Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)
Quelle merveille, ce livre. Il est vrai que c’est devenu si rare, dans la production du tout-venant tel qu’il se présente à nous d’une rentrée l’autre, d’être émerveillé par la lecture d’un essai qui n’en est pas vraiment un, consacré à une œuvre dont on croit avoir fait le tour de longue date tant elle a été ensevelie sous les commentaires, et à un auteur dont on croit tout savoir alors qu’en réalité on en sait à peu près rien de tangible. Le titre même du livre de Philippe Forest annonce les réjouissances : Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (346 pages, 21,90 euros, Flammarion). On ne fait pas plus décalé- et pour cause. Dès les premiers pages, on devine que ce sera une lecture de rumination lente afin de s’offrir le luxe de savourer les suivantes une à une, sans se presser à commencer par la citation de Borges placée opportunément en épigraphe et dont résonne tout le livre :
« Shakespeare ressemblait à tous les hommes, sauf en ceci, qu’il ressemblait à tous les hommes. Au fond de lui-même, il n’était rien, mais il était tout ce que sont les autres, ou tout ce qu’ils peuvent être » (De quelqu’un à personne in « Autres inquisitions »)
L’auteur, sensibilité en liberté et intelligence à ciel ouvert, embarque le lecteur dans une conversation personnelle en marge et à propos de William Shakespeare. C’est donc son histoire qu’il raconte en conteur et fabuliste mais en y glissant ça et là un peu de la sienne. Son histoire, c’est-à-dire la vie du grand Will du moins que l’on croit en savoir. Sauf qu’il ne le fait pas en historien mais bien en écrivain, enquêtant non à partir de preuves mais des traces. Il y a trois siècles, on tenait pour acquis qu’il était né en 1564 à Stratford-upon-Avon dans le comté du Warwickshire, au centre de la vieille Angleterre, qu’il s’y maria et y enfanta, qu’il fit ses débuts dans la vie comme comédien à Londres, qu’il écrivit des poèmes et des pièces de théâtre en assez grand nombre avant de regagner la terre qu’il avait vu naitre, de rédiger son testament, d’y mourir et de s’y faire enterrer.
Voilà tout ce que l’on en savait autrefois et cela n’a guère changé depuis malgré les milliers de livres à lui consacrés. Ils n’ont pas pu se retenir d’ajouter leur petite pierre à la cathédrale de papier, Philippe Forest pour notre plus grand bonheur. Non pour une biographie, Peter Ackroyd y a fort bien pourvu en 2005, ni même pour un essai analytique de l’œuvre (il y a foule et elle est internationale), ni même pour une antibiographie qui ferait la somme de tout ce que l’on ignore de lui, mais pour un livre d’écrivain sur un écrivain, qui ne déplore pas que l’on en sache si peu de tangible sur le bonhomme et se permet de rappeler que, en son temps, « on ne considérait pas qu’à un livre il fallut forcément un auteur ». Et si ses contemporains avaient tout simplement comblé ce vide en l’imaginant dans sa ressemblance avec un ou des personnages de ses pièces ? Le créateur décalqué de ses créatures, quelle formidable mise en abyme. Ainsi la manière dont Forest creuse les pages que Joyce consacre à Hamlet dans son Ulysses est si convaincante (la clé serait une vulgaire histoire de cocuage, à la grande consternation des university Wits) qu’elle donne aussitôt envie de s’y replonger pour y retrouver ce qui nous avait échappé. Et l’on ne perd pas son temps à regarder de plus près, outre les intuitions de Borges, celles de Hugo et de Claudel lecteurs de Shakespeare.
Quand d’autres se plaisent à demeurer roi de leurs chagrins, Forest l’est de ses anachronismes (cachez donc ces remarques misogynes que nous ne saurions voir, celles du grand Will), doutes, lacunes et allers-retours, jouissant de l’infinie liberté de celui qui décide de ne plus se justifier (comme cela avait pu être le cas lors de sa biographie classique d’Aragon). Mais ne peut-on tout se permettre avec ce génie qui, mystérieusement, ignorait tout des règles et des théories littéraires et dramaturgiques de son temps sans parler de son insignifiante connaissance du grec et du latin mais qui a magnifié la grandeur et illustration du rythme du pentamètre iambique ? Et après tout, que nous apporte les incertitudes de la chronologie et la fiabilité du First Folio lorsque seuls compte, l’émotion, la saveur, la grâce, la puissance comique et l’intelligence des Comédies, Tragédies et Histoires -sans oublier les Sonnets (je me permets de recommander la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan dans l’édition bilingue aux éditions Mesures), « le plus prestigieux coming out poétique de l’histoire littéraire », dont la capacité à nous troubler n’est en rien entamée avec le temps, l’auteur nous invitant non sans ironie à ne pas shakespeariser à la manière consternante des gender studies incapables d’imaginer que, dans le monde d’avant le monde d’avant, il arrivait que des hommes s’aiment sans que cela relève pour autant de l’homosexualité.
Dire que s’entreglosant des spécialistes ont même créé un nouveau genre celui des « pièces à problème » (Mesure pour mesure, Tout est bien qui finit bien), en fait des pièces qui leur posent à eux des problèmes ! Il n’y a pas que la chronologie : du genre aussi on se moque après tout car tout cela est arbitraire et rend impossible de déduire un ordre de sa vie qui découlerait de l’ordre de son œuvre et c’est tant mieux. Toute tentative d’y chercher une cohérence est vouée à l’échec. Philippe Forest a raison d’y voir « un désordre souverain ». Pour léger qu’il paraisse, son vagabondage dans le shakespeareland est d’une telle densité ! Il nous invite à recevoir les intrigues de ce théâtre-là comme des histoires de vendetta entrainant un grand chaos. Régicide ou pas, même s’il est au cœur de presque tout, l’intrigue lui parait invariable de pièce en pièce, inutile de chercher midi à quatorze heures :
« Un homme possède le pouvoir, il le perd, un autre le lui prend, il le conserve un temps, les confie à ses descendants et puis un autre survient qui réclame la couronne pour lui et pour les siens, prétendant rétablir la légitimité qui, autrefois, fut outrageusement bafouée. A son tour, il ne monte sur le trône que pour être aussitôt renversé. Et ainsi de suite »
A chacun son Shakespeare, faites comme il vous plaira. Celui de Philippe Forest, qui développe une intuition de Borges, est des plus séduisants car il s’énonce, s’avance et se déploie dans une langue d’une savoureuse liberté, une langue qui a le souci de la langue, fluide, précise, chaleureuse. La moindre des choses pour un écrivain qui, de toutes les qualités prêtées à son héros, ne place rien au-dessus de sa sweetness, la gentillesse de Shakespeare, sa grande parole de compassion, sa douceur malgré la cruauté et la violence de son univers.
(« Ophélie noyée », huile sur toile de John Everett Millais, 1851-1852, Tate Britain, Londres ; « The Play Scene in Hamlet », huile sur toile de Daniel Maclise, 1842, Tate Britain, Londres )
2 121 Réponses pour Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)
(Il y a des arrêts sur la vidéo mais il suffit d’attendre un peu ou de déplacer légèrement le curseur vers la droite.)
Renato,
Il manque bcp de choses côté droit.
Renato,
Il manque bcp de choses côté droit.
Très mauvaise nouvelle, il.mznque aussi côté gauche : peut-être dix ou quinze cm de chaque côté sur 1m11.
J’en suis désolée.
Vous avez bien le haut, mais pas les côtés.
Elle est zoomée votre toile.
Je compare sur un écran de 27 inches de diagonale, rose, et je vois que les couleurs de la photo de la Tate sont moins vives, mais rien ne manque. En fait, la photo de la Tate est complète, tandis que celle qui illustre ce billet est recadrée, pour le voir, il vous suffit de les placer côte à côte. Ce serait incroyable que la Tate publie une photo non conforme !
Renato
Dans ce film aussi qui relate la tragédie du modèle il y a un raccourcissement
https://youtu.be/PT5PzIVsEZs?is=1iVvYxyBGXT3trGC
Bon.
Tant pis.
C’est aux détails que je l’ai vu. Aux réseaux aux bouquets.
Pourtant votre écran est grand.
Pas grave, bonne soirée
Aux roseaux
Wikipédia aussi publie la photo de la Tate
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project.jpg
Et ici avec son cadre
https://www.analisidellopera.it/wp-content/uploads/2018/03/MIllais_Ofelia.jpg
renato s’est endormi devant la télé.
Il supporte mal la verveine.
On l’a couché. Il vous dit à demain, vers 11h.
Très beau plan cinématographique, renato !
Comment ne pas avoir pitié de quelqu’un comme D., qui vit avec des préjugés ?
Cela reste un petit mystère. J’ai cherché dans mes photos et celle que j’ai prise à la Tate est la copie que celle proposée par le catalogue Tate.
Bien, maintenant un brin de bavardage à distance via WhatsApp, j’essaierai demain de trouver une solution.
Juste pour ne pas perdre l’habitude
https://www.facebook.com/share/p/17Uk9bgsFB/?mibextid=wwXIfr
Mais , FL , cette Malediction Hilliker existe-t-elle vraiment? Jamais rien vu ni lu de semblable chez Ellroy.
Puck devient notre Pilier de Bar du conflit Ukrainien.Sur le thème on est mal ou pas informe en Occident, d’ailleurs décadent. Peu réjouissante perspective. Mais il ne en devient sciant!
MC
Merci Renato. . Je ne saurais vous dire si c’est Cellini , car de lettres , il n’y en a pas qu’une . Mais c’est bien ce ton la . Et le sculpteur est jeune. Bien à vous . MC
Fl en effet , Hilliker existe bien.
Raté une étape du cycle du Dalhia!
Bon, renato, je regarde et encore : dans la reproduction de passou il y a, à gauche, comme un rocher cerné de lianes brunes, entier, à sa gauche comme une tresse de lianes emlêlées et encore à faucge des roseaux dans.
Côté droit aux pieds d’Ophélie, deux bouquets longs puis deux ou trois petits bouquets ronds et courts.
Sur la berge en bas, , après le « gros » buisson fleuri ( bande de terre en dessous ) il y a un petit buisson fleuri qui touche l’eau.
Je vais finir par aller voir sur place.
à sa gauche comme une tresse de lianes emmêlées et encore à gauche des roseaux dans l’eau.
À droite, le petit buisson est composé de trois bouquets de fleurs blanches : quel bel environnement fleuri aquatique pour mourir.
Avant, nous parlions de Iago et de la trahison, maintenant plus.
Il s’agit, MC, d’une lettre dans laquelle Cellini recommande l’un de ses assistants (ouvriers) à Michel-Ange. Voici la deuxième partie de la lettre :
« Or, considérant que les hommes ont véritablement l’obligation de s’aimer et de se respecter les uns les autres, je me trouve en compagnie d’un de mes ouvriers, que j’ai pris pour compagnon en raison de sa grande bonté. L’ayant vu s’adresser à vous pour obtenir une aide afin de venir dans cette belle Rome, j’ai également appris de lui qu’il vous a servi à d’autres occasions pour la réalisation de certains chapiteaux destinés à l’édifice de Saint-Pierre. Je suis persuadé, étant donné son savoir-faire, qu’il a réussi. Aussi, par affection pour moi, je vous prie de bien vouloir mettre ses compétences à votre service, car je vous en serai très reconnaissant et vous supplierai toujours de me donner des instructions. »
À gauche du spectateur se trouve un saule, car comme le dit le texte :
« Il y a un saule qui pousse tortueux au bord du ruisseau et dont les feuilles blanchies par le temps reflètent le courant limpide ; là, elle [Ophélie] tressait de somptueuses guirlandes de boutons d’or, d’orties, de pâquerettes et de longues fleurs pourpres, que les bergers grossiers appellent d’un nom plus indécent, mais que nos jeunes filles pures nomment « doigts de mort ».
Là, sur les branches affaissées, tandis qu’elle grimpait pour accrocher ses couronnes, une branche maléfique craqua et ses précieux trésors, ainsi qu’elle-même, tombèrent dans le ruisseau en pleurs. »
Ophélie de John Everett Millais https://share.google/OCEfzoKvsauJX4faw
Pour ajouter à votre brillant échange.
La première phrase du premier chapitre nous place dans un effet de miroir, de fausse répétition :
« Au soir de son existence, je me le représente. C’est au soir de son existence, de préférence, que je me le représente. »
Écho… Miroir… La langue d’écriture nous installe dans la préférence de Philippe Forest
LMD, le tableau est inspiré d’un poème de Keats lui même inspiré de… La jeune fille ressemble à votre fille, quel cruel destin pour un si tendre amour. Admettons que depuis la condition des femmes, même très jeunes, a su évoluer, du moins il faut y croire.
Ces premières pages amplifient cette impression. Les phrases sont approximativement répétées comme si Le narrateur dialoguait avec un double qui tenterait de répéter ce qu’il dit en insinuant un doute ou une précision par un mot inclus dans la répétition. Comme certains commentateurs, ici, ajoutent à leurs commentaires : je veux dire, je voulais dire…
Cela crée l’impression que la parole est doublé, divisée, incertaine, qu’il y a lutte entre deux « moi ». Et cette lutte concernerait l’approche de Shakespeare.
( Et celle des ouvriers, de cela nous ne sommes pas assurés car bien après que le tableau fut peint, Marx , je crois, se compromit dans une lutte intestine.)
C’est étrange. Deux d’entre vous evoquaient récemment les dernières paroles de Prospero adressées au public à la fin de « La Tempête ». Un adieu, alors qu’il renonce à ses pouvoirs magiques et qu’il demande de lui pardonner.
Ici, dans le livre de Philippe Forest, le narrateur choisit non seulement la vieillesse de Shakespeare -qu’il n’a pas encore nommé, mais ce moment de renoncement. « Il s’est retiré du monde, il est rentré chez lui (…) il a renoncé à son métier »
Puis il l’efface cruellement : « Ce qu’il a écrit, il l’a pris à d’autres qui l’avaient écrit avant lui et d’autres encore viendront qui le lui prendront à leur tour. »
J’ai souvent été surprise de la continuité d’un dialogue entre Pierre Assouline et ceux qui commentent ici. Comme si pour lui, choisir un livre était un signe, une continuation d’un dialogue.
Philippe Forest devient-il passerelle silencieuse faite de mots ?
Ces pages de la première partie sont mystérieuses, loin de ce que certains ont rejeté en pensant : Encore Shakespeare ! Il s’agit d’autre chose que je flaire au ras des mots, une piste vers l’inconnu. Qui est celui que je piste? Est-ce Philippe Forest ? Est-ce Shakespeare ? Est-ce quelqu’un d’autre ?
Par ailleurs, Hamlet se termine sur une dédicace à la belle Ophélie, la Nymphe…
C’est un plaisir de lire page 27 : « Des mots, des mots, des mots. Ce que fut leur querelle, ce qui en fait la matière, il ne l’a toujours pas découvert, bien sûr. Personne n’y parvient. Il sait qu’il ne le saura jamais. Mais au moins il connaissait le moyen de faire passer de l’un à l’autre le soyeux ruban moiré de ses phrases. Du miel, disait-on, de ses mots. Suaves et sucrés, avec leurs syllabes dont Les consonnes tintent, claquent, sifflent ou chuintent. Elles se succèdent et se répondent comme les notes.(…) «
Les chapitres suivants, il n’a pas besoin de le nommer. Qui donc, autre, pourrait habiter ce personnage que l’on suit dans les loges où il se maquille, sur tréteaux où il joue, différent et pourtant semblable à tous les hommes croisés dans une foule. « Semblable à ce spectre dont, nous dit-on, sur la scène, il interpréta le rôle. »
Ainsi se dessine cette « ombre condamnée à parcourir la nuit (…) »
C’est effectivement un livre très agréable à lire, qui déroule une musique douce, un peu mélancolique.
@ FL, pour info… autour de Marc Bloch, le cas échéant, Bàv
https://laviedesidees.fr/Mazel-Potin-Marc-Bloch-L-histoire-en-resistance
Comment tromper l’ennui en une belle fin de printemps : se tâter longuement pour la photo de ma Tate.
La saulitude ?
Vous voulez parler de la photo de la Tate, Mpnsieur Dé ?
Non. Il s’agit bien de celle de ma Tata. Tata Ophelie.
La soeur de ma mère et d’Olivia Newton-John qui était ma troisième tata.
Elle ne chantait qu’en chemise de nuit. Quand on l’invitait pour le premier de l’an, c’était toujours la même histoire : Ophelia est encore sortie sans se couvrir, etc. Ah mais j’bous jure…!
Olivia, plutôt ?
Non, Tata Ophelia.
Tata Olivia farciçait la dinde toute saule pendant ce temps-là.
Cé pa claire. Cé cheloux ton histoir.
Elle la bourrait aux olives ?
Pas que.
L’idiot qui ne vit que d’endives et de préjugés a dû inventer deux personnages supplémentaires pour faire semblant d’avoir une vie sociale !
Ce n’est pas franchement criminel de n’en avoir point, sans pour autant flirter avec la misanthropie.La mienne se résumerait à deux lignes et encore en diluant le pastis.
Ce n’est pas criminel, bien sûr, mais pitoyable sans doute, et je fais là un acte de miséricorde !
Ainsi donc, moi aussi, j’inspire la pitié. Quelle est cette âme en qui personne ne croit. Quel esprit, enfin, viendrait se joindre au mien . Que de nos mains créatives Gaia se réjouisse de loger de si gentils desseins.
Je n’ai jamais dit que vous êtes pitoyable, B, l’interprétation excessive est toujours discutable.
Saigneur (sic), prends pitié de tous les erdéliens !
Elle se sent telle, mais ne l’est pas.
Vita prend le téléphérique
« Un tableau sur lequel il figure est pareil à un miroir qui ne montre rien et dans le cadre duquel ne se réfléchit que le visage de celui qui s’y contemple. Faire son portrait reviendrait à faire le nôtre (…) C’est son propre portrait que l’on peint toujours lorsque l’on peint le portrait d’un autre. Ce que je fais naturellement. »
Est-on loin du Narcisse du Caravage qui découvrant son reflet dans l’eau voulait l’embrasser ?
Une miséricorde…, pour faire semblant de rester debout quand les moines n’en pouvaient plus de chanter dans les stalles du chœur, et avaient grand besoin de reposer leur colonne sur leur fondement vermoulu. Une belle invention, plus charitable que pitoyable.
Des maçons sont en train d’achever la déco du puits en vieilles pierres apparentes du blanc calcaire charentais. Ils ont chaud et soif.
Quand même, on tourne un peu en rond dans le livre de Philippe Forest!
Page 81 on lit encore :
« Chacun a écrit sur lui, racontant sa vie. Je le fais à mon tour. Comme des centaines d’autres l’ont racontée avant moi. Et ce n’est pas fini (…).
Parce qu’il nous fut semblable, parce que nous lui sommes semblables. Même si, seul, il nous fut semblable, semblable à tous en même temps, quand chacun d’entre nous désespéré toujours de n’être que lui-même, seulement lui-même. »
J’aimerais bien qu’il passe à autre chose…
Ça pourrait se compliquer page 87, mais non !
« Se souvenir de sa propre vie, personne ne le peut vraiment. Quant à se souvenir de celle d’un autre… Et surtout si de cet autre, nul se rappelle rien. D’où l’intérêt de l’exercice et l’enseignement qu’il nous livre. A ne pas pouvoir raconter la vie d’un autre, on réalise que l’on ne peut pas davantage faire le récit de la sienne. Sauf à l’imaginer. C’est-à-dire : à l’inventer. Ce qui signifie également : la découvrir. La découvrir au miroir des fictions desquelles elle tire la seule vérité qui soit. Puisque, comme l’écrit Proust, la littérature est la « vraie vie ».
Il me semble entendre une dame de ce blog, aujourd’hui muette dire’ un peu agacée : « il coupe les cheveux en quatre ! »
Ah, heureusement, je lis deux pages plus loin :
« Faisons comme si puisqu’il le faut bien…
Faisons comme si nous savions.
Même si nous ne savons pas.
Même si nous savons que nous ne savons pas. »
Ben, on n’est pas sortis de l’auberge !
AUBERGE DE LA JAMAIQUE
On espère en sortir.
Il suffit de ne pas commenter ce qui nous arrive à Shakespeare et Ophélie, toutes les deux pages.
Un question, plus générale, si possible. Comment expliquez-vous ce besoin incroyable de lire tous les bouquins signalés sur au mins deux blogs dédiés ‘et d’autres), et d’en commenter vos émois en temps réel ? Car c’est à la fois impressionnant et alarmant.
NPR si cette curiosité vous choque, vous énerve, vous attriste, voire vous scandalise…
Je ne veux rien de tout cela. Bonne suite, chère Ch.
>Christiane : J’ai souvent été surprise de la continuité d’un dialogue entre Pierre Assouline et ceux qui commentent ici.
… vous avez de la chance
>J’ai écouté la conférence de Philippe Forest. Si je devais résumer l’apport de Borges de façon générale, je dirais que ses qualités sont interstitielles. Son oeuvre même créatrice est comme un commentaire sur la littérature.
>Edwige, j’ai bien noté Ophélia de Taylor Swift
C’est vrai que… Être ou ne pas être…
Des mots, des mots, des mots…
« Puisque, comme l’écrit Proust, la littérature est la « vraie vie ». (Christiane)
Dire un truc pareil ! Non, mais …quel con, ce Marcelito !!!
À chacun ses marotes, JJJ.
la dinde toute saule
C’est pas mal trouvé cette expression! 🙂
Ses racines à vivre sa mort sont dans l’eau du lac ou de la rivière…
Ses vaisseaux d’eau, à la vie, à la mort!
Toute saule dehors.
cette recup de WS par le romantisme c’est hyper trognon.
avant le romantisme c’était un truc qui mettait hyper en colère, parce que je prenais ça au sérieux.
en fait le romantisme c’est un truc que faut pas le prendre sérieux.
au contraire, c’est de toute l’histoire humaine le moment où le comique a culminé.
exemple au hasard : ce tableau qui représente Ophélie.
ce tableau est hyper comique.
même les Monty Python dans leurs heures de gloire n’ont pas fait des trucs aussi comiques.
je veux dire, il suffit de le regarder de façon tout à fait objective en prenant un peu de hauteur pour voir à quel point ce tableau est drôle !
limite on dirait que ça représente la noyade de la meuf de Lamartine ce serait aussi drôle.
parce que le mec qui on pondu ce tableau il s’est gouré : il a confondu entre WS et Lamartine.
arrivé à la fin il a dû se dire : oupss la boulette…
d’ailleurs il y a des coins du lac du Bourget qui ressemble kif kif à ce tableau.
putain de romantiques à la con…
Page 98, enfin son nom apparaît et le livre alors décolle, sort de sa brume de mots. Cette deuxième partie est alléchante.
De Proust, l’intermède du Capitaine Fracasse, ce récit de Théophile Gautier qui le charmait, raconte bien comment l’on devient comédien. L’enfant qu’il fut.
Quitter l’enfance, s’en aller sur les routes comme le rappelle Rose.
« Jouer son rôle dans une pièce dont on ignore encore si elle sera tragédie ou bien comédie et quels y seront son emploi, son costume, son rôle. »
le seul truc sympa avec le romantisme c’est qu’ils ont réussi à de l’idéalisme un truc comique.
parce que comme ils ont un comique naturel, tout ce qu’ils touchent ils le rendent comique.
l’idéalisme allemand… je veux dire limite ça représente une parenthèse dans l’histoire de la pensée occidentale.
un moment où tout le monde s’est arrêté de penser.
exactement comme l’Europe d’aujourd’hui.
sauf que nous en plus on s’est inventé un monde imaginaire.
en fait ce monde imaginaire c’est un monde qui correspond à nos idées.
sauf que comme ce monde n’existe pas en vrai on en a inventé un pour faire vivre nos idées et défendre nos valeurs.
d’où cette impression d’un continent qui vit dans un bocal comme un poisson rouge.
Oui, Soleil vert, domaine de l’entre-deux. L’autre n’est alors qu’une image de soi. Comme s’il essayait de réécrire son histoire. Une sorte de malgré-soi. Un manque qu’il ne sait pas où l’inscrire. Duos surprenants de ses miroirs.
Philippe Forest connaît l’autre par l’écriture, un monde pris comme l’image de lui-même. Il voudrait tant que le réel soit comme dans son livre… L’autre devient son fantasme. Des vies qui correspondent à ce trou de mémoire qui est en lui dont on trouve la trace dans certains de ses livres antérieurs. Biographies de l’impossible, son lieu d’être autre.
La sieste m’appelle, je vais roupiller un bon moment.
Ne faites pas de bruit.
>PA » en son temps, « on ne considérait pas qu’à un livre il fallut forcément un auteur ».
grrr me revoilà dans le mystère Moliere
Mais non, on a retrouvé des écrits ou des lettres de Racine (l’une où il se penchait sur le sort des ouvriers batisseurs du Chateau de Versailles) et de Corneille. Meme si tout a été brulé, Molière n’a jamais correspondu ?
Encore plus fort que dans Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement). Ici, l’auteur évoque un instant de la vie d’un célèbre écrivain, pour dire ce qu’il n’a pas vu et pas fait !
« Le rêve inachevé de Jack Kerouac, publié chez Actes Sud et dans lequel l’auteur de Que reviennent ceux qui sont loin, évoque la première – et dernière – visite de Kerouac à Brest : un séjour d’à peine 48 heures réalisé vers la fin de sa vie en quête de ses origines et aux effluves amers de la boisson.
Soixante ans après cette visite ratée relatée dans Satori à Paris, Pierre Adrian revient sur les traces de l’écrivain-vagabond en compagnie de son ami photographe Yann Stofer pour y chercher ce que Kerouac n’a pas su trouver et rendre ses lettres de noblesse à la capitale du Finistère Nord.
Entre déambulations et rencontres au gré des bars de quartier, c’est en creux l’âme de la ville qui s’éveille soudain sous le regard des poètes bretons, dont l’oeuvre de Ti Jean – le surnom de Jack Kerouac – en inspira plus d’un. »
Soleil vert,
Cette réponse possible dans le livre :
« Borges écrivit plusieurs fois sur Shakespeare. A sa manière, ce fut toujours pour dire de lui à peu près la même chose. Rien, si l’on veut, mais ce rien était tout. » Everything and nothing » est d’ailleurs le titre du tout petit texte qui figure dans « L’auteur » et qui constitue la plus parfaite des biographies de Shakespeare à avoir jamais été écrite. Il n’y manque même pas la conclusion que je lui emprunte. De Shakespeare, Borges dit : » L’histoire ajoute qu’avant ou après sa mort, il sut qu’il était en face de Dieu et il lui dit : » Moi qui ai été tellement d’hommes en vain, je désire en être un seul qui soit moi. » Au milieu d’un tourbillon, la voix de Dieu lui répondit : « Moi non plus, je ne suis pas ;j’ai rêvé le monde comme tu as rêvé ton œuvre, William Shakespeare, et tu fais partie de mon rêve, toi qui es multiple comme moi et comme moi, personne. »
Jazzi 13h56
Excellent!
L’absence de manuscrit autographe de Molière (lien BNF est étonnant. Merci, Soleil vert.
Un chapitre du livre concerne Molière – un des plus émouvants. .
JJJ attend impatiemment ta lecture de ce livre, Christiane !
Ouf ! Puck ne parle plus « politique » !
@ Jzmn, Ch. et leurs marottes (wouarf) :
« Il cherchait en réalité Jean-Louis Lebris de Kerouac, parce que ce récit concerne les recherches que j’ai effectuées en France à propos de ce nom, et je n’ai pas peur de livrer à la curiosité publique la véritable identité de Raymond Baillet, car s’il fut peut-être la cause de mon satori à Paris, c’est parce qu’il a été poli, aimable, efficace, « hip », réservé, et bien d’autre chose encore ; et surtout, simplement, parce qu’il a été le chauffeur de taxi que la hasard a désigné pour me ramener à l’aéroport d’Orly quand j’ai pris la route du retour »…
Un étonnant voyageur, sure ! (outre un hymne à la littérature : /// « un récit que l’on fait par amitié, et aussi pour apprendre aux autres quelque chose de religieux, une sorte de respect religieux de la vie réelle, dans ce monde réel que la littérature devrait refléter (ce qu’elle fait ici) » (in SAP, folio n° 2458, p.13, 1966, trois ans avant sa mort ///
….
nb/RDL – Un téléphérique pour chiens en Essonne ?…
N’est-ce pas plutôt à Asnières, jzmn ??? 🙂
nb’/ pour M-A et M. : Les terrassier portugais sont formidables pour habiller les puits de béton en pierres de taille jusqu’à la margelle. En moins d’une journée sous un soleil de plomb. Ils te « produisent une forte impression. Compris » ?
(ce 23/5/26).
Mort de la femme politique Huguette Bouchardeau à 90 ans et de la comédienne Thérèse Liotard à 80 ans.
https://editions.flammarion.com/shakespeare/9782080456076
Voici la couverture du livre avec cette fameuse bande, détail de d’Ophélie de Millais
Edmund Kean est un comédien britannique de théâtre shakespearien, né le 4 novembre 1787[1],[2] à Westminster, Londres, et mort le 15 mai 1833 à Richmond, Surrey.
En 1836, l’auteur dramatique français Alexandre Dumas lui a consacré une pièce de théâtre, Kean, ou Désordre et Génie, qui a participé à l’élaboration de sa légende. Jean-Paul Sartre en a réalisé une adaptation en 1953.
Voici la couverture du livre avec cette fameuse bande, détail de d’Ophélie noyée de Millais.
Àors, là Christiane, plus la peine de débattre sur tel ou tel détail.
Àors, là Christiane,
Christiane dit: 23 mai 2026 à 6h07
Ophélie de John Everett Millais
C’est encore la peine de débattre sur tel ou tel détail.
Le rocher en bas, blanc, ficelé de lianes noires a quelque chose a sa gauche => xc’est sur la photo de Passou a laquelle il manque le haut.
D’accord pour le saule, renato.
Pleureur comme il convient à la circonstance.
Christiane dit: 23 mai 2026 à 6h07
Ophélie de John Everett Millais
https://share.google/OCEfzoKvsauJX4faw
Votre photo et celle de Passou, en tête du billet.
Sur celle de Passou, il ne manque que le haut.
Chez vous et renato, il manque les deux côtés.
(Fait iech, pas trop envie d’aller chez les englische, sauf chez le papa de dodi al fayed).
en fait Hamlet est un personnage éminemment politique.
parce qu’en fait tout ce qui est important a forcément une dimension politique.
exemple au hasard : Hamlet se raconte des histoires dans sa tête pour nourrir ses principes moraux.
j’ai écouté Finky ce matin il a encore redit que le « régime » iranien a tué 45.000 manifestants.
du coup on peut en déduire que ce nombre il y croit.
existe-t-il une source lui permettant de le vérifier ?
réponse : non !
du coup ce nombre a une existence dans sa tête, mais pas dans la réalité.
il veut même que les gens manifestent à Paris parce que le gouvernement iranien, pardon : le érégime » iranien a tué 45.000 manifestants.
du coup il justifie des manifestations à Paris sur des chiffres qu’il s’ent inventé » dans sa tête.
parce que ce chiffre inventé dans sa tête correspond au bon chiffre d’un monde qu’il s’est aussi inventé dans sa tête.
et dans ce monde inventé dans sa tête où les chiffres qu’il s’invente dans saz tête il veut qu’on y manifeste.
là on est au coeur de la dimension politique de Hamlet.
avec Hamlet WS a écrit 1984 5 siècles anvant Orwell !
et dans ce monde orwello shakespearien on y trouve qui ?
notre pataugeur dans la semoule Finky !
Jazzi dit: 23 mai 2026 à 14h46
Mort de la …
Toute la bande de « Viens chez moi j’habite chez une copine » a disparu : Anémone+Giraudeau+Blanc+Liotard
d’où la similitude entre Ophélie et ces écolières iraniennes.
sauf qu’elles n’auront pas droit à un tableau avec des fleurs et des arbres d’un peintre à la con romantique…
parce que si Finky s’invente tous ces trucs dans sa tête qui n’existe pas dans le monde réel c’est justement pour se donner le droit de sacrifier ces gamines.
le problème étant que si ce monde dans la tête de Finky n’existe pas dans le monde réel, par contre les bombes qu’on y utilise elles sont bien réelles.
et là on est au coeur d’Hamlet : tous ces narratifs déjantés qui sont dans sa te^te pour nourir ses prioncipes moraux à la con ils ont des conséquences bien réelles dans le vrai monde.
ce basculement entre monde inventé et monde réel on le retrouve avec Finky !
je veux dire le problème de ses mensonges et ses fantasmes c’est que ça a des vconséquences bien réelles en sacrifiant un tas de petites Ophélie iraniennes dont tout le monde se fout complet vu qu’elles ne sont qu’iraniennes !
c’est là où un truc comme Hamlet devrait nourrir la réflexion : dans sa dimension politique.
il paraît qu’il se vend des milliers de bouquins d’Orwell !
par chance Orwell n’est pas russe du coup on a encore le droit de le lire.
j’ai eu l’occasion de croiser qq personnes qui viennent de lire 1984 et toutes m’ont dit ça m’a ouvert les yeux et les oreilles : je n’écoute plus les médias comme avant.
ça c’est la force de la littérature !
à savoir sa dimension politique !
et si ça pouvait être pareil avec Hamlet ce serait pas mal.
parce que même si ce n’est pas dit de façon aussi directe ces 2 oeuvres racontent exactement la même histoire !
Inutile d’aller voir sur place, rose, hier 22 mai 2026 à 19h05 ai mis en ligne la photo officielle de la Tate avec l’intitulé : « L’Ophélie comme je la connais ».
Cette image semble nous faire répéter sans cesse comme le jour de la marmotte.
vouloir gommer la dimension politique d’Hamlet c’est comme gommer la dimension politique de 1984.
alors c’est sûr que sur LCI ils se disent pourvu que nos auditeurs n’aillent pas lire le truc d’Orwell.
combien de personnes actuellement ont le plus peur d’une personne dans le monde : Orwell !
déjà tous nos journalistes qui nous disent la Russie veut envahir l’Europe.
après tous nos politiques qui nous disent la Russie veut envahir l’Europe.
après tous les Finky et les Glucksmann qui disent la Russie veut envahir l’Europe.
au final ce petit monde qui contrôle le narratif orwellien ne tient que par un fil : celui du mensonge !
et ce fil est hypr fin, il suffit de souffler dessus pour qu’il casse.
et de ça ils ont tous peur !
c’est pour ça qu’il ne faut jamais, comme veulent le faire ceux qui en ont peur, gommer la dimension politiques des oeuvres quand elles en ont une !
Qui diable a inventé le suicide d’Ophélie ?!
Examinons le texte, qui n’est ni une clé ni un toast : (Hamlet, Acte IV, Scène VII):
« Là, sur les branches pendantes, tandis qu’elle grimpait pour accrocher ses couronnes, une branche perfide craqua, et ses trophées verdoyants, ainsi qu’elle-même, tombèrent dans le ruisseau en pleurs.
Ses robes flottèrent et, telle une sirène, l’emportèrent un instant, tandis qu’elle chantait des bribes de chansons anciennes, comme une âme inconsciente du danger, ou comme une âme née et faite pour cet élément. Mais cela ne put durer longtemps, car ses robes, alourdies par l’humidité, entraînèrent la pauvre malheureuse de ses mélodies vers une mort boueuse. »
Rappelons-nous le point de départ :
« Il y a un saule qui pousse tortueux au bord du ruisseau, et dont les feuilles blanchies par le temps reflètent le courant limpide ; là, elle tressait de fantastiques guirlandes de boutons d’or, d’orties, de pâquerettes et de longues fleurs pourpres, auxquelles les bergers grossiers donnent un nom plus indécent, mais que nos jeunes filles pures appellent doigts de mort. »
Si on ne considère pas la chose comme le font les imbéciles de la psychanalyse, ce n’est qu’un accident. Si cela lui était arrivé aujourd’hui, on n’en saurait rien, car, vêtues plus légèrement et peut-être de façon impudique, comme diraient les réactionnaires, il n’y aurait pas de lest pour la tirer sous l’eau.
Portrait d’Elizabeth Siddal
Geluk, le réalisateur du timbre, a tout d’abord détourné une citation célèbre : « Etre ou ne pas être » que l’on doit au dramaturge anglais Shakespeare, né en 1564. Il est le plus lu et joué au monde.
La seconde bulle évoque, quant à elle, le livre du philosophe français Jean-Paul Sartre « L’Être et le Néant ».
Geluk a donc fait des jeux de mots, encore une activité qui mobilise notre cerveau !
https://www.decouvrirletimbre.com/quiz/ce-timbre-qui-encourage-a-ecrire-fait-reference-a-deux-auteurs-lesquels/
le jour de la marmotte (de la marotte, plut^t)
@ Jzman, quel est votre pronostic de la P d’O 26, pour ce soir. David Lisnard ?
(j’aimais beaucouo, H. Bouchardeau que je croisais souvent dans le 14e, du côté d’Alesia. Elle allait faire son marché, dans la rue d’Angès Varda (???). On peinait à la reconnaitre. C’était une vraie écologiste. Souvenir.
-> une activité qui mobilise notre cerveau (jeu de mots, jeu de mulots)
@ etalii, Merci de nous rendre cet hommage, nous qui luttons tous, icitou-ailleurs contre la sournoise emprise d’Aloïs H.
@ r^z.
(wiki) Elle fonde en 1995 à Forcalquier la maison d’édition HB éditions que reprend plus tard son fils François ; la société cesse ses activités en 2002.
L’avez-vous connue ?
Bàv,
Michael Edwards
Mai 3, 2016
Pourquoi existe-t-il tant de fous dans le théâtre de Shakespeare ? Ophélie, Lear, Lady Macbeth sombrent dans la folie ; Hamlet et l’Edgar du Roi Lear simulent la folie ; les clowns et les fous attitrés, qui se trouvent et dans les comédies et dans les tragédies, ne raisonnent pas toujours comme nous, et jouissent parfois d’une intelligence radicalement différente. La pensée autre de la folie, dont Shakespeare ne cesse d’explorer la diversité, saisirait-elle, mieux que celle des personnages raisonnables, les limites malheureuses et salvatrices de notre condition ? Serait-ce par la folie que l’on arrive à la sagesse ?
“Par la folie, selon Shakespeare, on apprend des choses essentielles, en allant au-delà des limites.”
Hamlet nous fascine. Est-il fou ? Joue-t-il à paraître fou ? Il se peut qu’après avoir beaucoup réfléchi, nous ne le sachions pas plus que lui. Nous voyons qu’il ne lui est nullement besoin de feindre la folie : Claudius n’a aucune raison de le soupçonner de vouloir venger le meurtre de son père, et c’est le comportement inquiétant d’Hamlet qui l’avertit d’un possible danger. Mais Hamlet a été bouleversé par la vision du spectre de son père ; le spectre disparu, il sent que sa tête s’embrouille, s’enfièvre, et sa conduite devient aussitôt bizarre. Pour se protéger contre l’effroi provoqué par l’apparition et contre l’horreur de ce que le spectre a révélé, il sort ses tablettes et note – mais dans quel but ? – que l’on peut sourire et sourire et être un scélérat. Puis, dans son agitation extrême, il appelle son père, que pourtant il vénère, par des noms burlesques : « mon brave », « vieille taupe ». Hamlet parle-t-il de la possibilité qu’il affecte, plus tard, « une allure fantasque » parce qu’il craint que la folie soit déjà en lui ?
Toute la pièce est destinée, non pas à éclaircir le mystère de sa folie, mais à l’augmenter. Il a l’apparence de la vraie folie lorsque Ophélie décrit l’entrée dans sa chambre d’un Hamlet
suite
il rassure ainsi Gertrude, sa mère : « Essentiellement je ne suis pas fou, / Seulement fou par ruse », on peut se demander ce que signifie au juste « essentiellement » : qu’il n’est pas devenu entièrement fou, mais que la folie le touche par moments ? Il ne peut donner une réponse sensée à Rosencrantz et Guildenstern, car « j’ai l’esprit dérangé », dit-il. Prise de conscience de la folie qui s’est en effet emparée de lui, ou plaisanterie très sensée aux dépens de ceux qui le prennent pour un dément ? Shakespeare nous attire dans la conscience d’Hamlet pour que nous voyions qu’elle nous échappe, comme nous échappe la folie. N’est-ce pas le sens profond de la drôlerie du fossoyeur ? Sans le reconnaître, il lui
Il est évident : « fou par ruse ».
Donc : ruse, nom féminin
Moyen, procédé habile dont on se sert pour tromper, pour abuser, pour dissimuler. Une ruse savante. Une ruse grossière. Les ruses du métier.
La ruse : habileté à tromper, à dissimuler, à abuser. Avoir recours à la ruse. Employer la ruse en politique. Obtenir quelque chose par la ruse. »
Rose, je vous dois un fou-rire bienfaisant avec votre « alors là »!
Je ne peux pas vous donner mes pronostics sur la future Palme d’or, je n’ai vu que 5 films, dont deux en hors compétition, sur la bonne vingtaine de films du Festival de Cannes, JJJ.
Patience, on va le savoir dans quelques instants…
« fou par ruse ».
Se perdre dans ses ruses jusqu’à la folie.
Comme D., peut-être ?
La photo utilisée par Passou n’est pas une autre version peinte par Millais, mais une reproduction (numérique ?) de l’œuvre originale, avec d’éventuelles variations dues à des facteurs qu’il est inutile d’examiner ici.
Si nécessaire, enregistrez l’image sur votre bureau, zoomez (3x) et examinez le coin inférieur gauche : vous y trouverez une imperfection qu’aucun peintre, même amateur, ne commettrait.
Je fé un peu de musik, D.
Voila pour toi.
www.http://youtu.be/Q9IIhVi0nJo?is=XAYbAC1UiIOr9ZgL
« Portrait d’Elizabeth Siddal »
Très belle, très moderne, quasi transexuelle, et terriblement Renaissance, plutôts que proprement Raphaélique, renato.
@ L’autre n’est alors qu’une image de soi.
ce « ne que » me semble » redoutablement réducteur » que ce soit par ruse ou par simple opportunisme
Le terme « préraphaélite », Jazzi, désigne l’art antérieur à Raphaël, qui aurait « pollué l’art en exaltant l’idéalisation de la nature et le sacrifice du réel au nom de la beauté ». C’est du moins, ce que pensent les tenants du mouvement. Donc, une chose d’ans l’autre…
et Derrida qui consacra « un » séminaire à Hamlet
« Dans l’Hamlet de Shakespeare comme dans le Manifeste du parti communiste de Marx, un spectre, qui marque l’existence même de l’Europe, la hante
https://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0505261123.html
Renato
L’image de Passou ou bien la vôtre ?
Étude pour Ophélie :
https://www.didatticarte.it/Blog/wp-content/uploads/2020/04/ofelia-testa-siddal.jpg
Pas elle, Janssen J-J.
Son fils plus.
Sa belle-fille encore plus.
Ai eu sa petite-fille en classe, à l’école maternelle, il y a trente cinq ans et plus,
avec affinités .
Je ne dirai rien.
RIP à elle, à la ministre qu’elle fut.
Il est pourtant clairement formulé, rose : « La photo utilisée par Passou n’est pas une autre version peinte par Millais, mais une reproduction (numérique ?) de l’œuvre originale, avec d’éventuelles variations dues à des facteurs qu’il est inutile d’examiner ici. »
sur l’autre
un article gouverné par LE SPECTRE DU PERE DE HAMLET et les SPECTRES DE DERRIDA RAPPELLE SUR L AUTRE »
Alors que l’autre fait partie de soi, que je n’existe pas sans lui, qu’il n’est intégrable ni comme vivant ni comme mort et que « c’est à ce mouvement qu’appartient l’amitié fidèle, sa souffrance sans mesure mais aussi sa vie12 ». Oui, l’autre doit demeurer autre ; il ne doit jamais être réduit à soi. Sa voix reste. Il parle à travers moi, me ventriloque. »
https://books.openedition.org/pum/9371
bonsoir
Il faut vraiment s’appeler toto de Colmar pour trouver judicieux de perdre autant de temps avec ces futilités iconographiques.
Moi j’ai fait autre chose de ma journée, en tout cas.
Un autre tableau “mythique” de cette époque-là
Frederic Lord Leighton, June flamboyante
Et comme par hasard Jazzi en rajoute des couches et des couches. Lui aussi, il s’ennuye, c’est manufeste.
Il a eu une chance folle qu’on le laisse rentrer dans le téléphérique avec sa toutoune à faible QI canin. Moi j’aurais refusé.
L’idiote des endives est incapable de se mêler de ses affaires, comme tous les petits dretteux : L’anneau dans le nez / Les bermudas / Les barbus / Et ainsi de suite.
L’exacte contraire emblématique de l’ « Ophélie noyée » de John Everett Millais, Renato.
La vitalité Renaissante contre la morbidité préraphaélite.
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Naissance_de_Vénus_(Botticelli)#/media/Fichier:Sandro_Botticelli_-_La_nascita_di_Venere_-_Google_Art_Project_-_edited.jpg
« sa toutoune à faible QI canin. »
Interdiction de toucher à Vita.
Il faudra d’abord me passer sur le corps, D. !
Les gens qui se font des tatouages, des barbes, des anneaux et autres cochonneries que même pourtant les cochons n’en ont pas, qui se rasent la tête et tutti quanti, ce sont des gens qui ont besoin de se mettre en valeur parce qu’il leur manque quelque chose au niveau naturel physique ou neuronal. C’est tout. Et alii pourra vous le confirmer. Et ceux qui essayent de dire que non, comme renato, eh bien ils ne font que paraïtre extrêmement suspects aux yeux de tous.
Jazzi
Je ne suis pas sûre que D.soit décidé à vous passer sur le corps.
Mais, aujourd’hui, qui sait quoi ?
Ma petite anecdote à moi, de ce jour bien tumultueux.
Un jour, assez lointain, ai rencontré, proche de mon environnement, une coach de bienveillance.
Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi malveillants.
Là, je suis entourée de cinglés, heureusement qu’il y a l’Ehpad, et je le rends compte :
1/ que c’est hyper-déstabilisant.
2/ que ce blog est nettement au-dessus.
3/ que voler au dessus du nid de coucous, c’est primordial.
Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi malveillant.
Là, je suis entourée de cinglés, heureusement qu’il y a l’Ehpad, et je me rends compte :
1/ que c’est hyper-déstabilisant.
2/ que ce blog est nettement au-dessus.
3/ que voler au dessus du nid de coucou, c’est primordial.
Contente, Christiane, de votre fou rire bienfaisant. Moi aussi, ai rencontré qq.personnes géniales au milieu de ces allumés. Qui feraient bien de nager.
Donc, espèce d’idiot des endives, chacun est libre d’être comme il l’entend, c’est un droit, et les raisons pour lesquelles il veut être d’une manière plutôt que d’une autre ne regarde pas les autres.
Incidemment, la solitude est un accomplissement et un luxe, moi malheureusement, je dois encore rencontrer des gens, mais cela viendra.
Jean Aymarde 18h19 zetes sûr que son micro ne serait pas une espèce de gaget revisité par souci d’économie, un truc multi usage, aussi bien micro, que vibromasseur, batteur pour monter les oeufs en neige ou les jaunes en mayo, aspirateur de table, ponçeuse, sèche-cheveux? L’est bizarre voire suspect tout de même son gros mikro!
Il fallait bien que cette journée se termine sous cette aura là !
Son second long métrage, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, a reçu la Palme d’or lors du Festival de Cannes 2007[1].
Une parfaite horreur.
L’avorteur se paie sur la bête et l’amie qui l’accompagne. Le fœtus, de cet âge du titre est montré tout cru dans la salle de bains sur le carrelage glacé.
Dix neuf ans après, on redonne une palme d’or encore à ce type là.
Pas vu Fjord.
Pense que je sélectionne suffisamment pour, sûrement, ne pas aller le voir.
Drôle cependant ( litote ) que, Puck absent de son discours politique du soir, suite à divers mouvements de rébellion, il se passe exactement ce qu’il décrivit longuement.
Soit, un occident décadent, un réel mystifié, et une réalité des faits qui ne correspond en rien à ce qui est raconté et par les politiques et par les médias.
Faire semblant de ne pas savoir, cela correspond systématiquement à se prendre en pleine gueule ce qui est, que ce soit tôt, ou tard.
Tamikrest
Personne ne m’aime, ici.
Je quitte ce blog.
Kidal
Demain, 24 mai, il y aura au Panthéon une pluie de pétales de rose.
je ne suis pas fier de ce que nous laissons à nos enfants,
La dérive des continents
Parce que vous avez des enfants ? Je vous aurais pas cru capable car on dit souvent que c’est un métier difficile bien que je connaisse incomplètement votre parcours professionnel qui selon les éléments fournis m’a fait naviguer entre les services de renseignements, l’enseignement et le CNRS. Parent c’est un engagement, une perpétuité, une difficulté, mais aussi pour les plus chanceux, les plus pédagogues, une fierté récompensée. Quant aux autres ne leur reste qu’à se faire cuire trois oeufs.
Et il voudrait aussi être aimé.
À Rome, Renato
Ce dimanche 24 mai 2026, des pétales de roses tomberont sur les fidèles dans la Basilique de la Sainte Vierge aux Martyrs, plus connue comme le
Panthéon de Rome
. Outre sa signification religieuse, cette pluie de pétales est un spectacle attendu par les Romains et les touristes du monde entier.
Renato à 20h47
D’accord jusqu’à luxe.
Janssen J-J
Moi itou. Et pourtant, j’ai eu l’impression de mettre beaucoup décarcassée.
B.
Avez-vous oublié le repas improvisé avec le saumon froid et un gâteau d’un grand pâtissier et combien ils étaient heureux, tous deux, le choix du roi, de déjeuner au boulot de leur papa aimé ? L’attention portée par les uns aux autres et réciproquement, dont votre satisfaction et/ou plaisir à vous.
Je sais bien que c’est ancien, mais quand même !
B.
[…], batteur pour monter les oeufs en neige ou les jaunes en mayo and so on.
B.
Et la crème fouettée ?
Et la crème pâtissière ?
Il n’y a qu’un seul Panthéon, rose.
Rose, je ne vois pas où ne comprends pas à quoi vous faites allusion.
Renato à 20h47
D’accord jusqu’à luxe.
Ensuite, parler à autrui est un signe d’humanité.
Janssen J-J
Moi itou. Et pourtant, j’ai eu l’impression de m’être beaucoup décarcassée.
B.
Je sais bien que c’est ancien, mais quand même !
À un déjeuner au bureau, où il y avait un canapé dans un coin, et ce petit repas improvisé.
B.
Ce n’est pas grave…
C’est très vieux.
Et le Panthéon à Paris, renato ?
Les sud coréens de l’IA consentent à verser sous forme d’actions une prime exceptionnelle sur 10 ans à une partie des salariés ( 70000) pour éviter un conflit et le ralentissement de la production
rn
FESTIVAL DE CANNES
Etre ou ne pas être ?
Paraitre suffit !
D.
Prends-toi y différemment.
Et ouvre les yeux.
je voudrais m’excuser, je me suis trompé et moi j’avoue mes erreurs…
l’Ukraine est définitivement un pays occidental.
ce pays n’a rien de russe et n’a jamais rien eu de russe et n’aura jamais rien de russe.
la preuve : ils bombardent un collège dans le Donbass avec les écoliers qui sont en train de dormir dans leur dortoir.
ils font comme les US et Israël : donc ils font partie de notre monde
ils sont des nôtres ils ont bu leur verre comme les nôôôôôtres… :
Les guerres asymétriques font malgré tout des morts, des morts toujours injustes et les procédés cruels concernent chaque camps. Possible de douter des articles de presse qui relatent certains faits qui ont été commis et continuent de l’être dans les régions occupées par les Russes, de contester le rapt des enfants, de douter des destructions de zones résidentielles qui forcément touchées par des bombes ou drones russes épargné ne étaient leurs occupants.
Épargneraient.
Faudrait il comprendre que la vie d’un civil russe compte pour 100 civils prétendus ukrainien s? Que celui qui commence conserve tout les droits, que l’autre doit tendre le flanc et encaisser les coups sans riposter ?
Les Russes, en revanche, Ils sont gentils et polis, et mènent des guerres propres, avertissant les populations avant de bombarder ! Rappelons-nous : de la Tchétchénie en 1999, durant les premières semaines du mandat de Poutine comme Premier ministre, avec le massacre du marché de Grozny, la capitale tchétchène, et les bombardements du convoi de réfugiés, aux bombardements en Syrie qui ont causé des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés. Sans oublier les incursions agressives aux frontières de la Géorgie, de la Crimée et du Kazakhstan. et ainsi de suite. Mais les fascistes rouge-brun ne s’intéressent qu’à ce qui sert la propagande anti-occidentale.
La seule fois où j’ai vu Thérèse Liotard, c’était, vers 92, dans Les passions de G. de Stael, avec Roger Miremont, à l’Atelier. J’étais invité. Un four tel qu’on en voit peu, de la longueur d’un linceul, comme dirait Flaubert. Nous étions sortis avant la fin. Épouvantable.
« Alphonse Daudet fut un témoin privilégié du XIXe siècle et du Second Empire.
Après une jeunesse mouvementée, cet enfant de Nîmes travailla entre 1861 et 1865 au cabinet du duc de Morny, le plus haut personnage de l’Empire, après Napoléon III.
Aussi ces Mémoires se lisent-ils comme une feuille de température politique et artistique sur le Second Empire, la Commune et le début de la IIIe République. »
Daudet faisait partie des « dimanches de Flaubert » qui les réunissaient avec Zola, Goncourt et Tourgueniev « quand il n’avait pas la goutte ». Merveilleux conteur (on s’en doute), il nous donne dans son « 40 ans de Paris » un tableau passionnant de Paris entre 1857 et 1897, et aussi un peu de la Provence où il séjourne de temps en temps. Tout n’est pas rose, notamment la traversée de la guerre franco prussienne, du siège de Paris et de la Commune…
J’entends d’ici les sarcasmes des pédants du blog « ce pauvre closer, « Les lettres de mon moulin » et Tartarin, c’est bien de son niveau… » Vous ne lirez pas ces mémoires, tant pis pour vous.
Palmarès complet du Festival de Cannes 2026
Palme d’or : « Fjord » de Cristian Mungiu
Grand Prix : « Minotaure » de Andreï Zviaguintsev
Prix de la mise en scène : « Fatherland » de Pawel Pawlikowski et « La Bola Negra » de Xavier Calvo et Xavier Ambrossi
Prix du jury : « L’aventure rêvée » de Valeska Grisebach
Prix d’interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamato pour « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi
Prix d’interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne pour « Coward » de Lukas Dhont
Prix du scénario : « Notre salut » d’Emmanuel Marre
Caméra d’or : « Ben’Imana » de Marie-Clémentine Dusabejambo
Palme d’or du court-métrage : « Aux adversaires » de Federico Luis
Rose, dans le livre de Philippe Forest, un chapitre m’a passionnée, tout entier imprégné de L' »Ulysse » de Joyce et de la façon dont Dedalus considère l’œuvre de Shakespeare, revenant toujours au personnage Hamlet. Et soudain un tout petit paragraphe, une parole de Dedalus, m’a fait penser à vous, si on relie par une ligne transversale tous vos commentaires. Je vous le copie (ma marotte!). Page 189.
« Chaque vie, c’est beaucoup de jours, jour après jour. Nous marchons à travers nous-mêmes, rencontrant voleurs, fantômes, géants, vieillards, jeunes gens, épouses, veuves, frères d’amour. Mais toujours nous rencontrant nous-mêmes. »
Je ne pense pas que tout ça soit bien intéressant pour un Français lambda.
Beucoup de temps et d’argent envolés et une très vaine gloriole.
Ça me laisse de marbre.
« La vitalité Renaissante contre la morbidité préraphaélite. »
Chaque époque représente quelque chose qui lui est propre, Jazzi, et c’est pour ça que les œuvres ont un sens et ne peuvent pas être comparées. Puis chacun a ses goûts, exactement comme chacun a ses Anciens.
*Il faut vraiment s’appeler toto de Colmar pour trouver judicieux de perdre autant de temps avec ces futilités iconographiques.
C’est pas faux,D.
Débat de précieuses ridicules, de coupeur de cheveux en quatre, certainement.
Le choix du futile par rapport à l’essentiel.
Très beau discours d’Isabelle Hupper en hommage à Barbara Streisand, à l’occasion de sa remise de la Palme d’or d’honneur au Festival de Cannes.
Une cérémonie de clôture saturée de déclarations politiques convenues, autosatisfaites et bien pensantes des professionnels de la profession.
Un palmarès, en revanche, parfaitement équilibré, répartissant les récompenses entre des films différents, exigeants et de qualités indiscutables.
Closer, plutôt les dîners de Flaubert ou dîners des Cinq. Parfois le dimanche.
En tout cas j’aime beaucoup Alphonse Daudet. L’oeuvre m’est sympathique et l’homme aussi.
c’est pas si mal comme palmarès, 3 palmes belges !
Un festival de Cannes 2026 très politique et particulièrement… gay
Les réalisateurs Javier Calvo et Javier Ambrossi ont décroché le Prix de la mise en scène, remis pour l’occasion par Xavier Dolan, avec leur film gay transgénérationnel « La Bola Negra ».
Récompense qu’ils partagent avec Pawel Pawlikowski pour « Fatherland ».
Tandis que le Prix d’interprétation masculine a été conjointement décerné à Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, les deux héros de « Coward », le drame militaire de Lukas Dhont où deux soldats se rapprochent dans les tranchées durant la Première Guerre Mondiale pour vivre une passion partagée.
Double Prix d’interprétation féminine ex-æquo également attribuée à Virginie Efira et Tao Okamoto pour leurs prestations émouvantes dans « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi.
Idem pour les sections parallèles du festival, où « La Gradiva », premier long-métrage de Marine Atlan, sur une classe de terminale en voyage scolaire à Pompéi, a décroché le Grand Prix de la Semaine de la Critique, tandis que le Prix du Jury de la catégorie Un Certain Regard est remporté par « Les Éléphants dans la brume » d’Abinash Bikram Shah, une chronique sociale consacrée à une petite communauté d’un troisième genre, les Kinnars.
Ajoutons encore que le Prix de la découverte, fraîchement inauguré, est revenu à « Du fioul dans les artères » de Pierre Le Gall où deux routiers tombent follement amoureux.
Mentionnons, enfin, l’attribution de la Queer Palm 2026 au film « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » de Jane Schoenbrun.
Les homos sont-ils l’avenir des hétéros ?
Rose, à vrai dire cette parole est celle de Joyce analysant Shakespeare à travers les réflexions de son personnage Dedalus. Forest y parvient en douceur passant d’abord par Keats pensant que « l’œuvre d’un poète n’est jamais qu’une allégorie de sa vie », ou Oscar Wilde expliquant que « ce n’est pas l’Art qui imite la Vie mais la Vie qui imite l’Art. »
Joyce revient à cette citation de Shakespeare « Le monde est un théâtre. Les hommes y sont semblables à des acteurs ».
Dans cette illusion qui y règne, ses faux-semblants tragiques et comiques, Le théâtre nous dit la vérité du monde. (voir le dernier texte de Paul Edel).
Joyce décrit à propos de Shakespeare, ces personnages auxquels nous sommes semblables, tout en sachant que « chacun s’y retrouve à la fois identique à lui-même et perpétuellement different de lui-même. »
C’est cela la richesse de l’essai de Philippe Forest, aller de Shakespeare à soi-même dans « cette infinité des possibles ».
Son livre est « une sorte d’estrade de papier et la page pareille à une scène. »
(D. Est un de ces saltimbanques, Puck aussi et d’autres.)
C’est vers cela qu’il allait dans les premières pages que je citais abondamment parce qu’elles donnaient l’impression de dire toujours la même chose.
Et si Pierre Assouline note le silence c’est « celui qui suit la dernière réplique(…) quand on n’est pas encore certain que le spectacle soit fini. »
intéressant ce commentaire d’Edwards sur la folie des personnages de WS.
mais en fait il fait un contresens complet.
Edwards a une vision de la folie et de la raison hyper formatée par ce qu’il a appris à l’école ou par ce qu’en disent les philosophes.
si on prend la grille de lecture et les catégories définies par notre culture on passe compelt à côté de WS.
limite il aurait pu lire ce que dit Foucault de la folie qui est déjà en décalage avec notre pensée habituelle.
sauf que WS va vachement plus loin sur la raison et la folie en repettant carrément en cause cette vison stoïcienne attachée à notre culture où la volonté et la raison représentent les 2 mamelles d’une « bonne vie ».
en cela le seul autre auteur proche de WS c’est Nietzsche qui lui aussi a complètement démonté les notion de raison et de folie.
Edwards devrait gardé à l’esprit la phrase de Chesterton : le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison.
la raison et la vérité sont les 2 plaies de la pensée occidentale.
ce que font WS et Nietzsche (et aussi Dostoïevski) : ils démolissent cette culture fondée sur la raison et la vérité !
don la lecture d’Edwards est juste un contresens complet.
À cause de la propagande LGBTiste, tout ce qui est médias, télé et cinéma devient laid et dérangeant, parceque les tenants de cette propagande sont moches physiquement et dérangés psychiquement.
Beurk !
Hamlet n’est pas fou.
ou alors si le fait de créer un monde imaginaire pour permettre d’y exprimer ses principes moraux c’est être fou alors, actuellement, nous sommes tous fous.
parce que nous faisons comme Hamlet : nous inventons un monde qui n’existe pas dans la réalité juste dans le but d’exhiber nos principes moraux.
donc le truc important dans cette articulation c’est pas la raison : c’est ce besoin maladif d’exprimer ses principes moraux en inventant des guerres du Bien contre la Mal.
sauf que cette dinguerie ne découle pas de la folie : mais du fonctionnement de notre raison.
quand Finky parle de ses 45.000 iraniens tués c’est pas juste une dinguerie de foldingue qui raconte des trucs totalement absurdes : c’est bien des idées qui lui ont été données par sa raison pour pouvoir exhiber ses principes moraux.
donc le truc qui cloche chez Hamlet comme chez Finky c’est leur raison !
Hamlet n’est pas fou : il est juste prisonnier de ses principes moraux qui eux-mêmes sont liés à sa raison !
comme Finky, nos journalistes, nos politiques, nos experts etc… les mecs ils sont tellement priosonniers de leur raison qu’ils ne pensent pas avec leur coeur.
Ophélie ou Desdemone, ou ces écolières iraniennes etc… sont des victimes collatérales de la raison !
perso si j’étais prof et je veux faire comprendre Hamlet à des élèves je les oblige à regarder LCI pendant 1 mois et ensuite je leur fais lire Orwell et après ils comprennent tout seul comme des grands ce que veut nous dire WS.
Cannes 2026
il y a une interview marrante d’un journaliste de LCI (celui a un prémon iranien : Darius).
il interroge une espèce de sultan arabe, et il lui demande pourquoi il est toujours pote avec Poutine.
l’autre lui répond : vous, vous êtes bien toujours potes avec Israël.
le journaliste lui dit alors le truc le plus important typiquement hamletien : c’est pas pareil, Israël est une démocratie et la Russie est une dictature.
l’autre lui répond : parce que pour vous une démocratie qui tue des enfants innocents c’est moins grave que quand c’est une dictature ?
et là l’autre ne répond pas, même s’il sait que pour lui une démocratie peut tuer des efnants parce que c’est une démocratie.
il le sait, il le pense (parce que c’est ce qu’ils répètent tous les jours sur LCI), mais à ce moment-là il n’ose pas le dire !
@ B. (22.24) /// je ne suis pas fier de ce que nous laissons à nos enfants /// ,
C’était faire « profil bas » dans le laïus de remerciement du récipiendaire de la palme pour pour son film « Fjord »… Cette remarque venait de me troubler et m’était restée fichée… J’ai juste voulu la consigner avant de l’oublier.
Pour le reste, anéfé, je n’ai pas d’enfants, mais me soucie toutefois de ce qu’ils vont devenir « dans le monde que nous leur laissons ». Pas vous ?
Votre réaction est bizarre… quoique normale, car je n’avais pas mis de guillemets ni cité la source.
Bon dimanche…, Bérénice ? C’est ça ?
Vivaldi concerto pour 2 mandolines
3J, en effet, le deuil me semble impossible cependant ceux qui naissent aujourd’hui n’auront connu que ce qui continue d’exister aujourd’hui. Bien évidemment nous ne sommes pas certains que sans effort l’héritage ne va pas s’amenuiser. Les boomers sont responsables du pillage, du saccage des ressources, paraît-il. Pas tout à fait d’accord avec cette affirmation quand des besoins , des désirs de consommation si t insufflés sans interruption pour le bénéfice des industries qu’elles concernent les produits manufacturés, les services aussi divers que dispensables.
A propos de Shakespeare, j’ai vu une production filmique totalement fictionnelle touchant à l’identité de WS. Elle faisait de lui un aristocrate qui pour pouvoir faire vivre son oeuvre au théâtre avait fait endosser la paternité de l’oeuvre à un acteur assez minable, du moins sans génie, ceci afin de conserver toute liberté d’écrire . Fiction mais qui présentait l’avantage d’exposer le théâtre Elizabethin dans un contexte historique, politique et social, des décors qui, je crois, étaient fidèles à cette époque. Le théâtre , contrairement à aujourd’hui, était très populaire et fréquenté par tous.
La censure à cette époque :
Moi aussi, je me suis trompée, c’est mon espérance en l’homme, au sens de l’humanité qui est bafouée.
Une espèce de croyance que l’homme ( etc. ) est prêt à tout pour s’améliorer, grandir, évoluer etc.
Je ne parle pas à kilekon, puisqu’il ne l’est pas.
Et ne vous sentez pas concerné, les autres.
Vita n’est pas Ophélie
Et lorsque un parle vertu, je pense à Pomone.
Camille Claudel aussi.
je crois qu’Isabelle Hupper mérite que soit ajouté un T à son nom (en passant)
Ofer Bronshtein nous a quittés, c’était un honnête homme, apparemment. Je ne sais pas ce que l’RDL en pense qui n’a apparemment pas bronché à ce sujet
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/05/18/la-mort-d-ofer-bronchtein-le-reveur-israelien-qui-avait-un-passeport-palestinien-infatigable-militant-de-la-paix-au-proche-orient_6691016_3382.html
*** Bon courage à tous les « rapprochants », leur combat pour la paix fraternelle n’aura jamais de cesse.
La RDL n’aurait pas bronché pour la mort de « Ofer Bronshtein » ? En tout cas pas vous, JJ-J, semble-t-il
Jean Langoncet dit: 18 mai 2026 à 20h00
Capté en passant
« Ofer Bronchtein, militant pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, est mort à l’âge de 69 ans
Dans un communiqué, l’Élysée souligne qu’Ofer Bronchtein était « de ceux qui voulurent voir advenir la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, affirmée par le président le 22 septembre 2025 à la tribune des Nations Unies ».
Infatigable militant pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, le Franco-israélien Ofer Bronchtein est mort ce lundi 18 mai à Paris, a annoncé le Forum international pour la paix.
« Avec lui s’éteint une voix humaniste qui portait l’espérance de la paix et donnait toutes ses forces pour la faire advenir », a réagi l’Elysée dans un communiqué.(…) »
«… parler à autrui est un signe d’humanité. »
Considérant que la parole peut aussi se révéler un signe d’inhumanité, rose, les vertus du silence vont au-delà du simple communiquer.
« ¬— J’ai dit ne commencez pas ça ! Nous, nous avons entendu ça, nous avons déjà entendu ça, les mêmes sermons les mêmes délires, déclamations…
— Non non non, non c’est de l’histoire Lester, cinq cents ans d’histoire, vos Portugais arrivent par bateaux à Mombasa pillant tout le côté Est, ivoire, cuivre, argent, les mines d’or, répandant la vraie foi droit jusqu’au bout de la vallée du Zambèze faisant de la traite d’esclaves tout au long du chemin ? tout le damné cauchemar sanctifié par une bulle papale bon Dieu, est-ce que vous n’appelleriez pas ça avoir affaire avec la Bible ? Si foutrement occupé à piocher dans mes livres trouvez celui-là, la christianisation du royaume Bakongo au XVe siècle lisez-le, emportez-le pour le lire, il est là-haut sur le rayon d’après, baptisant Nzinga l’habillant à l’européenne lui apprenant les manières jusqu’à ce qu’enfin il se rende compte qu’ils sont en train de vendre toute sa damnée population aux plantations au Brésil et qu’il… », etc.
William Gaddis, Gothique charpentier, pages 173-174.
Ofer Bronchtein
Merci JL, je me doutais bien vous avoir zappé par inadvertance. Toutes mes excuses à votre vigilance jamais prise en défauts…, et mon bon souvenir à O. Litvine.
Je ptrécise n’être en aucun cas un militant de la cause palestinienne ; pour lze dire vite, je suis simplement sensible à une forme minimale de justice universelle
Un Hamlet de moins
https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_Hamlet_de_moins
Trame wikipedia it.
« Le prince Hamlet de Danemark se soucie peu des affaires familiales ou du destin de son royaume, et n’est nullement attiré par Ophélie, une jeune fille aux allures de poupée qui suce son pouce. Agacé par son ami Horatio, qui lui parle de l’apparition du fantôme de son père, lequel cherche à le pousser à la vengeance, et par Polonius, le père d’Ophélie, qui le psychanalyse en lui expliquant le complexe d’Œdipe, il rêve de s’enfuir à Paris avec Kate, la première actrice de la troupe d’Elseneur, pour devenir dramaturge.
Mais il est nécessaire de respecter l’intrigue, il doit donc d’abord assister à contrecœur à la représentation inutile du meurtre de son père, puis tuer Polonius presque en un pas de danse et envoyer Rosencrantz et Guildenstern à une mort certaine.
Le célèbre monologue « Être ou ne pas être » est griffonné sur un bout de papier et lu à un Horatio de plus en plus perplexe. Des malles débordant de costumes et d’accessoires de théâtre sont remplies puis vidées. Enfin, Hamlet, ayant accompli les tâches que lui avait confiées William Shakespeare, part en calèche avec Kate pour Paris, mais il est surpris par Laërte, fils de Polonius et frère d’Ophélie, assoiffé de vengeance et révolutionnaire. Laërte, qui s’est suicidé entre-temps, le surprend sur une plage et le tue.
Hamlet meurt, à bout de souffle, « qualis artifex pereo », la célèbre phrase attribuée à Néron, tandis que Laërte l’embrasse en l’appelant « camarade ». Pendant ce temps, le royaume du Danemark est envahi, et l’ennemi Fortinbras, dont le visage est invisible, s’assoit sur le trône et se couronne roi. »
Renato ¹ 13h16
Les pires tortures se font en silence.
En passant
La justice universelle est un principe selon lequel certains crimes graves, comme le génocide ou les crimes contre l’humanité, peuvent être poursuivis par n’importe quel État ou juridiction, indépendamment du lieu où ils ont été commis.
Définition et fondements
La justice universelle repose sur l’idée que certains actes sont si graves qu’ils constituent un crime contre toute l’humanité et non seulement contre une victime ou un État particulier. Elle s’appuie sur le concept de jus cogens, qui désigne des normes impératives du droit international que tous les États doivent respecter, et sur le principe erga omnes, selon lequel ces obligations s’imposent à tous.
Applications pratiques
Les tribunaux internationaux incarnent la mise en œuvre de la justice universelle. La Cour pénale internationale (CPI), créée par le Statut de Rome et entrée en vigueur en 2002, est une juridiction permanente compétente pour juger les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et crime d’agression lorsque les États ne peuvent ou ne veulent pas agir. Des juridictions ad hoc, comme le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) ou le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), ont été créées pour traiter des situations spécifiques et juger les responsables de crimes graves. Il existe également des juridictions hybrides, combinant juges nationaux et internationaux, comme les Chambres extraordinaires au Cambodge ou le Tribunal spécial pour le Liban.
Défis et limites
Malgré leur légitimité normative, ces mécanismes rencontrent des obstacles juridiques, politiques et diplomatiques. Certains États majeurs, comme les États-Unis, la Chine ou la Russie, ne reconnaissent pas toujours l’autorité de la CPI, ce qui limite l’universalité effective de la justice. De plus, la compétence universelle peut générer des conflits entre États lorsqu’un délinquant présumé se trouve dans un pays tiers.
Perspective philosophique
Au-delà du droit, la justice universelle s’inscrit dans un idéal moral et philosophique de justice à portée universelle, visant à protéger les droits humains et à lutter contre l’impunité à l’échelle mondiale. Elle reflète l’idée que certaines normes transcendent les frontières et que la communauté internationale a la responsabilité de les faire respecter.
En résumé, la justice universelle combine principes éthiques et mécanismes juridiques internationaux pour garantir que les crimes les plus graves ne restent pas impunis, même lorsque les juridictions nationales échouent à agir.
Dans « Histoire de Tel Quel / 1960-1982 » de Philippe Forest on découvre avec consternation que c’est Macciocchi qui était derrière le voyage de 1974 de Sollers, Barthes et consorts en Chine.
« Lacan rencontre Macciocchi et s’ouvre à elle de son envie de découvrir l’Empire du Milieu. » (p. 475)
Et puis
« Macciocchi fait rencontrer Lacan et ses « amis chinois » dans l’un des restaurants de la rue de Lille. »
Et puis
« Grace aux efforts de Macciocchi […] les tractations diplomatico-intellectuelles aboutissent. Une délégation se constitue qui compte donc trois membres de Tel Quel – Sollers, Kristeva et Pleynet -, Roland Barthes, François Wahl et Jacques Lacan. »
Et puis
« Or au dernier moment le psychanalyse renonce à partir. »
Et puis il cite une lettre de Lacan à Macciocchi.
« M. Sollers est plus célèbre que moi dans le monde. »
Les bras vous en tombent.
(Cette pauvre Macciocchi a été le mauvais génie de la France.)
https://www.seuil.com/ouvrage/histoire-de-tel-quel-1960-1982-philippe-forest/9782020173469
Et puis
Quand on pense qu’à la fin de sa vie il publiait des collages de citations dans « Le Journal du Dimanche ». Eh oui !
Merci à JJJ pour l’intéressante page sur Marc Bloch. La vie intelectuelle de Marc Bloch. On voit que le professeur Boucheron est à la manoeuvre. On croirait une réponse aux obsessions nationalistes de M. Finkielkraut dans le débat de 2016 « quelle responsabilité pour les intellectuels ? ».
* intellectuelle
Merci, JJJ, j’ai rajouté le « T »
« Les pires tortures se font en silence. »
D’un point de vue confucéen, rose, il serait judicieux de ne pas mélanger les choses car « elles finissent par prendre la gale ». Donc, le silence pour soi-même n’est pas un silence criminel.
Silence complice? Certaines personnes, dont une en ce moment est poursuivie en France et pas en Belgique car les deux pays appliquent des lois dissemblables concernant ce genre de silence.
Cela dit, au bruit quelque soit sa nature et son origine, je préfère le silence.
Qui ne dit mot consent
Le proverbe trouve son origine dans la maxime latine du pape Boniface VIII (1235-1303) : Qui tacet consentire videtur (« qui se tait semble consentir ») mentionnée dans les Décrétales. Des formes antérieures existaient déjà dans la littérature grecque, comme « Le silence dit oui » dans Oreste et « Le silence est un aveu » dans Iphigénie en Aulide d’Euripide. Il a été intégré au Dictionnaire de l’Académie française en 1762 et utilisé dans le droit dès le XVIIe siècle pour désigner un consentement implicite.


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