de Pierre Assouline

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La République des livres
Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)

Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)

Quelle merveille, ce livre. Il est vrai que c’est devenu si rare, dans la production du tout-venant tel qu’il se présente à nous d’une rentrée l’autre, d’être émerveillé par la lecture d’un essai qui n’en est pas vraiment un, consacré à une œuvre dont on croit avoir fait le tour de longue date tant elle a été ensevelie sous les commentaires, et à un auteur dont on croit tout savoir alors qu’en réalité on en sait à peu près rien de tangible. Le titre même du livre de Philippe Forest annonce les réjouissances : Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (346 pages, 21,90 euros, Flammarion). On ne fait pas plus décalé- et pour cause. Dès les premiers pages, on devine que ce sera une lecture de rumination lente afin de s’offrir le luxe de savourer les suivantes une à une, sans se presser à commencer par la citation de Borges placée opportunément en épigraphe et dont résonne tout le livre :

« Shakespeare ressemblait à tous les hommes, sauf en ceci, qu’il ressemblait à tous les hommes. Au fond de lui-même, il n’était rien, mais il était tout ce que sont les autres, ou tout ce qu’ils peuvent être » (De quelqu’un à personne in « Autres inquisitions »)

L’auteur, sensibilité en liberté et intelligence à ciel ouvert, embarque le lecteur dans une conversation personnelle en marge et à propos de William Shakespeare. C’est donc son histoire qu’il raconte en conteur et fabuliste mais en y glissant ça et là un peu de la sienne. Son histoire, c’est-à-dire la vie du grand Will du moins que l’on croit en savoir. Sauf qu’il ne le fait pas en historien mais bien en écrivain, enquêtant non à partir de preuves mais des traces. Il y a trois siècles, on tenait pour acquis qu’il était né en 1564 à Stratford-upon-Avon dans le comté du Warwickshire, au centre de la vieille Angleterre, qu’il s’y maria et y enfanta, qu’il fit ses débuts dans la vie comme comédien à Londres, qu’il écrivit des poèmes et des pièces de théâtre en assez grand nombre avant de regagner la terre qu’il avait vu naitre, de rédiger son testament, d’y mourir et de s’y faire enterrer.

Voilà tout ce que l’on en savait autrefois et cela n’a guère changé depuis malgré les milliers de livres à lui consacrés. Ils n’ont pas pu se retenir d’ajouter leur petite pierre à la cathédrale de papier, Philippe Forest pour notre plus grand bonheur. Non pour une biographie, Peter Ackroyd y a fort bien pourvu en 2005, ni même pour un essai  analytique de l’œuvre (il y a foule et elle est internationale), ni même pour une antibiographie qui ferait la somme de tout ce que l’on ignore de lui, mais pour un livre d’écrivain sur un écrivain, qui ne déplore pas que l’on en sache si peu de tangible sur le bonhomme et se permet de rappeler que, en son temps, « on ne considérait pas qu’à un livre il fallut forcément un auteur ». Et si ses contemporains avaient tout simplement comblé ce vide en l’imaginant dans sa ressemblance avec un ou des personnages de ses pièces ? Le créateur décalqué de ses créatures, quelle formidable mise en abyme. Ainsi la manière dont Forest creuse les pages que Joyce consacre à Hamlet dans son Ulysses est si convaincante (la clé serait une vulgaire histoire de cocuage, à la grande consternation des university Wits) qu’elle donne aussitôt envie de s’y replonger pour y retrouver ce qui nous avait échappé. Et l’on ne perd pas son temps à regarder de plus près, outre les intuitions de Borges, celles de Hugo et de Claudel lecteurs de Shakespeare.

Quand d’autres se plaisent à demeurer roi de leurs chagrins, Forest l’est de ses anachronismes (cachez donc ces remarques misogynes que nous ne saurions voir, celles du grand Will), doutes, lacunes et allers-retours, jouissant de l’infinie liberté de celui qui décide de ne plus se justifier (comme cela avait pu être le cas lors de sa biographie classique d’Aragon). Mais ne peut-on tout se permettre avec ce génie qui, mystérieusement, ignorait tout des règles et des théories littéraires et dramaturgiques de son temps sans parler de son insignifiante connaissance du grec et du latin mais qui a magnifié la grandeur et illustration du rythme du pentamètre iambique ? Et après tout, que nous apporte les incertitudes de la chronologie et la fiabilité du First Folio lorsque seuls compte, l’émotion, la saveur, la grâce, la puissance comique et l’intelligence des Comédies, Tragédies et Histoires -sans oublier les Sonnets (je me permets de recommander la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan dans l’édition bilingue aux éditions Mesures), « le plus prestigieux coming out poétique de l’histoire littéraire », dont la capacité à nous troubler n’est en rien entamée avec le temps, l’auteur nous invitant non sans ironie à ne pas shakespeariser à la manière consternante des gender studies incapables d’imaginer que, dans le monde d’avant le monde d’avant, il arrivait que des hommes s’aiment sans que cela relève pour autant de l’homosexualité.

Dire que s’entreglosant des spécialistes ont même créé un nouveau genre celui des « pièces à problème » (Mesure pour mesure, Tout est bien qui finit bien), en fait des pièces qui leur posent à eux des problèmes ! Il n’y a pas que la chronologie : du genre aussi on se moque après tout car tout cela est arbitraire et rend impossible de déduire un ordre de sa vie qui découlerait de l’ordre de son œuvre et c’est tant mieux. Toute tentative d’y chercher une cohérence est vouée à l’échec. Philippe Forest a raison d’y voir « un désordre souverain ». Pour léger qu’il paraisse, son vagabondage dans le shakespeareland est d’une telle densité ! Il nous invite à recevoir les intrigues de ce théâtre-là comme des histoires de vendetta entrainant un grand chaos. Régicide ou pas, même s’il est au cœur de presque tout, l’intrigue lui parait invariable de pièce en pièce, inutile de chercher midi à quatorze heures :

« Un homme possède le pouvoir, il le perd, un autre le lui prend, il le conserve un temps, les confie à ses descendants et puis un autre survient qui réclame la couronne pour lui et pour les siens, prétendant rétablir la légitimité qui, autrefois, fut outrageusement bafouée. A son tour, il ne monte sur le trône que pour être aussitôt renversé. Et ainsi de suite »

A chacun son Shakespeare, faites comme il vous plaira. Celui de Philippe Forest, qui développe une intuition de Borges, est des plus séduisants car il s’énonce, s’avance et se déploie dans une langue d’une savoureuse liberté, une langue qui a le souci de la langue, fluide, précise, chaleureuse. La moindre des choses pour un écrivain qui, de toutes les qualités prêtées à son héros, ne place rien au-dessus de sa sweetness, la gentillesse de Shakespeare, sa grande parole de compassion, sa douceur malgré la cruauté et la violence de son univers.

(« Ophélie noyée »,  huile sur toile de John Everett Millais, 1851-1852, Tate Britain, Londres ; « The Play Scene in Hamlet », huile sur toile de Daniel Maclise, 1842, Tate Britain, Londres )

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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2 121 Réponses pour Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)

Jean Langoncet dit: 24 mai 2026 à 14h44

A articuler, éventuellement, avec la liberté d’expression, du moins là où elle est indiscutable : dans l’Etat de droit

J J-J dit: 24 mai 2026 à 14h59

et Le Clezio d’ajouter, « l’homme s’est fiat l’être le plus malheureux de la terre puisqu’il s’est exclu du silence’ (in L’inconnu sur la terre), et…
Et il y a pas mal de « taiseux » qui hurlent au fond d’eux-mêmes, dans un perpétuel dialogue en leur for et sasn alerter la RDL. Et moi, je sais qu’ils souffrent en silence, bien sûr. Mais peut-être moins que pas mal de bavards impénitents… Ma mère disait souvent : « faut prendre mal en patience », ce à quoi, grâce à un peu de culture acquise ultérieurement je me suis fait une sorte morale personnelle puisée dans une philosophie antique, je crois : « sustine et abstine ». Que l’on peut traduire, hic et nunc par : « efforce toi de ne pas « débattre » avec les connards de l’erdélie, ça ne sert à rien vu que, par définition, ça ne les fera point changer d’un iota.

Jean Langoncet dit: 24 mai 2026 à 15h15

Et, sur un autre plan, aux bavards impénitents d’ici-bas, une suggestion aussi bien temporelle que spirituelle : observer la règle de Saint Benoît durant une semaine

B dit: 24 mai 2026 à 15h30

St Benoît c’est pas un peu comme le rond UP? Vous voulez la fin du dialogue!? C’est vrai qu’on raconte des tas de conneries pour tromper l’ennui, l’ennemi, la tristesse, l’angoisse, la mort ou son idée ce qui revient au même !

renato dit: 24 mai 2026 à 15h43

« C’est vrai qu’on raconte des tas de conneries pour tromper l’ennui, l’ennemi, la tristesse, l’angoisse, la mort ou son idée ce qui revient au même ! »

Voilà pourquoi le silence devient un moment de repos.

puck dit: 24 mai 2026 à 15h59

nous vivons une époque de grand silence qui s’est abattu sur le continent européen.

le même silence que celui des régimes totalitaires où l’on entend qu’un seul discours qui doit être partagé par tous au risque d’être excommunié.

car celui ose rompre ce silence de cette pensée unique visant à construire une opinion unique devient un blasphémateur.

le discours religieux officiel exige qu’un immense silence religieux entoure sa sainte parole !

puck dit: 24 mai 2026 à 16h08

ce silence permet de laisser Finky dire que 45.000 manifestants iraniens ont été tués.

on lui permet de donner ce nombre absurde sur une radio comme France Culture !

autour de sa parole le silence se fait : personne, ni à France Culture ni ailleurs n’ira contredire ce nombre !

on imagine la lourdeur du silence à l’énormité des conneries qu’on peut laisser dire !

certains diront c’est pas grave c’est juste de l’approximation : 3.000 (nombre donné par les organisations de l’onu) ou 45.000 c’est pareil.

déjà même les approximations aussi sordides mérite que l’on rompe le silence !

sauf que là on dépasse le stade de l’approximation pour entrer dans celui de la propagande de guerre.

la propagande de guerre mérite encore plus que l’on rompe le silence !

alors oui il fautr combattre se silence complice ne serait-ce que parce que la France doit rester le pays de Jaurès !

puck dit: 24 mai 2026 à 16h17

par chance pour combattre le silence de nos sociétés totalitaires il reste les réseaux sociaux !

sur lesquels il règne un grand tumulte pour contrer ce grand silence !

les médias institutionnels commencent à s’inquiéter : pourquoi Radio Nova est en train de devenir la radio la plus écoutée de France ???

déjà parce qu’ils ne pratiquent pas l’approximation propagandiste de Finky.

ils n’ont pas peur du monde réel : ils n’essaient de plonger leurs auditeurs dans un monde imaginaire comme le font tous les systèmes totalitaires.

surtout ils renouent avec la radicalité !

face au grand silence du discours lisse, consensuel ils opposent le cri strident de la vérité qui devient alors une forme de radicalité !

seul moyen de réveiller les somnambules et les faire sortir de leur profond sommeil dans lequel les avaient plongés les discours de la propagande soporifiques.

Jean Langoncet dit: 24 mai 2026 à 16h42

Capté en passant

« Anniversaire… Seul chanteur prix Nobel de littérature… Auteur-compositeur-interprète américain né le 24 mai 1941 à Duluth dans le Minnesota, Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, a marqué la musique populaire du XXe siècle par ses textes engagés et poétiques. Il est lauréat du prix Nobel de littérature 2016.
Et écoutez donc ce bijou Blues!!!
https://youtu.be/dc0konC8Kn8?si=NUzU0lDEF5SLplUI « 

Claudio Bahia dit: 24 mai 2026 à 18h16

Closer a écrit, 24 mai
« J’entends d’ici les sarcasmes des pédants du blog « ce pauvre closer, « Les lettres de mon moulin » et Tartarin, c’est bien de son niveau… » Vous ne lirez pas ces mémoires, tant pis pour vous. »

lors de mon passage à Paris, l’automne passé, j’ai acheté quelques livres de poches, très vieux, écrits tout petit, parmi eux: Les contes du Lundi.
J’ai beaucoup aimé, c’était tout nouveau pour moi (Paris, la guerre, la révolution)
Lorsqu’il a été question de Samuel Paty et d’une possible panthéonisation, il y a quelques jours, ici, je me suis souvenu de cette phrase:(…parce que quand un peuple tombe esclave, tant qu’il tiens bien sa langue, c’est comme s’il tenait les clés de sa prison)

Chaloux dit: 24 mai 2026 à 18h53

@Closer. Enfant, Les lettres de mon moulin (un ouvrage assez dur en fait) ont été un de mes livres de chevet. Depuis quelques temps, je me dis que je les relirais bien. Ici, quelques ouvrages d’Alphonse Daudet, comme Le Nabab (je ne vérifie pas), pas encore ouverts (achetés autrefois, durant mon exil, chez un soldeur de livres de la rue Jeanne d’Arc à Rouen). Je m’accuse d’avoir surtout lu son génial (et parfois problématique) rejeton, Léon. Mais votre proposition de lecture m’intéresse. Je lirai ses mémoires. Il semble qu’il y en ait deux moutures, d’abord « 30 ans » puis « 40 ans », je suppose qu’il s’agit du même livre. Je vois qu’une biographie de Lucien est parue récemment (Aux éditions Le Charmoiset que je ne connaissais pas), je l’inscris sur ma liste, elle complètera le tableau. L’épouse d’Alphonse semble avoir été aussi un personnage interessant. Il me semble qu’elle mettait la main à la pâte des ouvrages de son mari.

J’ai finalement décidé de terminer aujourd’hui le « roman » de Christophe Bigot sur les dernières années très troublées de Marguerite Yourcenar, en dépit de mon antipathie pour ce genre d’ouvrage. En fait, il s’agit d’un roman comme je suis garde-barrière: un habile montage de tout ce que l’on savait déjà, plus peut-être quelques confidences. On n’est pas moins romancier. On se dit surtout que la grande Marguerite saurait peut-être vécu quelques années supplémentaires sans cette atroce passion.

Qui a cité Proust disant que la vraie vie est dans la littérature? Surtout vrai pour lui, qui a fini par confondre l’une avec l’autre. Ses lettres à Pierre de Polignac, qu’il tend à confondre avec le personnage de Saint-Loup, est assez caractéristique de ce point de vue. Comme son dont de ressusciter les morts: une lettre à Mme Strauss après le décès de Montesquiou, dans laquelle il prétend que celui-ci va revenir il se reprend en fin de missive. Un ouvrage à lire absolument autour des hallucinations de Proust, « Le sommeil de Marcel Proust », de Dominique Mabin, un maître- livre.

On entend d’ailleurs pas mal parler de Jeanne d’Arc à propos d’une statue que certains voudraient déboulonner (à Rouen, il me semble). Mais je me demande d’où vient cette nouvelle manie de l’appeler «Jeune». « Jeune d’Arc ». N’importe quoi.

Chaloux dit: 24 mai 2026 à 18h57

L’Iphone passe son temps à corriger comme un imbecile, je m’en débarrasse enfin la semaine prochaine. Les quelques sottises du jour sont « corrigeables » à vue.

closer dit: 24 mai 2026 à 19h08

Chaloux, le livre de Daudet « 40 ans de Paris » que j’ai emprunté à la Bibli. a été publié en 2011 aux Editions des Equateurs. Il rend un vibrant hommage à sa femme qui l’a beaucoup aidé dans son travail. Il écrit qu’elle a refusé une dédicace trop élogieuse de son mari, qu’il a été obligé de supprimer dans l’édition définitive!
J’imagine qu’elle craignait pour la réputation de son mari s’il donnait trop d’importance à la contribution de sa femme dans son oeuvre!

closer dit: 24 mai 2026 à 19h12

Sept ans dans une chambre tapissée de liège, on comprend que Proust ait conclu que la vraie vie était dans la littérature…

renato dit: 24 mai 2026 à 19h58

Problèmes avec le correcteur automatique IPhone
Vous le savez peut-être déjà, mais il n’est jamais inutile de le rappeler.
Désactiver le correcteur automatique
Dans Réglages, touchez Général. / Touchez Clavier. / Activer ou désactiver la correction automatique.
Controller après chaque mise à jour.

rose dit: 24 mai 2026 à 19h59

. On se dit surtout que la grande Marguerite aurait peut-être vécu quelques années supplémentaires sans cette atroce passion
Je ne l’ai pas lu comme une passion.
Nombre de femmes et d’hommes tombent dans ce piège mirifique de retrouver ses vingt ans.
Pourquoi une femme aussi intelligente et citée n’a-t ‘elle pas saisi le leurre ?
Il était comme un majordome, en fait.
Oui, le mot atroce convient bien.
Avez-vous lu le passage en Égypte où elle est sur les pas, les traces du suicide d’Antineous ?

Chaloux dit: 24 mai 2026 à 21h32

Merci Renato. Je suis absolument nul dans le maniement de ces engins, et je vais repasser au Samsung qui me convient mieux. En tout cas, plus de corrections intempestives… Bonne soirée à vous.

Chaloux dit: 24 mai 2026 à 21h37

Oui, Rose, j’ai tout lu. J’ai vu récemment une photo de Yourcenar et Grace Frick, dans la cuisine de leur maison. La pauvre Marguerite a l’air malheureuse comme les pierres. Elle a été libérée trop tard. En cas de besoin, il ne faut pas trop attendre. Si on peut.

Josyane Savigneau avait déjà fait un sort à cet épisode du Nil, le trouvant tout de même un peu gros. Sa bio reste la meilleure. Elle a tout compris.

et alii dit: 25 mai 2026 à 1h50

Jean-Victor Blanc, le psychiatre qui vulgarise les troubles psy avec « Rambo » et Britney Spears
Portrait Le médecin de 38 ans, qui convoque la culture populaire pour expliquer bipolarité, dépression et addictions, a participé au lancement du festival Pop & Psy, un événement qui propose des tables rondes, expositions et concerts pour sortir des clichés et parler de santé mentale de façon festive et scientifique.
https://www.nouvelobs.com/societe/20260522.OBS115160/jean-victor-blanc-le-psychiatre-qui-vulgarise-les-troubles-psy-avec-rambo-et-britney-spears.html

rose dit: 25 mai 2026 à 3h01

Lou paraïs a rouvert ses portes.
Joie.

Source : La Provence
https://share.google/kbUOT098XjIvKHcK7

il est 5 heures, les oiseaux chantent.
G réussi à débrancher le correcteur automatique grâce aux indications données hier soir. Aujourd’hui, je vous souhaite un bon lundi de Pentecôte.

JC..... dit: 25 mai 2026 à 6h35

MESSAGE PERSONNEL

Cher Renato, merci mille fois !

Chaque image de ces danceuses sublimes fait ressortir la beauté simpliste de nos épouses, compagnes, amirs, esclaves….

La vie est belle !

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 7h11

La France est douloureusement coupée en deux !
D’un côté les pro Patrick Bruel, de l’autre, les anti.

bolibongo dit: 25 mai 2026 à 7h27

Fais hiech avec tes liens qui demandent un abonnement ou une obligation de lecture de pub Jazzi.
Basta!

D. dit: 25 mai 2026 à 7h40

Le bermuda n’est pas recommandé en cas de fortes chaleur, Jazzi. Les touaregs n’en portent pas.

D. dit: 25 mai 2026 à 7h42

Patrick Bruel était un bon acteur.
Mais comme chanteur… non merci en ce qui me concerne.

JC..... dit: 25 mai 2026 à 7h47

Le temps passant, il me semble que mon stock d’esprit diminue à vue de nez, me condamnant à décider comme un vulgaire festivalier cannois.

La vie est belle, y compris pour les coyottes !

puck dit: 25 mai 2026 à 7h53

« La France est douloureusement coupée en deux !
D’un côté les pro Patrick Bruel, de l’autre, les anti. »

excellent !

jazzman tu peux développer ?

dire par exemple quelles valeurs défendent chaque camp ?

parce que si on nous bassine avec la défense de nos valeurs il faudrait déjà commencer par les définir ces valeurs !

alors dis-nous quelles valeurs défend chaque camp stp ?

J J-J dit: 25 mai 2026 à 7h54

@ 7.27 Disposeriez-vous en archives privées d’une image de Ludmila Beloussova et d’Oleg Protopopov qui patinaient jadis comme de splendides dieux soviétiques, sous les commentaires inspirés de Léon Zitrone ? Mer si possible pour le lien de retour – Bàv,

puck dit: 25 mai 2026 à 7h56

exemple au hasard : laisser Finky raconter des mensonges absurdes sur ses 45.000 manifestants tuées en Iran c’est pas trop le genre de valeur que j’ai envie de défendre !

je veux dire le mensonge à mon sens ne fait pas trop partie de nos valeurs à défendre.

JC..... dit: 25 mai 2026 à 8h00

Ne nous mentons pas : le mensonge est la première des vertus, à pratiquer sans repos ……

puck dit: 25 mai 2026 à 8h01

exemple au hasard : la BBC a trafiqué un discours de Trump pour lui faire dire ce qu’il n’avait pas dit.

Trump a dit je vais les attaquer en justice !

les journalistes ont dit Trump s’en prend à la liberté d’expression !

parce que pour nos journalistes pouvoir manipuler des discours ça fait partie de leurs valeurs.

un enfant quand il ment on le punit !

ça fait partie de l’éducation pour lui apprendre qu’il ne doit pas mentir.

la BBC c’est pareil : ils doivent être punis !

et s’ils pensent vraiment que mentir fait partie de leurs valeurs alors ils doivent disparaître !

pour défendre nos valeurs, avant de s’attaquer à des menaces russes ou islamiques imaginaires il faut déjà commencer par faire le ménage dans notre maison !

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 8h01

Les danseuses de renato n’ont rien à voir avec les patineuses du gros Léon, JJJ !

puck dit: 25 mai 2026 à 8h07

et là on en revient à Hamlet : s’il s’invente un monde imaginaire où il pourra défendre ses valeurs morales c’est juste parce qu’il est incapable de décider de sa propre vie !

ce délire qui né dans sa tête ne vient pas de problèmes extérieurs à lui, ils viennent de sa propre maison.

comme Hamlet est incapable de faire le ménage dans sa tête il part en croisade dans une guerre du Bien contre le Mal !

c’est là où la littérature peut venir en aide à une société quand elle traverse des crises existentielles !

encore faudrait-il que les lecteurs sachent lire !

si on ne sait pas lire alors les livres ne servent plus à rien !

Christiane dit: 25 mai 2026 à 8h18

Étrange livre, cher Pierre Assouline, que je viens de refermer. Un songe comme celui qui s’éveillait dans la pénombre quand il guettait le sommeil, enfant.
Bien sûr, il évoque Shakespeare, abondamment et le théâtre qui le passionne. Erudit et ayant lu les biographies qu’il cite.
Mais il y a autre chose dans ce livre qui aspire dans un flot qui aurait pu être calme et sans danger. Il ne peut s’empêcher d’esquisser cette ombre dans les dernières pages. La mort. La mort de sa fille… Et ce mot « rien » qui envahit la fin du livre. Ce mot qui vacille dans le titre, ce mot qui lui fait culbuté chaque phrase en son contraire. La torpeur langoureuse de son écriture, comme on s’y s’en bien… Mais il semble dire : ne me suivez pas. Là où je vais m’appartient. Le royaume des ombres, si cher à Shakespeare…
Très beau livre, mystérieux qui n’est pas celui qu’il semble être. Dommage que plus de lecteurs ne s’y soient risqués. Ils parlent d’autre chose, souvent c’est intéressant mais c’est autre chose. Manifestant un semblant de désintérêt pour ce livre. Peut-être ont-ils senti que ce livre qui vous a émerveillé est frappé du sceau de linconnaissable. SHAKESPEARE, QUELQU’UN, TOUT LE MONDE, ET PUIS PERSONNE.

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 9h26

Dans la maison, mai c’est comme octobre, avant et après que le chauffage central soit ouvert ou fermé.
Mois de transition où l’on jongle entre le chauffage d’apoint (le semaine dernière) et la climatisation (aujourd’hui).
Merci Dyson !

Alfred dit: 25 mai 2026 à 9h50

Celui qui, dans sa vie, pratique le mensonge sans repos ni répit, avec ou contre ses semblables, parcqu’il faut bien mentir pour pouvoir continuer à vivre.

Chantal dit: 25 mai 2026 à 9h59

La France est douloureusement coupée en deux !
D’un côté les pro Patrick Bruel, de l’autre, les anti.

Les souvenirs remontent car je l’ai rencontré dans un club privé où on allait prendre un verre avec mon cousin après le boulot. Cela date un peu je me souviens qu’il m’avait accostée sur la piste de danse et proposé une place pour aller le voir en concert. A l’époque j’étais fiancée, et bon je sentais confusément que çà allait me créer des problèmes. Il m’a demandé si j’étais venue seule, j’ai répondu franchement que j’étais en afterwork avec mon cousin. Il a un peu tiqué puis a été le voir dans le coin du bar. Ta cousine n’est pas très relax, je l’invite à mon concert et elle refuse. J’étais un peu mal prise, car après dans la voiture en me raccompagnant, le cousin m’a reproché d’avoir été sèche avec Bruel, en bon commerçant il pensais mettre un peu de glamour dans ses affaires. Mais je savais aussi que c’était un gros dragueur, car l’été précédent il était sorti avec la cousine d’une de mes copines, et çà avait mal fini. Bon comme elles étaient très fan de lui, j’imagine qu’elles doivent se poser des questions aujourd’hui. Ce qui m’a fait un peu bisquer j’avoue c’est qu’il était accompagné de Vincent Lindon un acteur que j’aime beaucoup très sympa et un peu timide et réservé, j’ai quand même pu avoir un brin de conversation, mais je sentais que c’était tendu.

Coincidence hier je n’avais pas envie de lire mais de humer l’air de la campagne j’ai découvert un coin ravissant avec une magnifique vasque à nénuphars, j’ai pensé à Ophélie par association d’image. Elle me fait aussi penser aux créatures belle époque que l’on retrouve sur les sgraphites en façades de certains maisons art déco. Vaporeuses et dont on ne sait pas grand chose.

D. dit: 25 mai 2026 à 10h22

Je pense que si ça avait éte moi à la place de Chantal, elle aurait dit oui.
Seulement voilà, je n’ai jamais mis les pieds de toute ma vie dans un club privé ou pas privé et ça ne risque pas de changer.

D. dit: 25 mai 2026 à 10h26

Ah oui : et puis je ne donne plus de concert. Je me suis retiré de la scéne assez tôt.

Vedo dit: 25 mai 2026 à 10h34

Tiens, c’est drôle, je vais aussi « repasser au Samsung qui me convient mieux ». Notamment parce j’écris en anglais et en français, et le Samsung comprend tout de suite de quelle langue il s’agit. A propos du « long linceul » ne s’agirait-il pas de Baudelaire et du « long linceul qui s’étend à l’orient »?
De Yourcenar, surprise de découvrir que « 1’Ile des Monts Déserts » n’a rien de désertique, et que sa maison est dans un quartier bien résidentiel tout ce qu’il y a de propret. La relation entre des âges très distants peut être quelque chose d’unique à condition de ne pas se prendre pour ce qu’on n’est pas.

Chantal dit: 25 mai 2026 à 10h39

cela m’évoque aussi le poème de Rodenbach

Ophélie a laissé sombrer à pic ses nattes
Qui se sont peu à peu tout à fait dénouées
Ses yeux ouverts sur l’eau sont comme deux stigmates;
Ses mains pâles sont si tristement échouées;
Pourtant elle sourit, sentant sur son épaule
Ruisseler tout à coup sa chevelure immense,
Qui la fait ressembler au mirage d’un saule.
«Suis-je ou ne suis-je pas ? » a songé sa démence…
Les cheveux d’Ophélie envahissent l’eau grise,
Tumulte inextricable où sa tête s’est prise;
Est-ce le lin d’un champ, est-ce sa chevelure,
L’embrouillamini vert qui rouit autour d’elle ?
Ophélie étonnée a tâché de conclure :
«Suis-je ou ne suis-je pas ?», songe-t-elle, fidèle
Au souvenir des mots d’Hamlet, seigneur volage.

Ses cheveux maintenant se nouent comme un feuillage
Qui jusqu’au bout de l’eau, sans fin, se ramifie.
Ophélie est trop morte, elle se liquéfie…
Les bagues ont quitté ses mains devenant nulles;
Ses derniers pleurs à la surface font des bulles;
Ses beaux yeux, délogés des chairs qui sont finies,
Survivent seuls, au fond, comme deux actinies.
Et ses cheveux verdis, dont la masse persiste
Dans les herbes aquatiques qui leur ressemblent,
Sont si dénaturés d’avoir trempé qu’ils semblent
Un fouillis végétal issu de cette eau triste.

(Georges Rodenbach)

Cette Ophélie dont on retrouve le visage à la fin de Bruges la morte

rose dit: 25 mai 2026 à 10h58

La relation entre des âges très distants peut être quelque chose d’unique à condition de ne pas se prendre pour ce qu’on n’est pas.

vélo
parlez-vous du dernier amant ?

Chaloux dit: 25 mai 2026 à 10h58

Non, Vedo, il s’agit bien d’une lettre de Flaubert, à propos de la Manette Salomon des frères Goncourt, chef-d’oeuvre trop ignoré. Certains critiques ne vont-ils pas jusqu’à prétendre que sans ce livre il n’y aurait pas de seconde Éducation sentimentale? Commentaire de Flaubert, qui sait de quoi il parle: « Mais c’est à lire néanmoins ».

(Certes, cette montée brutale des températures a des côtés désagréables, mais quel bonheur de retrouver la belle saison. Impression de rentrer enfin d’un pénible voyage).

Claudio Bahia dit: 25 mai 2026 à 11h06

Elle me fait aussi penser aux créatures belle époque que l’on retrouve sur les sgraphites en façades de certains maisons art déco. Vaporeuses et dont on ne sait pas grand chose.

Mucha ?

Alfred dit: 25 mai 2026 à 11h45

Il fait chaud et je suis à poil chez moi.
Chaleur et nudité en France aborigène ou africaine !

puck dit: 25 mai 2026 à 11h52

le truc que j’aime bien chez Bruel c’est ce grand écart entre ce qu’il dit et ce qu’il est.

en fait quand il parle, il ment.

du coup je le trouve à l’image de ce que nous sommes.

Alfred dit: 25 mai 2026 à 11h53

Dans l’avenir, on sera obligé de revenir à l’état sauvage, de vivre comme des babouins, à cause du changement climatique.
Le singe est l’avenir de l’homme !

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 11h56

« quand il parle, il ment, je le trouve à l’image de ce que nous sommes. »

Parle pour toi, puck !

puck dit: 25 mai 2026 à 11h57

après Bruel n’est pas le seul à mentir.

Finky aussi ment sur France Culture et personne ne vient le corriger.

le mensonge est devenu la grande spécificité de nos pays occidentaux.

exemple au hasard : les iraniens ne mentent jamais !

s’il y a un truc qu’ils veulent cacher il n’en parle pas.

par contre quand ils disent un truc c’est vrai.

les russes et les chinois c’est pareil.

alors que nous nos journalistes et nos politiques disent les iraniens ont tué 45.000 manifestants, ou la Russie veut envahir l’Europe ou représente une menace existentielle pour la France etc…

sans que personne ne vienne dire : hého là ce que vous dites est soit une erreur soit un mensonge.

pourquoi : parce que les mensonges, les hypocrisies et la désinformation font partie intégrante de nos vlaurs démocratiques.

la question étant : à partir de quel seuil on cessera d’appeler ce bordel une démocratie ?

FL dit: 25 mai 2026 à 11h58

Simon Leys n’est même pas mentionné dans la page du Maitron consacrée à Maria Antonietta Macciocchi ! Alors que l’émission d’Apostrophe de 1983 reste le seul moment dans la pauvre vie de Maria Antonietta Macciocchi où il s’est dit quelque chose de vrai. Leys n’est même pas mentionné !

Inutile d’ajouter qu’il n’y a pas non plus de page Simon Leys dans le Maitron alors qu’il a consacré de nombreuses oeuvres au démontage d’une ineptie d’ultra gauche. Et donc à mon avis il a toute sa place dans le Maitron.

https://maitron.fr/macciocchi-maria-antonietta/

puck dit: 25 mai 2026 à 12h00

jazzman quand on répète bêtement comme toi ce qu’on lit dans le Parisien je pense que t’es très mal placé pour donner des leçons de vérité.

pas vrai « monsieur la Russie veut coloniser l’Ukraine »

mais chez toi c’est plus de la connerie que du mensonge.

puck dit: 25 mai 2026 à 12h02

alors que chez Bruel c’est pas de la connerie, au contraire !

il sait ce que les gens veulent entendre, d’où son discours mielleux sur le thème « on est tous des frères » qui sert surtout à attirer les dames dans son salon de massage.

Epstine aussi était un fan du massage.

sauf qu’Epstine avait au moins l’avantage de ne pas être un hypocrite comme Bruel.

FL dit: 25 mai 2026 à 12h07

« Leys : Ce mythe c’est au fond que le maoïsme c’est la rupture avec le stalinisme.

– Macciocchi : Ca c’est vrai. » (2:04)

Il y a des paragraphes dans le « Tel Quel » de Philippe Forest sur ce « mythe ».

puck dit: 25 mai 2026 à 12h09

après Bruel heureusement qu’il s’est pris un pseudo, ça évitera aux journaliste de modifier la prononciation de son nom comme pour Epstine…

celui qui m’a hyper étonné de trouvé dans les potes d’Epstine c’est Ehud Barack.

Chomsky c’est différent : il s’est fait pote avec Epstine pour qu’il lui présente son ami Ehud Barack parce qu’il voulait lui demander de changer la politique d’Israël.

puck dit: 25 mai 2026 à 12h13

j’espère qu’un jour un éditeur français publiera les mails du dossier Epstine.

perso j’en ai lu des centaines et j’avoue que cela apporte sur le monde un éclairage nouveau.

comme la transparence est une des valeurs de la démocratie normalement cela ne devrait pas tarder.

puck dit: 25 mai 2026 à 12h15

la peur : ça aussi on le retrouve dans Hamlet.

ce qui le pousse à la dinguerie c’est àa la fois son incapacité à choisir et aussi la peur de choisir sa vie.

du coup Hamlet montre que la peur est un truc qui génère de la dinguerie.

ce qui devrait aussi servir d’enseignement.

puck dit: 25 mai 2026 à 12h23

Hamlet pense qu’il n’a pas d’avenir, du coup il s’invente un monde imaginaire qui va lui permettre d’échapper l’inexistence d’avenir.

en fait il y a un million de trucs qui rendent Hamlet hyper actuel !

sauf que déjà il ne faut pas avoir pêur de le lire vraiment.

et pas faire d’Hamlet un autre monde imaginaire hyper romantique avec une Ophélie sortie d’un truc de Lamartine.

après peut-être que quand on vit dans un monde imaginaire où l’on veut faire du moindre évènement un combat pour défendre ses valeurs et la mémoire de Jaurès, peut-être que tout ce qu’on lit on le fait entrer dans ce truc imaginaire ?

du genre WS grand auteur romantique, né en 1812 et mort en 1876, inspiré par l’idéalisme allemand…

Rosanette dit: 25 mai 2026 à 12h24

@vedo
le vers que vous citez vient du sonnet de Baudelaire qui commence par  » « sois sage o ma douleur »
voutre citation comporte une legere inexactitude « un long linceul traînant l’orient  » doit remplacer s’etend à l’orient » que vous citez ;
Adolscente j’aimais beaucoup ce poeme que m’avait fait dcouvrir une merveilleuse prof; et ,par chance, j’ai eu à l’expliquer à l’oral du BEPC ;Depuis il est installé dans ma memoire

Vedo dit: 25 mai 2026 à 12h36

Rose,

Je parlais à propos des commentaires sur le « dernier amant » de Y., mais cette relation ne m’intéresse pas. (Comment comprendre celles des autres quand on ne comprend pas bien les siennes?). Non, je parlais en général, et aussi d’expérience. Et justement, une grande différence d’âge permet de se libérer de ce côté « captateur » des relations (ce qui ne semble pas le cas du « dernier amant »). Si je peux oser, je ne comprends pas comment Goethe ne semble pas avoir progressé de Frederike Brion (« Il breche Dich, Röslein auf der Heiden ») à Ulricke von Levetsov. La magnifique Elégie de Marienbad peut apparaître, finalement, comme limitée par une sorte d’égoïsme. (Projet d’été, relire « Ein liebender Mann » de Martin Walser).

renato dit: 25 mai 2026 à 12h41

“ Le pape Léon XIV présente des excuses historiques pour le rôle du Saint-Siège dans la légitimation de l’esclavage et son inaction face à son incapacité à le condamner pendant des siècles. « 

Vedo dit: 25 mai 2026 à 12h46

Rosanette,
Plaisir de vous lire. Merci, ma mémoire me joue des tours, comme la frappe chez vous ( 🙂 ) « trainant à l’orient ». Ma strophe préférée est la deuxième. Je n’oserais pas faire de commentaire tellement elle est dense. (Cependant, je ne comprends pas très bien la troisième strophe).

rose dit: 25 mai 2026 à 13h02

rosanette et vedo

le voici.
https://www.poetica.fr/poeme-701/charles-baudelaire-recueillement/

Quelle merveille !
Ce n’est pas moi qui me hasarderai à commenter tel talent insurpassable !
C’est un sonnet composé de deux quatrains suivis de deux tercets, chaque vers est un alexandrin.

Ceci au prix, ai-je cru reconnaître, de deux diérèses.
Un doué ici bas, poète de son état, va nous parler de la métrique.

Rosanette,
l’avez-vous appris par cœur ?
Vedo,
le long, long mais alors long linceul, était pour moi celui exposé au dôme de Turin, durant les fêtes Pascales. Qui porte les marques et de le crucifixion et du coup de lance du soldat.

rose dit: 25 mai 2026 à 13h04

Christiane, pour elle, fait partie des premiers, aux uns portant la paix.
Quelle chance inouïe !
Et, de surcroît, la nuit lui appartient.

rose dit: 25 mai 2026 à 13h06

Christiane, pour elle, fait partie des premiers, aux uns portant la paix.
Quelle chance inouïe !
Et, de surcroît, la nuit lui appartient.
Double bingo.
Tandis que d’autres* èrent, pauvres hères, dans des tourments infinis.
* dont je suis parfois, quoique la nuit ne soit pas mon ennemie. Mais ma vraie amie est l’aube.

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 13h09

Qui pour parler de ce livre écrit avant la fatwa d’Annie Ernaux ?

« J’ai vu s’éteindre, à Siom, sur les hautes terres limousines, entre les années 60 et le début de ce nouveau millénaire, le monde rural dans lequel je suis né. J’ai vu finir une civilisation qui avait duré des siècles. Ils sont tous morts, les Bugeaud comme toutes les grandes familles siomoises, et c’est pourtant parmi eux, hommes et femmes que j’ai vus vivre et que je croyais immortels, que j’erre aujourd’hui, perdu ou sauvé par l’écriture, ombre parmi les grandes ombres de Siom. »

(Richard Millet, «Ma Vie parmi les ombres », Gallimard)

Rosnette dit: 25 mai 2026 à 13h11

@christiane
ce post vous est personnellement destiné
Après avoir lu votre dernier post sur le livre de Guillaume Erner du 23 mai j’ai eu envie de continuer cette conversation avec vous sur un livre que nous avions toutes deux aimé, et j’avais écrit ce que j’aurais voulu vous dire
Puis j’ avais renoncé a le poster par crainte de squatter indument le commentarium avec un texte trop long qui n’intéresse que vous ou moi
Je me décide aujourd’hui à vous l’adresser tout invitant les autres commentateurs à le zapper tout ce qui suit.
Le livre d’Erner montre aussi avec beaucoup de justesse tout ce qui séparait les deux dernières générations qui se sont succédé au sentier et leur manière différente de faire du Schmates
Il y a ceux d’avant; tels les parents de l’auteur ,des Ashkenaz immigrés qui gagnaient- leur vie -souvent très bien -en fabriquant des vêtements de qualité ,dans des petits ateliers à gestion paternaliste ,ceux qui sont bien représentés dans la pièce de Grimbert qui s’intitule précisément l’Atelier
Ils appartenaient à des lignées qui détenaient depuis des générations une vraie maîtrise de ce savoir-faire , traditionnel chez les juifs ,car on est est sûr de pouvoir continuer à en vivre partout où la persécution vous enverra ;
Ces artisans n’etaient pas que des travailleurs manuels, ils étaient nombreux à nourrir une vive appétence pour l’étude et les choses de l’esprit ; le presseur du roman d’Erner , familier de Dostoïevski, n’était pas cas , mais une figure typique de ce monde où l’on coupe, l’on presse, l’on coud ,mais aussi où on lit.
Et ,encore plus la guerre quand ils étaient nombreux au sein de ces ateliers a être les survivants de familles décimées par la Shoah ,ces gens étaient habités de la « jüdische Angst »héréditaire , fruit de siècles de persécution et de rejets , qui projetait son ombre d’inquiétude et de méfiance dans les rapports avec les autres ,et les avait depuis toujours formatés à vivre dans la discrétion leur identité juive
J’ai bien connu dans les dernières années de sa vie un personnage qui est typique de ce Sentier d’avant .C’était un survivant de la Shoah ;il « faisait dans la maille » ayant repris en rentrant d’Auschwitz l’atelier de son père ;il en avait vécu confortablement jusqu’au jour où ,sa pelote faite, cet homme ,qui avait beaucoup lu et aimait écrire ,a choisi d’écrire pour de bon :ce furent d’abord des polars à succes ayant le Sentier pour toile de fond et plus tard un magnifique livre sur ses souvenirs de l’enfer. Il s’appelait Joseph Bialot
Puis est arrivée au Sentier la nouvelle vague, celle les juifs pieds -noirs , enfants de ces français dits « rapatriés » qui avaient dû quitter les colonies françaises du Maghreb, notamment ceux d’Algerie arrivés « décret Crémieux en bandoulière » comme l’ecrit Guillaume Erner ,bien remontés contre de Gaulle qui les avait floués en leur laissant croire qu’il les avait compris
Ces jeunes ont fondu sur le quartier ,en Rastignacs de la fripe , et la chance leur a souri.
A la différence de leurs prédécesseurs , ils sont entrés dans le schmates au moment de sa mutation , non en fabricants , mais en commerçants , faisant produire à l’extérieur pour pas cher des produits médiocres et les revendant bien (trop ?)cher, grâce à un marketing imaginatif et malin basé sur marques et franchises ,
ils ont fait ce que faisaient « la -bas »,mutatis mutandis , leurs parents négociants en « tissus indigènes » ou « denrées coloniales » ,en dignes rejetons d’un monde où la compétence professionnelle c’’était de savoir bien acheter et bien savoir vendre ;un monde où l’on était peu porté aux préoccupations intellectuelles , où l’identité juive ne craignait pas de s’afficher, et ne passait ni par les interrogations existentielles ni par la familiarité avec le talmud ou le pilpoul
Résultat sans doute de siècles d’imprégnation méditerranéenne ,ces conquérants, au surmoi triomphant , arrivaient dans le métier lestés d’une formidable assurance, d’une inébranlable confiance dans l’avenir et d’une aptitude exceptionnelle à la joie de vivre
Goût intense de la vie associé au goût du fric. Pas le fric qu’on entasse , mais celui qu’on dépense ,qu’on dilapide même , de manière souvent voyante , pour soi-même bien sûr, mais aussipour les autres ; ivresse d’un richesse toute neuve alimentant une sorte d’ubris qui s’exprimait dans l’acquisition et la possession de tous les marqueurs coûteux et visibles de la réussite matérielle ,voitures ,montres de luxe appartements dans les beaux quartiers et pied -a-terre à Deauville ou Miami.
Comme si pour raconter le sentier on passait ,d’une génération à l’autre ,du noir et blanc à la couleur.

rose dit: 25 mai 2026 à 14h08

Rosanette et Christiane,

je n’osais pas trop moi non plus, mais :
je cherche un fourrure, trou comme l’ongle de mon pouce à un béret que j’aime trop.
L’année de mes vingt cinq ans, on m’y fêta les catherinettes, j’ai encore le saladier rond offert à cette occasion, un commerçant/ couturier ? du Sentier nous emmenait deux à trois l’an des vêtements superbes ayant un petit défaut, invendables ; dont une jupe longue rayée bleue et blanche qui se porterait bien à Deauville. Nous avions les soldes à l’école maternelle. Une me questionnait « mais avec les gâteaux que tu fais, tu n’as pas encore trouvé un mari ? ». Toute mon amélioration a porté sur les gâteaux et rien sur les maris, le pot au noir. Un, un jour, me prit pour m’emmener chez lui. Les gens, certains, savent de quoi je suis capable. Chez lui, nous sommes restés en bas, derrière la porte d’entrée, il y avait des hurlements atroces ( pires que les hou-hou de Mme XYD qui sont déjà atroces.) M’a dit « mon fils est autiste.»
Il hurlait. Il n’a rien rajouté mais j’ai compris que lui, il vivait cela. Cette situation intenable. Évidemment que dire c’est se sauver la vie.

rose dit: 25 mai 2026 à 14h09

je cherche un fourreur ( je n’ai pas déconnecté la correction automatique). Crénom.

rose dit: 25 mai 2026 à 14h21

Vedo

De Goethe, j’ai deux choses à dire de mon petit carnet que j’irai consulter.

Non sur l’écart d’âge, puisque, immanquablement il vous rattrape.
La maturité des filles bien formatée par leurs mères, est en contradiction totale avec l’infantilisme des garçons et leur côté roi d’Espagne.
L’âge est ce qu’il est, et implacable.
Quoique, l’amour est ce qu’il est et immarcessible.
J’ai eu un cours sur Bourguiba au fort Saint Nicolas. Ai cherché ds wikipedia. Sa première femme, mère de son fils, treize ans de plus. Sa seconde, neuf ans de moins, lorsqu’il est devenu vieux l’a largué. Repose dans le mausolée sa vieille femme.
Il n’y a pas de recette.
Pour les gâteaux, oui.

Et quand même, je reste époustouflée par les vieilles peaux qui s’amourachent de minets comme C de Rocancourt. Alors qu’elles sont intelligentes.

Christiane dit: 25 mai 2026 à 14h40

Bonjour, Rosanette. J’ai lu avec attention cet approfondissement des coutumes des habitants du Sentier, surtout ceux concernés par la création puis par le commerce de la « fripe ».
Que de douleur et de douceur en ces lignes…
Ce quartier, avant le livre de Guillaume Erner, avant votre commentaire était pour moi tellement autre. J’arpentais – sauf le samedi-la rue des Rosiers et les rues avoisinantes surtout comme un quartier pittoresque et étrange. Plutôt que des magasins de « fringues », j’ai le souvenir de magasins d’alimentation casher, de restaurants dont le fameux Goldenberg qui fut le lieu d’un massacre antisémite. Je me souviens… des boutiques d’objets de culte, des enseignes en caractères hébraïques, des passants âgés qui parlaient une langue que je ne connaissais pas. Je me suis souvent attablée pour déguster des falafels, écrivant et dessinant entre deux.
Je me promenais jusqu’à la rue de Turenne ou un certain MC m’indiquait des expos à ne pas manquer dans ses galeries préférées. Je cherchais les traces d’un passé médiéval (le chemin de ronde de l’enceinte de Philippe Auguste), des vieilles maisons, des cours cachées par de grands portails, des ferronneries.
Donc tout a commencé au début du XXe siècle quand les réfugiés d’Europe Centrale (Pologne surtout), de la communauté Ashkénaze, sont arrivés cherchant à fuir les persécutions qui habitaient leur mémoire. Puis l’arrivée des rapatriés d’Afrique du nord, sépharades. Vous expliquez très bien ce changement dans le domaine de la confection et du commerce du vêtement. Il y a eu un film, « La vérité si je mens » avec Richard Anconina, drôle et triste qui ressemble à ce que vous dites. Guillaume Erner raconte le quartier différemment car s’y mêle des souvenirs d’enfance, d’appartenance à ce milieu artisanal et pas mal de réflexions philosophiques. Quand je l’écoute, le matin, sur France Culture, je me dis : Dire qu’il a écrit ce livre incroyable, dire qu’il a vécu cette vie déroutante…
Voilà qu’à vous deux vous faites de ce quartier, le quartier des Archives ! Pas très loin des Archives nationales, un lieu que j’aime. Et tout ce quartier et ces rues alentour dont les noms chantent, rue Vieille-du-Temple, rue de Thorigny et L’hôtel Salé, rue des Francs-Bourgeois, rue des Blancs-Manteaux, rue de Sévigné… Tout un passé proche auquel je suis heureuse d’ajouter le témoignage de Guillaume Erner et le vôtre.
Merci, ça me fait chaud au cœur.

renato dit: 25 mai 2026 à 14h41

Si l’intelligence pouvait avoir une emprise sur toute forme d’affection, impulsion de l’esprit, mouvement psychique, émotion ¬— qu’elle reste enfouie dans l’éprit qu’elle soit dirigée et projetée vers autrui —, on le saurait.

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 15h01

Rosanette et Christiane, sur le même sujet et les mêmes lieux, il y a aussi, à ne pas manquer, la trilogie des «  Rendez-vous au métro Saint-Paul », « Nouveaux rendez-vous au métro Saint-Paul » et « Derniers rendez-vous au métro Saint-Paul » de Cyrille Fleischman.
Des fragments de mémoires en formes de courtes nouvelles : la quintessence de l’humour juif : vachement drôle…
https://www.ledilettante.com/product/derniers-rendez-vous-au-metro-saint-paul/

rose dit: 25 mai 2026 à 15h08

Que de salamalecs dans la vérité si je mens.

renato,

j’aime d’autant plus échanger avec vous que je ne suis jamais d’accord.
Un jour, peut-être, me convaincrez-vous de quelque chose, qui sait ?

Christiane dit: 25 mai 2026 à 15h16

Merci, Jazzi. Il a l’air sympathique ce récit. Je note.
Bonjour, Rose, oui un divertissement. Mais quelques scènes fines. J’ai beaucoup aimé le livre-mémoire de Guillaume Erner. Cet homme écrit net et profond et la réaction de Rosanette.

renato dit: 25 mai 2026 à 15h33

Je n’ai jamais accordé d’importance au fait d’être d’accord ou non avec les autres.

renato dit: 25 mai 2026 à 15h46

J’ai rencontré plus d’une personne qui, malgré leur intelligence et culture, sont tombé sous le coup d’un coup de foudre tard dans la vie, et pas toujours pour des jeunes.

closer dit: 25 mai 2026 à 16h56

Je viens de finir les souvenirs de Daudet, « 40 ans de Paris ». Le dernier chapitre « Ultima » est aussi beau que bouleversant; il raconte le dernier séjour d’Edmond de Goncourt dans la maison de campagne des Daudet et sa mort dans cette maison entouré de ses amis…
Beau cadeau que m’a fait la médiathèque en mettant ce livre sur un présentoir.
Maintenant, je vais revenir à la géopolitique avec Pascal Boniface et Pierre Lellouche…

Rosanette dit: 25 mai 2026 à 17h07

Je crois avoir lu que la femme de Daudet etait unefigure des milieux littéraires de l’époque et qu’elle avait crée le prix fFemina ;est-ce bie d’elle qu’il s’agit?peut- etre ma mémoire me trahit -elle ?

puck dit: 25 mai 2026 à 17h14

Romeo et Juliette en fait c’est une critique du coup de foudre.

là encore c’est un truc de WS qui devrait nourrir la pensée de notre époque parce que c’est une critique des décisions prises sous l’emprise des émotions.

WS montre le côté irresponsables des gens qui prennent des décisions à partir de leurs seules émotions.

là encore nous sommes à donf là denands.

je veux dire les médias et les politiques ne font que ça : jouer sur les émotions sans laisser de place à la réflexion.

d’où leur côté totalement immature.

sauf qu’ils choisissent les émotions qui les arrangent.

exemple au hasard : les 2 missiles qui ont tués les écolières iraniennes et leurs enseignants, là, face à ce crime odieux contre l’humanité il y avait matière à créer de l’indignation !

mais comme c’était des enfants iraniens il n’y avait pas lieu de s’émotionner.

le même truc en Ukraine : 2 missiles russes qui tobent sur une école et tuent tous les écoliers : là on imagine le ramdam médiatique.

par contre quand un missile ukrainien qui tombe sur un dortoir dans le Donbass : comme les médias n’en ont pas parlé pendant 8 ans ils vont pas en parler maintenant vu que maintenant on sait où est le Bien et où est le Mal.

puck dit: 25 mai 2026 à 17h19

en fait les médias nous font du Roméo et Juliette à géométrie variable.

quand les victimes sont des iraniens, des russes ou des palestiniens ça ne doit susciter aucune émotion.

ça nous laisse de marbre…

là encore c’est pas nouveau : l’esclavage c’était déjà ça : donner une valeur différentes à certaines vies humaines.

comme quoi le temps passe mais l’occident reste identique à lui-même…

et il le restera jusqu’à la fin.

c’est ça que certains appellent nos valeurs…

Vedo dit: 25 mai 2026 à 17h27

Rose,
Nous n’avons pas les même parcours et nous sommes pas sur la même longueur d’onde. Bien à vous.

lulu dit: 25 mai 2026 à 18h14

@ Rosanette . Vous évoquez Joseph Bialot . J’avais lu plusieurs de ses romans policiers et le récit de sa déportation à Auschwitz , » C’est en hiver que les jours rallongent » . Je lui avais écrit pour lui dire que j’avais admiré son récit . Un soir ,en rentrant chez moi, le téléphone sonne et j’ai pu dialoguer avec lui . Son appel m’avait profondément ému.

closer dit: 25 mai 2026 à 18h17

Rosanette, selon wiki, le prix Femina fut créé par 22 collaboratrices du magazine « La Vie Heureuse ». Julia Daudet en faisait partie et était dans le premier jury présidé par Anna de Noailles…
La notice wiki la concernant nous dit qu’elle a été dans les premières lectrices de Proust et l’a vivement encouragé.

Claudio Bahia dit: 25 mai 2026 à 18h20

Chantal dit: 25 mai 2026 à 11h24
@ claudio bahia : Mucha ou Privat-Livremont

mais quelle intéressante découverte je viens de faire grace à vous !
le texte dit que Shaerbeek était un peu le Montmartre de Bruxelles. Je m’imagine que, comme le Montmartre d’aujourd’hui, Shaerbeek a aussi dû avoir changé beaucoup…..
J’ai habité Avenue du (ou des) fusain, vers 1963-1964

et alii dit: 25 mai 2026 à 20h00

Une vie de fêlé de Jonathan Boismard
Heurs et malheurs d’un patient ordinaire
En librairie le 29 mai
[Éditions lundimatin]

Jean Langoncet dit: 25 mai 2026 à 20h15

De la bipolarité de ceux qui sèment la barbarie, non seulement à Gaza (si l’on inclut Jérusalemn Est, faut-il parler de tripolarité ou d’obsession criminelle ?) ; ceci n’est pas du théâtre, se voudrait-il « classique »

« Un enfant palestinien tué chaque semaine depuis janvier 2025 en Cisjordanie occupée

70 enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée depuis janvier 2025, a dénoncé mardi 12 mai l’Unicef, qui précise que 93 % d’entre eux ont été tués par l’armée israélienne.

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis janvier 2025, a dénoncé mardi 12 mai le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Les enfants paient un prix intolérable en raison de l’escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est », a déclaré James Elder, porte-parole de l’Unicef.

« Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd’hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien », précise-t-il, indiquant qu’il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

65 enfants tués par les balles israéliennes

93 % des enfants tués, soit 65, l’ont été « par les forces israéliennes », et « la plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l’ont été par des balles réelles », a également indiqué James Elder. Selon l’ONU, le mois de mars a enregistré le plus grand nombre de Palestiniens blessés par des colons israéliens depuis au moins 20 ans, a souligné le porte-parole, faisant état d’enfants « blessés par balle, poignardés, battus et sprayés au poivre ». »

L’Humanité, La rédaction, Publié le 12 mai 2026

Jean Langoncet dit: 25 mai 2026 à 20h24

@D. dit: 25 mai 2026 à 19h13
« EVACUEZ VOTRE AMBASSADE »

Faut-il remercier calimero de relayer cet appel du régime de Vlad l’Empaleur, ou y voir un sommet de perversion cynique et de cruauté ?

rose dit: 25 mai 2026 à 20h38

Jean Langoncet

je vous remercie de votre obstination.
Un jour, on saura que vous avez été ce témoin courageux, qui n’a jamais baissé les bras, et qui toujours, à témoigné.

D. dit: 25 mai 2026 à 20h49

Ni l’un ni l’autre, Jeannot-Censeur. Je n’ai pas à te répondre, par ailleurs et tu vois je le fais pourtant.

J J-J dit: 25 mai 2026 à 20h52

Dans Magnifica Humanitas, la première encyclique du jour de notre ami Léon 14, j’ai notamment retenu ceci (et je nous laisse découvrir la suite qui dénote une position prudente et mesurée sur avantages et incovénients de l’IA, comme on le trouve dans les copies du bacho.
D’une manière générale, j’aime bien quand les papes nous donnent leurs conseils. Je les préfère à ceux de Finkielkraut et autres Luc Ferry. Je sais pas, vous…
————–
(fragment copié-collé aux Portes du Vatican)

« L’intelligence artificielle

97. Ce n’est pas mon intention de proposer ici une analyse sur l’intelligence artificielle, ni de s’attarder sur une bibliographie désormais très abondante ; il existe déjà des contributions faisant autorité, y compris dans le domaine ecclésial, auxquelles il est possible de se référer. [123] Je me limiterai à rappeler quelques éléments essentiels pour un discernement moral et social qui préserve le primat de la personne, afin que ce soit toujours l’intelligence humaine, avec sa conscience et sa liberté, qui guide les innovations techniques et en établisse avec responsabilité l’usage et les limites.
98. Il convient de formuler deux remarques préliminaires : la première est que toute affirmation concernant l’IA risque de devenir rapidement obsolète, compte tenu de la vitesse impressionnante à laquelle ces systèmes évoluent. La seconde est que nous tous, y compris ceux qui les conçoivent, en savons peu sur leur fonctionnement réel. Les intelligences artificielles modernes sont en effet davantage “cultivées ” que “construites” : les développeurs n’en conçoivent pas directement chaque détail, mais créent une architecture sur laquelle l’IA “se développe”. En conséquence, des aspects scientifiques fondamentaux – tels que les représentations internes et les processus computationnels de ces systèmes – restent pour l’instant inconnus. Il en résulte donc l’urgence d’un double engagement : d’une part, un approfondissement de la recherche scientifique ; d’autre part, un exercice de discernement moral et spirituel.
99. Il n’est pas possible de donner une définition univoque et complète de l’IA. Ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’il faut éviter l’erreur consistant à assimiler cette intelligence à l’intelligence humaine. Ces systèmes imitent certaines fonctions de l’intelligence humaine. Ce faisant, ils la surpassent souvent en termes de vitesse et d’ampleur de calcul, offrant des avantages concrets dans de nombreux domaines. Et pourtant, cette puissance reste exclusivement liée au traitement des données : les prétendues intelligences artificielles ne vivent pas d’expérience, ne possèdent pas de corps, ne connaissent ni la joie ni la douleur, ne mûrissent pas dans la relation, ne savent pas de l’intérieur ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié, la responsabilité. Elles n’ont pas de conscience morale : elles ne jugent pas le bien et le mal, ne saisissent pas le sens ultime des situations, n’assument pas le poids des conséquences. Elles peuvent imiter des langages, des comportements, des évaluations, elles peuvent simuler de l’empathie ou de la compréhension, mais elles ne comprennent pas ce qu’elles produisent, car elles n’habitent pas l’horizon affectif, relationnel et spirituel dans lequel l’humain devient sage. Même lorsque ces outils sont présentés comme capables d’“apprendre”, leur manière de le faire diffère de celle de l’être humain. Il ne s’agit pas de l’expérience de celui qui se laisse façonner par la vie et grandit au fil du temps à travers ses choix, ses erreurs, le pardon et la fidélité ; il s’agit plutôt d’une adaptation statistique à partir de données et de résultats qui peut s’avérer très efficace, mais qui n’implique pas de croissance intérieure…. »

—–
Après Laudato Si, dédié à l’urgence écologique, j’apprécie que le successeur se coltine à l’IA…
Bon, je crois qu’on va s’en sortir, sous ce nouveau pontificat.
Bàv

Alfred dit: 25 mai 2026 à 21h02

De plus en plus chaude la France.
Faites gaffe, les vieux d’la Rdl, la chaleur est une tueuse de vieilles gens.

Chantal dit: 25 mai 2026 à 21h45

@ Claudio Bahia, en effet j’ai regardé l’avenue du Fusain c’est passé le pont van Praet du côté du pavillon chinois et du Park de Laeken. La gare de Schaerbeek a été complètement rénovée c’est désormais le musée du train. Et cette partie de Bruxelles est très agréable à vivre, Maurane y habitait.

Ici fort chaud aussi défaut de faire mon Ophélie, je dormirais bien dans la baignoires cheveux dans l’eau froide lol.

Jazzi dit: 25 mai 2026 à 21h47

« j’apprécie que le (pape) se coltine à l’IA… »

Un exemple serait le bienvenu pour illustrer la théorie papale, JJJ.
Que répond chatgpt à la question : « Dieu existe t-il ? »

renato dit: 25 mai 2026 à 22h36

L’IA bien à part, un grand moment lorsque Léon a présentè des excuses pour le rôle du Saint-Siège dans la légitimation de l’esclavage et son inaction face à son incapacité à le condamner pendant des siècles. Cela a tellement énervé les partisans de Trump que l’un d’eux, un idiot mais riche, a échafaudé la théorie selon laquelle ce pape serait l’antéchrist.

renato dit: 25 mai 2026 à 22h46

“Que répond chatgpt à la question : « Dieu existe t-il ?”

Il vous faudra plutôt demander à Claude4.6…

et alii dit: 26 mai 2026 à 4h26

le saxophoniste (ténor) et compositeur américain Theodore Walter Rollins, dit Sonny Rollins, est mort lundi 25 mai, à l’âge de 95 ans, à son domicile de Woodstock, dans l’Etat de New York. Sa représentante Terri Hinte n’a pas précisé la cause du décès,

rose dit: 26 mai 2026 à 4h26

Faites gaffe, les vieux d’la Rdl, la chaleur est une tueuse de vieilles gens.

2003, quinze mille personnes décédées, pour la plupart âgées, sous la vague de chaleur qui a frappé la France. Chirac décide de privatiser une de nos journées fériées du mois de mai et d’en faire une journée de solidarité au bénéfice des anciens.
Cette opération dégage 35 milliards de bénéfice qui sont mis au service des anciens.
Dans l’Ehpad de ma mère où pourtant, tout ne tourne pas rond, l’idée a été lancée ; je ne sais pas qui en a eu l’initiative. Cela ressemble à ce que décrit Jean François Marcchi.
On prend une corvée, on la fiche à l’envers, et on en fait une totale réussite.
Barnums dans tout le parc. Stands répartis autour, château gonflable, repas dans le jardin, glaces italiennes, barbes à papas, danses du tour du monde, des enfants partout qui rient qui chantent et qui crient.
Une totale réussite.
Ma maman, accompagnée par sa fille aînée, était ravie. Elle a donné la palme d’or à la glace italienne, mais a dit que la barbe à papa c’était encore mieux.
L’an dernier, j’accompagnais ma mère, qui m’a dit hier soir « chacun son tour », et j’avais assisté à cette belle réussite.

Nota : cette année, Lecornu a essayé de privatiser le 1er mai, cela n’a pas marché.

rose dit: 26 mai 2026 à 4h55

séances d’éducation à la sexualité à l’école, in Le Monde.fr
L’impact de ces séances est « complexe à mesurer », selon l’étude, qui relève chez les femmes « un lien » entre le fait d’en avoir bénéficié et « de déclarer avoir eu son premier rapport sexuel au moment adéquat ». 43 % des jeunes femmes n’ayant pas eu de séance d’éducation à la sexualité auraient souhaité que ce premier rapport se déroule plus tard, contre 16 % de celles ayant bénéficié d’au moins une.

On constate, journellement, qu’abordant la cinquantaine et la ménopause qui accompagne, les femmes réalisent que leurs premiers rapports non consentis, jeunes, 15 ans, voire très jeunes, 12 ans à peine sorties de l’enfance, sont en position de traumatisme durable.
La libido et son épanouissement, sont intimement liés au consentement.
Un vieux barbon, qui a, depuis quarante ans ou plus, consommé les petites nanas comme de la chair fraîche à sa disposition, est un arriéré.
Le plus grave étant sa non prise de conscience de la gravité des faits qu’il a commis.

rose dit: 26 mai 2026 à 4h56

rose dit: 26 mai 2026 à 4h55
séances d’éducation à la sexualité à l’école, in Le Monde.fr
L’impact de ces séances est « complexe à mesurer », selon l’étude, qui relève chez les femmes « un lien » entre le fait d’en avoir bénéficié et « de déclarer avoir eu son premier rapport sexuel au moment adéquat ». 43 % des jeunes femmes n’ayant pas eu de séance d’éducation à la sexualité auraient souhaité que ce premier rapport se déroule plus tard, contre 16 % de celles ayant bénéficié d’au moins une.

On constate, journellement, qu’abordant la cinquantaine et la ménopause qui accompagne, les femmes réalisent que leurs premiers rapports non consentis, jeunes, 15 ans, voire très jeunes, 12 ans à peine sorties de l’enfance, sont en position de traumatisme durable.
La libido et son épanouissement, sont intimement liés au consentement.
Un vieux barbon, qui a, depuis quarante ans ou plus, consommé les petites nanas comme de la chair fraîche à sa disposition, est un arriéré.
Le plus grave étant sa non prise de conscience de la gravité des faits qu’il a commis.

renato dit: 26 mai 2026 à 5h23

« L’Église de Rome est devenue la véritable concurrente d’OpenAI et de Palantir. Et pour cette raison, elle commence à faire ce que font tous les géants de la tech : elle recrute des talents chez les concurrents. »

https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/25/la-cite-artificielle-et-lia-a-visage-humain/

Voir éventuellement le lien : « NB. Cet article fera l’objet d’un mardi du Grand Continent à l’École normale supérieure sur Léon XIV face aux techno-césaristes, le 26 mai de 19h30 à 20h30. Informations et inscriptions ici. »

rose dit: 26 mai 2026 à 5h29

Le travail se fait pour que bientôt ( d’ici cinq siècles ? ) les femmes, nous soyons enfin protégées :
https://www.ici.fr/grand-est/moselle-57/son-corps-poignarde-avait-ete-retrouve-en-2005-en-moselle-la-femme-dans-un-tonneau-enfin-identifiee-7688616?at_medium=ads&at_ad_platform=outbrain&at_campaign=ICI_Mobile_2026_Infos_PONumber_4600135354&at_editeur=FR_Le+Monde+%28Soci%C3%A9t%C3%A9+%C3%A9ditrice+du+Monde%29&at_ad_name=&at_ad_id=00d5d99219a3c7a88826987db1765e4a94&dicbo=v4-S4qgyFS-1131217140-1

En tout cas – il ne faudrait pas reconnaître la chrétienté avec l’humanité, on ne répond pas à la persécution par la persécution.

deux notas :
– un homme jeune du Honduras sous OQTF vient d’être assassiné qq.jours après son retour chez lui.

– un article lu plusieurs fois sur le Monde.fr recense un travail établi par Le défenseur des droits ( ? ) pour que les migrants ne soient pas « catégorisés » comme des sous-hommes. C’est en lien direct et étroit avec l’Encyclique de Léon le quatorzième.

rose dit: 26 mai 2026 à 5h30

En tout cas – il ne faudrait pas confondre la chrétienté avec l’humanité,

Clopine dit: 26 mai 2026 à 6h18

Bah, Rose, pour moi,la vieille Europe se trouve confrontée à un dilemme culturel. Surtout depuis que les règles de droit international entre états, issues des guerres mondiales du vingtième siècle, trônent désormais dans les toilettes des super puissants, qui s’en servent comme de papier Q.

Comment dire ? C’est comme une régression… Nous étions tous là, à lire l’Odyssée d’Homère, qui est l’histoire d’un homme qui revient chez lui, « plein d’usage et raison », un homme « qui s’empêche », aurait dit Camus, (au moins de devenir immortel, c’est à dire inhumain…). On avait donc tendance à penser que l’intelligence et la ruse surpassaient le reste. Et nous, en Europe, on y a cru, dirait-on, au moins dans notre adhésion au Droit…

Mais en vrai, c’est dans les pages de l’Iliade qu’il faut trouver l’origine des désastres contemporains. C’est une régression : adieu l’intelligence et la ruse, l’individu composant avec la violence, l’être humain curieux de tout et préférant voyager plutôt que dominer… Vive les champs de bataille, le masculinisme, l’embrigadement communautaire, et par-dessus tout, et avant tout, et pire que tout, la Force plus que le Droit, la force et le pouvoir en majesté « le droit c’est moi » proclame Trump…

Qui se croit Achille, sombre héros de la merde, et méprise Ulysse.

Mais le capitalisme est colossal, certes, mais comme Achille, c’est du côté des pieds qu’il est fragile. Je fais partie de ceux et celles qui appellent sa chute de mes vœux, pas pour mettre en place une économie planifiée façon Staline ou Mao ou, aujourd’hui,ce cher Kim Jong-Un, mais pour inventer autre chose (de plus féminin ?).

Ce serait la troisième oeuvre homérique : le temps d’un monde tapissé la nuit, par une Pénélope-monde, débarrassées de l’ordre masculin, peut-être…

Bon, je dis ça je dis rien, soupir. La canicule me fait chercher l’ombre et la fraîcheur, ce n’est pas sur la Rdl qu’on peut les trouver, donc je m’égare…

Christiane dit: 26 mai 2026 à 6h43

Rosanette, j’ai particulièrement aimé sa rencontré imaginaire avec Zola page 108 et suivantes.
« Cette barbe, ces yeux vifs… Il ressemble trait pour trait à Émile Zola (…)
Émile Zola… rue de Turenne, dans le » fucking zoo » de la mode ? (…) Que faites-vous ici, plus d’un siècle après « Au Bonheur des Dames »?
– Je pourrais vous retourner la question. Que faites-vous, vous, à prolonger la tradition du « Schmattès » dans ce quartier qui fut le vôtre, alors que le monde autour a changé ? (…)
– Mes parents ont ouvert ce magasin en 1950 ; ils ont passé leur vie ici (…)
Zola hoche la tête, « un demi-siècle, c’est admirable. (…)
Je réfléchis en silence tandis que nous passons devant une devant une autre devanture fermée, celle d’un grossiste en fausse fourrure qui a baissé le pavillon l’an dernier. Que répondre ? Ce ne fut pas un rival unique et visible comme le grand magasin de Mouret, mais une multitude de Mouret, un lent glissement du monde.
C’était plus diffus, dis-je enfin. La mode a changé, nos fournisseurs ont changé, la clientèle a changé… Il y a eu les grandes chaînes de prêt-à-porter, puis la vente en ligne. Nous, les petits de la rue de Turenne, n’avons pas vu venir Internet et la mondialisation. En quelques années, nos vieux entrepôts se sont vidés. Les commandes sont parties en Asie, et les clientes fidèles ont fini par déserter(…)  »

Quel beau livre! Que de charme…

Christiane dit: 26 mai 2026 à 6h47

Sonny Rollins et son saxo… 95 ans… Toute une vie de musique…

Jazzi dit: 26 mai 2026 à 6h52

Demander à l’IA, qui est asexué : « Comment debarrasser le monde de l’ordre masculin et du capitalisme ? » peut-être…

Christiane dit: 26 mai 2026 à 7h15

Ce monde des « Schmattès », c’était peut-être pour surmonter cette aphasie pour les rescapés dés camps ou de l’exil. Si longtemps on n’a pas voulu les entendre. Leurs récits dépassaient l’entendement. Ils détonnaient… Ce quartier du Sentier leur donnait un bien-être illusoire, un emploi, une communauté.
Et là j’ouvre un autre livre, celui de G. Perec (« Penser/ Classer »).
« Et puis un jour vient où je trouve des mots qui touchent ce que j’avais ressenti comme absent chez ce sujet. Je communiquais avec son absence, pas avec sa présence. Et ces mots, ils s’effacent (…) douleur secrète… »
Murmure secret de ces silences.
La littérature donne la parole à ces silences. La musique aussi, les mélodies. Comme dans le beau film d’A.Resnais, »On connaît la chanson », où des êtres écoutent une ritournelle cachée qui fait ressurgir un passé…

Clopine dit: 26 mai 2026 à 7h34

L’IA, asexuée ? Ce qu’il ne faut pas lire comme conneries, tout de même, qui révèlent, on pourrait dire, avec bienveillance, une « crédulité extrême », mais mieux, avec lucidité, une « médiocrité crasse » de la pensée.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 8h02

@ Boualem, sur la France Inter, et d’où j’en suis avec lui, en vrac…. ce 26 mai 26.

1 – Il n’a pas compris pourquoi les déserteurs de chez Grasset se sont barrés (?) après le licenciement d’Olivier Nora, sachant qu’il bossai pour le groupe Bolloré depuis quatre ans… MOI NON PLUS
2 – Il n’a pas compris pourquoi Antoine Gallimard lui a retiré le prête de sa maison, une semaine après sa libération des geôles, alors qu’il se retrouvait à la rue, dépouillé de tout. MOI NON PLUS
3 – Il n’a pas compris pourquoi il ne lui avait proposé qu’un à valoir de 100 000 euros sur son futur témoignage des geôles algériennes (il aurait quand même souhaité un peu plus de générosité), par comparaison avec la proposition d’un million par Bolloré. MOI NON PLUS
4 – Il a redit son indéfectible attachement à la France et à la francophonie, notamment qu’il a tenu « bon » dans sa geôle en se recitant mentalement les poèmes consignés jadis dans son carnet d’écolier et appris par cœur, de nos Baudelaire, Rimbaud et autres Verlaine. MOI AUSSI,
– Ergo : Je vais évidemment m’offrir dès que possible chez Leclerc « la Légende » à paraitre la semaine prochaine chez Grasset, au prix que Bolloré voudra bien me le vendre… Aucune raison de ne pas rester fidèle à ce cher écrivain que j’ai toujours accompagné dans ses romans et dans son récent calvaire.

Bàv,

Jazzi dit: 26 mai 2026 à 8h47

Faut-il choisir le dialogue avec l’IA ou les insultes avec Clopine, humaine sexuée ?

rose dit: 26 mai 2026 à 9h23

Janssen J-J
avec toute l’estime que je vous porte, j’apprends ici que vous faites des séjours dans une geôle.
Je vous souhaite d’en sortir.
Bien cordialement ,

P.S : par cœur, je n’en ai pas tant que ça, un bout de Racine, un de Verlaine. Un de Rimbaud.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 10h11

@ rôz, en dépit de toute l’estime que je porte à votre humour, je souhaite préciser à l’RDL, qu’anéfé, j’ai souvent séjourné dans nos prisons françaises au titre de membre du GENEPI quand je fus étudiant, et « appris » à certains détenus des quantités de poèmes toujours gardé en mémoire de mon école, sans avoir besoin de les leur lire sur papier, mais plutôt de leur faire écrire quelques vers sous forme de « dictées ». Quelques-uns de ces détenus maghrébins illetristes de l’époque m’en furent longtemps reconnaissants. Que sont-ils devenus ?… je ne sais… Mais qu’à dieu ou à allah ne plaise ou déplaise. Hein ?
Belle journée à toutes deux…

Alfred dit: 26 mai 2026 à 10h14

Celui qui cherche dans les ténèbres ce qui n’existe pas.
De guerre lasse, il s’endort. Pour toujours.
C’est l’homme : il vit, il cherche, il vieillit et il meurt.

D. dit: 26 mai 2026 à 10h15

J’imagine qu’avec ce climat le melon donne à fond chez vous en Charente, JJJ ?

J J-J dit: 26 mai 2026 à 10h24

Pas du tout. Sur le marché local, samedi j’en ai trouvé de minuscules pour 8 euros le melon. Les premiers, a dit le vendeur, et purs chanretais bio. Je lui ai dot, vous plaisantez monsieru Tanner ! Mais qui va vous acheter cela ? Je reviendrai vous vor quand ils seront trois fois plus gros et couteront pas plus de 3 euros pièce.
Et vous, là bas, votre melon francilien pas bio de vers Chaville, on vous le monnaie à combien la pièce ?
Cdlmt,

Claudio Bahia dit: 26 mai 2026 à 10h31

encore un dernier petit dialogue avec Chantal:
oui, je logeais chez des habitants à l’avenue du fusain, pour deux mois dans l’été 1964. j’avais 22 ans; et je travaillais comme laborant en chimie dans une petite entreprise sur la rue de Wand, tout près. A cette époque si l’on suivait cette rue jusqu’au bout, on arrivait presque à la fin de la ville, c’était déjà la campagne.
Je crois que l’Atomium existant déjà, ce n’était d’ailleurs pas très loin. Et en effet, il y avait aussi quelque part une pagode chinoise ou japonaise, ou même deux peut-être.
Cet été-là était magnifique , et mon souvenir de Bruxelles encore aujourd’hui un enchantement…..
c’est si loin, pourtant….

puck dit: 26 mai 2026 à 10h33

PALANTIR !!!!!!!!!!!

Palantir est la société américaine qui gère et analyse toutes les données personnelles, dont les nôtres puisque nous avons signé un contrat avec eux…

ils savent tout de nous ! même les choses confidentielles comme les données médicales.

ils utilisent ces données pour cibler les individus ayant des comportements déviants.

exemple : la police américaine de l’immigration (ICE) a assassiné une femme au volant de sa voiture de 2 balles dans la tête parce que Palantir l’avait désignée comme personne à abattre. En fait elle militait pour la défense immigrés, surtout sur la défense des enfants d’immigrés, ce que Palantir a jugé être un comportement déviant.

PALANTIR : qui sait d’où vient ce nom ?

non ? personne ? vous lisez quoi ? Stendhal ?

donc PALANTIR vient du livre de Tolkien, le Seigneur des Anneaux, cela désigne la boule de cristal utilisée par Sauron !

il faut savoir que dans ce livre Sauron c’est le méchant, il utilise son Palantir pour dominer monde et soumettre les peuples !

preuve que Mr Thiel a de la culture littéraire et qu’il sait l’utiliser de façon opportune !

D. dit: 26 mai 2026 à 10h34

On est plutôt spécialisé dans l’endive. J’en ai déjà parlé ici. Seulement voilà : il y a une saison et là il faut se rendre à l’évidence : c’est la toute fin. Ce n’est pas que l’endive ne veuille pas pousser, c’est qu’elle veut monter et fleurir.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 10h38

au fait… Je signale le généreux papier de JF Marchi sur Verlaine, infra. Je regrette qu’il tire trop la couverture à lui, et expédie en deux temps trois mouvements l’apport du poète belge Guy Goffette à son « contemporain »… JFM, tout entier à son Verlaine, semble ne savoir strictement rien de l’oeuvre poétique de Goffette, ni de ses autres passionnants bouquins sur Verlaine et apparentés (une enfance lingère, etc). Je recommande donc surtout son beau roman dédié à l’histoire de son propre dépucelage à 14-15 ans (« un été autour du cou »), très à la hauteur des bouquins chauds de Calaferte,
@ Chantal, par hasard, que pensiez-vous de feu Guy Goffette ? merci de NPR, le cas échéant. ] Cl., bon, j’y vais, aha aha ah léloufiats 🙂

D. dit: 26 mai 2026 à 10h39

gare de Schaerbeek

…avouez que ça sonne bizarrement. Ça rime avec stylo-Bic.

puck dit: 26 mai 2026 à 10h39

CLAUDE !!!! vous connaissez ?

CLAUDE est l’IA la plus puissante créée à ce jour : elle ne fait pas qu’utiliser les données comme les autres, elle optimise tout ce qu’elle touche !

par exemple tous les codes de programmation quand on la lance elle modifie des codes pour les améliorer.

à tel point que c’est la seule IA où ses créateurs ont eu peur de la mettre sur le marché !

ce qu’on trouve de CLAUDE n’est qu’une version dégradée dans le style ChatGPT.

par contre la vraie version qui optimise les codes informatiques a été vendue aux banques américaines et aux sociétés de gestion fiscale et comptables etc…

ces banques et sociétés d’audit utilisent CLAUDE pour trouve les points faibles et les corriger.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 10h40

@ A Chaville on ne fait pas trop dans le melon (sic).

Pourtant, je connais un gars qui croit en avoir pris un gros.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 10h47

@ une pagode chinoise ou japonaise, ou même deux peut-être.
Je tiens à dire que j’aime beaucoup Claude Bahia, en dépt de ses récents coups de griffes, un vieil erdélien venu d’ailleurs, fidèle et très courtois…
Son message me rappellerait le musée africain de Tervuren dans les parages… Etait-ce là où l’on trouvait la pagode chinoise ou japonaise, à Bxl ?

D. dit: 26 mai 2026 à 10h50

Alfred joue à l’Ecclésiaste.
Seulement voilà : il n’est qu’un suppôt de l’église des Ténèbres.

Alfred dit: 26 mai 2026 à 10h54

« Vanité des vanités, tout est vanité ».
L’Ecclésiaste.
« Gravité des gravités, rien n’est gravité ».
L’Enthousiaste.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 11h02

hélas pas de retour de RM en arrêt sur image.
On n’a que cela a proposer, c’eszt maigre pour examiner la musculature des cuisses de la dame.
https://www.olympics.com/fr/infos/lyudmila-belousova-et-protopopov-pour-le-meilleur
RM semble tout entier plongé dans la récente encyclique papale en son intégralité, qui demande un temps de lecture patiente et de longues digestions des points saillants.
Or, il y en a très beaucoup, jzmn, vous n’avez que l’embarras du choix : elle a été immédiatement mise en lise dans 70 langues différente, urbi et orbi.

J J-J dit: 26 mai 2026 à 11h11

@ 10.54
« Vanité de Duluoz, une éducation aventureuse 1935-1946 »,
et tout alors n’est plus que Kerouaquisme.
*** Je vous invite à le lire ce bouquin de JK trop méconnu en écoutant Sonny Rollins (plutôt que Chet Baker ou John Coltrane), durant votre sieste caniculaire, en l’espérant même crapuleuse, si possible, à tous.tes…
Bàv,

J J-J dit: 26 mai 2026 à 11h15

L’Arc en ciel de la gravité (gravity rainbow),
et tout n’est que pynchonades offusquées,

Chantal dit: 26 mai 2026 à 11h32

Sans vouloir provoquer un légitime agacement, les melons charentais sont en vente à prix cassé dans mon Intermarché tout comme les abricots du Roussillon. Pour être tout à fait honnête ils ont passé trop de temps au frigidaire du coup le goût en est comme givré. Cette semaine j’ai fait provision d’une botte de menthe fraîche et de concombres que je décline à toutes les sauces. Kéfir fermenté, salade avec des petits falafels, ou palets courgettes fêta. Hier j’ai été prendre un pot avec une amie et bronzette au Park, petit marché à la place Van Meenen en soirée question de saluer mon pote échevin qui est dans les comités d’un peu toutes sortes, Zinneke Parade, Meyboom, et l’Ommegang ( fêtes de Charles Quint ).

Guy Goffette j’ai un peu tourné la page de lecture, la Maison Poème où j’avais l’habitude d’aller l’écouter à complètement évolué dans ses programmations, de très rares pointures y viennent encore épisodiquement, Mabanckou, Chamoiseau, les autres sont pour la plupart émergeants.

Ah la rue de wand, c’est un coin sympathique pour faire des courses dans une ambiance village, encore quelques troquets où l’on zwanze.

Avec le réchauffement climatique finalement, ce pays pas parfait offre des avantages en termes de climat tempéré.

Chantal dit: 26 mai 2026 à 11h38

Euh, la pagode chinoise est effectivement dans le coin de l’Atomium puisqu’elle faisait partie d’un ensemble pour l’exposition universelle, elle n’est plus visitable en l’état. Le musée de Tervueren c’est de l’autre côté de la ville, en suivant les boulevards après l’arc aux quadriges du cinquantenaire. Il est flambant neuf avec une aile musée séparée des anciens bâtiments de type colonial.

Je retourne à des activités manuelles, car demain la voisine a réservé des m3 pour les encombrants, du coup je peux aussi me débarrasser de quelques bibelots devenus inutiles.

rose dit: 26 mai 2026 à 11h44

Janssen J-J

Un écrivain ici, René Fregni, a aussi donné des cours à des prisonniers des Baumettes.
Me voilà rassurée vous concernant !

Jazzi dit: 26 mai 2026 à 11h56

Demain sort un film pour toi, D. !

« Cocotte » de György Pálfi.
Résumé : « À grand pouvoir, grandes responsabilités – mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un cultivateur d’endives de Chaville. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Sa quête, tendre et ironique, résonne avec les combats silencieux et petits … »
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000022455.html

Donna Ricaud-Veyre dit: 26 mai 2026 à 12h09

Pourquoi y a-t-il des Intermarchés en Belgique ? Ça ne tient pas debout.

renato dit: 26 mai 2026 à 13h24

Lorsque Trump parle de “prendre” Cuba, il me rappelle Reagan qui ordonna l’invasion de la Grenade en 1983 : une façon de regagner à bas prix l’honneur perdu des USA.

renato dit: 26 mai 2026 à 13h30

Je crois qu’Oriana Fallaci a dit que la guerre est une conséquence d’une crise du langage. Si je regarde autour de moi, surtout dans le paysage politique mais ailleurs aussi, je ne peux que lui donner raison.

puck dit: 26 mai 2026 à 14h27

« la guerre est une conséquence d’une crise du langage »

excellent !!!!!!!!!!!!!!

c’est marrant mais je l’avais remarqué aussi.

exemple au hasard : quand nos politiques et nos médias disent des trucs du genre la Russie représente une menace existentielle ou la Russie veut envahir l’Europe…

de suite je me suis dit qu’il y avait comme qui dirait une crise du langage…

qui plus est une crise du langage qui pouvait entraîner une guerre…

en fait j’en ai jamais parlé ici sur le blogapassou parce que jusque là perso j’en étais pas trop sûr.

mais là si même des intellectuels de haut rang le disent forcément.

Rosanette dit: 26 mai 2026 à 14h32

@christiane
Je découvre seulement maintenant votre longue réponse au post que je vous avais adressé ;il avait dû être retenu par ma modération et n’est apparu que plus tard à la place qu’il aurait dû avoir ;
Vous y parlez d’un film qui montre, certes assez bien, la physionomie de ce milieu ,mais je ne l’aime pas , car c’est une peinture caricaturale qui manque de nuances ,qui se focalise sur la vulgarité des personnages qu’il présente et ne fait pas suffisamment à ce qui les rendrait sympathiques , leur sensibilité leur générosité et même une certaine naïveté puérile ,qui rend attendrissants comme de bêtises d’enfants ,des postures que nous condamnerions ,comme la suffisance, la vantardise, le besoin de se savoir plus riche que le voisin , et ce machisme sommaire et triomphant propre aux mâles méditerranéens
Pour répondre votre post sur le quartier un souvenir en forme de regret ;
Vous avez aimé ce quartier du temps où la rue des Rosiers et les rues à l’entour avaient encore une âme ;aujourd’hui elles se sont banalisées en se vouant à la fripe et à la bouffe
Lorsque je suis arrivée à paris en 1956 je fréquentais beaucoup la bibliothèque historique de la rue Sevigné pour nourrir mes devoirs d’histoire d’hypokhagneuse laborieuse
Mais, chose qui me semble incompréhensible aujourd’hui à la lumière de mes centres d’intérêt actuels et des connaissances qui s’y enracinent , je ne savais rien et je ne voyais rien du quartier , de la spécificité de sa population de son histoire inscrite dans sa géographie .Jamais personne ne m’en avait parlé ;jamais je n’ai été tentée de marcher dans les rues voisines de la bibliothèque ,pour parler avec elles ,ce que je faisais dans d’autres rues de Paris où je rencontrais Balzac ou Zola n’empruntant que celles menant au métro qui me ramenait à mon internat .
Aussi je ne me pardonne pas d’être ainsi passée à côté de tout ce que de telles ballades m’auraient m’apporté de découvertes de réflexions de rencontres .
Mes camarades, familières comme moi de cette bibliothèque ,n’en savaient pas plus que moi , et celui qui nous aurait dit que ce quartier était majoritairement peuplé de juifs ashkénazes(un mot que nous ignorions) n’aurait pas éveillé en nous plus d’ intérêt ou qu’un propos sur le Inuit ou le indiens d’Amazonie
Et pourtant c’était une époque où ‘le quartier devait être particulièrement authentique et attachant ; malgré de séisme qu’y avait produit la shoah il avait sans doute peu changé depuis l’installation entre les deux guerres des vagues d’immigrés de l’est, qui s’y étaient regroupés et y avaient transféré leur langue, leur métiers et leurs espérances en la Fance ,un pays de liberté, où une société toute entière peut se déchirer autour de la condamnation d’un juif ,et où Dieu est heureux

puck dit: 26 mai 2026 à 14h33

comme ce blog soit consacré à la littérature et donc au langage, quand j’ai entendu que la Russie allait envahir l’Europe, j’ai failli dire qu’il y avait une crise du langage qui pouvait entrainer une guerre.

mais comme j’en étais pas certain j’ai préféré pas en parler.

en fait dans la phrase « la Russie représente une menace existentielle pour la France » j’étais pas trop certain que ça correspondait à une crise du langage.

en fait c’était soit une crise du langage soit un langage de crise et là c’est pas facile de départager.

du coup j’ai préféré rien dire pour pas dérangé jazzman qui pourtant est un grand spécialiste de la chose vu qu’il lit le Parisien qui eux-mêmes sont des grands spécialistes en matière de crise du langage.

et alii dit: 26 mai 2026 à 14h59

@Rosanette,
vous souvenez vous quand, comment, vous avez appris l’existence de ces juifs inuits?Votre réaction?

puck dit: 26 mai 2026 à 15h09

d’abord faut définir la « crise du langage c’est quoi ce truc » ?

là je renverrai tout d’abord, n’est-ce pas, à la lecture d’auteurs comme Musil ou Wittgenstein ou Kraus ou je sais plus qui…

Musil montre dans son ouvrage peu connu l’Homme sans Qualités que le langage est le miroir d’une société, même plus d’une culture, même plus d’une civilisation.

ayant consacré son oeuvre à démentir celle de Spengler, Musil voyait dans cette crise du langage cacanien (nom du pays où Musil est né) était intimenent à liée une crise de la Cacanie elle-même.

ainsi, il fait parler divers personnages reflétant la société cacanienne, parmi lesquels un oligarque, un colonel de l’armée de terre, un mathématicien, une nietzschéenne, une idéaliste, un réaliste etc…

observant à la loupe leur langage il constate des trucs assez corquignoles du genre que l’industriel fait l’éloge de la poésie durant ses conseils d’administration pendant que les poètes font l’éloge du progrès industriel…

et là l’auteur se demande s’il s’agit d’une crise du langage ou alors d’un langage de crise d’une société qui sait d’où elle vient sans trop savoir où elle va…

et là, ô miracle ! il en arrive à la conclusion assez étonnante de pas savoir si cette crise du langage qui est le signe d’une société en phase de transition et là je sais plus trop ce que je voulais dire…

ah oui si cette transition était le signe d’une fin de qq chose ou bien le début d’autre chose ?

c’est là en fait qu’il critique Spengler qui ne voit que la fin de la chose sans entrevoir que quand quelque chose finit forcément autre chose commence !

puck dit: 26 mai 2026 à 15h26

le vieil adage « on sait ce qu’on eprd mais on sait pas ce qu’on gagne » est pour Musil ce qui définit le mieux la crise du langage.

après on a Kraus…

Kraus il a dit un truc du genre que les guerres démarraient quand les potitiques commençaient à croire à leurs mensonges quand ils les lisent dans les journaux.

ça se joue en 3 temps :

1/ Macron sait qu’il ment quand il dit la Russie veut envahir l’Europe ou représente une menace existentielle.

2/ le Parisien écrit dans ses pages ce qu’a dit Macron.

3/ Macron prend le journal, il l’ouvre, et il lit ce qu’il a dit et là il se dit un truc du genre « oh putain si c’est écrit dans le journal c’est donc vrai que la Russie va nous envahir ! »

du coup là on voit que la crise du langage est en principe accompagnée d’une crise d’un syndrome genre délire parano psychotique en général lié à des excès de substances plus moins interdites à la vente.

Christiane dit: 26 mai 2026 à 16h00

Puck, 25h09
Excellent.
Musil est comme Torless, tiraillé entre la fascination de l’irrationnel et une conscience aiguë des pouvoirs de la raison et du langage, entre un état mystique et l’action technique. Est-ce une utopie que de vouloir concilier ces états ? Il écrit dans son journal : « L’acte d’écrire est plus important que l’œuvre, l’acte d’écrire est l’œuvre… »
J’ai aimé la façon dont il a capturé le ridicule, les fêlures de ses personnages, de cette société. Alors l’homme sans qualités, qu’est-ce? Un homme qui finit par ne plus pouvoir décider parce qu’il refuse de se figer dans une personnalité stable. Il finit par n’avoir rien de particulier.
Ce qui m’a gênée dans le volume 2, mon préféré, c’est un manque de plan d’ensemble. Fragments groupés en vertu d’une sorte d’unité de fonction.
Mais visait-il une conception d’ensemble ?

Christiane dit: 26 mai 2026 à 16h17

Oui, Rosanette. Tout ce que vous dites à 14h32 est juste, y compris au niveau du film où seul le décor m’avait intéressée et la découverte de ces métiers du vêtement même caricaturale.
Oui, ce quartier à perdu son âme. Je n’y suis pas retournée depuis l’invitation de Lavande à découvrir cette petite pièce pétillante et triste pour laquelle elle avait cousu ce manteau qui devait rapetisser au fur et à mesure de l’exil de cette troupe. Je me souviens de la musique. Des chants en Yiddish.
Pourtant il s’y tint de belles expositions mais je n’avais plus de plaisir à me promener dans ces rues, un peu comme l’horreur qu’est devenu le quartier où se tenait la librairie de Marcel Béalu, Le Pont traversé. Maintenant il n’y a plus que des friteries et des restaurants et des touristes et du bruit.
Mais ce livre de Guillaume Erner a de la classe.

renato dit: 26 mai 2026 à 16h40

Ma dernière incursion papale: “Il ne suffit pas d’affirmer que les hommes et les femmes ont une dignité et des droits égaux ; cela doit se traduire par des décisions concrètes, telles que les lois, l’accès à l’emploi, à l’éducation, aux responsabilités sociales et politiques, et la manière dont la société écoute et valorise la contribution des femmes. Tant que cet écart persiste, on ne peut dire que la société reconnaît véritablement et pleinement que les femmes ont la même dignité que les hommes.”
Léon XIV

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