de Pierre Assouline

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La République des livres
Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

Généralement, lorsque surgissent des inédits de jeunesse signés à d’auteur de renom, ce n’est pas très bon signe. L’exhumation est toujours douteuse et le fond de tiroir, suspecté. Raison de plus pour saluer une exception lorsqu’elle se présente. Bien sûr, l’édition bilingue des Poèmes de Czernowitz 1938-1945 de Paul Celan (24 euros, 325 pages, Seuil) qui parait ces jours-ci attirera en priorité les fidèles lecteurs du grand poète- et ils sont de plus en plus nombreux en France. Mais ce sera peut-être l’occasion d’élargir le cercle davantage encore car ces poèmes de jeunesse sont plus accessibles que ceux de la maturité, lesquels n’ont pas volé leur réputation d’hermétisme, quoi qu’on en dise, à l’égal de ce qui se dit encore pour l’œuvre d’un Mallarmé par exemple. On dira qu’en 18 et 25 ans, le jeune créateur était plus désarmé qu’il ne le sera par la suite. On précisera également que la plupart de ses poèmes relèvent du lyrisme amoureux sinon érotique en ce qu’ils étaient adressés à son amie Ruth Kraft. Nombre d’entre eux ont été mûris alors qu’il cassait des cailloux dans un camp de travail où les nazis l’avaient envoyé avant d’expédier ses parents dans des camps de concentration de Transnistrie où ils mourront, l’une exécutée d’une balle dans la nuque, l’autre du typhus.

Pour autant, Paul Celan qui s’appelait encore Paul Antschel, né dans une ville roumaine après avoir été autrichienne et avant de devenir soviétique et enfin ukrainienne (à travers sa résurrection poétique, Czernowitz est devenue le paradigme de la fragmentation historique et géographique de l’Europe centrale), ne renoncera jamais à la langue allemande lui qui connaissait tant de langues. A l’heure où tant d’intellectuels récusèrent en bloc toute culture allemande au lendemain de la guerre (le philosophe Vladimir Jankélévitch entre autres), il avait fait le choix de la langue du bourreau afin de lui faire rendre gorge et de la dénazifier en la truffant souterrainement de mots, de racines, d’étymologies empruntées notamment à l’hébreu et au yiddish. Pour autant, jamais sa poésie ne se fera témoignage d’un monde disparu après anéantissement.

Tout en assurant ses besoins en étant engagé comme lecteur d’allemand à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (nombre de traducteurs lui doivent quelque chose), il échafauda une œuvre d’une sombre intensité et d’une force de pénétration sans équivalent qui en fit le plus important poète de langue allemande de la seconde partie du XXème siècle.

Les Poèmes de Czernowitz ne sont pas publiés n’importe où n’importe comment, précision utile en un temps où un management dénué du moindre souci littéraire ou culturel tente d’imposer sa loi dans l’édition française. Ils paraissent dans la collection « La librairie du XXIème siècle » créée et animée jusqu’à sa disparition par Maurice Olender, éditeur passionné de l’œuvre de Celan en français. Et Jean-Pierre Lefebvre en est l’érudit annotateur, le précis traducteur et l’impeccable préfacier, des qualités indispensables dès lors que lecteur sera inévitablement confronté à « l’intelligence proprement poétique des situations » qui caractérisait Celan. Malgré son autorité sur la question, Lefebvre se garde bien de trancher : lorsqu’il y a un doute, il parle d’« hypothèse », use du « peut-être »persuadé que même dans l’opacé il y a une porte de sortie. On peut être certain que lorsqu’il décèle la trace de ses influences de jeunesse (Rilke, Trakl, Hofmannsthal, Stefan Georg), c’est qu’elle est incontestablement établie en vue de cette édition on ne peut plus critique.

Ils nous invitent à découvrir ces poèmes de jeunesse comme le laboratoire de l’œuvre en germe. Thèmes, cadences, motifs, inspirations, lexique, syntaxe, couleurs (le blanc, notamment celui de la neige, étant sous sa plume associé au deuil, la neige est ses flocons noirs), rythmes, vocables s’y manifestent sans qu’ils soient nécessaires de les solliciter. Ce qui n’empêche pas de se poser des questions sur le choix de certains mots peu usités : « mourance », « le languir », « kobold », « carabes », « enluronner », « asters »… Qu’importe puisqu’il faut que la poésie saigne. Dans les notes, prolongement nécessaire à qui veut aller au-delà de l’ivresse produite par la lecture, on découvre le sous-bassement proprement musical de son art poétique, pas seulement du côté de Webern comme cela a souvent été dit, mais d’un lied de Schubert (D.776, opus 59, No 3 ainsi que D.101), d’une sonate de Beethoven (opus 81a en si bémol majeur).

Jamais il ne réussira à mettre à distance une culpabilité profondément ancrée en lui : le dilemme qui lui fit choisir la langue des assassins de sa mère comme langue d’écriture ; la Fugue de mort (lue ici en allemand par son auteur et là en français par un comédien) notamment se fait l’écho de cette question lancinante. De dépressions en internements, rongé par les crises mélancoliques, il s’est suicidé en 1970 à l’âge de 50 ans en se jetant dans la Seine du haut du pont Mirabeau alors qu’il avait rendez-vous avec son fils devant le théâtre de l’Odéon. Dans ses poches, on a retrouvé deux billets pour une représentation d’En attendant Godot.

                NOTTURNO

« Ne dors pas. Sois sur tes gardes.

Les peupliers d’un pas chanteur

défilent avec la soldatesque.

Les étangs sont tous de ton sang.

 

Y dansent de verts squelettes.

L’un d’eux arrache, au culot, le nuage :

ravagé, estropié, gelé,

ton rêve saigne des coups de lance.

Le monde est une bête en couches,

faufilée, glabre, sous la nuit de lune.

Et Dieu est son hurlement.

J’ai peur et j’ai froid. »

 

(Schlaf nicht. Sei auf der Hut.

Die Pappeln mit singendem Schritt

Ziehn mit dem Kriegsvolk mit.

Die Teiche sind alle dein Blut.

Drin grüne Gerippe tanzen.

Eins reißt die Wolke fort, dreist :

Verwittert, verstümmelt, vereist,

blutet dein Traum von den Lanzen.

 

Die Welt ist ein kreißendes Tier,

das kahl in die Mondnacht schlich.

Gott ist sein Heulen.

Ich fürchte mich und frier.)

 

( » huile sur toile de Mark Rothko » ; « Paul Celan jeune » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères, Poésie.

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commentaires

1 397 Réponses pour Quand Paul Celan perçait déjà sous Paul Antschel

FL dit: 20 avril 2026 à 9h20

* chefs-d’oeuvre

C’est très pratique le dictionnaire de l’Académie française. Tu appliques ce que dit le dictionnaire. Si on te fait des remarques tu réponds que c’était dans le dictionnaire de l’Académie française et que ça a été publié au Journal officiel. Normalement ça en jette et ça coupe court à une discussion ennuyeuse.

Si tu tombes sur un ultra gauchiste woke, il va faire des remarques sur le fait que l’Académie ne représente qu’elle même, qu’elle a mis 50 ans pour faire la 9e édition, que le Robert est mis à jour tous les ans etc. etc.

Tu réponds pas. Tu le regardes avec mépris.

puck dit: 20 avril 2026 à 9h25

« maintenant les médias utilisent le mot « oligarque » pour parler de nos milliardaires propriétaires de médias. »

en fait non, ils commencent un peu à utiliser le mot « oligarque » pour nos milliardaires propriétaires de médias et de vecteurs culturels.

avant on parlait surtout « d’oligarques russes » qui eux ne sont pas des oligraques, mais juste des milliardaires vu qu’ils n’ont aucune influence sur le pouvoir contrairement à nos oligarques qui décident de qui sera président.

puck dit: 20 avril 2026 à 9h33

pas facile de savoir quels oligarques ont fait de Macron notre président.

ce type était ministre des finances de Hollande.

pour l’élire président les médias ont fait plusieurs milliers d’articles et de dossiers pour bourrer le crâne des électeurs.

au départ il y a 2 banquiers qui ont décidé de ce choix de Macron : Rothschild et un autre banquier américain dont le nom m’échappe.

après ces 2 banquiers ont été relayés par nos oligarques, c’est là qu’on voit le système de réseaux avec lequel ils fonctionnent.

mais au départ c’est quand même 2 banquiers étrangers qui ont choisi Macron.

là on est dans de l’ingérence étrangère à un niveau difficilement imaginable.

je veux dire même dans les pays de l’est ou en Afrique on n’atteint pas ce niveau d’ingérence étrangère dans une élection présidentielle.

Alfred dit: 20 avril 2026 à 9h33

« En souvenir d’une note de ce comique involontaire et si touchant, particulier au grand écrivain Michelet, qui s’écrie : « Dans la pensée chrétienne, l’animal est suspect, la bête semble un masque. Les velus ! nom sinistre que le juif donne aux animaux ! « .
Maurice Barrès (L’Ennemi des lois).

puck dit: 20 avril 2026 à 9h36

« Elles ont un air bête comme il n’est pas permis, les deux princesses des deux Sicile ! »

perso j’étais sûr que le stephane bern du blogapassou n’allait pas rester indifférent à cette histoire princière.

Alfred dit: 20 avril 2026 à 9h36

Jazzi,
Une jolie princesse à l’air bête mais pleine de thunes, c’est le rêve de beaucoup de mecs, crois-moi.

puck dit: 20 avril 2026 à 9h40

parmi les mots les plus suspects du langage actuel celui de « régime » arrive dans le top five.

je sais même pas si les journalistes se rendent compte que ils parlent de « régime iranien » ils ont déjà tout dit du fond de leur pensée propagandiste ?

closer dit: 20 avril 2026 à 9h55

J’ai reçu une bonne blagounette sur mon tél.: les Dupont et Dupond interrogent Tintin d’un air soupçonneux: « Vous nous dites qu’Ormuz est un détroit, mais qui sont les deux autres? »

J’entends d’ici les hurlements de rire de toute la RdL, sauf puck bien entendu qui ne peut que mépriser ce genre de gaminerie. Il faut dire qu’avec l’excellent dessin qui accompagne, c’est encore plus drôle.

J J-J dit: 20 avril 2026 à 10h24

Rien à dire à jzman sur « La femme de »… vu hier soir. Un bon petit film sur la haute bourgeoisie provinciale chabrolesque en somme, du reste fort bien servi. Sauf à remarquer que la comédienne Mélanie T. aurait quasiment plus de chien que Virginie E. ///
J’apprends par le « vocabulaire de l’éducation et de l’enseignement supérieur » (11.12.25) et du « Vocabulaire du droit » (19.12.25) -les canaux habituels du dieppois- qu’il est bien préférable de dire « apprentissage immersif » (plutôt que learning expedition) ; EDL/éléments de langage (plutôt que talking points) ; observation en situation professionnelle (plutôt que job shadowing) ; revue prédatrice (plutôt que deceptive ou pradatory journal) ; accapareur-reuse de brevet (plutôt patent troll), ou bien encore, escroquerie par séduction en ligne (plutôt que pig butchering (p b scam) (pb scheme)… ///
Le lien sur l’itw d’Etienne Balibar chez Mediapart a disparu. Peut-être sera-t-il « remis » après dû examen. C’est l’espoir qu’on nourrit, Ch.

Patrice Charoulet dit: 20 avril 2026 à 10h42

Dans son émission philosophique sur France Culture, la semaine dernière, Géraldine Muhlmann avait décidé cette semaine à Descartes. A la bonne heure. Nous avons pu entendre quelques bons spécialistes, Denis Kambouchner (qui fut reçu premier à l’agrégation et qui dirige l’édition en Pléiade de Descartes°, Dan Arbib, notamment.
Depuis ce matin, nous sommes gratifiés d’une semaine…Cicéron. Voilà un auteur qui n’est pas imaginable au programme d’agrégation de philosophie. De lettres classiques,oui.

closer dit: 20 avril 2026 à 10h44

Deux filles pour deux Siciles, c’est logique JB.

Quant à Stéphane Bern, il n’a pas l’air bête du tout; il a une bonne bouille ouverte et sympathique!

closer dit: 20 avril 2026 à 10h45

« avait décidé cette semaine à Descartes »

Il se laisse aller le dieppois…

renato dit: 20 avril 2026 à 10h46

« Ses explorations autour des couleurs »

Rothko utilisait la couleur comme un outil pour susciter des émotions : « Je pense que la couleur, aidée par la lumière, entre en relation avec l’âme et engendre des conséquences émotionnelles inattendues.»

Rothko utilise des couleurs opaques d’épaisseur variable selon les zones. Les relations chromatiques entre ces zones donnent l’impression que les espaces avancent ou reculent sous nos yeux. Les zones claires prennent l’apparence d’éclairs. D’où l’absurdité de regarder ses œuvres en photographie.
Les aplats de couleur occupent tout le champ de vision du spectateur ; l’artiste souhaitait que le spectateur pénètre dans le tableau et soit submergé par un impact spirituel et sensoriel.

Rothko, lorsqu’on le qualifie d’artiste abstrait, il dit : « Je ne m’intéresse pas aux relations entre la forme et la couleur, ni à rien de ce genre. Je cherche uniquement à exprimer les sensations humaines les plus fondamentales : la tragédie, l’extase, le destin, et autres.» Bien que l’utilisation de la couleur soit essentielle à ses yeux, les teintes choisies ne sont pour lui qu’un moyen de communiquer l’expérience d’une réalité transcendante. « La progression de l’œuvre d’un peintre, explique-t-il, d’un moment à l’autre, tend vers la clarté ; vers l’élimination de tout obstacle entre le peintre et l’idée, et entre l’idée et le spectateur. »

Je me souviens : Rothko semble créer une peinture sans peintre ; son but est de « envelopper et d’immerger le spectateur, ouvrant un espace à son imagination » (Giulio Carlo Argan). Il est le premier artiste à questionner la psychologie du mur, toujours selon Argan : « Presque toute notre existence se déroule entre quatre murs, qui limitent et conditionnent notre expérience. Et le mur n’est pas qu’une simple surface […], chez Rothko, le mur cesse d’être une limite, une interdiction psychologique ; comme absorbé et filtré par la texture de la couleur, l’espace extérieur passe de l’autre côté, déborde des limites du mur, envahit l’espace. »

renato dit: 20 avril 2026 à 10h52

« Voilà un auteur qui n’est pas imaginable au programme d’agrégation de philosophie. De lettres classiques, oui. »
« Cicéron mérite d’être reconnu pour avoir diffusé la philosophie grecque hellénistique parmi les Romains, jetant ainsi les bases d’une philosophie qui ne serait plus perçue comme un produit étranger à l’esprit romain. Par ses œuvres, il a créé une nouvelle terminologie philosophique dans une langue qui n’avait jamais été adaptée à cet usage. Il est donc une figure extrêmement importante de la rencontre entre la culture romaine et la philosophie grecque, non seulement parce qu’il est la source d’information la plus importante sur cet événement, mais aussi parce qu’il a contribué à le déterminer. »
Umberto Eco

puck dit: 20 avril 2026 à 11h02

« Descartes a vécu dans une peur panique de subir le sort de Galilée. »
(puck « Méditations abstraites vol3 »)

renato dit: 20 avril 2026 à 11h07

Au-delà de son œuvre artistique, l’histoire de Rothko est celle d’un homme doté d’une forte conscience sociale, toujours du côté des rejetés par la société, qui a vécu de près la condition d’immigrant et les difficultés d’intégration qui en découlent.

rose dit: 20 avril 2026 à 11h13

Moi, je m’interroge bcp aussi sur la difference entre un détroit et un canal.
Magellan
Suez
Panama
Pas systématiquement construits par l’homme.

J’en connais deux
Gibraltar
Bœring

Pour les autres, jz donne ma langue au chat.

puck dit: 20 avril 2026 à 11h20

« escroquerie par séduction en ligne (plutôt que pig butchering »

niveau escroquerie le top c’est la traduction des termes financiers.

le public pour un français c’est un truc qui appartient à l’état alors qu’aux US c’est une société cotée en bourse.

en opposition au privé qui aux US désigne une société qui n’est pas encore entrée en bourse.

exemple au hasard : Open AI !

c’est une société privée qui va être bientôt publique.

en attendant elle reçoit de l’argent d’investisseurs privés, alors que quand elle sera en bourse elle recevra de l’argent « public ».

Open AI reçoit surtout de l’argent d’investisseurs publics comme Amazon et NVidia.

en retour cette société privée qui est Open AI investit son argent dans Amazon et NVidia qui sont des sociétés publiques.

il faut voir que l’unité pour ces investissements c’est le trillion soit le millier de millions de dollars.

donc au niveau de ces 3 sociétés l’argent circule en boucle.

en plus on a d’autres investisseurs publics (cotés en boursse) et privés qui investissent dans Open AI.

selon le droit américain chaque investisseur a le droit de récupérer 5% de son invzestissement par an.

actuellement un grand nombre d’investisseurs « privés » et « publics » essaient de récupérer plus que ces 5%.

le plus souvent les sociétés n’ont les fonds disponibles pour rembourser ces investisseurs.

des fonds comme BlackRock envoient chier ces investisseurs qui veulent réucpérer leur pogonon pour plus de 5%.

d’autres l’acceptent quitte à prendre l’argent sur la cagnotte des associés.

ce phénomène est en train de créer un vent de panique chez les investisseurs privés et publics, certains allant jusqu’à demander 15%, voire 40% de leur mise !!!

ce système va aboutir à une situation de défaut de paiement dans les 3 mois à venir, notramment de Open AI !

3 mois c’est cet été et cet été est le moment où on commencera à voir les effets de la crise liée au blocage du détroit d’Hormuz.

donc cet été ces 2 crises : défaut de paiement de fonds et sociétés privées + crise du détroit d’Hormuz vont tomber exactement au même moment !

l’été sera chaud… très chaud.

renato dit: 20 avril 2026 à 11h25

Les canaux sont des voies navigables artificielles qui permettent de raccourcir les distances. Les détroits sont des passages naturels étroits entre deux masses continentales.

Alfred dit: 20 avril 2026 à 11h32

Un signe qui ne trompe pas :
Alain Minc quitte Grasset et attaque Vincent Bolloré.
C’est cuit pour ce dernier. Je dis ça je dis rien !

J J-J dit: 20 avril 2026 à 11h53

… il y a au moins deux canaux différents (sic) parmi les mots fléchés : l’urètre & l’uretère, l’un et l’autre 13 et 3 🙂

rose dit: 20 avril 2026 à 12h10

renato
Vrai pour Suez et Panama.
Faux pour Magellan.
Quant à celui qui relie l »Orénoque à l’Amazone, je ne sais. F de Humboltd en sait
plus que moi.

Jazzi dit: 20 avril 2026 à 12h10

Qui disait déjà que Shakespeare était l’auteur le plus cité ?

« Fatigué de ce monde je demande à mourir,
Lassé de voir qu’un homme intègre doit mendier
Quand à côté de lui des nullités notoires
Se vautrent dans le luxe et l’amour du public,
Qu’on s’amuse à cracher sur la sincérité.
Que les places d’honneur sont pour les plus indignes,
Qu’on offre des corps vierges à des désirs brutaux,
Qu’on couvre d’infamies le juste diffamé,
Qu’un fort devienne infirme au pouvoir du difforme,
Que l’art est bâillonné sous un règne arbitraire,
Que des singes en docteurs décident du génie,
Qu’un être simple et vrai est traite de stupide,
Que le bien asservi est esclave du mal…
Fatigué de tout ça, je veux quitter ce monde
Sauf que si je me tue, mon amour sera seul. »

WILLIAM SHAKESPEARE
SONNET LXVI
TRADUCTION PASCAL COLLIN

rose dit: 20 avril 2026 à 12h13

Cui-ci, renato,

Le canal de Casiquiare est un cours d’eau du Venezuela né d’une diffluence de l’Orénoque se dirigeant vers l’Amazone via le rio Negro.

D. dit: 20 avril 2026 à 12h47

Tout le mondd sait que Magellan est un détroit, renato. Vous nous prenez pour qui ?

Rosnette dit: 20 avril 2026 à 12h59

@renato
merci de rappeler ce qu’a dit Eco de Ciceron
je me souviens il y très très longtemps d’avoir eu à étudier une traduction par Ciceron d’un passage des lois de Platon de Platon ; un travail qui mettait en evidence la difficulté à laquelle il s’était heurté pour trouver dans la langue latine des equivalences de sens pour certains termes grecs, notamment notamment du fait de l’absence en latin d’une forme correspondant à l’apport du suffixe grec ICOS

Jean Langoncet dit: 20 avril 2026 à 13h06

Capté en passant

« Investir dans l’art… puis dans les artistes : les nouvelles collaborations des entreprises

Longtemps pensé comme un placement ou un outil d’image, l’art occupe désormais une place plus stratégique dans les entreprises. De la collection à la résidence, l’artiste devient progressivement un partenaire organisationnel à part entière. C’est une nouvelle économie collaborative qui se dessine de cette façon.
Au tournant des années 2000, de nombreuses entreprises occidentales se sont mises à acheter des œuvres d’art. Incitations fiscales, amélioration de l’image, diversification des actifs : l’« art comme investissement » semblait aller de soi. Vingt ans plus tard, une évolution plus discrète est à l’œuvre. Les entreprises n’investissent plus seulement dans des œuvres, mais aussi dans des artistes.
À partir d’une enquête fondée sur 23 entretiens menés auprès de dirigeants, d’artistes et d’intermédiaires (galeries, structures spécialisées), nous avons cherché à comprendre ce déplacement progressif : comment passe-t-on de l’achat d’une œuvre à l’organisation d’une résidence d’artiste, puis à des programmes de formation à la créativité ?
De l’œuvre au partenariat
Les lois sur le mécénat adoptées au début du XXIe siècle ont joué un rôle déclencheur. En France, il s’agit de la loi Aillagon de 2003, avec des équivalents au Royaume-Uni (2000), en Allemagne (2000), mais aussi en Italie (2000) et d’autres pays européens. Les avantages fiscaux ont incité des entreprises qui n’avaient aucun lien direct avec le monde de l’art à constituer des collections, soutenir des expositions ou financer des institutions.
Dans ce cadre, l’investissement artistique est pensé selon une double logique. D’un côté, il s’agit d’un actif : certaines études montrent que l’art peut constituer un outil de diversification patrimoniale pour une entreprise, même si certains chercheurs, tels Mandel ainsi que Lindenberg et Oosterlinck, montrent que les rendements sont incertains et difficiles à anticiper. De l’autre, l’œuvre produit un effet symbolique, puisqu’elle renforce l’image de marque, signale un engagement culturel et installe l’entreprise dans un univers de prestige.
Mais très vite, un constat s’impose aux dirigeants interrogés : acheter une œuvre et l’accrocher dans un hall d’entrée ne suffit pas. « Le niveau zéro, c’est mettre une œuvre au mur, résume un intermédiaire. Si on le fait, autant aller plus loin. » (…) »

The Conversation France

renato dit: 20 avril 2026 à 13h07

Certes, ce n’est pas étroit, rose, mais les géographes ils disent que c’est un détroit .

D. dit: 20 avril 2026 à 13h21

renato n’a donc rien d’autre à faire que de nous prendre pour des guignols avec suffisance ? Il a de la chance de n’avoir pas encore été blacklisté.

D. dit: 20 avril 2026 à 13h25

Je vais vous expliquer ce qu’est un canal, bande de nuls. Sortez vos crayons et prenez des notes. Je suis le Grand Toto à la science infuse.

D. dit: 20 avril 2026 à 13h27

ENSUITE, je vais vous expliquer ce qu’est un détroit, peuvres gueux incultes. Continuez à prendre des notes. Je suis le Grand Toto de Colmar, celui qui vous révèle toutes choses.

D. dit: 20 avril 2026 à 13h30

Et je préfère le risotto aux macaronis, depuis bien plus longtemps que vous. Prenez-en de la graine, petites créatures.

Alfred dit: 20 avril 2026 à 13h33

Dans mon esprit, un détroit est étroit, aussi étroit qu’un vagin de jeune fille.
Ce qui prouve, largement, l’étroitesse de mon esprit, je l’avoue.

Rosanette dit: 20 avril 2026 à 13h36

@et alii
vous citez plus haut les quatre premiers vers d’un célèbre poème de Victor Hugo, dont le deuxième a inspiré le titre du billet
Je serais curieuse de savoir s’il y a , hors de notre génération ,biberonnée au Malet-Isaac, beaucoup de gens qui sauraient à quoi fait allusion dans le premier vers l’expression Rome remplaçait Sparte ,a savoir le remplacement du Directoire (avec 5 directeurs comme les cinq éphores lacèdèmoniens ) au Consulat (institution romaine )

puck dit: 20 avril 2026 à 13h38

« Investir dans l’art… puis dans les artistes »

investir dans un artiste est bien plus passionnant qu’investir dans des oeuvres.

parce qu’en s’y prenant bien et si on a les moyens on peut créé un artiste !

et créer un créateur c’est comme être le Dieu qui crée Dieu !!!

c’est ce qu’a fait Johnny Depp : il y a un peintre de la région de New York, un sombre inconnu qui peignanti dans son garage chez sa mère, Jo avait oublié de lui acheter un tableau comme il le lui avait promis.

pour se racheter, Johnny Depp qui a le coeur sur la main, a loué pour ce peintre le dernier étage d’un immeuble prestigieux de New York, pour qu’il y monte une exposition.

Jo a dit au peintre : vu cet endroit hyper luxueux si tu veux vendre des tableaux il faut multiplier leur prix par mille !

c’est ce qu’a fait le peintre.

Johnny Depp a fait venir à cette expo tout le gratin cultureux new yorkais et le peintre a vendu tous ses tableaux !

quand le peintre en parle il en a les larmes aux yeux.

en fait ce peintre parle de Johnny Depp comme s’il était le Bon Dieu, mais c’est faut : il est au dessus du Bon Dieu parce qu’il a créé un créateur !

puck dit: 20 avril 2026 à 13h40

après il y a aussi Epstein qui a fait appel à la famille Lang pour aussi créer des nouveaux artistes, mais c’est plus glauque.

puck dit: 20 avril 2026 à 13h48

« Alain Minc quitte Grasset et attaque Vincent Bolloré. »

cool ! nos globalistes mondialistes néocons qui ont mis tous nos ouvriers français au chômage et vendu tous les fleurons de notre industrie se rebellent enfin !

perso je crois que celui qu’il faudrait attaquer en justice c’est cette enclume d’Alain Minc pour tout le tort qu’il a infligé à notre nation.

puck dit: 20 avril 2026 à 13h50

« Tout le mondd sait que Magellan est un détroit »

si Magellan est un détroit quels sont les noms des 2 autres qu’il demanderait cloclo.

renato dit: 20 avril 2026 à 13h50

Enfin, Alfred, quand j’étais jeune, il n’y avait pas internet, la télévision n’était pas omniprésente, et les programmes scolaires n’étaient pas des promenades de santé. On lisait aussi beaucoup ; et pour trouver des informations, ce qui se fait très rapidement aujourd’hui, il fallait aller à la bibliothèque… Je ne sais pas si vous voyez la situation.

puck dit: 20 avril 2026 à 14h43

« Les avantages fiscaux ont incité des entreprises qui n’avaient aucun lien direct avec le monde de l’art à constituer des collections, soutenir des expositions ou financer des institutions. »

Jeannot ton article est vraiment mal foutu.

en fait il faut partir du point de départ : la France comme la plupart des pays européens sont des régimes oligarchiques.

dans un système politique normal on demande aux oligarques de payer des impôts et avec ce pognon on finance la culture.

sauf que là il est question d’art et d’investissement et jamais de culture : il suffit de parler avec des musiciens, les mecs bientôt ils vont devoir payer pour faire des concerts.

je veux dire comme on dit pour l’Iran que c’est un régime des mollahs il faut dire pour la France que c’est un régime d’oligarques, point barre !

ces oligarques ont mis Macron et les autres au pouvoir et tous travaillent pour leurs intérêts : le système Macron c’est ça ! et du coup cet investissement dans l’art vise à faire gagner de l’argent à types qui ne paient déjà pas d’impôts.

après le reste c’est tout du flan ! je veux dire ce régime oligarchique ne profite à personne à part à eux !

puck dit: 20 avril 2026 à 14h48

les américains sont en train de s’en rendre compte avec le lobby sioniste qui a poussé le bouchon un peu loin ces derniers temps.

ce lobby a poussé le bouchon tellement loin que les américains ne veulent plus entendre parler d’eux !

en fait les américains veulent juste un système politique qui s’occupe d’eux et pas d’Israël dont ils n’ont rien à taper !

et nous c’est pareil avec nos oligarques !

je veux dire non seulement ces gens oligarques sont des gens totalement inutiles pour la nation, mais en plus c’est des sangsues et des vampires qui sucent le sang de la nation française !

et là s’ils font comme l’aipac aux US et qu’ils poussent le bouchon trop loin ça va très mal se terminer pour eux.

puck dit: 20 avril 2026 à 14h52

Epstein avait compris que l’art et la culture c’était comme un laisser passer : un truc qui rendait intouchable, le mec il pouvait commettre les pires crimes il disait aimer l’art et la culture et ça lui ouvrait toutes les portes.

sauf qu’en face les mecs ils sont pas cons, je veux dire l’amour de l’art et la culture pour enfumer un peuple ça tient un temps puis il arrive um moment où les mecs ils pètent un câble !

je pense qu’il faut regarder de très près ce qui est en train de se passer en ce moment aux US avec Israël et comment ça se finir très mal parce qu’il y aura pour certains beaucoup de leçons à en tirer !

Chantal dit: 20 avril 2026 à 15h10

c’est une forme d’humour par le manque, une partie du puzzle de l’ensemble de Rhotko, celle qui nous fait voir instinctivement le côté qu’on veut bien voir, et qui occulte l’autre. A force d’informations dans tous les sens forcément on ne voit pas l’ensemble.

A propos de triptyque sur Fr 5 hier intéressant documentaire en trois volets sur la Palestine, une histoire d’Alain Lewkowicz, depuis la période ottomane jusqu’à nos jours. Avec Vincent Lemire. Edifiant.

Jean Langoncet dit: 20 avril 2026 à 16h20

A propos

« « Palestine, une histoire »
Une série documentaire en trois épisodes
France 5Documentaires
De fin de la domination ottomane à l’anéantissement de Gaza par l’armée israélienne, à partir d’une somme considérable d’archives inédites et d’interviews d’historiens, de témoins et d’acteurs de son histoire, Alain Lewkowicz propose un regard du point de vue du territoire palestinien et offre les clés pour comprendre sa situation géographique, historique et géopolitique. Dimanche 19 avril à 21.05 sur France 5.

C’est sans doute l’un des territoires le plus disputés de la planète au XXe siècle. Un territoire à la fois minuscule, trois fois saint, puisqu’il est le berceau des trois monothéismes et de ce fait considéré par les trois quarts de l’humanité comme un sanctuaire. Un territoire ensanglanté, pourtant, et dont l’existence est aujourd’hui en grande partie engloutie par l’histoire. Comme le rappelle en préambule l’historien Vincent Lemire, la diplomatie, la géopolitique, la realpolitik ne cessent de se cogner depuis un siècle contre la Palestine et les Palestiniens, « car, en permanence, le destin de la Palestine est d’être oblitéré, oublié, enseveli. Mais elle est toujours là ».
De quoi, donc, la Palestine est-elle (encore) le nom ? C’est la question essentielle et brûlante d’actualité que pose avec clarté et rigueur historique, dans cette somme documentaire, le réalisateur Alain Lewkowicz. « Trente-trois ans après le film Palestine, histoire d’une terre de Simone Bitton, nous avons souhaité proposer un récit au plus près de l’histoire de ce territoire, en redonnant une visibilité aux Arabes palestiniens chrétiens et musulmans, trop souvent occultés ». Il s’agitde « tirer le fil des étapes de la construction d’une identité et de la prise de conscience d’appartenir à un peuple, à une nation », de l’Antiquité à la conquête ottomane, de l’occupation britannique au plan de partage de l’ONU et à la création de l’État d’Israël, des guerres israélo-arabes aux accords d’Oslo, en passant par les intifadas et la colonisation de la Cisjordanie. Jusqu’au 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza…
Ce faisant, Palestine, une histoire tord le cou à de nombreuses idées reçues. La Palestine serait un territoire flou ? Non, puisqu’elle est attestée dès le Grec Hérodote, il y a 2 500 ans, délimitée au sud par l’Égypte, au nord par la Phénicie (à peu près le moderne Liban), à l’est par le fleuve Jourdain. Elle aurait été une terre pauvre, sans peuple ? Alors qu’elle connut la prospérité et une élite cultivée et polyglotte, circulant à travers l’Empire ottoman et même au-dehors. Etc. Une histoire trop complexe pour être vraiment comprise ? Les intervenants qui se succèdent au fil de ces trois épisodes prouvent le contraire. Plutôt un précipité peu commun d’enjeux religieux ou idéologiques, d’appétits coloniaux, de calculs, de coups de force, de promesses non tenues, d’occasions manquées, d’aveuglements et de déni.

Le conseil scientifique
Dès l’origine, quatre historiens de renom et une géographe ont été associés au projet et à la conception des cartes. Les historiens interviennent également dans la série en qualité d’experts.

Vincent Lemire, historien et universitaire français, spécialiste de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient et notamment de Jérusalem, où il a dirigé le Centre de recherche français. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur Jérusalem et les sociétés israélo-palestiniennes.

Henry Laurens, titulaire de la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France, spécialiste des relations internationales au Moyen-Orient, est l’auteur de la monumentale série d’ouvrages La Question de Palestine, référence majeure sur l’histoire du conflit israélo-palestinien.

Denis Charbit, politiste franco-israélien, professeur à l’Open University of Israel, est un spécialiste de la société israélienne, du sionisme et de la vie politique en Israël.

Jihane Sfeir est historienne palestinienne franco-libanaise, spécialiste de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient et des conflits au Liban. Elle travaille sur les mémoires de guerre, les violences politiques et les sociétés du Proche-Orient. Elle enseigne à l’Université libre de Bruxelles.

Clémence Vendryes est géographe, chargée de cours à Sorbonne Université, doctorante en géographie à l’UMR « Temps, espaces, langages, Europe méridionale, Méditerranée (TELEMMe) » de l’Université d’Aix-Marseille-CNRS.

Alain Lewkowicz
Titulaire d’un DEA de soviétologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Alain Lewkowicz, 58 ans, a été producteur à Radio France pendant trente ans, il est également auteur pour la revue XXI et réalisateur pour la télévision.
Il a produit plus d’une centaine de documentaires pour la radio, avec un tropisme pour l’Asie et pour le Moyen-Orient, notamment, sur France Culture :
• Ramallah, dans la série Villes-Mondes (2015),
• 70 ans d’Israël, les bougies du désenchantement (2018) pour La série documentaire (LSD) ;
• La Palestine et la question palestinienne (2023) pour La série documentaire (LSD).
À la télévision, il a réalisé trois documentaires avec Little Big Story : Riz amer (France 3, 52 min) en 2015, Hong Kong, génération rétrocession (Arte, 55 min) en 2017 et Taïwan, une démocratie à l’ombre de la Chine (Arte, 52 min) en 2020 (sélectionné au FIPADOC 2021 et au FIFDH à Genève en 2021).

Résumés des épisodes
1. Une terre et des peuples (1840 à 1947)
La Palestine, espace géographique connu depuis l’Antiquité, n’a jamais été, quoi qu’on ait pu dire parfois, une terre sans peuple. Traversée par une myriade de peuples et d’ethnies qui y ont laissé leurs traces, trois fois sainte, sanctuaire aux yeux des trois quarts de l’humanité. C’est une terre riche, foisonnante et prospère sur laquelle règnent des grandes familles, une élite polyglotte. Longtemps sous domination ottomane, la Palestine doit affronter les appétits des Empires russe et austro-hongrois, le colonialisme français et britannique, et le projet sioniste, jusqu’à ce que ce petit territoire finisse par perdre son nom…

2. Un peuple sans terre (1948 à 1987)
La Palestine historique n’est plus — désormais divisée, fracturée. En 1948, l’État d’Israël est créé. Le projet sioniste l’emporte sur l’idée d’une grande nation arabe. 850 000 Palestiniens (sur les 1,2 million qui vivent alors en Palestine) prennent les routes de l’exil, en direction des camps installés dans les pays arabes alentour, créant un désordre régional. Mais la résistance s’organise, incarnée par un homme, Yasser Arafat, et son organisation, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

3. Une terre en miettes (1988 à 2025)
Après des décennies d’affrontements et de guerres meurtrières, Palestiniens et Israéliens tentent de faire la paix à Oslo en 1993, malgré la forte poussée du Hamas à Gaza. La poignée de main entre Yasser Arafat et Itzhak Rabin semble ouvrir une nouvelle ère. Mais ce sera de courte durée. À partir des années 2000, dans les deux camps, c’est le temps des faucons, des extrémistes religieux qui préfèrent la guerre à la paix, réduisant la Palestine à un territoire émietté. »

https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/les-programmes-a-ne-pas-rater/palestine-une-histoire-54641

renato dit: 20 avril 2026 à 17h01

Plus vous en savez sur le pourquoi et le comment, Chantal, plus votre jugement sur la matérialité de l’œuvre sera affiné. Ensuite, en ce qui concerne la perception et la sensation, qui découlent de votre capacité à ressentir, la septième et dernière formule du Tractatus s’applique : « Wovon man nicht sprechen kann, darüber muss man schweigen ».

Clopine dit: 20 avril 2026 à 17h06

Mes animaux me manquent tant ! Du coup, je pense à B.B., complètement conne et qui vient d’être détrônée par Maria Carolina de Bourbon , influenceuse « mode de luxe » et qui, à mon avis, rend des points à B.B. au point de vue de la connerie. Je veux dire, B.B. c’était déjà sévère, Maria des Deux Siciles c’est un sommet. Mais au moins, il faut reconnaître à B.B. la sincérité à l’égard des animaux. Et je partage cette sincérité : « oh, qu’on amène mes animaux auprès de moi ! »

D. dit: 20 avril 2026 à 17h19

Pauvre Clopine, aigrie et jalouse de Brigitte Bardot et de sa fondation de secours aux animaux.

puck dit: 20 avril 2026 à 17h25

« À partir des années 2000, dans les deux camps, c’est le temps des faucons, des extrémistes religieux qui préfèrent la guerre à la paix, réduisant la Palestine à un territoire émietté »

ça finit comme ça ? putain alors là je suis hyper déçu : en fait ils loupent le meilleur.

je veux dire parle pas de l’aipac ?

ni des tonnes de matériel militaire livrés par la France pendant le génocide de Gaza en contradiction avec toutes les déclarations de Macron ?

je veux dire Macron il a menti quand il a dit qu’on livrait pas d’armes à Israël pour l’aider à commettre son génocide à Gaza.

Macron qui ment ça vaut pas la peine d’en faire toute une émission, d’accord, mais là c’est quand même un mensonge que ça vaut la peine d’en parler !

je veux dire comme les Rothschild sont à la fois à l’origine de l’état d’Israël et à l’origine de Macron : y’en a qui crée des artistes, eux ils créent des états et des présidents, en fait c’est des « super oligarques » ou des « oligarques en chef », enfin le cran au dessus de l’oligarque moyen qui lui ne crée que des collections de tableaux.

c’est marrant de se dire que même chez les oligarques il existe une hiérarchie avec des oligarques prolos et des oligarques patrons qui donnent des ordres aux oligarques prolos.

limite les oligarques prolos ils devraient avoir des délégués syndicaux pour défendre leurs droits quand ils se font maltraités par les ologarques en chef.

du genre la baronne de Rothschild des 2 Sardaigne qui ordonne à Arnaud de se démerder pour que Macron soit le président de la France !

l’autre il est là, dans ses petits souliers : « oui d’accord ne vous énervez pas, c’est promis, je vais faire tout ce que vous voulez, je vais en parler à mes journalistes ils vont faire le nécessaire »

la Baronne : « t’as intérêt Beber sinon je demande à Jeffrey de te fouetter ! »

Beber : « oh non pas le fouet mme la baronne ».

en fait le monde c’est juste un nouveau bouquin de Sade.

J J-J dit: 20 avril 2026 à 17h34

On sent bien que cette femme « rothkote » profondément au mitan des deux toiles. Comme dans un parc solitaire et glacé, quand on médite. Mais voilà, elle sait que derrière, un photographe lui a demandé de poser, après avoir fait le vide. Elle pensait à ces vers, sans bien les comprendre :
« Fatiguée de tout ça, je veux quitter ce monde
Sauf que si je me tue, mon amour sera seule ».

Donna Ricaud-Veyre dit: 20 avril 2026 à 17h56

J’aurais été un animal, Monsieur Dé, j’aurais sans hésiter choisi BB plutôt que Clopine.

Donna Ricaud-Veyre dit: 20 avril 2026 à 18h14

Cette Clopine Trouillefou meurt aussi de jalousie de la Princesse des Deux Siciles, bien née et devenue la promise du futur Président de la France.

Donna Ricaud-Veyre dit: 20 avril 2026 à 18h18

C’est pas jouli jouli tout ce ressentiment pour les gens qui réussissent.

Donna Ricaud-Veyre dit: 20 avril 2026 à 18h20

Je me demande bien ce que Monsieur Chamoux va en penser, lui qui a des avis éclairés sur tout.

renato dit: 20 avril 2026 à 19h01

BB était une femme belle et éprise de compassion pour les êtres vivants, en particulier les animaux. Elle a consacré sa vie et sa fortune à leur cause, ce qui n’est pas anodin, car il y a des gens qui ne donnent pas un bol de soupe à quelqu’un dans le besoin, mais qui parlent de la pauvreté ou des animaux abandonnés. Naturellement, il y a des gens qui crachent leurs préjudices « comme ils bougent leurs grosses fesse, lourdement » : mais peut-être ont-ils toujours été intelligents, mais asymptomatiques.

Chaloux dit: 20 avril 2026 à 19h23

Moi, je crois que Brigitte Bardot était et reste une intelligence supérieure, et par surcroît l’équivalent des grandes saintes du Moyen-Âge comme Élizabeth de Hongrie. Ce n’est pas une naine intellectuelle qui me la gâtera.

Si je dois répondre à propos des amours de Bardella, je lui souhaite tout le bonheur du monde, si le bonheur est son élément. C’est dans le dossier Hachette « Réalités » consacré à Beethoven, quelques uns ici se souviendront sans doute de cette collection, qu’André Maurois remarque que « le bonheur n’était pas son élément », considération qui m’avait frappé et me frappe encore.

Et puis, et puis avez-vous entendu le journaliste Frédéric Azziza exploser en vol Jean-Noël Barrot? Jouissif.

Après Grasset, Stock: leur monde est en train de s’effondrer. Les fissures en étaient depuis longtemps visibles. Une petite révolution française. Cela dit, comment cautionner qui viendra ensuite quand on n’est pas devin? Mais voir ce monde d’oppression, d’interdits intellectuels (Ah, ces culs de basse fosse!) tomber en ruines devant soi est une vraie satisfaction pour un homme libre. À part quelques uns, j’ai l’impression que les éditeurs qui restent dans l’ancienne ligne, comme Gallimard, ne pourront pas absorber tous ces auteurs qui sont voués à disparaître.

Chez Boualem Sansal, il n’y a pas que des mots pour les mots, il y a un homme capable de faire respecter sa dignité, au milieu d’une foule de petits aptères à gamelle, et ça n’a pas de prix.

Quant à Minc, Attali et leurs larbins c’est plus de 60 millions de français qui devraient déposer plainte contre eux, pour la fabrication de l’horrible poupée Macron.

Je repasse vous parler d’un poète qui vaut la peine d’être lu(e).

et alii dit: 20 avril 2026 à 19h47

Le canal cholédoque correspond à la partie terminale des conduits permettant l’excrétion de la bile. Il est issu de la fusion entre le canal cystique provenant de la vésicule biliaire, et le conduit hépatique commun en provenance des voies biliaires intra-hépatiques. Il déverse son contenu, la bile, dans l’intestin au niveau du duodénum. En cas de formations de calculs dans les voies biliaires, ceux-ci peuvent être amenés à obstruer le canal cholédoque : quand le canal cholédoque est bloqué, la bile ne peut plus circuler et cela provoque des douleurs de coliques hépatiques. En cas d’inflammation en rapport avec une infection à ce niveau, on parle de cholécystite qui nécessite une prise en charge chirurgicale.

Alfred dit: 20 avril 2026 à 19h54

Le cocotier des macaques gauchistes vient d’être secoué violemment, mais salutairement, par le King Kong Bolloré !
L’éditocratie gauchiasse ne va plus s’en remettre.
Bravo Bolloré !

et alii dit: 20 avril 2026 à 20h10

Le nom de famille du jeune professeur s’écrivait Lacanal. Il en modifia l’orthographe et signa Lakanal à partir de la Révolution, afin de mieux se distinguer de ses trois frères qui étaient restés royalistes (Jean-Baptiste Lacanal, l’ainé, avocat et procureur du roi à Paris ; Jérôme Lacanal, professeur de physique expérimentale à Paris ; et Jean Lacanal, chirurgien à Serres).

Nous avons dit que Lakanal appartenait à la congrégation des Doctrinaires, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, dans l’article qu’il a consacré à Lakanal (Biographie Michaud), a confondu la Doctrine avec l’Oratoire, et par suite, a commis plusieurs erreurs qu’il importe de rectifier à cause de l’autorité qui s’attache au nom de cet écrivain.

Chaloux dit: 20 avril 2026 à 20h29

Je crois en outre que Brigitte Bardot se serait levée pour reconduire le pauvre âne, mis sous la responsabilité d’un irresponsable, dans son enclos, au lieu de le laisser crever sur une route. Elle n’aurait pas non plus tué un dindon à coup de bâton pour une faute qu’il aurait été bien incapable de comprendre.

Alfred dit: 20 avril 2026 à 20h39

Ça fait longtemps que Clopine a perdu la boule, et maintenant elle a les boules, alors elle s’en prend à tout le monde et tire à boulets rouges même contre BB !
Clopine la boularde contre le canon Bardot… On aura tout vu sur cette Rdl !

Christiane dit: 20 avril 2026 à 21h06

Imd – 12h41
Cette photo confirme les dimensions importantes des toiles de Mark Rothko, si grandes qu’il est impossible de les regarder d’un seul coup d’œil. Comme ce visiteur, être assis, contempler, être enveloppé, être saisi par ce qui émane de la toile. Le rapprochement à l’accrochage des deux toiles sur la photo fait se déplacer le regard à cause de la reprise du rectangle qui palpite au centre de la toile de droite. Si Pierre Assouline comme ce visiteur a eu la chance d’être devant cette toile et de rappeler cette expérience par la photo qui accompagne son billet, il est possible que, ce faisant, la parole poétique de Paul Celan l’ait envahi comme la toile, les souffles des deux créateurs ne faisant alors qu’un. Dans son dernier livre, « Tenez bon », il décrit à plusieurs reprises ces livres qui viennent à l’improviste se rappeler à notre mémoire pour nous offrir leur soutien ou leur plainte.
Cette photo me remet en mémoire l’émotion ressentie la première fois, au musée d’Art Moderne de Paris, que je me suis trouvée face à des toiles de Rothko. J’étais debout, pétrifiée. Elles étaient si grandes, tellement vibrantes, même désespérées dans la dernière salle. Là très sombres, presque cendreuses, elles attendaient le visiteur et c’était difficile de ne pas être émue.

Christiane dit: 20 avril 2026 à 21h19

Elizabeth Lebovici a écrit a propos de cette exposition Rothko de 1999 : « (…) la peinture de Rothko est comme un oeil. Ça se contracte, ça se dilate, c’est toujours en mouvement. Le regard, comme le tableau, est inquiet: sans quiétude. Du coup, l’art de Rothko ne supporte pas la reproduction, l’image fixe. La photographie réduit ses tableaux à de vagues formes et à des couleurs forcément ingrates; rien n’y subsiste de leur rayonnement(…) « 

Chaloux dit: 20 avril 2026 à 21h57

Personnellement, bien qu’il soit évidemment un personnage respectable, je n’ai jamais mordu à Rothko, qui me semble particulièrement relever du cas d’hallucination collective. Le XXe siècle aura dans les années qui viennent un réveil difficile, surtout du côté des collections d’art contemporain, sorte de monnaie privée qui va disparaître. Si j’osais, je dirais que nombre de frac vont se retrouver en slip.

Pour tout dire, je trouve ce qui est train de se passer, cette remise à plat de tout, tout à fait extraordinaire. Cela touchera tous les domaines. Quel spectacle !

Alfred dit: 20 avril 2026 à 22h05

Christiane,
Lisez le révélateur et instructif livre du peintre et critique d’art Aude de Kerros « L’Imposture de l’art contemporain : Une utopie financière » pour ne plus revenir nous bassiner avec cet imposteur et barbouilleur de Rothko !

Alfred dit: 20 avril 2026 à 22h14

Le célèbre jugement de Nikita Khrouchtchev sur une toile de Picasso :
« Même un âne barbouillant avec un pinceau accroché à sa queue ferait mieux que cela ».
On ne la fait pas à un ancien paysan ukrainien devenu le numéro 1 de l’URSS.
Art contemporain mon cul oui !

rose dit: 21 avril 2026 à 2h19

Alfred dit: 20 avril 2026 à 22h17

Vive les paysans et vive leur fameux bon sens.

C’est moi. 💪. Trop fière. Merci Alfred. 🥰

rose dit: 21 avril 2026 à 2h25

Si j’osais, je dirais que nombre de frac vont se retrouver en slip.

Chaloux

Excellentissime.
Récemment, ai vu une pièce de théâtre dans laquelle le protagoniste jouait en slip. Kangourou. Je suis encore sous le choc. Rien ne justifiait ce choix. Sa compagne était aux lumières. J’admire les couples. Je n’ai pas évolué à la vitesse de B.ni de Clopine. Suis toute hérissée de piquants.

rose dit: 21 avril 2026 à 2h28

Je vous recommande le millepertuis, en sommités fleuries. Nuit de Chine, nuit d’amour.

rose dit: 21 avril 2026 à 2h38

Et alii

Devenu le fameux et grand lycée Lakanal.

Ce serait bien d’éviter toute fixette dilatoire sur Clopine, qui n’a fait que dire ah combien ses animaux lui manquaient.

Christiane,
Je suis totalement d’accord avec vous sur la prégnance et le choc absolu que représente le face à face avec la toile.
Et particulièrement lorsqu’elles sont monumentales.

rose dit: 21 avril 2026 à 4h38

Christiane

Dans le face à face, l’espace, la dimension, les couleurs. L’émotion est là.
Les reproductions, photographies etc. sont des succédanés.
Sauf, une fois, Chantal a mis l’œuvre d’un/une artiste qui a refait uniquement la petite fille des Ménines de Vélasquez. C’était éblouissant. C’était une réinterprétation -tronquée- en interférence de l’œuvre, et c’était absolument génial, une œuvre en soi, autonome.

rose dit: 21 avril 2026 à 5h44

Mais qu’est-ce qu’ils ont ?
https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/21/j-ai-ruine-ma-vie-c-est-fini-un-adolescent-juge-pour-l-assassinat-d-agnes-lassalle-sa-professeure-d-espagnol_6681878_3224.html
Ils sont le reflet de la société dans laquelle ils vivent. Et surtout de leurs parents, dans la majeure partie, bien atteints, capables par exemple, de spolier leur sœur, nièces et mère, sur le lit de mort de leur père, et de jeter la dite mère, avec une violence incommensurable, danq un Ehpad qui coûte 150 euros par jour.

Chaloux dit: 21 avril 2026 à 6h29

À propos de slip et même pas, il y a bien longtemps, dans je ne sais quel théâtre parisien, Phèdre en scène, disant le vers célèbre « que ces voiles, que ces vains ornements me pèsent », (je cite de mémoire), et joignant le geste à la parole se retrouve à poil avec 300 lycéens dans la salle. Le théâtre a failli s’écrouler et Racine n’en menait pas large.

Chaloux dit: 21 avril 2026 à 6h30

Léon Daudet fait lire Macaulay, qui fait lire Fanny Burney, c’est sans fin.

Christiane dit: 21 avril 2026 à 6h49

Rose, 4h38
Vous m’apparaissez Comme une combattante sur pas mal de fronts. Sur celui de l’art vous prenez le risque d’un chemin personnel guidée avec finesse par une profonde réflexion. Je me souviens de nos échanges sur les métiers de la pierre au moyen-âge, sur l’art roman, sur les architectes et hommes de taille qui ont présidé à l’édification de ces chapelles, églises, monastères et don’t les noms se sont effacés.
Ce que vous dites ce matin de la reproduction de l’œuvre d’art m’évoque les essais de Walter Benjamin. Nous avons un rapport différent aux livres d’art et aux œuvres contemplées dans un face à face. Les livres d’art comme le dit si bien Renato sont de l’ordre de l’apprentissage d’une culture, d’un regard, d’une biographie parfois surprenante.
Difficile de juger l’art sans le recul de l’Histoire qui encense ceux qui hier étaient moqués, tels les impressionnistes qui créèrent le Salon des refusés et y gagnèrent un nom face aux quolibets : Les Impressionnistes!
Memes vagues d’enthousiasme et de scandales dans le domaine du théâtre, de la musique, de la littérature. Souvenons nous de Baudelaire traîne Devant les tribunaux pour atteinte aux bonnes mœurs.
Il est dommage de rappeler cette répartie usée dite paysanne dun âne qui ferait mieux que Picasso. J’ai connu des hommes et femmes de la terre qui étaient de grands lecteurs et presque des poètes quand ils partageaient leur passion, leurs paysages. La culture n’est pas seulement urbaine !
Bref, tout cela pour en revenir à Rothko qui a eu une vie difficile, qui est venu à l’abstraction tardivement. Pierre Assouline l’a souvent évoqué, comme d’autres artistes qu’il apprécie tant. Il ne cherche l’assentiment de personne. Il préfère marcher aux côtés de Cartier-Bresson, Durand-Ruel, Kahnweiler, marcher en solitaire dans des musées, des expositions, regarder, chercher, écrire, photographier. Témoigner et s’éloigner, conserver son indépendance d’esprit. Il construit à sa façon une mémoire symbolique de biographie en biographie, de billet en billet. Avec un certain dandysme, une élégance propices aux voyages, aux rencontres culturelles. Art, musique, littérature, méditations, écriture. Peu lui chaut que certains n’aiment pas Rothko ou Celan, lui il continue à mettre sur la même ligne la tête, l’œil et le cœur.

rose dit: 21 avril 2026 à 7h03

« que ces voiles, que ces vains ornements me pèsent »

Et le cadet, le fils de sa mère, responsable à mille pour cent de son niveau étendu de co…ie, nommé sa vie entière « ce petit salopard » par son père, qui clame, repus de thunes, chez le notaire « Ah, ah, je riens beaucoup à ce qu’on respectz les dernières volontés de mon père. »
Père mourant, lavé nu par sa fille aînée, alors qu’il refusait que l’infirmière le lave nu, pris d’une main de fer, d’une poigne féroce par son nénée, et conduit à écrire chaque semaine des courriers dilatoires, durant cinq mois, pendant que la dite se faisait payer 900 euros en liquide, chaque semaine, avant de faire main basse sur le pactole, elle et son frère.
Cinq mois durant lesquels elle reversait chaque mois 432,78 euros à ma mère, en oension alimentaire, ce qui correspondait à sa retraite réelle.
Les parents sont responsables de leurs enfants et de leurs dérapages. Surtout à seize ans.

Sans vergogne l’un gosse.
Sans vergogne l’autre gosse.

La cadet pourri par la mère. (Pardon J J-J si j’édulcore quelque peu le portrait magnifique de la mère, c’est le procès de la prof.d’espafnol qui s’est pris un couteau, lame de 18 cm en olein cœur, en plzin coirs, qui me fait ça.)
L’aînée pourrie par son père qu’elle idolâtrait.

Et moi, au milieu, esquichée, qui sauve les meubles.

=> Les parents sont responsables de leurs enfants.

rose dit: 21 avril 2026 à 7h05

Je tiens beaucoup […]

Mais est-il assez con pour croire à ce qu’il dit ?

Et à ce qu’il écrit parce que c’est pire ?

renato dit: 21 avril 2026 à 7h06

Est-il normal que nous nous rapprochions de plus en plus d’un monde sans mémoire ?

Ce qui est le plus cocasse dans l’art moderne et contemporain, ce sont les opinions de ceux qui s’en distancent. Et il me semble que les détracteurs les plus risibles sont ces prétendus intellectuels – je dis bien prétendus – car, lorsqu’il s’agit d’art, ils semblent incapables de développer un raisonnement cohérent ; et, qui plus est, incapables de présenter des arguments d’une quelconque valeur – à supposer que les autres soient pertinents. Ils sont incapables de saisir les particularité de cette ère de modernité ; et aussi que le terme « modernité » est un concept historique, et un moment d’émotions radicales, d’irrégularités et de passions qui transforment la perception du monde (de l’humanité, de la vie non humaine, des choix) et établissent des lignes de démarcation, des analogies et des affinités entre les sensibilités et les coutumes – ce qui représente ici un défi à la compréhension et à la conscience du présent, une bonne idée de changement de perspective, de nouvelles façons d’être au présent. G. Benn évoque les cris d’indignation poussés par les admirateurs du dorique à l’apparition de l’ionique (volutes retombant de deux côtés sur la colonne) : l’histoire est pleine de cris d’indignation – comble de l’absurdité, ces hurleurs ou leurs héritiers profitant des conquêtes de ceux qu’ils insultent, toujours tardivement, mais ils en profitent.

Penchons-nous sur la question. Ignaz Schuppanzig, ami de Beethoven et de Schubert, est le fondateur du premier quatuor permanent au service d’un prince (1794). À partir de 1806, il parcourut l’Europe en soliste, puis revint à Vienne en 1816 ou 1817, reforma le quatuor et interpréta les quatuors de Beethoven, composés entre 1822 et 1826 – des œuvres si novatrices qu’elles étaient difficiles à jouer et incompréhensibles pour le public. On raconte que de vieux mélomanes scandalisés s’exclamèrent : « Le voilà, encore sans idées ! »

Mais comment cela s’est-il passé ? En 1801, dans une lettre, il demanda à un violoniste de ne pas jouer le Quatuor à cordes en Fa majeur qu’il lui avait envoyé quelques mois auparavant, car entre-temps, il en avait considérablement remanié la partition, il écrit : « J’ai appris à écrire les quatuors. » À partir de là, il y a une évolution qui le conduira au « style tardif », jusqu’à ce qu’il prenne les signes d’une modernité troublante et fascinante, largement incompréhensible pour le public de l’époque et pour celui de presque tout le XIXe siècle, et pleinement comprise et reconnue par les critiques seulement au XXe siècle.

Sur ce seul point, on peut débattre autant qu’on le souhaite de la modernité.

“ L’art e l’argent « . Hormis une brève période entre fin XIXe et début XXe où les spectateurs et les mécènes privilégiaient les artistes pauvres, les arts, notamment l’art figuratif, et l’argent ont toujours été indissociables. Voyez le salaire que Léonard percevait à son arrivée en France. Malgré sa fortune, Michel-Ange vivait dans une quasi-misère, mais c’était son choix. Le même, jeune et encore inconnu, vendit un Cupidon pour 30 ducats que les acheteurs revendirent pour 200.

À suivre…

renato dit: 21 avril 2026 à 7h32

Comme le dit ma compagne, ils ne savent pas comment élever un enfant et ils veulent adopter un chien.

renato dit: 21 avril 2026 à 7h57

À propos du Beethoven tardif
Sonate n° 32, op. 111, (1820-1822),
Sans aucun doute l’une des œuvres pour piano les plus abouties jamais écrites ; à l’écoute du développement du deuxième mouvement (un air avec six variations et une courte coda finale), même une oreille non avertie peut aisément déceler des accents jazz. En explorant le thème, c’est-à-dire en le développant à maintes reprises par des variations, Beethoven a emprunté des voies compositionnelles inédites et, s’affranchissant du romantisme, a ouvert une perspective pour le XXe siècle.

Détails intéressants : dans 12 Scottish Songs, WoO 156, 1817-1818 (Ed. Thomson, Londres, 1822), fruit de la collaboration de LvB avec l’éditeur George Thomson, visait à préserver et à honorer les chants folkloriques écossais, dont la culture était menacée de disparition par l’expansion rapide de l’Empire britannique. On y trouve notamment le chant « Highland Harry », qui préfigure par endroits le ragtime. Plus tard, à la fin du XIXe siècle, les chants folkloriques écossais et irlandais, apportés à Boston par les migrants de ces pays, donnèrent naissance à la musique folk et country.

Ici :

https://memoriavelata.blogspot.com/2025/08/hammerklavier.html?q=beethoven

J J-J dit: 21 avril 2026 à 8h09

mais toujours tu seras pardonnée, vu qu’on a tous le droit d’écorcher sa mère, parfois, … elle a eu ses propres erreurs certes, mais vénielles, eu égard à celles des autres. Moi-même & ma mère, elles ne furent pas toujours au beau fixe, nos relations. Il n’y en a plus maintenant, mais des séquelles persistent à travers les reproches et les saloperies posthumes de la fratrie survivante.
C’est comme ça…, « à toutes les portes » disait-elle, il faut prendre son mal en patience, s’efforcer de comprendre, à défaut de toujours pouvoir pardonner, et j’ajoute… surtout si l’on est incroyant et veuf, comme on est devant les couleurs tremblées de Mark Rothko ou un poème de Paul Celan.

renato dit: 21 avril 2026 à 8h27

Il est également logique que la modernité ne convienne pas à tout le monde, en particulier si les termes ne sont pas clairement définis ou expliqués de manière peu pédagogique. Puis on peut ne pas en avoir le goût ; en outre, il faut tenir compte du temps : travail, obligations familiales, contraintes bureaucratiques et sanitaires, sans oublier un minimum de détente ; tout le monde n’a pas suffisamment de temps ni l’envie de se consacrer à la compréhension des questions relatives à l’art.

Rosanette dit: 21 avril 2026 à 8h44

A propos de l’art contemporain , ci-dessous trois citations que j’avais relevées sans je le regrette noter leurs auteurs , et qui concernent le fonctionnement de ce marché .
Elles m’apparaissent pertinentes pour caractériser un modelé économique qui ne pourrait que s’effondrer si on reconnaissait en le proclamant haut et fort que « le roi est nu»
C’est ce qu’a su depuis toujours éviter la coterie qui a intérêt a la survie de ce juteux système , à savoir les opérateurs divers qui veillent sur cette entreprise de mythification du néant ; et ce au détriment de gogos, à qui on vend un aliment pour leur snobinarde quête de « distinction » ,comme autrefois ce professeur de philosophie qui vendait du syllogisme à Monsieur Jourdain

« Une coterie de riches, de critiques et de fonctionnaires de la culture, confortée par des idiots utiles animés par le snobisme, qui s’accapare l’espace public pour décréter « œuvres » des signes, qui servent de plus en plus la rente financière et sa défiscalisation massive »

« Avoir un KOONS chez soi, c’est dire « je suis riche «

« Un marché qui fait valoir la nullité comme valeur ; Sous prétexte qu’il n’est pas possible que cela soit aussi nul et que cela doit cacher quelque chose, l’art contemporain spécule sur la culpabilité de ceux qui n’y comprennent rien et qui n’ont pas compris qu’il n’y a rien à comprendre.
Les fonctionnaires utilisent l’argent des contribuables pour valider auprès du public la cote des artistes sélectionnés «

Chantal dit: 21 avril 2026 à 9h12

ma voisine une dame de 88 ans fait de très belles encres, comme je sais que c’est son dada j’ai par hasard trouvé sur un appui de fenêtre une boîte que en contenait ( je suis dans un quartier qui a beaucoup d’artistes et d’écoles d’art) et elle était ravie de les utiliser. Elle m’a fait une très jolie carte avec des tons fondus, par contre dans la boîte il y avait aussi un jeu de pochoirs d’atelier mécanique pour marquer des pièces ou des bacs. je les ai gardés si j’ai une idée.

Chaloux dit: 21 avril 2026 à 11h09

Une inconnue, Rose, inconnue de moi en tout cas. Une mise en scène à la con, de type Rabeux, une sorte de kit vomitif, par des gens qui ne savaient absolument pas dire le vers racinien qui est un torrent d’eau vive. J’étais tout jeune. Pas revu la dame depuis.

FL dit: 21 avril 2026 à 11h36

« À propos de slip et même pas, il y a bien longtemps, dans je ne sais quel théâtre parisien, Phèdre en scène, disant le vers célèbre « que ces voiles, que ces vains ornements me pèsent », (je cite de mémoire), et joignant le geste à la parole se retrouve à poil avec 300 lycéens dans la salle. »

Je me rappelle de mon professeur de français faisant évacuer ses élèves d’une salle de théâtre parce que le metteur en scène confondait le théâtre classique et le peep-show.

FL dit: 21 avril 2026 à 11h48

Mme Dupont pense que Salluste rivalise avec Thucydide. Je n’ai rien à dire contre ça. Elle est très convaincante. Les auteurs latins du 1er siècle « traduisent » les auteurs grecs an latin (le mot est mal choisi mais je n’ai pas le courage de développer sa pensée.)

Elle ne le dit pas(1) mais il est il est patent qu’il a une autre espèce de rivalité, plus psychologique, avec César. Il en a été très proche. « La Guerre de Jugurtha » c’est une autre « Guerre des Gaules ». La carrière politique et militaire de Salluste a été piteuse, celle de César a été éclatante. César mort, il veut prendre sa revanche dans le domaine des lettres.

(1) Elle le dit peut-être mais j’ai pas encore lu tout le chapitre qu’elle consacre à Salluste.

FL dit: 21 avril 2026 à 11h54

Merci Jazzi pour ce très très beau sonnet de Shakespeare. La traduction est magnifique.

bolibongo dit: 21 avril 2026 à 13h18

Modernité rime avec Merdonité !

C’est un aphorisme et le titre d’un essai de Henri Meschonnic!

bolibongo dit: 21 avril 2026 à 13h20

Modernité Modernité
Collection Folio essais (no234)
Folio
Gallimard
Parution
04-01-1994

Assez de clichés qui sortent l’un après l’autre dès qu’on parle de modernité. Des contemporains ont la bouche pleine de la rupture, du nouveau, de l’a vangarde, du «il-faut-être-résolument-moderne» de Rimbaud. Mais Rimbaud n’a pas dit ce qu’on croit. Baudelaire est travesti. On entasse toutes les fins : du sacré, de l’homme, du siècle, de l’art et de la modernité.
Schémas, et dans les schémas il ya du maintien de l’ordre. L’ordre des relations entre l’art, la littérature, la société. L’épuisement supposé du sens y sert les pouvoirs des conceptions installées. Leur avenir est dans le passé.
D’où cette critique de la modernité et du post-moderne. La critique est du parti du rythme. Pour elle, la modernité est un combat, dont l’enjeu est le sujet. C’est pourquoi la modernité ne cesse de déborder les modernes. Elle est l’infini du sens. Le présent qui reste présent.
Genres
Essais
Thèmes
philologie, linguistique
Catégories
Connaissance >
Sciences humaines >
Linguistique
Époque
XXe siècle
320 pages, sous couverture illustrée, 108 x 178 mm
Achevé d’imprimer : 10-12-1993
ISBN
2070327787

bolibongo dit: 21 avril 2026 à 13h24

Mais le titre de Meschonnic analyse la merdonité d’une certaine modernité..

renato dit: 21 avril 2026 à 13h26

« Modernité rime avec Merdonité ! »

Avez-vous une voiture ?
Votre immeuble est-il équipé d’un ascenseur ?
Avez-vous un smartphone ?
Avez-vous un computer et/ou un laptop ?
Avez-vous voyagé en avion ou en TGV ?
Et ainsi de suite…

renato dit: 21 avril 2026 à 13h47

Le post moderne est la réponse à la crise des principes fondamentaux de l’époque moderne (la rationalité et la foi dans le progrès illimité) ainsi que les styles de l’avant-garde sont en crise, d’où la tendance à retrouver les valeurs du passé et de la tradition (généralement mythique).

Cela dit, le Baroque est moderne par rapport au Maniérisme, et ainsi de suite…

renato dit: 21 avril 2026 à 14h01

Il est intéressant de noter que l’on trouve les première traces du terme postmoderne, dans la culture hispanophone (Antología de la poesía española e hispanoamericana, 1882-1932, édite en 1934). Qu’à partir des années 1950 il se soit ensuite dans la culture anglophone et notamment aux États-Unis dans le domaine des études esthétiques et littéraires. Qu’il ait ensuite trouvé une codification plus précise en architecture et dans les arts, y compris les arts du spectacle, et soit infine entré dans le langage de la philosophie.

MC dit: 21 avril 2026 à 14h28

Je ne me souviens pas qu’ Aude de Kerros fut anti-Rothko, mais tout peut arriver!

renato dit: 21 avril 2026 à 14h37

L’utilisation de l’art par le pouvoir politique pour des raisons idéologiques et de prestige peut sembler noble, mais elle cache en réalité une simple atteinte à la concurrence. Un artiste soutenu par le gouvernement sera favorisé par rapport à un autre qui ne bénéficie d’aucun appui. Par exemple, Medardo Rosso, plus « moderne » que Rodin et, de surcroît, d’un talent supérieur, a effectivement connu un certain succès, mais son succès a été nettement inférieur à celui de Rodin, favori par le soutien du gouvernement en place.

La distorsion concurrentielle peut s’étendre à des dimensions inattendues. Un ami, galeriste, se plaignait que lors d’une foire d’art renommée, un gouvernement ait pris en charge une partie du loyer de l’espace de certaines galeries. Cette décision n’avait pas été prise pour favoriser ces galeries en particulier, mais pour renforcer l’image de marque du marché de l’art national.

puck dit: 21 avril 2026 à 14h41

perso ma citation préférée sur l’art moderne c’est celle là :

« Parler d’un artiste et de ses œuvres est une façon de parler de l’environnement dans lequel vit cet artiste, ce principe était applicable à toutes les époques. Si des artistes, jugés vulgaires et obscènes, deviennent célèbres, cela signifie simplement que la société qui les célèbre est elle-même vulgaire et obscène : l’art n’est rien d’autre que le reflet du monde qui le fait naître. »
(puck « médiations flippantes » vol2 p247)

puck dit: 21 avril 2026 à 14h44

en parlant d’erreur je ne sais si cela a déjà été signalé, mais le concerto pour piano Op81a de Beethoven n’est pas en Sib majeur, mais en Mi bémol majeur.

puck dit: 21 avril 2026 à 14h55

une autre citation que perso je kiffe c’est celle-là :

« L’emprisonnement dans des lois morales, d’origine philosophique ou religieuse, prédéfinies par d’autres, en l’occurrence de penseurs que l’on désigne habituellement sous le terme d’ ‘idéalistes’, rend impossible toute communication directe aux œuvres d’art dans la mesure où les œuvres n’ont été, en aucun cas, conçues à partir de règles morales pré définies, mais au contraire par des artistes qui, contrairement aux ‘gens ordinaires’ (expression désignant ceux qui vivent sous le joug de lois morales définies par d’autres qu’eux-mêmes), échappent, du fait de leur art, à toutes espèces de lois pré-établies par d’autres qu’eux-mêmes. Dans le cas contraire, si certains de ces artistes se sont conformés, de par leur volonté ou leurs croyances, de près ou de loin, comme les gens ordinaires, à des règles morales pré établies par d’autres qu’eux-mêmes, dans ce cas précis, il n’est alors plus possible de dire que leurs œuvres s’inscrivent dans une démarche véritablement artistique, mais tout au plus dans une démarche s’inscrivant tout au plus dans le domaine du ‘kitsch’. Ceci dans la mesure où ce que l’on appelle ‘art’, tel que nous le définissons, fidèle en cela à l’enseignement de Nietzsche, est le résultat d’esprits libres en aucun cas soumis à des règles morales pré établies par d’autres esprits que le leur. »

(puck « Méditations kiffantes » vol 2 p351 et suivantes)

Patrice Charoulet dit: 21 avril 2026 à 14h59

BARDELLA MILANAIS

Comme Mme Knafo et M. Zemmour, Mme Le Pen et M. Bardella ne se lassent pas d’affirmer…qu’ils ne sont pas d’extrême droite Tous les employés de M. Bolloré reprennent ce refrain avec persévérance. Pour le RN , après le FN , le masque tombait régulièrement depuis des années sur la scène européenne : les partis xénophobes et racistes se réunissaient pour claironner en choeur leur xénophobie et leur racisme.
A une an de la présidentielle, el RN n’a pas craint une fois de plus d’afficher la couleur à l’étranger. C’était le tour de Salvini d’inviter les partis frères ces jours-ci. Ont discouru le parti d’extrême droite flamand, le parti d’extrême droite néérlandais (Wilders), le parti d’extrême droite grec, le parti d’extrême droite estonien, le parti d’extrême droite italien, et le principal parti d’extrême français. M. Orban avait été invité à la fête, mais…, ayant eu les malheurs que l’on sait , s’il était venu, il aurait difficilement pu pavoiser ou fanfaronner. Un qui a pavoisé et fanfaronné, c’est M. Bardella. Il a dit tout ce l’auditoire italien désirait entendre. Et, au passage, il a annoncé qu’il allait arriver au pouvoir dans quelques trimestres. Il est très confiant. C’est plié.
Qui refuse l’extrême droite ne votera pas pour lui. Tout sauf Bardella !

puck dit: 21 avril 2026 à 15h13

les prochaines élections c’est dans 1 an !!!

faudrait nous laisser souffler.

on est passé de
« tous anti Poutine !! »
à « tous anti Trump !! »
puis « tous anti Mollahs !! »

et là on va passer direct à « tous anti Bardella !! »

en tant que représentant syndical des « antis » je demande le droit à des jours de repos et des congés annuels !

sérieux on peux pas passer toute sa vie à être anti…. quelque chose

surtout quand on a rien à proposer pour être pro… quelque chose.

si tous les anti quelques chose consacraient un minimum de leur temps à construire qualque chose de constructif pour faire en sorte qu’un grand nombre d’individus adhèrent à leur projet ils n’auraioent pas besoin de sauter d’un anti quelque chose à un anti autre chose.

en fait nous vivons sous le régime de la peur perpétuelle !

faire vivre une nation dans la peur et la haine des russes, des iraniens, de Trump, des chinois, du RN, d’Orban etc…. c’est pas vivable !

faisons plutôt en sorte d’être assez forts et créatifs pour ne pas avoir peur de Bardella !

si par contre nous ne sommes pas assez forts et créatifs pour ne pas avoir peur de Bardella c’est que nous ne méritons pas de nous opposer à lui.

dans la vie il arrive des moments où il faut être réalistes !

le réalisme consistant à ne plus être idéalisme.

ne plus être idéaliste c’est laisser tomber la pensée magique !

parce que la pensée magique Mr Charoulet n’a jamais rien apporté de bon.

puck dit: 21 avril 2026 à 15h19

déjà il faudrait que la France se débarrasse de ses oligarques qui sont des parasites.

au moins voter une loi pour leur interdire de posséder des médias et des maisons d’édition.

parce que là avec tous ces types qui spolient l’information et la culture la France ressemble un peu à une République bananière.

D dit: 21 avril 2026 à 17h42

Je crains que vous ne compreniez rien à ces enjeux géotratégiques et militaures, Rose. Plutôt que de dire n’importe quoi, demandez-moi.

puck dit: 21 avril 2026 à 17h54

D. le complotisme !!!!!!!!!!
y’a que ça de vrai, que de bon, bien meilleur que tes endives et que la « géostratégie ».

exemple au hasard : tu savais que JFK a été assassiné parce qu’il voulait empêcher Israël d’avoir la bombe atomique ?

juste avant d’être braisé, JFK avait pris la décision d’envoyer des militaires américains pour récupérer l’uranium enrichi en Israël !

comme il a été braisé il n’a pu donner l’ordre de mener cette opération.

c’est mieux que lire du John le Triangle ou de me braiser les endives non ?

https://www.wilsoncenter.org/publication/kennedy-dimona-and-the-nuclear-proliferation-problem-1961-1962

Chaloux dit: 21 avril 2026 à 18h55

Le pauvre Charoulet est incapable de voir que le problème ne vient absolument pas du RN ni de Reconquête, mais de tout ce qui est en train de s’effondrer autour de nous. Ce à quoi nous assistons, c’est à une de ces grandes ruptures qui interviennent toujours dans le premier quart d’un siècle, c’est à l’inéluctable.

Soleil vert dit: 21 avril 2026 à 19h18

renato dit: 21 avril 2026 à 7h57
À propos du Beethoven tardif
Sonate n° 32, op. 111, (1820-1822),

Il ne se passe pas 15 jours sans que je réécoute l’interprétation de Barenboi

D. dit: 21 avril 2026 à 19h35

Puck, si je te dis que Trump m’a appelé au téléphone ce soir pour me demander conseil, tu me crois ou pas ?

rose dit: 21 avril 2026 à 19h35

Cher D. à 17h 42, c de l’ironie mordante ou bien de la dérision tragique. C aussi une manière de désamorcer. Je n’irai pas plus loin. Merci, cependant.

rose dit: 21 avril 2026 à 19h37

Non, je ne le savais pas :
tu savais que JFK a été assassiné parce qu’il voulait empêcher Israël d’avoir la bombe atomique ?

Cela était une excellente idée.

Jazzi dit: 21 avril 2026 à 19h53

Le premier long-métrage de fiction de Malek Bensmaïl, L’Arabe, adapté du roman Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud, vient d’être déprogrammé, « faute de visa », par le ministère de la Culture algérien, alors qu’il devait être projeté durant le Festival du film méditerranéen d’Annaba, organisé du 24 au 30 avril 2026.
https://www.lelezarddeparis.fr/l-arabe-censure-en-algerie

puck dit: 21 avril 2026 à 20h30

« Il ne se passe pas 15 jours sans que je réécoute l’interprétation de Barenboim »

mauvaise pioche : probablement la mauvaise interprétation, c’est poussif, maniéré, inauthentique simplement parce que Barenboim est un poseur et un très mauvais pianiste.

il faut plutôt écouter celle de G. Sokolov (chez DG) ! c’est d’un tout autre calibre.

Chaloux dit: 21 avril 2026 à 20h42

Essayez Yves Nat pour les sonates de Beethoven, sans comparaison. C’est le vendeur classique du Discobole, à la gare Saint-Lazare, qui l’avait conseillé à mes parents pour l’intégrale. Je n’en suis jamais revenu. Voir aussi ses Schumann.

B dit: 21 avril 2026 à 20h59

Krystian Zimerman :

https://youtu.be/a8XYrNrlBj4?si=iHAv8QCjNTsunQWy

Qui est le grand pianiste Yves Nat ?
Né en 1890 à Béziers, Yves Nat étudie très jeune le piano et l’orgue. Enfant prodige, il joue par cœur tout le Clavier bien tempéré de Bach à sept ans ; Paul Paray dira de lui « à 11 ans il était déjà un maître. » Il intègre le Conservatoire de Paris dans la classe du pianiste Louis Diémer.

Alfred dit: 21 avril 2026 à 21h08

Celui qui parle de ses croyances tout en croyant que les autres vont le croire.

B dit: 21 avril 2026 à 21h20

Chaloux, je tente de parfaire mon écoute bien que je ne sois pas mélomane et encore moins musicienne, votre réponse m’intéresserait.

D. dit: 21 avril 2026 à 21h44

Ce que je ne conseillerai à personne, c’est Grimaud qui ne sait jouer que Grimaud. Imbuvable. Je me souviens encore l’avoir entendue sur France Musique dans un concerto de Beethoven. J’étais au volant dans la circulation francilienne. En l’entendant je passais de la colère au rire incoercible, au risque d’avoir un accident. Ma colère était surtout dirigée vers tous ces « maîtres » et critiques qui ont aidé â son ascension médiatique au détriment de véritables talents moins vendeurs.

D. dit: 21 avril 2026 à 21h56

Je vais être clair et sans détour :
Je considère Grimaud obscène (au sens familier). Obscène par son jeu, obscène par l’étalage de ses passions devant les médias, obscène par sa façon d’être, jusque sur les pochettes de disques, obscène par une prétendue sensibilité qui n’est, pour moi, qu’indélicatesse.

Chaloux dit: 21 avril 2026 à 22h05

Zimerman, trop manieré, qui phrase de travers. Il y a des pianistes qu’on ne supporte pas comme certaines voix.

Quant à Grimaud, je me souviens être rentré un dimanche soir assez fatigué, il y a 25 ans. J’allume France musique et j’entends un curieux concerto pour piano, que j’ai l’impression d’avoir déjà entendu sans pouvoir le situer. Au bout d’un moment, je me dis que ça ressemble à du Beethoven mais que c’est très mal écrit. En fait, c’était très bien écrit, c’était bien du Beethoven, mais joué par Hélène Grimaud.

D. dit: 22 avril 2026 à 1h47

Au Japon ? Mais quelle drôle d’idée daller jusqu’au Japon pour écouter un concert. C’est bien moins cher ici en France.

D. dit: 22 avril 2026 à 1h53

J’aimais bien la couleur un peu irréelle que Claudio Arrau donnait à ses interprétations.

D. dit: 22 avril 2026 à 2h06

Comme Edwin Fisher, il fut élève de Martin Krause, lui même élève de Liszt, lui même élève de Czerny, lui même élève de…Beethoven !

D. dit: 22 avril 2026 à 2h16

Tous ces gens extraordinaires appartenaient vraiment à un ancien monde aujourd’hui disparu.

D. dit: 22 avril 2026 à 2h28

Bon ça va. Elles dormaient d’un oeil.
C’est émouvant, une poule qui dort.
Elles descendent quand même des dinosaures, mine de rien. Pas moi. Ni vous. Ça inspire le respect.

D. dit: 22 avril 2026 à 2h28

Bon ça va. Elles dormaient d’un oeil.
C’est émouvant, une poule qui dort.
Elles descendent quand même des dinosaures, mine de rien. Pas moi. Ni vous. Ça inspire le respect.

rose dit: 22 avril 2026 à 2h54

Elles descendent quand même des dinosaures,

Oui, mais, elles dorment perchées.
Un jour, peut-être, nous parlerez-vous de l’intelligence des poules.

JC..... dit: 22 avril 2026 à 6h05

PARLER NE COUTE RIEN …..

« Puck, si je te dis que Trump m’a appelé au téléphone ce soir pour me demander conseil, tu me crois ou pas ? » (D)

Moi, je vous crois, cher D !!!

Trump m’appelle tous les soirs et me demande d’une voix aussi triste que grossière :

« JC, Pourqoi personne ne m’aime ? Moi pas comprendre ! »

puck dit: 22 avril 2026 à 8h53

le meilleur pianiste actuel est de loin Sokolov.

interpréter une pièce signifie quelque chose qu’on a tendance à oublier parce que les jeunes pianistes actuels (en dehors de Kantorow) c’est des machines à concours, des virtuoses qu’on pourrait facilement remplacer par une IA parce qu’ils n’ont aucun caractère ni personnalité.

interpréter c’est imposer sa vision de la pièce, c’est avoir une très forte conviction, c’est avoir aussi une forte personnalité qui permettent de livrer son incarnation et d’assumer c’est incarnation.

tout le contraire de Barenboïm qui un type lisse, sans caractère, quand il joue ou dirige ce type est transparent et inexistant.

Sokovov est présent, il est bien là avec toutes ses convictions, prêt à combattre pour les défendre et les imposer et ses combats il les remporte toujours.

Gould était comme ça, Orowitz, Algerich, Richter, Pollini et certains autres étaient tous comme ça !

à ce niveau on ne demande plus à un interprète d’avoir une technique et savoir lire sa partition : on leur demande d’avoir une âme ! d’exister ! d’imposer leurs choix ! de mener leur bataille ! d’être vivants pour rendre vivante la pièce qu’ils interprètent !

Sokorov est tout ça à la fois et même encore !

puck dit: 22 avril 2026 à 9h00

après c’est une histoire de dosage, parce qu’il y a des chinois qui ont beaucoup de dynamisme et d’énergie.

ils ont du succès parce que cette énergie plaît au public.

le problème est que ce sont tous des bourrins.

le truc pas facile c’est associer cette énergie avec le raffinement.

chez Sorolov on, ne pas parler d’énergie, il a une très forte présence, tout en restant très subtil, raffiné, très fin, pointilleux.

puck dit: 22 avril 2026 à 9h08

le problème est qu’on repère facilement le dynamisme et la virtuosité : tous ces trucs qui vous agressent.

pedro aimait bien Jaroussky parce qu’il mettait le quantitatif au dessus du qualitatif.

tous ces pianistes chinois c’est pareil : ils sont excellents d’un point de vue quantitatif, mais ils sont lamentable du point de vue qualitatif.

pourquoi un type comme Pollini n’a pas eu le succès qu’il aurait dû avoir : parce qu’il était trop qualitatif.

la différence entre le quantitatif et le qualitatif c’est que le quantitatif on le prend dans la gueule comme la musique agressive dans les lieux publics ou comme Jaroussky, alors que le quantitif celui qui écoute doit faire un effort pour aller vers celui qui joue ou qui chante, il faut de l’attention, et ça maintenant les gens ne sont attentifs, ils sont habitués à des musiques agressives du coup ils ne savent plus tendre l’oreille, pour ça que tous ces chinois ont tant de succès.

puck dit: 22 avril 2026 à 9h09

alors que le quaLITATIF celui qui écoute doit faire un effort pour aller vers celui qui joue ou qui chante,

puck dit: 22 avril 2026 à 9h11

c’est un peu comme le fond et la forme.

pourquoi les gens mettent la forme au dessus du fond ?

parce que la forme il faut pas faire d’effort alors que pour le fond faut faire un effort.

tous ces pianistes chinois on a la forme mais on n’a pas le fond, alors qu’avec Sokolov le fond est là !

puck dit: 22 avril 2026 à 9h28

dommage qu’il n’y ait pas d’intellectuel qui analyse la russophobie comme par exemple Sartre a analysé l’antisémitisme.

parce que cette russophobie nous dit beaucoup de choses de nous-mêmes.

le penseur russe Alexandre Douguine que les ukrainiens voulaient asssiner (ils ont tué sa fille à sa place) se réfère souvent à Hollywood et à la science fiction pour analyser l’évolution de l’individualisme en occident.

vers où nous mène cet individualisme ? (Tucker Carlson a interviewé Douguine quand il était à Moscou : il faut écouter cette interview sur YT, tout comme il faut absolument lire les livres de Douguine (un moment ils étaient interdits sur Amazon maintenant on les trouve à nouveau).

là il pose la question : quelle sera l’étape ultime de l’individualisme ou de quelle ultime appartenance collective l’individu voudra se couper, sa réponse est : son humanité.

après s’être coupé de l’état, de la foi, de son genre etc… l’individu voudra se séparer de son humanité.

il faut que tous les progressistes soient conscient de l’étape ultime de ce chemin tracé depuis le début de individualisme.

le problème est que ce cheminement ne doit pas avoir d’obstacle : actuellement l’obstacle c’est la Russie, d’où la raison de cette russophobie en occident.

et surtout de cette diabolisation de Poutine qui est celui qui a réinscrit la Russie dans les valeurs traditionnelles et sa souveraineté après la chute de l’urss.

d’où ce matraquage médiatique autour de cette idée : la Russie va nous attaquer, en fait c’est vrai la Russie par sa présence même nous agresse parce qu’elle pourrait nous amener à nous question sur vers quoi nous mène notre progressisme et notre individualité à un moment où nous sommes très proches d’atteindre cette étape ultime avec l’IA et la transhumanité.

Chaloux dit: 22 avril 2026 à 11h34

Il n’y a pas de « meilleur », pianiste.

Pour moi, ce que j’ai entendu de plus surnaturel c’est Horowitz au théâtre des Champs-Élysées en 1985. Nous avions fait 10 heures de queue dès 4 heures du matin et il y avait déjà beaucoup de monde avant nous. Heureusement, il ne pleuvait pas.

FL dit: 22 avril 2026 à 11h46

Je viens de regarder BFMTV. C’est terrifiant. Dans l’Antiquité la concision était une valeur. Salluste est admiré parce qu’il est concis. Avec les médias modernes nous sommes passés à la civilisation du prolixe. Sur BFMTV les messieurs et les dames répètent la même idée encore et encore. Comment se peut-il que les téléspectateurs ne ferment pas leurs télévisions ?

« Enfin, cette musique tient l’auditeur pour intelligent et même pour musicien – par là aussi elle est l’exacte antithèse de Wagner qui était tout ce qu’on voudra, mais en tout cas le génie le plus impoli du monde (Wagner nous prend en somme pour des… Il répète les mêmes choses tant de fois que l’on n’en peut plus, que l’on finit par y croire…). »
Nietzsche « Le Cas Wagner »

FL dit: 22 avril 2026 à 11h55

Est-ce qu’ils se rendent compte que ce verbiage a un coût écologique ? Mais ça a un coût écologique indéniable. D’autant plus qu’ils utilisent tous désormais l’IA – même Le Monde – et que l’IA est écologiquement une catastrophe.

Ils se prennent pour des saints, c’est indéniable. Comment font-ils alors qu’ils se comportent si mal ?
Ou bien est-ce que comme Lolita Pille et Sandrine Rousseau ils revendiquent de se contredire ?

FL dit: 22 avril 2026 à 12h00

* Est-ce qu’ils se rendent compte que ce verbiage a un coût écologique ? D’autant plus qu’ils utilisent tous désormais l’IA – même Le Monde – et que l’IA est écologiquement une catastrophe.

FL dit: 22 avril 2026 à 12h02

* Sur BFMTV ces messieurs et ces dames répètent la même idée encore et encore.

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