Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)
Quelle merveille, ce livre. Il est vrai que c’est devenu si rare, dans la production du tout-venant tel qu’il se présente à nous d’une rentrée l’autre, d’être émerveillé par la lecture d’un essai qui n’en est pas vraiment un, consacré à une œuvre dont on croit avoir fait le tour de longue date tant elle a été ensevelie sous les commentaires, et à un auteur dont on croit tout savoir alors qu’en réalité on en sait à peu près rien de tangible. Le titre même du livre de Philippe Forest annonce les réjouissances : Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (346 pages, 21,90 euros, Flammarion). On ne fait pas plus décalé- et pour cause. Dès les premiers pages, on devine que ce sera une lecture de rumination lente afin de s’offrir le luxe de savourer les suivantes une à une, sans se presser à commencer par la citation de Borges placée opportunément en épigraphe et dont résonne tout le livre :
« Shakespeare ressemblait à tous les hommes, sauf en ceci, qu’il ressemblait à tous les hommes. Au fond de lui-même, il n’était rien, mais il était tout ce que sont les autres, ou tout ce qu’ils peuvent être » (De quelqu’un à personne in « Autres inquisitions »)
L’auteur, sensibilité en liberté et intelligence à ciel ouvert, embarque le lecteur dans une conversation personnelle en marge et à propos de William Shakespeare. C’est donc son histoire qu’il raconte en conteur et fabuliste mais en y glissant ça et là un peu de la sienne. Son histoire, c’est-à-dire la vie du grand Will du moins que l’on croit en savoir. Sauf qu’il ne le fait pas en historien mais bien en écrivain, enquêtant non à partir de preuves mais des traces. Il y a trois siècles, on tenait pour acquis qu’il était né en 1564 à Stratford-upon-Avon dans le comté du Warwickshire, au centre de la vieille Angleterre, qu’il s’y maria et y enfanta, qu’il fit ses débuts dans la vie comme comédien à Londres, qu’il écrivit des poèmes et des pièces de théâtre en assez grand nombre avant de regagner la terre qu’il avait vu naitre, de rédiger son testament, d’y mourir et de s’y faire enterrer.
Voilà tout ce que l’on en savait autrefois et cela n’a guère changé depuis malgré les milliers de livres à lui consacrés. Ils n’ont pas pu se retenir d’ajouter leur petite pierre à la cathédrale de papier, Philippe Forest pour notre plus grand bonheur. Non pour une biographie, Peter Ackroyd y a fort bien pourvu en 2005, ni même pour un essai analytique de l’œuvre (il y a foule et elle est internationale), ni même pour une antibiographie qui ferait la somme de tout ce que l’on ignore de lui, mais pour un livre d’écrivain sur un écrivain, qui ne déplore pas que l’on en sache si peu de tangible sur le bonhomme et se permet de rappeler que, en son temps, « on ne considérait pas qu’à un livre il fallut forcément un auteur ». Et si ses contemporains avaient tout simplement comblé ce vide en l’imaginant dans sa ressemblance avec un ou des personnages de ses pièces ? Le créateur décalqué de ses créatures, quelle formidable mise en abyme. Ainsi la manière dont Forest creuse les pages que Joyce consacre à Hamlet dans son Ulysses est si convaincante (la clé serait une vulgaire histoire de cocuage, à la grande consternation des university Wits) qu’elle donne aussitôt envie de s’y replonger pour y retrouver ce qui nous avait échappé. Et l’on ne perd pas son temps à regarder de plus près, outre les intuitions de Borges, celles de Hugo et de Claudel lecteurs de Shakespeare.
Quand d’autres se plaisent à demeurer roi de leurs chagrins, Forest l’est de ses anachronismes (cachez donc ces remarques misogynes que nous ne saurions voir, celles du grand Will), doutes, lacunes et allers-retours, jouissant de l’infinie liberté de celui qui décide de ne plus se justifier (comme cela avait pu être le cas lors de sa biographie classique d’Aragon). Mais ne peut-on tout se permettre avec ce génie qui, mystérieusement, ignorait tout des règles et des théories littéraires et dramaturgiques de son temps sans parler de son insignifiante connaissance du grec et du latin mais qui a magnifié la grandeur et illustration du rythme du pentamètre iambique ? Et après tout, que nous apporte les incertitudes de la chronologie et la fiabilité du First Folio lorsque seuls compte, l’émotion, la saveur, la grâce, la puissance comique et l’intelligence des Comédies, Tragédies et Histoires -sans oublier les Sonnets (je me permets de recommander la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan dans l’édition bilingue aux éditions Mesures), « le plus prestigieux coming out poétique de l’histoire littéraire », dont la capacité à nous troubler n’est en rien entamée avec le temps, l’auteur nous invitant non sans ironie à ne pas shakespeariser à la manière consternante des gender studies incapables d’imaginer que, dans le monde d’avant le monde d’avant, il arrivait que des hommes s’aiment sans que cela relève pour autant de l’homosexualité.
Dire que s’entreglosant des spécialistes ont même créé un nouveau genre celui des « pièces à problème » (Mesure pour mesure, Tout est bien qui finit bien), en fait des pièces qui leur posent à eux des problèmes ! Il n’y a pas que la chronologie : du genre aussi on se moque après tout car tout cela est arbitraire et rend impossible de déduire un ordre de sa vie qui découlerait de l’ordre de son œuvre et c’est tant mieux. Toute tentative d’y chercher une cohérence est vouée à l’échec. Philippe Forest a raison d’y voir « un désordre souverain ». Pour léger qu’il paraisse, son vagabondage dans le shakespeareland est d’une telle densité ! Il nous invite à recevoir les intrigues de ce théâtre-là comme des histoires de vendetta entrainant un grand chaos. Régicide ou pas, même s’il est au cœur de presque tout, l’intrigue lui parait invariable de pièce en pièce, inutile de chercher midi à quatorze heures :
« Un homme possède le pouvoir, il le perd, un autre le lui prend, il le conserve un temps, les confie à ses descendants et puis un autre survient qui réclame la couronne pour lui et pour les siens, prétendant rétablir la légitimité qui, autrefois, fut outrageusement bafouée. A son tour, il ne monte sur le trône que pour être aussitôt renversé. Et ainsi de suite »
A chacun son Shakespeare, faites comme il vous plaira. Celui de Philippe Forest, qui développe une intuition de Borges, est des plus séduisants car il s’énonce, s’avance et se déploie dans une langue d’une savoureuse liberté, une langue qui a le souci de la langue, fluide, précise, chaleureuse. La moindre des choses pour un écrivain qui, de toutes les qualités prêtées à son héros, ne place rien au-dessus de sa sweetness, la gentillesse de Shakespeare, sa grande parole de compassion, sa douceur malgré la cruauté et la violence de son univers.
(« Ophélie noyée », huile sur toile de John Everett Millais, 1851-1852, Tate Britain, Londres ; « The Play Scene in Hamlet », huile sur toile de Daniel Maclise, 1842, Tate Britain, Londres )
2 121 Réponses pour Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)
un écoulement des siens
C’est quand même dingue cet effet Shakespeare sur les esprits romantiques, j’ai été le voir ce balcon à Vérone qui a tant fait pour promouvoir l’amour interdit. L’impossibilité de sortir des clous de son clan.
Reste la rêverie, oui çà c’est autorisé personne ne peut t’empêcher de penser autrement, juste çà doit rester discret, si tu revendique ouvertement c’est la guerre. Ce serait quand même moins dévastateur si les autocrates se contentaient de rêver : il faudrait trouver une nouvelle Sherazade multilatérale qui ferait croire à Trump dans son golf qu’il a gagné toutes ses médailles d’empire, aux mollahs iraniens que tout s’arrange au mieux pour leurs petites affaires, le voile revient partout, personne ne va compter les morts, se sera des statistiques à la chinoise, et Vladimir bien entendu a aussi gagné grâce à sa grande orthodoxie. Macron s’occupera d’Ebola en Afrique avec ses bons résultats en matière de gestion de crise sanitaire française ils vont raffoler de ses prestations de pitre, et peut-être que couic un beau jour on en sera délivrés. Le problème avec les grands c’est qu’ils faut toujours les recaser quelque part sinon ils risquent de nuire.
En contemplant le petit balcon véronais, le touriste imagine, je suppose, le dialogue nocturne de Roméo et Juliette. Mais il s’agit d’une illusion, car les maisons des Capulet se situaient en réalité près des rives de l’Adige, c’est-à-dire dans un tout autre lieu.
ah voilà encore un mirage touristique qui nous est révélé, c’est sans fin qu’on t’explique après coup que c’était du bluff.
Moi aussi, j’y suis allée au balcon, avec l’amoureux, et j’ai touché le sein de Juliette, tout patiné par les milliers que nous étions à le faire.
Cela étant, ce fut sans effet sur la pérennité de l’amour.
de manière pyramidale
et tyrannique.
Moi, j’ai déjà fui.
piscine
Définition de Piscine : Centrale du boulevard Mortier (services secrets), SDECE, nom du QG de la SDECE, aujourd’hui DGSE (sûreté extérieure) (étymologie, …
Contrairement aux époux qui ne baisent nulle part, les amants baisent partout, même sur un balcon.
Déménagement historique pour les espions français. Ils quitteront la « Piscine » en 2028 pour s’installer dans le Fort Neuf de Vincennes dans des locaux ultramodernes pour accueillir de nouvelles recrues et optimiser la cyberdéfense.
Une page va se tourner dans l’histoire du renseignement français. Le ministère des Armées a annoncé que la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) s’apprête à quitter son QG historique du 141 boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement de Paris, qu’il occupe depuis près de 80 ans.
Rendons à César…
Michel Houellebecq est-il un écrivain de droite ?
« La littérature ne sert à rien. Si elle servait à quelque chose, la racaille gauchiste qui a monopolisé le débat intellectuel tout au long du XXe siècle n’aurait même pas pu exister (…) Sur le plan scientifique et technique, le XXe siècle peut être placé au même niveau que le XIXe. Sur le plan de la littérature et de la pensée, par contre, l’effondrement est presque incroyable, surtout depuis 1945, et le bilan consternant : quand on se remémore l’ignorance scientifique crasse d’un Sartre et d’une Beauvoir, pourtant supposés s’inscrire dans le champ de la philosophie, quand on considère le fait presqu’incroyable que Malraux a pu – ne fut-ce que très brièvement – être considéré comme un « grand écrivain », on mesure le degré d’abrutissement auquel nous aura mené la notion d’ « engagement politique », et on s’étonne de ce que l’on puisse, encore aujourd’hui, prendre un « intellectuel » au sérieux ; on s’étonne par exemple de ce qu’un Bourdieu ou un Baudrillard aient trouvé jusqu’au bout des journaux disposés à publier leurs niaiseries. »
(« Sortir du XXe siècle », Librio, 2002)
Tout amoureux de la littérature vous le dira, les bons auteurs sont toujours de droite.
Et les auteurs qui puent la chiasse sont toujours de gauche.
Ce n’est vraiment rien de nouveau.
Comme l’a dit Monica Vitti : « Je comprends l’aliénation… mais aussi, peut-être, le déjeuner ? »
D’où sors-tu cette citation JB? Quand je cherche « Sortir du 2Oième siècle » dans google, je tombe sur un livre d’Edgard Morin! Ce n’est pas vraiment son style…
JJ-J
Vous donnez à la fin d’une de vos interventions un bonjour à Yolande Moreau. Ce faisant vous remontez dans mon estime car souvent vous êtes un peu matamore. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.-dicton populaire.
Bien belle personne et très grande actrice et comédienne-puisque le théâtre est une de ses passions.
J’imagine qu’elle est douce et attentive avec ses amis, et discrète et qu’elle verse sur scène ou devant la caméra la colère d’une vie, la drôlerie d’une vie. Plein de poésie comme dans Séraphine et plein de rage dans d’autres rôles. Gardez longtemps son amitié. Avec el’e vous ne serez jamais en danger.
Sur ce, je retourne à mes lectures. J’y rêve de fraîcheur comme Ondine mais vivante de préférence ! Salut à la compagnie très très politisée ce jour…
C’est dans « Lanzarote et autres textes », Librio 519, closer.
Extraits de l’inénarrable « Lanzarote » de Michel Houellebecq : visite de l’île volcanique des Canaries, plans Q et rencontre et découverte de la secte raélienne.
« Lanzarote est une destination qu’on peut recommander aux français. On peut meme spécialement la recommander aux poètes hermétiques français, qui auront tout loisir d’y produire des pièces du style :
Ombre,
Ombre de l’ombre,
Traces sur un rocher.
Ou bien, plus Guillevic :
Caillou,
Petit caillou,
Tu respires. »
« Ils annonçaient clairement la couleur puisqu’il y avait écrit en gros sur la première page : « RELIGION RAÉLIENNE ». J’avais déjà entendu parler de cette secte : elle était dirigée par un certain Claude Vorilhon, ancien chroniqueur sportif dans un journal local – « La Montagne » de Clermont-Ferrand, je crois. En 1993, il avait rencontré des extraterrestres lors d’une excursion dans le cratère du puy de Lassolas. Ceux-ci se faisaient appeler les Elohim ; ils avaient créé l’humanité en laboratoire, bien des millions d’années auparavant, et suivaient de loin l’évolution de leurs créatures. Naturellement ils avaient délivré un message à Claude Vorilhon, celui-ci avait abandonné son métier de chroniqueur sportif, s’était rebaptisé Raël et avait créé le mouvement raélien dans la foulée. Une des missions qui lui avaient été confiées était de bâtir l’ambassade qui servirait à accueillir les Elohim lors de leur prochain passage terrestre. »
« La réponse apportée par la religion raélienne est d’une nouveauté radicale, puisqu’elle propose à chacun, dès maintenant et sur cette terre, de bénéficier de l’immortalité physique. en pratique, un prélèvement de peau est effectué sur chaque nouvel adhérent; ce prélèvement est conservé à très basse température. Des contacts sont très régulièrement maintenus avec des sociétés de biotechnologies les plus avancées dans le domaine du clonage humain. De l’avis des meilleurs spécialistes, la réalisation pratique du projet n’est plus qu’une question d’années. »
@D.
Peux-tu nous dire ce qu’est devenu Claude Vorilhon ?
Merci
Ecrit à l’occasion du changement de siècle et de millénaire, « Lanzarote » annonçait déjà Trump et les éducateurs pédophiles parisiens !
« Malgré tout, nous avancions rapidement vers l’idée d’une fédération mondiale dominée par les États-Unis d’Amérique et ayant pour langue commune l’anglais. Bien sûr, la perspective d’être gouvernés par des cons avait quelque chose de vaguement déplaisant ; mais, après tout, ce ne serait pas la première fois. »
« Il annonçait également la création, dans les communautés raéliennes, d’écoles de masturbation mutuelle destinées aux nouveaux adeptes et aux enfants jeunes. La masturbation, selon lui, devait être considérée comme la première pierre d’un nouveau « catéchisme sensuel ». »
« En novembre 2005, Claude Vorilhon reçoit la visite de l’écrivain Michel Houellebecq, qui s’est inspiré de lui pour le personnage du prophète de son roman « La Possibilité d’une île ».
Le 4 mars 2006, Michel Onfray s’est vu attribuer par Raël le titre de prêtre honoraire du mouvement raëlien, qu’il a refusé. Onfray a répondu le 16 mars par un article : « Raël, crétin sidéral, ou la mauvaise odeur des journalistes ».
En juillet 2015, il nomme Dieudonné Guide honoraire de l’humanité, puis en décembre 2015, il attribue le même titre à Mark Zuckerberg.
Claude Vorilhon a été marié trois fois. Il habite à Okinawa au Japon. »
(Wiki)
Il habite à Okinawa au Japon. »
je n’en suis pas sûre. Je l’ai croisé hier au bord du lac. Vieux. Nu intégral. Timbré. Il pêchait. Il a eu l’idée de nous approcher avec son thermomètre pour nous dire la température de l’eau. Une sociable lui a répondu. J’ai tourné la tête à 135°. Plus tard, j’ai commis l’erreur de jeter un œil vers lui. Il s’est alors gratté ostensiblement les couilles. En rentrant, à qq.kms de là, en amont, nous avons vu le panneau « plage naturiste ». Lui a choisi la plage non naturiste pour s’exhiber.
Un dingue.
@ « vous remontez dans mon estime »/// (10.37)
… ah bon ?… car j’en étais descendu, vraiment ???
Bien que très soupe-au-lait vous-même, Ch., vous restez toujours à l’horizontale dans mon estime, « sang haut, ni samba » particuliers, comme ne le disent pas les dictons populaires.
Et « je pense » (sic) par ailleurs que nous n’apprécions pas Y.M. pour les mêmes raisons. Je n’ai pas particulièrement apprécié le rôle qu’on lui a fait jouer dans ce film plutôt mièvre de Séraphine, que vous semblez aduler. Nulle n’est parfaite, hein ?
Prenez soin de vous, la chaleur et le « pic d’ozone » dans notre capitale risquent de vous atteindre l’aquarelle, aussi.
« Un dingue. »
Vous ne confondez pas avec les membres du Mandarom de Gilles Bourdin, rose ?
Votre habitez dans une région particulières propice aux sectes et aux insectes :
« En 2014, la secte du Mandarom revendiquait plus de 1200 membres dans le monde, dont un tiers se situe dans le Sud de la France. Le reste des adeptes serait réparti dans une dizaine de pays, dont les États-Unis, la Belgique et le Québec. Près de Castellane, ils seraient encore aujourd’hui une dizaine à vivre dans la cité. »
La grande chance de ma vie étant de ne pas être intégrée dans le clan « plume rose cordon doré » ; on se demande bien pourquoi aller chercher son inspiration aux Canaries.
particulièrement…
monsieur Jazzi
j’habite dans une région paradisiaque.
Je pense (sic), comme JL qu’Edgar Morin n’est pas encore sorti du XXIe siècle, tout en confirmant qu’il est bien sorti du XXe. C’est encore un jeune homme.
« on se demande bien pourquoi aller chercher son inspiration aux Canaries. »
Plus qu’aux Canaries, A Lanzarote.
Pour ses paysages d’avant la fin du monde, rose.
Allez voir le dernier film d’Almodovar, « Autofiction », ou lisez le texte éponyme de Houellebecq : « Si elle peut difficilement rivaliser avec Corfou et Ibiza dans le segment des vacances crazy afternoons, Lanzarote peut encore moins, pour des raisons évidentes, se prêter au tourisme vert. Une dernière carte aurait pu s’offrir à l’île, celle du tourisme culturel – dont sont friands de nombreux enseignants à la retraite et autres seniors milieu de gamme. Sur une île espagnole, on pourrait, à défaut de boîtes de nuit, s’attendre à rencontrer quelques vestiges (couvents baroques, forteresses médiévales, etc.). Malheureusement, l’ensemble de ces belles choses a été détruit entre 1730 et 1732 par une succession de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques d’une violence inouïe. Donc, pour le tourisme culturel, tintin. »
Un jeune homme plus que centenaire.
C’est très exactement là
https://maps.app.goo.gl/aLyFG8NEeo1cNQnf6
juste en face de Tarfaya. Nouveau nom donné à Cap Juby où Antoine de Saint Exupéry a été nommé chef de la station aux oortes du désert et a écrit son premier roman Courrier Sud.
JJ-J
Bien vu pour Séraphine que je n’apprécie pas outre mesure. Avec un pinceau elle aurait fait des grandes gifles de couleur. J’ai seulement dit qu’on lui avait proposé un rôle poétique auquel elle s’est frottée. C’est son métier. Je préfère Quand laer monte.
Oui, vous me décevez parfois quand vous vous prenez pour ce que vous n’êtes pas. Mais les blogs donnent de l’assurance. Je vous préfère explorant la prairie sous le vent de Hopper ou votre quête de visages. Mais globalement, je vous aime bien par les mots écrits et lus qui ricochent comme des galets sur les paroles des autres. Ce nom jeté au hasard de vos commentaires m’a réjouie. Une valeur sûre. Une belle personne qui se révèle dans son travail et dans les entretiens. Même au Rond-point elle a tâté les planches. Et puis vous frimez encore, que savez-vous de mes raisons de l’apprécier? Je ne vous ai pas demandé les vôtres.
Moi à Chaville je gère mon compost tout seul. Ça se passe très bien.
Encore tout à l’heure j’y ai mis des pluchures de melon des charentes et les cloportes du compost m’ont remercié en un choeur. Je suis comme un dieu pour eux.
Clochardisation de la nation française : non, ce n’est pas une impression.
www.http://youtu.be/BR8gDy7vG4g?is=Ao9vmeJd_WGkLprt
@ Et puis vous frimez encore, que savez-vous de mes raisons de l’apprécier?
Incroyable ! Je n’aime pas ça chez vous, les couches de miel et in fine toujours un zeste de vinaigre… Incorrigible, disiez-vous ? Je pense que vous m’emmerder un brin. Car enfin vous, que avez vous de moij et de Yolande, par exemple ?
Vous vivez par procuration dans les livres à propos desquels vous n’échangez pas vraiment, vous monologuez vos états d’âme cultureux, certes torrentueux, mais qui n’éblouissent que vous.
Voilà tout… On est toujours un brin effaré de lire (ou de meusurer plus exactement) l’ampleur de vos tartines océaniques sur un blog circonvoisin.
Mais je vous aime bien quand même, comme toutes les créatures bourgeoisement étranges et insolites…
Sommes-nous quittes au flacon, astheure, Tata Yoyo ? Merci DNPR.———- 🙂 /// émoji humoristique///
Leonora Carrington
Rediscovered Leonora Carrington painting to go on show for the first time at London’s Freud Museum
POUR ROSEdans causeur;
Vous avez choisi de changer de nom pour ce livre. Ce geste intrigue. Faut-il y voir une rupture, une mue, ou la tentative de desserrer l’étau d’un passé devenu trop étroit ?
J’ai écrit le premier chapitre d’Underdog, il y a trente ans. Et je ne suis pas arrivé à écrire la suite. Pourtant, j’avais toute l’histoire en tête. Un ami m’a dit : « C’est à cause de ton nom. Prends-en un qui soit proche de toi, sans être toi. Tiens, Marsan, par exemple… » Je suis rentré chez moi, peu convaincu, et pourtant, le lendemain, j’ai écrit le deuxième chapitre ; et huit mois plus tard, le roman était fini. Ce nouveau nom m’a débloqué. »
J’ai depuis, pour le français, la reconnaissance que l’on voue généralement à ses parents. Je peux dire un peu pompeusement qu’il m’a donné la vie et sauvé de la déraison, du chaos né de l’irruption des mots dans mon esprit. Sans lui, j’étais mûr pour Sainte-Anne. Je vois le français comme un être vivant, et les livres qui me plaisent sont ceux où on le sent vivre, où son cœur bat encore.
https://www.causeur.fr/bruno-marsan-je-suis-reste-un-primaire-un-sanglier-sans-etre-idiot-je-ne-suis-pas-accable-dune-intelligence-fracassante-327557?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=ad44e8ce0b-Newsletter_4_fevrier_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-ad44e8ce0b-57322661
JJ-J 14h32
Eh bien voilà votre agressivité dans toute sa splendeur ! Vous êtes moche et vulgaire, JJJ. Mes tartines valent bien les vôtres ampoulées gonflées d’ego. Détraquées. Vous aimez vous situer au-dessus des autres, prenant soin comme Chantal d’esquisser vos relations, votre connaissance sous le manteau de ceux qui « ont pignon sur rue » dans cet espace commentaire. Vous me dégoûtez. Allez ! Qu’ai-je à faire de vos relations amicales ou amoureuses avec les uns et les autres. Allez. Ne m’adressez plus la parole ni ici ni ailleurs.
« La liberté, c’est l’indépendance de la pensée.»
Épictète
Hurkhurkhurk ! Sans autre commentaire…
Christiane est de toute façon tellement habituée à naviguer dans le déni (elle voudrait être considérée comme une érudite délicate et distinguée, mais l’excès de ses admirations -c’est simple, il suffit d’être quelqu’un de connu , d’être un « nom », pour qu’elle parle de vous comme d’un intime intellectuel – démontre au contraire la profondeur de son inculture, elle ne sait ni dire pourquoi elle cite ou aime un auteur, elle est un insecte attiré par la lampe (quand il y avait encore des insectes de nuit), elle n’a aucune autre opinion politique que des « fois » successives, elle utilise l’écriture non comme un moyen d’accès au monde, mais comme un miroir narcissique, elle me fait peur rien qu’à l’idée que, si je n’avais pas les deux pieds dans une solide formation politique d’extrême gauche, je pourrais lui ressembler, dans cette « bonne volonté culturelle » qu’il faudrait assortir d’une capacité de lèche assez impressionnante. De sa part, et donc, cqfd, non de la mienne. Mais comme elle est une bonne chrétienne, vous allez voir qu’elle tend. la joue gauche. Non ? Elle va déverser (si peu qu’elle soit écoutée dans la vacuité de ses propos, dès qu’elle se croit remise en selle, taîaut !) du fiel sur Jjj, ou sur n’importe qui. D’un autre côté, quel personnage, disons balzacien (Proust l’aurait expédiée en deux-longues, certes, mais pas plus de deux- phrases). Elle va devoir se contenter de mon message sur cette Rdl. C’est maigre, pour exister.
Entretien avec Bruno Marsan, auteur de « Underdog »
https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/entretien-avec-bruno-marsan-auteur-de-underdog-29186487.html
Merci Clopone. Jazzi vous a bien jugée et d’autres. Votre vieillesse est décidément lamentable.
Et alii, il a la dent dure !
Bruno Marsan. « -Je n’ai plus l’âge des émerveillements ; je regarde donc tout cela de loin, avec un plaisir mêlé d’indifférence. Ce que je connais du milieu littéraire n’est pas très engageant. On ne peut raisonnablement souhaiter à personne la vie étroite des hommes de lettres, entre les deux ou trois arrondissements où ils imaginent la littérature comme en 1850. »
Je ne suis pas tout à fait d’accord. Quelques éditeurs qui aiment leur métier et défendent leurs auteurs et ne pas oublier les éditeurs indépendants et les libraires qui aiment les livres. La littérature est encore source de bien des joies.
Le problème, c’est les tartines, je viens d’en produire une, c’est vrai, mais comment faire pour éviter le gras, quand on vous évoque ?
J’ai aimé absolument tous mes profs de français,au collège, au lycée. Et j’ai été aussi particulièrement cliente de mes institutrices, en primaire. Mais vous, rien que l’idée que vous avez gagné votre vie en déplorant, soir après soir, dans votre miroir, de ne pas être célébrée à votre juste « valeur intellectuelle », alors que
vous jouez une pauvre comédie,ben excusez moi, vous n’êtes que de la poudre aux yeux. Ce que, entre autres choses, l’administration des puissants, l’adhérent à l’ordre capitaliste, sont. vos caractéristiques. Heureusement, vous êtes aujourd’hui vieille, et laide (on sent bien que vous ne vous en remettez pas, et que vous ne deviez pas non plus être jeune et jolie, car votre frustration éclate dès qu’on vous met le déni sous le nez):, bref arrêtezz de citer des auteurs que vous ne comprenez qu’à l’aune de leur renommée. Et fi chez-vous bien ça dans le crâne : Vous n’êtes pas Violette Leduc. Merdalors.
Christiane est enfin clairvoyante. Elle voit bien le vrai visage laid et sale de la Gigi.
Quant à la Clopine… Bof !
(Passou aussi a ses mégères apprivoisées ; et il fait bien de tenir bon qu’elle dirait Esther)
Clopone, la chez-moi les baskets et arrêtez de projeter sur moi vos désirs d’être célèbre et de ne pas l’avoir été . Occupez-vous de vos petites annonces… Peut-être serez vous moins frustrée…
Soyons sages, JJJ
Gardons le Silence !
Laissons grincer les tricoteuses
Les tresses des méduses sont déchaînées
Ce ne serait pas un peu de votre faute ?
A moins que ce ne soit de la mienne…
La boldocloporcine aurait mieux fait de se lever pour son âne. Ça doit faire partie de sa « solide formation d’extrême gauche » de rester au lit pendant que les animaux se font flinguer sur la route. Sans parler du pauvre dindon assassiné à coups de bâton. Et comme d’écrire sur Proust sans avoir ouvert ni ses autres oeuvres ni sa correspondance, mais en demandant si ses nouvelles « valent la peine ». Solide formation de fumisterie.
(Sa lecture de Bartleby ne manquait pas non plus de sel. Elle n’y avait strictement rien compris).
(Ce cul de basse fosse, c’est un peu le cabinet de Barbe bleue …)
Mais qui donc manque ici pour que la boucle soit bouclée? 🙂
Tu as raison, il faut défendre Joseph Gibert, Chaloux. La fermeture de cette caverne d’Ali Baba du livre neuf et d’occasion en plein Paris serait un désastre culturel.
Bardella impressionnant chez Darius Rochebin avec Ruth Elkrief et d’autres.
Ce type apprend à une vitesse époustouflante. Je suis beaucoup moins sûr qu’il serait écrasé par Mélenchon dans un débat d’entre deux tours…
les deux pieds dans une solide formation politique d’extrême gauche
–
les deux pieds gauches, alors.
Oui, elle est pas mal dans des petits textes. Elle devrait s’y tenir. Bien sûr il y a le « moi je »… très envahissant et sa vie privée qui n’est plus privée du tout. Enfin notre dame des lamentatations, c’est bof!
C’est la vengeance du dindon dans l’au-delà, Monsieur Dé.
C’est curieux, je n’ai pas l’impression que les Romantisues n’aient rien compris à Shakespeare. Quand Hugo écrit « Hamlet ou le doute qui reve » ça me semble autrement profond que du Puck…quant à X la comparaison d’ Ophelie avec, on cite, « la meuf de Lamartine » , on a pas l’impression de jouer dans la même cour. Enfin….
Je viens de faire un grand rêve. Mais j’ai laissé Grothendieck depuis plus de quinze jours. Comment faire ? Il fallait e
évacuer une salle où nous étions plus de quarante mille dans un immeuble gigantesque de briques réinvesti comme d’orphelinat en habitation de luxe et il fallait se sauver. Moi je suivais un homme ( oui ) qui avait trouvé par où nous sauver et on empruntait ( seuls tous les deux, oui ) un escalier ( à l’opposé des autres, de la foule qui évacuait ) qui descendait des tonnes d’étages pour arriver sur un grand parvis, où il y avait une bouche de métro. Là, on retrouvait une grande bande composee de la succession de mon père et le notaire avait renoncé à être notaire je ris encore dans mon lit, le mien me disait mais vous avez trop parlé, là, et l’aînée souriait mais je voulais lui casser la tête mais je la prenais dans mes bras et elle était toute raide et figée. Mais moi, j’étais avec l’homme aux cheveux noirs. Au milieu de la grande fuite, tout en ne sachant pas ce qui allait se passer, à un moment donné, il était assis et en regardant sa nuque, je vis qu’il avait coupé ses cheveux longs ( pas si, mais quand même )et noirs. Alors qu’au début, il les avait courts et drus, puis laissé pousser sans que je le sache puis coupé sans que je le sache. Je lui caressais la nuque.
À la fin du rêve, je constatais qu’il y avait seulement deux artistes qui étaient originaux Joán Mirò et ? . J’ai eu le second puis il m’a échappé. J’ai pensé à Picasso mais non, trop d’influences. J’ai cherché et je n’ai pas trouvé. Ni retrouvé, le second. C’était au moment du réveil.
Voilà. Je pense pouvoir annoncer que l’on va faire l’amour, avec l’́homme aux cheveux noirs. Et que je vais être consentante.
Plus même, active.
Voilà, la vie est un miracle.
Ce grand rêve, avec l’homme aux cheveux noirs a balayé trois jours pourris qui sont derrière moi.
Trois.
Pourris.
J’avais commencé à écrire un grand laïus.
Erreur de manip.il s’est envolé.
Moi, j’ai une bonne nature, mais je peux être parfaitement teigneuse.
Je vous fais un résumé : nous sommes chacun (s)responsable ( s ) de nous-mêmes et pas d’autrui.
Seuls pour opérer un changement nécessaire en nous, ou bien refusant de.
Seul lors de notre naissance.
Seul lors de notre mort.
Je refuse les règlements de compte.
Je refuse les ass1ssinats collectifs.
Nous sommes un groupe et chacun a de grandes qualités et d’énormes défauts.
À nous de vivre en groupe.
Une bouffe serait mieux. Jamais cela n’a abouti.
Après, l’affection, l’intérêt, cela ne se commande pas.
Mais en prendre un, chacun son tour, et le démolir, cela est inacceptable et je m’insurge.
J’ai été suffisamment maltraitée dans ma vie professionnelle, familiale, amicale pour aujourd’hui dire un non radical à ce type d’attitude. Respect ou éloignement.
Bonne journée à tous, je vais soigner mes coups de soleil, ma tendinite à l’épaule gauche et mon arthrose au genou droit.
et alii
j’ai lu tout ce que vous avez donné en lien sur cet auteur Bruno Marsan. Drôlement tentant.
Moi, personnellement, j’ai adopté une posture qui me convient vous concernant : ni trop proche, ni trop lointaine.
Je considère que régler son sort à quelqu’un que l’on ne connaît pas cela ne fait satisfaire que soi-même dans son désir délétère de démolir.
Et je trouve que, malgré ce que l’on peut trouver d’intéressant sur ce blog, la vraie vie dépasse et de loin ce qui se passe derrière un clavier.
J’attends avec une certaine impatience le livre de Boualem Sansal, et sa chronique ici. Deux grands moments en perspective…
rose dit: 29 mai 2026 à 4h08
*Je viens de faire un grand rêve.
Alors là, j’adore!
(Cela nous change de l’ Ehpad,c’est épatant!)
Après avoir reçu le prix Goncourt pour « À l’ombre des jeunes filles en fleurs », Marcel Proust écrivit en décembre 1919 cet étonnant poème scatologique, adressé aux critiques, notamment les wagnériens, qui lui reprochaient son snobisme et son prix.
JEUNES FILLES EN FLEURS
Laissons à Wagner l’ennuyeuse déesse Erde
Limon vil où Wotan se laissait oublier
Belle d’azur, pourtant quand vient un grain, la mer de
Marmara n’est que fange où périt maint voilier
S’il se laisse enliser, s’il a cargué trop tard
S’il n’a pas assez tôt supplié St. Médard,
Dont, tiré du latin, le vrai nom est St. Merde :
N’insistons pas, on doit savoir sacrifier
– Que l’étymologie elle-même se perde –
Les choses sans beauté, par exemple la merde.
Vous qui me couronnez jeunes filles en fleurs
Qu’habille le coutil, le satin ou la loutre,
Oubliez ces noirceurs ; préférez les couleurs
(Qu’évoque la méduse blanche aux reflets bleus)
Du seul nectar pour vous seules délicieux
Jeunes filles en fleurs, ô buveuse de f…
Si votre vie est partie en vrille, ce n’est pas la faute des autres, mais si vous aviez été moins arrogante, plus conciliant, en doutant parfois de vos certitudes, peut-être que ça se serait mieux passé. … et probablement l’âne ne serait pas mort.
Misty Copeland
https://balley.it/wp-content/uploads/2023/09/fisico-da-ballerina-4.jpeg.webp
Cher Jazzi, mille mercis pour nous avoir mis sous le nez cette couche-culotte fécalisée par le fada littéraire bien connu Marcelito Proutprout, admirable écrivain bêta, oeuvrette aussi minable que son auteur !
C’est bien dommage, Rosanette, que cette étrange modération nous empêche de conclure ce débat fort intéressant sur le quartier du Sentier. Ce dialogue n’a pas dû plaire à tout le monde…
Pour en avoir le cœur net je me suis efforcée à revoir « La vérité si je mens ». Tout d’abord oui, impression générale défavorable basant le « divertissement » sur la rapacité des personnages : gagner plus en roulant les autres sur la valeur des marchandises (tissu ou « fringues »). Les expressions egriardes, les accents forces, le luxe étalé… Oui, c’est lassant. Ce qui m’avait intéressée, au passage, c’était, sous-jacent, une interrogation sur le poids de la religion dans les mariages et face à cette contrainte la position de ce jeune homme. D’abord, il saisit par un mensonge l’opportunité de trouver un emploi dans cette communauté- la possession de la chaînette avec l’étoile de David lui etant attribuée. Sa découverte de ce nouveau milieu professionnel se fait par l’observation. Il pense devoir faire ses preuves d’aisance à duper les clients pour être apprécié de son patron. Triste moralité supposée de ce commerce du Sentier ! L’amourette qui suit sert à enfoncer le clou ! Il est question de mariage mixte entre un « goy » et une jeune fille juive. Les caricatures des uns et des autres y vont de bon train. L’essai de soudoyer le rabbin est le pompom!
Mais lui dans tout cela ? Sympathique et paumé au début du film, il devient crapuleux enrichi par la suite et pas pour de bonnes raisons. Sa « vérité » est un mensonge permanent.
Je comprends votre aversion. C’est une piètre image du Sentier et de ses us et coutumes.
Heureusement le livre de Guillaume Erner donne une autre image du Sentier. De plus on voit peu le quartier dans le film. Les rues font place aux bars, dancing, hôtels de luxe et grosses bagnoles, assez rapidement. Alors que dans le livre c’est toute la poésie attachante du quartier et de ses commerçants et artisans qui est offerte. Voilà, je m’arrête là. Bonne journée à vous et encore merci de m’avoir signalé ce livre remarqué par Pierre Assouline
Je viens d’entendre la version de Boualem Sansal quant à sa rupture avec Gallimard. Son éditeur lui prête un appartement TOUT EN LUI CONFISQUANT SON TELEPHONE PORTABLE, appartement dont il est viré sans autre forme de procès. Boualem Sansal raconte également que Gallimard lui proposait un à-valoir de 100 000 euros contre 1 million de la part de Grasset (et donc de M. Bolloré).
Il faudra tout de même qu’Antoine Gallimard s’explique sur tout cela et confirme à quelle source il a pris ses ordres, ce qu’évidemment on sait très bien. Mais comment expliquer que le premier éditeur de France rampe à ce point devant un pouvoir en pleine déroute?
Le pompon étant évidemment la confiscation du téléphone. Et le souvenir des propos de Laclavetine. C’est Le Maître et Marguerite. On attend avec impatience les protestations d’Annie Ernaux… Que de compromissions.
Ah oui, pompon !
Ben non. On ne comprend rien, mais rien à tout ça.
On n’est pas dedans mais dehors.
Rien.
Supprimer à un adulte qui vient de sortir de prison son telephone portable, cela paraît délirant. S’il s’agit d’obtenir le silence de Boualem Sansal, c’est peine perdue.
On en saura plus.
Oui, je sais, complotisme, cul-de-basse-fosse… etc. Etc…
Ma pauvre Rose, vous ne voyez pas où Gallimard a pris ses ordres? Mettez vos lunettes de bon-sens…
bolibongo
j’ai très peur que vous vous ennuyiez, alors, pour vous, ce lien en Suisse, sur le prix de l’eau en Ehpad :
Source : 20 Minutes
https://share.google/HzzHx4iqRjAWQWKwR
P.S : dans mon rêve, ni ma mère, ni le cadet, ni la tutrice, ni l’Ehpad.
10h07, je ris eencore.
mon pauvre chaloux, ne me dites pas encore rotschild, comme macron, pck j’en perdrais mon tablier, or, je suis ( presque ) en cuisine.
Et le souvenir dzs propos de Laclavetine pas plus.
@christiane
non
mon post retenu par la modération ne concernait pas le sentier , mais prolongeait le post d’un intervenant précédent consacré à la vie de deux savants inventés et canularesques Kilo et Botul ce dernier ,philosophe, ayant abusé BHL on s’en souvient.
Je les rattachais au peuple imaginaire Poldeve. inventé autrefois par de normaliens et qui avaient obtenu beaucoup de contributions destinées à venir en aide a ce peuple en détresse:Magnifique et célèbre canular
« Je pense » que l’autre peintre, c’était Matisse.
C’est le bon Dieu qui l’a mis à côté, mais il ne voulait pas faire de peine à Miro, cette nuit-là, voilà pourquoi
Ma pauvre Rosse, ai-je jamais évoqué les Rothschild? Vous êtes bête à manger du foin.
mon pauvre jaloux, […] !!!
Mais en prendre un, chacun son tour, et le démolir, cela est inacceptable et je m’insurge.
J’ai été suffisamment maltraitée dans ma vie professionnelle, familiale, amicale pour aujourd’hui dire un non radical à ce type d’attitude. Respect ou éloignement.opinion de Rose, jusyifiée , et que je partage;
merci, rose.
Bonne journée
Jaloux de quoi, ma pauvre vieille Rosse?… Je ne vois pas.
Attention ! Rose a toujours raison, même quand elle a tort !
a propos de EHPAD
je crois qu’il y a lieu actuellement de se méfier des agissemments de tous et toutes!
« ne voyez pas où Gallimard a pris ses ordres ? »
Mais comment expliques-tu que Boualem Sansal ait été élu à la majorité absolue à l’Académie Française, Chaloux ?
Jean Giono « J’ai ce que j’ai donné, Lettres intimes », folio
« Du joli compliment que mon père adresse à ses parents le 24 octobre 1900 – il a cinq ans ! – au petit mot qu’il envoie à une amie le jour de sa mort, le 8 octobre 1970, ces lettres que j’ai retrouvées par hasard dans le joyeux « foutoir » du Paraïs dévoilent certaines facettes de sa personnalité, certains côtés de notre vie qui n’ont pas retenu l’attention des biographes…
Malgré une légende tenace, nourrie de clichés et d’inexactitudes, mon père fut profondément, violemment, égoïstement heureux. « On n’a pas fini de m’entendre parler du bonheur qui est le seul but raisonnable de l’existence. » Il était de ces êtres rares qui attachent la même valeur à une jeune pousse d’asperge sauvage qu’au cachemire le plus luxueux, parce que l’une et l’autre lui apportaient du plaisir. Il fut peut-être désenchanté des hommes, mais jamais de la vie même. S’il n’a pas été un homme parfait, il fut ce père exceptionnel qui m’a appris à respirer, à aimer la vie, la musique, à apprécier la chose la plus infime, toucher un tissu, regarder un paysage, boire à une source, si peu de chose pour enchanter une journée entière… »
(Sylvie Durbet-Giono)
https://www.folio-lesite.fr/system/files?file=migrations/ouvrages/couvertures/A39861.jpg
Janssen J-J
à vous lire, je suis sûre que ce n’est pas Matisse. Ce serait peut-être Marc Chagall.
renato
je vous remercie pour l’excellente reputation que vous vous obstinez (vous aussi ) à me faire.
nota : vous aussi vous vous obstinez ?
et alii
votre remarque sur les ehpad est très pertinente. Et c’est même pire que cela.
merci également et alii pour votre approbation juste au-dessus.
Parce qu’il était impossible de faire autrement, Jazzi, un petit hochet compensatoire. D’autant que l’académie belge, où Boualem Sansal a d’ailleurs été fort mal reçu (« Bruxelles, capitale de l’épaisseur » affirme Yourcenar). Maintenant, il faudrait voir quels votes on entrainé les autres. Si besoin, promesses de rééditions, substantiels à-valoir, tout cela est connu comme le loup blanc. Qui a dit, « l’académie Goncourt est le pain des vieux jours ». Même chose pour la française, je suppose.
Si un monsieur vous offre des bonbons et vous demande de le suivre dans sa chambre, n’y allez surtout pas, et alii !
Prévenez immédiatement rose…
Bruxelles avait pris les devants…
Ici, nous en avons eu la preuve, et encore aujourd’hui.
Le Bonheur fou https://share.google/5LdviivIwx8EhT6Ye
comme c’est beau, ce que raconte la fille de Giono, jzmn… Merci pour cette trouvaille.
Maintenant, je « scie l’anse ». Bàv,
Le problème de la rosse, c’est surtout qu’elle passe son temps à poster sur ce qu’elle ne connaît pas. Comme la Clopine publiant sur un auteur qu’elle ignore parfaitement (et s’en vante).
un monsieur peut bien me proposer tout ce qu’il veut, je lui dirais non merci, moi aussi, j’ai des caprices
>https://www.youtube.com/watch?v=-095jDDgrQo
Maxim Vengerov – Caprice N° 24 – Paganini
https://www.youtube.com/watch?v=hsJdLv38fy8
« J’ai ce que j’ai donné, »
« L’amour, c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas » -Lacan
des pièces qui leur posent à eux des problèmes
OK,mais je ne crois pas qu’il y ait encore des amateurs pour toutes les « solutions »
des pièces, des pièces, soit!mais ce sont aussi des pièges!
‘I smell a rat dans vos pièces, P.Assouline!
Svetlana Bednenko, photo Violetta Yakovleva
https://balletthebestphotographs.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/02/svetlana-bednenko-17.jpg
« Du point de vue de l’oreille, Virginia Woolf n’a jamais écrit une mauvaise phrase. »
Truman Capote
Je suis tout nu dans mon parc avec des grand jets d’eau et des cascades de fleurs et mes poules, pour votre information.
aucun d’entre vous n’a peur des spectres? Des sorcières?
Pietres lecteurs et quel symptome avons nous grace a W.S.?
ca va barder , des narratifs de bardes!
bon week end!
un article ancien sur les jeux « d’identification » des protagonistes »
Il n’y a aucun doute que l’importance de la signification donnée à l’art de la mise en scène et aux acteurs dans cette pièce tient aux intérêts professionnels et aux ambitions artistiques de Shakespeare qui, comme nous le savons, jouait une partie de ses propres rôles.
J’ai tenté d’expliquer [19] de façon psychologique que la performance de la mise en scène est un acte psychique très complet et qu’elle aborde les problèmes psychiques plus en profondeur que ne le fait le travail du dramaturge. L’acteur accomplit le drame, il fait ce qu’au fond le dramaturge voudrait faire mais – en raison de ses résistances psychiques – ne peut faire : il « vivrait » pour ainsi dire ce que le dramaturge « rêve ». Si nous rapportons cette formule psychologique à ce que nous a montré l’analyse de la « pièce », nous constatons que Shakespeare nous fait l’aveu inconscient que l’art du spectacle lui a servi d’ersatz à ce qu’il n’a pu accomplir autrement dans sa vie, tout comme Hamlet, pour qui la mise en en scène remplace les actes qu’il ne peut accomplir à cause de ses fortes inhibitions internes. On peut facilement deviner, à partir de l’essence même de l’art de la mise en scène, que le mécanisme psychique permet à l’acteur d’évacuer les excès d’affects, ce qui n’est pas possible pour l’auteur. Ceci est une identification qui va jusqu’à l’abolition temporaire de la personnalité de l’acteur. Ce processus est abondamment utilisé dans Hamlet et c’est pour ces raisons que nous avons dû si fréquemment nous en servir pour l’interprétation [20]. Outre ce moment essentiel de l’art de la mise en scène, cette réflexion nous apprend qu’il ne faut pas sous estimer la signification de la motivation concernant le choix professionnel de l’acteur. Il y a des moments, dans le rapport infantile avec les parents – comme nous le montre l’analyse d’Hamlet – qui peuvent, par identification, pousser quelqu’un pourvu de dons artistiques à une carrière d’acteur : le vœu d’être grand et adulte, d’imiter le père [21], de se mettre à sa place, sur le fond des observations qu’un enfant peut faire et qu’il cherche soigneusement à dissimuler à ses parents (en faisant semblant). Les rôles préférés de l’acteur lui offrent l’occasion de manifester réellement ses talents et de s’offrir en spectacle – ceci par retournement de la situation »
https://shs.cairn.info/revue-champ-lacanien-2004-1-page-193
la date de l’article:
Texte publié dans « Imago 4 », 1915.
« J’ai ce que j’ai donné, »
« L’amour, c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas » -Lacan
la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a
Et alii,
le point de vue que vous évoquez ci-dessus est absolument magnifique. En lien avec poirquoi devenir un acteur, cet i tervie, de Raymond Devos, de 1988, questionné par Anne Sinclair, et au bout d’un moment, ses prolégomènes sont assez longs, il parle de qu’est-ce que c’est d’être un artiste et le plaisir fou que cela lui donne.
J’en ai parlé il y a quelques jours.
Il a aussi commis un sketch qui s’intitule L’artiste, que j’ai aussi visionné, mais dans cette interview, qu’il mène à cœur ouvert, c’est très émouvant d’écouter ce qu’il dit.
pourquoi
cette interview
Le lien
https://youtu.be/hVUUZ0R-u-0?is=QtSNu-jzFRu6i7fQ
Et alii,
je retourne à mon jardin. Merci pour votre présence fidèle et dans le sujet.
Ça barde / les bardes 🤣😂😅… Votre sens de l’humour !
« J’ai ce que j’ai donné, »
« L’amour, c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas » -Lacan
« la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a »
La beauté ne se mange pas en salade.
Capté en passant
« »I came to bury not to praise » is a paraphrase of a famous line from a speech by Mark Antony in Act III, Scene II of the play Julius Caesar by William Shakespeare. »
Pay in Blood
https://youtu.be/BftlFa1F3VM?si=Ge3f_-ZjKAvM3mbm
Alphonse Daudet, que j’aime beaucoup, portait certes la barbe, mais il était un écrivain célèbre.
Par ailleurs, il ne s’est jamais mis, de toute sa vie, en bermuda.
Quand il allait pique-niquer dans la campagne, il y allait en costume. Et c’est seulement y étant arrivé qu’il se permettait d’enlever sa veste et remonter ses manches de chemise. Certainement pas montrer ses jambes. Ah non.
L’histoire du bermuda est plus récente, D.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Presentation_of_awards_to_members_of_a_NZ_brigade_in_the_Western_Desert.jpg
Le prince Philip de Grèce, futur Duc d’Edimbourg, en 1939.
N’était-il pas smart, D. ?
https://www.alamy.com/file-photo-dated-011239-of-prince-philip-of-greece-at-the-public-school-of-gordonstoun-elgin-in-scotland-the-duke-of-edinburgh-has-died-buckingham-palace-has-announced-issue-date-friday-april-9-2020-see-pa-story-death-philip-photo-credit-should-read-pa-wire-image417845666.html
Lui-même héritier de la tradition sceptique, qui s’incarne encore dans les Recherches philosophiques du second Wittgenstein où elle investit la question du langage, Cavell n’a cessé de parcourir la généalogie de ce courant de pensée pour en restituer la vérité profonde : le déni de savoir est un masque qui cache l’incapacité à reconnaître l’autre. C’est en réhabilitant le langage ordinaire, auquel la pensée a souhaité tourner le dos, que la relation au monde peut être rétablie et la tragédie conjurée. Cet horizon constitue l’originalité profonde du dialogue philosophique que Cavell entretient ici avec Shakespeare.
Ce lien a t-il été donné lors du récent débat sur le livre de mémoire du Sentier ?
« Le monde disparu du Sentier
Dans un livre singulier, à la fois autobiographie et récit familial, Guillaume Erner raconte les Schmattès sur fond d’histoire économique et commerciale, qui est aussi une histoire culturelle. Il en tire un récit enlevé, dans un style vif et nerveux, à l’image de ce monde en tension qu’était le quartier du Sentier à Paris. »
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/05/05/le-monde-disparu-du-sentier/
Dans la suite du précédent billet : prix Samuel Paty 2026, premiers retours en cours
@Ça barde / les bardes 🤣😂😅… Votre sens de l’humour !
Rions donc encore un peu
« Violences sexuelles en temps de guerre : Israël et la Russie ajoutés à la liste noire de l’ONU
Par Le Figaro avec AFP »
@Quelle merveille, ce livre.
Heu ! Non, rien …
Tu veux pas aller faire dodo, Jeanjean ? Je te sens de plus en plus fatigué.
Sam Peckinpah et Bob Dylan sur le tournage de Pat Garrett et Billy the Kid:
https://leitmovie.it/wp-content/uploads/2015/11/Bob-Dylan-and-Sam-Peckinp-014.jpg
@Jazzi
merci de ce lien vers cet article qui m’a offert ce qui a toujours compté pour moi parmi mes bonheurs de lectrice:
La satisfaction de tomber sur un texte qui presente en plus pertinent ,mieux analysé et mieux ecrit ce je pense sur un sujet
SENTIER
les boutiques fermées, les mautresses d’écile parisiennes n’étaient pas les seules à venir choisir leurs chiffons dans les restes d’étoffe jetés à pleines poubelles: avec parfois des patrons:des artistes s’y retrouvaient et papotaient avant d’emballer leurs trésors dams les poches prévues;organisés, tous ,pour préparer leurs travaux dirigés,et leurs reves!
maitresses d’école
Jazzi dit: 29 mai 2026 à 19h30
Ce lien a t-il été donné lors du récent débat sur le livre de mémoire du Sentier ?
Non.
Et c’est vraiment hyper intéressant puisque nous voilà face à trois récits du même ouvrage : un de monsieur Bonnot dans EAN, avec les démêlés judiciaires, un de Rosanette avec mémoire prise sur le vif et un de christiane qui a lu le bouquin et en a fait le compte-rendu.
Jeune femme, à l »École Normale inférieure, j’avais longuement lu un ouvrage grand par sa taille qui s’appelait Les transformations du paysage.
Et là, c’est à cela que l’on assiste et l’accouchement se fait dans la douleur, à une transformation du paysage et à un monde en mutation, avec ce que l’on a connu qui n’existe plus et ce qui va advenir que l’on ne connaît pas encore.
Et là, nous sommes dans la période transistoire avec bulldozers et missiles, et c’est clair que ce n’est pas confortable.
Bonne soirée,
Et c’est la grande richesse de ce blog de permettre cela.
Sur l’histoire du bermuda ( anecdotique, mais on reste dans la fripe ) y a les spahis, bermudas sous les genoux et chaussettes montantes.
Moi je n’ai pas parlé de bermuda.
Pourquoi parlez-vous de bermuda ?
Ah si, j’ai parlé de bermuda. Excusez-moi.
Vous êtes parti d’Alphonse Daudet qui portait une barbe pck écrivain mais partait en pique nique en costume. À peine s’il enlevait sa veste pour retrousser ses manches de chemise. Mais le bermuda, niet. D’où les deux sympathiques exemples de jazzi, et mon rappel de l’uniforme des spahis.
Au cas où nous aurions eu quelque chance de vous convaincre que le bermuda, oui.
Edgar Morin nous as quittés hier le 29 mai 2026, à 104 ans. RIP.
@bien sur Edgard Morin a ecrit des textes remarquables en matier de sociologie comme ‘les stars ou la rumeur d’Orleans .
Mais son livre qui m’a laisse un vrai souvenir c’est « Vidal et les siens »,un livre autour son pere et de son entourage qui est un vivant portrait d’une famille salonicienne vivant en France ;un monde où on parle encore à la maison le castillan de 1492 ,avec des gens qui peuvent, d’une villégiature d’éte dans une ville d’eaux française écrire sur une carte postale « lo que vivemos magnifique ! »
Edgar Morin est mort à 104 ans !
La canicule aura été fatale au pauvre Edgard !
Il faut avoir de belles jambes, des cuisses musclées et de beaux mollets pour bien porter le bermuda.
Ceci expliquant sans doute la haine du pauvre khâgneux D. !
Article du Monde pour les abonnés, en attendant celui de P. Assouline ?
Je possède évidemment tout cela.
Seulement je trouve indécente en ville cette tenue.
Tenue de ville : tenue vestimentaire soignée, adaptée à la vie quotidienne, à un environnement professionnel ou à certaines occasions non sportives.
Elle implique une apparence correcte et présentable, par exemple : pantalon, chemise, polo, robe simple, jupe, blouse, veste, chaussures adaptées…
Ne sont généralement pas considérés comme une tenue de ville : vêtements de sport, jogging, maillot, tenue de plage, bermuda, short, tongs ou vêtements trop décontractés.
En résumé : une tenue de ville = tenue correcte, soignée et non sportive, sans bermuda.
–
Ce n’est pas moi qui le dit mais Chatgpt !
Après les gens font ce qu’ils veulebt, et moi je leur rappelle ce qui doit leur être rappelé, si je veux !
Et vérifie l’orthographe pour Khâgneux, jazzi. C’est tellement énorme..
La façon dont on s’habille, la façon dont on ne s’habille pas ! Si chacun s’occupait de ses affaires, ce serait formidable. Je porte très souvent une cravate, notamment parce que je ne crois pas qu’elle représente autre chose qu’un accessoire de mode masculine, et puis parce qu’elle parfais le col de la chemise. Certes, les réactionnaires surtout de gauche la considèrent comme un truc « fasciste » car le nom est une adaptation du croate « hrvat », qui signifie « Croate », d’où « Croate ». C’est vrai que le nom vient du croate mais je ne vois pas où situer le fascisme en France à l’époque de la guerre de Trente Ans… c’est absurde, seuls les imbéciles peuvent tenir de tels propos. Chacun s’habille comme il le souhaite, et si cela ne plaît pas à quelqu’un, tant pis pour ce Quelqu’un !
Article (E. Morin) plus conséquent ici :
Toujours se demander qui a dressé Chatgpt !
Les spahis formaient des régiments de cavalerie. Et les cavaliers ne portent jamais de bermudas, jamais.
Tu as les genoux mal tournés, D. ?
« A la fin du XIXe siècle, «khâgneux» est le sobriquet désobligeant que donnent les élèves des classes préparatoires scientifiques à ceux des classes préparatoires littéraires. Ces derniers n’ayant pas d’épreuves sportives comme à Polytechnique, ne sont pas tenus d’avoir une excellente constitution physique. Ont-ils pour autant les genoux cagneux comme s’en moquent les «taupins»? «Khâgneux» est en fait une déformation de «cagneux», désignant les genoux tournés vers le dedans. »
« Ce n’est pas moi qui le dit mais Chatgpt ! »
A défaut d’intelligence (et de mollets), il te reste l’IA !
« Je voudrais qu’on fût soigneux de choisir [à l’enfant] un conducteur qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine » Montaigne
Réflexion en partie fausse, car la valeur d’un travail universitaire se mesure aussi au volume de citations référencé en annexe.
Dans ma jeunesse l’orthographe était considérée comme la science des imbéciles. Ce qui me morfondait, me remplissait de tristesse jadis, au vu de la pauvreté de mon parcours universitaire, trouve aujourd’hui un nouvel éclairage. Les imbéciles d’antan sachant rédiger correctement, que dire alors des prestations de leurs contemporains intellectuels ?
Me voilà à relayer les pensées de M Charoulet.
« Réflexion en partie fausse, car la valeur d’un travail universitaire se mesure aussi au volume de citations référencé en annexe. »
yep !
là il faut revenir sur la distinction entre exactitude et précision : Musil, Wittgenstein et les autres du Cercle de Vienne s’en prennent à la précision, tout le discours philosophique depuis Socrate s’appuie sur la précision comme argument d’autorité et irréfutable.
Wittgenstein dit que ce fantasme de la précision fait que tout le discours philosophique est inexact, donc faux.
continuez à porter cravate, dear Renato, la mode casual imposée, tichorte ala Zuckerberg, fait long feu, le boss à fessbouc remet sa chemise pour causer avec le capital.
Le prestigieux blog à passou va sûrement commémorer Edgar Morin, plus bankable que le cheick spire.
Rodenbach, raffiné francophone de Flandre, a promené son Ophélie sur les canaux de Bruges-la-morte.
démonstration par l’exemple de la différence entre précision et exactitude :
quand Finky dit 45.000 manifestants iraniens ont été tués.
est-ce précis ? réponse : oui ! parce que 45.000 est un nombre précis.
45.000 ce n’est pas 44.500 ou 46.200 manifestants tués.
donc Finky joue sur la précision du chiffre qu’il donne pour imposer son argument.
est-ce exact ? réponse : non !
la proposition la plus exacte concernant ce chiffre aurait été de dire : je ne sais pas combien de manifestants ont été tués.
ou en prenant en compte les 3.000 à 4.000 donnés par les organisations de l’onu, une proposition exacte incluant son nombre précis aurait de dire : il y a eu entre 3.000 et 45.000 manifestants tués.
là on voit de suite le danger de la précision au détriment de l’exactitude.
ce danger est au coeur de la démonstration de Musil qui a fait sa thèse sur l’empirisme logique de Mach qui va servir de support théorique à la hpilosphie du langage, mais aussi de la critique des madias de Kraus, de la philosophie de Wittgestein, de Carnap et des autres du Cercle de Vienne…
et ça c’était il y a 1 siècle !!!!!!!!!!
1 siècle plus tard on a absolument rien retenu de cette critique de l’artiiculation du langage entre précision et exactitude.
La leçon d’orthographe du professeur SV !
https://www.facebook.com/photo/?fbid=27004927199168789&set=gm.28043106735276348&idorvanity=227346893945706
C’est quand même pas croyable !
Son père, Vidal Nahoum, est un commerçant en bonneterie dans le quartier du Sentier à Paris, avec sa mère Louna Beressi.
Tout juste nommé ministre de la culture et du patrimoine du gouvernement Le Pen-Bardella, D. propose un premier référendum : « Faut-il interdire aux hommes le port du bermuda en ville ? »
Chez Passou, il y a des sujets qui s’imposent tout naturellement, rose.
Mais il n’y a pas eu que ça: le réalisateur a fait des choix dans ce qu’il racontait. L’inaction de l’Administration, massive, est très peu racontée. Et pour cause : il en a été très peu question dans les procès. Et puis là encore des discussions de bureaux ça fait pas un bon scénario.
Qu’il y ait des choix, on ne peut pas l’éviter, mais qu’on ne nous raconte pas que le film c’est le réel.
(Le premier message manque. Le sujet est touchy.)
Daniel Kenigsberg
« Lors de l’enterrement de mon père Albert, qu’on aurait pu surnommer Albert Tennisberg, un de ses copains de raquettes m’a raconté que mon père employait des expressions yiddish au cours des parties. Et ses potes avaient adopté, comme les New-Yorkais ont introduit beaucoup de mots yiddish dans le paysage linguistique de New-York, les trouvailles langagières de mon dabe : monter au filet dans un élan inconsidéré, attitude qualifiée de « monter en caleçon », devenait « monter en gatkes » (caleçon molletonné rendu célèbre par un célèbre bateleur) ; et quand une balle sortait du court, mais alors sortait définitivement, papa disait qu’elle était en zone libre. »
non seulement on n’a rien retenu, mais en écoutant l’émission de Finky de ce matin j’ai eu l’intime conviction que France Culture est désormais descendu même niveau que LCI.
on peut y raconter n’importe quoi sans tenir compte de l’Histoire et surtout sans avoir une once d’objectivité.
ce matin c’était juste une émission de propagande dans ce que la propagande peut avoir de plus stupide : si on prend chaque phrase aucune n’est vraie au regard de la réalité, juste une radio s’invente un monde parallèle.
d’où cela vient-il ? paresse intellectuelle ? non
on n’a rien retenu
si (doch !), M. Védrine est d’accord avec M. Kissinger.
Aucun problème, renato. Ne vous énervez pas. J’ai bien écrit que chacun s’habille comme il veut.
Seulement moi je critique comme je veux.
Après, on ne va pas passer la journée là-dessus. Je constate seulement que dans le centre-ville d’Athènes, même par les températures les plus chaudes, les messieurs portent des pantalons.
Macron à propos de la mort de Morin a tweeté « L’humanisme fait personne ». La locution c’est « Le X fait homme ». Donc on se serait attendu à « L’humanisme fait homme ». Mais on est en plein wokisme. Si on emploie le mot homme on risque d’avoir Mediapart et Libération sur le rable plus des hordes de wokes en furie (le woke est furieux par nature). Donc le président a préféré être prudent… et bizarre.
Edgar Morin…
S’éteindre à 104 ans !
C’est long, trop long, une lumière qui disparaît.
@ Les souvenirs viennent à ma rencontre.
Mes sincères condoléances à la famille, qui se souviendra longtemps des bermudas d’Edgar Morin parti en vacance du XXIe siècle.
Faux, D.
A Athènes, les hommes portent la jupe !
https://www.grecehebdo.gr/evzones-unite-delite-aux-regards-des-touristes/
je complète il a également confondu la locution « le X fait homme » et la locution « le X en personne ». On aurait dû avoir « l’humanisme en personne ». Pas bien.
Laissez l’humanisme à Erasme, dear FL, évitez les emballements manière Rolland Garôss.
FL dit: 30 mai 2026 à 10h18
Macron à propos de la mort de Morin a tweeté « L’humanisme fait personne ». La locution c’est « Le X fait homme ». Donc on se serait attendu à « L’humanisme fait homme ». Mais on est en plein wokisme. Si on emploie le mot homme on risque d’avoir Mediapart et Libération sur le rable plus des hordes de wokes en furie (le woke est furieux par nature). Donc le président a préféré être prudent… et bizarre.
Oui.
Il aurait pu écrire , « Il fut l’Humanisme incarné », au lieu de ce charabia. Restons calme.
Au lieu de porte-plumes il a embauché des portes-à-faux
On a beaucoup lu La Rumeur d’ Orléans, chez moi, conseillé au Mycee par le Bibliothécaire, le livre fit rapidement toute la famille, et fut rendu comme il sied non sans compliments à l’égard du Monsieur. On. Donnait du Monsieur, urée épique, à ceux qui écrivaient des livres…. La formule macronienbe est idiote, mais correspond à une mode langagière. On songe malgré soi à l’epugramme de Linières : » ça fait dix ans qu’’on parle d’elle/ Dans six mois, on n’en dira rien. »
Et de fact, ces modes à la Vadius disparaissent parce qu’elles violentent la langue sans apporter autre chose qu’un « Cobtre-Jargon » , pour parodier le Morin.
Excellent, SV!
(Toute une vie en deux clics !)
Après une semaine de canicule, j’ai abandonné le bermuda pour le short, D.
Si ça continue, je te préviens, je sors tout nu.
Comme Dieu m’a fait…
Non, mais !
https://www.lelezarddeparis.fr/autoportraits
« Laissez l’humanisme à Erasme, dear FL, évitez les emballements… »
Oui, Phil.
Edgar Morin ne correspond-t-il pas à la définition de ‘l’intellectuel » du XXe siècle selon Houellebecq ?
« La littérature ne sert à rien. Si elle servait à quelque chose, la racaille gauchiste qui a monopolisé le débat intellectuel tout au long du XXe siècle n’aurait même pas pu exister (…) Sur le plan scientifique et technique, le XXe siècle peut être placé au même niveau que le XIXe. Sur le plan de la littérature et de la pensée, par contre, l’effondrement est presque incroyable, surtout depuis 1945, et le bilan consternant : quand on se remémore l’ignorance scientifique crasse d’un Sartre et d’une Beauvoir, pourtant supposés s’inscrire dans le champ de la philosophie, quand on considère le fait presqu’incroyable que Malraux a pu – ne fut-ce que très brièvement – être considéré comme un « grand écrivain », on mesure le degré d’abrutissement auquel nous aura mené la notion d’ « engagement politique », et on s’étonne de ce que l’on puisse, encore aujourd’hui, prendre un « intellectuel » au sérieux ; on s’étonne par exemple de ce qu’un Bourdieu ou un Baudrillard aient trouvé jusqu’au bout des journaux disposés à publier leurs niaiseries. »
Il est vrai que parler de tolérance à un préconciliaire est une démarche futile. Cependant, je rappelle qu’admettre chez autrui une manière de penser ou de se comporter qui diffère de la nôtre c’est un signe de culture et éducation. De plus, c’est aussi le fondement du vivre-ensemble. Il est également inutile de donner son propre avis sur la question.
https://www.instagram.com/reel/DVXz6B3E_yI/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==
Edgar Morin, l’humanisme en personne pour… Libération !
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/mort-dedgar-morin-eternel-resistant-20260530_I6BIKF3QSZHANMDF6YYIOG4CYE/
Jazzi
Comptez-vous nous remettre ce texte cinquante fois ?
c’est le genre de totem qu’on nous a servi à toutes les sauces, l’Edgard Morin, autant dire que je n’ai pas eu envie de le lire.
Si c’est un concours de short et de tous nus, on se croirait dans une bd des bidochons, ou camping 2, pourquoi pas mais est-ce vraiment original ? hélas j’en doute …
j’ai préféré par ces temps lourds regarder un documentaire sur la forêt tropicale de l’île de Haiman, c’est fascinant !
Même une « bd des bidochons, ou camping 2 » fait partie de ce qui réellement advient.
il n’y aurait donc plus que les riches chinois pour s’habiller dans le style French Riviera ?
Le reportage sur Arte nous montrait le côté réserve naturelle de l’île mystérieuse, mais je dois me rendre à l’évidence, le commerce y a fait « boum ».
Voilà le lien pour qui veut penser à autre chose :
https://www.arte.tv/fr/videos/123880-002-A/secrets-sauvages-de-chine/
Edgar Morin… à plus de 100 ans il avait écrit un texte lucide, intelligent, objectif et courageux sur le conflit en Ukraine, un texte d’intellectuel, du dernier…
https://blogs.mediapart.fr/yvon-quiniou/blog/050323/ukraine-edgar-morin-bravo
bon ben si Puck l’a lu, on est dispensés, on a quartier libre ?
J’ai enfin réussi à décrocher des news en boucle, je ne vais pas remettre une pièce dans le juke box.
pour ceux qui voudraient l’entendre parler de ce conflit en Europe :
tu m’cherches ma douce baba yaga ?
oui enfin il faut me comprendre j’ai pour mission d’acheter une couverture chauffante comme cadeau de mariage à ma nièce, j’ai une horreur des centres commerciaux il fait lourd comme le plomb, cela me semble absurde en ce moment, aucune envie de me faire un médiamarkt.
donc si tu as lu Edgard Morin je t’en félicite, bravo, quelle érudition !
Je t’aime bien, mais si avant de discuter avec toi si je dois tout lire de la pensée d’Edgard Morin, philosophe de la complexité, alors que Macron se contente d’un tweet, c’est quand même un peu injuste, j’espère que tu te trouveras une partenaire de ping pong volant pour te frotter la cervelle.
pour les stakhanovistes : 5 émissions à effet de serre en podcast sur FC
« Comptez-vous nous remettre ce texte cinquante fois ? »
Pourquoi, ce texte vous interpelle, rose ?
Il est vrai que sa mère, ancienne chirurgienne en Algérie, a fini sa vie dans un grangeon…
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MICHEL HOUELLEBECQ
Petit précis sur les nouvelles ruralités
Michel, l’un des deux héros des Particules élémentaires, vient rejoindre son demi-frère Bruno à Saorge, un village haut-perché de l’arrière-pays niçois, à la frontière de l’Italie. Nés de la même mère, à la fin des années cinquante, et élevés par leurs grands-mères paternelles, ils viennent assister à la mort en direct de leur exécrée génitrice. Bourgeoise friquée et instruite, elle ne s’était jamais remise de mai 68. L’époque était alors au maoïsme et à l’amour libre. Abandonnant ses deux maris et ses enfants elle vécut dans diverses communautés, de l’Inde à la Californie, s’entourant progressivement d’amants de plus en plus jeunes qu’elle. Résultat des courses, ses deux fils, qui ont atteint la quarantaine à l’instant de leur ultime rencontre, sont devenus, l’un, Bruno, passablement fou, et l’autre, Michel, totalement désabusé. Mais grâce à un éclair de lucidité, Bruno résume parfaitement pour nous le portrait de la néo-ruralité : son historique, ses conflits avec les agriculteurs locaux, l’application sur le terrain des principales mesures écologistes… Vraisemblablement, pour Michel Houellebecq, l’avenir n’est pas au bio fixe !
« Selon le Guide du routard qu’il avait acheté à l’aéroport d’Orly, le village de Saorge, avec ses maisons hautes étagées en gradins, dominant la vallée en un à-pic vertigineux, avait « quelque chose de tibétain » ; c’était bien possible. Toujours est-il que c’est là que Janine, sa mère, qui s’était fait rebaptisée Jane, avait choisi de mourir, après plus de cinq ans passés à Goa, dans la partie occidentale de la péninsule indienne.
« Enfin elle a choisi de venir ici, elle n’a sûrement pas choisi de crever, corrigea Bruno. Il paraît que la vieille pute s’est convertie à l’islam – à travers la mystique soufie, une connerie de ce genre. Elle s’est installée avec une bande de babas qui vivent dans une maison abandonnée à l’écart du village. Sous prétexte que les journaux n’en parlent plus on s’imagine que les babas et les hippies ont disparu. Au contraire ils sont de plus en plus nombreux, avec le chômage leur nombre a considérablement augmenté, on peut même dire qu’ils pullulent. J’ai fait mon enquête… » Il baissa la voix. « L’astuce c’est qu’ils se font appeler des néo-ruraux, mais en réalité ils ne glandent rien, ils se contentent de toucher leur RMI et une subvention bidon à l’agriculture de montagne. » Il hocha la tête d’un air rusé, vida son verre d’un trait, en commanda un autre. Il avait donné rendez-vous à Michel Chez Gilou, le seul café du village. Avec ses cartes postales cochonnes, ses photos de truites encadrées et son affiche de la « Boule saorgienne » (dont le comité directeur ne comportait pas moins de quatorze membres), l’endroit évoquait à merveille une ambiance « Chasse – Pêche – Nature – Tradition », aux antipodes de la mouvance néo-woodstockienne vitupérée par Bruno. Avec précaution, celui-ci sortit de son porte-documents un tract intitulé SOLIDARITE AVEC LES BREBIS BRIGASQUES ! « Je l’ai tapé cette nuit… fit-il à voix basse. J’ai discuté avec les éleveurs hier soir. Ils n’arrivent plus à s’en sortir, ils ont la haine, leurs brebis sont littéralement décimées. C’est à cause des écologistes et du parc national du Mercantour. Ils ont réintroduit des loups, des hordes de loups. Ils mangent les brebis !… » Sa voix monta d’un seul coup, il éclata brusquement en sanglots. Dans son message à Michel Bruno indiquait qu’il vivait de nouveau à la clinique psychiatrique de Verrières-le-Buisson, de manière « probablement définitive ». Apparemment, donc, ils l’avaient laissé ressortir pour l’occasion.
« Donc notre mère est en train de mourir… coupa Michel, soucieux d’en venir au fait.
– Absolument ! Au Cap d’Agde c’est pareil, il paraît qu’ils ont interdit au public la zone de dunes. La décision a été prise sous la pression de la Société de protection du littoral, qui est complètement aux mains des écologistes. Les gens ne faisaient rien de mal, il partouzaient gentiment ; mais il paraît que ça dérange les sternes. Les sternes, c’est une variété de piafs. Au cul les piafs ! » s’anima Bruno. « Ils veulent nous empêcher de partouzer et de manger du fromage de brebis, c’est des vrais nazis. Les socialistes sont complices. Ils sont contre les brebis parce que les brebis sont de droites, alors que les loups sont de gauche ; pourtant les loups ressemblent aux bergers allemands, qui sont d’extrême droite. A qui se fier ? » Il hocha sombrement la tête. »
(« Les particules élémentaires », Flammarion, 1998)
Sur les pas de Michel et Bruno, nous découvrons ensuite les membres de la communauté réunie autour de leur mère, dans une vaste et basse maison, « en pierre grossières, recouverte d’un toit de lauzes », près d’une source. Avec, par ordre d’apparition, Hippie-le-Noir, ainsi décrit : « Il pouvait avoir vingt-deux ans. Vêtu d’un treillis militaire et d’un tee-shirt Greenpeace. Il avait le teint mat, des cheveux noirs tressés en petites nattes, bref il suivait la mode rasta. » Viennent enfin : « une créature indistincte et blondasse, vraisemblablement hollandaise, qui tricotait un poncho près de la cheminée, et un hippie plus âgé, aux longs cheveux gris, à la barbiche également grise, au fin visage de chèvre intelligente. »
Chantal, c’est Edgar sans « D »…
toutes mes confuses, je dois être dysorthographie …
baba yaga c’est juste une histoire de méthodologie.
exemple au hasard : l’Ukraine… j’en parle pas souvent, mais là c’est vraiment parlant. si tu compares l’approche de Morin à celle de Finky dans son émission de ce matin je veux dire niveau approche méthodologie on a entre les 2 une distance qui se mesure en années lumière.
la question est : pourquoi ?
d’où provient cette paresse intellectuelle de nos intellectuels.
limite les posts que met Trump sur son truth social c’est meilleur que cette émission de Finky sur l’Ukraine.
pourtant on est sur France Culture.
Morin quand il aborde cette question il contextualise, il historicise, il politise, il dédiabolise.
tout le contraire de Finky !
en plus en ce moment ça craint parce que les ukrainiens dans une fuite en avant font comme les américains et les israéliens : ils bombardent en priorité les écoles et les hôpitaux pour tuer un max de civils, sauf qu’eux le font pour provoquer les russes parce qu’ils savent vu que nos médias sont borgnes et faux culs ils ne retiendrons que la réaction russe.
même Finky il nous a fait le coup du « la Russie attaque la Roumanie » : comme si les russes allaient attaquer l’otan avec 1 drone !
sérieux les mecs ils ont perdu les pédales complet.
Sairge est un des plus beaux villages, oerché effectivement au cœur de la vallee de la Roya. À côté, la vallee des Lerveilles avec ses gravures rupestres et sur le trajet de la roite qui relie Turin à Nice, en oassant par Luceram entre autre.
P.S : je ne suis pas plus interpellee si je lis un texte une fois ou cinquante fois.
Saorge
Bref. Je suis pressée.
Il est tout simplement de mauvaise foi finkie, j’ai retrouvé une émission de répliques entre lui et Morin qui date de 2012 et qui parle du cancer Israël / Palestine. Je suis dans un tram mettre un lien c’est pas évident
Capté en passant
« Enterrez moi mais gardez mes idées »
ouai j’aime l’idée de « mauvaise foi ».
dans le sens sartrien : la mauvaise foi est l’envers de la liberté comme le mensonge est l’envers de la vérité.
Finky n’est pas libre : il a perdu la liberté de l’intellectuel.
Morin était libre, toute sa vie il s’est efforcé de ne pas être prisonnier de ses idées ni de jouer un rôle.
d’ailleurs c’est beau d’arriver à cet âge et de rester un homme libre.
à l’inverse ce pauvre Finky va vieillir et mourir esclave et prisonnier du rôle qu’il essaie de jouer, comme le garçon de café de Sartre qui joue à être un garçon de café, Finky joue le rôle d’un intellectuel qu’il n’est pas et qu’il n’a peut-être jamais été vu qu’il a toujours en quête d’une prison.
le problème des prisons c’est qu’elles n’ont qu’une petite lucarne qui permet de voir un petit bout de ciel, et le reste du monde échappe à sa vue.
le truc marrant c’est d’être prisonnier du rôle d’un type qui défend des valeurs comme la liberté.
ce que disait Dostoïevski pour Othello (il aurait pu le dire aussi pour Hamlet) : il est prisonnier de ses principes moraux.
Finky c’est ça, il est prisonnier de ses principes moraux, et à partir de là il s’est déconnecté du réel pour vivre dans son monde à lui où il y a eu 45.000 manifestants iraniens tués.
il a besoin de ce chiffre absurde pour faire exister ses principes moraux.
comme Victoria Nuland qui vient de dire que les US doivent continuer de bombarder l’Iran parce que c’est l’Iran qui a donné l’ordre pour le 7 octobre.
jusque là personne n’y avait pensé, et là hop notre disciple de la tueuse d’enfants Madeleine Albright vient d’avoir cette idée géniale.
ça c’est une bonne cause !
rose, c’est que la connerie des intellectuels, principalement de gauche, est un sujet toujours d’actualité.
Une connerie parfois criminelle, voyez les dégats sur ce pauvre puck !
Edgar Morin, écrivain érotique :
» À partir de 12-13 ans, je cherchais le contact d’une croupe féminine qui souvent ne réagissait pas, parce que condamnée à l’immobilité. L’érection survenait et je demeurais dans une volupté mystique et muette qui se déchirait brutalement quand l’adorable croupe se dégageait pour sortir, ou que moi-même devais m’en arracher pour descendre à la station Anvers. Je ne sais si je l’ai déjà mentionné, mais j’en ai fini par perdre un bouton de braguette, qui longtemps ne fut pas remplacé, car je n’osais en parler à mon père et n’avait personne pour le recoudre.
À partir de seize ans je m’enhardissais parfois à glisser ma main sur la croupe émouvante et commençais à caresser. Je m’arrêtais s’il y avait un sursaut de répulsion, continuais si pas de réaction. Parfois, j’entrevoyais un profil féminin qui décuplait mon émotion. Plus tard encore, il m’est arrivé de descendre de la rame avec une de mes caressées et de lui adresser la parole. Mais les quelques mots que je lui bredouillais pour exprimer mon trouble avaient tôt fait de dissiper le charme de part et d’autre. C’est très rarement que j’ai pu entamer une relation par une rencontre dans le métro.
J’empruntais donc le métro matin et soir. Je prenais le matin le métro à la station Ménilmontant, direction Porte-Dauphine, pour me rendre au lycée, et rentrais le soir par la station Anvers, direction Nation. À l’aube, les wagons étaient bondés. Il fallait souvent pousser et savoir s’infiltrer pour y pénétrer. On y était serrés comme des sardines. Parfois, le hasard, que je provoquais quelque peu, me plaquait tout contre une croupe émouvante. C’est plus tard, quand j’eus dix-sept-dix-huit ans, que j’osais parfois caresser un bel oméga qui provoquait en moi le frisson cosmique. Si la croupe ne se rebellait pas, nous restions, le temps de quelques stations, en communion sidérale, jusqu’à ce que l’un des deux corps s’arrache à l’autre, arrivé à destination. »
(« Le Tripoteur » In « Mon Paris, ma mémoire », 2013)
La lie de la société s’apprête à saccager Paris.


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