de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Les petits papiers de Jacques Drillon

N° 3 Les aviateurs israéliens tiennent bon le manche

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Cette très vieille femme, très malade, très mourante, qui ne pouvait plus mastiquer, ni déglutir, et ne se nourrissait plus que de minuscules morceaux de foie gras : meilleur rapport volume en bouche / richesse nutritive ; et cela fond tout seul : il suffit d’attendre. Proust très affaibli, c’était la sole frite ; Bergman, l’omelette. * (Bergman, suite) Il disait que dans une vie, ce qui peut arriver de mieux, c’est d’entrer avec précaution dans un grand théâtre vide, pendant qu’un orchestre au complet répète une symphonie de Beethoven ou la Passion selon saint Matthieu. * (Fin) Vieux et invalide, il prenait des notes au […]

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N° 2 La grand-mère de Julien Gracq

N° 2 La grand-mère de Julien Gracq

Jacques Drillon

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Julien Gracq refusant le prix Goncourt. On le lui donne quand même. Il dit qu’il n’est « pas candidat », et même qu’il est « non candidat ». On lui dit qu’il n’y a pas de candidat au prix Goncourt, et que, par conséquent, il n’y a pas de non candidat ; le prix Goncourt lui est donc attribué d’autorité. Beaucoup prétendent alors qu’il le refuse par manœuvre publicitaire, qu’il cherche le scandale pour en profiter, et vendre son livre encore mieux. Autrement dit, il est coincé. * Les hommes d’affaires, anglophones. Les philosophes, germanophones. * Cette féministe professionnelle qui prétend qu’il n’y a jamais […]

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N° 1 Les tentures noires de Romain Gary

N° 1 Les tentures noires de Romain Gary

Jacques Drillon

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  La peuplade des marais de Pinsk, entre Russie et Pologne, dont les habitants, jusqu’en 1937, ne savaient pas ce qu’était un cheval, ignoraient l’usage de l’escalier, et furent bien étonnés lorsqu’on leur apprit qu’entre 1914 et 1917, à quelque distance de là, avait eu lieu une grande guerre. * Le séchoir à air pulsé, dans les toilettes de bistrot, qui s’arrête constamment. On passe son temps à remuer les mains dessous, et lui ne comprend rien. * La maladie, qui vous condamne à une bienveillance écœurante. * Les incises de merde Dans le même article de la Dépêche.fr, qui […]

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