de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)

Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)

Quelle merveille, ce livre. Il est vrai que c’est devenu si rare, dans la production du tout-venant tel qu’il se présente à nous d’une rentrée l’autre, d’être émerveillé par la lecture d’un essai qui n’en est pas vraiment un, consacré à une œuvre dont on croit avoir fait le tour de longue date tant elle a été ensevelie sous les commentaires, et à un auteur dont on croit tout savoir alors qu’en réalité on en sait à peu près rien de tangible. Le titre même du livre de Philippe Forest annonce les réjouissances : Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (346 pages, 21,90 euros, Flammarion). On ne fait pas plus décalé- et pour cause. Dès les premiers pages, on devine que ce sera une lecture de rumination lente afin de s’offrir le luxe de savourer les suivantes une à une, sans se presser à commencer par la citation de Borges placée opportunément en épigraphe et dont résonne tout le livre :

« Shakespeare ressemblait à tous les hommes, sauf en ceci, qu’il ressemblait à tous les hommes. Au fond de lui-même, il n’était rien, mais il était tout ce que sont les autres, ou tout ce qu’ils peuvent être » (De quelqu’un à personne in « Autres inquisitions »)

L’auteur, sensibilité en liberté et intelligence à ciel ouvert, embarque le lecteur dans une conversation personnelle en marge et à propos de William Shakespeare. C’est donc son histoire qu’il raconte en conteur et fabuliste mais en y glissant ça et là un peu de la sienne. Son histoire, c’est-à-dire la vie du grand Will du moins que l’on croit en savoir. Sauf qu’il ne le fait pas en historien mais bien en écrivain, enquêtant non à partir de preuves mais des traces. Il y a trois siècles, on tenait pour acquis qu’il était né en 1564 à Stratford-upon-Avon dans le comté du Warwickshire, au centre de la vieille Angleterre, qu’il s’y maria et y enfanta, qu’il fit ses débuts dans la vie comme comédien à Londres, qu’il écrivit des poèmes et des pièces de théâtre en assez grand nombre avant de regagner la terre qu’il avait vu naitre, de rédiger son testament, d’y mourir et de s’y faire enterrer.

Voilà tout ce que l’on en savait autrefois et cela n’a guère changé depuis malgré les milliers de livres à lui consacrés. Ils n’ont pas pu se retenir d’ajouter leur petite pierre à la cathédrale de papier, Philippe Forest pour notre plus grand bonheur. Non pour une biographie, Peter Ackroyd y a fort bien pourvu en 2005, ni même pour un essai  analytique de l’œuvre (il y a foule et elle est internationale), ni même pour une antibiographie qui ferait la somme de tout ce que l’on ignore de lui, mais pour un livre d’écrivain sur un écrivain, qui ne déplore pas que l’on en sache si peu de tangible sur le bonhomme et se permet de rappeler que, en son temps, « on ne considérait pas qu’à un livre il fallut forcément un auteur ». Et si ses contemporains avaient tout simplement comblé ce vide en l’imaginant dans sa ressemblance avec un ou des personnages de ses pièces ? Le créateur décalqué de ses créatures, quelle formidable mise en abyme. Ainsi la manière dont Forest creuse les pages que Joyce consacre à Hamlet dans son Ulysses est si convaincante (la clé serait une vulgaire histoire de cocuage, à la grande consternation des university Wits) qu’elle donne aussitôt envie de s’y replonger pour y retrouver ce qui nous avait échappé. Et l’on ne perd pas son temps à regarder de plus près, outre les intuitions de Borges, celles de Hugo et de Claudel lecteurs de Shakespeare.

Quand d’autres se plaisent à demeurer roi de leurs chagrins, Forest l’est de ses anachronismes (cachez donc ces remarques misogynes que nous ne saurions voir, celles du grand Will), doutes, lacunes et allers-retours, jouissant de l’infinie liberté de celui qui décide de ne plus se justifier (comme cela avait pu être le cas lors de sa biographie classique d’Aragon). Mais ne peut-on tout se permettre avec ce génie qui, mystérieusement, ignorait tout des règles et des théories littéraires et dramaturgiques de son temps sans parler de son insignifiante connaissance du grec et du latin mais qui a magnifié la grandeur et illustration du rythme du pentamètre iambique ? Et après tout, que nous apporte les incertitudes de la chronologie et la fiabilité du First Folio lorsque seuls compte, l’émotion, la saveur, la grâce, la puissance comique et l’intelligence des Comédies, Tragédies et Histoires -sans oublier les Sonnets (je me permets de recommander la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan dans l’édition bilingue aux éditions Mesures), « le plus prestigieux coming out poétique de l’histoire littéraire », dont la capacité à nous troubler n’est en rien entamée avec le temps, l’auteur nous invitant non sans ironie à ne pas shakespeariser à la manière consternante des gender studies incapables d’imaginer que, dans le monde d’avant le monde d’avant, il arrivait que des hommes s’aiment sans que cela relève pour autant de l’homosexualité.

Dire que s’entreglosant des spécialistes ont même créé un nouveau genre celui des « pièces à problème » (Mesure pour mesure, Tout est bien qui finit bien), en fait des pièces qui leur posent à eux des problèmes ! Il n’y a pas que la chronologie : du genre aussi on se moque après tout car tout cela est arbitraire et rend impossible de déduire un ordre de sa vie qui découlerait de l’ordre de son œuvre et c’est tant mieux. Toute tentative d’y chercher une cohérence est vouée à l’échec. Philippe Forest a raison d’y voir « un désordre souverain ». Pour léger qu’il paraisse, son vagabondage dans le shakespeareland est d’une telle densité ! Il nous invite à recevoir les intrigues de ce théâtre-là comme des histoires de vendetta entrainant un grand chaos. Régicide ou pas, même s’il est au cœur de presque tout, l’intrigue lui parait invariable de pièce en pièce, inutile de chercher midi à quatorze heures :

« Un homme possède le pouvoir, il le perd, un autre le lui prend, il le conserve un temps, les confie à ses descendants et puis un autre survient qui réclame la couronne pour lui et pour les siens, prétendant rétablir la légitimité qui, autrefois, fut outrageusement bafouée. A son tour, il ne monte sur le trône que pour être aussitôt renversé. Et ainsi de suite »

A chacun son Shakespeare, faites comme il vous plaira. Celui de Philippe Forest, qui développe une intuition de Borges, est des plus séduisants car il s’énonce, s’avance et se déploie dans une langue d’une savoureuse liberté, une langue qui a le souci de la langue, fluide, précise, chaleureuse. La moindre des choses pour un écrivain qui, de toutes les qualités prêtées à son héros, ne place rien au-dessus de sa sweetness, la gentillesse de Shakespeare, sa grande parole de compassion, sa douceur malgré la cruauté et la violence de son univers.

(« Ophélie noyée »,  huile sur toile de John Everett Millais, 1851-1852, Tate Britain, Londres ; « The Play Scene in Hamlet », huile sur toile de Daniel Maclise, 1842, Tate Britain, Londres )

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

2121

commentaires

2 121 Réponses pour Tout donc rien sur Shakespeare (et inversement)

rose dit: 1 juin 2026 à 13h12

Je viens de rêver ma tatie aîmée. Elle était à l’hôpital casher de l’hôpital militaire. Je crains pour elle. Elle avalt un truc qui commençait par c. Comme commotion.

Chantal dit: 1 juin 2026 à 13h15

Edgar Morin et Boualem Sansal ne sont pas dans un même bateau, il était temps de clarifier.

Chaloux dit: 1 juin 2026 à 13h15

Je n’ai jamais mordu à la prose d’Edgar Morin, pas plus qu’à quelques autres. Le seul personnage que la gauche a contribué à remettre en selle avec raison, c’est Charles Trenet. Un solide génie, jusqu’aux confins les plus étranges et les plus ignorés de ses compositions.

« Il faudrait toujours »:

https://www.youtube.com/watch?v=V0hMG-VWiIM

rose dit: 1 juin 2026 à 13h23

Ce que tu ne comprends pas, toi, l’homme cultivé mais AGRESSIF, sans doute est-ce parce que jamais tu n’as vécu cette situation, c’est que la pauvreté génère une grande angoisse, et que donc, être pauvre implique d’être stressé.
Or, ces gens qui cassent des boutiques s’approprient indûment des biens qu’ils n’auraient aucune possibilité de s’offrir.

Je ne les soutiens pas, ni pour la casse, ni pour le vol, mais, ce qui est à souligner est l’indecence de la situation.

Jusqu’à il y a peu, je croyais que 240 000 euros était le salaire moyen d’un bon footballeur par an. Or, j’ai appris que c’était par mois. Voire plus, voire bien plus.

Alors tu ne peux t’en prendre aux tifosi de vivre un tel écart avec des fourmis dans les doigts. Le frère aîné de Paul Pogba et qq. copains ont vécu la même chose. Il aurait fallu que Paû Pogba partage avec so frère, ses copains, sa famille, son pays et l’Afrique toute entière.

Tu peux donner et partager au lieu de commercer.
Si tu es d’un commerce agréable.

rose dit: 1 juin 2026 à 13h44

L’hystérie des orléannais.
Que dire des poitevins donc ?
Cette femme rousse qui a refusé de me donner le traitement medicamenteux de ma mère, qui n’avait pas, et loin de là, cette tragique maladie d’Alzheimer.
Et pendant qu’elle ne me donnait pas le traitement, cette maigre salope, elle portait plainte au Procureur de la République pour enlèvement. Ma mère qui, depuis six mois, réclamait de rentrer chez elle à Marseille.
Lorsqu’une gendarme m’a questionnée « mais alors vous n’avez pas enlevé votre mère ? », je lui ai répondu non, car je l’avais ramenée chez elle.

À Poitiers, vivent des gens gravement atteints. Pas tous, j’espère, pour que la multiplicité des individus permette une vie saine et heureuse, entre autres pour ne pas terroriser autrui, puisque j’en suis le témoin vivant, être terrorisé, cela s’imprègne et dure longtemps, des années. Certains guérissent, d’autres non.

rose dit: 1 juin 2026 à 13h46

Enfin, et alii dirait « rose et le travail.»
Oui, parce que guérir représente un travail.
Et alii a raison.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 13h50

@ 13.15, en revanche BLBG est bien monté dans la galère branlante de qui n’a jamais « adhéré » (uhu), à défaut d’voir lu Morin des Maures, en collection de gôche; sur du papier tue-mouche (de marque Edgar & Tariq).
[d’Oncle Picsou en pétard :_><<- tiré du 6 : l’1 joint 26, heu]…

rose dit: 1 juin 2026 à 13h52

René Dhéry est une marque de prêt à porter qui diffuse beaucoup par correspondance et s’approvisionne entre autre en Inde

closer

cela ne vous fait rien de reprendre exactement ce que je dis ? Et ce que je sais, depuis les annees 80, vous le decouvrez en 2026. Y a pas un blème là ?

René Dehry fait fabriquer ses modèles en Inde en exploitant les indiens. Lorsque tu payais une robe à un tarif européen, c’est à dire cher, les ouvriers textiles, surexploités, gagnaient 200 euros par mois.
Pareil avec les enfants et la couture des ballons de football, en Afrique noire.
Pareil avec les enfants qui ramassent les haricots verts au Mexique.

et alii dit: 1 juin 2026 à 14h04

elle portait plainte au Procureur de la République pour enlèvement. c’est quoi cette histoire?
alors si on enlève le haut, on porte PLainte pour enlèvement?

et alii dit: 1 juin 2026 à 14h13

ROSE J ‘AI UN ENLEVEMENT
« La place singulière de L’Enlèvement tient au fait que, situé à la charnière de deux périodes – Mozart a alors 26 ans –, on y décèle à la fois la spontanéité de la jeunesse et la maîtrise d’une écriture déjà épanouie.
Le livret est l’aboutissement d’une longue série de plagiats littéraires à partir de modèles anglais (Dryden) et français (Marmontel). Le sujet, traité en « turquerie », illustre en fait le thème très sérieux du monopole des grands sentiments, thème cher aux Encyclopédistes français. Faux exotisme mais délicatesse et tendresse irrésistibles, un cocktail dont saura se souvenir quelques années plus tard Rossini.

renato dit: 1 juin 2026 à 14h28

Déjà, comme la chemise est considérée comme un sous-vêtement, l’on ne devrait pas enlever le veston en public. Je ne vous dis pas l’effet de retirer votre haut : tonnes de moraline bafouent le bon sens.

et alii dit: 1 juin 2026 à 14h39

l’opéra de MOZART/
L’opéra fait vaguement référence à la pratique des corsaires barbaresques d’Afrique du Nord, qui opéraient principalement en Méditerranée occidentale, consistant à détourner des navires appartenant à des États chrétiens. Sous prétexte de jihad, le navire et la cargaison n’étaient vendus ou restitués qu’après paiement d’une rançon. L’objectif réel, cependant, était l’enlèvement de l’équipage et des passagers, pour extorquer une rançon ou pour les vendre comme esclaves. Il était également courant de forcer les nations maritimes de confession non musulmane touchées à payer un tribut ou une somme d’argent pour leur « protection ». Les corsaires agissaient au nom ou avec l’accord des dirigeants musulmans locaux à Alger, Tunis et Tripoli (Libye). Ce type de piraterie subventionnée par l’État n’a pris fin qu’avec deux interventions américaines (1801-1805, 1815), une expédition autrichienne contre le Maroc (1829) et, plus tardivement, la conquête d’Alger par la France (1830)[8],[9]. wiki

Chaloux dit: 1 juin 2026 à 14h53

Closer a plagié la rosse!!!

Crime de lèse-grangeon?

Hurkhurkhurk!

Que devient notre dear Phil?

J J-J dit: 1 juin 2026 à 15h18

Il s’apprête à plagier henriette d’angleterre du shafoin-shire, sur le dirfil, l’reste plus grand monde à mobilizer. Mais lui, l’a jamais fait dans le « trollisme ».

et alii dit: 1 juin 2026 à 15h21

rose,
vérifiez bien que « le sérail » ne s’est pas mis en tort envers vous et ne vous a pas porté préjudice à vous et à « l’enlevée »,et ne retourne pas contre vous son « erreur » retournement qui n’est pas rare
courage!
moi, j’ai du en voir un médecin dermato! sic(pour traiter leur erreur; le médecin , il est colère d’apprendre le truc)

Chaloux dit: 1 juin 2026 à 15h23

Le (vrai) degré zéro de l’écriture… pointé. C’est le gros scone des Charentes…

Hurkhurkhurk!

J J-J dit: 1 juin 2026 à 15h26

@ jzman, on croirait voir vos gamins ou ceux de Dédé, derrière la fenêtre : hortense, tancrède, calixte et foulques… Dans le 14e, ils ressemblent à ceux du 12e, et du chaville92, veulent pas en partir, à cause des relations sociales, comme moi de Neuilly, proche de chez « notre hôte » de l’RDL…
—-
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/paris-est-sale-les-cyclistes-sont-dangereux-mais-a-la-difference-de-la-banlieue-c-est-vivant-viree-chez-les-p-quatre-enfants-dans-le-14e-20260601

J J-J dit: 1 juin 2026 à 15h31

Le faux degré zéro pointu de l’écrithûre d’icite, c’est notre ami Roland Barthes-Tabasse à la sauce QDBF, wouarfl ! Qu’en pensez-vous, dirTata (chachaf) ouine ?

Chaloux dit: 1 juin 2026 à 15h32

Pourquoi la Gigi passe-t-elle 20 lignes à expliquer qu’elle n’a que très peu lu Morin et qu’elle n’y a rien compris? Du Wikipedia vraiment foireux. Gros scone foireux. On imagine tout un volume rempli de « notes » de cet acabit! De quoi tuer bien du monde

– Oh oui, s’il te plait!

Cela dit, j’en connais déjà quelques exemplaires publiés, et je me passerais de celui-là.

Hurkhurkhurk:

J J-J dit: 1 juin 2026 à 15h39

Jusqu’à il y a peu, je croyais que 240 000 euros était le salaire moyen d’un bon footballeur par an. Or, j’ai appris que c’était par mois. Voire plus, voire bien plus.

TU M’ETONNES QUE CA LES FASSE REVER, ET CASSER DE RAGE. Il parait qu’il y aurait eu quelques grabuges dimanche dernier d’après la rumeur, au nord d’Orléans. Et du foin, à Issy -lès- Moulinettes.
Fait un peu moins chaud, et une brise légère en nos contrées. C’est l’fun au jardin !.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 15h48

Si ses notes ressemblent à ce qu’il n’en raconte pas, ça doit valoir le coup de les faire éditer pour lui en l’an 2126. Elles auront pris de la valeur entre temps. Pour l’instant, nous ne disposons que du prix de ses achats sur l’Amas des Zones. Jamais d’aucun commentaire sur les contenus de ses innombrables lectures jamais lues. « Il faudrait que je le relise », ce Morin, en éditions hurkisées par leur reliure, mais comme elles ne le sont pas, je sais plus où je les ai mises, et je ne lis jamais wikipépé pour les retrouver. Je n’adhère pas, en dehors de huyss-man. Et encore, je l’ai patoulu, faudrait que je m’y remette. Pas vrai, dirfil*75 ? (chatbot).

Clopine dit: 1 juin 2026 à 15h52

‘Tain, si j’étais un homme, je ne me contenterais pas « d’être un capitaine d’un bateau vert et blanc ». Je m’ emploierais à dissocier l’artiste de sa bite. A détruire jusqu’à la plus petite particule qui me relie à Achille, Hector ou Agamemnon. Que maudite soit la guerre, et dire qu’on entend les bruits de botte dans les isoloirs..

J J-J dit: 1 juin 2026 à 15h59

Edgar Morin regretta un jour d’avoir été pacifiste dans sa jeunesse. Une grosse erreur a-t-il dit, vu qu’il n’avait pas mesuré la menace d’advenue de la Shoah. Mais nul n’est prophète en chaloussie. Vivement jordan pour remplacer manu, clament-ils tous en choeur, avec Dédé la Sardine aux endives et aux manettes ! Vouihhhhh.

puck dit: 1 juin 2026 à 16h00

« L’opéra fait vaguement référence à la pratique des corsaires barbaresques d’Afrique du Nord, qui opéraient principalement en Méditerranée occidentale, consistant à détourner des navires appartenant à des États chrétiens. »

si ça se trouve aujourd’hui Mozart il écrirait un opéra sur les barbares israéliens qui détournent des bateaux chrétiens qui amènent de la nourriture et des médicaments pour nourrir et soigner des enfants à Gaza ?

parce que Mozart avait le coeur sur la main, comme on dit en autrichien ein mann sehr généreuuuu

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h03

@ d’un commerce agréable…
Nous le souhaiterions tous, comme lorsque la femme et l’homme se « connurent » dans le bible – liophilisée,

puck dit: 1 juin 2026 à 16h03

ce qui n’empêcha Edgar Morin d’en appeler au pacifisme et à la diplomatie au début du conflit en Ukraine.

c’est là où on mesure la largeur d’esprit du bonhomme.

par contre tous nos bobos qui n’ont jamais croisé un soldat allemand de leur vie, eux ils ont traité Morin de « munichois » !

c’est là où l’on, mesure l’étroitesse d’esprit de ces crétins.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h05

@ Je m’emploierais à dissocier l’artiste de sa bite (Cl T)
Vous voulez dire… d’amarrage ? 🙂

Chantal dit: 1 juin 2026 à 16h08

pour rester polie, j’ai été lire quelques articles sur cairn info, mais c’est trop vaste comme sujets divers et j’ai d’autres projets pour l’été …

https://shs.cairn.info/edgar-morin–9782361065867?lang=fr

le rapport à l’argent de certain.es rerdéliens me semble assez problématique, je ne suis pas certaine que les jeunes de banlieue ont la rage sur les salaires des footballeurs souvent issus de ces mêmes quartiers c’est bien plus endémique contre l’état de droit … chacun voit la problématique par son prisme interprétatif.

et alii dit: 1 juin 2026 à 16h09

Shakespeare… Un nom qui a inspiré bien des compositeurs ! Au programme ce matin, la musique de Purcell, Berlioz, Beethoven ou encore Chostakovitch…

Programmation musicale
À réécouter

Hamlet d’Ambroise Thomas

Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris

France Musique

Ajouter
8 min

Écouter
Écouter
À réécouter

Roméo et Juliette de Charles Gounod

Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris

France Musique

Ajouter
7 min

Écouter
Écouter
À réécouter

Le Théâtre de Shakespeare ou une éducation par l’histoire

Histoires de Musique

France Musique

Ajouter
10 min

Écouter
Écouter
Programmation musicale
11h00
Henry Purcell (compositeur)

The fairy Queen : The first Musick : Prélude

John Eliot Gardiner, Solistes Baroques Anglais

Album: Henry Purcell : The fairy Queen Z 629 (1982)

Label: ARCHIV PRODUKTION

11h01
Henry Purcell (compositeur)

The fairy Queen : The first Musick : Hornpipe

John Eliot Gardiner, Solistes Baroques Anglais

Album: Henry Purcell : The fairy Queen Z 629 (1982)

Label: ARCHIV PRODUKTION

11h03
Felix Mendelssohn (compositeur)

A midsummer night’s dream op 61 : Scherzo de l’Acte I

André Previn, Orchestre Symphonique De Londres

Album: A midsummer night’s dream / Le songe d’une nuit d’été op 61 (intégrale) (1977)

Label: EMI

11h08
Ludwig van Beethoven (compositeur)

Sonate nº17 en ré min pour piano op 31 nº2 (La Tempête) : Allegretto

Murray Perahia

Album: Beethoven : Sonates pour piano nº 17 18 et 26 (1987)

Label: CBS

11h16
Hector Berlioz (compositeur)

Roméo et Juliette op 17 : La reine Mab ou la Fée des songes (Mouvement IV)(Instrumental)

James Levine, Orchestre Philharmonique de Berlin

Album: Hector Berlioz : Romeo et Juliette et Les nuits d’été (1990)

Label: Deutsche Grammophon

11h25
Charles Gounod (compositeur)

Roméo et Juliette : Amour ranime mon courage (Acte IV) Air de Juliette

Pretty Yende (Soprano, Juliette), Marco Armiliato, Orchestre Symphonique National De La Rai

Album: Pretty Yende a journey (2016)

Label: Sony Classical

11h31
Serge Prokofiev (compositeur)

Roméo et Juliette op 64 : Tybalt reconnait Roméo (Acte I)

Seiji Ozawa, Orchestre Symphonique De Boston

Album: Roméo et Juliette op 64 (1987)

Label: DGG (DEUTSCHE GRAMMOPHON)

11h33
Serge Prokofiev (compositeur)

Roméo et Juliette op 64 : Gavotte (Acte I)

Seiji Ozawa, Orchestre Symphonique De Boston

Album: Roméo et Juliette op 64 (1987)

Label: DGG (DEUTSCHE GRAMMOPHON)

11h38
Giuseppe Verdi (compositeur)

MacBeth : La luce langue (Acte II) Air de Lady MacBeth

Anna Netrebko (Soprano, Lady Macbeth), Gianandrea Noseda, Orchestre Du Teatro Regio De Turin

Album: Anna Netrebko interprète Verdi (2013)

Label: Deutsche Grammophon

11h42
Mel Bonis (compositeur)

Ophélie op 165 n°1 – pour piano

Marie Vermeulin (Piano)

Album: Compositrices (2023)

Label: PALAZZETTO BRU ZANE

11h48
Ambroise Thomas (compositeur)

Hamlet : Acte I Sc 2 : Spectre infernal! image veneree

Thomas Hampson (Baryton (voix)), June Anderson (Soprano), Samuel Ramey (Basse (voix)), Antonio De Almeida, Orchestre Philharmonique de Londres

Album: Hamlet (intégrale) (1993)

Label: EMI Classics

11h52
Dimitri Chostakovitch (compositeur)

Hamlet op 32 : la chasse

Mikhail Pletnev, Orchestre National De Russie

Album: Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°15 et Hamlet op 32 (2009)

Label: PENTATONE

11h54
Dimitri Chostakovitch (compositeur)

Hamlet op 32 : monologue de claudius

Mikhail Pletnev, Orchestre National De Russie

Album: Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°15 et Hamlet op 32 (2009)

Label: PENTATONE

11h56
Dimitri Chostakovitch (compositeur)

Hamlet op 32 : pantomime musicale

Mikhail Pletnev, Orchestre National De Russie

Album: Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°15 et Hamlet op 32 (2009)

Label: PENTATONE

11h57
Dimitri Chostakovitch (compositeur)

Hamlet op 32 : berceuse

Mikhail Pletnev, Orchestre National De Russie

Album: Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°15 et Hamlet op 32 (2009)

Label: PENTATONE

Références
William Shakespeare
Henry Purcell
Hector Berlioz
Charles Gounod
Musiques – Actualité musicale
Musique classique
Programmation musicale

Chaloux dit: 1 juin 2026 à 16h11

justement, la Gigi, je m’en vais chercher quelques colis pleins de Mirbeau, Alphonse Daudet etc. Bien entendu, pas pour caller les commodes. Toutefois, je tiens à te faire remarquer que si je ne m’exhibe pas lecteur c’est que je ne m’exhibe pas du tout. Il est vrai que je n’insulte pas mes amis pendant les réveillons, que je ne trahis pas leurs secrets, que je ne parle jamais de fric, et que je n’entretiens pas cette assemblée de déboires conjugaux, ni des maladies de ma mère etc. Chez moi, ce ne serait pas toléré. Une petite différence entre nous, quoique ta veille correctrice ait fini par comprendre que la mesure était comble et qu’il était temps de lever l’ancre.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h12

Zut, le troll avait oublié son point d’exclamation… C’est qu’il s’agirait point d’un usurpateur retiré in extrémiste des bas-fonds de l’RDL, crénom de diouss !

puck dit: 1 juin 2026 à 16h14

« Dimitri Chostakovitch (compositeur)

Hamlet op 32 : monologue de claudius

Mikhail Pletnev, Orchestre National De Russie »

hého c’est quoi ces conneries !
on fait jouer des nazis à l’opéra ?
parce que je rappelle que la Russie est un pays nazi !
sérieux c’est quoi la date exactement que j’aille manifester devant cet opéra à la con avec mon drapeau ukrainien !!!

puck dit: 1 juin 2026 à 16h17

Alors regarde, regarde un peu
Je vais pas me taire parce que t’as mal aux yeux
Alors regarde, regarde un peu
Tu verras tout ce qu’on peut faire si on est deux

j’adore les paroles de ses chansons à Bruel…

puck dit: 1 juin 2026 à 16h18

le truc que j’aime dans les chansons à Bruel c’est sa façon de dénoncer les silences criminels :

J’ai vu des hommes qui courent, une terre qui recule
Des appels au secours, des enfants qu’on bouscule
Tu dis que c’est pas mon rôle de parler de tout ça
Qu’avant de prendre la parole, il faut aller là-bas
Tu dis que c’est trop facile, tu dis que ça sert rien
Mais c’est encore plus facile de ne parler de rien

Chaloux dit: 1 juin 2026 à 16h19

« Clopine dit: 1 juin 2026 à 15h52
‘Tain »…

Je croyais qu’il s’agissait d’une faute de frappe et qu’elle allait nous parler de Taine!

Mais non…

Hurkhurkhurk!!

puck dit: 1 juin 2026 à 16h20

 »
Album: Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°15 et Hamlet op 32 (2009)

Label: PENTAGONE
 »

même au pentagone y’a des traîtres…

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h24

Pourquoi essayez-vous sans cesse de vous comparer à moij par le biais d’un harcélement systématique ? Serait-ce parce que vous souffrez qu’on ne fasse pas suffisamment état de votre panégyrique et que vous éprouviez sans cesse le besoin d’en mesurer la perfection à l’aune de la médiocrité générale de l’erdélie, quitte à tirer profit de votre plus grand titre de gloire, la punition dans le célèbre CDBF du minable Passoul, comme vous le traitâtes naguère ?… Bofl.

puck dit: 1 juin 2026 à 16h24

t’as raison baba yaga !!!!!!!

aujourd’hui les gens ont un gros problème avec l’argent.

y’en a même qui veulent que les riches paient des impôts…

alors que tout le monde sait bien que les impôts ça sert à rien…

sérieux c’est du grand n’importe quoi !

puck dit: 1 juin 2026 à 16h26

perso je milite pour la protection des oligarques…

sauf les oligarques russes bien sûr qui eux doivent être gelés !

enfin pas eux : leur argent !

et eux aussi…

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h27

P’tain » est un juron mis pour « putain, cong ! »… A chacun ses jurons préférés… jarnicoton, avait-elle proféré une fois. Je l’avais bien apprécié aussi.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h31

(@ 16.27, suite) … Ce qui me rappelle un roman de Lydie Salvayre dédié à sa mère analphabète et anti franquiste.
Qui l’a lu ?… le maréchal Putain ?… etc.
Et le nouveau prix de france-inter, drivé par le bon Laurent M., t’en penses quoi, au juste ?… C’est-i pas dans l’actu du blogapassoul ?

puck dit: 1 juin 2026 à 16h32

ce qu’il faut faire c’est arriver à mater le peuple !

sinon ils se mettent à tout casser à chaque match de foot.

j’écoutais une ministre qui disait que comme c’est un problème d’éducation, il faut leur enlever les allocs punir les parents.

et les rendre encore plus pauvres…

à vrai dire dans leur tête à nos ministres ça cogite dur.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 16h45

Je ne raconte jamais ma vie privée, surtout de ce que je fais tous les samedis soir avec ma famille et le prix des bouquins que je commande. Hein ?
Ben moi, je procède différemment anéfé : je livre des morceaux très précis de ma vie privée, réels et inventés (à ceux qui me connaissent et savent en faire le tri), en les rendant insituables dans le temps et l’espace… et aux chiens virtuels et aux trolls dont j’observe avec délectation comment ils les obsèdent durablement pour pouvoir se nourrir leur vacuité existentielle. J’ai conscience de faire œuvre de salubrité publique pour iceux. C’est dans ma nature autre. Quant à Charles Trenet, il n’a jamais été ma tasse de thé, pas plus que Céline Dion, du reste.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 17h35

@ d’un cerveau de protozoaire.
D’après la science neuronale la plus avancée, il serait d’un niveau évolutionniste supérieur à celui de l’huître. Et ce n’est pas EM qui le dit, le pauvre, mais la revue Nature qui fait souvent œuvre de sagesse contre intuitive. N’allez pas consulter wiki, cette info n’est pas encore officialisée.
Attention aux salades aux gésiers bio, elles sont truffées de protozoaires agressifs à l’estomac. Bon-ap’

J J-J dit: 1 juin 2026 à 17h42

@ MATER le peuple
Il suffit d’en REGARDER (synonyme) de loin quelques specimens atypiques sur la télé de CNews, bien calé dans ses charentaises chavilloises, puis d’aller voter Jordan des mes Deux Siciles, et alors, tout ira bien ou beaucoup mieux. C’est tellement simple que même l’Edgar (sans D) dit « de la Complexitude », n’y avait même pas pensé.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 17h48

Il parait que feue, Brigitre Bardot était homophobe. On se demande bien pkoi, vu le nombre de joyeux gais lurons, plus que proportionnellement à la moyenne des autres partis politiques, qui sévissent à celui du font national.

renato dit: 1 juin 2026 à 17h55

Contre les jugements élaborés de manière hâtive.

Et comme il ne s’agit pas d’argent, le pape Della Rovere était en guerre et avait besoin de fonds, il a donc nommé quelques cardinaux, plus un en disant que c’était pour payer Michel-Ange. N’oublions pas qu’il était un type original que vivait pauvrement, mais disposait des revenus d’un prince.

Et quel était le rapport de l’Autre à l’argent ? Comment et combien gagnait-il ? Et comment le gérait-il ? En consultant la masse de ses notes et en épluchant contrats, lettres, documents d’archives et testaments, il est possible de reconstituer une sorte de biographie économique de Léonard de Vinci, que je vous laisse le plaisir d’explorer : attendez-vous à des surprises.

Il y a cette célèbre observation d’Oscar Wilde : « Quand les banquiers dînent, ils parlent d’art. Quand les artistes dînent, ils parlent d’argent ». Ou bien la maxime de Rembrandt : « La valeur d’un homme se mesure aussi à son prix. »
Et je termine en ajoutant quelques petits détails décoratifs.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 17h57

Le Coudougnol ?… Te souviens-tu de ce petit village du Périgord noir où nous fûmes si heureux d’amours platoniques à notre adolescence, Chantal (S.) ?

J J-J dit: 1 juin 2026 à 17h59

@ Et je termine en ajoutant quelques petits détails décoratifs.

Que nous attendons durant le dîner du premier joint. Merci de nous en sustenter.

et alii dit: 1 juin 2026 à 18h04

« Non, non il ne faut pas que la Beauté périsse / Mais que sa fleur revive en un jeune héritier ! » Le premier vers de “Sonnets”, écrit par le poète anglais William Shakespeare, ne pouvait pas mieux sonner. Le recueil de poème n’est pas le plus connu du dramaturge. Difficile de se faire une place dans l’œuvre shakespearienne titanesque : Romeo & Juliette, Hamlet… Et pourtant, le designer graphique Xtian Miller s’en est inspiré pour créer des posters. C’est peut-être lui, ce jeune héritier de la Beauté…
https://www.bewaremag.com/xtian-miller-sonnets-william-shakespeare/

renato dit: 1 juin 2026 à 18h08

« Le commerce va très mal : même le gens qui payent jamais n’achètent plus »
Pierre Dac

renato dit: 1 juin 2026 à 18h11

Correction :
Et je termine en ajoutant quelques petits détails décoratifs. Il y a cette célèbre observation d’Oscar Wilde : « Quand les banquiers dînent, ils parlent d’art. Quand les artistes dînent, ils parlent d’argent ». Ou bien la maxime de Rembrandt : « La valeur d’un homme se mesure aussi à son prix. »

renato dit: 1 juin 2026 à 18h37

Je ne l’ai pas corrigé par accident, vous pouvez le constater en suivant le fil. Voir l’observation de JJ-J si nécessaire.

et alii dit: 1 juin 2026 à 18h41

L’enfance dans les représentations contemporaines de Shakespeare
Adoptant une approche interdisciplinaire qui intègre l’analyse textuelle, la sémiotique, les études sur l’enfance, la théorie queer et les études de la performance, Gemma Miller explore comment une analyse approfondie des personnages d’enfants de Shakespeare, tant dans le texte que dans la représentation, peut révéler des vérités souvent dérangeantes sur les conceptions contemporaines de l’enfance, tout en offrant de nouvelles perspectives sur les pièces.
https://www.bloomsbury.com/uk/childhood-in-contemporary-performance-of-shakespeare-9781350133167/

puck dit: 1 juin 2026 à 18h53

baba yaga cesse donc de nourrir le troll que je suis !

perso je l’aime bien Xenia !

en plus Xenia c’était chez les grecs un truc genre la déesse de l’hospitalité.

rose dit: 1 juin 2026 à 18h53

renato

j’ai eu ma dose de lazzis.
j’ai suivi le fil.
j’ai relu deux fois, je n’ai pas vu de modification.
j’ai repris, avec de grosses difficultés Grothendieck, je ne le lache plus.
bonne soirée

puck dit: 1 juin 2026 à 19h04

fut un temps où en France on avait un parti communiste et un journal : l’Humanité qui était les relais des soviétiques du genre à approuver publiquement l’entrée des chars à Budapest.

et à l’époque il n’est venu à l’idée de personne de les interdire et de les faire taire.

même que Mitterrand a fait une coalition avec eux du coup on avait des ministres qui diffusaient non syop de la propagande soviétique au gouvenrment.

et à l’époque il n’est venu à l’idée de personne de les interdire et de les faire taire.

parce qu’ils ne faisaient peur à personne.

je veux dire il faut toujours avoir ce genre de truc à l’esprit pour mesurer à quel point aujourd’hui on a peur de notre ombre.

tellement peur qu’on interdit tous discours alternatifs qui s’éloigneraient du discours officiel de Finky sur France culture.

alors que le truc marrant c’est qu’avant sur France culture on avait même des communistes qui venaient sur France culture faire de la propagande soviétique !

et à l’époque il n’est venu à l’idée de personne de les interdire et de les faire taire.

renato dit: 1 juin 2026 à 19h05

Différence entre 17h55 et 18h11

17h55 : Il y a cette célèbre observation d’Oscar Wilde : « Quand les banquiers dînent, ils parlent d’art. Quand les artistes dînent, ils parlent d’argent ». Ou bien la maxime de Rembrandt : « La valeur d’un homme se mesure aussi à son prix.
Et je termine en ajoutant quelques petits détails décoratifs. »

18h11 : Et je termine en ajoutant quelques petits détails décoratifs. Il y a cette célèbre observation d’Oscar Wilde : « Quand les banquiers dînent, ils parlent d’art. Quand les artistes dînent, ils parlent d’argent ». Ou bien la maxime de Rembrandt : « La valeur d’un homme se mesure aussi à son prix. »

Vu ?

renato dit: 1 juin 2026 à 19h44

Pour les besoins de la communication, le positionnement est important.

Alfred dit: 1 juin 2026 à 19h45

De par sa vie privée, la Gigi est un insalubre fléau public et épidémique !

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h02

Elle ne regarde que le victimes du prétendu fléau. En quoi vous concerne-t-il ce fléau de la Balance, le troll d’henriette chafoin ?… On se demande pkoi vous avez cru bon de le remplacer…

Anéfé, r^z, RM n’est pas très clair avec ses détails décoratifs que j’avais lus comme vous, en croyant en attendre de nouveaux. « L’importance du positionnement (!) »… Un gars qui ne reconnaitrait jamais ses torts, comme tous les autres, hélas… Mais quoi, tant s’en faut. L’autocritique est la vertu qui se porte la plus mal sur cette chaine. On devrait s’y être fait depuis longtemps. Mais non. Chez lez erdéliennes, c’est tout le contraire. En quoi la plupart sont généralement plus grandes, excepté pour Christiane Et alii, une exception qui confirme leurs règles.
Bàvourk,

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h11

Franchement, je ne comprends pas pourquoi vous êtes durablement assimilée à votre grangeon. Au début c’était sympa, à présent, c’est devenu franchement injurieux… Suis toujours très étonné par l’apparente irréversibilité de cette tendance. Il existe, ce me semble, peu de contre exemples…
Les gens détestables détestent toujours les gens aimables. C’est un indice fiable sur les gens qui ne se sont jamais vraiment « aimés », une loi inversement proportionnelle à l’admiration qu’ils se portent à eux-mêmes (cf. l’ergastulé du blog et son antithèse, le cinéphile (a)-mateur).

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h25

Au terme de 1200 messages à l’RDL, on a appris pas mal de trucs sur le livre de Forest. Donc, pas besoin de relire du Shakespeare, hein ?

renato dit: 1 juin 2026 à 20h28

Le fait que j’aie corrigé prouve que j’ai reconnu mon erreur. Si j’étais un gauchiste moralisant comme vous, j’aurais trouvé quelques gribouillis à mettre en ligne afin de prétendre un oubli.

Au fait, je me demande ce que vous avez raté dans la vie pour toujours voir quelque chose qui ne va pas chez les autres, et jamais chez vous. Ceci à propos d’autocritique.

rose dit: 1 juin 2026 à 20h35

JJ-J
à 20h15

je n’y vis plus depuis neuf mois, pour diverses raisons, variées et compliquées.
C’est un lieu paradisiaque.
Lorsqu’il fera 45° dehors, il fera 25° dedans grand max. Les murs font 54 cm d’épaisseur.
Sur le plan du jardin, j’y ai fait grimper une vigne comme chez mon grand-père Aimé, sans la vallée au nord de Turin. Qui s’étale sur des bois horizontaux, et le raisin tombe, je le vois grandir. Le tout petit jardin n’a qu’un lys de la vierge à ce jour. Trois fleurs blanches sommitales. Feuilles bien bouffées par un sale insecte à carapace orange dure.
Devant, mon rosier Pierre de Ronsard, en pot, pour l’instant, une passiflore, un oeillet rouge plus trapu que de poète, un fuschia à fleurs diubkes en hommage au même grand-père. Quatre tomates et quatre oeillets d’inde. Trois aubergines. Une courgette. À l’entrée un althéa mauve et un arbuste qui a trouvé toute sa place et s’éploie. Le long du mur un laurier et des lilas mauves. Cet après-midi, ai consolidé tout le haut d’un petit mur en pierres sèches arrondi. Ce faisant, ai retrouvé au sol une clé précieuse.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h35

A qui vous adressez-vous au juste, RM ?… C’est quoi, pour vous, un gauchiste moralisant ?
Une sorte de Dédé messalisant ?
Comment vous qualifieriez-vous remato. Comme un esthète humble, neutre, et moyennement cultivé dans les matières artistiques… Comme tout un chacun, en somme, hein ?

rose dit: 1 juin 2026 à 20h37

donc renato à 18h11 il y a la bonne place des petits détails decoratifs ?

merci.

Jean Langoncet dit: 1 juin 2026 à 20h37

Capté en passant ; avec Deneb & co, ce cul de basse fosse, noyauté par l’extrême droite (clin d’oeil à feu MàC qui avait bien décelé la chose, les archives en témoignent), a eu sa nuit des casseurs : commencée une semaine avant le match avec force relais médiatiques de propagande, et qui se poursuit dans une sorte de « on refait le match »

«  »Nous avons vu à l’évidence des scènes de guerre civile », a jugé le patron du RN sur BFMTV/RMC

« On détruit tout sur son passage, on casse les commerces, on casse les abribus, on brûle des voitures et ensuite on pille. Je dis aux Français +réveillez vous+ parce que dans quelques temps, ils casseront la porte des immeubles et ils rentreront dans vos appartements », a tonné le patron du RN dans une longue diatribe.

« Réveillez-vous parce que la France est en train de devenir un pays où la vie et la fête sont devenues totalement impossible. Il n’y a plus une seule manifestation (…) où l’on voit se reproduire des comportements de prédateurs », a-t-il poursuivi.

« Il n’y a plus un seul village où on est à l’abri de la violence. Donc cette question, elle sera évidemment au cœur de la campagne présidentielle », a-t-il assuré.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé lundi qu’il y avait eu samedi et dimanche en France « plus de 890 interpellations, en hausse de plus de 45% » par rapport à la finale de la Ligue des champions de 2025.

De son côté, le patron de Reconquête Éric Zemmour a attribué sur Sud Radio ces violences à « une jeunesse arabo-musulmane venue des banlieues qui déferle sur Paris ».

« Il faut mater l’ennemi intérieur », a-t-il affirmé, en jugeant que les ministres ne faisaient « qu’encadrer une horde de pillards au lieu de rétablir réellement l’ordre ».

publié le 1 juin à 11h08, AFP »

Jean Langoncet dit: 1 juin 2026 à 20h39

@« Il faut mater l’ennemi intérieur »

Comme on est soi-même …

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h41

20.35 – J’espère que vous y retournerez bien vite. Il a l’air si séducteur et aimé, votre petit lieu paradisiaque. Merci de nous le faire partager.
BNàv, car c’est la pleine lune bleue qui en arrose la toiture et les flancs de sa lumière nocturne. Il faut en profiter beaucoup, le plus qu’on le peut.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h45

@ avec Deneb & co, ce cul de basse fosse, noyauté par l’extrême droite

On craint que cela ne soit que trop vrai. Les démentis des intéressés (et de leur patron) sont de plus en plus efflanqués.

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h48

@ je me demande ce que vous avez raté dans la vie pour toujours voir quelque chose qui ne va pas chez les autres, et jamais chez vous

Vous parlez du sieur Chalouxe, là ?

J J-J dit: 1 juin 2026 à 20h50

Moi, je me demande surtout si B. a pu nager dans la mer, aujourd’hui. Car si c’est le cas, je l’envie grave. Pmp, je n’ai pas pu. Bàelle.

rose dit: 1 juin 2026 à 20h54

comment et alii tient la route, en ne lachant pas shakespeare d’une semelle, tout en s’interessant à chacun, en convoquant michel de montaigne avec Trois commerces, et en gérant le quotidien pas toujours facile à gérer.

rose dit: 1 juin 2026 à 20h56

la toiture en danger depuis la tempête du 28 mars. Oui j’y retourne bientôt.

renato dit: 1 juin 2026 à 20h59

«… un gauchiste moralisant » ? vous, pour ne dire qu’une évidence.

Jean Langoncet dit: 1 juin 2026 à 21h09

(Imaginer la France conduite par Bardella, Le Pen & Zemmour relève d’un fantasme partagé par Vlad l’Empaleur, Bibi la Fripouille et leur suite de criminels aculturés)

Jean Langoncet dit: 1 juin 2026 à 21h31

(acculturé # areligieux 🙂 bonne soirée à ceux qui marchent encore)

Jean Langoncet dit: 1 juin 2026 à 21h39

Capté en passant

« Un hommage national sera rendu à Edgar Morin mercredi aux Invalides, annonce l’Élysée

Un hommage national sera rendu mercredi aux Invalides au sociologue et philosophe Edgar Morin, décédé le 29 mai à l’âge de 104 ans, a annoncé lundi l’Elysée.

« Cet hommage national vient saluer le parcours d’un philosophe, écrivain, résistant et sociologue du temps présent », a souligné la présidence française. Edgar Morin « incarnait pour des millions de Français l’idéal de l’intellectuel humaniste, engagé pour la paix, le dialogue entre les peuples, la défense du droit international, l’idéal européen, ou la cause écologique », a-t-on ajouté.

La cérémonie aura lieu à partir de 11H00 dans la cour du Dôme et non dans la cour d’honneur pavée des Invalides, comme le veut la tradition, en raison de travaux.

Figure majeure de la vie intellectuelle et médiatique française et voix respectée à gauche, Edgar Morin a écrit une quarantaine d’ouvrages, largement traduits.

Parmi eux, « Autocritique » (1959), qui relate son exclusion du PCF et ses propres aveuglements face au stalinisme, « La Rumeur d’Orléans » (1969), sur une rumeur antisémite, « La méthode » (1977-2004), son oeuvre majeure en six volumes, et plusieurs livres sur l’écologie, thème qui lui tenait à coeur.

À la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines, refusant la parcellisation de la connaissance, au profit d’une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire.

De son vrai nom Edgar Nahoum, il est né dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris.

En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin.

Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel, et les médias étaient friands de sa parole.

publié le 1 juin à 21h11, AFP »

rose dit: 1 juin 2026 à 22h06

Ibrahim A en comparution immédiate. Maillot floqué du psg, 20 ans, a tiré du mortier d’artifice droit sur les gendarmes. S’est fait pecho.
On en saura plus demain.

JC..... dit: 2 juin 2026 à 4h00

NUMERIQUEMENT VOTRE

Il y a eu beaucoup plus d’interpellations parmi les casseurs, utilisateurs de la Fete du Ballon Rond ! Conséquence ? Tout a été réussi, émeutes et pillages compris ! Circulez, ya rien à voir….

On doit en déduire que tout s’arrangera définitivement bientôt, n’est il pas vrai ? Et Shakespeare dans tout ça ?

Euh non…Rien. Tout le monde s’en fout.

JC..... dit: 2 juin 2026 à 6h26

Meilleur ami de l’homme ? le chien
Meilleur ami du gnome ? le portable

PARACELSE (1493-1541)

Jazzi dit: 2 juin 2026 à 6h54

Rien sur Proust (et inversement)

Comment était le lycéen Marcel Proust ?

Son camarade du lycée Condorcet, Daniel Halévy témoigne :

« Il était si singulier que j’hésite à vous répondre. Il était bien là, du lycée, et il ne semblait pas qu’il fût tout à fait des nôtres. Je me souviens d’un jour, causant avec quelques camarades, je sentis quelque chose qui me touchait l’épaule, je tournais la tête, c’était Proust. Je fis un mouvement un peu brusque et je me souviens qu’il se produisit une altération des traits sur le visage de Proust. Je lui avais fait de la peine. Ce que je pensais, avec un peu d’agacement, et je crois que je pensais quelque fois qu’il était un peu poseur. Eh bien je me trompais. Il était tout d’un coup triste, parce qu’il sentait tout d’un coup que tous ces garçons, oui nous tous, nous étions des garçons, lui était autre chose. Nous avions dans ma classe, un Sardou, un Bizet, un Robert de Flers, un Fernand Gregh, et nous savions bien qu’au premier dans cette petite catégorie d’êtres, il y avait Proust, nous le savions.
Nous avions organisé une revue au sortir du lycée Condorcet, qu’on avait appelé le Banquet, et naturellement nous avions demandé à Proust d’en être, et Proust n’avait pas refusé, dans sa gentillesse, et il nous avait donné une copie, et nous l’avions lu avec une surprise horrifiée. Nous devions la refuser. Qu’est ce qui était arrivé, quel malheur ? Le malheur est que Proust était devenu homme du monde. »
https://proust-personnages.fr/temoignages/

et alii dit: 2 juin 2026 à 7h10

la folie!
La présence d’Armin dans la troupe de Shakespeare semble pouvoir rendre compte, sans aucun doute, des transformations profondes subies par les fools dramatiques shakespeariens autour de 1599, c’est-à-dire Touchstone dans As You Like It et Feste dans Twelfth Night (et ensuite Fool dans King Lear), par rapport aux clowns joués par Will Kemp avant l’entrée d’Armin dans la troupe. Si bien que les critiques admettent que « Armin was an intellectual influence » sur les écrits shakespeariens4. De cette manière Shakespeare et Armin « ensemble (…) créèrent un type unique dans le drame »5, un fool qui constitue « bien la transposition théâtrale du court-fool, mais d’un jongleur qui a assimilé davantage la leçon érasmienne en enrichissant le personnage de nuances philosophiques »6.

Tout cela fut possible, car, comme l’observe David Wiles, Armin appartenait à un groupe en voie d’ascension sociale. C’était un intellectuel, un londonien, accordé aussi bien à la notion de folie à la Renaissance qu’à la tradition populaire anglaise7.
https://books.openedition.org/puv/1264

et alii dit: 2 juin 2026 à 7h21

« Pardon my folly in writing of folly » : les ouvrages sur la folie de Robert Armin
Roberta Mullini

Vedo dit: 2 juin 2026 à 8h28

« Tombé sur » une interprétation extraordinaire, parfois époustouflante, de la sonate en fa# mineur de Schumann, sans savoir de qui. Il se trouve que c’était par Kantorow. (Alors que je croyais Pollini un sommet pour cette sonate, là il y a parfois une autre dimension-cependant, -un premier mouvement si riche de couleurs qu’on ne peut dire qu’il y a, ou qu’il y aura jamais, une « meilleure » interprétation).

et alii dit: 2 juin 2026 à 9h15

Pourquoi l’interprétation de l’œuvre de Shakespeare change-t-elle, parfois de façon vertigineuse, d’une époque et d’un critique à l’autre ? Pourquoi ce dramaturge se lance-t-il, avec une exubérante et folle créativité, dans tant de directions à la fois ? Pourquoi laisse-t-il, dans ses pièces de théâtre comme dans ses poèmes, des zones d’ombre ? Et pourquoi se trouve-t-il tant de folie dans son œuvre, depuis la folie douce des joyeux massacreurs de langage jusqu’à la folie savante des clowns et des fous, et à celle étrangement clairvoyante du Roi Lear ?
Michael Edwards, La folie Shakespeare. Une étrange exubérance
Paris, Presses Universitaires de France, 2023

renato dit: 2 juin 2026 à 9h40

et alii, Savinio compare Beethoven à une baleine échouée et évoque les charognards qui se nourrissent de sa graisse (moi per exemple). Je pense que l’image est également valable pour Shakespeare. Il nous faut donc examiner ce que nous faisons des graisses que nous consommons… bien sûr, la première pensée nous conduit aux toilettes, mais d’autres possibilités sont envisageables.

renato dit: 2 juin 2026 à 9h48

« je me demande ce que vous avez raté dans la vie »

Inutile de détourner l’attention, JJ-J, c’est à vous que je pense, quand mon attention se pose sur un ratage.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 9h56

(moi per exemple, à 9.40). On détecterait comme une légère autocritique ironique, pas mal travaillée du reste…
C’est là juste un constat interrogatif, et en aucun cas une moralisance gauchiste.
Cela dit, je serais plutôt pour « engraisser le mammouth » avec de la meilleure graisse que les précédentes…, afin de parvenir à une meilleure égalité social-démocratique dans la redistribution des aides aux différents usagers des services publics de notre Etat-providence.
Bàv, et aux gens aux valeurs de droite qui ne « pensent » pas de la sorte. Ils ont leurs raisons légitimes, qui valent ce qu’elles valent, bien sûr (…). On ne va pas les chasser de l’RDL pour autant, vu qu’ils participent grassieusement à alimenter gratuitement le blogàpassoul, tout autant que les gens aux valeurs dites de gauche. Voilà ce qui en fait la « complexité ». La saisir et la comprendre dans son économie générale.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 10h05

9.48 – Oui, j’avais bien compris que vous pensiez souvent à moi, ce dont je suis un brin flatté et vous remercie infiniment, dir*renatom. C’est une chance d’exister dans votre merveilleuse galerie sélective. Mais hélas vous n’obtiendrez de moi aucune réponse sur ce point…
Qu’avez-vous pensé de ‘l’enquête sur une disproportion’ de votre compatriote Erri de Luca’ ? Gallimard vient d’en faire un très beau petit livre d’art à 16 euros, traduit par Danièle Valin. J’aimerais bien recueillir votre avis à ce sujet, si vous ne l’avez pas déjà donné ici ou ailleurs. Merci bien par avance… NPR, si vous n’en éprouvez pas d’envie.

D. dit: 2 juin 2026 à 10h56

J’étais à Paris ce matin. Par obligation. L’air y est beaucoup plus respirable que la semaine derrière.
Mais que les touristes y sont vulgaires et envahissants dans leur immmense majoruté. Toujour ces gebs avec 2 gosses en poussette, poussette large d’un mètre évidemment, qui n’arrêtent pas d’emmerder tout le monde partout où ils passent, vulgaires et prenabt toute la place, tel un gaz. Leurs mioches braillards et pas beaux, qui commencent à faire leurs premiers projets de vie : revenir dès que pissible enlaidir Paris, avec une casquette vissée sur la tête, ou des oreilles de mickey.
Pauvre France. Pauvre Paris. Et pauvre planète.

JC..... dit: 2 juin 2026 à 11h06

« Savinio compare Beethoven à une baleine échouée » (renato)

Meloni, Elle, compare Manu du Touquet à une crevette crevée, au péage de Cayenne…

Jazzi dit: 2 juin 2026 à 11h18

Louis-Ferdinand Céline :

« [Proust] n’écrit pas en français mais en franco-yiddish tarabiscoté absolument hors de toute tradition française. »
(Lettre à Jean Paulhan, 22 février 1949)

Jean Cocteau :

« J’ai connu Marcel Proust lorsqu’il était un inconnu. Et nous le traitions toujours comme s’il était célèbre. C’était une habitude prise. Parmi les fioles, ses cahiers d’écolier, illisibles, il y déchiffrait si mal lui-même sa propre écriture que quand il lisait, cela le jetait dans des fous rires. Il se tordait de rire. Je n’oublierai jamais ses lectures la nuit, coupée, hachées par ce rire ! »

FL dit: 2 juin 2026 à 11h51

Ça y est la colonne Boualem a commencé son avancée. La grosse promotion est en cours.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 12h24

@ FL, on finit par se demander si vous ne seriez pas un gars un brin de gauche, tendance homophile assidu à la littérature, par hasard. La RDL vous salue biene, elle a besoin de ce genre de recrues sérieuses. Allez-vous acheter ‘la légende » pour engraisser le régime des bananes algériennes ? Moi c’est fait, chez Leclerc, pas plus tard que ce matin. Ils venaient d’en recevoir une pile, un peu moins large cpdt que celle du dernier roman de Katherine Pancole.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 12h39

@  » Alice Regnault, épouse Mirbeau » de Pierre Michel, petit ouvrage confidentiel dont j’ai fini par trouver un exemplaire…

Je l’ai pas lu, l’est trop confidentiel pour un CR à la RDL, mais je l’ai, et pas vous. C juste que je raconte pas ma vie privée ici. Ma famille trouve que c’est pas bien. Je me contente d’emmerder les autres infatués qui s’étalagent indécemment sur des bouquins dont ils n’ont jamais rien compris (ou pas si bien que moi), du genre de Proust, Hugo, Balzac, Mirbeau, Huysmans, – vu qu’ils savent généralement pas lire (et même que Passoul en fait partie). Hein, alfredpablito ? T’en penses quoi de la dernière sonate à Kreutzfeld-Jacob en mi mineur, dirigée par Albert Bretzel ?

et alii dit: 2 juin 2026 à 12h56

Dans Shakespeare : les feux de l’envie, il s’efforce également d’aller au fond, en lisant Shakespeare à la lumière de sa propre pensée et en supposant, à juste titre, que la plupart des critiques restent à la surface faute d’une vision générale du monde. Loin d’offrir une étude académique, une simple contribution à la recherche shakespearienne, il interroge la sagesse de Shakespeare, en méditant continuellement sur nos problèmes actuels, au plan des rapports humains, de la société, de la culture. Le livre fourmille d’idées ; l’argument est admirablement serré.
Dans les pièces de Shakespeare, Girard se focalise, comme ailleurs, sur les prétentions du moi. Il nie l’autonomie du moi et, plus profondément, « la bonté intrinsèque de l’homme », cette extravagance rousseauesque qui a beaucoup desservi notre pensée et nos pratiques… »

et alii dit: 2 juin 2026 à 12h59

GIRARD
il s’attache à montrer que Shakespeare était un « miméticien » avant la lettre et que toute la théorie mimétique était contenue, dès les premières pièces, dans son oeuvre théâtrale. Au-delà de Shakespeare, René Girard nous interroge sur nous-mêmes, sur la dimension tragique de nos désirs, et nous propose un tableau à la fois sombre et plein d’espérance de l’humanité de toujours et de l’humanité d’aujourd’hui. Par ailleurs, il fait oeuvre de polémiste et s’attaque à la critique littéraire contemporaine ; mais son livre est moins un retour à la tradition que l’apparition d’un classicisme critique « nouvelle manière » face à un modernisme exténué.
https://www.grasset.fr/livre/shakespeare-les-feux-de-lenvie-9782246249917/

Christiane dit: 2 juin 2026 à 14h05

Et alii,
la qualité de vos recherches est extraordinaire. Je ne passe ici que pour vous lire. Bonne suite.

et alii dit: 2 juin 2026 à 14h26

CHRISTIANE, MERCI.
il y a certainement dans ces évocations, des souvenirs pour tous!
a bientôt

puck dit: 2 juin 2026 à 14h41

Dans les pièces de Shakespeare, Girard se focalise, comme ailleurs, sur les prétentions du moi. Il nie l’autonomie du moi et, plus profondément, « la bonté intrinsèque de l’homme », cette extravagance rousseauesque qui a beaucoup desservi notre pensée et nos pratiques… »

non, Girard se met le doigt dans l’oeil jusqu’au coude parce qu’il a une lecture imbibée de celle de nos philosophe.

ce n’est pas la « bonté intrinsèques » que Shakespeare dénonce c’est la bonté construite à partir de principes moraux qui 1/ ne sont pas applicables dans le vrai monde et 2/ ne produit que des catastrophes !

la bonté intrinsèque c’est un truc qui ne veut rien dire du tout !

exemple au hasard : le Prince dans l’Idiot de Dosto.

on pourrait dire que c’est un type qui a une bonté intrinsèque et juste s’arrêter là.

alors qu’en fait ça ne suffit pas !

il faut aller plus loin et comprendre pourquoi la bonté de ce type est inutile et pourquoi cette inutilité va la rendre contreproductive !

pourquoi ???????

parce que c’est une bonté qui ne s’exprime que dans ses discours fondés uniquement sur desz principes moraux et sur rien de concret !

et donc de là on en déduit que ce n’est pas la bonté intrinsèque que ne sert à rien ce sont bien les discours fondés sur des principês moraux !

autrement dit des discours fondés sur une idéalité !

autrement dit des discours idéalistes !

donc ce que Shakespeare pointe dans ses oeuvres ce n’est pas l’inutilité oui les dangers d’une bonté intrinsèque, mais bien l’inutilité et les dangers de l’idéalisme !

Shakespeare est une auteur anti idéaliste !

et ça tant que ça n’entrera pas dans vos caboches vous ne comprendrez rien à ce type !

J J-J dit: 2 juin 2026 à 14h57

@ et ça tant que ça n’entrera pas dans vos caboches vous ne comprendrez rien à ce type !

Pmp, je trouve inutilement blessante pour etalii et christiane cette dernière remarque de la précédente péroraison, car elle n’offre aucune beauté intrinsèque, hormis un brin de laideur extrinsèque. Je dis ça, je dis rin.

closer dit: 2 juin 2026 à 14h58

JJJ achète tous ses livres chez Leclerc.
C’est ce qui s’appelle « soutenir la librairie indépendante. »
Il faut dire que les libraires ont de la chance: les casseurs ne vont pas briser leurs vitrines les soirs de match pour piquer les oeuvres de Marguerite Duras.
Ni même celles d’Annie Ernaux, qui pourtant en serait toute excitée.

Patrice Charoulet dit: 2 juin 2026 à 15h13

Quels sont les juges en matière de langue française ?

Première page du « Dictionnaire de l’Académie françoise », gravée par Pierre-Jean Mariette en 1694 © Bridgeman Images
Quels sont les juges en matière de langue française ?

L’Académie française, créée au XVII e siècle, était censée par son dictionnaire dire ce qu’il fallait dire. Parallèlement, des connaisseurs ont émis des jugements en la matière.

Vaugelas, en 1647, donna des « Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire ».

Le père Bouhours, en plein classicisme, continuateur de Vaugelas, fut alors considéré comme un oracle. Il publia ses « Doutes sur la langue française proposés à MM. de l’Académie par un gentilhomme de province », en 1674.

Depuis lors, sans discontinuer, des connaisseurs ont voulu compléter l’Académie française par des livres qui indiquaient la bonne façon de parler ou d’écrire et les erreurs à ne pas commettre. En 2023 , on trouvera en librairie divers ouvrages aux titres proches: « Guide alphabétique des difficultés du français », « Dictionnaire des difficultés de la langue française », « Dictionnaire des difficultés du français », « Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain »…

Parfois, sur certains points, ils n’ont pas la même opinion, mais, presque toujours, leurs auteurs sont compétents et crédibles.

L’Académie française a publié du XVII ème siècle à nos jours son Dictionnaire. On en est à la neuvième édition. Sa faiblesse principale est la lenteur. Si les académiciens sont quarante sur le papier, seuls quelques volontaires se réunissent, certains jours, pour décider ce que le dictionnaire à venir écrira sur quelques mots.

Résultat de cette lenteur : l’édition actuelle comportera quatre volumes.

Le premier a été publié en 1994, le deuxième volume en 2001, le troisième volume en 2011. On ne sait pas quand sera publié le quatrième et dernier volume.

Les Éditions Robert et Larousse sont plus rapides et publient chaque année une nouvelle édition du « Petit Robert » et du « Petit Larousse ». Et tout le monde sait que ces deux ouvrages sont en ce domaine les plus vendus et les plus utilisés. Un jeu télévisé célèbre, je ne sais pas s’il existe toujours, consulte ces deux dictionnaires-là: si le mot proposé par un candidat est présent dans au moins l’un des deux, il est considéré comme acceptable. Dans le cas contraire, même si le mot figure dans de très gros dictionnaires célèbres, comme le fameux « Littré », qui date du XIXème siècle, les animateurs le refusent.

Ce fonctionnement est révélateur. A la question que je posais au début : « Quels sont les juges en matière de langue française? », concrètement , pratiquement, cyniquement, on pourrait être tenté de répondre : Ce n’est plus l’Académie française, mais « Le Petit Larousse » et « Le Petit Robert ». Aux yeux de la plupart des Français.

Des professeurs d’université, de grands lettrés, des gens qui ont passé leur vie à lire toute la littérature française contestent que ces deux petits dictionnaires soient les bons juges.

Mais qui peut résister à ces bulldozers, Qui peut gommer la réalité ?

© Patrice Charoulet

À propos de Patrice Charoulet

« J’ai enseigné le français toute ma vie.

Je n’ai pas craint d’écrire sur Facebook : « Adorateur de la langue française ».

J’ai 180 dictionnaires unilingues. Je ne les collectionne pas : je m’en sers ».

J J-J dit: 2 juin 2026 à 15h19

Je soutiens la librairie indépendante qui fait des remises de 5% sur tous les bouquins qu’on lui commande, quitte à devoir les attendre une semaine environ apèrs la commande. Vu que je n’ai hélas pas d’autres librairies dépendantes du gauchisme, sous la main, comme lorsque je vécus au ras de la rue des Ecoles, naguère. Je m’adapte à mon nouvel environnement, en prenant garde à mon « bilan carbone personnel » en évitant l’usage intensif des commandes sur l’Amazon et leur arrivée par les Uber. Faites-vous mieux ? Cela dit, je vous emmerde, cher Cloclozoaire, et le veux point le savoir.
(nb/ Annie Ernaux vend beaucoup de ses bouquins Folio dans les espaces culturels des centres d’Edouard Leclerc. Normal au demeurant, quand on mesure ses succès littéraires planétaires confidentiels).

J J-J dit: 2 juin 2026 à 15h28

@ Des professeurs d’université, de grands lettrés, des gens qui ont passé leur vie à lire toute la littérature française contestent que ces deux petits dictionnaires soient les bons juges (…)
Apparemment, M. Charoulet en fait partie, qui pratique ses quelques 180 cunnilingus par jour ouvrable. C’est un grand collectionneur du sexe, et nous envions son leporello qui n’est Pas triste 🙂

puck dit: 2 juin 2026 à 15h29

l’importance de bien comprendre WS aujourd’hui c’est que quand on se pose la question de savoir pourquoi les européens vont bien bientôt commencer une guerre contre la Russie c’est kifkif Hamlet : c’est à cause de leur idéalisme et de leurs discours fondés sur des principes moraux à la con !

et comme Hamlet ils se sont inventés un putain de monde parallèle adapté pile poil à leur putain d’idéalisme à la con avec la guerre du Bien contre le Mal !

pour combien de morts à la fin ?

parce que c’est comme Hamlet : avec l’idéalisme et les discours moraux et l’invention de monde parallèle il faut toujours compter le nombre de morts à la fin de l’histoire !

partis comme ils sont ça va se compter en dizaines de millions !

puck dit: 2 juin 2026 à 15h36

« @ et ça tant que ça n’entrera pas dans vos caboches vous ne comprendrez rien à ce type !

Pmp, je trouve inutilement blessante pour etalii et christiane cette dernière remarque de la précédente péroraison, car elle n’offre aucune beauté intrinsèque, hormis un brin de laideur extrinsèque. Je dis ça, je dis rin. »

carlito pourquoi tu ne te comptes pas dans le lot ?

parce que toi tu l’avais compris que WS est un auteur anti idéaliste ?

non !

donc compte toi parce que toi aussi ça doit rentrer dans ta caboche d’ancien petit Eichmann fonctionnaire servile à la retraite !

sérieux ça ressemble à rien tes discours mielleux à la Bruel du genre on est tous des frères et moi je défends les opprimés et les offensés !

carlito t’es pas un mec bien ! assume !

Clopine dit: 2 juin 2026 à 15h37

Je pense à ma mère, née en 1916 et forcément qualifiée de « femme au foyer ». Oui, mais quelles flammes immenses, dans ce foyer-là !

J J-J dit: 2 juin 2026 à 15h39

© Patrice Charoulet

Nous apprécions votre copyright que nous respectons.
J’aimerais en avoir un, mais je n’ai encore fait aucune demande en ce sens à la RDL.
Il serait du genre, à propos de © J-J. JANSSEN

J J-J dit: 2 juin 2026 à 15h48

J’ignore si la défonce des « humilié.es et des offensé.es » ressort des tripes de Patrice Bruel, mais « je ne le pense pas ». M’enfin, si ses victimes étaient consentantes, on se demande bien pourquoi elles clameraient sa mise à mort aujourd’hui. Je sais pas trop, moi, ce qu’en pensait le petit Eichman, un bourrin bin ordinaire, pas vrai mon*ami*puck, le great pacifist, çui qu’a tout compris au film de Vladimir. Bonne suite en avant.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 15h57

***toi, tu l’es mais tu l’assumes pas trop. Dommage d’être toujours dans le réalisme de la vraie réalité et de ne point parvenir à te le cabocher. Sisyphe en fut puni pour moins que ça. Allez, roule ma poule !… et passe ta caravane, ça délassera.

***impossible que ta mère soit née en 1916, vu ton âge. M’enfin, pourquoi pas ?

closer dit: 2 juin 2026 à 16h32

« Vladimir Poutine essuie une série de revers qui alimentent le mécontentement en Russie et les doutes sur sa stratégie en Ukraine. »
Le Monde

Qu’en penses-tu puckine?

et alii dit: 2 juin 2026 à 17h47

La mention d’ Othello de Shakespeare par Joyce dans ses notes à sa seule pièce autobiographique, Exiles , attire l’attention non seulement sur l’exploration par l’auteur d’aspects inexplorés de la jalousie, mais aussi sur la présence constante de Shakespeare dans son esprit. Cela suggère que les mots de Richard dans le troisième acte d’ Exiles , « Je suis ce que je suis » (250), après la simple affirmation « Je ne me suis pas fait moi-même », pourraient bien faire écho au célèbre « Je ne suis pas ce que je suis » d’Iago (I, ii, 65), mais avec une vengeance. Tandis qu’Iago est fier de sa capacité à dissimuler ses intentions, à tromper et à user de sa « méchanceté », Richard – qui…

et alii dit: 2 juin 2026 à 17h52

Dans Ulysse , John Eglinton (citant Alexandre Dumas père) affirme qu’« après Dieu, Shakespeare est le plus grand créateur » – tandis que Stephen Dedalus établit une équivalence entre Shakespeare et le Créateur, « le dramaturge qui a écrit le folio de ce monde » (« et l’a mal écrit », ajoute-t-il [ U 204]). Dans Finnegans Wake , James Joyce confirme cette idée, qualifiant Shakespeare de « Grande Sphère des Formes » (295.04). Pour Joyce, l’artiste et Dieu étaient équivalents ; l’artiste par excellence était le plus grand barde de tous, le maître du langage au Globe.

Joyce avait aussi l’habitude de s’assimiler à Shakespeare et de se comparer à lui en tant que confrères artistes-créateurs et…

et alii dit: 2 juin 2026 à 17h54

. Shakespeare en un seul acte de Joyce
(pp. 107-127)
RICHARD BROWN
https://www.jstor.org/stable/j.ctt1j1nw5d.11
L’apparition de Shakespeare dans l’épisode « Scylla et Charybde » d’ Ulysse peut s’interpréter à la lumière du processus dynamique et complexe d’auto-modernisation de Joyce, qui s’est déroulé tout au long de la longue période séparant l’époque, en 1904, du lieu où se déroule Ulysse et de sa composition. Ce processus inclut son séjour à Trieste et les conférences sur Shakespeare qu’il y a données, ainsi que les nombreuses autres manifestations de la modernité intellectuelle à l’œuvre et qui peuvent être considérées comme des influences intellectuelles modernisatrices de l’époque.

et alii dit: 2 juin 2026 à 17h56

Fabriqué en Allemagne Pourquoi Hamlet de Goethe était important pour Joyce
(pp. 89-106)
VIKE MARTINA PLOCK
https://www.jstor.org/stable/j.ctt1j1nw5d.10
À première vue, il peut sembler contre-productif de suggérer que Joyce se soit intéressé à l’ interprétation d’Hamlet proposée par Johann Wolfgang von Goethe dans son roman théâtral Wilhelm Meister (1795-1796) . Bien que « Scylla et Charybde » s’ouvre sur le « bibliothécaire quaker » ( U 178) faisant référence avec enthousiasme à la version de Goethe d’ Hamlet : « — Et nous avons, n’est-ce pas, ces pages inestimables de Wilhelm Meister . Un grand poète sur un grand frère poète. Une âme hésitante prenant les armes contre un océan de troubles, déchirée par des doutes contradictoires, comme on le voit dans la vraie vie » ( U 176), les efforts considérables de Lyster pour contribuer à…

et alii dit: 2 juin 2026 à 18h18

puck ne vise ni une akadémie, ni un prix, ni un dictionnaire, NI l’essence de la liberté,ni l’esprit des -quoi, mais quoi donc?

rose dit: 2 juin 2026 à 20h01

Il ne vise pas non plus à paraître parfait.
Pas non plus à être le chef.

et alii dit: 2 juin 2026 à 20h06

Dans une lettre à son amie et confidente Eliza Wille, datée du 9 septembre 1864,Wagner écrivait :« Je me souviens d’un rêve que J’ai fait dans les premières années de mon adolescence, Je rêvais que Shakespeare vivait et que Je le voyais et lui parlais réellement; l’impression m’en est à Jamais restée et se transforma en un ardent désir de voir Beethoven (qui était déjà mort aussi) Phrase qui n’est pas sans rappeler cet extrait de l’autobiographie « Cette image (de Beethoven) et celle de Shakespeare se confondirent dans mon esprit ; Je les retrouvais tous deux dans mes rêves extatiques, Je les voyais, Je leur parlais,et, au réveil, J’étais baigné de larmes ». Voilà adossés les noms des deux créateurs les plus importants aux yeux de Wagner, les « deux Prométhées » comme il les appelle, qui déterminèrent sa vocation.

et alii dit: 2 juin 2026 à 20h08

en 1870, en pleine rédaction de la monographie consacrée à Beethoven, Cosima écrit dans son Journal : « Une citation de Hamlet faite en passant l’amène à comparer Shakespeare et Beethoven ; les mélodies surgissent chez Beethoven comme les personnages chez Shakespeare, évidentes, incomparables, tout un monde incompréhensible ». Et vers la fin de sa vie, il confiait à son épouse que « la mélodie beethovénienne, la scène shakespearienne, c’est pour lui le monde entier ».

et alii dit: 2 juin 2026 à 20h10

« J’en suis au dernier acte ; et cet enfant conçu dans la douleur est acculé au to be or not to be ». Et lorsque le 12 septembre 1862, préparant une représentation de Lohengrin à Francfort, il écrit à Cosima : »En l’occurrence, je me comparais en esprit à Falstaff à la tête de ses recrues, et je ne cessais de me répéter pour excuser mes musiciens : Qu’attendre de simples mortels ? ». Enfin, plus seul qu’il ne l’avait jamais été, il raconte le 12 avril 1864 à son ami et médecin, Josef Standhartner, son dernier rêve dans lequel il s’imaginait être Le roi Lear.

et alii dit: 2 juin 2026 à 20h19

L’impression produite par la chanteuse dans la mort de Roméo fut telle que quarante ans plus tard, Richard dira : « Je sais comment j’en suis arrivé à l’exubérance du deuxième acte de Tristan : c’est à cause de la Schröder-Devrient dans le rôle de Roméo… » Mais la conséquence immédiate fut bien différente et le résultat fut son nouvel opéra : Das Liebesverbot, inspiré de Measure for measure de Shakespeare.
https://richard-wagner-web-museum.com/publications/wagner-et-shakespeare/

et alii dit: 2 juin 2026 à 20h26

n peut supposer qu’il assista à Dresde à de nombreux spectacles shakespeariens. Pendant son séjour de quatre mois à Londres en 1855, il vit notamment avec beaucoup d’intérêt Les Joyeuses commères de Windsor et Roméo et Juliette. A propos de cette dernière représentation, il raconte à Minna le 4 mai une anecdote amusante : Nous avons eu une drôle de surprise, avec l’interprète de Roméo : un vieux bonhomme efféminé, auquel nous donnions soixante ans, presque sans nez, la bouche tombante, le menton énorme, et qui nous faisait un effet si abominable que, chaque fois, qu’il se présentait de profil, nous éclations de rire. Après le premier acte, nous avons regardé l’affiche pour savoir qui était ce vieux jeune premier et, à notre stupeur, nous avons vu que c’était une mistress Cushman, une femme !

rose dit: 2 juin 2026 à 20h32

Le roi Lear, c’est une pièce de toute beauté.
Super contente d’apprendre, et alii, que Shakespeare s’est identifié/ a rêvé au roi Lear.
Et puis, c’est tellement vrai « Qu’attendre de simples mortels ? »
La trahison totale qui cerne le roi, la cupidité qui l’environne, et puis sa plus jeune fille, la seule à qui il puisse faire confiance. Et en parallèle, l’extrême solitude de ce roi.

rose dit: 2 juin 2026 à 20h35

et alii à 20h06

merci pour ce passage qui relie Wagner à Beethoven et à Shakespeare.

et alii dit: 2 juin 2026 à 20h57

grâce à Shakespeare et Brecht , nous voici amenés sur les rives du Pouvoir et ses mécanismes secrets. Politique, guerre, conflits individuels, ambitions et rouages du pouvoir sont passés au crible des deux auteurs. Shakespeare, qu’on ne présente plus, maître du théâtre élizabéthain. Brecht, père de la distanciation et grand dramaturge allemand du 20ème siècle.Pour décrypter à l’aune de ces deux auteurs, la façon dont les hommes s’y prennent pour se tromper entre eux et nourrir leurs ambitions, deux metteurs en scène nous ont rejoint. Christophe Rauk, metteur en scène de « Têtes Rondes et Têtes pointues » , de Brecht (Théâtre Gérard PhilipeOuverture dans un nouvel onglet de Saint Denis jusqu’au 6 février 011) et Arthur Nauzyciel , metteur en scène d’une version américaine de « Jules César » de Shakespeare (en tournée à Dijon du 22 au 26 mars 011, à Bordeaux du 30 mars au 1er avril, à St Quentin-en-Yvelines du 6 au 8 avril 011).
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-mercredis-du-theatre-10-11/brecht-et-shakespeare-ou-la-mise-a-nu-des-rouages-du-pouvoir-9982611
A leur côté, un écrivain, homme de théâtre et universitaire, fin connaisseur de l’un et l’autre de ces dramaturges, Georges Banu , auteur notamment de « Shakespeare, le monde est une scène » (éditions Gallimard).
bonsoir

J J-J dit: 2 juin 2026 à 21h00

Il ne visait à rien d’autre qu’à vous enfoncer ses coins dans nos caboches d’aliéné.es. L’avait juste sa pédagogie Freinet-Montessori anti autoritaire de temps à autre,

J J-J dit: 2 juin 2026 à 21h02

Christiane va avoir beaucoup de lectures shakespeariennes à se mettre sous la canine, ce soir, si jamais elle passe par là, pour se rassasier.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 21h16

Je « pense » d’ailleurs que Chapoutot a plus d’allure et d’intelligence que Chafoin. Pauvre Drillon, bonsoir.

J J-J dit: 2 juin 2026 à 21h27

Je viens de voir ce film tchèque dans mon cinéma d’art et d’essais qui programmait sa « surprise » en avant-première, ce soir. Je pensais voir « Cocotte » programmé à Nice. Mais non. J’aime beaucoup ces films tchèques qui sont toujours surprenants… Je le conseillerai volontiers à jzmn, dès qu’il passera dans les salles de sa province. La bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=dGP8d6b5RBE

et alii dit: 3 juin 2026 à 2h19

jamais sans leur autre
https://www.google.com/search?sa=N&sca_esv=21d8d808889fd7db&sxsrf=ANbL-n5j5p8Wiq7mpreM9zhi9bOiIw7W4Q:1780452963377&udm=2&fbs=ADc_l-bpk8W4E-qsVlOvbGJcDwpnHC5OJXXTJvmMu2n9YYx-G8xzgQk24aW1N_FyIND5zVDd4bb14119C8nZHL5l4Fe3Q78DM888EmtVm1l7Ggrb1XBl29I-upxH2ZKiusq_Iw3PMRpa2ybQTa4ptlVjcRdmneXY3esQGcpGRcmXoyZUVl57dauleTVGClX5li4u1ArEuAmY&q=freud+shakespeare&ved=2ahUKEwjuqK-TgOqUAxUQUaQEHQ8OLsw4HhC0qAt6BAgUEAE&biw=1059&bih=515&dpr=1.75#sv=CAMSVhoyKhBlLUNCWXAzMXFGQmJsXzlNMg5DQllwMzFxRkJibF85TToObHV5TTZpLWRPRzBNOU0gBCocCgZtb3NhaWMSEGUtQ0JZcDMxcUZCYmxfOU0YADABGAcgi7uBuwlKCBABGAEgASgB

rose dit: 3 juin 2026 à 4h35

chez Pathé.
Hamlet – en direct dimanche 7 juin 2026
La saison de la Comédie-Française au cinéma se poursuit avec son dernier rendez-vous au cinéma cette année : Hamlet de William Shakespeare.

rose dit: 3 juin 2026 à 4h43

in Le Monde.fr

Vous pouvez partager un article en cliquant sur l’icône de partage en bas à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/03/le-senat-s-offre-une-passe-d-armes-inattendue-sur-la-loi-de-programmation-militaire_6696525_823448.html

Dans le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le projet de loi fixe les grandes orientations et les moyens des armées françaises, en portant à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici à 2030, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation de 2023. Adopté très largement par les députés ces derniers jours dans un rare consensus, le texte semblait promis à un examen tranquille à la chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes, avant un vote solennel prévu mardi 9 juin. Mais les débats ont pris une autre tournure au milieu de la nuit.

Les sénateurs Les Républicains (LR), qui demandaient un effort supérieur à celui proposé par le gouvernement et avaient voté en commission une rallonge de 14 milliards d’euros, soit 50 milliards au lieu de 36 d’ici la fin de la décennie, ont finalement vu leur proposition rejetée à cinq voix près, à l’initiative de la ministre des armées, Catherine Vautrin, et du groupe socialiste.

Non à la guerre. Non à l’agression. Non aux massacres. Non aux raclées.

rose dit: 3 juin 2026 à 4h48

In Le Monde.frhttps://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/03/le-senat-s-offre-une-passe-d-armes-inattendue-sur-la-loi-de-programmation-militaire_6696525_823448.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default

Non à la guerre.

JC..... dit: 3 juin 2026 à 5h14

La Guerre, c’est la¨Paix par les armes. Les hommes adorent ça depuis la nuit des temps, agrémenté d’une brouillade de diplomatie !

Bonne journér, camarades…

et alii dit: 3 juin 2026 à 6h31

Aria :  » Hamlet » (Suite pour homme seul et trio de jazz)https://www.corsenetinfos.corsica/Aria-Hamlet-Suite-pour-homme-seul-et-trio-de-jazz_a2857.html

et alii dit: 3 juin 2026 à 6h32

Jules Laforgue, né à Montevideo en 1860 et mort à 27 ans , est un des poètes français majeurs du XIX siècle, il mêle en une vision pessimiste du monde, mélancolie, humour et familiarité du style parlé. En 1887, juste avant de mourir, il écrit Les Moralités légendaires avec le texte de Hamlet ou de la pitié filiale.

et alii dit: 3 juin 2026 à 6h37

Hamlet est une ville américaine située dans le comté de Richmond dans l’État de Caroline du Nord. En 2010, sa population était de 6 495 habitants. Elle est la ville natale de John Coltrane, célèbre saxophoniste de jazz.

Jazzi dit: 3 juin 2026 à 6h39

« Shakespeare : inaccessible, rien que des sommets ! »

Pas toujours, hélas !
Sa pièce, historique et propagandiste sur Jeanne d’Arc, écrite pour plaire et complaire au public anglais, est franchement mauvaise.

________________

WILLIAM SHAKESPEARE

Une Jeanne de fantaisie

Les drames historiques étaient particulièrement en vogue à l’époque du théâtre élisabéthain. Ils représentent un tiers du répertoire shakespearien. Les auteurs privilégiant alors les effets dramatiques au détriment de la vérité historique. C’est dans l’introduction de la trilogie Henri VI de Shakespeare (1564-1616), qu’apparait Jeanne d’Arc. Près de deux siècles après les évènements, elle y est présentée dans une telle confusion chronologique (la première rencontre avec le dauphin est située à Orléans et sa capture placée à Angers). Au point que son traducteur, François-Victor Hugo, écrit dans la préface que cette oeuvre de jeunesse du grand dramaturge anglais, où règne « le chaos des temps et des lieux », n’est probablement pas de sa plume. Jeanne y est représentée selon le point de vue des Anglais. Héroïne nationale pour les Français, elle y est décrite ici comme une sorcière et une fille à soldats. Il faudra attendre le Sainte Jeanne de l’écrivain et dramaturge irlandais Bernard Shaw, publié en 1924, pour que justice soit rendue à la Pucelle de l’autre côté de la Manche. Pour Shakespeare, mise au défit de se battre contre lui par Charles VII, Jeanne triomphe et le convainc ainsi du bien fondé de sa mission. Il en tombe alors éperdument amoureux !

« Acte I

Scène II.
[En France. Devant Orléans.]

Entrent Charles (Dauphin puis roi de France), avec ses troupes, le duc d’Alençon, René [Duc d’Anjou] et autres.
(…)
Entre le Bâtard d’Orléans.

LE BÂTARD.
— Où est le Dauphin ? J’ai des nouvelles pour lui.

CHARLES.
— Bâtard d’Orléans, vous êtes trois fois le bienvenu.

LE BÂTARD.
— Il me semble que vous avez l’air triste, la mine alarmée. — Est-ce le dernier revers qui produit ce fâcheux effet ? — Cessez de vous effrayer, car le secours est proche ; — j’amène avec moi une vierge sainte — qui, par une vision que lui a envoyée le ciel, — a reçu mission de faire lever ce siège fastidieux, — et de chasser l’Anglais par delà les frontières de France. — Elle possède un esprit de prophétie plus puissant — que les neuf sibylles de la vieille Rome. — Le passé et l’avenir, elle peut tout révéler. — Dites, la ferai-je venir ? Croyez-en mes paroles, — car elles sont certaines et infaillibles.

CHARLES.
— Allez, faites-la venir.

Le Bâtard sort.

Mais d’abord, pour mettre son savoir à l’épreuve, — René, prends ma place et représente le Dauphin. — Interroge-la fièrement, que tes regards soient sévères. — Par ce moyen nous sonderons sa science.

Il se met à l’écart.

Entrent la Pucelle, le Bâtard d’Orléans, et autres.

RENÉ.
— Belle fille, est-ce toi qui prétends accomplir ces merveilleux hauts faits ?

LA PUCELLE.
— René, est-ce toi qui crois me mystifier ? — Où est le Dauphin ?…

Allant à Charles.

— Allons, sors de ta retraite.

Charles s’avance.

— Je te connais sans t’avoir jamais vu. — Ne sois pas ébahi ; rien ne m’est caché. — Je veux te parler en particulier. — Écartez-vous, seigneurs, et laissez-nous seuls un moment.

RENÉ.
— Pour son premier début, elle se comporte hardiment.

Les seigneurs se mettent à l’écart.

LA PUCELLE.
— Dauphin, je suis, par ma naissance, la fille d’un berger, — et mon esprit n’a été initié à aucune espèce d’art. — Il a plu au ciel et à Notre-Dame-de-Grâce — d’illuminer ma misérable condition. — Un jour que je gardais mes tendres agneaux, — exposant mes joues à la brillante chaleur du soleil, — la mère de Dieu daigna m’apparaître, — et, dans une vision pleine de majesté, — m’enjoignit de quitter ma basse condition — et d’affranchir mon pays de ses calamités. — Elle me promit son aide et m’assura le succès : — elle se révéla dans toute sa gloire ; — jusque-là j’étais noire et basanée ; — les rayons splendides qu’elle a répandus sur moi m’ont parée de cette beauté que vous me voyez. — Adresse-moi toutes les questions possibles, — et j’y répondrai à l’improviste. — Éprouve mon courage, si tu l’oses, par le combat, — et tu reconnaîtras que je suis au-dessus de mon sexe ! — Sois-en convaincu, tu seras fortuné, — si tu me reçois pour ta martiale compagne.

CHARLES.
— Tu m’as étonné par ton fier langage. — Je ne mettrai ta valeur qu’à cette seule épreuve : — tu joûteras avec moi en combat singulier ; — et, si tu es victorieuse, tes paroles sont vraies ; — autrement, je renonce à toute confiance.

LA PUCELLE.
— Je suis prête ; voici mon épée à la lame affilée, — qu’ornent de chaque côté cinq fleurs de lis. — C’est en Touraine, dans le cimetière de l’église Sainte-Catherine, — que je l’ai choisie parmi un tas de vieille ferraille.

CHARLES.
— Viens donc au nom de Dieu, je ne crains pas une femme.

LA PUCELLE.
— Et moi, tant que je vivrai, je ne fuirai jamais devant un homme.

Ils se battent.

CHARLES.
— Arrête, arrête ton bras, tu es une Amazone, — et tu combats avec l’épée de Déborah.

LA PUCELLE.
— La mère du Christ m’assiste ; sans elle, je serais trop faible.

CHARLES.
— Quel que soit l’être qui t’assiste, c’est toi qui dois m’assister. — Je brûle pour toi d’un impatient désir. — Tu as triomphé à la fois et de mon cœur et de mon bras. — Excellente Pucelle, si tel est ton nom, — permets que je sois ton serviteur, et non ton souverain ; — c’est le Dauphin de France qui te sollicite ainsi.

LA PUCELLE.
— Je ne dois pas sacrifier aux rites de l’amour, — car je tiens d’en haut une mission sacrée. — Quand j’aurai chassé d’ici tous tes ennemis, — alors je songerai à une récompense.

CHARLES.
— En attendant, accorde un gracieux regard à ton esclave prosterné.

RENÉ, à part, à Alençon.
— Monseigneur, il me semble, cause bien longuement.

ALENÇON, à part, à René.
— Sans doute il confesse cette femme jusqu’à sa chemise : — autrement il ne prolongerait pas si longuement cet entretien.

RENÉ.
— L’interromprons-nous, puisqu’il n’en finit pas ?

ALENÇON.
— Il pourrait bien avoir d’autres fins que celles que nous croyons, nous autres pauvres humains ; — ces femmes sont de rusées tentatrices avec leur langue !

René et Alençon s’avancent.

RENÉ.
— Monseigneur, où en êtes-vous ? Que décidez-vous ? — Abandonnerons-nous Orléans, oui ou non ?

LA PUCELLE.
— Eh bien, non, vous dis-je, pusillanimes sans foi ! — Combattez jusqu’au dernier soupir, je serai votre égide.

CHARLES.
— Ce qu’elle dit, je le confirme : nous combattrons à outrance.

LA PUCELLE.
— Je suis prédestinée à être le fléau des Anglais. — Cette nuit je ferai sûrement lever le siège ; — comptez sur un été de la Saint-Martin, sur des jours alcyoniens, — du moment que je suis engagée dans cette guerre. — La gloire est comme un cercle dans l’eau, — qui va toujours s’élargissant, — jusqu’à ce qu’à force de s’étendre il s’évanouit dans le néant. — À la mort de Henry finit le cercle de la grandeur anglaise, — et toutes les gloires qu’il renfermait se sont évanouies. — Maintenant je suis comme la barque fière et insolente — qui jadis porta César et sa fortune.

CHARLES.
— Mahomet était-il inspiré par une colombe ? — Toi, alors, tu es inspirée par un aigle. — Ni Hélène, la mère du grand Constantin, — ni les filles de saint Philippe ne te valaient. — Brillante étoile de Vénus, tombée sur la terre, — comment puis-je te révérer assez dévotement ?

ALENÇON.
— Abrégeons les délais, et faisons lever le siège.

RENÉ.
— Femme, fais ce que tu pourras pour sauver notre honneur ; — chasse les Anglais d’Orléans, et immortalise-toi.

CHARLES.
— Essayons immédiatement… Allons, en marche et à l’œuvre ! — Je ne me fie plus à aucun prophète, si elle trompe mon attente.

Ils sortent. »

Chantal dit: 3 juin 2026 à 6h42

Retour aux fondamentaux

I live in a small hamlet consisting of five houses. — J’habite dans un petit hameau constitué de cinq maisons.

Christiane dit: 3 juin 2026 à 6h46

Et alii,
Vos recherches sur le théâtre de Shakespeare m’ont conduite à relire un philosophe que vous aimez bien, Clément Rosset.
Vous interrogez la folie dans le théâtre de Shakespeare. Que dit C.Rosset dans son essai sur « L’invisible » à propos d’Hamlet ?
Dans la scène XI de Hamlet, Hamlet dialogue avec la reine sa mère après avoir assassiné Polonius. Entre alors le spectre du père de Hamlet, qui est seul à le voir et à l’entendre, et qui s’entretient avec lui à la grande surprise de sa mère, qui ne perçoit rien du spectre et s’inquiète de ces propos adressés à une personne invisible :
LA REINE
Pourquoi vos yeux sont-ils fixés dans le vide, et échangez-vous des paroles avec l’air impalpable? (…) A qui dites-vous ceci?
HAMLET
Ne voyez-vous rien là?
LA REINE
Rien du tout ; et pourtant je vois tout ce qui est ici.
HAMLET
N’avez-vous Rien entendu?
LA REINE
Non, rien que nos propres paroles.
HAMLET
Tenez, regardez là! Voyez comme il se dérobe. Mon père, vêtu comme de son vivant ! Regardez, le voilà justement qui franchit le portail.
(Sort le Spectre)
LÀ REINE
Tout cela est forgé par votre cerveau : le délire à le don de ces créatures fantastiques.

L’interprétation, littérale et la plus courante, est ici qu’Hamlet est le seul à voir le spectre de son père ( comme Macbeth, seul à voir le spectre de Duncan dans la cohue d’un banquet) ; la réalité me semble plutôt qu’il ne le voit pas lui-même et que le diagnostic de la reine est juste. Il ne le voit pas davantage depuis les remparts d’Elseneur, dans les premières scènes de la pièce. Ce qui importe n’est d’ailleurs pas qu’il ne voit pas, mais qu’il croie voir : nouvel exemple de la perception illusoire qui ne consiste pas à ne pas voir l’invisible, mais à imaginer qu’on le voit.(…)
Montrer qu’une scène, tout à la fois existe et n’existe pas, ou du moins n’existe que par l’imaginaire. Il y a souvent deux plans distincts, deux sites de réalité, l’une pour l’existence, l’autre pour l’imaginaire, et le miracle est que ces deux plans coïncident. »

Fusion du tragique et du comique…

(oui, JJJ, beaucoup à lire… De quoi écrire moult tartines!)

renato dit: 3 juin 2026 à 6h47

Beethoven, le métronome de Mälzel et le canon* ; les mélodies des chansons folkloriques de toute l’Europe ; l’Ode à la joie ; les timbres-poste ; le cratère sur Mars ; le métier de musicien ; la maladie ; le testament ; les cheveux et le plomb ; les Carnets de conversation ; l’hymne rhodésien ; l’amour, la politique et la liberté.
* https://x.com/renato_maestri/status/2062062485985735115?s=20

J J-J dit: 3 juin 2026 à 7h01

@ (oui, JJJ, beaucoup à lire… De quoi écrire moult tartines!) – Bon courage, Ch. ! Apparemment, votre courroux est retombé. Merci Shakespeare.
voici mon petit clin d’oeil matinal… Ne le prenez pas mal. Il rime avec amical…
————-
Il était une Dame Tartine
Dans un beau palais de beurre frais.
Les murailles étaient de praline,
Le parquet était de croquets,
Sa chambre à coucher
Était d’échaudés
Son lit de biscuits
C’est fort bon la nuit.
Quand elle s’en allait à la ville,
Elle avait un petit bonnet
Les rubans étaient de pastille,
Le fond était de raisiné.
Sa petite carriole,
Était d’croquignole.
Ses petits chevaux,
Etaient de pâtés chauds.
Elle épousa Monsieur Gimblette
Coiffé d’un beau fromage blanc.
Son chapeau était de galette
Son habit était de vol-au-vent,
Culotte en nougat,
Gilet d’chocolat,
Bas de caramel
Et souliers de miel.
Leur fille, la belle Charlotte,
Avait un nez de massepain,
De superbes dents de compote,
Des oreilles de craquelin.
Je la vois garnir
Sa robe de plaisirs
Avec un rouleau
De pâte d’abricot.
Le puissant prince Limonade
Bien frisé, vient lui faire sa cour
Ses longs cheveux de marmelade
Ornés de pommes cuites au four
Son royal bandeau
De petits gâteaux
Et de raisins secs
Portait au respect
On frémit en voyant sa garde
De câpres et de cornichons
Armés de fusils de moutarde
Et de sabres en pelures d’oignons
Sur de belles brioches
Charlotte vient s’asseoir
Les bonbons d’ses poches
Sortent jusqu’au soir
Voici que la fée Carabosse,
Jalouse et de mauvaise humeur,
Renversa d’un coup de sa bosse
Le palais sucré du bonheur
Pour le rebâtir,
Donnez à loisir,
Donnez, bons parents,
Du sucre aux enfants.

J J-J dit: 3 juin 2026 à 7h13

Mais l’usage du « label postcolonial » est malaisant, parce qu’il reste attaché au geste par lequel des écrivains ont soudé leurs styles à la décolonisation et à l’émancipation effective de leur peuple. Le mot d’ordre « The Empire Writes Back » est donc appelé à muter, et plusieurs entrepreneurs vaillants œuvrent à l’évider. Désormais, il s’agit d’écrire « Without », libres et délestés de tous. Subtilement, L. S. suggère qu’avec elle, on se mette à voir d’un œil soupçonneux les écritures trop littéralement attachées aux préoccupations politiques localisées de leurs peuples, incapables par là même d’enjamber leurs nations et leurs frontières, puisqu’elles participent au feu des luttes qui y ont cours, et choisissent trop explicitement leur camp. L’écrivain véritable serait celui qui se donne les moyens d’écrire sans « se définir à travers le camp auquel il appartient », et celui qui s’intéresse « à l’histoire de l’autre camp ».

J J-J dit: 3 juin 2026 à 7h35

J’en étais sûr : l’onanisme aviaire est bon pour leur santé. Shakespeare aussi, restons dans le sujet, quand même !

J J-J dit: 3 juin 2026 à 7h49

Soutenons les libraires indépendants, @ closer.
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/06/01/edition/
On peut commander ce petit opuscule chez Leclerc, ils ne rechigneront pas sur la commande par rapport à son contenu.
Bàv & surtout, bon courage pour tout ce que vous faites et entreprendrez afin sauver Joseph Gibert & Gibert jeune. Je compte bien sur votre entregent au sein de votre allégeance idéologique au « complexe bolloréiste » pour écarter semblable danger.

D. dit: 3 juin 2026 à 8h02

La mention ou le signe Copyright n’est valide que si la propriété est déclarée au Bureau des Copyright. C’es5 évidemment onéreux.
Sinon il faut se contenter d’indiquer « tous droits réservés pour … »

© J-J. JANSSEN dit: 3 juin 2026 à 8h04

Entre De Gaulle ce soir au ciné & Morin ce matin à la télé, que choisir ? Je me tâte les burnes un brin. Oh, le goret ! (Il sort).

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h12

© J-J JANSSEN, mieux encore …
les artifices de l’intelligence, dédé ! vous pouvez toujours me dénoncer aux autorités du présent blog.
Bàv,

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h22

Le réel et son double, de Clément Rosset. En voici la fiche de wikipedia, à l’intention des incultes de l’erdélie. Je ne ferai pas part de mes notes subjectives sur ce bouquin souvent cité, quasi jamais lu. Des fois qu’on n’en verrait pas l’intérêt (à juste titre).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_R%C3%A9el_et_son_double
© J-J JANSSEN

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h24

Ce petit rappel @ punck, une exception qui confirme la règle de l’illusion du réel…
« la mort est un rendez-vous avec soi : il faut être exact au moins une fois » (André Ruellan).

Christiane dit: 3 juin 2026 à 8h25

JJJ,
à votre mièvrerie sucrée, je préfère ce passage du roman que je lis :
« – Vous le détestez pour ça ?
– A une époque, j’aurais pu.
– Mais plus maintenant ?
– Je n’ai pas assez de temps ni d’énergie pour haïr. Je veux juste comprendre. Les gens sont ce qu’ils sont. On n’y peut rien. »
« La Cité des Marches »- Robert Jackson Bennett (Albin Michel) présenté par Soleil vert sur son blog.

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h27

Et chacun.e attend son propre rendez-vous avec plus ou moins d’impatience. Pas vrai, machin ?

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h30

On prend le temps de vous aimer, sucrée ou salée. On n’a pas le temps de vous haïr, certes non.

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h34

… entre de Gaulle ce soir au cinéma ou Morin ce matin à la télé, il faudra bien choisir de mourir aussi, sans jamais souhaiter de rage ou de raison, la mort à quiconque, de toute façon (morale gauchiste)…

Chaloux dit: 3 juin 2026 à 8h35

Reçu le Daudet, mais je vais commencer par Le calvaire de Mirbeau.

J J-J dit: 3 juin 2026 à 8h38

@ Vous êtes droite et honnête r^z.
Oui, et ce n’est pas un compliment sucré… car la droiture chez les gens de gauche, c’est plutôt une vertu rare, semble-t-il.

Chaloux dit: 3 juin 2026 à 8h39

Jazzi, tu devrais fouiller un peu plus tes citations qui me semblent un peu bateau.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*