Pessoa, intranquille comme personne
Une règle d’or : ne jamais se laisser influencer par l’épaisseur d’une biographie, qu’elle vous décourage ou qu’elle vous impressionne par son poids. Une telle mise en garde est indispensable en s’emparant (des deux mains sinon c’est une foulure du poignet assurée) de Pessoa. L’œuvre-vie (Pessoa. A Biography, traduit de l’anglais par Nicolas Richard, 1280 pages, 39,90 euros, éditions du Seuil) de l’américain Richard Zenith qui semble avoir voué sa vie à cette œuvre. Monumental, sans aucun doute. Un évènement, soit. Et alors ? Cela ne suffit pas. A l’examen, c’est époustouflant de finesse critique dans l’analyse des textes, de prudence éclairée dans la critique des sources, de parfaite connaissance des contextes politique, social, littéraire, artistique. Et c’est l’exploit du traducteur d’avoir rendu fluide et enthousiasmante la lecture de ce pavé. Il est vrai que le biographe a été animé du souci de tout rendre visualisable par le lecteur ; une prouesse s’agissant d’un poète et écrivain chez qui tout passait par le ressenti, qui n’aura cessé depuis son plus jeune âge d’inventer, d’expérimenter, d’imaginer, de rêver surtout en faisant tout passer par les mots.
Œuvre-vie, comme l’indique le sous-titre en couverture, c’est le cas de leur dire non seulement parce qu’elles font vraiment qu’une mais encore parce que l’auteur les traite ainsi, ne songeant jamais tout au long de ce bon millier de pages à les dissocier. Fernando Pessoa (1888-1935) a tout écrit, touché à tous les genres littéraires, des plus attendus (poésie, traductions…) aux plus surprenants (autoanalyses, thèmes astraux…). Un archipel que cette œuvre. Il est dominé par Le Livre de l’intranquillité (traduit du portugais par Françoise Laye, 624 pages, 30 euros, Christian Bourgois éditeur, 1988) autobiographie sans évènement, quelques cinq cents passages rédigés sur des registres, des tons, des styles, des sujets variés, qui a assuré sa gloire posthume (la première édition en portugais ne remonte qu’à 1982), échappe aux catégories littéraires classiques. Son biographe s’est résolu à le présenter comme « son Journal intime semi-fictif ».
Le néologisme de l’« intranquillité » a été inventé (bien qu’une occurrence de ce terme inconnu ait été retrouvée dans un vieux poème d’Henri Michaux), en tout cas popularisé par la traductrice Françoise Laye en 1988 pour rendre en français desassossego (le mot était venu sous la plume du poète le 20 janvier 1913) exprimant à la fois le désarroi, l’angoisse et l’inquiétude. Quelque soixante-dix hétéronymes recensés dont quatre (Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos, Bernardo Soares) sont les principaux, les piliers du système de ce livre, de véritables alter ego, tous trois nés en 1914 à la veille de la guerre. A ceux qui découvriraient cette œuvre, il convient de préciser qu’il s’agit bien d’hétéronymes (situés hors de sa personne) totalement créés par lui et non de pseudonymes (l’auteur en propre personne).
Leur invention de même que leur réunion sous sa plume avaient pour but de lui conférer un moi unifié et cohérent dont l’absence le faisait souffrir. Ces personnages composaient son orchestre intime pas toujours très harmonieux car chacun à sa manière avait des prétentions de soliste. Contrairement à Joao Gaspar Simoes, premier biographe de Pessoa en 1950, Zenith ne croit pas que les hétéronymes relevaient d’une fabrication artificielle et insincère, un exotisme créé pour appâter le chaland, une manigance mystificatrice mais qui ont toutes périclité au bout de quelques mois. Il leur rend justice notamment à la fin du livre en les incluant dans la chronologie de leur créateur à leur date de naissance mais en se gardant bien de signaler celle de leur mort puisqu’ils vivront tant qu’il y aura des livres et des yeux pour les lire.
« J’ai mal à la tête et à l’univers entier »
De son vivant un certain nombre de poèmes de sa main parurent dans des revues et des journaux, mais l’essentiel de ses textes ne fut révélé qu’à titre posthume. Il ne ressentait aucune urgence à publier. Seule lui importait l’écriture en elle-même, acte unique qui assurait sa survie à ses yeux dès lors qu’il s’organisait autour de sa « poétique du moi fragmenté », un moi éparpillé et flou mais un moi constamment irrigué par sa relation à autrui en vertu de l’entretien que nous sommes.
Tout ce qu’il écrivait portait la marque de l’hésitation et de l’inachèvement, les deux fléaux majeurs contre lesquels il luttait avec son irrésolution. Autant dire que la notion même d’« édition définitive » de son œuvre est vouée à l’échec le concernant tant « le principe d’incertitude » gouvernait tout ce qu’il a écrit. De toute façon, « il n’existe pas de livre-matrice auquel se référer ». Tout au plus peut-on esquisser des analogies avec un autre grand livre. Richard Zenith s’y emploie en le rapprochant de L’Homme sans qualités de Robert Musil au motif que les deux sont mus par des idées tout en étant dépourvus d’intrigue (mais est-ce si original) et que leurs narrateurs observent le monde sans pouvoir agir sur lui tant la volonté leur fait défaut (et Bartleby ? et Oblomov ?). Sur le plan philosophique, il le rapproche plutôt de Kierkegaard. Mais c’est à Shakespeare qu’il a recours pour lui trouver un glorieux prédécesseur dans sa manière de transformer sa vie en allégorie. Autant de parallèles éclairant mais de biais car cette œuvre à l’écoute de la chute du temps est sans pareille.
Rassurez-vous : malgré le nombre d’années consacrées à cette enquête et la quantité d’écrits que cela a suscité sous sa signature, Richard Zenith juge lui-même que le mystère Pessoa demeure inentamé. Cela a suffi à ses admirateurs pour lui accorder le statut intouchable de poète maudit. Quelque chose d’essentiel résiste encore, mais quoi ? Sa pudeur, sa réserve, sa timidité, son sens maniaque du rangement et de l’organisation, son misérable tas de secrets sur sa vie privée, sa relation avec Ophelia Queiroz la seule amoureuse qu’on lui connut (célibataire convaincu, il est mort puceau à 47 ans de son propre aveu). En présence d’une femme qui l’attirait, son premier réflexe était de s’enfuir. Chez lui, tout passait par les mots, rien que les mots. Il ne lui suffisait pas rêver sa vie, de l’imaginer ; encore lui fallait-il la visualiser jusqu’à la cartographier.
« Pessoa, par-dessus tout, ressentait »
Quoi ? Tout. A commencer par ce sentiment étouffant, asphyxiant même, selon lequel la vie ne suffit pas. Or l’humanité ordinaire le dégoûtait, c’était épidermique, seulement voilà : il n’y en avait pas d’autres. Rien ne vaut de passer son temps aux terrasses de cafés à Lisbonne à refaire le monde en compagnie de quelques amis choisis, poètes, philosophes, écrivains. Il avait bien participé à la création de quelques petites sociétés à l’objet divers et varié ainsi que de modestes revues où il publiait ses poèmes mais leurs existences furent éphémères. Mais de quoi vivait-il alors ? question majeure s’agissant de tout artiste qu’Henri Cartier-Bresson m’enjoignait de me poser systématiquement en toutes circonstances. (« D’où vient l’argent ? »). Richard Zenith nous l’apprend : en 1907, il a bénéficié d’un héritage « considérable » à la mort de sa grand-mère et quand celui-ci menaçait de se réduire en peau de chagrin, ses riches tantes le renflouaient.
Le monde de Pessoa est si insaisissable stricto sensu qu’il devrait décourager les metteurs en scène de s’y frotter. A l’écran, cela n’a rien donné de convaincant fut-ce à travers le filtre Tabucchi. Au théâtre, où Pessoa s’était essayé, le pire et le meilleur. Le pire, c’est en ce moment. Pessoa Since I’ve been me, le spectacle de Bob Wilson repris au Théâtre de la Ville à Paris jusqu’au 21 juin, échoue à refléter ce grand manège de la sensation pure que son œuvre exprime. C’est juste une succession de tableaux certes saisissants de beauté formelle. Tout pour l’esthétique contrairement au Regard du sourd ou à Einstein on the Beach. On est émerveillé mais l’émotion s’arrête là. Les fragments de textes lus en plusieurs langues ne suscitent pas la moindre émotion ni le moindre intérêt. Ca veut mimer mais ça ne fait que grimacer ; au lieu de danser, ça gesticule. Où sont le théâtre et l’opéra ? Dommage que l’esprit et l’âme de l’écrivain soient absents de ce simulacre de pièce qui hésite entre le cabaret et le music-hall malgré l’énergie déployée par Maria de Medeiros dans le rôle-titre. On n’entend pas sa musique intérieure dont la lecture en solitaire d’une seule page du Livre de l’intranquillitéou de certains de ses poèmes nous suffirait à en percevoir les échos. Ce n’est pas dans ce spectacle que l’on découvrira tout simplement un autre monde, une prose poétique qui a trouvé une manière unique de dire l’écoulement du temps, le secret que nous sommes pour nous-mêmes, la quête d’identité comme une obsession, l’art de la fuite. Ses derniers mots :
« Je ne sais pas de quoi demain sera fait »
Reste le meilleur. C’était pour la création d’Ode maritime adapté par Claude Régy de l’œuvre de Pessoa en 2009 au Théâtre de Vidy sur les rives du Léman à Lausanne avant d’être donné à Avignon puis de partir en tournée. Quel paradoxe de quitter un tel lieu le coeur léger après avoir assisté à un spectacle d’une grande violence ! Non que l’on se réjouisse d’en avoir terminé, au contraire. Alors ? Le bonheur de se sentir reconnaissant. Il n’y a pas d’autre explication que cette gratitude en remerciement de ces deux heures d’intelligence et de sensibilité. Leur alchimie dépendait du comédien, Jean-Quentin Châtelain. Le résultat fut un vrai choc. Pessoa avait publié Ode maritime (traduit du portugais par Dominique Touati, Éditions de la Différence, 1990) en 1915 dans la revue Orpheu sous la signature d’Alvaro de Campos, l’un de ses chers hétéronymes. Claude Régy s’en était emparé et avait revu et adapté les exigences de la traduction littéraire à celles de la scène avec l’aide d’un expert de la langue d’origine, lui qui ne connaissait que le français ; cette fois donc avec Parcidio Gonçalves. Outre la violente beauté du texte, et sa radicalité absolue qui correspond si bien à sa conception du théâtre, il voulait faire passer ce qui l’avait particulièrement touché : la nostalgie de l’enfance qui s’en dégage dans la dernière partie, lorsque Pessoa introduit Jim Barns, personnage que l’on croirait surgi de L’Ile au trésor, et sa chanson de pirates si typique de la manière de Stevenson, avec ses histoires de coffres à merveilles analogues à la malle en bois dans laquelle Pessoa avait lui-même entassé quelques 25 000 feuillets que l’on retrouvera après sa mort. Relique laïque du culte de Pessoa, elle fut rachetée (vide, bien sûr) par un collectionneur portugais qui conserve farouchement l’hétéro… pardon, l’anonymat.
« Et m’enveloppe comme le souvenir d’une autre personne
Qui mystérieusement serait moi »
Inoubliable Jean-Quentin Châtelain, seul sur scène, debout face à nous, au bord d’un quai qui n’est plus que mélancolie de pierre, narrateur et unique personnage de ce spectacle. Le proférateur devrait-on dire car lorsqu’il ne mâchait pas son texte avec une diction qui lui est propre, le saccadant, le ruminant, le découpant, le crachant, il criait.
« Aho-ô-ô-ô-ô-ô-ô-yyyyyyy Goëlette aho-ô-ô-ô-ô…. »
Cette litanie qui joue sur tous les registres d’une voix, du murmure effondré à l’appel au grand large, s’inscrit dans une longue coulée de poème en vers rythmée par des jeux de lumière et un tapis sonore. Jamais une silhouette immobile ne nous aura fait autant voyager dans le grand dehors. Toutes les mers, tous les océans, tous les ports, tous les matelots, mousses, navigateurs, hommes d’équipage et gabiers s’exprimaient par la voix d’un seul. Une orgie océanique parmi des vapeurs aux allures de prolétaires des mers.
« Et vous ô choses navales, vieux jouets de mes songes !
Composez hors de moi ma vie intérieure ! ».
(…) Tout navire au loin est un bateau à voile proche,
Tout navire distant vu maintenant est un navire dans le passé vu de près.
Tous les marins invisibles à bord des navires à l’horizon
Sont les marins visibles du temps des vieux navires,
De l’époque lente et voilière des navigations périlleuses,
De l’époque de vois et de toile des voyages qui duraient des mois ».
Des femmes y sont violées, des blessés balancés aux requins, des enfants enterrés vivants dans des îles désertes dans l’évocation du mystère joyeux et triste des arrivées et des départs. A la fin seulement, après cet appel à notre imagination, interpellation personnelle qui nous cloue durant une centaine de minutes, on se rend compte que ce n’étaient pas des paroles mais une musique que lançait cette voix sans bouche surgie du néant.
« Faites des gréements de mes veines ! »
Il faut être habité, hanté, halluciné pour incarner un tel texte comme Jean-Quentin Châtelain y parvient. Il implore qu’on le piétine, qu’on l’attache au mât, qu’on le flagelle, qu’on le torture, qu’on lui casse les os, qu’on lui arrache les yeux. Il implore à mort. Ainsi se laisse-t-on envoûter par l’émotion qui sourd du moindre de ses sons. On sent une telle fragilité en lui qu’on voudrait l’aider avant que ses hurlements au loin nous en retiennent. On assiste alors à ce phénomène rare sur une scène : un homme déchiré par ce qu’il s’extorque, le corps et l’âme ne faisant plus qu’un dans un moment d’une intensité qui ne se laisse pas oublier. « Les vents de Patagonie ont tatoué mon imagination » scande-t-il.
Fernando Pessoa craignait la folie car il savait que cette crainte relevait déjà de la folie. Son porte-parole nous insuffle cette angoisse, délire des choses maritimes, jusqu’au vertige. On en ressort intranquille mais heureux, comme si le clapotis du Tage venait de submerger nos sens. L’art, probablement. C’était il y a une quinzaine d’années. Le temps a passé mais Pessoa transcendé par le génie de Régy et celui de Chatelain me hante encore alors que ce que j’ai vu et entendu sur la scène il y a quelques soirs à Paris est déjà oublié. Restera aussi l’étourdissante biographie de Richard Zenith, longtemps sans aucun doute. Il n’est pas né celui qui la rendra obsolète.
(« Fernando Pessoa fotografado na Baixa de Lisboa nos anos 20 do século XX – esta é uma das imagens mais marcantes do seu quotidiano. Pessoa a caminhar no Chiado. »Au musée Fernando Pessoa et dans son quartier à Lisbonne ; Une scène du Pessoa de Bob Wilson » photos Passou)
1 631 Réponses pour Pessoa, intranquille comme personne
ah merci l’internette, j’avais pas bien compris le message adressé à 1000 Pertuis.
Je passe donc le relais @ mister Court, bien silencieux en ce moment, à cause de la canne Hicule. Il ne comprend pas toujours tout du premier coup. Il faut s’entraider entre jeunes ehpadé.es, et boire beaucoup d’eau sucrée (je pense).
https://www.lejdd.fr/Culture/Luc-Besson-Faire-des-films-capables-de-traverser-le-temps-678696-3182186
Oui, ce que vous dites est très vrai, Chaloux, mais la première sonorité est également importante. Certains pianos droits d’étude vendus comme d’excellente qualité peuvent décourager un élève allergique dès le départ non pas au travail mais à une sonorité étriquée, sans subtilité. Exactement comme pour une voix que l’on blne parvient jalais à aimer. C’est valable pour presque tous les instruments mais le piano droit milieu de gamme était quand même un champion dans le genre. Il y a eu du progrès depuis et j’en suis agréablemenr étonné.
Moi je ne m’entends pas avec un hêtre du premier coup, car certains d’entre eux n’ont pas beaucoup de charme a priori. Et puis, on finit par aimer toutes les espèces d’arbres à la longue, comme Victor à l’égard de l’araignée et de l’ortie (collent). On les garde pour soi.
***té, une blague entendue récemment de 1000 feuilles au jeu des 1000 francs, très écolo : quelle différence y a-t-il entre la feuille du hêtre et la feuille du charme ?
Les écolos ont lutté toutes ces dernières années contre l’extension de la climatisation. Résultat, on a pourri la vie et même fait mourir des gens fragiles dans des chambres sans clim dans les EPHAD et les hôpitaux. Leur motif, ça pollue et ça détourne de la lutte contre le réchauffement. Ils oublient que la clim soulage ou sauve la vie de millions de gens tout de suite sans polluer autant qu’on le dit avec les appareils les plus récents, tandis que les mesures anti CO2 auront un effet dans des décennies et encore, la place de la France est tellement insignifiante par rapport aux mastodontes de la pollution, USA, Chine, Russie, Inde, que l’influence de son action est à peu près égale à zéro.
Mais bizarrement, madame Tondelier, qui est enceinte de 6 mois, se montre tout à coup plus conciliante avec la clim…Se dirait-elle qu’accoucher et rester avec son nouveau né dans une chambre non climatisée par 35/40° n’est peut-être pas vraiment souhaitable???
D’une façon différente, non musicale, j’ai vécu la même chose avec des ordinateurs, et même des calculatrices programmables de la fin des années 70-début 80. En 1/2 heure je savais si le bestiau allait me convenir ou pas, m’ouvrir des horizons ou au contraire me décourager. Le 2ème modèle d’Apple, le II, par exemple, était beau et d’excellente qualité, mais je n’ai jamais vraiment réussi à le sentir, alors que le CBM 4016 ou 4032, avec son look intégré assez curieux, le mëme processeut 6502, un basic Microsoft également, m’a immédiatement fait vibrer.
D. je n’ai rien contre l’endive mais avouez que vous en faites tout un fromage alors que bon …
rose 🙂 moi j’ai fait des confitures de griottes ou Montmorency ( que j’avais cueillies sur l’arbre comme les cerises Napoléon et Coeur de pigeon ) comme ils les nomment ici et c’est un pur bonheur à sentir quand elles cuisent ; les cerises oui mais on ne sait plus les variétés les noms ne sont plus affichés dans les magasins et les dernières de la saison sont les Edelfinger qui viennent d’Alsace ou Allemagne et les plus parfumées et sucrées ( en attendant la saison des mirabelles et des quetsches ).
Bösendorfer est ou était autrichien maintenant ça appartient à Yamaha .. c’est le piano ( le 290 dit Impérial ) qui permet de jouer certaines oeuvres car il comporte 8 octaves complètes 97 touches mais bon c’est rare d’en entendre en récital ou en concert .
Je m’aperçois en relisant des textes de Pessoa que la postérité et la renommée devaient beaucoup le préoccuper dns Eratostrate il parle beaucoup de génie d’esprit et de talent ainsi
» Shakespeare en son temps était admiré comme un homme d’esprit, non comme de génie. Comment aurait-il gagné l’admiration par son génie? C’est le créateur de Falstaff qui pouvait se faire comprendre, le créateur de Hamlet ne le pouvait pas.
…..
Shakespeare est l’exemple même du génie et de l’esprit. majeurs combinés à l’insuffisance de talent. Il est aussi souverain par l’intuition dont est fait le génie et par la promptitude à l’insolite dont est fait l’esprit, qu’il se montre déficient par l’aptitude à construire et à coordonner qui constitue le talent. ( ça devrait plaire à puck qui a longuement éreinté Shakespeare ici).
……….
Car Hamlet, d’une autre manière qu’on ne le crut jadis, est la figuration essentielle de son. créateur. C’est un être trop grand pour soi. Comme l’était Shakespeare, comme l’était Léonard de Vinci. Ces hommes ont une âme trop grande pour qu’elle puisse s’accomplir. Leur tragédie n’est pas le fait de l’inexprimable, elle procède, avec plus d’ampleur, d’une trop grande capacité d’expression, et d’un excèes de choses à exprimer même pour une telle capacité. Personne ne se révèle parce qu’il ne le peut pas;mais des gens comme Shakespeare et Vinci ne se révèlent pas parce qu’ils le peuvent. Ils préfigurent quelque chose de plus grand que l’homme et se tiennent frustrés sur cette frontière. Ce sont des ratés, non parce qu’ils auraient pu mieux faire, mais parce qu’ils ont fait mieux. Ils se sont surpassés et ils ont perdu.
…………
Dans tous les cas , plus le génie est noble, moins noble est son destin. Un petit génie s’attire la renommée, un grand génie l’opprobre, un plus grand le désespoir, un dieu le crucifixion.
La malédiction du génie n’est pas, comme le croyait Vigny, qu’on l’adore sans l’aimer; c’est qu’il n’est ni aimé ni adoré.
La meilleure attestation qu’eut jamais Wilde de son génie fut qu’on lui crache au visage sur un quai de gare alors qu’il portait des fers. Un grand malheur est advenu à nombre de génies: leur face est vierge de tout crachat. «
LES ECOLOS ONT TOUJOURS BON DOS CHEZ LES CLIMATO-SCEPTIQUES QUAND ILS VEULENT ACCOUCHER A LEUR TOUR,
… Apparemment, Mme Tondelier secrèterait du CPH4 pour fortifier son embryon, 🙂
Je me souviens aussi de cette fantastique petite Casio FX-602P, donc japonaise. Qui pour moi dans la même gamme surpassait largement en innovation, intégration, originalité, beaucoup de produits américains (HP ou Texas instrument). Elle et moi ça a été quasi-fusionnel.
@ 7.58
Comme aurait dit Catherine Cr., icite, cet homme devait porter son masochisme en très haute estime de lui-même.
J’avions cru comprendre au contraire que le gyrophare avait adulé Shakespeare, Nietzsche et Dostoievski, à la différence de Cervantès.
Y en a qui prennent les objets de connexion (sans lesquels ils ne seraient pas grand chose), pour des poupées gonflages ointes de chrême aux endives. En général, ils sont plus ou moins puceaux. Alors, ils « con-fusionnent » ou fusionnent avec le clavier des kons. Hein ?… de koik ?
Bel entretien de Luc Besson du JDD à propos de son film « Lucy ». Merci.
Dur dur d’être curé !
« « L’Église, c’est devenu la maison des fous » : ces curés découragés qui rendent la soutane
Cette année, 84 nouveaux prêtres seront ordonnés, juste avant l’été. Un chiffre qui ne masque pas la tendance : ils étaient 90 l’an dernier et en soixante ans, leur nombre a été divisé par plus de cinq. »
https://www.leparisien.fr/societe/religions/leglise-cest-devenu-la-maison-des-fous-ces-cures-decourages-qui-rendent-la-soutane-28-06-2026-X5R77X75G5ELLOEOXFQUAV7AEY.php
A Montmorency, il n’y a pas que des bigarreaux qu’on ramasse pour faire des tartes. Il y a aussi des gros connards de promoteurs qui abattent des arbres multiséculaires pour soi-disant construire des logements sociaux écologiques,
https://www.msn.com/fr-fr/channel/source/Le%20Figaro/sr-vid-iryy3k2s9qjtbe7246sdp5g2npbi3b59g7kkyhtyqeuaydaixjaaocid=winp1taskbar&cvid=6477f506eaa943d1833f887ce415f8e3&ei=11&cvpid=6a40d9c939674a7ab2737c294092ed29
Je me suis crée écho et abîme
Je me suis crée écho et abîme, en pensant. Je me suis multiplié, en m’approfondissant. L’épisode le plus minime-un changement né de la lumière, la chute enroulée d’une feuille, un pétale jauni qui se détache, une voix de l’autre côté du mur, ou les pas de la personne qui parle auprès d’une autre qui probablement l’écoute, le portail entrebâillé sur le vieux jardin, le patio ouvrant ses arcades parmi les maisons se pressant sous la lune -toutes ces choses, qui ne m’appartiennent pas, retiennent ma méditation sensible dans les liens de la résonance et de la nostalgie. Dans chacune de ces sensations je suis autre, je me renouvelle douloureusement dans chaque impression indéfinie.
Je vis d’impressions qui ne m’appartiennent pas, je me dilapide en renoncements, je suis autre dans la manière même dont je suis moi.
J’ai crée en moi diverses personnalités. Je crée ces personnages sans arrêt. Chacun de mes rêves se trouve immanquablement, dès que j’ai rêvé, incarné par quelqu’un d’autre qui commence à le rêver, lui, et non plus moi.
Pour me créer, je me suis détruit; je me suis tellement extériorisé au -dedans de moi-même, qu’à l’intérieur de moi-même je n’existe plus qu’extérieurement. Je suis la scène vivante où passent divers acteurs, jouant diverses pièces. »
Fernando Pessoa
Ce texte dans « Je ne suis personne » une anthologie titre de l’ouvrage qui est une sélection de textes vient après un texte intitulé Je ne suis personne et avant un texte intitulé Etre grand ,sans être rien
Je n’ai évidemment pas lu tout Pessoa mais c’est forcément intrigant car il a sans doute renoncé à publier taraudé par des doutes douloureux et je pense que c’est le cas de beaucoup d’écrivains
Je pense à un entretien donné par Pierre Michon à la revue Théodore Balmoral dans lequel il expliquait que son grand projet était un roman total dont le titre devait être L’Origine du monde
et dont il repoussait sans cesse la livraison à l’éditeur qui a fini par lui prendre une centaine
de pages qu’il a publiées sous le titre La grande Beune mais lui avait publié avant . Je sais qu’il y a parmi vous des gens qui ne l’aiment pas mais ils ne détiennent pas le mètre étalon de la littérature !
Je vais relire toutes les interventions sur ce billet un peu plus tard car en dehors de lire j’ai des amis qui viennent déjeuner .. turbot grillé fenouils rôtis ; mais je me demande s’il faut vraiment faire de la sauce hollandaise ? avec cette chaleur ? hhmmm quoiqu’il y a toujours des amateurs…
@ Dur dur d’être curé !
Nul n’est obligé de se faire curé pour mieux vivre sa pédérastie honteuse. Voilà ce que n’ont pas encore compris les parents catholiques intégrsites.
On va pas plaindre ces nouveau curés. Il faut leur faire passer des tests préventifs de phallométrie devant des films pédophiles, avant de les « ordonner ».
(Voilà ce qu’on pense et dit au CICC de Montréal, des consignes que s’apprête à suivre le clergé local québécois qui a lui-même encore beaucoup à se faire pardonner).
@
Comme aurait dit Catherine Cr., icite, cet homme devait porter son masochisme en très haute estime de lui-même.
J’avions cru comprendre au contraire que le gyrophare avait adulé Shakespeare, Nietzsche et Dostoievski, à la différence de Cervantès.
La justice, l’Ase, les hopitaux sont exsangues, le programme des places de prison n’a pas été respecté (la liste n’en finirait pas) mais Macron continue d’envoyer des milliards à l’Ukraine. M’étonne pas qu’il veuille fermer CNEWS et Europe 1, mais les scandales sont tellement patents que c’est plutôt Bolloré qui lui fera fermer boutique.
Si, vous avez quelque chose contre l’endive. C’est flagrant.
La minable et sur- visqueuse Gigi semble ignorer que, par un accord tacite entre la société et l’Église, cette dernière acceptait de prendre sous son aile les homosexuels, pédophiles etc., tous ceux ou presque dont la société ne voulait pas. C’est, si l’on ose dire, « un service » qu’elle rendait. L’ignorance crasse, ou plutôt l’ignoble malhonnêteté des petits collabos comme la Gigi vous retourne ça comme un gant, faisant des chrétiens tout ce qu’on peut penser. Quand on a fait fi, comme la Gigi, de toute dignité pendant cinquante ans, ce n’est évidemment plus rattrapable.
ORIGINE DU MONDE
Je me souviens de L’INVENTION DU MONDE, ce roman d’Olivier ROLIN. Son histoire m’avait beaucoup plu à l’époque, de par son originalité. Je me demande si XXL ne l’avait pas chroniqué dans sa vie antérieure à la RDL, sur la chaine de la dystopie virtuelle de SV. Rolin avait entrepris de raconter tous les événements du jour de l’équinoxe du printemps 1989 par le biais de tous les journaux papier du monde qu’il s’était procurés, en commençant par les japonais pour finir par ceux de Vancouver.
Et puis, il y eut le roman d’ECO (Umberto), L’ILE DU JOUR D’AVANT, d’une inspiration analogue, s’agissant d’une navigation à rebours, avec le décrochage temporel au sein d’un méridien problématique.
*** De bons souvenirs exhumables, en quelque sorte.
@Chaloux
Merci pour votre post sur la nouvelle de Nabokov.
Je viens juste d’en prendre connaissance.
J J-J pour le charme les feuilles sont marcescentes ? enfin une partie .. j’ai observé récemment les » chatons » qui sont très jolis il parait qu’il y a des mâles et des femelles ?…les feuilles du hêtre sont caduques
je vais ressortir mon encyclopédie des arbres car je n’y connais pas grand chose mais j’aime les tilleuls surtout ceux qui fleurissent en septembre octobre
Christiane ne le prenez pas mal mais je suis étourdie et pleine d’admiration par la foison de vos lectures même si je n’ai pas les mêmes enthousiasmes .. ainsi j’ai lu le Sylvie Germain et je n’ai pas été aussi éblouie que vous
et puis je lis vraiment beaucoup sur des sujets très spécialisés et qui pourraient vous sembler moins tentants voire futiles sous certains aspects
La Tondelier, mièvre verte, enceinte jusqu’aux yeux, fait moins l’écolo.
Faut la climatiser la petite créature déjà déconstruite dans son ventre, la pauvre.
De nos jours, il n’y a aucun besoin de se réfugier dans la prêtrise pour cacher des tendances homos ou pédophiles. C’est exactement le contraire puisque les curés sont surveillés 24/24 par les cathophobes, journalistes ou pas, qui sont la majorité des « investigateurs ».
J J-J je n’habite pas Montmorency je suis parisienne mais campagnarde à 230 km de Paris car mon emploi du temps me le permet et je cueille les fruits dans un verger attentant à un château dont les châtelaines ne refusent pas ce revenu hélas il n’y a pas de verger de noyers ! j’aime les noix fraîches et leur apparition est brève sur les étals
Frédéric MARTEL n’avait donc rien inventé dans son roman sur les moeurs du Vatican. Pauvres Chal-fred, aux pianos lourdingues, qui se mettent à défendre l’indéfendable, ast’heure !
Bonjour à notre vénérable Abbé Pierrurkt, al’hors.
—
Je sors… @ Chantal, car il va être bientôt dimanche midi, j’ai des invités un peu plus propres et moins minables qu’iceux. De succulentes tomates farcies sur une purée de fèves, récoltes de l’an passé, les attendent, elles seront arrosées d’un délicieux vin de paille du Jura bien au frais. Bàv,
Laisse les gondoles à la Fnac !
Fnac : voici les 3 livres de poche les plus demandés et vendus pour cet été : « The Score » par Elle Kennedy, « La Prof » par Freida McFadden et « Le Dîner » par Freida McFadden.
Évidemment, Closer, les mœurs de notre société sont différentes aujourd’hui. Mais ce que je dis est encore vrai pour beaucoup de religieux âgés.
@ 9.05 – Pardon, je vous avais confondue avec Chantal ou Alexia. Vous avez apparemment la même gentillesse, voilà pourquoi. Votre pseudo est charmant. On verra bien, à la longue. N’ayez point de honte de vos lectures, face à celles d’XXL. Bàv,
9.08, ô merci jazzi. Je vais aller à la FNAC pour les lire au plus vite, je ne le les avais pas notés.
XXL
Bon, 1000 feuilles, vous avez mérité d’avoir la solution mnémotechnique connue de tous les botanistes franco-belges :
Le Charme d’Adam, c’est d’Hêtre à poils
ou bien
Hêtre à poil Charme Adam,
Bàv
Mortelle canicule.
Hier, des policiers ont évacué de mon immeuble un brancard sur lequel reposait un corps entièrement recouvert par un drap…
Pas de problème, Millefeuilles,
J’aime votre regard sur les plantes. C’est beau et frémissant ce texte de Pessoa.
Oui, j’aime lire mais ce n’est qu’un temps de la vie…
En l’absence de jardin je courtise les arbres du quartier, ceux du parc Montsouris, les touffes d’herbes au ras des murs. J’aime aussi regarder longuement le peuple des toits : les pigeons qui reviennent toujours à la même heure sur leur cheminée ou leur antenne, en ce moment ils roucoulent… les chiens tenus en laisse qui promènent leur maître en arrosant et reniflant les traces de leurs congenaires, et puis le ciel si lourdement chargé de nuages ce matin. Parfois des oiseaux passent.
Pas de chats sur les toits dans ce quartier mais il y en a plein au cimetière proche, qui, là aussi, ont leurs habitudes.
Longtemps, dans l’Eure j’ai fait le plein de prairies, de bois, de ruisseaux, de terres grasses et limoneuses. Les gamins espiègles en savaient plus que moi sur les bêtes et le travail de la terre. Ils aimaient l’école. C’était un monde à part, le monde du livre. On lisait, on s’écoutait lire à s’en étourdir. Mais sitôt le portail franchi le monde du village les reprenait où ils étaient sérieux, épaulant les parents dans les travaux de la ferme ou des champs. Ce furent de belles années où j’ai découvert les légendes du Pays d’Ouche et les contes de La Varende.
Merci d’être vous.
Merci 1000 fois, pour ceci qui ressemble à l’adjectif « immarcescible », non ?
——-
« Le feuillage marcescent Marcescent, c’est un peu le type de feuillage qui ne sait pas lâcher prise ! Avec lui, les feuilles mortes restent résolument accrochées aux branches pendant toute la période hivernale, avant de finalement tomber au printemps ». (wiki – etalii)
——
Entre nous, sur cette chaine, y’en a d’autres, des zombies pourris qui s’accrochent encore aux vieilles branches, pas vrai ?
Je ne justifie rien, j’explique.
Demain, dès l’aube, nous aurons le compte-rendu chougnard de ce sinistre déjeuner à forte probabilité flatulatoire. La Gigi, s’étant trop imbibée, aura copieusement insulté ses invités, non sans avoir méthodiquement et publiquement trahi leurs secrets les plus intimes, – lesquels invités se seront sauvés, non sans avoir laissé dans les allées du « parc », leur tribu, leur « lit », de fèves, farce et tomate, car il est de ces choses répugnantes qu’on ne saurait raisonnablement emporter chez soi.
turbot grillé fenouils rôtis ; mais je me demande s’il faut vraiment faire de la sauce hollandaise ?
On peut opter pour des tranches de rôti de porc froid avec de la sauce béarnaise…
Cela dit, le fenouil cuit au citron et au miel, un vrai délice!
le ciel m’est tombé sur la tête cette nuit, c’était très impressionnant, le dôme de chaleur de mon grenier a commencé à siffler à enfler de sorte que le panneau qui l’isole de l’escalier tournant s’est mis à monter et descendre en grinçant. J’avais oublié de fermer la fenêtre du balcon en bas, le sol en était déjà tout détrempé quand je suis descendue sous les éclairs qui inondaient de leur lumière électrique la baie vitrée de la cage d’escalier. Je me suis mise à éponger puis à placer un seau préventif sur la lunette du cabinet, car parfois en cas d’orage, la buse d’aération qui la surplombe goutte un peu. L’eau ruisselait tellement fort dans la rue en pente que j’ai imaginé un instant que ma voiture serait emportée par le flot grondant, heureusement ce ne fut pas le cas, mais les voitures qui circulaient se rangeaient comme elles pouvaient en attendant que çà passe apeurés je voyais les phares oranges hésiter ralentir se fondre mystérieusement sous les trombes d’eau. Je vais devoir faire venir quelqu’un pour examiner ce qui se passe sous le zinc, car l’eau s’infiltre en douce depuis un moment. Bon appétit ! Je me suis préparé hier un boulgour aux petits légumes, ainsi qu’une compotée de rhubarbe qui fait merveille dans du yaourt maison.
… à l’heure où blanchira la campagne, les vomis chaloussiens se mélangeront aux chiasses alfrediennes. Entre trolls, on se mélange toujours les remugles des tripes de veaux.
Bon, ça suffira pour le plat de résistance. Le clafoutis au munster et au maroil nous attend. Je sors. Bon ap’ @ MimiP et @ PK.
Vous êtes sûre de n’avoir pas rêvé après avoir vu le film PARASITE, et les dégâts du déluge de la petite souillarde coréenne, Chantal ? 🙂
C’est à peu près çà comme sensation, rien ne vaut un direct un peu tempétueux pour relire le niveau d’énergie.
Bon je vous laisse entre joueurs de Michelsonne, je me suis offert un hand pan celtique c’est fabuleux comme sons impossible de faire des fausses notes, le rêve !
La gigi, bourrée de gnôle et d’horrible solitude, me confond avec Chaloux !
Ne rien faire pour la sauver, juste la regarder de loin dans son horrible déchéance.
mimi pinson est un fin gourmet,
un petit souvenir musical d’un groupe que j’aimais particulièrement tant ils étaient créatifs
enfin :… l’alfredo Darias commence à prendre de la distance avec la bouteille de son troll besogneux !… Bintôt, vont plus trop s’entendre sur le dos de la plupart des gonzesses de l’erdélie, bordel !…
Mais comment va-t-on départager les effets stomacaux de la bouffe de leurs épouses ?
Mimi Pinson ? (10.18) … mais c’est une arrière petite fille de Pol Kli, que je la connais bien.
@ aux RM, c komssa, même en Italie, en Suisse ou à Colmar, fait chaud.
https://www.youtube.com/watch?v=fGZRVGlGZ6A
« L’invention du monde » d’Olivier Rolin…
Quels voyages !
Au chapitre 41, j’avais souligné, (page 1475-Circus 2 – Seuil), un passage que je partage avec vous, JJJ.
« Je sillonne l’espace immense à la vitesse de la pensée pour retrouver à l’instant mes bergères, aller voir avec elles si les roses sont écloses, toutes ces choses… N’importe où dans le monde (…) Oh, je ne sais plus… si le monde est hors de moi ou en moi, ou bien même est moi qui suis hors de moi. C’est comme si… comme si j’étais un point, une piqûre seulement du globe- comme si j’étais moi,(…) se redéployant, se réengendrant « en dessous » de moi pour se recourber « en-dedans » et de nouveau se précipiter en moi : sans trêve! Une sphère de Moebius (…) Je ne sais pas si ça a un sens.(…) Moi, tout le monde, n’importe qui, personne ! Ulysse ! »
Il est en Inde, dans un village près de Bénarès, il évoque Gül, si triste, mal mariée, Naritsara, si jolie, dans sa robe safran… rêvasse au bord de l’eau, se voit en Krishna qui se multiplie par mille en dansant et ce texte vient puis le chapitre se termine par une interrogation : pourquoi avoir tourné tant de pages du monde, connu tant de visages et de corps, épelé tant de noms?
Je n’ai jamais évoqué cet énorme livre mais un autre, plus simple du même Olivier Rolin, « Extérieur monde ».
Un livre fascinant introduit par ce texte de Borges :
« Un homme se fixe la tâche de dessiner le monde. Tout au long des années, il peuple l’espace d’images de provinces, de royaumes, de montagnes, de golfes, de vaisseaux, de maisons, d’instruments, d’astres, de chevaux et de personnes. Peu avant de mourir, il découvre que ce patient labyrinthe de lignes trace l’image de son visage. »
Bien proche, JJJ, dans cette mémoire enchantée.
C’est dire si on est satisfaits de se faire coloniser indûment !
Il y a des images qui nous laissent perplexes, à partir desquelles on eput tout imaginer.
Je suis sur mon balcon en train de griller une cigarette à l’air frais, enfin retrouvé.
Soudain, plus bas, entre les arbres, sur le large trottoir du boulevard Soult, je vois de dos trois jeunes gens de type européen avancer d’un bon pas : au centre, un jeune-homme en short et tee-shirt, encadré de deux jeunes-filles, cheveux au vent et robes légères, qui lui donnent pareillement le bras.
Qu’en penser ?
Un frère et ses deux soeurs, un garçon avec une amie et sa chérie, un don juan et ses deux amoureuses ?
@je courtise les arbres du quartier
Sans doute des charmes (au feuillage marcescent)
Millefeuille, je suis retournée au billet de Pierre Assouline qui évoquait ce roman de Sylvie Germain, « Murmuration ».
Dans l’espace commentaires, c’est un long échange sur les livres de Sylvie Germain. J’avais aimé « Magnus ». Peu de lecteurs pour ce livre que j’ai lu, citant des passages, doutant du personnage principal dont je ne comprends pas le cheminement.
Puis un autre espace s’ouvre. À propos des anges de Paul Klee qui se développe à partir de cette citation du roman. Un fragment d’une grâce absolue qui commence dans la deuxième partie du roman, page 97.
«Samuel se demandait qui était cet inconnu fourbu de solitude surgi face à Fernand pour lui mendier un peu de chaleur, une fraction d’humanité, et lui donner en échange le goût de la lumière, du vide et de la beauté. (…)
Interrogé, Fernand lui avait dit que l’inconnu lui avait rappelé après coup les drôles d’anges dessinés par Paul Klee, peintre dont l’œuvre avait beaucoup compté pour lui autrefois. Vers la fin de sa vie, Klee avait exécuté une longue série d’œuvres représentant des anges, certaines peintes, d’autres crayonnées d’un seul trait, des anges aux allures de doux idiots, de petits clowns mêlant la malice et la mélancolie, la fragilité, l’humour et la détresse, chacun doté d’un qualificatif : ange tâtonnant, ange timide, ange oublieux, ange encore féminin, ange déluré, ange sentinelle, ange au grelot, ange en crise, ange inachevé, ange au comble de la plénitude, (…) Des buées d’anges enfantins aux ailes de guingois, pointues et biscornues, aux yeux ronds. tantôt vides tantôt louchons, parfois clos. Des anges maladroits degringolés d’un ciel brumeux sur la terre, sans autre message que celui d’une sympathie fraternelle avec les vivants(…) »
Les anges de Paul Klee, Walter Benjamin et ce dessin aquarellé qu’il garda toute sa vie » « l’Angelus Novus », œuvre dont il parle si bien…
Et je garde aussi cette « murmuration » des oiseaux qui déploie ensemble un voile d’oiseaux s’étirant, tournoyant dans le ciel.
@je surplombe les arbres du quartier : platanes, marronniers, tilleuls…
Soudain, depuis le balcon, je me vois marcher en bas dans la rue en compagnie de Vita !
https://www.lelezarddeparis.fr/promenade-hygienique
ils sont peut-être juste contents d’être ensembles Jazzi, sans se définir précisément dans un type de relation, juste assez libres
https://larepubliquedeslivres.com/ad-majorem-silencii-gloriam/
C’était ce billet.
Enfin il y a eu, dans ce même espace commentaires Pourmapar qui nous signalait «Les anges de l’Histoire», l’essai de Georges Didi-Hubermann.
Une fascinante évocation de Walter Benjamin et de l’aquarelle «Angelus Novus» de Paul Klee
Enfin nous avons évoqué la «Melancholia» de Dürer et le Christ de Grünewald.
Peu à peu nous nous sommes éloignés du livre de Sylvie Germain…
La chaleur tape sur le cerveau de JB!
Vite une douche!
Flaubert et ses cahiers d’annotations…
Carnets de travail,
Edition critique et génétique établie par Pierre-Marc de Biasi 1988, chez balland page 427/1000…Pierre Assouline y était-il directeur de collection à l’époque?
Folio 29 c, pour l’ Éducation sentimentale : le carnet 12 (1868-1869)
» A noter dans les hautes futaies les positions différentes des longs troncs, les uns obliques dès le bas au milieu des autres tout droits.
***
A de certaines places, l’herbe est rase comme un tapis de billard vert râpé. Papillons. »
A de certaines places, l’herbe est rase comme un tapis de billard vert râpé. Papillons. »
par une note explicative, P.M. de Biasi insiste sur le fait qu’il s’agit de notes de repérage cinématographique.
En ce qui me concerne, j’ajouterai une mise en place poético-narrative digne précurseur d’une modernité à la Francis Ponge!
Chantal, donnez-nous signe de vie. J’espère que vous n’étiez pas passagère parachutiste du crash de Nancy en fin de matinée ?
Je n’ai pas réagi sur le moment, mais des fèves en pleine canicule… Hurkhurkhurk!
Je vais regarder si j’ai toujours ces carnets de Flaubert…
non, D. je ne saute pas tous les jours quand même, j’ai eu mon cota d’émotions fortes.
Ah bon. Tant mieux si vous avez eu votre cota. Je m’inquiétais, vous comprenez…
« La nature du clavier est le premier contact avec le pianiste qui sait immédiatement s’il va pouvoir s’entendre avec le piano ou pas. La relation est exactement la même qu’avec un être,- le piano est un être (vrai de tous les instruments de musique). »
Je plussoie complètement. Un piano avec qui on s’entend bien, qui répond à nos intentions, qui leur donne corps, physiquement, c’est une relation bien supérieure à beaucoup d’autres.
C’est une relation mystérieuse, qui me semble-t-il, ne peut être perçue que par les pianistes. L’écoute d’un autre est très différente, même en « présentiel ». Ce phénomène ne me paraît pas bien étudié. Une expérience indicative: les prothèses auditives. Actuellement, quasiment toutes sont numériques (avec l’objectif de la compréhension de la parole)–il y a une exception, mais elle n’est pas bon marché. Et bien, elles sont abominables pour jouer du piano. J’ai un ami qui les enlève pour jouer. Mais pour entendre un concert (ou même au casque avec un instrument muni d’un silencieux), à fortiori à la radio, cela passe à peu près.
Quel tourbillon, Chantal ! Et qu’elle plume !
Millefeuilles, mon téléphone a gommé un s, pourtant mille feuilles… Les avez-vous écrites ?
https://www.persee.fr/doc/roman_0048-8593_1989_num_19_65_5605
Mille pages, est-il écrit.merci, Pourmapar.
Je voulais vous dire que c’est magnifique, Chantal, votre récit de panneau qui grince. Ce n’est pas compliqué : je le lis et le relis en boucle. J’aime particulièrement le passage du seau posé sur la lunette avec ce goutte à goutte terriblement angoissant qui semble annoncer comme une fin du monde alors que pas du tout au final, que c’est juste le couvreur qui doit passer.
Quand Christiane évoque un tourbillon, c’est exactement cela : un tourbillon qui tourbillone.
Comme le syphon évacuant l’eau salle de la baignoire après le bain, D. ?
Heureuse, D.,que nous ayons la même impression.
Millefeuilles, à propos de Sylvie Germain, je trouve dans « Extérieur monde » d’Olivier Rolin, page 28, cette phrase que j’avais surlignée à l’époque où je l’ai lu.
« Les écrivains qu’on aime ne sont pas seulement ce qu’ils sont, mais ce qu’on croit qu’ils sont. Ce qu’on croit qu’ils ont écrit forme comme un halo incertain autour de ce qu’ils ont véritablement écrit, et on pourrait soutenir, de façon un peu sophistique, que ce pouvoir irradiant mesure leur influence. Cette incertitude, d’ailleurs, illustre assez ce qu’est le miroir déformant de la mémoire. »
Tout au long du livre, Olivier Rolin interrogé l’acte d’écrire, celui de lire, ce qu’est un écrivain. Oui, un livre sincère que j’ai beaucoup aimé lire et relire en entier, par séquences aussi.
Je ne te parle plus, Jazzi. Tu as essayé de me refourguer toute une cargaison de tes vieux bermudas élimés, déformés, défraîchis, troués, mités, tâchés, déchirés (sauvagement). C’est très grave.
Merci pour l’internaute qui m’avait signalé « le cheval rouge », l’énorme roman italien démarrant en juin 40 à partir de la mobilisation des garçons d’un petit village de l’Italie du nord. Après les 130 premières pages sur les 1500 à venir, je ne peux m’empêcher de voir en Ambrogio le bildungsroamn de Roméo Maestri, avant son départ à la guerre, le personnage princeps d’Eugenio Corti. Je ne sais trop pkoi des raisons de cette association mentale récurrente…, la trop grande emprise emprise du commentarium de la RDL, sans doute. J’espère que cette association spontanée sera peaufinée, infirmée ou confirmée durant la suite de cette épopée quasi tolstoïenne. Et présente mes excuses à notre illustre internaute, s’il ne comprend rien de ce qui lui arrive.
Bàv.
Et le Bosendorfer pense pour vous….
renato maestri, Janssen J-J.
Loin d’être mon roman d’apprentissage, JJ-J, ni, et même pas de loin, celui de mon père —antifasciste, il déserta pour s’enrôler comme interprète avec les Alliés —. Nous avons des traditions familiales depuis le XVIIe siècle, et nous n’y renoncerons pas une seconde.
…
Merci rose pour la correction, je n’aurais jamais réalisé que JJ-J parlait de moi.
c’est grâce à mon thermomètre, renato, j’ai l’ambiance.
Non, justement, il y a des pianos qui « jouent tout seul », et un vrai pianiste s’en tient à l’écart.
Le plouc a encore frappé. Comme il est difficile de se faire apprécier quand on est un tel goujat.
Hurkhurkhurk !
Disons plutôt: » de se faire valoir » (sans y parvenir jamais), la seule chose qui compte pour ce plouc atomique.
»
« L’invention du monde » d’Olivier Rolin…
(…)
« Je sillonne l’espace immense à la vitesse de la pensée pour retrouver à l’instant mes bergères, aller voir avec elles si les roses sont écloses, toutes ces choses… N’importe où dans le monde (…) Oh, je ne sais plus… si le monde est hors de moi ou en moi, ou bien même est moi qui suis hors de moi. C’est comme si… comme si j’étais un point, une piqûre seulement du globe- comme si j’étais moi,(…) se redéployant, se réengendrant « en dessous » de moi pour se recourber « en-dedans » et de nouveau se précipiter en moi : sans trêve! Une sphère de Moebius (…) Je ne sais pas si ça a un sens.(…) Moi, tout le monde, n’importe qui, personne ! Ulysse ! »
»
intéressant passage.
j’ai lu ce livre à l’époque.
ensuite j’ai été écouter l’auteur en parler.
il était avec Enard : lui aussi écrivait un truc sur le monde.
après la conférence j’avais été les voir pour leur poser la question suivante :
si vos livres parlent du monde, pourquoi toutes vos phrases commencent par « je » ou par « moi », et qu’au final vous ne parlez pas du monde, mais seulement de vous, et en parlant de vous en faisant croire aux lecteurs que vous parlez du monde cela n’a pour but que de gonfler votre « moi » aux dimensions du monde ?
en fait je n’avais pas attendu leur réponse : j’étais parti en leur disant qu’ils incarnaient ce qu’il y avait de plus détestable en ce monde.
30 ans plus tard je me rends compte que cet égo centrisme, de tout ramener à soi, même l’entièreté du monde, n’est pas seulement détestable, mais en plus c’est hyper dangereux politiquement.
aujourd’hui il me semble que parmi les raisons de la guerre que l’Europe est en train de préparer contre la Russie, une guerre qui sera dévastatrice pour toute l’Europe, bien plus que les 2 guerres mondiales du 20è s. les raisons de cette folie se trouvent dans cette égocentirsme européens avec ce sentiment que le monde se réduit à un « je » ou un « moi » en oubliant tous les autres vivants.
on retrouve le même truc dans le dernier bouquin de passou : son « tenir bon » ne concerne hélas au final que sa propre vie.
Gallimard/Pléiade
PESSOA, Fernando
Allez-vous éditer les œuvres en prose de Pessoa ?
Un volume d’œuvres en prose de Fernando Pessoa pourrait être envisagé.
Toujours dans « L’invention du monde », Puck, j’ai retrouvé le passage que je cherchais sur Pessoa. Page 148.
« A angustia da partida… »
L’angoisse des départs…
« Ô frio especial das manhas de viagem… »
Le froid particulier des matins de voyage… C’est cette femme que j’ai aimée, ai-je dit, avec l’inconséquence d’un jeune homme, qui habitait une vieille maison à Lisbonne, sur laquelle pleuvaient les debris du monde moderne, c’est elle qui m’a appris les premiers vers que j’ai sus de Pessoa (et d’abord qu’il avait existé un homme étrange, coiffé d’un petit chapeau, portant de petites lunettes, travaillant comme Kafka dans de désolants bureaux, ne crachant pas sur le litre, contrairement à Franz, et qui avait « voulu être à lui seul toute une littérature »). J’étais ignorant, à l’époque (je le suis toujours, mais un peu moins, forcément), mais comme c’était il y a très longtemps (je pourrais presque dire comme Cendrars « en ce temps-là j’étais dans mon adolescence »), je crois que beaucoup en France ignoraient encore, comme moi, l’existence de cet écrivain majeur du vingtième siècle. »
Pardonnez-moi d’avoir ici ose donner mes sentiments pour avoir joué sur l’un de ses vénérables pianos. J’aurais du me douter que le duo VC ne me raterait pas. Je ne le nommerai pas, mais que puis-je dire d’autre pour avoir joué dessus? L’un me dit. qu’un vrai pianiste )( par en herse: c’en est donc un?) s’en tient à distance, et l’autre se complaît aux urbanités de son âge, qu’il a élevé et auquel pour cette raison inné prête plus guère attention …
Oui, Puck, il parle du monde, pleinement et pas que de lui, et pas avec des phrases commençant par je.
(Parenthèse, etc)
Ici on attend la pluie et elle tarde à venir…
Un ciel gris avec un petit vent des plus agréable soufflant sur les terrasses et faisant claquer quelques volets dans le silence du boulevard quasiment vide et sans circulation.
PLOUQUES ANOMIQUES
———-
1 – On n’est jamais sorti du « Monde comme volonté et comme représentation », la quintessence du solipsisme radical, chez votre Shopenhauer de l’erdélie. inutile de faire des leçons de morale à tours d emoulinets, vous êtes l’égocentripède belliquenx le plus immoral de votre élitisme nihiliste.
Au plouf suivant. Fait encore chaud…
2 – Encore heureux que d’aucun/es aient l’usage des bons thermomètres pour « expliquer » les choses à ceux qui affectent de n’en point posséder depouis (sic) le XVIIe siècle. Des sortes de trouducs serrés vaccinés à l’art de l’antifascisme héréditaire, toujours chauffés à 42°c, sans s’en apercevoir.
3 – Chez Rabelais, dans la contrée d’Enard, l’art de pet se portait à merveille, et nous respectons cette honorable tradition qui s’ouvre les sphincters à tous les vents, par pure hygiène corporelle. Réapprenez vos fondamentaux du XVIIIe, vous qui êtes si cultivés…
Notre ami MC pourrait vous conseiller, lcé.
https://www.editionspoints.com/ouvrage/l-art-de-peter-pierre-thomas-nicolas-hurtaut/9791041416813
Bàv,
« Tout s’écoule » Héraclite
De la coolitude de l’instant IA hi han
Héraclite et Pessoa : une rencontre nécessaire
Le rapprochement entre Héraclite et Pessoa n’est pas un jeu d’érudition : il touche le cœur même de l’expérience pessoenne du moi.
Héraclite pense le réel comme flux, devenir, tension, discordance. Pessoa vit le moi comme flux, devenir, tension, discordance.
Le premier le dit en métaphysicien, le second en poète phénoménologue.
1. Le fleuve d’Héraclite et le moi de Pessoa : le même principe
Héraclite
Fragment B12 :
« On ne peut entrer deux fois dans le même fleuve. »
Ce n’est pas une image : c’est une ontologie. Le fleuve n’est jamais identique à lui-même parce qu’il est son propre changement.
Pessoa / Soares
Dans Le Livre de l’intranquillité, Soares écrit :
« Je ne sais pas qui je suis, quel moi je suis. » (Bourgois, p. 147)
Le moi n’est pas un noyau stable : il est un flux de sensations, un théâtre de voix, un devenir sans centre.
Mise en relation
Héraclite : le fleuve est multiple dans son unité. Pessoa : le moi est multiple dans son unité.
Dans les deux cas, l’un est le multiple, non par accident, mais par essence.
2. La guerre comme principe : Héraclite et la discordance pessoenne
Héraclite
Fragment B53 :
« La guerre est le père de toutes choses. »
La polemos n’est pas la violence : c’est la tension interne qui fait être les choses.
Pessoa / Soares
« Je me sens multiple. Je suis comme une pièce dont les personnages surgissent et disparaissent. » (Bourgois, p. 89)
Le moi est une discordance interne, une guerre douce, une scène de forces contradictoires.
Mise en relation
Héraclite : l’être est tension. Pessoa : le moi est tension.
L’intranquillité est la forme subjective de la polemos héraclitéenne.
3. Le devenir comme identité : Héraclite et l’hétéronymie
Héraclite
Fragment B84a :
« Le temps est un enfant qui joue. »
Le devenir n’a pas de finalité : il est jeu, métamorphose, création continue.
Pessoa
L’hétéronymie n’est pas un système littéraire : c’est une métaphysique du devenir du moi.
Caeiro, Reis, Campos, Soares ne sont pas des pseudonymes : ce sont des formes du moi en devenir, des états du fleuve.
Mise en relation
Héraclite : l’être est jeu de transformations. Pessoa : le moi est jeu de transformations.
L’hétéronymie est la version littéraire du devenir héraclitéen.
4. L’un et le multiple : Héraclite, Pessoa, et la phénoménologie
Héraclite
Fragment B50 :
« Le logos est commun. »
Il existe une unité profonde, mais elle n’est jamais donnée : elle est la loi du devenir, non un substrat immobile.
Pessoa / Soares
« Je me déguise en moi-même. » (Bourgois, p. 203)
Le moi n’est pas un centre : il est l’unité mouvante de ses propres masques.
Mise en relation
Héraclite : l’un est le multiple. Pessoa : le moi est ses hétéronymes.
La phénoménologie du moi chez Pessoa est une phénoménologie du logos en mouvement.
5. Synthèse : Pessoa comme héraclitéen moderne
Ce que Héraclite dit du monde, Pessoa le dit du moi.
• Flux : le monde / le moi
• Discordance : la guerre / l’intranquillité
• Devenir : le temps enfant / l’hétéronymie
• Unité mouvante : le logos / la persona
Pessoa est un héraclitéen parce qu’il pense le moi comme processus, non comme substance.
Héraclite est un pessoen avant l’heure parce qu’il pense l’être comme intranquillité, non comme stabilité.
Conclusion
Le parallèle entre Héraclite et Pessoa n’est pas une analogie : c’est une structure commune.
Héraclite pense le monde comme un fleuve. Pessoa pense le moi comme un fleuve.
Héraclite pense l’être comme tension. Pessoa pense le moi comme tension.
Héraclite pense l’un comme multiple. Pessoa vit l’un comme multiple.
L’intranquillité est la forme subjective du devenir héraclitéen.
@MC je n’ai rien répondu à votre message sur Bosendorfer pour la bonne raison que je ne l’avais pas vu. Qu’aviez-vous joué sur ce Bosendorfer? Mes souvenirs de ces pianos sont anciens.
Mt 10, 37-42
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense.
On est content de savoir que la Gigi peut encore flatuler. Il arrivera, le jour où elle se pétera toute entière…
Hurkhurkhurk!
Oui, tout s’écoule, surtout Langoncet avec ses con..ries d’IA. Il n’a plus assez de cerveau pour réfléchir tout seul….
(Repassé une commande pour soutenir Gibert.)
« Oui, Puck, il parle du monde, pleinement et pas que de lui, et pas avec des phrases commençant par je. »
non, relisez l’extrait : toutes les phrases commencent par « je » ou par « moi ».
et je l’ai écouté parler de ce livre sur le monde : toutes ses phrases commençaient pas « je » ou par « moi je ».
c’est normal : ce type est l’incarnation la plus parfaite de l’évolution de notre société telle qu’elle s’est reflétée dans notre littérature depuis ces 30 dernières années.
il m’est toujours paru évident que cet hyper individualisme doublé d’un hyper narcissisme doublé d’un hyper égo centrisme ne pouvait que nous mener à terme à la catastrophe.
sur le plan de la politique intérieure avec un effacement de la notion de bien commun.
mais aussi au plan de la politique étrangère et de notre façon de nous situer dans le monde.
pour le dire simple aujourd’hui aux yeux du reste du monde nous représentons un monde d’une extrême nocivité.
et cette nocivité est en train de tourner à la catastrophe.
la seule chose qui pourrait nous sauver c’est un appauvrissement économique total.
exmple : l’Allemagne perd plusieurs dizaines de milliers d’emplois par mois : il suffit d’attendre quelques années pour que l’Allemagne ne représente plus un danger pour les autres.
c’est une course contre la montre.
Reste qu’il faut vraiment être un plouc pour servir un plat de de fève en pleine canicule, surtout avec des tomates farcies. J’imagine les « Oh quelle bonne idée »… navrés… Je me serais fait porter pâle…
Hurkhurkhurk!
je viens de lire le dernier bouquin de passou : c’est d’un niveau affligeant.
le coup du « la littérature m’a aidé à ternir bon et à rester en vie et à m’aider pour trouver le courage etc etc… » je veux dire dans le contexte actuel ça n’a absolument aucun intérêt.
à moins d’envoyer des bouquins à Gaza pour les aider à tenir bon sous les bombes que la France envoie à Israël.
sérieux dans le contexte actuel c’est le summum de l’indécence.
en plus un type lambda se pointe avec ce genre de bouquin il ne trouvera pas un seul éditeur, même les plus nuls, qui accepte de publier ce livre.
C’est bon les tomates farcies.
Il voyage, Puck, et il lit. Au pôle Nord, il achève la lecture des « Misérables » et il écrit : « – un de ces livres qu’on a lus même sans les lire, tant ils s’imprègnent une culture littéraire, historique, politique. Mais là, par 90 degrés Nord, je l’ai lu jusqu’au bout, jusqu’aux derniers vers de épitaphe de Jean Valjean, au Pete-La-Chaise : » Il dort. Quoique la vie fût pour lui bien étrange / Il vivait. Il mourut quand il n’eur plus son ange ; / La chose simplement d’elle-même arriva / Comme la nuit se fait lorsque le jour s’en va. » …
Magnifique.
Là où j’en suis après Pessoa c’est une déferlante Proust. Goûteux comme un abricot mûr. Et des femmes. Olivier Rolin est un grand amoureux et les jeunes femmes rencontrées ne le laissent pas indifférent.
Quand je repense à cette rue de l’Odéon traversée par Jane Birkin En pyjama pour partager le petit déjeuner. Ils habitaient face à face et riaient beaucoup ensemble. Mais c’est dans un autre livre, celui du déménagement, « Vider les lieux ». Là, c’est au gré de cet immense voyage, des livres aimés, des rencontres, de l’Histoire et des compagnes éphémères. Un très beau livre, vraiment où je vacille entre rires et mélancolie.
Mais j’aime encore plus « Baïkal-Amour », « Tigre en papier » et le poignant « météorologue »… Un grand écrivain, déroutant…
Bon, j’arrête. Trop de malentendus. Le format de ce blog n’a peut-être rien à voir avec l’environnement où j’ai l’habitude d’échanger.
Je n’y peux rien, JJ-J, si vous faites partie de ceux qui inventent la vie et l’histoire des autres.
Il est curieux que Juan Ramón Jiménez ne soit jamais mentionné ici, si je ne m’abuse.
#sincérité
En 1946, déjà, Roger Caillois posait la question : « comment juge-t-on de la sincérité d’un auteur » ? « à quoi reconnaissez-vous [la vraie sincérité] ? Lisez-vous au secret des cœurs ? J’imagine que la sincérité est chose facile à simuler, plus facile en tout cas que la perfection. Le premier venu vous dupe. Il lui suffit d’un peu d’art. »
Il y aurait donc contradiction dans les termes à rechercher la sincérité dans ce domaine « car toute rhétorique est subterfuge, tout talent mise en œuvre de procédés et de ruses ».
« À ce compte, seuls le cri et le réflexe sont sincères et, de toutes choses, la plus fruste ».
N’est-ce pas au fond plutôt « l’instinct » (ou la spontanéité ?) qui est glorifié, voire « la licence d’écrire vite n’importe quoi n’importe comment, sincèrement. »
« Car il n’est pas si facile d’éviter l’erreur ou l’illusion, qui sont souvent au contraire le lot de la sincérité. »
« À supposer [qu’un auteur soit sincère], son œuvre n’en tirerait aucun avantage. […] En revanche, son art peut secourir [sa nature] Voilà où j’attends un auteur. C’est plus sûr et c’est plus juste. » (Vocabulaire esthétique)
Au 2ème chapitre de Babel (1948), Caillois fait le lien avec le basculement d’un régime d’écriture à l’autre, du « classique » au « romantique », caractérisé par la recherche de l’originalité et la mise au premier plan de l’auteur, dont « la personne, pour ne pas dire le personnage, […] prend le pas peu à peu sur les mérites de l’œuvre » ; « le public de son côté ressent plus de curiosité pour lui que pour elle » : « On se lasse de trouver un auteur, on se réjouit de rencontrer un homme. »
« En outre, dès qu’on attribue à la sincérité une importance décisive, il faut apprendre à la reconnaître: tâche délicate, si l’on songe que le projet de l’hypocrisie consiste justement à se faire passer pour sincérité. »
@ A vue de pays
Vous avez absolument raison et moi je n’ai pas tort.
@ A vue de pays
C’est-à-dire que ce n’est pas un problème pour moi que l’auteur soit insincère pourvu que le texte soit pour moi, lectrice, sincère. J’aime inventer mes auteurs, mes romans, comme mes amours. Je sais que souvent je projette sur un texte ou sur un être ce que je voudrais qu’ils soient. Le temps de les aimer aura été une belle aventure. Après chacun suit son chemin, sincère ou non, c’est son problème pas le mien.
Mais votre raisonnement est remarquable. Vous êtes lucide, je suis rêveuse.
@ Je n’y peux rien, JJ-J, (…si je ne m’abuse) cf.supra
J’ai pourtant souvent évoqué « Platero i yo » sur cette chaine quand on voulut bisquer JJJ au lieu de JRJ. Mais tout le monde n’écoute et ne lit que ce qu’il veut bien voir de la supériorité du pedigree de sa propre ascendance. Souvenons-nous de la célèbre joute Maestri/Barozzi au sujet de leurs nobles ancêtres… d’un ridicule achevé propre à faire pâlir un anti-communistes et capitalistes primaires, comme aurait dit Cécile, ma copine walonne.
*** nb/ Pas sûr que les tomates farcies à la crème de golem eussent été moins flatulentes en toute saison… Bon’apt, tout de mêeme, et bons vents, hein ?
@ ceux qui inventent la vie et l’histoire des autres.
C’est le propre des bons romanciers qui RPLV, isn’t it ?
Allez, dir Renatom, ne faites pas votre Rodéo à Giulietta… Hein ? De l’humour, que diantre !… à 81 balais, il vous en reste encore un brin, non ? Taut se détendre les nerfs au smart.., vous vivrez ainsi plus longtemps (je pense et le souhaite vraiment, pmp). Et la RDL, y compris XXL vous respecte grave, comme un parangon de sagesse, le saviez-vous ?
Bàv
(cf. Constance Bonacieux s/ l’épinette de Nohant)
J’aime beaucoup traverser le non dialogue de XXL à Vue de pays. On peut s’y immiscer sans scrupule : l’une est une amoureuse toujours déçue, sûre qu’elle ne sera jamais cueillie comme une rose (elle chante= et l’autre, pas, qui cherchera en vain dans l’écriture des pierres, quelque chose pour se consoler de ‘avoir pas été « sincère ».
*** Et le Chalfred aboie pour faire taire les impétrantes. Lui, sa meuf n’a pas encore voulu coucher ce soir… D’où leur misogynisme vomitoire habituel (tag). Pauvres types éperdus ! Couché ! vous dis-je, à la nichte !
//// Du commentateur au regard éloigné mais éclairé sur et par les « vieilles putes borgnes » de l’RDL////.
Puck. 19h31
Vous devriez écrire le livre qui vous comblerez. Je crois que c’est déjà fait…
Alfred dit: 28 juin 2026 à 21h05 Ta gueule Chantal !
Souvenons-nous de Mme Gisèle Pélicot, qui aime ‘et a voulu refaire) la vie. Mon admiration sans bornes.
Il y a aussi la vérité du mensonge — celle de s’aventurer au loin : le Douanier n’a jamais vu la jungle ni voyagé au Mexique, et pourtant nul ne peut nier la vérité de ses images.
N’oublions pas non plus que, dans certains cas, des personnes gardent un souvenir très vif d’événements qui ne se sont jamais réellement produits. faux souvenirs que pourtant peuvent être détaillés et chargés d’émotion.
« Je n’y peux rien, JJ-J, si vous faites partie de ceux qui inventent la vie et l’histoire des autres. »
En effet, renato.
Je n’ai aucun souvenir du fait que nous aurions débattu ici de la noblesse de nos lignées respective.
D’où il sort encore ça, le JJJ ?
21.32 Son pb, c que personne n’ira le lire, vu qu’on y trouvera les mêmes tartines botuliques qu’on doit se farcir tous les jours, à la sauce TTKT au ketchup.
Vous êtes bin trop « généreuse » avec les kons cassés, comme lui & moij, par ex. Voilà, c’est dit, XXL ! Vous devriez moins « aimer » au transitif, car c’est un verbe qui ne veut point dire grand chose sous votre plume usagée, comme vous le savez parfaitement, même si le but recherché consiste à vous maintenir dans une neutralité bienveillante erga omnes. Aimer au sens intransitif, voilà l’astuce d’etalii-wiki… Mais qui a dit : « j’aime qu’on m’aime, comme j’aime quand j’aime ? »
Ah, l’humour ! L’excuse récurrente de ceux qui en sont dépourvus.
Après tout, nous sommes petits, même dans des paysages qui ne sont pas exactement gigantesques.
https://www.facebook.com/share/r/1GWu5YwWj1/?mibextid=wwXIfr
la dispute etait entr3 widerganger et ( )sur leurs ancêtres ducs ou pas.
@ nul ne peut nier la vérité de ses images.
C’est vraiment à n’y rien comprendre : « la vérité de ses images » ? Voyons donc, l’esthète… Que signifiez-vous par là, au juste : leur immaturité ? leur réalisme ? leur intersubjectivisme ? leur primitivisme ? leur ouvriérisme ? leur préraphaélisme ? leur communisme ? leru amateursime ? leur naïvisme ? leur rousseauisme ? leur élitisme ? leur infantilisme ? leur prolétarisme ?
Enfin quoi ? et merdr… à tous les gabelous, hein !
22.98 – Ouui, mais barozzi dit jzmn aussi aurait eu des ancêtres vénitiens, si j’ai bonne mémoire…
Il faudrait revérifier sa fiche autobiographique.
WGG ? m’en souvins pas, pas plus que ceux de Chalfred. Bah… Ce n’était pas notre monde, de toutes…
Bon sang ! Il faut que quelqu’un explique les concepts à ce type.
INVENTER LA VIE DES AUTRES GRACE A L’IA-HI HAN…,
c pourtant fastoche aujourd’hui, la plupart des gens sont d’une telle confusion mentale sur eux-mêmes qu’ils ne savent même plus s’ils sont dans la vie, le bardo ou le néant, le néant de la vie ou la vie du néant. On va pas aller m’en raconter, hein ? C’est l’heure…, et j’ai d’autres rêves à vivre et à retranscrire tout en les rêvant. Le bon dieu m’approche. Couic.
les concepts… A voui, l’art con-ceptuel… Au dodo.
Arrête de boire, sale gigi, et va te coucher sur ton lit de misérable solitude…
s’il n’en reste qu’une, christiane sera-t-elle celle là?
Si l’on en croit la présentation, c’est « une méthode redoutable pour retrouver la liberté de voyager intelligemment, hors des sentiers battus », signée par « l’auteur baroudeur et écrivain Julien Blanc-Gras ». Julien Blanc-Gras, c’est moi. Et, en effet, je suis un écrivain qui voyage. Le problème, c’est que je n’ai jamais écrit ce livre.monde
dua lipa a ouvert une bibliothèque où on trouvera surtout de livres censurés (race et sexe). Voir ici :
https://www.rollingstone.com/music/music-news/dua-lipa-opening-library-livrario-lello-1235584762/
Les auteurs chinois de web fiction se dressent contre le plagiat par IA
Plus de 1200 auteurs chinois de fiction en ligne ont signé une lettre publique contre le plagiat automatisé et la réécriture par intelligence artificielle. Dans un marché immense, structuré autour des plateformes, l’affaire touche à la protection des œuvres, mais aussi à toute la chaîne d’exploitation des droits.
https://actualitte.com/article/132324/legislation/les-auteurs-chinois-de-web-fiction-se-dressent-contre-le-plagiat-par-ia
Et l’autre, toujours à côté de la plaque, on dit « concepts » et il comprend « art conceptuel ». Ce doit être l’air des hauteurs intellectuelles, atteintes non sans peine. Je comprends qu’il se cache derrière une humeur à deux cents.
L’ingénieuse nouvelle de Stephen King met en scène les obsessions de l’écrivain, concrétisées par le crime et le fantôme. Le plagiat, dans cette fiction est le thème carrefour : parvenu dans sa vie d’écrivain à un moment de doute, Morton subit un blocage d’écriture ; face à son impuissance créatrice, le voici qui se ronge d’un terrible sentiment de culpabilité : n’a-t-il jamais rien écrit de lui-même ? Selon sa conception de l’écriture, il s’est d’ailleurs toujours assimilé à un voleur.
« Le dernier plagiat » de Bill Pronzini et Barry N. Malzberg, nouvelle anglaise, traduction française parue en 1992 à la Librairie des Champs-Élysées.
Dans le roman de Jean-Marie Poupart, Bon à tirer (Boréal, 1993), le personnage principal, Thomas Charbonneau, salarié d’une maison d’édition et écrivain, s’est fait plagier son dernier roman par son nouveau directeur-adjoint, Vincent Mauger. Qui finira par tuer l’autre, du plagiaire ou de plagié ?
Dans le roman de Jean-Jacques Fiechter, Tiré à part, adapté au cinéma par Bernard Rapp en 1996, le narrateur, Edward Lamb, est l’éditeur anglais et traducteur de son ami de jeunesse, Nicolas Fabry. Mais lorsque son roman Il faut aimer est auréolé du prix Goncourt, sa jalousie n’en peut plus et trouve son exutoire dans une sombre vengeance…
Bonjour, Et alii.
Beaucoup d’orages cette nuit. Je goûte un vent doux ce matin et un ciel pas trop bleu. Le So’eil mérite bien des vacances et nous un peu de pluie.
Au plaisir de vous lire.
CHRONIQUE. À moins de 5 euros, le livre de Léon XIV cartonne. La raison de son succès ne tient pas à son faible prix, mais à son sujet : l’IA et l’angoisse qu’elle génère dans nos vies.
le point
@À vue de pays.
Amusant de voir comment Caillois reprend la réflexion de Maurras (tout ce qui tourne autour de son livre Les amants de Venise, ouvrage qui a eu, à mon avis, une très grande influence sur un certain nombre d’écrivains, mais c’est une autre question). L’avènement du vedettariat, qui commence par les hommes et femmes de lettres est pour Maurras un signe de décadence. Que dirait-il aujourd’hui ou le moindre crétin influenceur testeur de bouffe industrielle a sa part de célébrité?
(Je crois comprendre que vous êtes ce libraire parti dans l’Aveyron. Vous devriez revenir plus souvent. Si oui, c’est vous qui m’aviez incité à lire Babel, dont la première partie est essentielle).
Le député et médecin Philippe Juvin résume dans son intervention tout ce qu’on peut dire contre la scélérate loi euthanasique. Souhaitons, si elle était votée, qu’elle soit abolie dès mai 2027.
MEDUSES VISQUEUSES ET URTICANTES ECHOUEES SUR LE LITTORAL MATINAL
1 – « L’excuse récurrente de ceux qui en sont dépourvus (d’humour) – On dit « concepts » et il comprend « art conceptuel » ». /// Tellement dépourvu qu’il ne comprendra jamais rien à l’humour associatif des autres, hélas. Pas grave, le Douanier avait fait ses images sans ses ommentaires ///
2 – « Lit de misérable solitude »… (disait Procuste à sa flamme belge).
3 – /// « Qui finira par tuer l’autre, du plagiaire ou de plagié ? » – Aucun des deux, ma générale : ils allèrent se tremper tous deux à la la plage de Pauline.
4 – /// « s’il n’en reste qu’une, christiane sera-t-elle celle là ? » (c du véritable humour, là). – « Bonjour, Et alii. Au plaisir de vous lire » (c du véritable plagiat, là).
5 – A plussoir,
mais, christiane, vous savez bien que je n’écris pas tout au plus je laisse des traces autour de problematiques (j’entends une voix de philosophe dire « problematiser »!)et je grelotte a cause de la clim,
bonne journée:
« Méduses visqueuses et urticantes échouées sur le littoral matinal ».
Pas de panique! Petite confusion des services vétérinaires, c’est juste la Gigi qui allait se baigner!
Hurkhurkhurk !
La seule unité de soins palliatifs des Yvelines ferme ses portes. Mais quel pays…
Avec la loi euthanasique, le marché des organes va exploser. Organes de pauvres pour malades riches. L’addition de Macron va être très lourde, décidément. Depuis le début, je dis que le macronisme n’est qu’un transfert de propriété (c’est bien ce qui s’est passé au niveau industriel, Alstom et plus de mille entreprises stratégiques etc.). Avec cette loi immonde, c’est désormais le corps du pauvre qui devient la propriété du riche, corps dans lequel il pourra se servir autant que de besoin. C’est littéralement Orwell.
6 – Une « loi euthanasique » (sic) ? pas pour les chiens, tel un abus de langage. L’affaire est grave…
« Je ne tromperai jamais leur confiance », avait-il assuré à son collègue et rival Devedjian, au plus profond de la pandémie, autant qu’il m’en souvienne… les hippocrates au caducée furent le plus souvent des matamores hypocrites dans leurs pratiques, souvent prompts à mélanger les torchons bleu ciel aux serviettes bleu horizon.
Célavi qu’est ainsi, depuis l’aube des temps alto séquanais et d’ailleurs.
7 – je grelotte a cause de la clim,
C’est bin embêtant, toussa, à l’heure où le gouvernement va en commander 500 de plus pour nos hôpitaux de province… On va finir par crever de froid dans ce pays !
8 – « les lois scélérates ». Quel beau concept juridique ! Pas vrai, etalii ?…
Ouf, ce n’est pas la voix d’Erner ce matin dans le poste… Parce que, quand même, si l’on songe deux secondes à ce qui se passe dans les médias français d’aujourd’hui… Je ne parle pas de la mainmise d’un Bolloré, richissime et d’extrême droite, sur l’ensemble des médias privés, mais du service public (ou ce qui en existe encore avant la privatisation demandée à grands cris par le RN et approuvée silencieusement par la Macronie si bien représentée sur ce blog). Eh bien, un Meurice a été viré à coup de pompe dans le cul pour une blagounette sur Netanyahou. Pour une blague ! Et Erner a diffusé un montage audio bidouillé pour faire passer LFI pour antisémite !!! Et ça fait des années que cette accusation d’antisémitisme, fondée sur des opinions, des convictions, mais qu’aucun élément factuel n’a jamais étayée, est lancée comme on enverrait une flaque de boue, une bouse, à la figure d’un ennemi… Moi je ne suis pas (encore, mais je pense que ça pourrait venir !) LFI, car je n’ai aucune envie de devenir une « militante », mais je hais le fascisme, le racisme, l’antisémitisme et,.,,… le capitalisme, qui est l’ordre économique qui sert in fine de terreau à ces idéologies mortifères, je sais que des militants de ce parti souffrent gravement de l’opprobre jetée sur eux, car l’accusation qui les désigne du doigt est précisément la plus insupportable, comme si on prétendait que Victor Schoelcher était raciste ou Condorcet monarchiste, bref !!!
9 – Plus besoin « d’unités de soins palliatifs » dans ce pays… La loi scélérate va nous régler toussa fissa… Hein ? Enfin…, la revanche des riches français sur les pauvres arabes assistés est à notre Horizon, à moins d’un an. Oufl ! on va enfin respirer au-x frais (de la Princesse).
« Donnez-moi des mamelles et je repeuplerai la France, après le Grand Remplacement » (Jordane-Henri aux 2 Siciles).
10 – Bonjour Cl. T. Je suis heureux de vous ressentir toujours en forme dans vos rares apparitions publiques, désormais très risquées sur cette chaine Bolloré.
Beaucoup de lois scélérates ont été promulguées, notamment celles de Vichy. Mais Gigi le collabo suivrait le régime où nous sommes jusque dans ses pires méandres simplement parce qu’il y a trouvé son compte. C’est l’histoire éternelle. Ce qui m’étonne c’est que la Gigi, avec son cerveau dégonflé et probablement tous les maux qui vont avec, pourrait facilement devenir une des premières victimes de cette loi, en effet scélérate. Une pichenette du destin et vlan! Mais dfes fonctions cérébrales défectueuses ne lui permettent certainement plus de le penser.
Les propos de Doriotchon (j’emprunte) sur le fait que les massacres du 7 octobre ne seraient pas du terrorisme, ne relèveraient pas de l’antisémitisme?
Cette lamentable boldocloportine est moralement morte.
11 – c’est juste la Gigi qui allait se baigner !
Excellent, pour une fois, l’humour pot-tache d’Henriette Chalfoin. A Châtelaillon-plage, anéfé, tout près de la villa de Raffarin, même. Où les services vétérinaires confus durent tester son chauffeur en attente, dans la foulée.
« Un été que je n’ai jamais vu, que je ne croyais pas possible dans nos climats tempérés : des journées où le thermomètre à l’ombre montait à 45 degrés, plus un brin d’herbe, plus une fleur au 1er juillet, les arbres jaunis perdant leurs feuilles, la terre fendue s’ouvrant comme pour nous ensevelir, l’effroi de manquer d’eau d’un jour à l’autre… »
(George Sand décrivant la canicule en France le 15 septembre 1870 dans « Le Journal d’un voyageur pendant la guerre »)
Sand n’aimait pas que ses amis séjournant à Nohant aillent causer avec le peuple de sa cuisine ( le peuple c’est sale) mais elle a dû trouver refuge dans cette même cuisine qui est au sous-sol (avec son énorme piano au milieu de la pièce) et doit garder la fraîcheur.
Comme ce JJJ devient horripilant à jouer les psychologues témérairement. Il se répand à la vitesse d’un débordement de canalisation.
Renato a bien du mérite dans ses tentatives de mettre en ordre les pensées de cet homme incertain qui mord au hasard tout commentateur qui ne s’adresse pas à lui, qui ne l’admire pas, qui ne le trouve pas génial. Je crois, hélas pour JJJ qu’il sombre lamentablement dans une solitude amère et sombre. La méchanceté se paye. Et il n’en manque pas, affublant au passage des commentateurs de sigles ou pseudos qu’il veut vexant, sa grande spécialité. Voilà qu’il tente de déchiffrer ma vie amoureuse… On aura tout lu. Qu’il s’occupe plutôt de la sienne. En fin de compte, Chaloux l’a bien jugé bien que les mots choisis ne soient pas très élégants, Renato aussi . Bon, moi j’abandonne. Pas grave, Rose le prendra sous sa protection et le bercera.
12 – Heureusement qu’On pense pour moi.
Précisons que les dites « lois scélérates » datent de la fin du XIXe (on n’est pas à ça près), et que tant mieux, s’il en devient la « victime » aujourd’hui, d’un coup de pichenette, depuis le temps qu’il a exprimé ses dernières volontés en toute lucidité, celle de pouvoir mourir dans la dignité, dans la très belle circonscription d’Olivier Falorni.
13 – KO-LLABO à KHO-LANTA… Il avait toujours confondu Philippe Henriot et Jacques Doriot, à force de fréquenter Maurras et les sbires de Morand, comme disaient nos amis Olivier L. et Sorj C.
L’amour par temps de canicule
« « Il avait promis de lui rendre visite tous les jours » : à 95 ans, « Gaby » est mort sous la chaleur, devant la tombe de sa femme
Lundi 22 juin, Gabriel D. est allé au cimetière communal de Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire) pour se rendre sur la tombe de sa femme, comme il le faisait quotidiennement. Sous une chaleur étouffante, l’homme a été victime d’un malaise mortel. »
https://www.leparisien.fr/faits-divers/il-avait-promis-de-lui-rendre-visite-tous-les-jours-a-95-ans-gaby-est-mort-sous-la-chaleur-devant-la-tombe-de-sa-femme-28-06-2026-TQ7AB3C3QFA3LLO34YTMITBDFA.php
14 – J’horripile les Intranquilles. Restez zen et sereine, ma fille. Allez lire, au lieu de plagier les stupidités de Chalfred et de renato…
Moi, j’aurais parlé de « votre vie amoureuse » (quand toutes vos adresses commencent toujours par « j’aime « … Je pense que vous plaisantez en vous flatulant l’ergot. Rôz n’est pas ma mère, ni vous non plus, quoique vous soyez de 46, ce qui ne vous rajeunit pas. Je pense que vous n’avez jamais eu la bonne distance psychologique avec quiconque de ces blogs et surtout à l’égard de vous même. Mais ce n’est pas un reproche de ma part, ni une témérité. A chacun sa merde, comme disait votre ami Jzman, jadis. Oubliez moi en passant votre chemin par la Lorraine… Et évitez les sauts en parachute en sabots. Bàv 😉
15 – « L’amour au temps du choléra », c’était pas mal non plus, chez Garcia-Marquez. Bien sûr, c’était une fiction qui n’ira jamais à la hauteur de ce fait divers qui semble vous avoir ému, jzmn.
Oui, on voit cette pauvre Gigi se détériorer à la vitesse de la lumière. L’ehpadisation arrive à grand pas. Aura-t-il seulement le temps de toucher sa R4?
15 – « L’amour au temps du choléra », c’était pas mal non plus, chez Garcia-Marquez. Bien sûr, c’était une fiction qui n’ira jamais à la hauteur de ce fait divers qui semble vous avoir ému, jzmn.
16 – Mois voui, il est même programmé pour vous survivre, ainsi qu’à votre DS pourrave.
Le pauvre monde est vraiment mal fait, pas vrai ? On vous aime, mais on ne peut vous l’avouer ouvertement. Alors, on fait semblant de vous haîr, ravi de pouvoir vous injurier à si peu de frais. C’est là un grand classique de la littérature psychologique, de mise désormais sur les réseaux ehpadiques de Bolloré, vu les moyennes d’âges y rencensées.
En plus du reste, ce pauvre Gigi la visqueuse est atteint du syndrome de Clérambault… Ah, on peut dire qu’il est complet !!! ( Réminiscence proustienne…).
17 – Il faudrait que Punckt prenne le relais… Car y’en a marre de tenir le crachoir ce matin pour remplir le quota de l’RDL. Je dois sortir. Il est déjà 9h34 !… et le soleil se met au vert.
Surtout programmé pour emm… le monde.
Les jugements et opinions de l’aquarelliste du dimanche bien à part. Le Douanier, « découvert » par Camille Pissarro et Odilon Redon, fréquentait Apollinaire et Picasso, avec lesquels il ne parlait certainement que de saucisses, d’autant plus que l’art était un sujet brûlant à Paris durant le premier quart du siècle. Conscient de l’originalité de son art, le Douanier s’attachait à préserver son apparente naïveté, acquise, selon ses propres termes, par un « travail acharné ». N’oublions pas non plus que c’est Alfred Jarry qui lui donna le surnom de « Douanier ».
Pourquoi les gens n’étudient-ils pas au lieu de dire des bêtises ?
Ah, Roger Caillois. De lui, gardé précieusement cet essai sur « L’Homme et le sacré ». Des trois appendices qui suivent le texte du livre (sexe – jet – guerre) j’ai choisi une analyse de la guerre, imparable où il examine la relation entre le prestige et l’horreur de la guerre.
« Plus le contraste est grand entre la douceur de la paix et la violence hideuse de la guerre, plus celle-ci à de chances de séduire un chœur de fanatiques et d’épouvanter assez les autres pour que, sans défense devant elle, ils lui reconnaissent on ne sait quelle vertu fatale qui les paralyse. C’est pourquoi l’exaltation quasi mystique de la guerre coïncide avec le moment où elle atteint sa plus vive horreur. On en plaisantait auparavant, on l’estimait occupation de bonne compagnie, ou bien on maudissait la misère, les souffrances et les ruines qu’elle entraînait. Mais elle ne donna le vertige que du jour où, affranchie de toute limitation morale et n’epargnant plus rien ni personne, elle se manifesta comme une sorte de cataclysme, inconcevable, insupportable, mais se prolongeant des années entières et s’étendant presque jusqu’aux bornes de l’univers civilisé. (…)
C’est la guerre qui rappelle à l’individu qu’il n’est pas maître de son destin et que les puissances supérieures dont il dépend, l’arrachant soudain à sa tranquillité, peuvent le broyer à leur gré. Elle semble véritablement la fin à laquelle les nations se préparent avec fièvre. Elle oriente à la fois leurs efforts et leur destinée. Elle se présente comme l’épreuve suprême qui les habilite ou les disqualifie pour un nouveau temps. Car la guerre exige tout : richesses, ressources et vies, qu’elle englouti sans mesure. »
Pages 232 et 233. édité en 1963 pour Gallimard. Collection Idées (Livre de Poche).
Ces réflexions me touchent plus que « la sincérité » des écrivains ou des êtres qui est si souvent un leurre.
jet/jeu
La canicule de 1870 décrite par Sand (un 1er juillet, pas tellement plus tard que la nôtre) nous rappelle qu’il y en a eu depuis des siècles. Le Figaro a fait un recensement récemment. Il y eut une année où l’on a pu traverser le Rhin à pied!
Il n’y avait pas d’activités industrielles à l’époque. alors? J’attends des explications.
Je pourrai les attendre longtemps, je le crains.
renato, vous n’y pensez pas n’avezvous pas remarqué toutes betises qur disent et font les gens qui étudient? VOYEZ? VOUS QUI AIMEZ? CEUX QUI CAUSENT Lacan?
et remarquez que l’étude est une passion des juifs, et voyez leur talmud! leur mischna!
allons renato, pas étudié, non, pas étudié, joué, joué, voilà
Tu règnes pleinement, splendide canicule,
Entraînant de la joie lorsque tu nous enchantes…
Ce qui fut Agora devient Jardin d’enfants.
Vieux Rentiers d’Artifices pétant à tout moment.
donc en réponse à l’injonction de renato:les lecteurs rencontreront souvent ici, ou là:
1. Ouverture: l’importance de l’étude dans le judaïsme
https://corinna-coulmas.eu/assets/documents/philosophie_religion/juda%C3%AFsme/L'%C3%A9tude%20dans%20le%20juda%C3%AFsme%20-%20Corinna%20Coulmas.pdf
Si l’on examine ses sources et le caractère intemporel de ses images mentales, Rousseau a créé une œuvre qui a servi de base à de nombreux artistes pour développer une syntaxe nouvelle. De par sa singularité, le Douanier est l’un des artistes les plus intéressants du XXe siècle.
Toujours aussi drôle cette alii (n’avez-vous pas remarqué toutes les bêtises que disent et font les gens qui étudient ? (…) allons renato, pas étudié, non, pas étudié, joué, joué, voilà).
Il est vrai que l’amour de l’étude… chez RM, qui n’est pas juif, ça vous classe un goy.
*** Elle « jouait » sa partition sans l’étudier, comme moij la mienne, hein, voilà.
(les pétaradant.es – il écorchait leurs pseudos pour les faire enrager, cricri cracra, XXL ou chrichtiane P., etc… et ça marchait à tous les coups… En revanche, il ne lui traduisait pas tous les sigles en usage car il y en avait trop, et l’IA Hi Han était là pour ça. Hein ? – Il se marrait des réactions en permanence, tel le bossu -au pied bot- de P.F.).
Bàv
Je crains qu’à force d’avoir de la pitié pour la Gigi, on finisse par sympathiser avec elle et ne plus la prendre en grippe.
N’a-t-on pas parfois envie d’écraser un ver de terre mais, au dernier moment, on l’épargne… Par pitié.
Ce pauvre Janssen JJ est le ver de terre de la Rdl.
« développer un syntaxe nouvelle » en peinture !… Pourquoi utiliser des syntagmes aussi snobinards « pour faire genre et faire accroire au peuple demeuré. Serait-il dupe d’un tel paradigme perdu, Edgar ? On nous parlait d’un artiste les plus « intéressants » du XXe, vu qu’il « s’attachait à préserver son apparente naïveté, acquise, selon ses propres termes, par un « travail acharné » (sic). Bref, un peu comme moij, travailleur acharné de ma naïveté, en vue d’imposer une syntaxe nouvelle sur les réseaux Bolloré. A bons entendeurs ?
Un jour quelqu’un pendra les trois j par les pieds, et à terre il ramassera un tas de majuscules, que faire de cette brocante littéraire ?
Je n’ai pas autant besoin de communiquer, il m’azimute
L’étude n’est pas une particularité curieuse des juifs, et alii. On étudie partout : en Chine, au Japon, en Inde, voire même aux États-Unis sans être juif. Si vous lisez Tristes Tropiques, vous verrez que même au cœur de la forêt amazonienne, les gens étudient, peut-être pas au sens où nous l’entendons, mais ils étudient. Arrêtons donc d’ethniciser la connaissance !
Merci de m’avoir épargné, Chalfred. Les lombrics sont les invertébrés les plus vieux de toute l’histoire du vivant dans l’humus (cf. Devers). Ils n’ont jamais eu besoin de la pitié des hominidés de l’RDL dont ils ont toujours fini et finiront toujours par leur bouffer les intestins. Une simple leçon de morale évolutionniste.
(cf. Charles en 1861, les érudits du lundi)
https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleurs_du_mal_(1861)/Le_Mort_joyeux
Bàv
Rappelons que Levi-Strauss (Claude) n’était pas juif en Amazonie sous les Tropiques… Il rigolait beaucoup avec eux… urc ?
« Arrêtons donc d’ethniciser la connaissance »… au sujet de la perception du Douanier Rousseau au Vénézuela ou chez les Guatémaltèques, des pays bien affligés par les temps qui courent. Par pitié !
Non, JJJ, vous vois efforcez afin de préserver votre arrogance inculte. Continue à peindre vos aquarelles du dimanche et arrête de nous embêter avec vos prétentions.
ContinueZ
Chantal 9h35
Oui, Un alphabet en folie !
Oui, renato a raison. Continuez votre peinture, Monsieur Ripolin. C’est tout ce que vous avez de mieux à faire. Ça, arroser vos tomates et puis chercher un melon à l’intermarché dans votre R4 ionic en LDD. De merde.
« Notre galaxie compte quatre cents milliards d’étoiles, et tous les casse-couilles sont tous ici, sur Terre. »
Margherita Hack
https://fr.wikipedia.org/wiki/Margherita_Hack
Il a fait terriblement chaud a Nohant dernièrement. L’un des coins les plus terriblement touchés par cette canicule, qui recule, qui recule, mais ne perd rien pour attendre et nous foutre encore son gros vermicule dans le cil. Ou le vestibule.
Il n’est pas nécessaire d’être juif pour étudier ni pour devenir bouc émissaire.
Pourquoi tout le monde tombe t-il ici à bras raccourcis sur JJJ !?
C’est exact, renato. Langoncet est là, Sa Majesté des Casseurs de Bonbons.
Pauvre Jazzi, toujours aussi nigaud. Ou hypocrite.
‘Si tu fais pas partie de la meute, t’es un nigaud’, hein ? Ca finira par vous coûter cher, jzmn. Laissez tomber. Je crois à votre solidarité, mais ne l’affichez surtout pas, car vous allez ramasser tous mes quolibets pour « la brocante littéraire ».
Merci @ Chantal pour « Jazzy mute »… Trop l’fun 🙂 Merci.
Ravi de la cruche…, mes aquarelles dominicales font beaucoup d’en-vieux, apparemment… Il est vrai qu’on se les arrache à la pelle. Les endives de Chaville en revanche, euh…
@ Passoul : faites le taire une bonne fois pour toutes. Hein !
Il ne digère pas la R4 électrique, caisse à dire de ses névroses …
je vais chercher mon hand pan celtique dans la semaine sur Bruges, ce sera un enchantement que d’apprendre sur cet instrument magique pour garder mon énergie positive lors des canicules à venir.
si quelqu’un veut en savoir plus qu’il m’écrive …
Alors, qu’est-ce que cet instrument mystérieux ?
Jazzi 10h21
Est-ce de l’humour ?
En ce qui me concerne, je ne le supporte plus. C’est un faiseur d’embrouilles, vaniteux et sarcastique. Toute patience s’use !
t’as raison baba yaga !!!!!!!!!!
l’important est de garder ses énergies positives.
à Téhéran ils font du jogging :
carlito ?????????
perso je pense qu’il représente à lui seul toutes les tares de la gauche de droite.
déjà être de gauche de droite ça craint un max : ça veut dire qu’on est de droite politiquement en appliquant une politique de droite, mais que « moralement » on se prétend de gauche.
du coup d’emblée cette prétention morale inutile dans les faits ça fait un truc totalement dégueulasse.
après ça, quand on regarde l’intégrité morale de cette gauche de droite aujourd’hui dans le contexte mondial etc… c’est le truc le plus dégueu qu’on puisse imaginer.
du coup carlito incarne l’ensemble de ce truc fait de mensonges et d’hypocrisie de la gauche de droite.
d’où ce côté tête à claques.
qu’estce qu’il a fait ton mari pour etre journaliste?
J4AI COMPRIS PLUS TARD QUE LA QUESTION ? QUI N4AVAIT PEUT ETRE PAS PU ETRE POS2E 2TAIT/
Qla femme de feu le journaliste m’a brièvement raconté la biographie de son épouxU’ESTCE QU’ON LUI A FAIT 0 TON MARI? POUR
qu’est-ce qu’on lui a fait à ton mari pour
j’ai connu le mari, gros fumeur
exemple au hasard : quand on regarde ces reportages de Siavosh Ghazi à Téhéran le première question qui vient c’est pourquoi ça correspond à ce que nous racontent les journalistes sur France infoSS ?
réponse : parce que tous ces journalistes appartiennent à la gauche de droite : comme carlito.
et comme dans cette gauche de droite il y a d’un côté la politique de droite avec une morale de gauche il est important de conserver le second volet du binz.
du coup pour conserver leur « moralité » ils ne peuvent pas se contredire, ce serait reconnaître qu’ils mentent et que ce sont des hypocrites.
du coup ils conservent leur narratif de haine pro sioniste à la con et pour le conserver ils sont obligés de mentir.
comme Finky avec ses 45 mille manifestants tués par le régime iranien.
le type il est prisonnier de son narratif pro sioniste :
en novembre il disait qu’il fallait faire la guerre.
comme sa guerre totalement partie en couille il se rattrpae aux branches.
à quelle gauche appartient ce type ?
à la gauche de droite !
d’où les mensonges et l’hypocrisie comme carlito.
cqfd.
quand on regarde ces reportages de Siavosh Ghazi à Téhéran le première question qui vient c’est pourquoi ça correspond PAS à ce que nous racontent les journalistes sur France infoSS ?
comme dit Omiri avant les journalistes avaient une carte de presse.
maintenant à la place on leur refile une carte de presque.
Janssen J-J
maximum, c’eût été un hug.
Je n’ai jamais bercé quiconque.
Ai retrouvé une carte de vœux de 2024.
Cela fait trois ans de vœux.
Lalalalalalalala.
Emmma qui me dit « il est gentil Jean-Jacques.»
l’épouse avait eu une première fois un entretienavec une psycho auquel avait éaté sommairement raconté la bio dont l’épouse avait espéré,en vain, avoir une copie
Etonnante cette diction lente et calme des Perses d’aujourd’hui, puck !
A Paris, ceux qui ont survécu à la canicule, goûtent à la fraîcheur retrouvée…
je ne peux pas dire la nationalité du journaliste (anonymat)mais juste qu’il était d’europe centrale
Ma mére, à midi, a eté pénible pour manger.
Pissaladière maison en entrée, elke a boudé sa terrine de légumes et puis elle a fait la gueule tant et plus sur saucisse, polenta et épinards broyés. Alors, je lui ai filé mon lapin aux olives avec les pâtes fraîches fines, plus que les tagliatelles. Elle a rongé l’os de la cuisse, c’était le quatrième repas dessus, a mangé les trois olives et moitié de ses pâtes fraîches.
Je l’ai bien vue dévorer, la gourmande, dans ces deux bons grands restaurants, et chers. Dé-vo-rer. Cui de son anniversaire, quatre fois le prix d’un boui-boui.
J’ai mis des pois chiches à tremper, pour mercredi.
Je crois que je vais échapper à ma mère se laissera mourir de faim.
On a tous sa chance.
Parfois, ce qui tombe sur la tête, ce n’est pas le plafond.
Couvreur, ouvrier zingueur, c’est Lantier, le mari de Gervaise.
Las, L’assommoir.
« Toute patience s’use ! »
Ce n’est pas une raison pour hurler avec la meute haineuse, Christiane.
Camus l’avait dit : « Une femme, ça s’empêche »
Il me font rigoler les caniculés sur le tard genre JC ou Rose.
Eh, Rose, ce matin il y avait 18 à Chaville. 25 en ce moment. Où est le problème ? La canicule c’est dans la tête des gens. D’ailleurs je suis contre. Tout-à-fait opposé à la canicule. Les gens n’ont qu’à planter plus de platanes dans leur grangeon. On gagne 5 degrés en moins par platane. 3 platanes et c’est réglé.



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