnologique Philippe Descola avec son » Par delà nature et culture » Gallimard.
. L’Algérie réactivait son passeport, si ses droits à sa retraite de haut fonctionnaire étaient rétablis, et ses biens restitués, dans l’heure il serait de retour à Alger en direction de sa villa sur la côte où il aurait le bonheur de reparler l’arabe dialectal avec ses gens de maison.
FL
je n’en suis pas sûre du tout.
L’arrachement de l’exilé à sa terre natale.
C comme si on vous demandait de remettre une peau que vous avez quittée.
Ceux qui ont réussi cet exploit sont ceux qui sont revenus jeunes, comme Aimé Césaire ou Léopold Senghor.
Après oui, je pense que ce peut être magnifique de rentrer chez soi : mais, dans ce cas précis, les conditions optimales ne sont pas réunies.
oui, je pense que ce peut être magnifique de rentrer chez soi
Vive le retour au grangeon! 🙂
Grangeons, grangeons, la mémoire au colon.
Tristesse de Vita
L’attachement de Boualem Sansal a son pays natal est evident ,autant qu’est evidente sa detestatiion d’un regime tenu par une junte qui le saccage moralement intellectuellement et économiquement
» pleure mon pays bien aimé » tel était le titre(recupéré ailleurs) qui disait cela ,et que j’avais voulu donner à un billet commentant son premier roman « Le serment des barbares .
Merci FL pour cet interview remarquable…
https://www.cnews.fr/emission/2026-06-02/la-grande-interview-boualem-sansal-1870854
La métonymie et la synecdoque s’articulent autour de tropes de contiguïté conceptuelle, mais divergent par la nature ontologique de leur interconnexion sémantique. La métonymie opère une translation référentielle fondée sur une corrélation extrinsèque, logique ou causale, indexant un contenant pour le contenu, l’effet pour la cause, ou l’instrument pour l’agent au sein d’un même réseau praxéologique. À l’inverse, la synecdoque procède d’une inclusion d’ordre holistique et taxinomique, manifestant une consubstantialité interne entre les termes. Elle réalise un glissement quantitatif et méréologique, substituant le tout à la partie (synecdoque généralisante) ou la partie au tout (synecdoque particularisante), s’inscrivant ainsi dans un rapport d’hyponymie ou d’hyperonymie strict. En somme, là où la métonymie mobilise une adjacence contextuelle et sémiotique entre deux entités distinctes, la synecdoque formalise un rapport de dénotation inclusive et d’inhérence structurelle, enchâssant le microsigne dans le macrosigne.
Vous l’aurez voulu…
« sa detestatiion d’un regime tenu par une junte qui le saccage moralement intellectuellement et économiquement »
Et plus encore, par les ravages de l’islamisation de la société algérienne dont il ne cesse d’avertir la France, Rosanette.
Il suffit de lire ses livres, FL, pour voir qu’il n’a aucune chance de retourner en Algérie, de son vivant !
Ma critique elle est sur l’Islam, l’islamisation et les islamistes…
https://www.tf1info.fr/culture/boualem-sansal-accuse-de-radicalisation-identitaire-il-s-explique-pour-la-premiere-fois-dans-sept-a-huit-2443050.html
12.36 -> pmp, j’avais plutôt pensé aux « formes du visible »… m’enfin, à chacun ses métonymies et ses anecdotes (sic), hein ? ART TICULE…
https://laviedesidees.fr/Ce-que-figurer-veut-dire
@closer
SOUS LA PLUME DE QIUEL LINGUISTE AVEZ VOUS TROUVÉ CE VERBIAGE POUR PARLER DE CHOSES SIMPLES ?
rosanette
ce doit être l’I-A.
Vius recevez une réponse à un courrier important, et cette réponse vous laisse baba.
Après le premier effet de sidération, qui vous cloue au sol, vous finissez par comprendre que la réponse vient de l’I-A.
Dans le cas présent, nos pauvres figures de style ….
Métonymie, la partie pour le tout
Rodrigue as-tu du cœur ?
@« …un type devant un tableau du Christ en croix n’aura pas la même perception s’il est chrétien, juif ou musulman. » (Puck)
Ils seront à côté de leurs pompes, à coup sûr, puisque animé par leur théophilie irrationnelle.
Seule une âme raisonnable vera qu’il s’agissait d’un banal rebelle aux lois romaines, ayant eu ce qu’il méritait.
Constat lapidaire mais pas faux ; les trois autres parties reconnaissent en Jésus roi des juifs, à minima un prophète ; je parle sous le contrôle de la petite communauté de casseurs acculturés, mais certainement pas areligieux, réunie autour du livre en ce cul de basse fosse
Capté en passant
« Monsieur Bardella, parlez clairement.
Lorsque vous attribuez les violences qui ont suivi la victoire du PSG à « l’immigration », qui visez-vous exactement ? Des étrangers ? Ou bien ces Français nés ici, élevés ici, scolarisés ici, mais dont le nom, le quartier, la couleur de peau ou la religion supposée suffiraient, à vos yeux, à les rendre suspects ?
La vraie question est là : à partir de quand est-on pleinement français ? À la deuxième génération ? À la troisième ? À la quatrième ? Faut-il répondre à une condition d’origine, d’apparence ou de croyance pour être reconnu comme un enfant légitime de la République ?
Je condamne sans réserve les violences, les pillages, les attaques contre les forces de l’ordre. Ceux qui ont cassé doivent être sanctionnés. Ceux qui ont pillé doivent être jugés. Ceux qui ont frappé doivent être condamnés. La République doit faire respecter la loi, partout, pour tous, sans faiblesse.
Mais la République juge les actes. Elle ne juge pas les origines. Elle ne transforme pas une faute individuelle en culpabilité collective. Elle ne confond pas un délinquant avec une communauté, ni un Français avec un étranger parce que son visage, son nom ou son histoire familiale dérangent certains.
Voilà ce qui nous sépare.
Vous prétendez rétablir l’ordre, mais vous installez le soupçon. Vous prétendez défendre la nation, mais vous introduisez entre les Français une hiérarchie invisible : ceux qui seraient français sans discussion, et ceux qui devraient sans cesse prouver qu’ils le sont assez.
Cette logique n’est pas républicaine. Elle appartient au vieil héritage de l’extrême droite française : celui qui trie, qui désigne, qui exclut ; celui qui, depuis les pages les plus sombres de notre histoire, nourrit les réflexes xénophobes, racistes et antisémites contre l’idée même d’une France humaniste et universelle.
La France n’est pas une couleur de peau. Elle n’est pas une religion. Elle n’est pas un nom de famille. Elle n’est pas une généalogie.
La France est une volonté commune, une loi respectée, une histoire partagée, une promesse tenue.
Et cette promesse est simple : nul Français ne doit être regardé comme moins français qu’un autre.
L’ordre véritable n’est pas l’ordre du soupçon. C’est l’ordre républicain : ferme contre les coupables, juste envers chacun, fidèle à l’unité nationale.
Dominique de Villepin »
Citer Villepin comme caution…
Hurkhurkhurk !
Punk is not dead
En attendant, la moquerie régnant ici, Dominique de Villepin a rendu un très bel hommage à Edgar Morin. Sur son compte X, je crois.
Rappel. En fait d’hommage à Edgar Morin, voir le livre de Clément Weil-Raynal sur l’antisémitisme de gauche. Un chapitre.
Villepin est un type extrêmement suspect.
Je demeure toujours fermement opposé à toute gratuité de la nourriture telle que cantine scolaire gratuite. Pareil pour l’imposition zéro ou la CMU. Très mauvais message que l’on fait passer à la population. Et vous savez pourtant ô combien je suis social dans l’âme.
Mais il faut savoir sortir au moins 1 euro de sa moche. À bas l’état-providence.
@Rappel
Qui ne dit mot consent
Lutter contre l’antisémitisme en France, c’est se dissocier de la politique du gouvernement israélien
Cantines scolaires et RU à 1 € pour tous ?
+ 1
On vois tes poiles, Jazi, a cause de ton bèrmuda.
Le vieux Langoncet use d’une rhétorique destinée à rendre acceptable l’antisémitisme.
Jérôme Barella suspecté du meurtre de Lyhanna, à ne pas confondre avec Jérôme Bardella, le fiancé de la princesse !
L’andouille mâtinée de crème de golem méconnaît l’antisémitisme, voire le nie là où il se manifeste pourtant de manière flagrante
Pauvre type. Rebouche-toi.
intervention au forum de St Petersbourg d’un ancien marine américain qui a participé au désarmement nucléaire à la fin de guerre froide.
extrait : « il a un chien enragé qui se promène dans un village, les gens se demandent comment se protéger de ce chien enragé, une personne dit qu’il n’y a qu’un moyen de se protéger d’un chien enragé : prendre un fusil et flingué le chien enragé. »
et de conclure :
« aujourd’hui l’Europe ne défend plus de valeurs humaines, c’est un continent nihiliste qui aspire à la guerre et où l’Allemagne veut renouer avec son passé nazi : l’Europe est le chien enragé du monde, si on veut retrouver un monde qui irait vers la paix il n’y a qu’une seule solution : tuer le chien enragé » :
keupu APT
sortir au moins 1 euro de sa moche.
programme tentant.
intervention au forum de St Petersbourg du philosophe conservateur anglais John Laughland sur l’actuel nihilisme européen :
@Verlaine, compagnon de pluie et de silence -> https://larepubliquedeslivres.com/verlaine-compagnon-de-pluie-et-de-silence/
Quelques dizaines d’années à faire fausse route, et après ?
Hommage à un petit marquis de la république ; non sans manières dans la mise en spectacle de la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave
Décomposition du mouvement
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@Verlaine, compagnon de pluie et de silence -> https://larepubliquedeslivres.com/verlaine-compagnon-de-pluie-et-de-silence/
Quelques dizaines d’années à faire fausse route, et après ?
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Hommage à un petit marquis de la république ; non sans manières dans la mise en spectacle de la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave
(la philosophie allemande trouve des débouchées parfois inattendues ; à la différence de la musique)
J’avais acheté le Hors-série, « Le Monde » consacré à Edgar Morin en 2021. Des textes choisis, des hommages.
Une participation m’avait bien intéressée, celle de Nicole Lapierre, sociologue et anthropologue, travaillant au CNRS. Elle a publié « Changer de nom » (Folio essais, 2006 et « Sauve qui peut la vie » (Seuil 2015), prix Medicis essai.
Dans son article, « Un homme mêlé », un passage a retenu mon attention. Elle évoque le livre d’Edgar Morin « Le Vif du sujet » (1963).
« (…) Dans les dernières pages du livre, il note : »Je me suis rapproché de moi-même et me voici un peu « heimatlos », déraciné-polyraciné, ni (mi)juif, ni (mi)gentil : marrane. »
Le « heimatlos » allemand (littéralement sans-patrie ou sans racine), c’est l’étranger tel que le définit le sociologue Georg Simmel : l’homme venu d’ailleurs et installé à demeure, celui qui est à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la société, membre du groupe dans lequel il s’est fixé, mais assigné à une position à part en raison de son origine. Simmel soulignait déjà l’acuité du regard de l’étranger, dégagé des particularismes et des partialités de l’appartenance. Edgar Morin, lui aussi, dit à maintes reprises combien cet état d’indétermination culturelle et de « poly-identité », favorise l’essor d’une pensée critique et la formation d’un méta-point de vue, sur soi comme sur le monde. Comme les penseurs juifs de Mitteleuropa, il est, lui aussi, un « intellectuel sans attache », selon l’expression de l’un d’eux, Karl Mannheim. »
Cela le paraît bien le définir.
@born again christiane dit : « Cela le paraît bien définir »
Chez Morin, sa vie, son oeuvre, rien ne me semble relever d’un « état d’indétermination culturelle et de « poly-identité » » ; merci de justifier votre affirmation
Cela Me paraît bien le définir car comme l’écrit Nicole Lapierre, dans le même article, « Edgar Morin s’est félicité du fait que son père, Vidal, auquel il a consacré un très beau livre, ne l’ait pas enfermé dans une identité, le laissant ainsi totalement perméable à l’école française, ouvert à de multiples cultures, épris de laïcité et d’universalité. »
Movement Study Vera Skoronel, photo Suse Byk 1927-1928.
https://pbs.twimg.com/media/HKE_HtfXwAIWtnH?format=jpg&name=large
Voilà ce que je disais du dernier film de Marjane Satrapi, sorti en salle en juin 2024.
Vivre et mourir à Paris
« Paradis Paris » de Marjane Satrapi, avec Monica Bellucci, Rossy de Palma, André Dussollier, Alex Lutz, Roschdy Zem, Eduardo Noriega et Ben Aldridge.
Une oeuvre chorale réunissant un casting impressionnant autour d’histoires entremêlant les destins de Parisiens dans le Paris cosmopolite d’aujourd’hui.
Malgré les critiques mitigées et le public clairsemé, j’avoue avoir pris un certain plaisir à la projection du dernier film de Marjane Satrapi dont le « Persepolis », adapté en 2005, sous forme de BD sur l’Iran contemporain, avait marqué la consécration.
Trop anecdotique, pas assez politiquement correct, sa représentation de personnages partagés entre la douleur de la mort et la douceur de vivre ?
Certes, on est loin du chef-d’oeuvre absolu et l’on frôle parfois les clichés, mais ce film, tout en légèreté et gravité, ne manque pas d’humour et d’intérêt.
Les acteurs ne déméritent pas et, fidèle à sa devise, Paris y fluctue à loisir sans couler pour autant !
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=317098.html
« Parler pour ne rien dire »
Jean Langoncet – 21h13
Il a un parcours vraiment atypique et a cherché avec son idée de « reliance » à tisser ensemble des savoirs liés à tant de contextes différents, une éthique portée à la fraternité.
Pour lui, les humains sont embarqués ensemble dans une aventure encore inconnue où ils doivent lutter contre l’emprise des systèmes, résister à la haine, au mépris, à l’exclusion, à la barbarie, à la cruauté partout dans le monde. Sa communauté c’est la Terre, une fraternité planétaire avec les jeunes, les vieux, les érudits mais aussi les gens simples.
Une certaine tendance à l’Anarchie un peu adolescente, un goût pour la culture populaire, son folklore, ses traditions loin de la culture « cultivée »…
Il pose un regard sur le cinéma, les stars d’Hollywood, fasciné, tout en analysant ces creatures fabriquées en série, formatées mais sublimes à l’écran. Il les rapproche de la recherche du bonheur qui devient la religion de l’individu. Le happy end, règle d’or des années 60.
Mais c’est aussi un écologiste à l’époque où on n’en parlait pas encore. Un entretien avec Nicolas Hulot dans ce même hors-série est passionnant. Il aime la nature. Ce sont des amis scientifiques en 1970 de l’université de Berkeley, en Californie, qui l’ont éveillé à une conscience écologique. Il découvre la dévastation de la biosphère, l’assèchement de La mer d’Aral, les pluies acides, la catastrophe de Tchernobyl, le trou dans la couche d’ozone. Il rapproche alors science et philosophie et se dresse contre ceux qui veulent être possesseurs de la nature en luttant pour une réforme du mode de pensée qui ignore notre relation à la nature. S’intéresse alors au commerce équitable, à l’économie solidaire.
Être citoyens de la Terre.
Comme l’écrit avec humour Regis Debray, « Il y a beaucoup d’Edgar en un seul : le sociologue, le prophète, l’zutobiographe, le journaliste, le philosophe, le fiariste, le militant, l’historien… « Le miracle, écrit-il, c’est la combinaison calme de ces fécondités et tous ces Edgar méritent bien des égards ! Quand on se brouille avec l’un on se reconcilie avec l’autre. »
Bref, Jean Langoncet, il est pluriel, inclassable, énervant, attachant.
@« Parler pour ne rien dire »
Non mais ce Raymond Devos !
« Je n’ai rien contre les collllllloques ».
Quel talent !
tout écouté, c’est exactement ce quevous racontez ici en vous faisant passer pour un imbécile, puck
puck dit: 5 juin 2026 à 20h36
intervention au forum de St Petersbourg du philosophe conservateur anglais John Laughland sur l’actuel nihilisme européen :
https://www.youtube.com/watch?v=Bko-n0pTXlw
vous n’êtes pas à Saint Pétersbourg.
mais alors trump, c’est Humpty Dumpty ?
Jean Langoncet dit: 5 juin 2026 à 19h53
L’andouille mâtinée de crème de golem méconnaît l’antisémitisme, voire le nie là où il se manifeste pourtant de manière flagrante
https://youtu.be/qy4Okea2Zm4?si=bWMPi-s7JdfRJJYf
Élie Barnavi 🙏❤️ merci.
Amour doux et immortel relaté par JFM.
Moi aussi, je l’aime tendrement ce Verlaine.
Mais quand même, ses folies de sodomie avec Arthur et finir sa vie à la soupe populaire ou à l’armée du Salut, définitivement, non.
christiane
je crois que heimat-los signifie littéralement sans mère patrie, ( sans terre natale ) et que cela rejoint nos remarques d’hier sur Boualem Sansal. Je n’associe pas cela à une identité multiple, mais plutôt au fait d’être terrien.
Ah pardon, vous le disiez ensuite !
À propos de Marjane Satrapi, n’est-ce pas Buffon qui affirme que la plupart des hommes meurent de chagrin?
Les souvenirs de l’ex Madame Verlaine sont à lire.
« Jean Langoncet dit: 5 juin 2026
Lutter contre l’antisémitisme en France, c’est se dissocier de la politique du gouvernement israélien ».
C’est l’exacte définition du nouvel antisémitisme (dit de gauche).
Gesualdo.
L’erreur a longtemps été commise d’interpréter sa musique en termes autobiographiques, en la limitant à quelques épisodes : la trahison et le meurtre de sa première femme. Il s’agissait certainement d’un esprit introverti, tourmenté et névrotique, car la vie ne lui procurait pas de grandes joies et l’affligeait de souffrances physiques et psychologiques, de déceptions et de pertes douloureuses. Cependant, pourquoi se tromper ? Et surtout, pourquoi oublier qu’il était le « deuxième fils » et qu’il avait reçu une éducation religieuse et musicale rigoureuse. De plus, il était le neveu de deux cardinaux, dont l’un deviendra plus tard saint, et son père, homme de lettres discret et amateur de musique, était très proche des jésuites et patron des musiciens napolitains les plus célèbres de l’époque. Dans la dernière période de sa vie, Gesualdo abandonna la musique profane (madrigaux) pour se consacrer entièrement à la musique sacrée. En dehors de tout motif de pieuse édification (et d’expiation personnelle), il y a une intention esthétique précise dans le passage à la composition religieuse, le plus souvent justifiée par les notions récurrentes de pardon, d’espérance, d’ardeur, de triomphe. On retrouve dans son œuvre une attitude clairement expressionniste qui éclaire une autre raison de ses choix antilittéraires : non pas comme servante, mais comme compagne de prière, la musique a pour tâche de dire l’indicible avec des mots, d’exprimer avec des bouleversements chromatiques les rebondissements de l’âme en souffrance, avec des éclats mélodiques violents et insolites le défi du sarcasme et de la rébellion, avec les contrepoints bouleversants du diatonique colorant la ferveur désespérée de l’espoir, et peut-être du pardon.
Par conséquent, ses vicissitudes ne présentent aucun intérêt, mis à part la curiosité que peuvent susciter chez les esprits superficiels.
« Moi aussi, je l’aime tendrement ce Verlaine. » (rose)
Moi, je me fous gentiment de cet handicapé mental, un grand couillon parmi les couillons !
« Les souvenirs de l’ex Madame Verlaine sont à lire. »
Mathilde au paradis
Dans ses Mémoires de ma vie, signés ex-madame Paul Verlaine, et parus seulement en 1935, Mathilde Mauté nous offre un témoignage de première main sur la suite des évènements.
Mais revenons un peu en arrière, pour comprendre dans quelle spirale infernale, la jeune et innocente épouse de Verlaine, dont il dira qu’à l’époque de leurs fiançailles elle ne savait même pas comment se font les enfants, va être involontairement emportée. Elle n’a que quinze ans, quand sa route croise celle du poète, qui en tombe aussitôt amoureux. Au départ, elle le trouve franchement laid, mais particulièrement touchant. Par la suite, elle est peu à peu séduite par les poèmes enflammés qu’il compose à son intention et constitueront l’essentiel du recueil de La Bonne
chanson : « Entre le moment de la demande de Verlaine, en juin 1869, et notre mariage, célébré le 11 août 1870, il s’est écoulé quatorze mois, pendant lesquels je me suis attachée jour par jour, et je puis dire en toute sincérité que, le jour où je l’épousai, je l’aimais autant qu’il m’aimait. C’est que moi seule ai connu un Verlaine tout différent de ce qu’il était avec les autres : Verlaine amoureux, c’est-à-dire transfiguré au moral et au physique. J’ai expliqué plus haut qu’en me regardant, sa physionomie devenait autre et qu’il cessait d’être laid. Au moral, le changement fut presque aussi complet. Pendant les quatorze mois de nos fiançailles, et pendant la première année de notre mariage, Verlaine fut doux, tendre, affectueux et gai ; oui, gai, d’une bonne gaité saine et communicative. Il cessa si bien de boire que ceux qui l’avaient connu avant son mariage le crurent à jamais corrigé, et que ni mes parents ni moi n’eûmes le soupçon qu’il avait été un ivrogne. Nous ne l’avons appris que trop tard hélas ! car, après ces deux bonnes années, Verlaine devint un être mauvais, lâche, hypocrite, d’une méchanceté noire et raffinée. Il employait son intelligence à faire le mal, et je puis dire aussi que personne n’a connu un Verlaine semblable à celui-là. Ceci dura d’octobre 1871 au mois de juillet 1872, époque de son départ. Un an de paradis, un an d’enfer et de souffrances continuelles, voilà ce que furent mes deux années de mariage. »
Jeune fille un peu snob, issue d’une famille aisée à prétention aristocratique, qui a ses entrées au faubourg Saint-Germain, et passe l’été de château en château, Mathilde est aussi entichée de musique et de poésie, ainsi que sa mère, Marie Mauté, qui fut l’élève de Chopin et le professeur de piano de Claude Debussy, avant que ce dernier n’entre au Conservatoire. Malgré les réticences de son père, qui la trouve trop jeune pour se marier, elle finit, avec la complicité de sa mère et de son demi-frère, Charles de Sivry, par obtenir l’approbation de celui-ci. Il lui alloue même une confortable mensualité, avec laquelle elle peut aménager leur élégant appartement du 2, rue du Cardinal-Lemoine, dont les fenêtres avec balcon, donnent sur le quai de la Tournelle, offrant un beau point de vue sur la Seine, Notre-Dame et l’Hôtel de Ville. Là, aidée d’une bonne, elle s’amuse à tenir son rôle d’épouse modèle : « Huit jours après notre mariage, nous pûmes nous installer chez nous ; et ce fut une joie pour moi, encore si enfant, de jouer à la dame. Quant à Paul, il était ravi de notre gentil appartement, riant et clair, avec sa vue exceptionnelle à Paris. Une autre satisfaction pour mon mari, c’était de pouvoir déjeuner chez lui, l’Hôtel de Ville étant tout proche. Lorsqu’il était garçon, sa mère habitant aux Batignolles, il déjeunait au Café du Gaz, situé en face de l’Hôtel de Ville, et ne rentrait chez lui que pour dîner. Une fois marié, il quittait le bureau à midi et n’y rentrait qu’à deux heures, pour en ressortir à quatre. Bien doux, comme l’on voit, ce service ! »
Après une description du logement « plus que modeste » de la mère de Verlaine, 26 rue de Lécluse (Un petit appartement de quatre pièces au troisième étage, laid et triste ; des meubles style Louis-Philippe, de mauvais goût ; fanés comme les mobiliers de militaires qui ont traîné de garnison en garnison. Le salon, la plus belle pièce, avait deux fenêtres sur la rue ; un grand portrait à l’huile du père de Verlaine, dans son costume d’officier, était placé au-dessus du piano et faisait l’unique ornement de cette pièce : pas un objet riant, pas un bibelot, pas même une plante verte ou une fleur dans un vase. Par exemple, tout était brossé, frotté, ciré, d’une méticuleuse propreté et d’un ordre parfait ; l’aspect d’un logement de gens ruinés, pauvreté fière et décente, mais pauvreté tout de même. ) Mathilde décrit avec orgueil le nouveau décor qu’elle a imaginé pour elle et son mari : « Ma chambre était réellement jolie avec ses meubles anciens authentiques, puisqu’ils venaient de ma grand-mère : bergères, canapés, commode et bibliothèque, pur Louis XV laqué blanc à filets roses ; tentures perse rose à bouquets gris. La chambre de Verlaine, à côté de la mienne, – qui nous servait de chambre d’ami, – était fort bien aussi : bibliothèque, bureau et commode en marquèterie, bois de rose et citronnier, le tout ancien. Enfin un beau salon à deux fenêtres contenant un grand piano à queue Pleyel et un cabinet ancien hollandais, avec intérieur ivoire et petites glaces. Pour le compléter, j’achetai un meuble de salon moderne en damas de soie rouge. »
Certes, à cause du siège de Paris, et du terrible hiver 1870-1871, le couple, comme tous les Parisiens, dut pâtir des restrictions alimentaires et du froid. Mais l’amour de son mari et l’argent de ses parents aidant, c’est presque avec amusement que Mathilde et Paul traversent cette sombre période de notre histoire : « Pour Noël, nous fîmes un réveillon très gai avec les personnes de notre groupe habituel. Chacun avait apporté ses provisions. Je m’étais mise en quête plusieurs jours à l’avance et j’avais découvert, rue du Quatre-Septembre, une modiste qui, renonçant à vendre des chapeaux, faisait commerce de victuailles. Elle venait justement d’acheter plusieurs animaux du Jardin des Plantes qu’on avait tués, dans l’impossibilité de les nourrir. La boutique contenait un peu de tout : du singe, de la girafe, du zèbre (…) elle me montra de jolies petites terrines sur lesquelles étaient écrits ces mots suggestifs : Terrines de perdreau de Nérac. Prix quatre francs. C’était pour rien. J’en achetai tout de suite plusieurs. Le jour du réveillon les terrines obtinrent un succès ; leur contenu était vraiment très bon. Au jour de l’an, j’en portai chez ma mère ; même succès ; mais le docteur Cros trouva quelques petits os qu’il examina avec attention. Il me dit : – Ne vous y trompez pas, madame. Votre perdreau est du rat, mais ce rat est exquis ; je vous en redemanderai un peu. »
Tout semble alors aller au mieux dans le pire des mondes possibles, jusqu’au jour où Verlaine rencontre Rimbaud. Tandis que le couple est toujours replié rue Nicolet, et que Paul s’adonne à nouveau à la boisson, Mathilde commence à subir de mauvais traitements : « Paul et moi étions allés dîner à Batignolles chez ma belle-mère. En rentrant, mon mari me parla de Rimbaud et me conta une conversation qu’il avait eue avec lui.
« – Comment faisais-tu pour te procurer mes livres à Charleville puisque tu étais sans argent ?
« – Je les prenais à l’étalage d’une librairie et je les remettais après les avoir lus ; mais ensuite, craignant d’être surpris, je les prenais, les lisais et les vendais. »
– Cela prouve que ton ami est peu délicat, dis-je à Paul.
A peine avais-je prononcé ces paroles que Verlaine, sans dire un mot, m’attrapa brusquement par les deux bras hors du lit où je venais de me coucher et me jeta par terre. (…) Ceci se passait huit jours avant la naissance de mon fils Georges. Voilà quel fut le motif de notre premier dissentiment, qui devait hélas ! être suivi de beaucoup d’autres scènes analogues. »
https://www.lelezarddeparis.fr/les-amants-terribles
Antisémitisme & autocritique
«[…] Elle a dit comme trésor de merde qu’on pouvait pas trouver beaucoup mieux… dans les deux hémisphères, à la ronde… que les gros livres à Ferdinand…Que c’était vraiment des vrais chiots… “Forcené, raidi, crispé, qu’ils ont écrit tous, dans une très volontaire obstination à créer le scandale verbal… Monsieur Céline nous dégoûte, nous fatigue, sans nous étonner… Un sous-Zola sans essor… Un pauvre imbécile maniaque de la vulgarité gratuite… une grossièreté plate et funèbre… M. Céline est un plagiaire des graffiti d’édicules… rien n’est plus artificiel, plus vain que sa perpétuelle recherche de l’ignoble… même un fou s’en serait lassé… M. Céline n’est même pas fou… Cet hystérique est un malin… Il spécule sur toute la niaiserie, la jobardise des esthètes… factice, tordu au possible son style est un écœurement, une perversion, une outrance affligeante et morne. Aucune lueur dans cet égout !… […]” Les critiques se sont toujours inévitablement gourés… leur élément c’est l’Erreur… Ils n’ont jamais fait autre chose dans le cours des temps historiques : se gourer… […] Ils cadavérisent… La tyrannie sans risque, sans peine… Ce sont les ratés les plus rances qui décrètent le goût du jour !… Qui ne sait rien foutre, loupe toutes ses entreprises possède encore un merveilleux recours : Critique !… Trouvaille inouïe des temps modernes, plus aucun compte jamais à rendre. […] Tout en ombres, baves, toxines, immondices, curées… »
(Louis-Ferdinand Céline, « Bagatelles pour un massacre », Éditions Denoël, 1937)
Les hommes, pas les femme. Je connais une femme, inimaginable, qui, pourquoi, porte le même prénom que moi.
Un jour, assez jeune, passé quatre vingt ans quand même, elle s’est couchée, elle a croisé ses mains sur sa poitrine et le lendemain, elle était morte.
Son fils allait la voir tous les samedis.
Sa fille, qui était rentrée au pays natal, la Bretagne, et la voyait rarement, comme font les enfants ordinaire d’ordinaire, Noël 3 jours, Pâques trois jours, l’été six jours, mais c’est encore bien trop, s’est plainte qu’elle était morte trop jeune.
Cette femme, que j’ai pas mal connue respirait la bonté et la gentillesse. Elle a fait une trajectoire dingue, de son lit, direct au ciel sur les nuages, où elle rit désormais tout le temps. Heureuse et calme.
Un cas particulier vaut la foule*.
Non, on ne meurt pas toujours de tristesse : Marjane Satrapi, cette exilée de sa terre natale,
oui.
* Non, l’exception ne confirme pas la règle.
La plupart des hommes meurent de chagrin, Buffon, pas les femmes. Non.
La plupart des hommes meurent de chagrin, Buffon, pas les femmes. Non.
les enfants ordinaires, les pas loyaux.
connue virgule.
Le très bel article de JFM sur Verlaine, mériterait, j’en suis convaincue et certaine, deux fois après Or Verlaine, une virgule déterminée après Or.
Or, Verlaine
[…]
Or, Verlaine
QUI NE DIT MOT CONSENT
Tous les internautes fidélisés à certains réseaux sociaux veulent être aimés, par un signe de reconnaissance quelconque, à tout prix. Histoire d’imaginer influencer les uns ou les autres. Quand ils font l’objet d’attaques, ils ripostent frontalement ou, le plus souvent, en cherchant des complicités, des alliances, ou bien alors en feignant l’indifférence et le déni. Sans cesse, il leur faut vérifier des preuves d’intérêt, à défaut d’amour ou de haine explicites, à quoi se réduit l’attention qu’ils apportent au nombre des messages insultants ou ignobles dont ils sont l’objet. Ils existent. Nul masochisme là dedans. Ils existent dans l’attention des autres anonymes ou identifiés. Plutôt cela que rien du tout. La pire des humiliations subies, est celle d’une remarque qui n’aura suscité qu’un silence collectif définitif. Sauf à l’interpréter que comme une approbation, ce qui est le cas, en règle générale. L’internaute anonyme sera toujours « gagnant » sur les réseaux sociaux, quoiqu’il en coûte à tous.tes.
Mathilde
[…] elle ne savait même pas comment se font les enfants […]
Je souhaite longue vie et le meilleur à la maman de Pierre Assouline qui a 96 ans. Et puis, je lui souhaite surtout, avant l’amour, d’avoir le respect de ses enfants et de ne pas être maltraitée par eux, mais entourée, sauvegardée, respectée et aimée : le meilleur.
La mienne de mère, lorsqu’elle se maria à vingt ans, était un bonbon nacré avec un papier doré. Mon père en avait trente, il avait fait l’Indochine et l’Algérie, je ne sais pas dans quel ordre.
Quand elle me raconte, ceci et cela, et encore, elle me dit qu’elle a mis longtemps, mais alors longtemps, oh oui longtemps l’expression que mon père lui disait tout le temps « polichinelle dans le tiroir ».
C’est ainsi que les garçons avaient le droit de perdre leur pucelage à quatorze ans, mais, dieu merci, pas avec une vieille peau, une vingtenaire sans doute, et les filles péniblement attendaient la vingtaine avant de perdre ce fardeau qui n’avait aucun sens. Les garçons, et leurs privilèges antiques.
, elle me dit qu’elle a mis longtemps, mais alors longtemps, oh oui longtemps, à comprendre l’expression
Pendant les quatorze mois de nos fiançailles, et pendant la première année de notre mariage […]
oui, ça dure un an, je calculais hier soir. Et pourtant, le mariage était fait pour lui donner la nationalité française. Il va bosser loin, il ne rentre plus dormir chez lui, sa femme, vingtenaire retourne manger chez sa mère, tous les soirs.
Un an, crénom.
Janssen J-J
il n’y a pas de silence collectif définitif.
Être aimé/e dans la vraie vie est bien au-delà d’être aimé sur un blog.
Emporter l’adhésion, c’est parfois provisoire.
Par contre, c’est vrai, ici, les trêves ne durent pas. Que d’injures et d’agressions constantes.
On dirait que, j’ai l’impression que, les guerres extérieures, nous les subissons ici de même manière.
Personne, ni aucune dictionnaire unilingue, n’est encore parvenu à trouver une autre métaphore française plus précise et moins scabreuse que celle de « tomber enceinté ».
Jean Langoncet, je continue. Le jour est levé.
Edgar Morin ecrit : « Je hais la haine, je méprise le mépris, je rejette ce qui rejette. »
Il irrite par ses prises de position sur la Palestine et se demande : « Est-ce la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien ? »
Est-ce pour autant de l’antisémitisme ?
Il faut remonter le fil de sa vie.
Sa famille ? Des juifs originaires de Salonique. Une famille laïque ou seuls les rites essentiels étaient observés.
Il aurait pu porter à sa naissance un double prénom David-Salomon, soit les prénoms de ses grand-pères décédés. Ce qui serait devenu Davico pour les uns, Salomonico pour les autres. Un peu compliqué ! Edgar, fut choisi. Un prénom sans référence juive.
Donc, il grandit sans transmission culturelle dans son prénom et dans les les coutumes laïques de sa famille.
Un temps, on le retrouve communiste… Un peu étroit…
Il raconte réagir aux événements en pacifiste et choisira d’entrer dans la Résistance pour combattre le nazisme. Il a 21 ans.
A la Libération, il gardera son nom de clandestinité, « Morin ».
Je n’ai pas évoqué tout cela, hier, pour vous répondre, Jean Langoncet. Il faisait nuit et j’étais fatiguée.
Et vous êtes resté bien silencieux par Coluche comme porte-silence !
Donc, Nahoum dit Morin…
De son origine juive, du texte biblique hébraïque, il retiendra la sortie d’Égypte mais pas l’idée de « peuple élu »,vetvdu retour à la Terre promiseson. Marranisme d’un juif judaïsant en secret, d’un entre-deux, pas assimilable au peuple du « retour ». Pas vraiment religieux, plutôt installé dans le doute, le scepticisme, surtout intéressé par la condition humaine, dialoguant avec tous dans une incertitude de la foi, un marginal…
Après Raymond Devos et Coluche qui allez-vous choisir pour faire écho à mes recherches ? Vous êtes un drôle d’oiseau!


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